Le CatholicaPedia Blog

CatholicaPedia, une mémoire de la Tradition…

Nouveau titre très attendu des ESR : Brouillard Rouge sur l’Amérique

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Éditions Saint-Remy

Traduit pour la première fois de l’anglais :

 brouillard rouge sur l’amérique
du Cdt. William Guy CARR

BROUILLARD <abbr>ROUGE</abbr> <abbr>SUR</abbr> L'AMÉRIQUE1 vol. 474 pages
Lire un extrait et la table : PDF

 

Traduction française de « Red fog over America », suite de l’ouvrage « Des Pions sur l’Échiquier ». Son auteur, le Commodore William Guy CARR (1895-1959) , de la Marine Royale Canadienne [RCN ® Ret’d], fut longtemps membre des Services de Renseignements et se consacra à partir de 1931, sauf pendant l’interruption de la guerre, à des tournées de conférences destinées à faire connaître la « Conspiration Internationale ». William Carr a subit plusieurs tentatives d’assassinats par les agents de la conspiration internationale, comme il le raconte dans son livre. « Brouillard rouge sur l’Amérique » est publié pour prouver que le plan « à long terme » dévoilé dans les Protocoles prédisait avec une exactitude absolue le développement de la conspiration internationale depuis 1773 jusqu’à la fin.

Traduction en français de François Thouvenin

DES <abbr>PIONS</abbr> <abbr>SUR</abbr> L'ECHIQUIER1 vol. 474 pages
Lire un extrait et la table : PDF

 

2ème édition revue et corrigée. Appréciations de lecteurs avertis : Mgr W.C. MacGrath, de Mamaronack (N.Y.) : « Des Pions sur l’Echiquier » est l’étude la plus approfondie sur la Conspiration Internationale que j’ai jamais lue. Un tel ouvrage méritait d’être écrit et je prie pour qu’il puisse être lu par des millions de ces infortunés pions, tant que nous avons encore la possibilité de conjurer la catastrophe. » Amiral Sir Barry Domvile (KBE, CB, CMG, RN, Ret’d) : « Je suis persuadé que vos livres feront beaucoup de bien et obligeront vos lecteurs à se servir de leurs cerveaux paresseux.. Vos livres auront une influence certaine dans le combat contre le mal… pourvu qu’on puisse les diffuser. » (L’amiral Domvile fut l’un des plus brillants et plus remarquables combattants de Grande-Bretagne. Il dirigea le « Service de Renseignements de la Marine »). Rev. Leslie Millin (Missionnaire en Chine) : « Je me suis trouvé au cœur de la Révolution Chinoise mais je n’ai pas compris ce qui se passait, jusqu’à ce que je lise vos livres. Maintenant, les « causes » qui ont engendré de tels « effets » sont parfaitement perceptibles. J’utilise parfois vos livres dans mes sermons. »

 

Catlogue complet ESR, format pdf

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www.saint-remi.fr

« Minuit, chrétiens… » …La Marseillaise religieuse

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Retour sur la nuit de Noël…

Cela fait plus de cent soixante ans que des générations de catholiques de langue française se rendent à la messe de Noël avec l’assurance d’entendre sur le coup de minuit entonner le chant qu’on leur a mis sur les lèvres, dans la tête et au cœur : sur les lèvres pour le leur faire répéter, dans la tête pour s’y accorder en pensées, au cœur pour le leur faire aimer : Minuit, chrétiens…

Minuit Chretien

Minuit Chretien

Ce dernier Noël encore, a vu de nombreux « Tradi » s’extasier pour ce chant… – tel le RP Raffalli qui le donne dans son Sanctuaire de Nîmes tous les ans à minuit moins cinq avant sa Messe – ou sur des fora – tel un certain “Tenu par les Dames” .

Pourtant une alerte au monde « Tradi » avait été donnée en mars 2011 (la 19 mars fête de Saint-Joseph) par M. l’Abbé Hervé Belmont :

« Minuit, chrétiens… » est-il chrétien ?

Le Dictionnaire du foyer catholique, publié en 1956 par la Librairie des Champs-Élysées avec approbation laudative du Cardinal de Paris, Mgr Feltin, n’est pas spécialement d’esprit étroit et passéiste. C’est le moins qu’on puisse dire. Ainsi, par exemple, il consacre plus d’espace à Teilhard de Chardin qu’au concile de Trente.
N’en est que plus significative la brève notice qui traite du chant « Minuit, chrétiens » : elle est d’une belle venue, et vaut qu’on s’y arrête. En effet, elle dit tout en quelques lignes que je suis heureux de mettre sous les yeux de ceux qui auront à choisir, pour la Noël prochaine, les chants aptes à exprimer la foi catholique et à favoriser la contemplation des fidèles. Car leur responsabilité est grande, qui concerne l’élévation ou l’abaissement de l’âme, l’honneur de Dieu ou le mépris de son œuvre.

« Minuit, chrétiens. Ce chant, que l’on qualifie volontiers de « traditionnel », et que, dans certaines paroisses, on entonne au début de la messe de Noël, n’a en réalité rien de liturgique. Il a été composé en 1847 par un nommé Placide Coppeau, d’ailleurs farouchement anticlérical, à Roquemaure, dans le Gard ; la musique est du compositeur Adam. L’allure emphatique des paroles autant que de la musique elle-même, le contraste qu’elles présentent avec la liturgie de la fête, si belle et si grande dans sa simplicité, ont fait supprimer ce chant dans plusieurs diocèses.
« L’encyclique de S.S. Pie XII sur la Musique sacrée (Musicæ Sacræ disciplina, 1956) indique que “seul l’artiste animé par une foi religieuse profonde pourra s’occuper d’art sacré, et non celui qui est sans foi ou éloigné de la pratique religieuse” ».

Mis à part le détail que l’encyclique est datée de Noël 1955, tout est parfaitement dit dans ces quelques lignes. Une œuvre indigne du culte de Dieu et du mystère de l’Incarnation s’est introduite (toute seule ?) dans les églises, et revendique même le statut de traditionnelle. Il faut la chasser sans état d’âme si l’on veut garder quelque docilité à l’Église et quelque sens de la beauté de l’amour de Dieu.

 

Pour ceux qui voudraient une information plus précise, voici un article de Pierre-Michel Bourguignon1 qui parût dans Les deux étendards n°9, en novembre 1999 :

Contre un navet malfaisant

Cela fait plus de cent cinquante ans que des générations de catholiques de langue française se sont rendues à la messe de Noël avec l’assurance d’entendre sur le coup de minuit entonner le chant qu’on leur a mis sur les lèvres, dans la tête et au cœur : sur les lèvres pour le leur faire répéter, dans la tête pour s’y accorder en pensées, au cœur pour le leur faire aimer : Minuit, chrétiens

Singulière musiquette, d’une banalité affligeante et d’une étrange renommée dont l’histoire n’est que rarement rapportée, elle ne mérite certainement pas le nom de cantique tant elle est peu religieuse d’inspiration et de contenu.

Placide Cappeau (1808-1877)

L'auteur des paroles, Placide Cappeau (1808-1877)

Ce chant n’est religieux que par l’intention très probablement excellente mais accidentelle du curé de Roquemaure, une petite localité sur le Rhône où, en cet an — peut-on dire de grâce ? — 1847, se construisait un pont sur le fleuve pour la route en direction d’Orange. Le bon ecclésiastique avait demandé à un érudit du coin, un certain Placide Cappeau, de composer les paroles d’un hymne pour la fête de Noël toute proche. Cappeau, juriste de formation mais établi négociant en vin, rédigea son texte le 3 décembre au cours d’un déplacement en diligence. Madame Laurey, la femme de l’ingénieur qui dirigeait le chantier du pont, avait étudié au Conservatoire national de Paris sous la direction d’Adolphe Adam et l’on comptait sur elle pour demander au maître de composer la musique sur les mots de Cappeau. Le domaine de l’art lyrique, où Adam a laissé un nom, n’était sans doute pas le lieu idéal d’où l’on pouvait attendre une œuvre d’inspiration surnaturelle. Et de fait, la déclamation notée par Adam « expressément composée pour Emily Laurey », nous dit-on, évoque davantage les états d’âme que simulent d’habitude les comédiennes à la scène que la méditation d’un cœur chrétien au soir de la Nativité.

Ce style aurait dû, par son pompiérisme résolu, mettre l’auditeur en garde. Eh bien non ! Ce fut le succès qui ne s’explique que par la détérioration à la fois des connaissances doctrinales et du goût de la foule. Mais nos raisons de refuser toute faveur à ce chant doivent être plus profondes que la seule aversion pour la médiocrité, voire la nullité de ses qualités externes. On ne peut oublier la fermentation politique et sociale qui accablait la France quand les derniers soubresauts de la Révolution (chute du premier Empire en 1815) ne s’étaient apaisés — et encore — que sous la génération précédente. Son « souffle fétide » empestait l’air de partout et imprégnait de ses relents la production de ceux que l’on appellerait un peu plus tard les « intellectuels ». Ce fut le cas pour Placide Cappeau qui se sentait à l’étroit dans Roquemaure. Il avait étudié à Avignon mais aussi à Paris. Il se lia, avec assez peu de discernement, semble-t-il, avec de grands esprits de son temps d’horizon assez différents : Frédéric Mistral, Alphonse de Lamartine, François Coppée, mais également Pierre Proudhon et son socialisme échevelé.

Adolphe Adam ( 1803-1856)

Le compositeur, Adolphe Adam (1803-1856)

Adolphe Adam manqua de temps pour fignoler sa partition et fut ainsi contraint d’ébrécher le texte, ce dont Placide Cappeau s’est expliqué dans un ouvrage poétique Le Château de Roquemaure, publié plus tard. Il citait là le texte intégral et primitif de son Minuit, chrétiens assorti de notes qui ne manquent pas d’intérêt pour notre sujet. Veuille le lecteur en juger. Cappeau écrivait :

« Nous donnons les paroles, telles qu’elles furent improvisées pour un service à rendre, sur la demande du curé de Roquemaure. Adam, obligé d’improviser lui aussi la musique, nous fit réduire les paroles à ce qui a été publié, trouvant trois strophes suffisantes, et n’ayant pas le temps de changer le rythme de la quatrième. Mais, dans le chant ainsi écourté, la composition littéraire est évidemment défectueuse, tant par la suppression de la troisième strophe, indispensable au sens du reste, que par la mutilation de la quatrième, qui ne répond plus à la largeur de l’inspiration première. Nous n’acceptons, comme auteur, que la version publiée ici.

« Adam, qui appelait ce noël La Marseillaise religieuse, nous a souvent exprimé le désir de compléter tôt ou tard sa belle mélodie sur les premières paroles. La mort l’ayant empêché de réaliser ce projet, nous engageons les musiciens qui se sentiraient de force à lutter avec lui à le réaliser eux-mêmes.

« Nous avons cru devoir modifier ce qui nous avait échappé au premier moment sur le péché originel, auquel nous ne croyons pas… Nous admettons Jésus comme Rédempteur, mais rédempteur des inégalités, des injustices, de l’esclavage et des oppressions de toutes sortes qui pesaient sur l’ancienne société, non d’un péché impossible qui répugne au plus simple bon sens. »

Ainsi, Minuit, chrétiens se veut une profession de foi, mais en quel sens et de quelle foi ? Réponse de Cappeau :

« De notre foi que la lumière ardente nous guide tous au berceau de l’Enfant ! »

Même si nous redressons l’inversion poétique, la « lumière ardente » de cette foi ne nous permet pas tellement d’y voir plus clair. En revanche, on peut comprendre que le rimailleur ne se prenait pas pour rien quand il parlait avec avantage de « la largeur de l’inspiration de la première strophe ». D’autant plus qu’il nous dit en être revenu, de sa première strophe, où il avait parlé par erreur du péché originel « auquel nous ne croyons pas ». Une ligne d’orthodoxie avait échappé au poète — les chaos de la route certainement —, elle était de trop, il a fallu la changer, toute largement inspirée fût-elle.

La troisième strophe restée ignorée du grand public nous en apprend un peu plus long sur la qualité révolutionnaire de son esprit. L’auteur la dit lui-même « indispensable au sens du reste » :

De l’opulence il dédaigne les charmes
Toute hauteur s’abaisse devant lui
De l’infortune il vient sécher les larmes
Et du plus humble il veut être l’appui.

Gardons présent à la mémoire que — pardon pour le blasphème en pleine Nuit Sainte — Jésus n’est pas admis comme Rédempteur mais accepté tout au plus « comme rédempteur des inégalités, des injustices, de l’esclavage et des oppressions de toutes sortes qui pesaient sur l’ancienne société ». Somme toute Minuit, chrétiens… célèbre un philanthrope chargé de mission humanitaire par le Grand-Orient.

Souvenons-nous aussi des accointances de Placide Cappeau. Lamartine, entre autres, est une bonne référence, qui ne s’occupait pas seulement de ses élégies mais, en bon ami des francs-maçons qu’il était, professait à l’occasion sa foi solennelle en la Révolution. Il savait lui-même de qui tenir quand, à la veille de la tourmente de 1848, il évoquait un grand ancêtre coupeur de têtes et communiste primitif :

« Tout, dans le plan de Robespierre, tendait évidemment à la communauté des biens et à l’égalité des conditions. C’était l’esprit du communisme primitif, idéal des premiers chrétiens redevenu l’idéal du communisme.

« Ce partage égal des lumières, des facultés et des dons de la nature est évidemment la tendance légitime du cœur humain. Les révélateurs, les poètes et les sages ont roulé éternellement cette pensée dans leur âme et l’ont perpétuellement montrée, dans leur ciel, dans leurs rêves ou dans leurs lois, comme la perspective de l’humanité. C’est donc un instinct de la justice dans l’homme, par conséquent un plan divin que Dieu fait entrevoir à ses créatures. Tout ce qui contrarie ce plan, c’est-à-dire tout ce qui tend à constituer des inégalités de lumières, de rang, de condition, de fortune parmi les hommes, est impie. Tout ce qui tend à niveler graduellement ces inégalités, qui sont souvent des injustices, et à répartir le plus équitablement l’héritage commun entre les hommes est divin. Toute politique peut être jugée à ce signe comme tout arbre est jugé à ses fruits : l’idéal n’est que la vérité à distance »2.

Ce même Lamartine qui avait de si bons principes, quelques semaines après la première de Minuit, chrétiens…, allait devenir ministre des Affaires étrangères dans le Gouvernement provisoire issu de la Révolution de 1848. En cette qualité, le 10 mars suivant, il accueille les délégués du Suprême Conseil du rit écossais venus féliciter le Gouvernement. Il répond :

« Je suis convaincu que c’est du fond de vos loges que sont émanés, d’abord dans l’ombre, puis dans le demi jour et enfin en pleine lumière, les sentiments qui ont fini par faire la sublime explosion dont nous avons été témoins en 1789, et dont le peuple de Paris vient de donner au monde la seconde et, j’espère, la dernière représentation, il y a peu de jours. »

La fermentation communiste était dans l’air et bouillonnait partout. L’illustre slogan « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! » venait de naître à Londres3 un mois avant la composition amphigourique du Minuit, chrétiensLa définition d’Adam était donc la bonne et son Noël était bien la Marseillaise religieuse voulue par le parolier. Il ne célébrait nullement la Rédemption, le rachat par le Fils de Dieu fait homme de l’offense d’origine « péché impossible qui répugne au plus simple bon sens », de la désobéissance à l’ordre, mais bien le nivellement des inégalités insupportables à l’orgueil de l’homme révolté. Minuit, chrétiens… est le chant de la rébellion fondé sur l’incroyance et inspiré par les fumées de la pensée proudhonienne. Pierre Proudhon (1809-1865) auquel Cappeau aimait se frotter était le père spirituel de l’anarchisme et il était aussi franc-maçon et sataniste à ses heures4. Rien d’étonnant que le discours de Cappeau dans son troisième couplet fût un déguisement de la réclamation envieuse d’un partageux. Il y est question de dédaigner « les charmes de l’opulence » mais nullement de la recherche d’un bien supérieur. « Toute hauteur s’abaisse devant lui. » Peut-être, mais devant qui exactement ? On aimerait savoir. Quel est donc ce « lui » ambigu devant lequel on s’incline avec bon sens, donc sans croire au péché originel ? Ce ne saurait être Dieu, ce ne peut être alors que Satan, son singe, qui prétendra également sécher les larmes des malheureux en parodiant les Écritures5. De même que c’est aussi contrefaire jusqu’aux sens et aux paroles du Magnificat que d’annoncer un appui seulement humain aux plus humbles.

Ceux qui n’auraient pas compris où voulait en venir le pathos de cette séquence liront avec intérêt la quatrième strophe dans sa version originale :

Le vieux monde à sa voix soudain se régénère
La terre est libre et le ciel est ouvert
L’homme dans son esclave a reconnu son frère
Et l’amour vient unir ceux qu’enchaînait le fer.
Ah ! laissons éclater notre reconnaissance…
Debout ! Peuple, debout ! Chante ta délivrance.
Noël ! Noël ! Noël ! chantons le Rédempteur !

Le vieux monde en effet n’avait qu’à bien se tenir et cela fait cent cinquante ans que la promesse d’une régénération soudaine s’accomplit d’une sublime explosion à l’autre. La Marseillaise religieuse ne vaut pas mieux que l’autre, c’est une carmagnole. Et on voit mal ce qui peut bien passer par la tête des catholiques qui se sont entichés d’elle jusqu’à choisir d’année en année sa virulente médiocrité pour célébrer l’un des plus précieux et des plus hauts mystères de la foi catholique6.

 

Note : les accentuations sont de la rédaction du CatholicaPedia.

Télécharger l’article de Pierre-Michel Bourguignon qui parût dans Les deux étendards n°9

 

  1. Pierre-Michel Bourguignon est le principal nom de plume de M. Pierre Moreau † 2011. []
  2. Cité par Jacques Crétieau-Joly : Histoire du Sonderbund [Vanderborght, Bruxelles 1850], tome I, page 101, note 2. []
  3. Mais en allemand : « Proletarier aller Länder vereinigt Euch ! » C’était la phrase finale du manifeste du parti communiste rédigé par Karl Marx et Frédéric Engels à la clôture du congrès communiste de Londres en novembre 1847. []
  4. Initié à la loge S.P.U.C.A.R. de Besançon en 1847. [Daniel Ligou : Dictionnaire universel de la franc-maçonnerie.] []
  5. Absterget Deus omnem lacrymam ab oculis (Apoc., IV, 21). []
  6. Le présent article se base sur une courte mais très instructive étude parue dans Notre histoire, de décembre 1984, pages 54 et 55. []

Le petit chat noir de la crèche place Saint-Pierre

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En le Fête du Saint Nom de Jésus, ce 2 janvier, nous souhaitons à tous nos lecteurs une Bonne et Sainte année de grâce (à la grâce de Dieu !) 2012.

Que Sainte Jeanne d’Arc, dont nous fêterons le 600ème anniversaire de sa naissance vendredi 6 janvier 2012, intercède pour la France !

Jeanne d'Arc, jeune fille

* * *

Le petit chat noir de la crèche place Saint-Pierre

ROME, dimanche 1er janvier 2012 (ZENIT.org) – Un petit chat noir s’est invité dans la grande crèche de la place Saint-Pierre. Ce qui a inspiré à une amie de la crèche cette lettre adressée à lui. Une leçon d’adoration silencieuse. On peut aussi y lire une leçon aimable contre… les superstitions!

 

Rome, le 30 décembre 2011

Cher petit chat noir,

Je t’écris cette petite lettre pour te remercier de m’avoir permis de vivre une très belle expérience.

En effet, ce vendredi matin, je suis allée voir la crèche place Saint-Pierre. Depuis le 24 décembre dernier, je voulais y aller, mais je n’avais pas trouvé le temps. Et aujourd’hui, fête de la Sainte Famille, le Seigneur m’avait donné rendez-vous avec Jésus, Marie et Joseph.

Quand je suis arrivée, j’ai vu cette belle création. L’Enfant Jésus, les bras ouverts me disait : « Viens que je t’embrasse ». Marie était majestueuse et avec son doux visage, elle me disait : « Mon enfant, je suis ta mère ». Et, Joseph était comme toujours le protecteur silencieux de la grande famille de Dieu.

Mais aux pieds de Marie, le Seigneur a placé, pendant quelques minutes, un adorateur spécial. Oui, cher petit chat, je t’ai vu assis aux pieds de la Sainte Vierge regardant le Sauveur et essayant de le réchauffer comme le faisaient l’âne et le bœuf.

Tous ceux qui regardaient la crèche, étaient heureux de te voir. Alors, j’ai pensé qu’aujourd’hui, le Seigneur était en train de réparer une injustice. D’habitude, les hommes disent que tu portes malheur. Mais aujourd’hui, tu étais seulement un petit chat qui mettait la joie dans nos cœurs. Tu avais tout compris : en voyant le Sauveur dans la mangeoire, comme les bergers, tu as voulu l’adorer toi aussi.

O cher petit chat noir, tu as rendu ma foi plus vivante. A compter de maintenant, quand je verrai un chat noir, je penserai à toi, à Jésus, à Marie et à Joseph. Je lèverai les yeux au Ciel et je dirai : « Toutes les œuvres du Seigneur bénissez le Seigneur, à lui haute gloire louange éternelle ! »

Je te remercie encore et j’espère te revoir très vite.
Que le Seigneur te protège.

Une petite enfant de Dieu

 

Cette histoire (réelle) bien que conciliaire, est charmante et constitue un bien beau conte de Noël pour tous les amateurs de chat.

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Written by Cave Ne Cadas

janvier 2nd, 2012 at 3:18

Allons à Bethléem !

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L’Église célèbre cette nuit, la naissance humaine de Jésus – Notre Seigneur et Sauveur – avec une joie sans pareille :

« Le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. »

Dans cette nuit de Noël l’ange va annoncer « une grande joie, qui sera celle de tout le peuple : aujourd’hui, dans la cité de David, un Sauveur vous est né, qui est le Christ Seigneur. » (Luc 2. 10-11)

« Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste, qui louait Dieu en disant : “ Glória in excélsis Deo et in terra pax homínibus bonae voluntátis. ” — Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. » (Luc 2. 13-14)

Gerard van Honthorst, Anbetung der Hirten, Poster, Kunstdrucke, Gemälde

joyeux noël !

Comme les bergers dans la nuit de Noël  : « Allons à Bethléem pour voir l’enfant qui vient de naître ! ».

Nous vous proposons de méditer : Transeamus usque Bethleem. – Allons à Bethléem (Luc, 2, 15)

BETHLÉEM
OU L’ÉCOLE DE L’ENFANT JÉSUS.
PETITES VISITES À LA CRÈCHE POUR LE TEMPS DE NOËL,
d’après SAINT ALPHONSE DE LIGUORI,
par MGR GAUME, Protonotaire Apostolique, 1860.

 Sur le CatholicaPedia ou aux Éditions Saint Remi

 

Profitons de la Paix annoncée par les anges dans la nuit de Noël…

Mais Il dira plus tard à ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne… » (Jean xiv, 17).

Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. (Jean xiv, 17).

Alors, comme les bergers dans la nuit de Noël, allons à Bethléem…

Written by Cave Ne Cadas

décembre 24th, 2011 at 2:39

Suite de la Polémique Calixte contre Espada

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Le Blog La Question suscite toujours un débat passionnant et excellent suite à son Post du 23 octobre 2011 :
Mgr Fellay : le chemin de restauration de l’Église.

Nous vous avons relayé la première partie le 24 novembre dernier : http://wordpress.catholicapedia.net/?p=2422

Depuis, la polémique s’est prolongée…

Espada nous a envoyé ce message :

 

Chers amis,

J’ai en fait répondu en date du 10 décembre, aux sophismes du dénommé Calixte dans son dernier message sur le Blog “La Question”, continuant ainsi un débat que je ne voulais pas trop continuer en raison de la perception d’une certaine mauvaise foi de mon adversaire et du Blog “La Question” lui-même. Si cela vous intéresse et que vous pensez que mon étude en vaut la peine et que je participe à diffuser la Vérité, vous pouvez l’utiliser ici encore une fois sans problème.

Sentiments cordiaux en Notre Seigneur Jésus-Christ et Notre Dame.

Espada

 

Nous ne donnerons ici que la seconde partie de la réponse d’Espada à Calixte pour ne pas faire trop long. La controverse complète (de décembre) peut être téléchargée en PDF, il y aura une suite.

ndr CatholicaPedia : Les accentuations, gras et soulignés sont de nous.


Calixte lien permanent

2 décembre 2011 00:54

Espada,

Réponse, à votre précédent message :
http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-23023

Vous prétendez, mais ces propos ressemblent à de la pure bravade afin de vous donner du courage dans votre entreprise désespérée de justifier vos erreurs, vouloir « décortiquer comme une noix » (sic), l’exposé qui vous a été fait de vos gravissimes fautes, ceci, dites-vous témérairement, « pour bien montrer à vous-même et à ceux qui nous lisent ce que votre doctrine vaut et si on peut la qualifier encore de catholique ». Or, vous ayant lu, et m’être penché attentivement sur votre laborieux exercice de « décorticage », il faut convenir, préalablement, d’un fait évident, vos efforts ont été stériles et inutiles, votre prétention anéantie, votre ambition pathétique apparaissant finalement pour ce qu’elle est : un illusoire procédé d’autosuggestion.

D’ailleurs, comme si vous redoutiez de voir vos chers arguments schismatiques être renversés un à un, et tomber rapidement en chaîne à l’image des fragiles dominos alignés, vous prévenez, étrange méthode révélant votre crainte peureuse : « je ne continuerai donc point une polémique où la dialectique pure et les subtilités remplaceront peu à peu à son dépend, la simplicité et la clarté de la Vérité ». Quel manque de force, quelle absence de volonté ; on ne saurait mieux définir en peu de mots ce que signifie la fuite et la lâcheté dans le combat intellectuel ! auriez-vous à ce point si peu de confiance en vos thèses pour vous comporter de la sorte ?

Ceci dit, votre crainte peu être assimilée à de la prudence car en effet, vos idées, comme il apparaîtra, ont une force de résistance égale à celle de la neige au soleil, nous voulons parler, mais vous l’aviez compris, du soleil de la Vérité catholique.

1°) Le Magistère ordinaire authentique est « possiblement » infaillible

Votre amusante image sur la « cuisson des pommes de terre » dans le cadre d’une tentative de nous définir le rôle du Magistère universel ordinaire, vaut ce que valent vos thèses : des recettes culinaires incapables de nourrir théologiquement l’esprit mais aptes à le désorienter grandement, ceci expliquant pourquoi votre souhait de nous servir un plat digeste s’avère si peu concluant.

Vous demandez : « Quelle est la condition de l’infaillibilité ou de la non Infaillibilité de ce Magistère ? Vous vous gardez bien de nous le préciser !… » Lisez mieux, non avec vos lunettes inadaptées, car la précision vous a été donnée longuement bien que vous vous refusiez à l’admettre, lorsque vous fut rappelée cette vérité : les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible.

De la sorte, l’orthodoxie d’une doctrine, que vous le vouliez ou non, et de nombreux enseignements furent formulés qui n’étaient pas une simple répétition ou un approfondissement des vérités de la Révélation au cours des siècles, provient de sa conformité à l’enseignement constant de l’Église ; c’est la condition sine qua non de validité tant d’un Concile que de l’enseignement des Papes. Ce principe manifeste de façon limpide la « mens catholica » : l’autorité est au service de la vérité ; elle est un moyen pour que la vérité soit communiquée. L’autorité, autrement dit, ne crée pas la vérité, elle la reconnaît, la garde et l’enseigne. Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Église depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire après d’autres qui furent non moins inquiétantes.

Vous ne voulez pas l’entendre, mais il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle : « celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité. » (I. Salaverri, Sacrae Theologiae Summa, cit., t.I, tr. III, I.II, § 637, p. 578). C’est ce que confirme le cardinal Journet : « Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. » (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531).

Entendez-vous ce que dit Mgr Journet qui contredit absolument vos affirmations ?

« Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible. »

Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels, et Vatican II en est un, où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité. À cet égard, puisque telle fut la volonté de ses promoteurs, Vatican II est un acte du Magistère authentique non infaillible, guidé, de surcroît, par des évêques non éminents « amore et studio doctrinae ab Apostolis traditae ac pari detestatione mnis novitatis » (Franzelin, De Divina Traditione, thèse IX), car « si viennent à manquer l’amour et la fidélité envers l’ancien, l’Esprit de Vérité empêche, par une assistance purement négative, qu’une définition erronée ne soit proclamée par le Magistère infaillible ». (Cf. D.T.C., t. VI, col. 162).

b) La règle de l’infaillibilité c’est la Tradition

Le fondement sacré de l’Autorité catholique et la règle de l’infaillibilité, c’est la Tradition. Ce qui lui est étranger demeure suspect, ce qui lui est contraire est faux. Dans le Magistère infaillible, sujet et objet de la Tradition restent distincts : le Magistère infaillible n’est pas source, il a, à son tour, sa source dans l’Écriture Sainte et dans la Tradition ; nous puisons comme à une source prochaine, au Magistère infaillible de l’Église, et le Magistère infaillible, à son tour, puise aux sources lointaines et dernières de la Révélation. Le titre de « Tradition vivante » ne peut donc en aucune façon être attribué au Magistère authentique non infaillible ; l’examen de l’objet proposé par ce dernier à notre croyance est non seulement licite, mais peut même devenir nécessaire. L’Église en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel : « demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi » (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christ in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). Et ceci est parfaitement logique : « l’ordre de croire fermement sans examiner l’objet ne peut obliger vraiment que si l’autorité est infaillible » (Cf. Billot, De Ecclesia, t. XVII), et l’Église n’a jamais attribué au faillible les droits de l’infaillibilité.

De la sorte Espada, et tous les docteurs le soulignent, contre vous et vos thèses inexactes : le Magistère ordinaire n’est pas nécessairement Infaillible, il l’est « conditionnellement », ou possiblement, et entre la possibilité et l’acte, est-il besoin de vous le rappeler à moins que vous ayez oublié volontairement toutes vos leçons de scolastique afin de mieux justifier votre position de rupture d’avec l’Église, il y a une grande différence.

Ainsi, encore une fois, et contrairement à votre obstination et l’endurcissement qui en refusent l’application de droit, l’intention de Vatican II, telle que soulignée par Jean XXIII dans le discours d’ouverture Gaudet mater Ecclesia, du 11 octobre 1962, puis Paul VI, est formelle : « Certains se demandent quelle est l’autorité, la qualification théologique qu’a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l’infaillibilité du magistère ecclésiastique. […] Étant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité… » (Paul VI, discours du 12 janvier 1966).

Exiger pour Vatican II, Magistère authentique non infaillible, la nature du Magistère infaillible, constitue une imposture que partagent modernistes et sédévacantistes. C’est attribué au dernier Concile une autorité qu’il n’a pas.

Et si cette note de l’infaillibilité est absente par déclaration positive de ceux qui avait autorité pour la lui donner, prétendrez-vous, par l’effet de quel pouvoir, la lui conférer cette infaillibilité en vous substituant à l’autorité de l’Église, voire à l’Église elle-même ?

Quelle audacieuse prétention !

Votre attitude est donc fautive, coupable et condamnable, et comment ne pas extrêmement surpris de vous voir écrire une telle énormité : « C’est donc une évidence que, en sens contraire, pour que le Magistère ne soit pas infaillible, il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique (…), ou bien il faudrait qu’il ne soit pas Authentique mais alors il ne pourrait pas être catholique non plus car un vrai Magistère est forcément catholique et la question est réglée aussi ». Eh bien ! c’est une manière bien fautive de considérer qu’une question est réglée en procédant comme vous le faites. Car vous voilà prêchant une conception erronée, mécanique et automatique de l’infaillibilité du Magistère – en contradiction d’avec l’enseignement de l’Église – afin de justifier votre coupable sédévacantisme. C’est pourquoi, à une logique profondément perverse répond une erreur théologique gigantesque vous entraînant dans le piège catégorique du schisme. Terrible impasse qui vous place dans la pire des situations de rupture en raison d’une simple absence d’adhésion à la conception catholique de l’exercice de l’infaillibilité par le Magistère.

Votre folie théorique produit un péché mortel conduisant à l’abomination schismatique.

2°) La sainteté de l’Église malgré ses péchés

On comprend bien mieux, à vous lire, comment se creuse sous vos pieds le terrible piège schismatique, lorsque vous formulez : « Votre position qui dit que le Magistère, tant du Pape que celui du M.O.U., peut faillir, qu’il est conditionnellement faillible, est donc une position HÉRÉTIQUE car elle remet en cause la permanence et l’indéfectibilité de cette Infaillibilité de l’Église en matière de Foi et de Mœurs ». Or non Espada, cette éventuelle défaillance du Magistère ordinaire sur le plan disciplinaire n’est pas une position HÉRÉTIQUE (sic), c’est une position catholique rappelée par les plus grands docteurs de l’Église, dont les sentences gênantes sont écartées par vos soins d’un revers de la main de la sorte : « tout votre discours avec vos citations d’auteurs divers et d’ailleurs fort respectables sur les papes et leur possibilité d’hérésie me font l’effet d’une discussion sans intérêt et me laisse songeur… » Mais ces auteurs qui vous laissent « songeur » sont les plus grands docteurs de l’Église ! Saint Thomas d’Aquin, saint Robert Bellarmin, le cardinal Cajetan et tant d’autres, vous font l’effet d’une « discussion sans intérêt » (sic) ! Mais il est incroyable de lire de tels propos sous une plume qui se veut catholique.

Et pour quelle raison sérieuse ce songe et ces discours sans intérêt selon vous ? Parce que l’enseignement des saints docteurs « problèmes théoriques, purement théoriques » (sic) selon votre délicieuse expression qui méritera de figurer au rang des savoureuses perles écolâtres, s’adressait à une Église, « en Ordre ». Ah bon, vous le croyez vraiment ? C’est la plus fumeuse affirmation jamais entendue en matière d’histoire de la théologie. Donc pour vous Espada, les courants hérétiques des siècles précédents, qui niaient et s’attaquaient à des points importants du Credo tout en menaçant de renverser et détruire l’Église (manichéens, gnostiques, ariens, donatistes, cathares, bogomiles, fraticelles, vaudois, modalistes, unitaristes, etc.), étaient sans danger, c’étaient des petites histoires anodines qui s’attaquait à une Église en ordre ! Votre conviction sédévacantiste vous fait déraisonner totalement et oublier la leçon des siècles que vous feriez bien de révisez au plus vite.

Sachez-le Espada, de tout temps, et constamment, l’Église a eu à lutter contre des ennemis impitoyables, des sectes terribles, des courants terrifiants qui s’attaquèrent à elle, notamment en des périodes difficiles de son histoire, histoire qui n’a jamais été irénique (Grand schisme d’Occident, Pornocratie, le siècle de fer, etc.). Car, faut-il vous le remettre à l’esprit, l’Église est divino-humaine. Divine et sainte, mais également humaine, faible et pécheresse dans ses hommes.

3°) La résistance face à la nouveauté est un devoir

Cette situation de sainteté mais également de souillure des membres du Corps mystique, fait qu’en dehors de son enseignement ex cathedra, et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie.

Cette possibilité – sans laquelle il serait comme Dieu – est depuis toujours connue et professée par l’Église.

Encore une fois, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant à le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le pape reste pape :

- « L’homme n’est pas tenu d’obéir au pape quand ce que celui-ci commande est contraire à la loi de Dieu, et même dans quelques autres cas. Lorsque le commandement d’un homme est manifestement contraire à la loi de Dieu, c’est un devoir de lui désobéir (… ) les docteurs indiquent les remèdes suivants : avoir recours à Dieu par l’oraison, admonester ledit pape avec tout respect et révérence, n’obéir point à ses commandements notoirement injustes, et enfin lui résister, et empêcher qu’il ne fasse le mal projeté. »

Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 29.

- « La papauté et Pierre sont comme “matière” et “forme” et seul Jésus-Christ a pouvoir sur leur union… et pour cette raison lui seul peut mettre des limites et établir la puissance du Pape. Un Pape qui est devenu hérétique incorrigible n’est pas automatiquement destitué … l’Église n’a pas puissance sur la Papauté, (…) il faut dire que, quand Pierre, devenu hérétique incorrigible est déposé par l’Église, il est jugé et déposé par une puissance supérieure non à la Papauté mais à l’union entre la Papauté et Pierre. »

Cajetan, De Comparatione Auctoritatis Papæ et Concilii, c. XX .1511.

Cette résistance est étendue à l’ensemble des fidèles, comme le soutient saint Thomas : « si la foi est en danger, un sujet pourrait réprimander son prélat, même publiquement. » Som. Th., IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2.

4°) Réformer l’Église pour la ramener à la foi

Remettre l’Église en forme donc, tel est le sens premier du mot. Et c’est justement la grâce qui est demandée dans l’oraison de la fête du 13 janvier, la fête du baptême de Notre-Seigneur. Le mot s’y trouve : « reformari = reformer, réformer ». Nous demandons la grâce d’être intérieurement réformés. Et l’épisode que la liturgie célèbre en ce jour constitue à lui seul tout un symbole : l’Agneau sans tache, sans péché reçoit le baptême qui efface les péchés. Et donc aussi (c’est le sens de cette image) il y a une Église qui se réforme et qui pourtant reste une Église sainte ; c’est une Église dont il faut sans cesse extirper le péché et qui pourtant n’est pas pécheresse.

Comment peut-on affirmer les deux : l’Église se purifie du péché et pourtant l’Église est sainte, l’Église n’est pas pécheresse ?

Il y a la sainte Réforme, la vraie Réforme : réforme au sens du pape saint Grégoire VII, réforme grégorienne des XIe et XIIe siècles. Réforme qui n’entame pas la sainteté de l’Église. Et il y a aussi la prétendue réforme des réformateurs du XVIe siècle, la Réformation, la fausse Réforme : réforme au sens révolutionnaire et protestant. Fausse réforme qui prétend rejeter une Église pécheresse en faisant le procès d’une institution purement humaine et défaillante, voire la réforme schismatique des disciples de Photius, ou des modernes sédévacantistes. Fausse Réforme à laquelle va s’opposer l’œuvre du concile de Trente, œuvre qui justement voudra se présenter comme une Contre-Réforme.

Le point de vue qui en commande la sainteté, c’est bien sûr celui de la cause qui l’a produite dans l’être. L’Église est sainte parce que c’est Dieu qui a produit l’Église : elle est l’œuvre surnaturelle qui est sortie de ses mains. C’est une institution divine, c’est une fondation de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme. Et ce point de vue en commande un autre : l’Église est sainte d’une deuxième manière, parce que Jésus-Christ l’a établie comme le moyen dont il allait désormais se servir pour communiquer la sainteté.

L’Église possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Église, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’ils doivent transmettre. Mais pour autant l’Église ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté.

Notre-Seigneur lui-même nous en a assurés : les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre son Église.

5°) Le droit divin fonde l’Église

Les mots que vous croyez utile d’utiliser pour achever votre réponse suffiraient seuls à montrer la désorientation du cœur et de l’esprit à laquelle aboutit la thèse de la vacance du saint Siège, et surtout votre oubli catégorique du seul droit qui fonde l’Église, qui est un droit divin.

Vous jugez que Pie XII n’a pas décidé, fort heureusement, de mettre fin aux dispositions de la bulle de Paul IV écrivant : « Je nie les deux propositions ensemble pour des raisons de cohérence doctrinale. Il est IMPOSSIBLE que des décisions pontificales s’opposent entre elles quand elles concernent des décisions en rapport immédiat et direct avec le Dogme, OU des décisions qui découlent immédiatement du dogme, exactement de la même façon que l’on compare l’essence et les propriétés de l’essence qui découlent directement de l’essence en tant que principe. En effet la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles. »

Eh bien sachez Espada, que le vénérable Pie XII jugea pourtant bien nécessaire, pour de sages motifs, de modifier les dispositions relatives à l’élection du Pape, en décidant dans sa Constitution Apostolique Vacantis Apostolicae Sedis, de suspendre l’effet des censures disciplinaires de Paul IV. En effet Espada, « la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles », et Pie XII a parfaitement vu ce qui dans la bulle de Paul IV contredisait le « droit divin » qui caractérise la nature de l’élection pontificale, et qui est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. Pie XII a donc corrigé l’erreur de Paul IV.

De la sorte, si nous nous demandons de quel droit le Pape est-il le successeur de Pierre, la réponse est immédiate : de droit divin.

Conclusion

Vous osez écrire dans votre conclusion : « je crois fondamentalement que nous n’appartenons plus à la même religion, même si 99 % de notre doctrine nous est commune. Le 1% qui nous sépare est le 1% qui tue. Vous reconnaissez une fausse autorité comme l’autorité légitime tout en refusant de lui obéir ». À l’évidence ces mots vous sont dictés par l’esprit de secte qui s’est emparé du sédévacantisme, car reconnaître le Saint Père, que vous qualifiez coupablement en vous appuyant sur votre libre examen de « fausse autorité », comme l’autorité légitime, tout en refusant de lui obéir en certains points, ceci conformément aux demandes formelles des docteurs de l’Église, est une attitude catholique qui seule préserve l’indivisibilité et l’unité de l’épouse de Jésus-Christ.

Ce à quoi vous aspirez Espada, ce à quoi aboutit fatalement votre sédévacantisme ce n’est pas une réforme, mais c’est plutôt une révolution, une destruction, une division mortelle de l’Église.

Dieu nous l’indique – cette situation exceptionnelle que nous traversons, et dont le sens ne doit pas nous échapper est intervenue comme une épreuve que la Divine Providence a permise pour des raisons qui lui appartiennent pour éprouver notre foi, un siècle seulement après Vatican I – il est vital de conserver la Foi et la Doctrine de l’Église en résistant à l’autorité lorsqu’elle s’égare, en ces temps de terrible confusion.

Cette épreuve extrêmement dure, est un temps de pénitence envoyé par le Ciel, une période d’obscurité pour l’épouse de Jésus-Christ, de sorte de nous permettre, par l’esprit de fidélité et de conservation du dépôt sacré en fuyant le schisme et la logique perverse de la division sédévacantiste, de la sortie de l’Église à cause de la tragique désespérance dont on sait qu’elle fera surgir des églises séparées, des épiscopats aux sources douteuses, des chapelles hostiles, des évêchés ennemis, des antipapes déments, des structures néo-catholiques sectaires, de nous attacher plus fortement encore s’il se peut, à Rome et au Siège de Pierre, c’est-à-dire au Saint-Père, en œuvrant, inlassablement et avec une constante ardeur, au retour espéré de la Tradition catholique.

Que Dieu éclaire votre intelligence, purifie votre esprit en apaisant votre âme, et qu’il vous bénisse et vous garde en vous ramenant à la foi catholique.


Voici donc la seconde partie de la réponse d’Espada à Calixte sur blog « La Question » qui voit dans Benoît XVI un “Pape” hérétique mais toujours Pape et accuse les « non una cum » de schismatiques, voire d’hérétiques !

 

Espada lien permanent

10 décembre 2011 14:22

Réponse à Calixte 2ème Partie.

B / Passons maintenant à l’examen proprement dit de votre réponse et examinons votre prose d’un peu plus près pour en voir la soi-disant consistance. Ne pouvant tout commenter, ne pouvant écrire ici une encyclopédie de toutes les erreurs et les approximations qui y sont contenues en acte comme en puissance, vous me permettrez de focaliser mon attention sur les points qui me paraissent les plus importants et qui nécessitent une réfutation spéciale.

Vous me dîtes d’abord :

« Or, vous ayant lu, et m’être penché attentivement sur votre laborieux exercice de « décorticage », il faut convenir, préalablement, d’un fait évident, vos efforts ont été stériles et inutiles, votre prétention anéantie, votre ambition pathétique apparaissant finalement pour ce qu’elle est : un illusoire procédé d’autosuggestion. »

Calixte, sachez qu’avec moi la guerre psychologique ne fonctionne pas, car par la discussion de quelques années sur des forums de philosophie, j’ai eu à affronter des adversaires un peu plus coriaces que vous et dont l’argumentation était un peu plus serrée que la vôtre. Ils avaient souvent tort, mais on ne pouvait pas leur reprocher de savoir manier l’argument. Ceci m’a donné un certain habitus à ne pas me laisser démonter par un blabla tape à l’œil qui n’impressionne que ceux qui ne savent rien démontrer, mais seulement invectiver et étaler comme le beurre sur une tartine leurs connaissances encyclopédiques ou soi-disant telles, afin de masquer par cela leur faiblesse de raisonnement. Je connais la technique, je l’ai éprouvée plus d’une fois et elle ne m’impressionne pas.

Mais passons aux choses sérieuses. Vous me dîtes :

« Les canons de Saint Vincent de Lérins précisent que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire, mais la mention “depuis toujours” exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, postconciliaires, si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. »

Il va de soi que cet enseignement nouveau n’est pas un enseignement infaillible PUISQUE CE N’EST PAS DU TOUT UN ENSEIGNEMENT DU MAGISTÈRE, qui comme on l’a vu ne peut pas enseigner l’erreur et la propager. Vous apportez donc de l’eau à mon moulin sans même vous en apercevoir, car vous me dîtes que le Magistère Ordinaire est infaillible et ensuite que les nouveautés ne sont pas celles d’un enseignement infaillible. On en conclut donc en bonne logique que ces erreurs n’engagent en rien le Magistère Ordinaire que vous déclarez vous-même infaillible ! Mais alors quel Magistère s’engage ici ? Celui de Mars ou de Pluton ? Encore une de vos nouveautés magistérielles du moment ? Quel nouveau type de Magistère allez-vous nous inventer encore pour étayer votre thèse insoutenable ? De plus, vous me parlez de Magistère Ordinaire infaillible. Comme vous ne précisez pas, je vous demande de qui ? Du Pape ? Si oui, alors vous dites comme moi, que le magistère Ordinaire du pape est infaillible et je m’en réjouis ! Mais c’est très curieux car avant vous me disiez que le Magistère Authentique est « conditionnellement infaillible ». Or, votre Magistère en question « conditionnellement infaillible » n’inclut-t-il pas celui du Pape dans son enseignement ordinaire ? Ce ne peut être celui du M.O.U. puisque par le Concile Vatican I il est réputé TOUJOURS infaillible dès qu’il s’engage et vous savez que je vais vous taxer à juste titre d’hérésie si vous le niez. Ce serait donc plutôt celui qu’a utilisé par exemple Paul VI pendant le Concile ? Mais alors il n’est pas infaillible selon vous puisque Paul VI l’a déclaré tel !… Pourtant c’est bien le Magistère ordinaire du Pape qui s’exerçait au Concile Vatican II et infaillible en soi, et qui lui a fait signer tous les documents conciliaires, sinon ce serait quel Magistère ? Alors comment se fait-il qu’il ne fût point infaillible alors que vous me dîtes plus haut que le Magistère Ordinaire sous-entendu du Pape est infaillible ? Vous êtes en pleine confusion, VOUS ÊTES UN SPÉCIALISTE DU MAGISTÈRE À GÉOMÉTRIE VARIABLE ! ET VOUS AIMEZ CELA JUSTE POUR NOUS FAIRE CROIRE QUE LA SECTE CONCILIAIRE EST L’ÉGLISE CATHOLIQUE !

Et dîtes-moi donc, par quel miracle cet enseignement serait celui du Magistère Ordinaire Infaillible quand il dit vrai et ne serait plus celui du Magistère Ordinaire Infaillible quand il dit faux alors que visiblement C’EST LA MÊME AUTORITÉ QUI S’ENGAGE ET QUI PARLE, ET QU’ELLE NE S’EXPRIME PAS DE FAÇON DIFFÉRENTE ? Aurions-nous la possibilité de voir des Papes en pleine schizophrénie nécessitant une bonne dose de neuroleptiques ? Si vous me dîtes que ce n’est pas LE MÊME TYPE D’AUTORITÉ QUI S’ENGAGE PARCE QU’ELLE SE DÉCLARE elle-même NON-INFAILLIBLE, en particulier quand elle profère des erreurs, comme au Concile Vatican II, qui ne voit le sophisme d’une telle affirmation !

En effet, si cette autorité se déclare non-infaillible, c’est qu’elle se déclare déjà l’Autorité, apte ou non à juger d’une chose, mais aussi c’est qu’elle n’est donc pas compétente pour juger de la chose dans le cas présent, sinon elle s’engagerait, jugerait, et serait alors infailliblement vraie puisqu’adéquate à son objet ! CAR EN MATIÈRE DE VRAI ET DE FAUX il n’y a PAS DE MOYEN TERME ! Et si elle n’est pas compétente, elle ne doit donc pas en bonne logique, se prononcer sur l’objet en question. Mais alors, POURQUOI SIGNE-T-ELLE DES DÉCRETS, CONSTITUTIONS DOGMATIQUES, DÉCLARATIONS ET AUTRES DOCUMENTS DE PAR SON AUTORITÉ alors qu’elle s’affirme elle-même NON COMPÉTENTE POUR SAVOIR SI C’EST L’EXACTE VÉRITÉ DE LA CHOSE ET POUR EN JUGER ? LES TERMES « ENGAGER SON AUTORITÉ » ont-ils encore un sens ? Un Concile Œcuménique est-il un jeu de cour de récréation ? Car ENFIN, QUELLE AUTORITÉ A UTILISÉ PAUL VI POUR AVALISER TOUT LE CONCILE VATICAN II ? VOILA LA CONTRADICTION PARFAITE qui montre que cette autorité est CONTRADICTOIRE et qui montre que tout cela n’arrive que PARCE QU’IL Y A en vérité ABSENCE DE MAGISTÈRE EN ACTE. Et ce n’est pas par l’effet d’un Magistère à géométrie variable comme vous le dîtes, ce qui est une absurdité sans nom !

De plus prétendre que les canons de St Vincent de Lérins, bien qu’ils soient nécessaires, sont une règle suffisante du Magistère Infaillible est une absurdité car c’est placer l’effet à la place de la cause, car s’il y a des choses crues dans l’Église depuis toujours, par tous et en tout lieu, c’est bien parce qu’il y a dès l’origine un Magistère EN ACTE qui nous transmet infailliblement ces vérités ! De plus stricto sensu, ils empêcheraient toute nouvelle décision du Magistère Infaillible en matière de Foi et de Mœurs, et tout passage de l’implicite à l’explicite serait impossible, puisqu’on nous dirait que cette nouvelle décision du Magistère n’était pas EXPLICITEMENT crue par tous depuis toujours et en tout lieu.

Enfin quant aux Canons de Saint Vincent de Lérins, il est clair que l’on ne peut les appliquer à l’Église actuelle car il y manque la possibilité d’y appliquer le « depuis toujours ». Mais d’autre part, comme la nouvelle doctrine est crue par tout ce qui fait fonction de Magistère Ordinaire Universel de l’église Conciliaire, qu’elle est maintenant la norme issue du Concile Vatican II, qu’elle est affirmée par le Pontife de cette église Conciliaire et donc qu’il y a UNANIMITÉ DANS L’AFFIRMATION DE CETTE NOUVELLE DOCTRINE (et ne me dîtes pas qu’il n’y a pas unanimité car même ceux qui râlent mais qui rejoignent quand même cette église, sont bien obligés d’accepter AU MOINS la nouvelle herméneutique qui doit mettre tout le monde d’accord, herméneutique qui soutient que ce n’est qu’une question d’interprétation des textes conciliaires s’il y a des divergences et non un problème doctrinal de fond, ce qui est justement l’enjeu actuel des « conciliabules » de la FSSPX avec cette église Conciliaire), cette nouvelle doctrine dis-je, étant MATÉRIELLEMENT l’expression d’un Magistère Ordinaire Universel, on se trouve devant la bizarrerie d’un Magistère Ordinaire Universel en théorie infaillible, mais qui ne répond pas aux Canons de Saint Vincent de Lérins, ET QUI DEVRAIT POURTANT ENSEIGNER CE QUI A ÉTÉ CRU « DEPUIS TOUJOURS ». Ce qui prouve bien que ce Magistère NE PEUT PAS ÊTRE FORMELLEMENT un Magistère Ordinaire Universel puisqu’il n’en porte pas les caractéristiques essentielles.

Vous me dîtes ensuite :

« Cependant, bien que la défaillance de l’Autorité soit inhabituelle, de rares précédents montrent qu’elle est parfois possible, et la situation actuelle de l’Église depuis Vatican II en est un cas de figure exemplaire après d’autres qui furent non moins inquiétantes ».

La défaillance de l’Autorité en matière de Foi et de mœurs n’est pas inhabituelle comme vous le dîtes péremptoirement, mais elle est impossible comme on l’a vu, et vos « rares précédents » que vous citez sont tous des cas dont l’interprétation historique est largement sujette à caution, que vous les utilisez seulement pour servir votre thèse, et vous en avez tellement besoin pour défendre cette thèse que vous seriez prêt à nous inventer un bon paquet de Papes hérétiques rien que pour nous la confirmer ! D’autres plus savants que moi en Histoire de l’Église on largement réfuté les mensonges que l’on voit étalés sans vergogne par certains dans ce blog et certains autres de la toile. De plus, la situation générée par Vatican II n’a rien de comparable avec une défaillance hypothétique et ponctuelle de l’Autorité, C’EST UNE APOSTASIE GÉNÉRALE dont il n’y a guère que la crise arienne, et encore pas totalement, qui puisse y être comparée ! Même la Réforme Protestante n’a pas généré une telle Apostasie générale et grâce à Dieu elle ne détruisit pas tout, n’a pas atteint la Chaire de Vérité qui resta intacte, et elle fut l’occasion de la Contre-réforme et du Concile de Trente !…

Ensuite,

« Vous ne voulez pas l’entendre, mais il importe d’insister sur le fait qu’un enseignement du Pape, ou d’un Concile, n’entraîne pas ipso facto une obéissance inconditionnelle :  celle-ci dépend et est proportionnée à l’intention avec laquelle le Magistère entend engager son autorité.  »

C’est vous qui n’entendez rien ! Il est évident que l’Intention du Magistère est importante, mais quand son intention s’engage et s’exerce par un jugement, elle oblige par définition ! Puisque l’objet propre du Magistère est TOUJOURS LA FOI ET LES MŒURS ET CE QUI EN DÉCOULE directement ou indirectement, SON INTENTION DE S’ENGAGER et le jugement qui en découle, PAR LUI-MÊME ET PAR NATURE OBLIGE NÉCESSAIREMENT ! C’est encore une invention moderniste de nous faire croire le contraire ! Ce qui va changer c’est la qualification soit d’erreur soit d’hérésie, de l’erreur jugée selon qu’elle atteint immédiatement le donné de la Foi ou bien seulement médiatement ce donné. D’autre part le Magistère peut très bien concernant un sujet suspendre son jugement en attendant l’avis des théologiens, ou pour toute autre raison, en cas de guerre et de troubles graves de la société civile, et en ce cas ce qu’il dit de la chose n’oblige pas dans la mesure où par définition il n’y a pas encore de jugement. Mais quand il y a jugement il y a obligation, au moins de certitude de raison (quand ce sont des erreurs), sinon toujours de Foi (quand ce sont des hérésies), de croire en ce que dit et juge le Magistère. Votre interprétation LIBÉRALE ET RELATIVISTE de la phrase « dépend et est proportionnée à » signifie simplement LA LIAISON LOGIQUE ENTRE L’INTENTION ET L’OBÉISSANCE, ET NON PAS QUE CELLE-CI SOIT SUJETTE À DEGRÉS D’ÊTRE. ON NE DIT PAS À MOITIÉ VRAI ET À MOITIÉ FAUX ! EST EST, NON NON !

Voilà la manière typique de faire des libéraux !… Vous prenez un membre de phrase et vous le sortez de son contexte pour appuyer votre thèse ou bien vous en tordez le sens pour en relativiser le contenu !

Mais le meilleur, que dis-je, le succulent est à suivre :

« C’est ce que confirme le cardinal Journet :  Le degré avec lequel le Magistère s’exprime dépend donc encore une fois de la volonté, de l’intention du Pape et des Évêques unis à lui. Il n’y a pas de coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible.  (Cf. C. Journet, L’Église du Verbe Incarné, p. 531). »

Réellement vous ne manquez pas de souffle de m’opposer comme argument d’autorité une autorité… conciliaire ! Voilà une jolie pétition de principe supplémentaire que le lecteur jugera à sa juste valeur ! De plus ce que nous dit le pseudo-cardinal Journet fait cardinal par une fausse autorité, faisant partie de la bande à Paul VI, Maritain et consorts, tous moderno-progressistes éprouvés, est une belle HÉRÉSIE qui contredit directement les constitutions de Vatican I à savoir qu’il est IMPOSSIBLE QUE LE MAGISTÈRE EXTRAORDINAIRE NE COÏNCIDE PAS AVEC L’INFAILLIBILITÉ, Concile Vatican I contredisant Journet directement, puisque ce Concile Vatican I nous dit justement le contraire ! Vous participez bien de l’hérésie de Journet et de ceux qui pensent comme lui ! De plus il faut bien remarquer le mot savoureux de « définitive » appliqué à la coïncidence, jargon typiquement moderniste qui ne signifie rien et qui laisse dans le flou relativiste celui qui tente d’y voir un contenu intellectuel ! C’est vraiment n’importe quoi ! En tout cas ce n’est pas catholique !

Vous ajoutez de façon aberrante et dans la confusion totale comme chacun pourra en juger,

« Si donc il n’y a pas coïncidence constante et définitive, cela veut dire qu’il peut y avoir des cas, certes exceptionnels [ pourquoi exceptionnels ? ], et Vatican II en est un [ on aimerait bien savoir pourquoi ! ], où un acte du Magistère ordinaire authentique ne possède pas la note de l’infaillibilité. »

Attendez là ! Vous nous parlez de cette jolie hérésie « qu’il n’y a pas coïncidence définitive entre Magistère extraordinaire et Magistère infaillible » et vous nous appliquez cela maintenant au Magistère Ordinaire que vous nous disiez infaillible un peu plus haut ? Mais c’est quoi ce raisonnement de gribouille ? Vous ne dîtes rien, sinon des absurdités intellectuelles qui ne démontrent qu’une seule chose, à savoir votre confusion totale ! De plus j’ai suffisamment réfuté cette notion de Magistère Authentique dont l’Infaillibilité serait à géométrie variable !

Ensuite, vous nous exposez une belle et grave erreur, que dis-je une quasi hérésie, hélas bien commune et bien dévastatrice :

« La règle de l’infaillibilité c’est la Tradition »

C’est inexact ! Et vous confondez ici la Tradition comme règle de Foi et l’Infaillibilité comme Charisme du Pontife Romain qui en soi détient le pouvoir de dire et de juger de la vérité sans erreur possible et de communiquer par participation cette Infaillibilité à toute l’Église. Le christ a-t-il dit que c’est par la Tradition que Pierre détient le pouvoir des clefs et le pouvoir de lier et de délier ? Alors il est évident que la Tradition comme le dit Jean de St Thomas est règle éloignée de la Foi (comme l’Écriture Sainte) et LE MAGISTÈRE INFAILLIBLE EST LA RÈGLE DE FOI PROCHAINE (avec les Conciles), car en fait c’est ce Magistère qui par ces actes enrichit cette Tradition transmise par les Apôtres dès l’origine et est garant de sa véracité. Si les Apôtres et avec eux tout le Magistère constant, n’avaient pas transmis INFAILLIBLEMENT et donc sans erreur possible l’Écriture Sainte et tout ce qui constitue le Donné Révélé, il n’y aurait pas plus de Tradition que de beurre en broche.

« Le Magistère infaillible n’est pas source, il a à son tour sa source dans la Tradition et l’Écriture Sainte »

Il est faux de soutenir que le Magistère n’est pas source également ! En effet, qui donc transmet l’Écriture sainte sinon le Magistère Infaillible seul apte à EN DÉTERMINER LES CANONS DE FAÇON CERTAINE ET INFAILLIBLE, ET À EN IMPOSER L’INTERPRÉTATION ? DE PLUS, QUI FAIT LA TRADITION EN ACTE ? SINON LE MAGISTÈRE VIVANT ET INFAILLIBLE QUI SEUL DÉTIENT LE POUVOIR DE LIER ET DE DÉLIER ? Qui ne voit que la Tradition est le résultat de l’activité incessante de ce Magistère Vivant et Infaillible qui seul a le pouvoir de lier et de délier depuis les commencements de l’Église, que c’est lui qui nous a transmis les Écritures Saintes, et qui enrichit à toute époque ainsi la Tradition par ses jugements au cours des Siècles ? Et c’est par ce Magistère que la Tradition elle-même devient règle de Foi car la Tradition est l’expression au cours des siècles de CETTE FOI TRANSMISE, EXPLIQUÉE, COMMENTÉE PAR CE MÊME MAGISTÈRE ET CE, DE FAÇON INFAILLIBLE ! Et si la Révélation est close à la mort du dernier Apôtre, il n’en demeure pas moins QUE TOUTES LES VÉRITÉS NE SONT PAS EN ACTE DANS L’ÉCRITURE SAINTE ET QUE L’INTERPRÉTATION MÊME DU DONNÉ RÉVÉLÉ REVIENT DE DROIT DIVIN AU MAGISTÈRE INFAILLIBLE. Il y a donc intercompénétration entre la Tradition et le Magistère dans le sens où le Magistère enrichit la Tradition et dans le sens où la Tradition est une règle de Foi pour l’Église qui par son Magistère ne peut se contredire au cours des siècles sans se détruire lui-même. En d’autres termes, l’Écriture et la Tradition constituent la source première de la Révélation : c’est là que le Magistère puise avant de se prononcer. Mais une fois que ce Magistère s’est prononcé, et comme il est la règle prochaine de la Foi, nous devons croire ce qu’il dit et obéir à ses jugements. Lui seul peut nous dire ce que nous DEVONS croire ! Sinon nous devenons comme les protestants, soumis au libre examen des Écritures et rien de plus.

Vous voulez une preuve supplémentaire de ce que je vous dis, une bonne preuve tirée de l’Autorité elle-même ?

Eh bien la voici :

« Comme tous les fauteurs d’hérésie et de schisme, [certains fidèles] se vantent faussement d’avoir conservé l’ancienne foi catholique, alors qu’ils renversent le principal fondement même de cette foi et de la doctrine catholique. Ils reconnaissent bien dans l’Écriture et la Tradition la source de la Révélation divine ; MAIS ILS REFUSENT D’ÉCOUTER LE MAGISTÈRE TOUJOURS VIVANT DE L’ÉGLISE, BIEN QUE RESSORTANT CLAIREMENT DE L’ÉCRITURE ET DE LA TRADITION, ET INSTITUE PAR DIEU COMME UN GARDIEN PERPÉTUEL DE L’EXPOSITION ET DE L’EXPLICATION INFAILLIBLES DES DOGMES TRANSMIS PAR CES DEUX SOURCES. Par suite, avec leur science fausse et bornée, indépendamment et même à l’encontre de l’autorité de ce magistère divinement institué, ils s’établissent eux-mêmes juges des dogmes contenus dans ces sources de la Révélation. Car font-ils autre chose, lorsqu’à propos d’un dogme de foi DÉFINI PAR NOUS, avec l’approbation du Saint Concile, ILS NIENT QUE CE SOIT UNE VÉRITÉ RÉVÉLÉE PAR DIEU ET EXIGEANT UN ASSENTIMENT DE FOI CATHOLIQUE, TOUT SIMPLEMENT PARCE QU’À LEUR AVIS CE DOGME NE SE TROUVE PAS DANS L’ÉCRITURE ET LA TRADITION ? Comme s’il n’y avait pas un ordre dans la Foi, institué par notre Rédempteur dans son Église et toujours conservé, selon LEQUEL LA DÉFINITION MÊME D’UN DOGME DOIT ÊTRE TENUE À ELLE SEULE POUR UNE DÉMONSTRATION SUFFISANTE, TRÈS SÛRE ET ADAPTÉE À TOUS LES FIDÈLES, QUE LA DOCTRINE DÉFINIE EST CONTENUE DANS LE DOUBLE DÉPÔT DE LA RÉVÉLATION, ÉCRIT ET ORAL. C’est d’ailleurs pourquoi de telles définitions dogmatiques ont toujours été et sont nécessairement UNE RÈGLE IMMUABLE POUR LA FOI COMME POUR LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE, à laquelle revient la très noble mission de montrer COMMENT LA DOCTRINE, AU SENS MÊME DE LA DÉFINITION, EST CONTENUE DANS LE DÉPÔT RÉVÉLÉ. »

(Pie IX cf. Lettre Inter Gravissimas du 28 octobre 1870).

 

Donc le Magistère est bien source de la Tradition laquelle devient ensuite règle de Foi pour l’Église toute entière. La Tradition ne descend pas du Ciel comme une entité abstraite mais est l’expression du Magistère vivant et constant de l’Église au cours des siècles.

Ensuite, vous me dîtes :

« L’Église en effet, alors qu’elle exige pour le Magistère infaillible un assentiment ferme, irrévocable, inconditionnel :  demande pour le Magistère authentique un assentiment relatif et conditionné : conditionné, surtout, par la fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi  (Salaverri, s.j., De Ecclesia Christi in Sacrae Theologiae Summa, liv. II, p. 658). »

Là encore, pour qu’il y ait fidélité de l’enseignement proposé au dépôt de la foi il faut que Le Magistère soit celui de l’Église, et donc Infaillible par nature, et non l’enseignement seulement du théologien du coin ! Et qui donc va décider de la fidélité de l’enseignement proposé sinon ce magistère lui-même infaillible comme le définit le Concile Vatican I dans son expression universelle, c’est-à-dire dans son Magistère Ordinaire et Universel ou bien dans son expression pontificale par le moyen du Magistère Ordinaire du Pape ? C’est justement parce que cette infaillibilité S’EXERCE EN CHAQUE MOMENT DE LA VIE DE L’ÉGLISE QUE LE MAGISTÈRE PEUT ENSEIGNER AVEC FIDÉLITÉ LE CONTENU DU DÉPÔT DE LA FOI ET DE CE QUI S’Y RAPPORTE.

Ensuite,

« Le titre de ‘Tradition Vivante’ ne peut donc en aucune façon être attribué au Magistère authentique non infaillible ».

C’est clair puisque ce Magistère est une pure invention des modernistes ! N’existant pas, il ne saurait se prononcer et ne saurait se prévaloir de ‘Tradition vivante’ !

Vous ajoutez,

«  Étant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer des dogmes comportant la note d’infaillibilité…  (Paul VI, discours du 12 janvier 1966). Exiger pour Vatican II, Magistère authentique non infaillible, la nature du Magistère infaillible, constitue une imposture que partagent modernistes et sédévacantistes. C’est attribué au dernier Concile une autorité qu’il n’a pas. »

On a vu plus haut ce qu’il fallait penser de tout cela !… IL N’Y A PAS EU DE CONCILE PASTORAL ET IL N’Y A PAS EU DE MAGISTÈRE EN ACTE À VATICAN II … IL N’Y A JUSTE EU QU’UN TRÈS MÉCHANT CONCILIABULE DESTRUCTEUR DE LA FOI CATHOLIQUE ET QUI A MIS EN PLACE LA FUNESTE SECTE CONCILIAIRE QUE L’ON CONNAIT !

Vous continuez dans votre incohérence,

« Or non Espada, cette éventuelle défaillance du Magistère ordinaire sur le plan disciplinaire n’est pas une position HÉRÉTIQUE (sic), c’est une position catholique rappelée par les plus grands docteurs de l’Église, dont les sentences gênantes sont écartées par vos soins … »

Calixte, êtes vous honnête intellectuellement ou êtes-vous totalement perdu ? Je commence à me le demander réellement, car JAMAIS AUPARAVANT VOUS N’AVEZ PARLE DE PUR ‘PLAN DISCIPLINAIRE’ ET MOI-MÊME DEPUIS LE DÉBUT DE MES INTERVENTIONS, PARLANT DU MAGISTÈRE ORDINAIRE, J’AI TOUJOURS PARLÉ DE SON INFAILLIBILITÉ EN MATIÈRE DE DOCTRINE ! Comment pouvez-vous avoir cette audace en vue de tromper et de noyer le poisson, de passer dialectiquement et insensiblement du plan doctrinal au plan disciplinaire ? Et je dis bien et je confirme que votre doctrine qui soutient qu’un Magistère de l’Église peut errer en matière de doctrine est une HÉRÉSIE, non une erreur, mais bien UNE HÉRÉSIE, car ce qui vous condamne ce n’est pas moi, mais le Concile Vatican I ! Ah vous devez le maudire quelque part ce Concile de Vatican I ! Quant aux Docteurs Catholiques dont vous m’envoyez l’autorité à travers la figure de façon arrogante et d’ailleurs fort fallacieuse, vous seriez bien en peine de m’en citer un seul qui parle de « Magistère Authentique conditionnellement infaillible » puisque cette expression est une invention conciliaire et moderniste pour les raisons que j’ai expliquées plus haut ! De plus sur le plan disciplinaire en quoi le Magistère peut-il être défaillant ? N’A-T-IL POINT LE POUVOIR DE LIER ET DE DÉLIER SANS EXCLUSIVE, Y COMPRIS SUR LE PLAN DISCIPLINAIRE et nous le droit de simplement y obéir ? C’est vous qui allez juger de la valeur d’une excommunication ou d’une censure ecclésiastique ? Mais grand Dieu, pour qui vous prenez-vous ? Vous êtes l’Église à vous tout seul peut-être ? Vous vous posez en Grand Inquisiteur, Juge suprême du Magistère ? Il y a vraiment de quoi sourire…

Continuons votre prose :

« Donc pour vous Espada, les courants hérétiques des siècles précédents, qui niaient et s’attaquaient à des points importants du Credo tout en menaçant de renverser et détruire l’Église (manichéens, gnostiques, ariens, donatistes, cathares, bogomiles, fraticelles, vaudois, modalistes, unitaristes, etc.), étaient sans danger, c’étaient des petites histoires anodines qui s’attaquaient à une Église en ordre ! Votre conviction sédévacantiste vous fait déraisonner totalement et oublier la leçon des siècles que vous feriez bien de révisez au plus vite. »

Voilà le passage type de celui qui polémique pour polémiquer, qui fait des procès d’intention en utilisant des attaques « ad hominem » ET QUI NE CROIT PAS UN MOT DE CE QU’IL RACONTE MAIS QUI UTILISE UNE MÉTHODE DE PAÏEN, JE DIS BIEN DE PAÏEN, pour abaisser son interlocuteur en se gardant bien de le réfuter sur le fond et surtout en déformant sa pensée. Vieille méthode dialectique qui ne m’impressionne en rien. Je ne relèverai donc pas vos dires tellement ils sont honteux, tellement ils vous abaissent, et tellement ils montrent un visage que chacun pourra juger en toute objectivité… Calixte vous ne cherchez pas la Vérité, vous ne l’aimez pas, vous cherchez simplement à avoir raison. Ce qui signe bien ici un esprit purement sectaire.

Ensuite, vous ajouter :

« … en dehors de son enseignement ex cathedra, et en dehors de son enseignement ordinaire, quand il cesse de répéter ce que la tradition unanime tient pour révélé, et donc quand il parle comme théologien privé, un pape peut tomber dans l’hérésie. »

Dîtes moi Calixte, vous faîtes du copier-coller ou quoi ? Maintenant vous nous parler de théologien privé qui peut tomber dans l’hérésie, et puis vous en excluez (de cette possibilité d’hérésie) l’enseignement ordinaire dont vous disiez qu’il était plus haut faillible dans son « Magistère Authentique conditionnellement infaillible » ? C’est quoi ce galimatias, cette bouillie pour les chats ? Avez-vous une doctrine un tant soi peu construite et cohérente par vous-même ? On peut en douter ! Vous êtes prompt à l’anathème mais lent à la cohérence et à la démonstration !

Vient après encore une belle erreur :

« …encore une fois, saint Robert Bellarmin – et avec lui Cajetan – parlent bien de “résister” aux erreurs doctrinales d’un pape tout en continuant a le considérer véritablement pape, puisque l’un et l’autre font valoir qu’en cas d’erreur et même d’hérésie, le Pape reste Pape ».

Calixte, soit vous mentez, soit vous êtes mal renseigné, car voici ce que dit Saint Bellarmin, s’opposant à Cajetan :

« La quatrième opinion est celle de Cajetan, selon laquelle le Pape manifestement hérétique n’est pas déposé ipso facto, mais peut et doit être déposé par l’Église. À MON AVIS, CETTE OPINION NE PEUT SE DÉFENDRE. Puisqu’à prime abord, il est prouvé, avec arguments d’autorité et de raison, que L’HÉRÉTIQUE MANIFESTE EST DÉPOSE IPSO FACTO. L’argument d’autorité est tiré de Saint Paul (Tite, c. 3), lequel ordonne que soit évité l’hérétique après deux avertissements, c’est-à-dire après qu’il se soit manifesté obstiné, et donc avant toute excommunication ou sentence juridique. Et c’est ce que Saint Jérôme écrit, en ajoutant que tous les autres pécheurs sont exclus de l’Église par sentence d’excommunication, tandis que l’hérétique, de par son propre mouvement, s’exile de lui-même et se sépare de lui-même du Corps du Christ. Maintenant, un Pape demeurant Pape ne peut être évité, alors comment donc serions-nous tenus d’éviter notre propre tête ? Comment pourrions-nous nous séparer nous-mêmes d’un membre qui nous est uni ? » (Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, livre II, chap. 30)

De plus, lu dans le DTC :

« Résumons en guise de conclusion, l’explication que les meilleurs théologiens et canonistes ont donnée à cette difficulté (Bellarmin, De Romano Pontifice, l. II, c.30 ; Bouix, De papa, t. II, Paris, 1869, p. 653 ; Wernz-Vidal, Jus Decretalium, l. VI, Jus poenale ecclesiae catholicae, Prati, 1913, p. 129). Il ne peut être question de jugement et de déposition d’un pape dans le sens propre et strict des mots. Le vicaire de Jésus-Christ n’est soumis à aucune juridiction humaine. Son juge direct et immédiat est Dieu seul. Si donc d’anciens textes conciliaires ou doctrinaux semblent admettre que le pape puisse être déposé, ils sont sujets à distinction et à rectification. Dans L’HYPOTHÈSE, INVRAISEMBLABLE D’AILLEURS, OU LE PAPE TOMBERAIT DANS L’HÉRÉSIE PUBLIQUE ET FORMELLE, IL NE SERAIT PAS PRIVÉ DE SA CHARGE PAR UN JUGEMENT DES HOMMES, MAIS PAR SON PROPRE FAIT, PUISQUE L’ADHÉSION FORMELLE À UNE HÉRÉSIE L’EXCLURAIT DU SEIN DE L’ÉGLISE. » (R. NAZ, Dict. de Droit Canonique, t. IV, col. 1159)

Nous sommes bien dans une hypothèse d’École car même le DTC nous dit que L’HYPOTHÈSE D’UN PAPE TOMBANT DANS L’HÉRÉSIE EST INVRAISEMBLABLE. Or ce qui est invraisemblable ne peut arriver et ne correspond donc à aucune vérité.

Que nous dit en plus S. Thomas de l’hérésie ? Il est bon ici de le rappeler ! Voir Somme Théologique II-IIae, Q5, article 3, Respondeo :

« L’hérétique qui refuse de croire à un seul article de foi NE GARDE PAS L’HABITUS DE FOI, NI DE FOI FORMÉE, NI DE FOI INFORME. Cela vient de ce que, dans un habitus quel qu’il soit, l’espèce dépend de ce qu’il y a de formel dans l’objet ; cela enlevé, l’habitus ne peut demeurer dans son espèce. OR, CE QU’IL Y A DE FORMEL EN L’OBJET DE FOI, C’EST LA VÉRITÉ PREMIÈRE TELLE QU’ELLE EST RÉVÉLÉE DANS LES SAINTES ÉCRITURES ET DANS L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE, QUI PROCÈDE DE LA VÉRITÉ PREMIÈRE. Par suite, celui qui n’adhère pas, COMME À UNE RÈGLE INFAILLIBLE ET DIVINE, À L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE QUI PROCÈDE DE LA VÉRITÉ PREMIÈRE RÉVÉLÉE DANS LES SAINTES ÉCRITURES, CELUI-LÀ N’A PAS L’HABITUS DE LA FOI. S’il admet des vérités de foi, c’est autrement que par la foi. Comme si quelqu’un garde en son esprit une conclusion sans connaître le moyen qui sert à la démontrer, il est clair qu’il n’en a pas la science, mais seulement une opinion. En revanche, il est clair aussi que celui qui adhère à l’enseignement de l’Église comme à une règle infaillible, DONNE SON ASSENTIMENT À TOUT CE QUE L’ÉGLISE ENSEIGNE. Autrement, s’il admet ce qu’il veut de ce que l’Église enseigne, et n’admet pas ce qu’il ne veut pas admettre, à partir de ce moment-là IL N’ADHÈRE PLUS À L’ENSEIGNEMENT DE L’ÉGLISE COMME À UNE RÈGLE INFAILLIBLE, MAIS À SA PROPRE VOLONTÉ. Ainsi est-il évident que l’hérétique qui refuse opiniâtrement de croire à un seul article n’est pas prêt à suivre en tout l’enseignement de l’Église ; car s’il n’a pas cette opiniâtreté, il n’est pas déjà hérétique, il est seulement dans l’erreur. Par là il est clair que celui qui est un hérétique opiniâtre à propos d’un seul article, n’a pas la foi à propos des autres articles, mais une certaine opinion dépendant de sa volonté propre. »

Somme Théologique, II-IIae, Q11, art.3. sed contra et respondeo :

« Sed Contra : l’Apôtre écrit (Tt 3, 12) L’homme hérétique, après un premier et second avertissement, évite-le, sachant qu’il est un dévoyé. Respondeo dicendum : En ce qui concerne les hérétiques, il y a deux choses à considérer, une de leur côté, une autre du côté de l’Église. De leur côté il y a péché. Celui par lequel ils ont mérité non seulement d’être séparés de l’Église par l’excommunication, mais aussi d’être retranchés du monde par la mort. EN EFFET, IL EST BEAUCOUP PLUS GRAVE DE CORROMPRE LA FOI QUI ASSURE LA VIE DE L’ÂME QUE DE FALSIFIER LA MONNAIE QUI SERT À LA VIE TEMPORELLE. Par conséquent, si les faux monnayeurs ou autres malfaiteurs sont immédiatement mis à mort en bonne justice par les princes séculiers, bien davantage les hérétiques, aussitôt qu’ils sont convaincus d’hérésie, peuvent-ils être non seulement excommuniés mais très justement mis à mort. Du côté de l’Église, au contraire, il y a une miséricorde en vue de la conversion des égarés. C’est pourquoi elle ne condamne pas tout de suite, mais “après un premier et un second avertissement”, comme l’enseigne l’Apôtre. Après cela, en revanche, s’il se trouve que l’hérétique s’obstine encore, l’Église n’espérant plus qu’il se convertisse pourvoit au salut des autres en le séparant d’elle par une sentence d’excommunication ; et ultérieurement elle l’abandonne au jugement séculier pour qu’il soit retranché du monde par la mort. S. Jérôme dit en effet ceci, qu’on trouve dans les Décrétales :  Il faut couper les chairs pourries et chasser de la bergerie la brebis galeuse, de peur que tout le troupeau ne souffre, ne se corrompe, ne pourrisse et périsse. Arius dans Alexandrie fut une étincelle ; mais, parce qu’il n’a pas été aussitôt étouffé, son incendie a tout ravagé  »

Vous me dîtes ensuite,

« L’Église possédera toujours les moyens de grâce, les clefs du royaume des cieux et avec cela, elle restera l’unique dépositaire du salut ; mais le pouvoir des clefs ne dépendra pas de la fidélité personnelle de celui qui sera amené à l’exercer. Ce qui veut dire que les hommes d’Église, même le premier d’entre eux, lorsqu’ils auront à exercer leur autorité, pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’ils doivent transmettre. Mais pour autant l’Église ne sera menacée ni dans son existence, ni dans sa sainteté. »

Je vous ferais remarquer que si l’Église possède les Clefs du Royaume des Cieux, c’est parce que c’est Pierre (et ses successeurs) qui les détient. Alors il est certain que si les successeurs de Saint Pierre ne sont pas tous des saints ils se doivent d’être AU MINIMUM FIDÈLES À LA SAINE DOCTRINE QU’ILS ONT LA CHARGE DE TRANSMETTRE ET QUE POUR CETTE RAISON LEUR FIDÉLITÉ DOCTRINALE DANS L’EXERCICE DE LEUR CHARGE, EST UNE CHOSE QU’ON NE PEUT METTRE EN DOUTE. Donc ce que vous me dîtes « ils pourront ne pas toujours être à la hauteur de la foi et de la grâce qu’ils doivent transmettre », je dis que c’est faux quand ils sont dans l’exercice de leur charge, et ce pour toutes les raisons exposées plus haut. Si ce que vous me dîtes était vrai où en serait donc l’Infaillibilité de l’Église ? Juste dans ses jugements extraordinaires ? Et dont l’hérétique de Journet nous dit en bon conciliaire qu’il n’y a même pas de lien permanent entre le Magistère Extraordinaire et son Infaillibilité ? Alors en ce cas comment pour toute la Catholicité comment pourrait-il y avoir certitude morale absolue que le Magistère nous enseigne la Vérité ? On ne peut être catholique sans cette certitude morale que l’Autorité légitime nous enseigne toujours la Vérité quelques soient par ailleurs les vertus personnelles de ceux qui composent ce Magistère. JE DIRAIS QUE NOUS N’AVONS MÊME PAS À NOUS POSER LA QUESTION CAR SINON NOUS ENTRONS DIRECTEMENT EN UN TERRAIN DANGEREUXLE LIBRE EXAMEN PREND LE PAS SUR L’ADHÉSION À LA FOI DONT LE MAGISTÈRE EST LE SEUL À AVOIR, DE DROIT DIVIN, LE POUVOIR DE NOUS LA TRANSMETTRE ET DE NOUS L’IMPOSER. Comment le Christ aurait-il pu fonder une Église moyen unique du salut éternel des âmes sans cette certitude ? Le Salut n’est pas une affaire de jeu de l’esprit, c’est notre éternité que nous engageons !

Vous ajoutez ensuite,

« Pie XII a parfaitement vu ce qui dans la bulle de Paul IV contredisait le “droit divin” qui caractérise la nature de l’élection pontificale, et qui est porteur d’un critère d’infaillibilité devant lequel la bulle de Paul IV, de nature uniquement disciplinaire et non-dogmatique, qui est unique dans le Bullaire pontifical bien qu’elle fut très incidemment reprise dans le droit canon pie-bénédictin pour un motif étranger à l’invalidation de l’élection pontificale, s’incline absolument. Pie XII a donc corrigé l’erreur de Paul IV. »

Vous croyez vraiment à ce que vous me dites là ? Honnêtement j’en doute ! Quand on lit ce passage je ressens comme une mauvaise foi totale, je suis vraiment navré de vous le dire ! Qu’est-ce qui contredit le droit divin dans la Bulle de Paul IV ? C’est que les hérétiques ne puissent pas participer à l’élection des Pontifes Romains ? Parce que vous trouvez, VOUS, que c’est NORMAL que les hérétiques participent à l’élection de celui qui aura la Charge Suprême dans l’Église ? Avez-vous lu un peu de doctrine catholique dans votre vie ? N’avez-vous jamais lu un tant soit peu que les hérétiques ne SONT PAS dans l’Église, qu’ils n’y appartiennent pas ? S. Thomas ne dit-il que des sottises ? Toute la Tradition et les Pères de l’Église aussi ? Ne connaissez vous pas le Principe de Catholicité ? Et EN QUOI la Bulle de Paul IV que visiblement vous détestez parce qu’elle contredit vos thèses fausses et mortifères pour la Foi, serait-elle un sous-document du Magistère ? Parce qu’elle vous dérange ? Alors qu’elle porte justement TOUS LES SIGNES de la plus haute Autorité, avec perpétuité et anathème, et qu’elle est EN TOUT conforme à la saine doctrine ! Et vous avez le toupet de parler de « l’erreur de Paul IV » ? Qui êtes vous pour le faire ? Je crois à vous lire que vous êtes vraiment un sectaire ! Vous prenez ce qu’il vous plait et quand cela vous dérange vous dénigrez l’Autorité et ses décisions ! De plus, j’ai prouvé dans ma lettre précédente que la Constitution de Pie XII ne pouvait pas invalider la Bulle de Paul IV, puisque de soi il n’est pas possible de voir un hérétique QUI N’A NI LE PÈRE NI LE FILS comme le dit S. Jean, participer à la Vie de l’Église dans ce qu’elle a de plus important, à savoir la désignation de son Chef ! Vous avez réellement une drôle de conception de l’Église et de l’Autorité, permettez moi de vous le dire, et votre foi n’est pas vraiment orthodoxe ! Vous me semblez avoir le cœur bien plus proche de ceux qui détruisent l’Église avec acharnement depuis 50 ans comme ils ont détruit la Société Civile depuis encore bien plus longtemps, et pour moi c’est un symptôme très grave de votre dérive doctrinale en matières graves.

De plus, voici ce qu’on peut ajouter :

« Une bulle pontificale n’a aucunement besoin d’être confirmée par le successeur du pape défunt pour demeurer en vigueur. Voici ce qu’en dit Léon XIII :  Le bruit s’était répandu que Clément XII étant mort, la peine d’excommunication portée par sa bulle «  In eminenti  » du 4 mai 1738, contre les francs-maçons, serait sans effet, puisque cette bulle n’avait pas été expressément confirmée par son successeur. Assurément il était ABSURDE de prétendre que les bulles des anciens pontifes dussent tomber en désuétude si elles n’étaient pas expressément approuvées par leurs successeurs  (Dixit Léon XIII : Lettre apostolique Quo graviora, du 13 mars 1826).Donc, la bulle de Paul IV, « valide à perpétuité » n’a point besoin d’être confirmée par qui que ce soit. Si elle fut toutefois confirmée par Saint Pie V et Saint Pie X, c’était tout simplement pour quelle ne tombât point dans l’oubli et quelle fût scrupuleusement observée. De plus, cette Bulle signifiant plus que le Droit Ecclésiastique pur, MAIS BIEN LE DROIT DIVIN, À SAVOIR QU’AUCUN HÉRÉTIQUE NE PEUT PRÉTENDRE ÊTRE DANS L’ÉGLISE, IL EST ÉVIDENT QU’ELLE NE PEUT ÊTRE ABROGÉE PAR QUICONQUE. Ajoutons que le texte de Paul IV est non seulement contenu implicitement, mais même cité explicitement dans le Codex Iuris Canonici, et ce non pas une fois, mais en quinze endroits différents. Pour qu’une loi dans l’Église soit supprimée, il faut qu’un document le déclare expressément. Cela ressort des 30 premiers chapitres du code publié par Benoît XV. Or, aucun document officiel ne supprima la bulle de Paul IV, rangée au contraire officiellement dans le corps des lieux canoniques » (Abbé Mouraux, Bonum Certamen, n° 80).

De plus, la Bulle de Paul IV étant de caractère non seulement disciplinaire, mais aussi doctrinal, car le fait que les hérétiques soient en dehors de l’Église est un problème de DOCTRINE et non de discipline, étant revêtue de tous les attributs de la plus haute Autorité, est une Bulle qui ne peut être abrogée par le principe même de l’unité morale et doctrinale de la Papauté au cours des siècles et il me semble que vous avez quelques difficultés à comprendre cela. Cette Bulle est donc valable à perpétuité, et garde toute sa force au cours des temps comme elle même le souligne d’ailleurs ! Si tout cela ne vous convainc pas, alors je crois honnêtement qu’il n’y a plus rien à faire pour vous convaincre et toute discussion est vaine car votre intelligence est totalement obscurcie et incapable de voir des choses évidentes et qui relèvent même du simple bon sens !

Vous me dîtes pour finir :

« Que Dieu éclaire votre intelligence, purifie votre esprit en apaisant votre âme, et qu’il vous bénisse et vous garde en vous ramenant à la foi catholique ».

Eh bien j’en dirai exactement la même chose à votre sujet ! Dans ces temps troublés où la Révolution a détruit et pollué jusqu’aux racines même de la Foi et de la Société humaine, où l’erreur multiforme semble définitivement remporter la victoire et où on la voit se poser comme l’égale de la Vérité, ce n’est plus le temps des compromis même s’ils partent subjectivement d’une bonne intention, car tout compromis en ce domaine travaille uniquement pour l’erreur en relativisant la Vérité et donc en la détruisant. Est est, non non. J’ajouterai qu’il est une faute grave que le Bon Dieu ne pardonne pas, c’est le Péché contre l’Esprit Saint car il signe l’endurcissement irréversible du cœur. Ne soyez donc pas comme Pharaon, participant avec lui à ce péché irrémissible et acceptez de voir la vérité en face même si elle vous dérange. Si Dieu est lent à la colère il est prompt à la miséricorde. L’unique chose importante n’est-elle pas notre salut et qu’avons-nous à faire de la gloire du Monde qui passe ? Mais comment pouvons-nous aimez Dieu si nous n’aimons pas la Vérité ?

Espada.


 

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Written by Cave Ne Cadas

décembre 15th, 2011 at 11:50

FSSPX : une SOCIÉTÉ SECRÈTE !

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Monsieur A.M. Bonnet de Viller a adressé à 180 prieurs, hier 28 novembre, une Lettre Ouverte à Mgr Bernard Fellay.

Selon lui, la fsspx est en train de devenir une société secrète !

Le secret couvrant les décisions, et l’identité des personnes qui les prennent, est un système maçonnique. C’est la constatation de ce système qui fut explicitement le premier motif de la première condamnation de la Franc-Maçonnerie par le Pape régnant au XVIII e siècle.

 

Et voilà que la Fraternité sacerdotale Saint Pie X, fondée par Monseigneur Lefebvre, est en train de devenir une société secrète.
C’est-à-dire une société dans laquelle les buts et les “ préambules ” doctrinaux ne sont connus des affidés (les fidèles) que par grades initiatiques.
Si vous êtes simple fidèle, vous n’avez que des droits limités : mettre vos enfants dans nos écoles, payer vos pensions, mettre de l’argent dans nos quêtes, et dans notre denier du culte… et vous taire !
Si vous êtes prêtre dans la fsspx, vous devez absolument vous taire. Et si vous avez le malheur de parler un peu trop fort, vous serez sanctionné, renvoyé aux antipodes, mis hors d’état de nuire, ou exclus !

Vous pouvez lire la Lettre Ouverte complète ci-dessous :

 

Télécharger la Lettre en PDF

 

Le catéchisme d’un curé intrus

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À mettre en parallèle avec l’église Conciliaire…

1791 – 2011 : même combat !

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le catéchisme
du curé intrus

L’Intrus, interrogeant un Enfant : Qu’est-ce que l’Église.

L’Enfant. L’Église est l’assemblée des Fidèles, qui. . . .

Il se fait un grand tumulte à l’occasion d’une fille dévote qu’une troupe de jeunes gens traînent par force dans l’Église. L’Intrus lève la tête : Qu’est-ce donc que ce bruit ?

Un des jeunes-gens. Monsieur, c’est une de nos Dévotes que nous amenons au Catéchisme.

L’Intrus. Bon, bon, allons, pas tant de tapage, nous sommes dans le lieu saint.

Pendant ce temps là, quatre ou cinq jeunes gens vont se poster à la porte de l’Église, pour empêcher la Dévote d’en sortir. Celle-ci est forcée de prendre place dans un banc. L’Intrus s’avance vers elle, et lui dit d’un ton doucereux : Qu’avez-vous donc, ma fille ? Pourquoi avez-vous peur de moi ? je ne suis pas un loup.

La Dévote. Tout le monde n’en convient pas, Monsieur. Il y a loup et loup, comme il y a brebis et brebis.

(…)

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Le catéchisme d’un curé intrus.

Auteur : Anonyme

Éditeur : César-Auguste-B -J Guerbart, (imprimeur-libraire) ; Claude Perroud

À Paris : de l’imprimerie de Guerbart, 1791

Written by Cave Ne Cadas

novembre 28th, 2011 at 8:08

MONDIALISME : Le Nouvel Ordre Mondial en place

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Le 19 novembre 2011, l’Action Familiale et Scolaire a organisé à Paris, une Journée sur le thème

« L’agression mondialiste dans notre quotidien ».

Philippe Bourcier de Carbon, a accepté de leur donner une conférence remarquable sur L’économie et les finances au service du mondialisme.

Philippe BOURCIER DE CARBON :
L’économie et les finances au service du mondialisme

 

Philippe Bourcier de Carbon, Polytechnicien X50, Economiste et Démographe, fondateur du groupe polytechnicien X-démographie-économie-population.
Philippe Bourcier de Carbon, est président de l’AIRAMA (Alliance Internationale pour la Reconnaissance des Apports de Maurice Allais en Physique et en Economie), l’association des amis de Maurice Allai.

Maurice Allais (1911-2010), en 2001.

 

La diffusion de ces vidéos sur notre site ne veut pas dire que nous cautionnions ni le réalisateur, Franck Abed, ni l’ASF – organisatrice de ce débat sur le Mondialisme –, mais cette excellente et remarquable conférence de notre ami PBC mérite une large diffusion de par le sujet traité.

Une autre conférence (pour information) a été donnée par Yann LE COZ (collaborateur de l’AFS).

Yann LE COZ de l’AFS – Face au mondialisme

 

 Nous vous proposons, pour plus d’informations de visiter le très bon site www.barruel.com sur le Nouvel Ordre Mondial, franc-maçonnerie et lucifer…

 

Une Polémique intéressante

with 3 comments

Le Blog La Question a suscité un débat clair et intéressant suite à son Post du 23 octobre 2011 :
Mgr Fellay : le chemin de restauration de l’Église.

Charles, l’un des intervenant, nous a envoyé ce message :

 

Messieurs les Abbés, Mesdames, Messieurs,

Je me permets de vous communiquer un long message posté sur le blog « La Question » par un certain « Calixte » (qui, à n’en pas douter, est certainement un clerc) en réponse à des messages d’autres participants à ce forum. Il démontre clairement que « l’esprit et la religion » de la FSSPX sont les nouveaux (?) persécuteurs de l’Église… et qu’à ce titre ils doivent être désormais combattus sans merci, malgré les attachements affectifs encore parfois coupables des transfuges de cette même Fraternité. Merci donc de l’intérêt que vous voudrez bien porter à la réfutation des monstrueuses erreurs de ce long factum.

Fraternellement et respectueusement vôtre.

Charles P. (laïc)

 

ndr CatholicaPedia : Les accentuations, gras et soulignés sont de nous.

Vous pouvez télécharger la polémique complète en PDF


 

Calixte lien permanent

18 novembre 2011 22:14

Charles
Espada

Je réponds ici à vos messages :

http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-22989

http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/10/23/mgr-fellay-le-chemin-de-restauration-de-leglise/#comment-22962


 

Comme ma première, cette réponse vous est adressée collectivement. Bien évidemment vos styles diffèrent, et je ne saurai trop me féliciter de la « relative mesure », quoique, avec laquelle Espada rédige ses arguments ce qui contraste avec les manières absolument désagréables de Charles, mais sur le fond vos propos se rejoignent et forment, comme en un écho répétitif de l’un à l’autre, une identique partition erronée, je n’ose dire un même « cantique » tant ils sont éloignés de la doctrine catholique.

Bien évidemment je ne m’arrête à aucune de vos guirlandes colorées constituées d’adjectifs aimables que vous avez tressés à mon endroit, laissant cela à l’écume superficielle, dénuée d’intérêt, d’un flot de visions schismatiques confuses si terriblement éloignées du véritable esprit de charité propre à des chrétiens.

Mais posons un fait : ainsi donc pour vous Messieurs, les docteurs de l’Église, dont certains sont sur les autels, les plus éminents théologiens et canonistes qui vous ont été cités, débitent des «  fadaises » (sic !)

Examinons cela.

1°) Premier point le sujet du magistère ordinaire authentique qui serait selon vous « toujours infaillible ».

Le Magistère ordinaire est, sachez-le, « conditionnellement » infaillible, ce qui explique que Vatican II peut être contesté sur ses points litigieux. Et s’il advient que le Pape ou les Évêques, même dans leur enseignement “ authentique ”, enseignement donné par eux en vertu de leur fonction, avec l’autorité de leur rang, en viennent à proférer quelque nouveauté ou quelque opinion discutée, pareille doctrine ne peut être considérée comme relevant du Magistère ordinaire. Elle ne présente alors aucune garantie d’infaillibilité. Et c’est la grande infirmité de ce magistère ordinaire de n’être pas séparé par une frontière nette et incontestable du royaume des opinions humaines. (Tertium non datur : « sive solemni judicio, sive m.o.u. », Dz 1792)

Vatican II n’a pas été un exercice du magistère extraordinaire comme cela a été déclaré à plusieurs reprises au Concile.

II y a donc, dans la mission divine de la Hiérarchie, des points faibles, pire, de grands espaces faillibles. S’il n’y en avait pas, les hommes d’église seraient de vrais dieux ! Il faut donc distinguer des degrés dans l’exercice des pouvoirs hiérarchiques. En certains domaines, à certaines conditions précises, l’infaillibilité du Magistère est sûre et entière : c’est pour ainsi dire Dieu même qui parle par le Pape, par le Concile. En d’autres domaines, ou faute de certaines conditions, la défectibilité humaine l’emporte sur l’assistance divine.

Que les évêques aient été à Vatican II d’accord avec un enseignement, liturgique, moral, pastoral nouveau n’est pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible. Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais, nous l’avons vu, qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI. Les Actes du Concile Vatican II, et tous les actes du magistère authentique qui s’ensuivent, ne sont donc pas infaillibles. S’ils ne sont pas infaillibles, c’est qu’ils sont faillibles.

La perspective catholique est très claire : l’autorité est au service de la vérité. Il n’est donc en aucune façon possible d’exiger l’obéissance lorsque l’enseignement proposé est contraire à la vérité. L’autorité se pose dans l’Église comme un moyen, et non comme une fin. Et c’est justement à cause de cette grande confusion au sujet du rapport entre autorité et vérité que les « révolutionnaires » ont pu greffer sur le tissu catholique les germes de l’erreur moderniste, sans que les « anticorps » ne réagissent à cette terrible infection. Ils ont abusé de l’obéissance pour imposer leur fausse doctrine, et chaque fois que certains avec courage ont tenté de manifester leur désaccord, on a utilisé contre eux l’accusation de « désobéissance » pour isoler ces malheureux et briser ainsi toute forme de résistance. C’est cet usage pervers de la vertu d’obéissance que Mgr Lefebvre a magistralement défini comme étant « le coup de maître de Satan »

Qu’en est-il donc pour les actes de l’autorité suprême qui ne sont pas de destination universelle ?

Réponse de saint Thomas (Quodlibet IX, art. 16) :

« In aliis vero sententiis quae ad particularia facta pertinent, ut cum agitur de possessionibus, vel de criminibus, vel de hujusmodi, possibile est judicium Ecclesiae errare propter falsos testes. »

 

Dans l’ordre « pratique », et notamment dans le gouvernement de l’Église, il n’est donc pas du tout impossible qu’un pape puisse effectivement se tromper dans le cadre de décisions portant sur des faits particuliers.

Les « canons de Saint Vincent de Lérins » précisent bien que lorsqu’une chose est crue dans l’Église depuis toujours, par tous et partout, elle est réputée infaillible, c’est l’infaillibilité du magistère ordinaire. Mais remarquons que la mention de « depuis toujours » exclut de son champ d’application toutes les nouveautés conciliaires, post-conciliaires, etc… Si les évêques conciliaires sont aujourd’hui d’accord avec un enseignement nouveau cela n’est donc pas suffisant pour donner à celui-ci un caractère infaillible.

Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI. [1]

Les choses sont donc réglées, Vatican II n’a pas de caractère d’autorité infaillible.

La situation a-magistérielle qui a précédé, accompagné et suivi Vatican II fait que l’une, et non des moindres spécificités de ce concile est que la volonté du pape et des évêques fut de le situer sur un plan purement non-dogmatique. Ainsi, la volonté de « fixer une ligne » fut parfaitement claire : Vatican II a engendré un état d’esprit, mais sûrement pas un corpus doctrinal.

2°) L’hérésie du Concile et des Papes conciliaires

La question unique au sujet de la prétendue hérésie du Concile qui fait bondir Espada et vociférer Charles, est : y a-t-il une hérésie formelle des papes conciliaires de Jean XXIII à Paul VI, Jean-Paul II jusqu’à Benoît XVI ?

Or, je vous rappelle, que pour qu’il y ait une hérésie il faut une erreur en matière de dogme, premier point ; il faut ensuite qu’il y ait une pertinacité sentenciellement constatée, jugée, observée, sourcée et documentée, second point ; et là le deuxième point, vous aurez du mal à l’obtenir et troisièmement il faut une désertion de la foi en la révélation chrétienne.

Comme l’ensemble des trois conditions n’est pas réuni, c’est le moins qu’on puisse dire, Vatican II, du point de vue du droit canon, et l’Église est une société spirituelle fondée sur ce droit, ne participe pas de l’hérésie formelle. D’ailleurs, s’il n’y a pas d’hérésie formulée clairement dans tout le magistère conciliaire, ce n’est pas pour rien. Cela signifie que nous avons quand même affaire à des évêques qui, quoique modernistes, connaissent parfaitement leurs classiques et qui ont fait en sorte de ne pas déraper formellement en matière de dogme.

3°) À la tête de l’Église, qui sera jusqu’à la fin des temps, il y a toujours un Pape

Le dominicain ardennais Billuart [2] († 1757), qui synthétisa l’enseignement de l’école thomiste traditionnelle quelques années avant que la Révolution ne vienne définitivement ruiner le cadre congénital de la scolastique que fut une société de chrétienté, pense effectivement que même un pape hérétique qui fait état de son erreur peut continuer à exercer la papauté. Il faudrait, pour qu’il perde sa juridiction, une déclaration des évêques catholiques (seuls juges de la foi, en dehors du pape, de par la volonté divine) constatant l’hérésie du pape. Billuart soutient même une suppléance de l’autorité de juridiction. Quant à Timoteo Zapelena s.j. il émit aussi l’hypothèse d’une suppléance de juridiction, bien que limitée, accordée par le Christ pour assurer la continuité de l’Église.

Si Billuart émet l’hypothèse d’une suppléance de juridiction pour un pape manifestement hérétique, (Zapelena émet l’hypothèse même pour un antipape), on ne voit pas pourquoi cette suppléance n’est pas théologiquement possible même pour un “pape” materialiter [3], à ces actes nécessaires pour procurer la continuité de la structure hiérarchique de l’Église, qui est postulée par la foi dans les promesses de Notre-Seigneur.

À ce sujet : « Puisque la matière est une puissance qui reçoit la forme et l’imparfait ou potentiel est ce par quoi vient le parfait, se ramènent à la cause matérielle :

a) les accidents qui disposent le sujet à recevoir une forme : cause matérielle dispositive déterminée ;

b) les parties, tant les essentielles (matière et forme) que les intégrales, qui composent le tout ;

c) n’importe quel sujet potentiel qui reçoit un acte. Par exemple, la substance spirituelle en relation à ses accidents, l’essence en relation à l’existence, un accident en relation à un autre, sont dits causes matérielles au sens le plus vaste. »

(Gredt, Elementa Philosophiæ Aristotelico-Thomisticæ Friburgi Brisgroviæ : Herder, 1932 n° 751).

Voici ce qu’affirme Billuart :

« Le Christ, par une providence particulière, et pour le bien commun et la tranquillité de l’Église, continue de donner juridiction à un pontife même manifestement hérétique, jusqu’à ce qu’il soit déclaré hérétique manifeste par l’Église. » (BILLUART, De Fide, diss. V, a. III, § 3, obj. 2).

4°) Votre attitude schismatique luthérienne n’est pas catholique

J’en finirais Messieurs Espada et Charles, par un rappel de la discipline de l’Église que vous méprisez grandement.

En effet, le droit divin que rappelle le cardinal Billot (Cf. De Ecclesia Christi, T. II, Ed. Gregor., Rome, 1929, de habitudine Ecclesiae ad civilem societatem), oblige à ce que chacun respecte la discipline catholique.

Grégoire VII l’a dit avec force contre les schismatiques de l’époque, ancêtres lointains des actuels sédévacantistes que vous êtes qui propagent l’erreur : « le pontife Romain, s’il a été canoniquement élu, est fait saint, de manière indubitable, par les mérites de saint Pierre » (Dictatus papae).

Ceci est une vérité de foi, dogmatique et infaillible, proclamée par les Papes contre laquelle vous vous rebellez, vous et vos amis, de manière peccamineuse par esprit d’insoumission et d’orgueil.

Elle s’impose d’autant plus cette vérité, que depuis Pie XII, la bulle de Paul IV a été rendue caduque, ce qui met un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement.

Voici en effet ce que dit Pie XII :

« Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection ; elles conserveront leurs effet pours tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).

Votre attitude prônant la vacance du Saint-Siège, ne reconnaissant plus l’Église comme l’authentique Épouse du Christ, est donc non seulement coupable, mais de plus elle pêche doublement par son caractère de condamnable pertinacité face aux nouvelles dispositions arrêtées par Pie XII dans « Vacantis Apostolicae Sedis » qui abrogent définitivement la bulle de Paul IV.

Ainsi donc, votre position de distance par rapport à l’Église vous met en état formel de schisme vis-à-vis de Rome, et votre refus de reconnaître l’actuel Pontife comme authentique Pape véritable Successeur de Saint Pierre, vous fait nier et rejeter scandaleusement les lois de la Sainte Église fondée par Jésus-Christ !

Les conséquences pratiques de la justesse de la position traditionaliste, nous les avons sous les yeux en effet, nous reprochons avec vigueur aux sédévacantistes de se faire juges du pape.

Quant à nous, au nom de la défense de la Tradition, nous soumettons à l’analyse, non seulement l’enseignement mais la discipline établie par l’Église conciliaire, car, comme l’explique saint Thomas :

« Si la foi est en danger, un sujet peut réprimander son prélat, même publiquement » (Somme théologique, IIa IIae, Qu. 33, article 4, ad2).

Et il se trouve, en effet, que la foi depuis Vatican II est en grand danger.

De même, comme l’écrit Bellarmin :

« Qu’il est tout aussi licite de résister au Pontife qui attaque les âmes…ou, à plus forte raison, essaie de détruire l’Église. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne de faire et en empêchant l’exécution de sa volonté. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

Mais la Tradition qui résiste licitement à une autorité non respectueuse de la foi de toujours, n’oublie pas également de respecter l’avertissement du saint docteur, contrairement aux sédévacantistes très coupables, téméraires et fautifs, et c’est ce qui fait sa justesse, son équilibre, la valeur et la sagesse de son attitude catholique :

« Il n’est pas licite, cependant, de le juger, de le punir, ou de déposer [le Pape], parce que ce sont là des actes relevant d’un supérieur. » De Romano Pontifice, Lib. II, c.29.

Et ce supérieur quel est son NOM s’il vous plaît ?

Quel est le NOM de celui qui est supérieur au Pape et auquel vous vous substituez avec vos amis pour décider, en son lieu et place, qu’il n’est plus le successeur de Pierre ?

Vous le savez parfaitement, et c’est en quoi la faute du sédévacantisme, si identique à l’erreur de Luther qui se crut autorisé de juger qui était Pape ou non en se substituant au Ciel, est extrêmement grave :

NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST !

5°) Conclusion : la Tradition catholique est seule fidèle à l’Évangile

En résumé : là où la Tradition se contente, par fidélité à l’Évangile, de résister à l’erreur sans détruire l’Église en respectant et reconnaissant pieusement celui que Notre Seigneur a mis et conserve à sa tête, le sédévacantisme, par son examen privé et son subjectivisme d’essence réformée qui lui vient tout droit de Luther et Calvin, cesse coupablement, de reconnaître pour Pape celui qui a été élu par le conclave assisté de l’Esprit-Saint.

Fort heureusement et avec prudence, la Tradition tient fermement sur les positions droites la ligne de crête qui ramènera demain, Dieu voulant, la Foi et la Messe, les vocations et le renouveau des ordres monastiques, en restaurant enfin ! la doctrine authentique de l’Église.

Que le Seigneur vous éclaire Charles et Espada, qu’il vous libère de l’erreur schismatique si terrifiante qui enténèbre vos esprits, et vous ramène docilement, pour le salut éternel de vos âmes, vers son Église. Ainsi soit-il.


Espada lien permanent

20 novembre 2011 09:59

Calixte, j’ai lu attentivement votre réponse et votre argumentation à la dialectique subtile (qui soit dit en passant ne m’a pas impressionnée un seul instant) ne vous empêche cependant pas de proférer des contre vérités, de formuler des sophismes, des pétitions de principe, et malheureusement plus grave, quelque hérésie ! Je vais donc décortiquer ce que vous me dîtes comme on décortique une noix pour bien montrer à vous-même et à ceux qui nous lisent ce que votre doctrine vaut et si on peut la qualifier encore de catholique.

Vous me dîtes :

« Le Magistère ordinaire est, sachez-le, “ conditionnellement ” infaillible, ce qui explique que Vatican II peut être contesté sur ses points litigieux. »

Tiens donc ! Et contesté par qui ? Par vous ? Par quelle Autorité ? La vôtre ou celle de la FSSPX ? Vous vous érigez donc en censeur de l’enseignement du Magistère Ordinaire ? C’est nouveau comme doctrine ! C’est ce que font les sectes tous les jours !

De plus dans votre réponse vous ne précisez pas exactement de quel Magistère Ordinaire vous parlez, vous rester volontairement dans le vague, afin de ne pas faire voir les arbres qui composent la forêt et vous vous dédouaner ainsi d’aller plus avant dans l’analyse. Quant à moi je ne vois que deux Magistères Ordinaires dans l’Église, et je dis bien de l’Église, et non de celui de l’évêché du coin, c’est à dire le Magistère Ordinaire du Pape et le Magistère Ordinaire et Universel. Ce dernier tenant son autorité, son infaillibilité et son efficacité du premier car il n’y a de Magistère Ordinaire et Universel qu’en raison de sa liaison vitale à ce Magistère Pontifical qui, Principe Unique d’Autorité après Dieu, lui donne sa légitimité et lui confère par participation au sens philosophique du terme, sa propre Infaillibilité et Autorité.

D’autre part votre « conditionnellement infaillible » qu’est-ce qu’il supporte ? Quelle est la condition de l’infaillibilité ou de la non Infaillibilité de ce Magistère ? Vous vous gardez bien de nous le préciser !… Il est vrai que si vous nous précisez la chose vous n’allez pas aimer les conclusions qui s’imposent ! Eh bien, je vous le dis, pour que le Magistère soit un Magistère Infaillible, il faut qu’il soit

a) le Magistère Authentique c’est-à-dire légitime, possédant de plein droit son Autorité et la Succession Apostolique, et donc

b) qu’il soit bien sûr aussi un Magistère Catholique,

ces deux choses étant comme la matière et la forme d’une même réalité, et comme étant les conditions suffisantes quant à l’exercice de son Infaillibilité, quant à la constitution de l’Église comme principe d’Enseignement de la Vérité Révélée, et de l’Église comme principe de Juridiction. Il n’y a pas d’autres conditions quand le Magistère se prononce en matière de Foi et de Mœurs pour qu’il soit Infaillible. Et de par les promesses de NSJC il est nécessairement Infaillible dans son exercice si ces deux conditions sont réunies ! ET elles le sont toujours comme on vient de le voir !

C’est donc une évidence que, en sens contraire, pour que le Magistère ne soit pas infaillible, il faudrait que ce Magistère ou bien ne soit pas catholique et alors il ne pourrait pas être Authentique car en dehors de la Catholicité il n’y a pas d’Authenticité du Magistère possible et la question est ainsi réglée, ou bien il faudrait qu’il ne soit pas Authentique mais alors il ne pourrait pas être catholique non plus car un vrai Magistère est forcément catholique et la question est réglée aussi. Ainsi un Magistère Authentique qu’il soit celui du Pape ou qu’il soit le M.O.U. est nécessairement Infaillible s’il est Authentique ET Catholique, conditions qui on le voit facilement sont en soi inséparables !

C’est d’ailleurs pourquoi de façon habituelle on parle de Magistère de l’Église sans préciser qu’il est Authentique et Catholique parce que ce sont deux aspects nécessaires et inséparables d’une même réalité essentielle et qui vont de soi. Je préciserais d’ailleurs que la Catholicité, c’est-à-dire ici l’adhésion à la vraie et unique Foi est comme le principe formel de l’Authenticité du Magistère, car cet Authenticité repose sur le fait que pour être dans l’Église il faut être d’abord dans la vraie Foi, et qu’en dehors de l’Église il ne peut y avoir ni droit, ni légitimité possibles sinon purement d’apparence. (À moins qu’on ne soutienne de façon fallacieuse que l’on puisse être schismatique et hérétique tout en étant cependant encore catholique et dans l’Église !) Comme on peut le voir facilement, les Églises schismatiques et hérétiques qui ne profèrent des vérités que « per accidens » ne possèdent pas l’Assistance de l’Esprit Saint, ne possèdent pas de légitimité, et ne peuvent donc pas se constituer en Magistère Authentique. Elles peuvent bien tenir une certaine apostolicité, ce qui en beaucoup de cas reste d’ailleurs à vérifier, mais qui ne leur sert à rien, sinon de se croire investies d’une « sessio » et d’une « missio » qu’elles n’ont pas puisque par le schisme et l’hérésie elles se sont séparées du Saint Siège et donc de la véritable Église du Christ !

Pour en revenir à ce Magistère de l’Église, c’est une évidence qu’il est infaillible car si en matière de Foi et de Mœurs, ce Magistère pouvait un jour nous prêcher la Vérité, puis un autre jour nous prêcher l’hérésie, où donc serait la certitude morale de l’Infaillibilité de l’Église en matière de Foi et de Mœurs ? Où seraient donc les promesses du Christ, Notre Seigneur ? Nous avons donc ici une évidence tant de Foi que de raison que ce Magistère DOIT être Infaillible quand il s’exerce !…

Votre position qui dit que le Magistère, tant du Pape que celui du M.O.U., peut faillir, qu’il est conditionnellement faillible, est donc une position HÉRÉTIQUE car elle remet en cause la permanence et l’indéfectibilité de cette Infaillibilité de l’Église en matière de Foi et de Mœurs et soumet à l’arbitraire de l’interprétation privée et subjective toute décision de ce même Magistère ! C’est donc bien vous le sectaire luthérien ou calviniste (au choix), c’est bien vous le sectateur de cette Nouvelle Doctrine qui prétend que le Magistère peut un jour errer et un autre ne pas le faire, et qu’on peut en juger ainsi selon son propre sentiment ! Moi, j’appelle cela du Libre Examen. Vous vous prenez peut être pour l’Église à vous tout seul, vous et vos amis ?

Pour vous montrer que vous êtes bien hérétique, vous et ceux qui vous suivent, que ce ne sont pas mes propres sentiments subjectifs ou interprétations personnelles à votre encontre qui me meuvent à le soutenir, je reprendrai ce qui est écrit dans la Constitution Dogmatique « Dei Filius » de Vatican I.

« ON DOIT CROIRE DE FOI DIVINE ET CATHOLIQUE, TOUTES LES VÉRITÉS QUI SONT CONTENUES DANS LA PAROLE DE DIEU ÉCRITE OU TRANSMISE PAR LA TRADITION ET QUE L’ÉGLISE PROPOSE À CROIRE COMME DIVINEMENT RÉVÉLÉES, SOIT PAR UN JUGEMENT SOLENNEL, SOIT PAR SON MAGISTÈRE ORDINAIRE ET UNIVERSEL ».

Ce qui prouve bien que le Magistère Ordinaire et Universel est infaillible et clos en soi le débat, car l’Autorité a parlé. Vous allez évidemment arguer fallacieusement en bon dialecticien que vous êtes (mais bien user de la dialectique n’est pas un critère que l’on est dans le vrai), qu’on ne parle ici que des vérités divinement révélées et qu’ainsi le Magistère peut errer en ce qui n’est pas des vérités révélées. Beau sophisme que voilà ! Il est certain que si le Magistère nous enseigne la façon de cuire les pommes de terre, il ne sera pas infaillible ! Mais est-ce là son travail, l’œuvre réelle du Magistère Authentique ? Absolument pas ! En effet, Le rôle du Magistère quand il s’exerce n’est pas de nous parler de la cuisson des pommes de terres, MAIS JUSTEMENT DES VÉRITÉS RÉVÉLÉES OU DE CE QUI EN DÉCOULE NÉCESSAIREMENT, VÉRITÉS QUI ENGAGENT LA FOI ET LA MORALE !… Je dis bien la Foi ET la Morale, car si le dogme fait partie de ces vérités révélées et est donc objet de cette science qu’est la Théologie Dogmatique, je rappelle que la Morale en fait partie aussi, Morale dont les fondements sont dans l’Écriture Sainte, comme par exemple les dix commandements, le fait que l’on doit faire la volonté du Père pour être sauvé, que ceux qui ne sont pas avec le Christ sont contre Lui, que les impudiques n’auront pas part au Royaume de Dieu, et on pourrait en remplir dix volumes comme cela !..Et la science qui traite de morale est évidemment la Théologie Morale comme chacun sait.

Ainsi, si vous ne croyez pas comme vous le faites, que le Magistère Ordinaire Universel dans son union au Siège Apostolique et donc en son union au Magistère Ordinaire du Pape, est TOUJOURS infaillible quand il s’exerce, VOUS N’ÊTES PAS CATHOLIQUE… Vous êtes ce que vous voulez, certes, mais vous n’êtes pas catholique.

J’insiste de nouveau sur le fait que si le Magistère Ordinaire et Universel est infaillible c’est en raison de son union, de sa pleine communion (le fameux « una cum ») au Siège de Pierre qui lui confère par participation cette Infaillibilité, car Pierre est la Tête et le principe d’Autorité de ce même Magistère. Il faut donc que le Magistère Pontifical, tant dans son Magistère Ordinaire que dans son Magistère Extraordinaire soit lui-même Infaillible, car ces deux magistères ne diffèrent que comme modes d’expression D’UNE SEULE ET MÊME AUTORITÉ QUI FONDE TOUTES CELLES QUI Y PARTICIPENT ET QUI FONDE DE PLUS TOUS LES MODES D’EXPRESSION DE CETTE MÊME AUTORITÉ.

Ceci est de Foi et trouve son fondement certain dans l’Écriture Sainte et dans la Tradition.

2°) Vous dîtes ensuite :

« Vatican II n’a pas été un exercice du magistère extraordinaire comme cela a été déclaré à plusieurs reprises au Concile »

Comme ce Concile contient des constitutions dites DOGMATIQUES mais pleines de NOUVEAUTÉS, il était nécessaire que le Magistère Ordinaire du pape s’engage, puisqu’on était en face de doctrines nouvelles, et qu’il condamne ces nouveautés !…Mais l’entourloupe diabolique est de nous faire croire par une pétition de principe évidente, que le Magistère extraordinaire aurait du s’engager alors qu’il ne peut s’engager pour des nouveautés, mais seulement les condamner par le bras de son Magistère Ordinaire !… Il est de Foi qu’il ne peut y avoir de nouveauté dans l’Église !

Quant à l’engagement du Magistère Ordinaire du Pape durant le Concile, on peut remarquer ceci :

a) S’IL NE S’EST PAS ENGAGÉ (alors qu’il aurait dû le faire) pour condamner des erreurs et des hérésies visiblement contenues dans ces constitutions et non comme on le voit pour les entériner en les laissant s’introduire dans des constitutions dogmatiques, alors c’est la preuve que ce Magistère n’était pas un vrai Magistère. Pourquoi ?

Parce qu’il est du RÔLE et du DEVOIR de ce Magistère de défendre la Vérité et le Magistère lui-même étant soumis à l’Autorité Suprême de Dieu, cela voudrait dire que Dieu lui-même a voulu de façon POSITIVE la destruction de la Vérité et de l’Église en ne mouvant pas de façon EFFICACE le Magistère à condamner ces nouveautés, ce qui est IMPOSSIBLE car cela s’oppose contradictoirement aux promesses de NSJC concernant l’Assistance permanente de l’Esprit Saint. Donc, qu’il n’y ait pas eu motion divine et assistance de l’Esprit Saint EFFICACE en cette occasion montre à l’évidence que Dieu ne pouvait mouvoir EN TOUTE JUSTICE ce qui n’était pas le Magistère Authentique, et qu’il ne pouvait participer à la mascarade en train de se jouer. Il a pu permettre la chose, par châtiment des hommes, jusqu’à une certaine limite EXTRINSÈQUE À L’ÉGLISE ELLE-MÊME, limite qui est circonscrite par les promesses mêmes de Notre Seigneur, à savoir que les Portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre l’Église.

Mais PAR CES PROMESSES MÊMES, IL NE PEUT PAS ET NE POURRA JAMAIS AUTORISER QUE LE MAGISTÈRE VÉRITABLE DÉFAILLE « IN SE », EN TANT QUE MAGISTÈRE, c’est-à-dire que la Chaire de Pierre puisse « en soi » tomber dans l’hérésie (et avec elle toute l’Église et son Magistère Universel) ou la favoriser sous quelque mode que ce soit, car alors les Portes de l’Enfer auraient TOTALEMENT prévalues contre l’Église ce qui est clairement une proposition hérétique. Léon XIII nous dit d’ailleurs dans « Satis cognitum » et confirmant ce que je dis, que « …toutes les fois donc que la parole de ce magistère déclare que TELLE OU TELLE VÉRITÉ fait partie de l’ensemble de la doctrine révélée [ et donc concernant la Foi et les Mœurs ], chacun doit croire avec certitude que cela est vrai ; car si cela pouvait en quelque manière être faux, il s’ensuivrait, ce qui est évidemment absurde, que Dieu Lui-même serait l’auteur de l’erreur des hommes. » C’est pas moi qui le dis, c’est Léon XIII !

b) Si on considère enfin que ce Magistère Ordinaire du Pape s’est réellement engagé comme on le voit, NON PAS POUR CONDAMNER MAIS POUR CONTRESIGNER DES CONSTITUTIONS DOGMATIQUES PLEINES D’ERREURS ET DE NOUVEAUTÉS [4] alors il est impossible que ce Magistère fût un Magistère réel car cela voudrait dire que l’Église par son Magistère Authentique a sanctionné de par son Autorité Infaillible des erreurs et des hérésies. DONC ce Magistère était un faux magistère, un usurpateur et un simulacre.

Vous me dites ensuite :

« Puisqu’il est nouveau, il lui faut une définition du magistère extraordinaire, ce que le Concile était certes habilité à faire, mais qu’il a soigneusement refusé de faire par l’autorité des Papes Jean XXIII et Paul VI. »

Ce que vous me dîtes est FAUX pour différentes raisons. De plus à prendre votre phrase telle qu’elle est il y a une grave erreur doctrinale comme je vais vous le montrer.

 

Premièrement les constitutions de Vatican II ont été contresignées par Paul VI, indiquant ainsi qu’il engageait son Autorité et donc son Magistère Ordinaire, ici nécessairement Infaillible comme on l’a vu et donc suffisant pour donner une autorité maximale à ces textes. S’il a contresigné des Constitutions Dogmatiques dont le contenu était visiblement en contradiction avec la Doctrine de l’Église, de la Tradition et des Pères, c’est qu’il n’était pas l’Autorité comme je l’ai dit, mais un usurpateur car il aurait du DE FAIT les condamner. Signer des propositions qui contiennent des hérésies et des erreurs, c’est accepter « de facto » ces hérésies et ces erreurs ! Vous dîtes que la nouveauté dans le Concile aurait dû entrainer l’engagement du Magistère Extraordinaire. Je suis désolé mais il ne peut y avoir de nouveautés dans l’Église, c’est une hérésie de le dire, en effet la Révélation est close depuis la mort du dernier Apôtre et toute « nouveauté » NE PEUT EN FAIT ÊTRE QU’UN APPROFONDISSEMENT D’UNE VÉRITÉ DÉJÀ RÉVÉLÉE !…Votre erreur, que dis-je votre hérésie, est donc de croire qu’il y a des nouveautés dans l’Église et qu’en plus elles doivent entraîner un engagement du Magistère Extraordinaire !… Mais le fait que Paul VI n’ait pas engagé son Magistère Ordinaire pour condamner ce qui devait l’être, qu’il n’ait pas été mu par l’Esprit Saint de façon EFFICACE, prouve qu’il n’avait pas l’Assistance de l’Esprit Saint et donc qu’il n’était pas le Magistère Authentique. On ne peut arguer qu’il était le Magistère Authentique mais qu’il a résisté à la motion divine, car alors le Christ serait un menteur quand il promet l’indéfectibilité constante de ce même magistère ! Quelle belle Église aurions-nous eu si cela avait été vrai !…L’Église n’aurait été qu’une secte parmi tant d’autres !

Il est clair que l’Église du Christ ne peut enseigner des nouveautés. L’explicitation du dogme n’est pas faire œuvre de nouveauté, mais c’est simplement EXPLICITER, METTRE EN LUMIÈRE QUELQUE CHOSE DÉJÀ CONTENU EXPLICITEMENT OU IMPLICITEMENT dans l’Écriture Sainte ou la Tradition comme je l’ai déjà dit, et c’est l’occasion pour le Magistère Extraordinaire de se prononcer de manière solennelle s’il le juge utile pour les raisons que Pie XI expliquent dans le passage de « Mortalium Animos » que je cite plus bas. Ainsi en définitive, Vatican II introduisant des nouveautés et donc des erreurs dans la Doctrine de l’Église, il ne pouvait en soi engager le Magistère Extraordinaire MAIS SEULEMENT LE MAGISTÈRE ORDINAIRE DANS UN RÔLE EXCLUSIF DE CONDAMNATION DES DOCTRINES ERRONÉES. Ceci n’a pas été fait et prouve donc bien que le Magistère authentique était absent durant ce Concile et que tous ces gens là mus par un autre esprit que celui du Bon Dieu, étaient tous de connivence pour achever l’Église du Christ.

 

Je cite ici Pie XI :

« Le Magistère de l’Église, établi ici bas d’après le dessein de Dieu pour garder PERPÉTUELLEMENT INTACT LE DÉPÔT DES VÉRITÉS RÉVÉLÉES et en assurer facilement et sûrement la connaissance aux hommes, s’exerce CHAQUE JOUR par le Pontife romain [ magistère ordinaire du Pape ] et par les évêques en communion avec lui [ magistère ordinaire universel ] ; mais en outre, toutes les fois qu’il impose de résister plus efficacement aux erreurs et aux attaques des hérétiques ou d’imprimer dans l’esprit des fidèles des vérités expliquées avec plus de clarté et de précision, ce magistère comporte LE DEVOIR DE PROCÉDER OPPORTUNÉMENT À DES DÉFINITIONS EN FORMES ET TERMES SOLENNELS. Cet usage extraordinaire du Magistère n’introduit AUCUNE NOUVEAUTÉ. » (Pie XI, Mortalium animos).

Ce qui veut dire que s’il y a des nouveautés c’est que ce n’est pas catholique. Or le Concile Vatican II est plein de nouveautés. Donc ce n’est pas un Concile Catholique. Le Magistère Ordinaire a contresigné des nouveautés ? Donc ce n’est pas un magistère authentique. Le syllogisme est simple et irréfutable.

Vous dîtes ensuite :

« Les choses sont donc réglées, Vatican II n’a pas de caractère d’autorité infaillible »

Je ne vous le fait pas dire ! Et c’est certain puisque ce Concile ne fut pas un Concile de l’Église Catholique Romaine mais celui d’une secte usurpatrice c’est-à-dire la Secte Conciliaire !

« Vatican II a engendré un état d’esprit mais pas un corpus doctrinal »

Voilà une perle dont je me souviendrai longtemps !… Quel « esprit nouveau » peut donc générer la Véritable Église du Christ en son Magistère Infaillible, sinon le BON ESPRIT, celui de NOTRE SEIGNEUR. CAR, je vous le rappelle, TOUT AUTRE ESPRIT VIENT DU DÉMON et certainement pas d’un Magistère réel de l’Église Catholique Romaine ! De plus vous dîtes une contre-vérité et vous nous montrez un bel exemple de sophisme car maintenant on voit bien que cette Secte a tout un corpus doctrinal, que c’est une Gnose, et comme UNE DOCTRINE S’OPPOSE À UNE DOCTRINE, IL FAUT BIEN QUE CETTE SECTE POSSÈDE UNE DOCTRINE QUI S’OPPOSE À LA DOCTRINE HABITUELLE DE L’ÉGLISE, SINON PAR QUOI SE DISTINGUERAIENT-ELLES ?

Ensuite, vous ajoutez :

« La question unique au sujet de la prétendue hérésie du Concile qui fait bondir Espada et vociférer Charles, est : y a-t-il une hérésie formelle des papes conciliaires de Jean XXIII à Paul VI, Jean-Paul II jusqu’à Benoît XVI ? »

Eh bien si vous ne trouvez pas d’hérésies mais seulement quelques erreurs dans la Secte Conciliaire pourquoi donc n’y obéissez-vous pas ? Pourquoi cette attitude de soi schismatique que vous avez depuis toujours avec l’Autorité, si cette Secte est la vraie Église du Christ et qu’elle ne profère pas d’hérésies ?

Quelques erreurs peut-être apparentes en fait de votre point de vue, sont-elles raisons suffisantes pour nous faire une grosse colère et se mettre depuis toujours en position de schisme ?

Savez-vous que le schisme est un péché aussi grave que l’apostasie ou l’hérésie ? Vraiment on a beaucoup de mal à croire une seule seconde à votre honnêteté intellectuelle quand on vous lit ! Vous défendez vous aussi votre Chapelle, que dis-je votre secte, car il faut bien appeler les choses par leur nom !

De plus que les Papes Conciliaires soient formellement hérétiques ou pas, je dirais que pour s’en convaincre il suffit de lire leurs encycliques, de considérer leurs actes et leurs écrits qui relèvent du Magistère Ordinaire, pour s’apercevoir qu’ils ne sont en tout cas pas catholiques si on se réfère à leur doctrine enseignée qui elle fourmille d’erreurs et d’hérésies. Même les juifs et les protestants ont eux-mêmes reconnus que l’Église Conciliaire n’avait pas la même doctrine que l’Église avant le Concile Vatican II !

Bel hommage du vice à la vertu, bel hommage de l’ennemi à la Vérité ! Or ce qui n’est pas catholique me paraît en général hérétique ou infidèle non ? Entre deux contradictoires, point de moyen terme en bonne philosophie non ? De plus il est certain qu’ils ne sont mêmes pas Papes, puisqu’un véritable Magistère DONT L’OBJET PROPRE EST LA FOI ET LES MŒURS COMME ÉLÉMENTS DE LA RÉVÉLATION, ne peut pas errer comme je l’ai démontré. Alors qu’ils soient hérétiques formels je le pense très très fort, mais je n’ai pas l’autorité pour les juger tels, et de fait je n’ai nul besoin de le faire car mon droit inaliénable de catholique usant de sa raison donnée par le bon Dieu et usant de sa Foi donnée également par le Bon Dieu pour juger ce qui est contraire ou conforme à la Foi Catholique est mon seul critère de jugement. Et je trouve dans le Magistère Eternel de l’Église, Magistère Infaillible auquel je me réfère en dehors de toute nouveauté comme la seule source de la transmission de la Foi, je trouve dis-je l’Autorité qui CONDAMNE CETTE NOUVELLE SECTE USURPATRICE QUI SE FAIT PASSER POUR L’ÉGLISE UNE, SAINTE, CATHOLIQUE, APOSTOLIQUE ET ROMAINE.

Alors après, tout votre discours avec vos citations d’auteurs divers et d’ailleurs fort respectables sur les papes et leur possibilité d’hérésie me font l’effet d’une discussion sans intérêt et me laisse songeur, car en fait vous me parler de problèmes théoriques, purement théoriques, qui étaient ceux que se posait une Église Catholique en Ordre qui ne pouvait prévoir le drame apocalyptique qui se joue maintenant devant nous, et qui ne pouvait même pas entrevoir QU’UNE SECTE LUI PIQUERAIT SON NOM EN SE SUBSTITUANT À ELLE, SECTE QUI PRÊCHERAIT L’HÉRÉSIE ET L’ERREUR DE FAÇON HABITUELLE ET QUI PERSÉCUTERAIT CEUX QUI RESTERAIENT FIDÈLES À L’ENSEIGNEMENT DE TOUJOURS.

De plus pour moi l’hypothèse d’école qu’un Pape puisse être hérétique est en soi-même une erreur car le Pontife Romain en exercice ne peut défaillir dans la Foi dans son exercice de Pasteur Universel des âmes, car ce serait aller contre les promesses même de Jésus-Christ qui je vous le rappelle donne la charge À PIERRE DE CONFIRMER SES FRÈRES, DONNE À PIERRE LE POUVOIR DES CLEFS, CE QUI VOUDRAIT DIRE QUE L’ERREUR POURRAIT ÊTRE LIÉE AU CIEL COMME ELLE L’EST SUR LA TERRE ? ! Abominable blasphème que je laisse aux sectateurs nouveaux dont vous semblez faire partie le soin de le proférer ! De plus, le Pontife Romain étant le fondement même de l’Infaillibilité de l’Église Universelle et donc de son Magistère Ordinaire et Universel, c’est toute l’Église qui plongerait dans l’erreur de façon habituelle.

Il faut pour éviter tout subjectivisme en la matière, utiliser l’Autorité Romaine pour montrer à quel point cette opinion de la possibilité du Pape hérétique est peu fondée en droit et en fait, même si on peut spéculer théoriquement sur le sujet, comme une sorte de jeu pour intellectuels, SANS D’AILLEURS POUR CERTAINS JAMAIS ENVISAGER LES SITUATIONS RÉELLES ET DE FAIT. Et contre les faits l’argument ne vaut point je vous le rappelle.

La constitution dogmatique Pastor aeternus de Pie IX nous dit ceci en son Prologue :

« Pour que l’épiscopat fût un et non-divisé, pour que, grâce à l’union étroite et réciproque des pontifes, la multitude entière des croyants fût gardée dans l’unité de la foi et de la communion, plaçant le bienheureux Pierre au-dessus des autres Apôtres, il établit en sa personne LE PRINCIPE DURABLE ET LE FONDEMENT VISIBLE DE CETTE DOUBLE UNITÉ. Sur sa SOLIDITÉ se bâtirait le temple éternel et sur LA FERMETÉ DE CETTE FOI s’élèverait l’Église dont la grandeur doit toucher le ciel. Parce que les portes de l’enfer se dressent de toutes parts avec une haine de jour en jour croissante contre ce fondement établi par Dieu, pour renverser, s’il se pouvait, l’Église, Nous jugeons nécessaire pour la protection, la sauvegarde et l’accroissement du troupeau catholique, avec l’approbation du saint concile, de proposer à tous les fidèles la doctrine qu’ils doivent croire et tenir SUR L’INSTITUTION, LA PERPÉTUITÉ ET LA NATURE DE LA PRIMAUTÉ DU SIÈGE APOSTOLIQUE, SUR LEQUEL REPOSE LA FORCE ET LA SOLIDITÉ DE L’ÉGLISE, CONFORMÉMENT À LA FOI ANTIQUE ET CONSTANTE DE L’ÉGLISE UNIVERSELLE, et aussi de proscrire et de condamner les erreurs contraires, si pernicieuses pour le troupeau du Seigneur. »

Il semble curieux qu’un tel texte puisse s’appliquer à un « Pape » qui puisse errer de façon pertinace et habituelle dans la Foi tout en continuant à confirmer ses frères ! De qui se moque-t-on quand on soutient de telles balivernes ? Or que voit-on ? Des « papes conciliaires » qui de façon HABITUELLE prêchent des erreurs et des hérésies. (Par exemple, dès la première encyclique de Wojtyla, Redemptor Hominis, on voit fourmiller des tas d’erreurs doctrinales comme par exemple « que le Christ s’est incarné d’une certaine façon en tout homme », ce qui est d’ailleurs plus qu’une erreur mais une véritable hérésie qui attaque directement le Mystère de l’Incarnation, erreurs qui ne peuvent donc être l’œuvre d’un Pontife Romain en son Magistère Ordinaire).

Mais, si vous niez mordicus qu’ils prêchent des hérésies de façon constante et pertinace, que la liberté religieuse est de bonne doctrine catholique, que le culte de l’homme est une bonne chose, etc. . Alors, s’il vous plait et par pitié, rejoignez-les et OBÉISSEZ, SOUMETTEZ-VOUS, SOYEZ COHÉRENTS, SORTEZ DE VOTRE SCHISME ! Si vous pensez qu’ils prêchent des hérésies, alors comment peuvent-ils être de réels Papes PRINCIPES INDÉFECTIBLES DE L’INFAILLIBILITÉ DE L’ÉGLISE ? L’INDÉFECTIBILITÉ ET L’INFAILLIBILITÉ SERAIENT DONC À GÉOMÉTRIE VARIABLE, SELON L’HUMEUR DU MOMENT ? ET CES GENS-LA SERAIENT DES ROCS SOLIDES POUR CONFIRMER LEURS FRÈRES DANS LA FOI ? QUELLE CONCEPTION FAUSSE DE LA PAPAUTÉ ET DE L’ÉGLISE !

Vous dites ensuite plus loin :

« Grégoire VII l’a dit avec force contre les schismatiques de l’époque, ancêtres lointains des actuels sédévacantistes que vous êtes qui propagent l’erreur : “ le pontife Romain, s’il a été canoniquement élu, est fait saint, de manière indubitable, par les mérites de saint Pierre ” ».

On est bien d’accord et on se demande donc comment un saint peut nous prêcher de la fausse doctrine à longueur d’année !… Vous ne voyez pas un léger problème là ?

« Ceci est une vérité de foi, dogmatique et infaillible, proclamée par les Papes contre laquelle vous vous rebellez, vous et vos amis, de manière peccamineuse par esprit d’insoumission et d’orgueil. »

Je n’ai jamais dit le contraire que c’était une vérité de Foi, mais vous, vous feriez bien d’arrêter de poser des jugements moraux sur ma personne et celle de mes amis, sans rien savoir du for interne, car au Tribunal de Dieu vous devrez en rendre compte.

« Elle s’impose d’autant plus cette vérité, que depuis Pie XII, la bulle de Paul IV a été rendue caduque, ce qui met un terme formel, obligatoire et définitif à toute discussion s’agissant de la légitimité de l’élection de ceux qui furent portés sur le trône de Pierre depuis Pie XII, puisque tous sans aucune exception, en vertu des nouvelles dispositions canoniques touchant à l’élection pontificale, furent élus validement. »

Ici, là où je vous attendais aussi un petit peu je dois l’avouer, je nie deux propositions :

1° que la Bulle de Paul IV soit CADUQUE dans son essence même, sinon en ses conséquences disciplinaires, et

2° que les nouvelles dispositions de Pie XII S’OPPOSERAIENT À LA BULLE DE PAUL IV comme deux contradictoires.

Je nie les deux propositions ensemble pour des raisons de cohérence doctrinale. Il est IMPOSSIBLE que des décisions pontificales s’opposent entre elles quand elles concernent des décisions en rapport immédiat et direct avec le Dogme, OU des décisions qui découlent immédiatement du dogme, exactement de la même façon que l’on compare l’essence et les propriétés de l’essence qui découlent directement de l’essence en tant que principe. En effet la Papauté est un tout, un continuum cohérent de doctrine ET d’autorité, comme s’il n’y avait en fait qu’un seul Pape au cours des siècles, incarné comme personne morale, dans tous les Pontifes légitimement élus qui se succèdent au cours des siècles. Ainsi ce qui a rapport directement ou indirectement avec le Dogme et la Révélation ne peut trouver dans la continuité des Pontifes Romains aucune discordance dans l’interprétation et aucune discordance réelle dans ses conséquences doctrinales et disciplinaires. C’est le principe d’infaillibilité et d’unité doctrinale de l’Église qui impose ce point de vue. Si ce que je dis n’était pas vrai, l’Église n’aurait jamais d’unité doctrinale fiable et permanente et ses jugements disciplinaires et doctrinaux seraient fondés sur un arbitraire total sans fondement, sinon la pure subjectivité humaine.

Maintenant que dit en substance la Bulle de Paul IV ? Je rappelle au passage que ce document est assorti d’un anathème envers celui ou ceux qui oseraient y toucher et qu’elle est à perpétuité. (…Et Nous voulons qu’elles soient observées à perpétuité et remises en pleine vigueur, si besoin en est, et qu’elles le demeurent.) Je rappelle que la Bulle est donc ainsi investie d’une autorité maximale et qu’on serait bien venu de prendre en compte l’anathème qui ferme la porte du salut à celui qui en est frappé ! Je cite :

« En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de notre approbation, innovation, sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire audace. Si quelqu’un avait la présomption de le tenter, qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

Cette Bulle dit en substance ceci : que tout hérétique est hors de l’Église et que par conséquent s’il est investi d’une charge quelconque dans l’Église, cette charge est nulle et non avenue. Le texte ajoute que ceci est valable même pour ceux qui sont élus de façon valide, y compris « pape », et qui se sont introduits dans l’Église tels des loups dans la bergerie.

« Elles s’appliquent (les sanctions) aussi à tous ceux qui, jusqu’ici, auront été pris sur le fait, auront avoué ou auront été convaincus d’avoir dévié de la foi catholique ou d’être tombés en quelque hérésie ou d’avoir encouru le schisme ou de l’avoir suscité ou commis. Elles s’appliquent encore (mais Dieu veuille l’empêcher dans sa clémence et sa bonté envers nous) à ceux qui, à l’avenir, dévieront soit en tombant dans l’hérésie ou en encourant le schisme, soit en les suscitant ou en les commettant, qu’on les prenne sur le fait, qu’ils avouent ou qu’on les en convainque… Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur ».

Je crois que le texte est clair et net, et se passe de commentaires, sinon qu’il est rappelé que l’hérésie est INCOMPATIBLE avec l’appartenance à l’Église et que par conséquent on ne peut prétendre à aucun droit dans cette même Église quand on est hérétique ! Je pourrais dire que nous sommes ici dans une doctrine de bon sens, que tout le monde sait vraie et évidente et qui respecte la cohérence théologique et la Doctrine de l’Église. Le fond doctrinal de cette bulle ne peut être remis en cause sans carrément changer de doctrine et donc de religion. Cette Bulle exclue aussi la possibilité d’un pape hérétique avant son élection et qui le serait encore au moment de son élection et après celle-ci, puisque cette élection serait DE SOI nulle. Quoi de plus logique d’ailleurs !

Mais voyons donc maintenant ce que nous dit le Pape Pie XII, le Pape qui selon vous aurait annihilé, foudroyé et donc annulé la pauvre Bulle de Paul IV dans tout son contenu, car annuler c’est supprimer le tout de la chose. Quand je dis « j’annule mon voyage » je ne voyage pas à moitié sous le rapport de CE voyage là ! CE voyage là reste un non-être sous ce rapport particulier. Comme la Bulle de Paul IV contient plus que des mesures disciplinaires car celles-ci sont sous-tendues par une doctrine qui dit que l’hérétique est en dehors de l’Église, qu’il est exclu du principe même de Salut et donc du Corps Mystique tant qu’il persiste en son hérésie, alors il est IMPOSSIBLE que le Pape Pie XII, annule la Bulle de Paul IV, purement et simplement dans son tout et toutes ses parties. Premièrement il tomberait sous l’anathème de cette dernière, et de plus il irait contre une doctrine certaine, à savoir qu’un hérétique est en dehors de l’Église.

Voici ce que dit Pie XII cité par vos soins :

« Aucun cardinal – sous aucun prétexte ou raison d’excommunication, suspense ou interdit, ou sous aucun autre empêchement ecclésiastique – ne peut être exclu de l’élection active et passive du Souverain Pontife. En conséquence, nous suspendons l’effet de telles censures seulement pour les raisons de la dite élection ; elles conserveront leurs effet pour tout le reste. » (Constitution Apostolique, Vacantis Apostolicae Sedis, titre II, ch. I, § 34, 8 décembre 1945).

Il faut noter que nous sommes d’abord dans le cadre très particulier de l’élection d’un Pontife Romain. La Bulle de Paul IV est bien plus générale et s’étend à toute situation. Mais dans le texte de Pie XII, il faut voir le sens de certains termes d’un peu plus près. La suspense, l’interdit, l’empêchement ecclésiastique ne mettent pas en dehors de l’Église. Reste le terme « d’excommunication » qui pose problème et qui doit s’interpréter de la façon suivante : puisque l’hérétique est de soi en dehors de l’Église, il ne peut s’agir d’excommunication pour hérésie car alors Pie XII pourrait faire entrer au Conclave n’importe quel protestant ou sectaire donné, ce qui est absurde. Il ne peut pas s’agir non plus d’excommunication pour schisme puisque le schisme met en dehors de l’Église de la même façon et se double même d’hérésie par le Dogme même de l’Infaillibilité de l’Église et de son Magistère. Ne pas reconnaître, par principe, l’Autorité du Pontife Romain est donc non seulement un schisme mais aussi une hérésie.

On en conclut que dans la constitution de Pie XII, il ne peut donc s’agir que d’une excommunication qui n’empêche pas celui qui la supporte de participer à l’élection d’un Pontife Romain puisqu’il conserve son titre de Cardinal, car il faut être Cardinal pour appartenir à un Conclave, est-il besoin de le préciser ? Or peut-on imaginer un Cardinal qui soit formellement en dehors de l’Église, c’est-à-dire qui soit non-catholique et en dehors de l’Église pour hérésie et schisme ? Qui pourrait le soutenir ? Cette excommunication dont parle Pie XII va donc concerner ce qui ne met non pas en dehors de l’Église formellement, mais qui prive la personne interdite par cette excommunication de participer à la vie même de l’Église, d’approcher des sacrements, de pouvoir jouir de la Grâce Sanctifiante, bref c’est une excommunication qui concerne des péchés graves qui méritent la sanction la plus extrême en laissant l’individu privé du Salut Éternel tant que la sanction n’est pas levée, c’est-à-dire tant que la personne n’a pas satisfaite aux raisons même de cette excommunication pour que celle-ci soit levée. C’est pour cette raison qui n’empêche pas d’être formellement Cardinal, qui n’empêche pas d’avoir la Foi Catholique, que Pie XII décida de ne pas éloigner de l’élection pontificale des cardinaux qui seraient sous le coup de ce type d’excommunication. Imaginons par exemple un cardinal qui serait en état de concubinage permanent, publique, et donc un personnage scandaleux sous le coup d’une excommunication. En serait-il pour autant privé « ipso facto » de sa charge même excommunié pour cette raison ? Non car seules l’hérésie et le schisme peuvent « ipso facto » priver de cette charge par le fait que l’hérésie et le schisme mettent en dehors de l’Église sous tous les rapports. Ceci est-il ma doctrine personnelle et ma petite interprétation du jour ? Absolument pas et il suffit de lire l’intéressant article « excommunication » dans le Dictionnaire de Théologie Catholique pour s’en convaincre et connaître l’exacte doctrine de l’Église concernant ces sujets. Je ne m’étendrai donc pas ici car je ne suis pas en train d’écrire un livre comme je l’ai déjà dit… Que chacun fasse le travail honnête de se renseigner par soi-même sur le sujet et sur les distinctions parfois subtiles entre les différents types d’excommunication…

On en conclut facilement que la Bulle de Paul IV n’est en rien altérée puisque le texte de Pie XII ne concerne EN RIEN ce qui est visé par la dite Bulle de Paul IV qui traite uniquement des hérétiques. D’ailleurs ceci est cohérent avec le fait que cette Bulle possède une autorité maximale, possède des caractères de perpétuité, et que les raisons des sanctions sont avant tout doctrinales et non des raisons de pure morale ou de droit ecclésiastique… Mais je rappelle ici qu’on ne pourrait prétendre, sans se voir taxé d’erreur grave à juste titre, que la discipline dans l’Église est sans fondement moral et donc en définitive, sans fondement doctrinal (ici la Théologie Morale). Gardienne de la Vérité, l’Église est Infaillible en matière de FOI ET DE MŒURS comme chacun sait.

De plus, si la Bulle de Paul IV est toujours valide et elle l’est nécessairement, alors les élections des Papes Conciliaires faite par une bande de modernistes hérétiques et schismatiques depuis longtemps en dehors de l’Église du Christ, n’a pas pu et ne pourra jamais être valide.

De plus, Sixte V dans sa bulle « Postquam Verus » a déterminé à perpétuité assortie d’anathème le nombre maximum des cardinaux qui peuvent appartenir au Sacré Collège et COMME PAR HASARD c’est à partir de Jean XXIII que ce nombre n’a plus été respecté ! Que ceux qui ont des yeux pour voir, voient ! Je pourrais m’étendre sur le sujet beaucoup plus longuement comme je l’ai fait à une époque avec Mgr Lefebvre lui-même, mais je vais considérer que la remarque ici faite sera suffisante…

Le restant de votre intervention se résout donc facilement par tout ce qui précède et je ne m’étendrai pas plus sur le sujet.

Pour conclure, je crois fondamentalement que nous n’appartenons plus à la même religion, même si 99 % de notre doctrine nous est commune. Le 1% qui nous sépare est le 1% qui tue. Vous reconnaissez une fausse autorité comme l’autorité légitime tout en refusant de lui obéir. Dans un sens vous êtes un libéral, un adepte du libre examen puisque vous vous constituez en Autorité de votre propre fait et donc vous êtes un sectaire et de surcroit un schismatique. Votre hérésie est subtile mais elle existe bien. Vous préférez persécuter et voir comme ennemi radical ceux qui ont encore la vraie Foi catholique et vous composez plus ou moins hypocritement avec la Secte qui un jour, selon vos propres principes vous phagocytera tous, vous et ceux qui auront eu le malheur de vous suivre. Regardez des Abbés Laguérie, des De Tanoüarn, fleurons intellectuels de la Tradition qui sont passés à l’ennemi car eux ils avaient au moins cette cohérence de dire que si cette Église Conciliaire est vraiment l’Église du Christ alors on DOIT y obéir malgré ses erreurs habituelles… C’est ainsi que vos conceptions mauvaises vont détruire ce qui reste de la Tradition et si toutes les œuvres de la FSSPX sont matériellement très bonnes, elles vont être totalement stérilisés, hélas, mille fois hélas, par votre reconnaissance, votre soumission à cette fausse autorité romaine, autorité que dans un autre sens vous n’arrêtez pas de traiter d’hérétique et de schismatique comme je l’ai entendu de mes propres oreilles. Bientôt dans vos rangs il n’y aura même plus unité de doctrine, car l’erreur nécessairement divise

N’oubliez pas enfin que la Secte Conciliaire à laquelle vous allez certainement vous rallier tôt ou tard, au moins en secret et d’une façon pas très catholique comme un pacte de non-agression, est l’œuvre du Diable, qu’elle a détruit le Sacerdoce, détruit la Sainte Messe, détruit la Liturgie séculaire de l’Église, détruit sa Doctrine, et stérilisé toutes les bonnes œuvres en proclamant Urbi et Orbi qu’on peut se sauver dans n’importe quelle religion de façon habituelle !… À quoi bon être chrétien ? Est-ce juste avoir une voiture plus puissante que le voisin pour arriver au même but ?

Que soit anathème cette abominable Secte, simulacre puant de la Véritable Église du Christ !

Enfin si ce monde n’était point si aveuglé, il verrait avec évidence que la multiplication des divisions et des chapelles de chapelles, au sein du monde qui était jadis catholique et dans l’unité d’une même Foi est bien la meilleure preuve pratique que le principe d’unité et de vérité dans l’Église est pour le moment éclipsé, et je dis bien éclipsé et non détruit car cela est impossible. Mais Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : …Mais lorsque le Fils de l’Homme viendra, pensez-vous qu’Il trouve la foi sur la terre ? (Luc xviii;8)

Quant à moi, n’étant rien du tout, je me contente par la Grâce de Dieu, de rester catholique ce qui n’est déjà pas si mal dans le contexte où tout nous pousse à ne plus l’être. Je ne défends aucune thèse, sinon la Doctrine Éternelle de l’Église qui est toute ma vie.

Comme chacun restera je suppose sur ses positions, je n’ai rien à ajouter et je ne continuerai donc point une polémique où la dialectique pure et les subtilités remplaceront peu à peu à son dépend, la simplicité et la clarté de la Vérité. La Providence saura un jour nous imposer à tous par le Châtiment annoncé, la Vérité dans toute sa lumière et sa force. Je n’en doute point un seul instant.

Bien le bonjour chez vous et que Dieu vous bénisse et vous garde.

 


 

 


 

[1] (ndr CatholicaPedia) : Pour la réfutation de la notion de Concile Pastoral, voir : Johannes Dörmann, page10, 3. Le « concile pastoral » et son « langage pastoral » : http://catholicapedia.net/Documents/cahier-saint-charlemagne/documents/C222_Dormann_theologie-JPII_36p.pdf

[2] (ndr CatholicaPedia) : Charles René Billuart, théologien français, né en 1685 à Revin (Ardennes), mort en 1757.

Il fut provincial des Dominicains, professeur à Douai, Liège, Maëstricht.

Il a publié un Cours de théologie d’après Saint-Thomas (Summa S. Thomae hodiernis academiarum moribus accomodota), 19 volumes, in-8, Liège, 1746-1751.

Inhumé en l’église Notre Dame de Revin. Sa devise « LABORE ET ARTE » figure sur sa plaque funéraire.

Le Dominicain Ardennais Charles-René Billuart (1685-1757) demeure le grand commentateur thomiste du XVIIIe siècle, l’un des seuls à défendre, dans un paysage théologique assez bouleversé par les influences cartésiennes et malebranchiennes, la méthode et les conclusions du Docteur Angélique.?

[3] (ndr CatholicaPedia) : Thèse réfutée depuis longtemps : http://www.a-c-r-f.com/documents/DAVIDOGLOU-Analyse_logique_these_Cassiciacum.pdf . Mgr Guérard a confirmé que la thèse s’éteignait dans le temps (les actes d’un pape materialiter étant nuls)

[4] (ndr CatholicaPedia, source lhr) : Par exemple le 7 décembre 1965, veille de la clôture du concile Vatican II, Paul VI, s’adjoignant plus de 2300 évêques, signait et promulguait solennellement le décret Dignitatis Humanæ Personæ sur la liberté religieuse :

« Tout l’ensemble et chacun des points qui ont été édictés dans cette déclaration ont plu aux Pères conciliaires. Et Nous, en vertu du pouvoir apostolique que nous tenons du Christ, en union avec les vénérables Pères, Nous les approuvons, arrêtons et décrétons dans le Saint-Esprit, et Nous ordonnons que ce qui a été établi en concile soit promulgué pour la gloire de Dieu. Rome, à Saint-Pierre, le 7 décembre 1965, Moi, Paul, Évêque de l’Église catholique ».

Jean XXIII entre les Extraterrestres et les Francs-Maçons…

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Jean XXIII entre les Extraterrestres et les Francs-Maçons

Lundi 14 novembre 2011
par Radio Cristiandad

Il est connu le récit qui dit que les E.T. ont dicté à Jean 23 ce qui est relatif au Concile Vatican II. (Quels doutes a-t-on en voyant les résultats ?)

(ndr CatholicaPedia : Pour ceux qui ne connaissent pas cette histoire drôle, voir plus bas.)

 

Maintenant venons en aux Francs-Maçons.

Voyez cette prière :

Prière Maçonnique – Pape Jean XXIII

Ils disent :

 

Prononcée par le V∴M∴ de la R∴L∴S∴ « Maravila No. 10 » à l’Or∴ d’Alajuela, du Costa Rica pendant la cérémonie effectuée en honneur des 120 ans de lumière maçonnique de la R∴L∴S∴ « Firmeza No. 3 » à l’Or∴ de la Cité de Guatemala, Guatemala.

En mémoire du Q∴H∴ Angelo Roncalli qui voyage par l’Or∴E∴

 

 * * *

Voici l’histoire drôle… :

 

Le pape Jean XXIII et les ovnis

 

En 2008, dans un entretien pour le journal italien L’Osservatore Romano, Jose Ga­briel Funes, directeur de l’Observatoire astronomique du Vatican, a déclaré que « Dieu pourrait avoir créé une vie intelligente dans d’autres parties de l’Univers et qu’ils pourraient même être nos frères », déclaration qui s’est vivement répandue dans le monde entier.

Le journal anglais The Sun est le premier à avoir publié des éléments sur les relations entre le Vatican et les ovnis, suivi par un journal américain (le 23 juillet 1985). Le Sun a révélé que dans les années 1960 le pape Jean XXIII, également connu comme le « bon pape », à qui l’on attribue des milliers de miracles et de guérisons de par le monde, avait rencontré des extraterrestres à plusieurs reprises. Une de ces rencontres, qualifiée de très spéciale et de bien documentée, eut lieu en 1961 dans sa résidence d’été de Castel Gandolfo, en Italie. Un assistant du pape l’a décrite ainsi : « Le vaisseau était ovale, muni de lumières clignotantes oranges et bleues. Il nous survola quelques minutes et atterrit sur le gazon, à l’extrémité sud du jardin. Un être étrange en sortit, il semblait humain, excepté qu’il était entouré d’un halo doré et avait des oreilles pointues.

« Le Pape et moi-même nous mîmes à genoux. Nous ne savions pas ce dont nous étions les témoins. Mais nous savions que cela n’était pas de notre monde, et qu’il s’agissait donc d’un évènement céleste. Le saint père se releva et marcha vers l’être. Ils restèrent ensemble 15 à 20 minutes. Ils semblaient parler intensément. Ils ne m’appelèrent pas, aussi je restai à l’endroit où je me trouvais et je ne pus rien entendre de leur conversation. L’être retourna vers le vaisseau qui s’envola immédiatement. Le Pontife revint vers moi et me dit : « Les Fils de Dieu sont partout. Parfois nous avons des difficultés à reconnaître nos propres frères. »

À cette époque, ce témoignage ne reçut pas beaucoup d’attention, mais plus tard, en 2007, il fut de nouveau examiné lors d’un congrès d’experts sur le phénomène ovnis, au Pérou, par Higinio Alas, évêque de l’Église catholique œcuménique de Jésus-Christ. H. Alas déclara lors d’un entretien téléphonique : « Si nous croyons que Dieu le Père a imprimé son sceau de vie dans tout l’Univers, il devrait logiquement y avoir de la vie dans les autres galaxies et sur d’autres planètes. »

Dans un ouvrage intitulé Le profezie di Papa Giovanni XXIII (Les prophéties du pape Jean XXIII) paru en 1976, Pier Carpi décrit un évènement qui se déroula en 1935. Lors d’un rituel d’initiation dans un temple rosicrucien, un frère se mit à parler avec une voix qui n’était pas la sienne. Le Chancelier de l’ordre nota les paroles de ce frère : « …les lumières du ciel seront rouges, bleues et vertes. Et elles seront rapides. Quelqu’un venant de très loin désire nous rencontrer, le Fils de la Terre. Et il y a déjà eu des rencontres. Mais ceux qui les ont réellement vus sont restés silencieux. »

Ce frère était Angelo Roncalli, évêque de Bergame, en Italie, qui des années plus tard allait devenir le pape Jean XXIII.

Le 31 mai 1963, au cours de sa dernière tournée en Europe, George Adamski rencontra le pape Jean XXIII. Il eut accès à une petite porte encastrée dans les immenses portes d’entrée en bois, à gauche du Dôme, loin des Gardes suisses. Plus tard G. Adamski raconta à sa correspondante en Suisse, Lou Zinsstag, qui l’accompagnait dans presque toutes ses tournées en Europe, qu’il avait vraiment été reçu par le pape qui lui avait dit : « Je vous attendais. » Il remit au pape un message scellé qu’il avait reçu précédemment d’un Frère de l’Espace, à Copenhague. En retour, le pape offrit à Adamski un nouveau médaillon du Conseil œcuménique, qui n’était pas encore en vente à ce moment-là. Deux jours plus tard, le lundi de Pentecôte, le pape Jean XXIII décédait.

[Sources : Canal TV 4, Mexique; Geor­ge Adamski - L'indicible histoire, Lou Zinsstag]

 

…Et pendant ce temps là, Notre-Dame de Fatima attendait qu’il (le « bon pape » !) voulait bien accéder à Sa demande !…

 

* * *

 

Infiltrations maçonniques dans l’Église catholique [lien]

L’auteur de bandes dessinées, romancier et essayiste Pier Carpi indique dans son essai Les Prophéties de Jean XXIII1, qu’en 1935 Angelo Roncalli, le futur pape Jean XXIII, aurait été invité à intégrer une société initiatique de type maçonnique héritière des enseignements rosicruciens à laquelle auraient appartenu dans le passé Louis-Claude de Saint-Martin, le comte de Cagliostro, Joseph Balsamo et le comte de Saint-Germain. Il mentionne également ce qu’il estime être des preuves documentaires de l’initiation maçonnique d’Angelo Roncalli en Turquie.

Jacques Duchaussoy écrit dans Mystère et Mission des Rose+Croix que ce que Pier Carpi a condensé dans son livre a dû provoquer en haut lieu des réactions terrifiées car dans la semaine qui suivit la parution en français du livre, celui-ci disparut de chez tous les libraires et l’éditeur répondit que le titre était « épuisé ».

Dans son livre, La Maçonnerie Face au Monde Contemporain2, le professeur maçon mexicain Alfonso Sierra Partida, explique comment il essaya de publier dans divers journaux de la ville de Mexico une copie d’un supposé acte d’initiation en maçonnerie dans une loge de Paris qui aurait établi que les profanes Angelo Roncalli (le pape Jean XXIII) et Giovanni Montini (le pape Paul VI) auraient « été élevés le même jour aux augustes mystères de la maçonnerie », ce qui lui fut refusé.

Ces deux auteurs évoquent un lien entre leur supposée initiation en loge et la tenue du concile Vatican II dont des milieux catholiques traditionalistes affirment qu’elle est le début de la destruction de la base de l’Église3.

Piers Compton dans The Broken Cross signale une infiltration de l’Église par les francs-maçons et les Illuminati4.

Le Marquis de la Franquerie dénonça des infiltrations de la franc-maçonnerie dans l’Église catholique, en particulier du cardinal Mariano Rampolla del Tindaro5. Il dénonça également le cardinal Pietro Gasparri en décriant sa politique qu’il jugeait proche des cercles maçonniques dans des articles de presse et à la hiérarchie catholique6.

Franco Bellegrandi, camérier du pape Paul VI, signala dans un livre l’existence d’une discussion entre cardinaux pendant la période du concile d’élection du successeur de Pie XII où fut présentée une publication circonstanciée qui accusait d’illégitime l’élection de Jean XXIII car voulue par la franc-maçonnerie et indiquait son appartenance maçonnique depuis l’époque de sa nonciature en Turquie7).

Certaines revues catholiques traditionalistes8,9 ont signalé et cité un article du Journal de Genève de 1966 aussi parue dans le « Quotidien du congrès national brésilien » en 1971 qui citent une prière de tendance maçonnique que le pape Jean XXIII aurait faite du temps de son pontificat10.

Notes et références

  1. Pier Carpi, Le profezie di papa Giovanni : la storia dell’umanita dal 1935 al 2033, Edizioni mediterranee 1976 []
  2. Alfonso Sierra Partida, La Masoneria Frente al Mundo Contemporaneo, Mexico, Editorial Masonico Menphis, 1972, Wraps. []
  3. Jean XXIII et Vatican II sous les feux de la Pentecôte Luciférienne [Lien] []
  4. Piers Compton, The Broken Cross []
  5. Le Franc-maçon Cardinal Mariano Rampolla, Haut Initié Luciférien de l’O.T.O, Secrétaire d’État de Léon XIII sur le site Virgo-Maria, 9 octobre 2006 [Lien] []
  6. Marquis de la Franquerie, Lucifer et le pouvoir occulte, p.16, 1984. [Lien] []
  7. Franco Bellegrandi, Nichitaroncalli. Controvita di un papa, Editions Eiles, Roma, 1994, p. 176 []
  8. Revue Medio Día en Punto, mars-avril 1978 []
  9. Sous la Bannière, nº 22, mars-avril 1989 pp. 23-24 []
  10. Seigneur et Grand Architecte, nous nous humilions a tes pieds et invoquons ton pardon pour nos erreurs passées au moment où nous sommes sur le point de reconnaître à nos frères maçons comme tes fidèles de prédilection. Nous nous sommes opposés à la libre pensée car nous n’avions pas compris que le premier devoir d’une religion, comme l’a affirmée le concile, de reconnaître même le droit de ne pas croire en Dieu. Nous avons persécutés tous ceux qui, dans ta propre Église, sans pour autant s’éloigner du chemin de la vérité, se sont inscrit dans les loges, ignorant toutes les injures et les menaces. Sans réfléchir, nous avions cru qu’un signe de croix était supérieur aux trois points qui forment une pyramide. Pour tout cela, nous te demandons pardon, Seigneur, et te demandons de nous faire comprendre qu’un compas sur un nouvel autel peut signifier autant que nos vieux crucifix. Amen”, Journal de Genève du 9 janvier 1966 et Quotidien du congrès national brésilien, du 4 mars 1971 []