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La Maternité Divine de Marie

 

Nous fêtons aujourd’hui la Fête de la Maternité divine de Marie, instituée en 1931 par Pie XI à l’occasion du quinzième centenaire du grand concile d’Éphèse.

Le saint Nom de Marie

 

Et pour « Croire et Faire ce qui a toujours été Cru et Fait » dans l’Église, nous lirons aussi l’Épître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Éphésiens. Chap. V. — avec Dom Prosper Guéranger OSBpour suivre Celui qui a dit non pas Je suis la charité, mais « Je suis la Vérité »

 
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À l’occasion du quinzième centenaire du concile d’Éphèse (431-1931), le Pape Pie XI a écrit l’encyclique Lux veritatis qui rappelle les trois grandes vérités de la foi catholique qui ont triomphé et pris un relief extraordinaire au cours de ce concile :
— Notre-Seigneur Jésus-Christ est un seul être, une seule personne ;
— la sainte Vierge Marie est la Mère de Dieu ;
— l’évêque de Rome, le Pape, a la primauté de magistère et de juridiction sur l’Église tout entière.

C’est au concile d’Éphèse aussi que l’impie Nestorius a été condamné et que saint Cyrille d’Alexandrie est apparu comme un champion invincible de l’orthodoxie catholique et de la sainteté.

Le Pape Pie XI saisit aussi l’occasion pour porter un jugement très sévère (sans le nommer) contre un historien calamiteux : Mgr Duchesne.

 

 
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La Maternité Divine de Marie

 

La Maternité Divine de MarieEn 431, un concile général convoqué à Éphèse proclama et définit le dogme de la Maternité divine de la très Sainte Vierge. Jusque-là, il n’avait jamais été contesté qu’il y avait deux natures en Notre-Seigneur : la nature divine et la nature humaine, mais qu’il n’y a qu’une seule personne. Notre-Dame étant la Mère de l’unique personne de Jésus-Christ, a le droit d’être appelée Mère de Dieu, au même titre que nos mères, qui, bien qu’elles n’aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l’homme tout entier, corps et âme. Car, si l’homme n’est homme qu’en tant que son âme est unie à son corps, Jésus-Christ n’est réellement Jésus-Christ qu’autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

En 1931, à l’occasion du quinzième centenaire du grand concile d’Éphèse, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd’hui.

La Maternité divine de Marie L’élève au-dessus de toutes les créatures. L’Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion. Grande est la dignité de la mère ! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité !

« Il y a dans cette maternité, dit saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu’Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur. Cette suréminente dignité est la raison d’être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu. »

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l’Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l’Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce. Marie nous a tous enfantés au pied de la croix. Notre prérogative de frères adoptifs de Jésus-Christ doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu’avant de mourir, le Sauveur nous a présenté à la “Co-rédemptrice”, en la personne de saint Jean, comme les enfants qu’Il désirait La voir adopter, disant :

« Mère, voilà Votre fils ; fils, voilà votre Mère. »

Ces paroles sont comme le legs testamentaire du Christ.

« Que peut-on concevoir au-dessus de Marie ? demande saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu’a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même ? » « Il a plu à Dieu d’habiter en Vous, ô Marie, Lui dit saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S’est édifié une maison par une construction ineffable. C’est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu’Il S’est reposé et qu’Il a versé sans mesure, tous Ses trésors… »

 

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Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme “Extra Ecclesiam nulla salus” et les baptêmes de désir et de sang
 
— Partie III —

 

Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme Extra Ecclesiam nulla salus et les baptêmes de désir et de sang.

 

« “Les laïcs peuvent être trompés, mais les clercs se trompent difficilement sans être de mauvaise foi, surtout si cela dure longtemps” (Mgr de Castro-Meyer). En effet un clerc a tous les livres disponibles pour vérifier sa position. » (citation tirée de la page 72 du livre “Quarante ans d’erreurs. Réfutation des arguments erronés concernant l’infaillibilité de l’Église” de l’abbé Michel Marchiset)

 

Partie III : Le Curé d’Ars et le baptême de désir et de sang

Jean-Marie Baptiste Vianney, le saint Curé d'Ars

 

Avant d’aborder dans la 4ième partie les enseignements des papes, docteurs de l’Église, catéchismes, …, que rejettent les “Frères” Dimond et l’abbé Marchiset, nous nous intéressons présentement à l’enseignement et aux intuitions du Curé d’Ars.

Comme nous allons le découvrir, le Curé d’Ars, lors de ses fameux catéchismes, enseignait sur le baptême de sang et de désir. Mieux ! Une des intuitions du Curé d’Ars concerne une personne morte sans le baptême. Découvrons tout d’abord ces textes avant de conclure.

 Saint Jean-Marie Vianney, dit le Curé d'Ars

 

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Un Baptême de Désir de Dieu, pour un Jour,
Le Baptême d’Eau en Dieu, pour Chaque Jour !

 

Un Baptême de Désir de Dieu pour un Jour,

Le Baptême d’Eau en Dieu pour Chaque Jour !


Quelques réflexions à propos des erreurs feeneyistes propagées par le « M.H.F. », et le site « La Foi ».

 

L’abbé Marchiset, prêtre catholique semper idem jusqu’à il y a peu de temps, semble avoir été victime de certains colporteurs d’égarements destructeurs de la Foi de l’Église, et échoué dans des erreurs afférentes au baptême, à la Rédemption et à l’Église. Dans le chaos entretenu, à la faveur de l’ignorance coupable et quasi-générale des fidèles, par les perroquets savants, clercs ou non, qui ne sont que de crispés survivantistes de l’Église de Pie XII, ou par les individus sans scrupule émanant de l’antre millénaire des ennemis héréditaires de l’Église, il convient de récapituler succinctement les objections que soulève la doctrine feeneyiste.

Gardons constamment à l’esprit, en ce sujet comme en tant d’autres, ce double fil conducteur : premièrement la Révélation, telle qu’elle est attestée ab initio par l’Église, doit faire plier toutes les autres considérations intellectuelles, affectives, morales ou politiques. Deuxièmement, et nonobstant cet impératif catégorique, la Révélation attestée par l’Église est, et demeure, en conformité semper idem avec l’intelligence humaine.

En premier lieu, nous brosserons superficiellement les caractéristiques de l’Église dans l’optique des problèmes posés par le feeneysme ; cela nous permettra néanmoins en un deuxième temps de préciser la signification et la portée de cette réalité : devenir, et demeurer, Enfant de l’Église.

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Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme “Extra Ecclesiam nulla salus” et les baptêmes de désir et de sang
 
— Partie II —

 

Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme Extra Ecclesiam nulla salus et les baptêmes de désir et de sang.

 

« “Les laïcs peuvent être trompés, mais les clercs se trompent difficilement sans être de mauvaise foi, surtout si cela dure longtemps” (Mgr de Castro-Meyer). En effet un clerc a tous les livres disponibles pour vérifier sa position. » (citation tirée de la page 72 du livre “Quarante ans d’erreurs. Réfutation des arguments erronés concernant l’infaillibilité de l’Église” de l’abbé Michel Marchiset)

 

Partie II : La chaîne catholique et le boulet de l’hérésie

 

Être créé, l’homme a une intelligence limitée. Nous en faisons l’expérience quotidiennement. En effet, n’utilisons-nous pas de multiples objets (voiture, téléphone, ordinateur, …) dont nous ne pourrions expliquer tous leurs fonctionnements internes si l’on nous le demandait ? Certains d’entre nous pourraient probablement – avec un certain effort – acquérir la connaissance du fonctionnement de plusieurs de ces objets. Mais il est évident que nous ne pourrons jamais acquérir personnellement la connaissance du fonctionnement de tous les objets qui nous entourent. Notre intelligence et notre mémoire sont bien trop limitées pour cela. De même, l’homme se rend compte qu’il est bien loin de comprendre tous les phénomènes naturels qui l’environnent (avalanche, tremblement de terre, …). Au contraire, plus il réfléchit à certains de ces phénomènes, plus il est à même de mesurer son ignorance face à la création (Prenons pour seul exemple, le Linceul de Turin. L’étude de cet objet a ouvert beaucoup plus de questions qu’elle n’en a résolues) et à fortiori face à son Créateur.

L’homme n’est qu’une créature. La contemplation des œuvres de son Créateur devrait donc l’amener à une grande humilité.

S’il en est ainsi des choses naturelles, qu’en est-il alors des choses surnaturelles et en particulier de ce que l’on nomme les “mystères” dans la religion catholique ?

Devant les mystères révélés par Dieu, l’acte de foi est nécessaire. Nous croyons d’une foi surnaturelle le mystère de la Sainte Trinité, le mystère de l’Incarnation, le mystère de la Rédemption, … Credo. « Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous nous avez révélées et que vous nous enseignez par votre Église, parce que vous ne pouvez ni vous tromper et ni nous tromper. »

Pourtant, à première vue, un seul Dieu en trois personnes, un Dieu qui s’incarne, un Dieu qui meurt sur une croix, …, tout ceci semble défier notre raison !!! Et pourtant, nous y croyons ! Nous y croyons non à cause de notre intelligence mais à cause de l’autorité de celui qui nous a révélé ces mystères, c’est-à-dire Dieu lui-même ! Credo.

Ces vérités transmises par Dieu nous sont également enseignées par son Église. D’où la nécessaire soumission à l’Église et à son enseignement. Credo. L’histoire des hérésies n’est rien d’autre que l’histoire de la non soumission de l’intelligence des hérésiarques au magistère de l’Église.

Voici ce que le grand Bossuet enseignait à ce sujet :

Jacques-Bénigne Lignel Bossuet, Portrait de Hyacinthe Rigaud (1698)« Quand donc nous nous mettons à raisonner, nous devons d’abord poser comme indubitable que nous pouvons connaître très certainement beaucoup de choses, dont toutefois nous n’entendons pas toutes les dépendances ni toutes les suites. C’est pourquoi la première règle de notre logique, c’est qu’il ne faut jamais abandonner les vérités une fois connues, quelque difficulté qui survienne, quand on veut les concilier ; mais qu’il faut au contraire, pour ainsi parler, tenir toujours fortement comme les deux bouts de la chaîne quoiqu’on ne voie pas toujours le milieu par où l’enchaînement se continue. »

Prenons quelques exemples pour illustrer les propos de Bossuet. Voici deux bouts d’une même chaîne qui ont toujours posé problème à nos intelligences :

  • La Providence de Dieu et notre liberté
  • La toute-puissance de Dieu et le mal dans le monde
  • L’infinie bonté de Dieu et l’enfer

 

Sur le dernier exemple donné, le raisonnement de bon nombre de nos contemporains est de nier l’existence de l’enfer (ou bien de le déclarer “vide”) ce qui est évidemment une hérésie. Dieu est certes miséricordieux mais il est également juste.

Revenons-en maintenant au Père Feeney :

Le magistère de l’Église nous enseigne que hors de l’Église, il n’y a pas de salut : Extra Exclesiam nulla salus. Voici le premier bout de notre chaîne.

Le magistère de l’Église nous enseigne également que l’ignorance invincible excuse l’homme de sa non-appartenance à l’Église (Pie IX, Allocution Singulari quadam du 9 décembre 1854). Voici le deuxième bout de notre chaîne.

 

Le premier bout de cette chaîne n’exclut pas le second bout, contrairement à ce que font les successeurs du Père Feeney. Ces derniers refusent de poser l’acte de foi pourtant indispensable face à l’enseignement du Magistère sur l’ignorance invincible.

En lieu et place de l’acte de foi qu’ils refusent de poser, ils s’érigent en “Super Magistère” jugeant ainsi eux-mêmes ce qui doit être cru ou non dans le magistère de l’Église. Ils agissent ainsi exactement comme les membres de la FSSPX qui eux aussi se permettent de juger ce qui est – selon eux – bon, moins bon voire mauvais dans le Magistère de l’Église. Ainsi, nous avons le loisir de découvrir que le Pape Pie IX – pour ne prendre qu’un seul exemple – a enseigné à plusieurs reprises l’erreur (sic) !!! Après plus de 150 ans, il était donc temps que quelqu’un réagisse contre ce scandale. Grâces soient donc rendues à Dieu d’avoir suscité les “Frères” Dimond et l’abbé Marchiset pour suppléer aux carences de Pie IX et des véritables Papes qui lui succédèrent, saint Pie X en tête !!

Leur péché (ceux des successeurs du Père Feeney) est d’aller directement contre la vérité connue. Ces vérités sont enseignées dans tous nos catéchismes. Et pourtant, ils les nient pertinacement. Ce sont de véritables aveugles conduisant des aveugles.

Chers lecteurs, ne riez pas ! Comme nous le montrerons bientôt, tous les catéchismes de ces 200 ans dernières années comportent – selon les successeurs du Père Feeney – des hérésies graves contre la foi. Et même celui du Concile de Trente ! Vraiment, une fois de plus, louons le Bon Dieu de nous avoir suscité les “Frères” Dimond et l’abbé Marchiset, véritables marteaux (1) contre l’hérésie !!

En refusant les deux bouts de la chaîne catholique, ces bien tristes personnages se proposent d’exporter à travers le monde le boulet de l’hérésie. À l’heure de l’Internet où jamais l’erreur n’a pu se propager aussi rapidement, quelle responsabilité !

 

Nordland.

(à suivre…)

 

 

 


[1] À ne pas confondre avec la saucisse de Morteau que l’on trouve également en Franche-Comté.

Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme “Extra Ecclesiam nulla salus” et les baptêmes de désir et de sang
 
— Partie I —

 

Le Père Feeney, les “Frères” Dimond et l’enseignement de l’Église sur le dogme Extra Ecclesiam nulla salus et les baptêmes de désir et de sang.

 

« “Les laïcs peuvent être trompés, mais les clercs se trompent difficilement sans être de mauvaise foi, surtout si cela dure longtemps” (Mgr de Castro-Meyer). En effet un clerc a tous les livres disponibles pour vérifier sa position. » (citation tirée de la page 72 du livre “Quarante ans d’erreurs. Réfutation des arguments erronés concernant l’infaillibilité de l’Église” de l’abbé Michel Marchiset)

 

Partie I : Introduction

 

Le dogme “Hors de l’Église, point de salut”, les baptêmes de désir et de sang, le Père Feeney, les “Frères” Dimond, …, voici un univers qui m’est déjà familier depuis quelques années.

En effet, je me connectais alors régulièrement sur le site Internet des “Frères” Dimond pour lire chaque semaine “l’hérésie de la semaine” de Benoît XVI. Trouvant cette rubrique intéressante, j’avais alors commandé un de leurs ouvrages. Je reçus non seulement cet ouvrage mais également divers DVD et publications en sus.

Le site : "mostholyfamilymonastery.com"

 

Cet ouvrage était le fameux livre du “Frère” Michael Dimond, « Outside the Catholic Church, there is absolutely no salvation ». Je lus assez rapidement ce livre en anglais. À première vue, la foule de citations (plus de 700) jointe à l’autorité même de ces citations (Conciles, Papes, …) font penser que l’auteur a raison. Néanmoins, une fois terminé ce livre, un malaise certain m’avait envahi !!! En effet, on apprenait pêle-mêle que saint Thomas d’Aquin, saint Alphonse de Liguori, saint Ambroise, …, divers Papes dont Pie IX et Pie XII, …, le catéchisme du Concile de Trente, le code de droit canon de 1917, …, étaient tous dans l’erreur. Je compris alors que pour imposer sa thèse sur le dogme “Hors de l’Église, point de salut” et sur les baptêmes de désir et de sang, le “Frère” Dimond se devait de détruire méthodiquement tout ce qui la contredisait.

RP Leonard FeeneyQuelques lectures supplémentaires sur l’Internet me firent découvrir que les thèses du Père Feeney, reprises et propagées par les “Frères” Dimond, étaient un véritable objet de discorde parmi les “traditionalistes” anglophones. Des discussions sans fin inondent les forums. Des milliers de pages de controverse leur sont dédiées. Les anathèmes et noms d’oiseaux volent ! Bref, c’est une véritable pétaudière qui était jusqu’alors inconnue du monde francophone.

Inconnue jusqu’à l’apparition du site “la-foi.fr”. Ce site a traduit une bonne partie des travaux des “Frères” Dimond et a donc rendu possible la diffusion dans le monde francophone des hérésies du Père Feeney et de ses successeurs.

Le site : "la-foi.fr"

 

Puis, début 2014, un abbé m’apprenait que plusieurs de ses fidèles avaient déserté sa chapelle car ces derniers étaient devenus Feeneyistes. Triste constat : cette hérésie strictement circonscrite au monde anglophone s’était maintenant répandue chez nous, en France !

Au début du mois de mai, on me sollicita pour donner une conférence lors de la session antilibérale organisée par les ACRF en août. J’acceptai volontiers et proposai de faire une conférence sur le Père Feeney.

Abbé Michel MarchisetPeu après, j’appris que l’abbé Marchiset aurait embrasé les hérésies du Père Feeney. Je restai un peu circonspect… mais peu de temps après vint la confirmation de cette funeste nouvelle par la réception d’un document adressé à ses fidèles par l’abbé Marchiset déclarant qu’il soutenait dorénavant les hérésies du Père Feeney et des “Frères” Dimond.

Stupeur, tristesse et consternation !

Les sessions antilibérales dans le prieuré de l’abbé à Mouthier-Haute-Pierre ! Les processions du 15 août ! Les Messes dans la crypte rénovée du prieuré ! Les sermons antilibéraux publiés à travers Fidem Servavi. Le rédacteur courageux des débuts de Virgo-Maria. La dernière retraite pour hommes de l’abbé Vérité. Une veillée pascale au prieuré. Quelques nuits bien fraîches passées au prieuré en hiver. Les merveilleux paysages de la vallée de la Loue. Le trentain célébré pour le repos de l’âme d’un membre de ma famille, …

la crypte rénovée du prieuré "saint Pierre et saint Paul" de Mouthier-Haute-Pierre

L’abbé Marchiset, c’était tout cela ! Plus qu’un prêtre, c’était un ami !

Nos chemins se séparent maintenant irrémédiablement. Du moins tant que l’abbé Marchiset suit – malheureusement – la voie de l’hérésie. Seul ou presque face à l’enseignement de l’Église (ce fameux Magistère Ordinaire Universel qui servit pourtant de sujet au livre “Quarante d’erreurs” à ce même abbé !!!). La preuve en est dans son sermon du 4ième dimanche après la Pentecôte de cette année. Non possumus.

Les quelques articles qui suivront cette introduction seront bien évidemment dédiés en particulier à l’abbé Marchiset. Nous avons l’espoir que nos travaux, tout imparfaits qu’ils le sont, l’aideront à revoir sa position. Je demande donc à tous nos lecteurs de prier spécialement pour monsieur l’abbé. Beaucoup d’entre nous ont directement ou indirectement bénéficié à un moment ou à l’autre de notre vie de ses bons services (Pensons par exemple à son livre sur l’infaillibilité). À notre tour de le lui les rendre.

Ainsi donc vont paraître, dans les prochaines semaines, divers articles sur le Père Feeney et les hérésies actuelles sur le dogme “Hors de l’Église, point de salut” et les baptêmes de sang et de désir. Ces articles sont pour la plupart tirés de la conférence prononcée en août. Ils ont été retravaillés pour une publication écrite.

Nordland.

(à suivre…)

 

 

Abbé Marchiset “feeneyiste”… il tombe dans l’hérésie !

 

Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, intercédez pour nous…

 

 


 

Abbé Marchiset “feeneyiste”… il tombe dans l’hérésie !

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Préalable :

Abbé Michel MarchisetToujours peiné de voir tomber un ami qui nous fut cher, nous lui lançons ce message pour lui éviter de se précipiter dans l’aventure du jeune trio la-foi.fr dont les seuls prénoms permettront de comprendre à qui on a à faire : Jérémie, Jonathan et David !!!

Ils ont osé traiter saint Thomas d’Aquin d’hérétique, sans savoir (mais que sait-on à trente ans !) que l’abbé Lachat, en traduisant la Somme en français avait étudié et réfuté ce qu’on attribue à saint Thomas et qui n’appartient qu’à un de ses élèves mal formé ; voir :

Ils ont osé écrire que notre ami La Franquerie, camérier secret, avait servi Paul VI, ce qu’il a toujours refusé de faire.

Ils osent refuser les études sérieuses faites sur l’oblation pure par Mgr Guérard, L-H Remy et autres et condamnent les non-una-cum.

Ils sont contre le Règne du Sacré-Cœur, se moquant bizarrement, comme les abbés Belmont et Zins qui sont de la même origine, réactualisant le cri de leurs ancêtres : nous ne voulons pas qu’Il Règne sur nous (Luc, xix, 14).

Ils nous font croire que nous sommes à la fin refusant le Règne du Sacré-Cœur !

Ils se moquent de la vocation et de la mission de la France !

Ils nous assurent, contre toute évidence que la consécration de la Russie est faite !

Sur la crise, découvrant que l’eau bout à 100 degrés, ils enfoncent des portes ouvertes depuis 50 ans et se prétendant les seuls serviteurs de la vérité.

En un mot, malgré leurs grandes déclarations de défenseur de la vérité, de ʺseuls les grands défenseurs de la véritéʺ, ils n’ont même pas l’humilité et la gratitude de reconnaitre les travaux des anciens,…

En un mot ils ne sont là, que pour combattre les ouvriers de la première heure, de refuser ce qu’ils ont difficilement prouvés,…

En un mot, ils sont là, pour engendrer divisions, pagailles, ils sont là pour détruire…

Dernière remarque : ils mettent la loupe sur le baptême de désir et de sang. Retirons cette loupe : il ne reste qu’un faux problème. Tous les gens que l’on connait, tous les gens qui se convertissent dans nos milieux savent que Hors de l’Église, pas de salut et se font baptiser par un baptême d’eau. Connaissez-vous un seul autre cas de baptême ? Connaissez-vous un seul cas concret de baptême de sang ou de désir ? Conclusion : ne croyez-vous pas que ce problème est, en pratique, un faux problème et que soulever cette question c’est de l’enfumage typique des hérétiques : mettre une loupe sur un problème qui, en pratique, n’existe pas. Enlevez la loupe, que reste-t-il ?

 

M. l’abbé Marchiset ouvrez les yeux et n’apostasiez pas. On prie pour vous.

 

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Nous savions depuis quelques mois que l’abbé Michel Marchiset avait été séduit par la thèse du Père Leonard Feeney suite à la fréquentation de sa chapelle “non una cum” de Mouthier Haute-Pierre du très néfaste Jérémy le « petit pape de Genève », du site « www.la-foi.fr » dont nous vous avions mis en garde dans notre article du 18 mai 2014 :

« Le sitela foi.frest nocif pour votre foi ! »

Lien : http://wordpress.catholicapedia.net/le-site-la-foi-fr-est-nocif-pour-votre-foi/

 

Depuis quelques jours la “chute” de l’abbé Marchiset est publique… le site « www.la-foi.fr » a en effet publié le sermon de l’abbé du « Quatrième dimanche après la Pentecôte » (2014) :

Le site “la foi.fr” présente l'Abbé Marchiset

Lien : http://www.la-foi.fr/index.aspx

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