PENTECÔTE : C’EST LA DATE QUE VOUS VOULEZ Mgr Fellay ?
Publication du 11 mai 2012 (restaurée d’après le cache Google)
Pas de problèmes doctrinaux confirme le secrétaire du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs à propos de la FSSPX
« Mgr » Juan Ignacio Arrieta, secrétaire du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, était de passage à Louvain-la-Neuve (Belgique) ce lundi 7 mai. Étant ce qu’on pourrait appeler par analogie « président du Conseil d’État » de l’église Conciliaire, il a parlé des aspects canoniques de l’accueil des anciens anglicans convertis et de la lamentable affaire Vangheluwe, du nom du tristement célèbre ancien « évêque » de Bruges. Mais aussi – et c’est ce qui nous intéresse sur ce blogue – Mgr Arrieta a évoqué la réconciliation en cours avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX), déclarant notamment, d’après le quotidien La Libre Belgique :
« Je pense qu’on a pu éclaircir les problèmes doctrinaux, même s’il n’est pas facile de mettre cela sur papier. Le vrai problème, le seul, selon moi, c’est la séparation, la distance humaine qui remonte à 1988 ».
Tous les évêques de la FSSPX ne sont pas aussi désireux que Mgr Fellay de donner « la boutique » de la FSSPX aux modernistes désormais amis à Rome. Voici la lettre des trois autres évêques de la FSSPX qui se tiennent fermement derrière les principes de Mgr Lefebvre de peur qu’il n’y ait pas une scission majeure au sein de la FSSPX.
St Archevêque Lefebvre, sauvez votre petite organisation de l’autodestruction certaine si un accord est réalisé avec un néo-Moderniste, le pape Benoît XVI !
Le Forum CathInfo.com vient de rendre public un échange de lettre entre les trois évêques de la Fraternité Saint-Pie X et Menzingen début avril. Lettre qui avaient été tenues secrètes jusqu’à présent !
LETTRE AU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA FRATERNITÉ ST PIE X
Le 7 avril 2012
Monsieur le Supérieur Général,
Monsieur le Premier Assistant,
Monsieur le Second Assistant,
Depuis plusieurs mois, comme beaucoup de monde le sait, le Conseil général de la FSSPX considère sérieusement des propositions romaines en vue d’un accord pratique, étant donné que les discussions doctrinales de 2009 à 2011 ont prouvé qu’un accord doctrinal est impossible avec la Rome actuelle. Par cette lettre les trois évêques de la FSSPX qui ne font pas partie du Conseil Général souhaitent lui faire savoir, avec tout le respect qui convient, l’unanimité de leur opposition formelle à tout accord semblable.
Bien sûr, des deux côtés de la division actuelle entre l’Église Conciliaire et la FSSPX beaucoup désirent que l’unité catholique se refasse. Honneur à ces gens, de part et d’autre. Mais la réalité qui domine tout, et à laquelle tous ces désirs sincères doivent céder, c’est que depuis Vatican II les autorités officielles de l’Église se sont séparées de la vérité catholique, et aujourd’hui elles se montrent tout aussi déterminées que toujours de rester fidèles à la doctrine et pratique Conciliaires. Les discussions romaines, le « préambule doctrinal » et Assise III en sont des exemples éclatants.
Le problème posé aux catholiques par le second concile du Vatican est profond. Dans une conférence qui semble avoir été comme le dernier testament doctrinal de Mgr Lefebvre, donnée à des prêtres de sa Fraternité à Ecône une demi-année avant sa mort, après avoir brièvement résumé l’histoire du catholicisme libéral sortant de la Révolution française il a rappelé comment les Papes ont toujours combattu cette tentative de réconciliation entre l’Église et le monde moderne, et il a déclaré que le combat de la Fraternité contre Vatican II était exactement le même combat. Il a conclu :
« Plus on analyse les documents de Vatican II et leur interprétation par les autorités de l’Église, et plus on se rend compte qu’il ne s’agit ni d’erreurs superficielles ni de quelques erreurs particulières comme l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, mais plutôt d’une perversion totale de l’esprit, de toute une philosophie nouvelle fondée sur le subjectivisme… C’est très grave ! Une perversion totale !… C’est vraiment effrayant. »
Or, la pensée de Benoît XVI est-elle meilleure à cet égard que celle de Jean-Paul II ? Il suffit de lire l’étude de l’un de nous trois sur La Foi au Péril de la Raison pour se rendre compte que la pensée du Pape actuel est également imprégnée de subjectivisme. C’est toute la fantaisie subjective de l’homme à la place de la réalité objective de Dieu. C’est toute la religion catholique soumise au monde moderne. Comment peut-on croire qu’un accord pratique puisse arranger un tel problème ?
Mais, nous dira-t-on, Benoît XVI est vraiment bienveillant envers la Fraternité et sa doctrine. En tant que subjectiviste il peut bien l’être, parce que les libéraux subjectivistes peuvent tolérer même la vérité, mais pas si elle refuse de tolérer l’erreur. Il nous accepterait dans le cadre du pluralisme relativiste et dialectique, à condition de rester dans la « pleine communion », par rapport à l’autorité et envers les autres « réalités ecclésiales ». Voilà pourquoi les autorités romaines peuvent tolérer que la Fraternité continue d’enseigner la doctrine catholique, mais ils ne supporteront absolument pas qu’elle condamne la doctrine conciliaire. Voilà pourquoi un accord même purement pratique ferait nécessairement taire progressivement, de la part de la Fraternité, toute critique du Concile ou de la nouvelle messe. En cessant d’attaquer ces victoires les plus importantes de toutes de la Révolution, la pauvre Fraternité cesserait nécessairement de s’opposer à l’apostasie universelle de notre lamentable époque et elle s’enliserait elle-même. En dernière instance, qui nous garantira de rester tels que nous sommes en nous protégeant de la curie romaine et des évêques ? Le Pape Benoît XVI ?
On a beau le nier, ce glissement est inévitable. Ne voit-on pas déjà dans la Fraternité des symptômes de cet amoindrissement dans la confession de la Foi ? Aujourd’hui, hélas, c’est le contraire qui serait « anormal ». Juste avant les Consécrations de 1988 lorsque de nombreux braves gens insistaient auprès de Mgr Lefebvre pour qu’il fit un accord pratique avec Rome qui ouvrirait un grand champ d’apostolat, il dit sa pensée aux quatre consécrands : « Un grand champ d’apostolat peut-être, mais dans l’ambiguïté, et en suivant deux directions opposées à la fois, ce qui aurait fini par nous pourrir. » Comment obéir et continuer à prêcher toute la vérité ? Comment faire un accord sans que la Fraternité « pourrisse » dans la contradiction ?
Et lorsqu’une année plus tard, Rome semblait faire de vrais gestes de bienveillance envers la Tradition, Mgr Lefebvre se méfiait toujours. Il craignait qu’il ne s’agisse que de « manœuvres pour séparer de nous le plus grand nombre de fidèles possible. Voilà la perspective dans laquelle ils semblent céder toujours un peu plus et même aller très loin. Nous devons absolument convaincre nos gens qu’il ne s’agit que d’une manœuvre, qu’il est dangereux de se mettre entre les mains des évêques conciliaires et de la Rome moderniste. C’est le plus grand danger qui menace nos gens. Si nous luttons depuis 20 ans pour résister aux erreurs conciliaires, ce n’était pas pour nous mettre maintenant entre les mains de ceux qui professent ces erreurs. » À la suite de Mgr Lefebvre le propre de la Fraternité est, plus que de dénoncer les erreurs par leur nom, de s’opposer efficacement et publiquement aux autorités romaines qui les diffusaient. Comment pourrai-t-on concilier un accord et cette résistance publique aux autorités, dont le Pape ? Et après avoir lutté pendant plus de quarante ans, la Fraternité devra-t-elle maintenant se mettre entre les mains de modernistes et libéraux dont nous venons de constater la pertinacité ?
Monseigneur, messieurs les abbés, veuillez faire attention, vous conduisez la Fraternité à un point où elle ne pourra plus rebrousser chemin, à une profonde division sans retour et, si vous aboutissez à un tel accord, à des puissantes influences destructrices qu’elle ne supportera point. Si jusqu’à présent les évêques de la Fraternité l’ont protégée, c’est précisément parce que Mgr Lefebvre a refusé un accord pratique. Puisque la situation n’a pas changé substantiellement, puisque la condition émise par le Chapitre de 2006 ne s’est nullement réalisée (changement doctrinal de Rome qui permettrait un accord pratique), écoutez encore votre Fondateur. Il a eu raison il y a 25 ans. Il a raison encore aujourd’hui. En son nom, nous vous en conjurons : n’engagez pas la Fraternité dans un accord purement pratique.
Avec nos salutations les plus cordiales et fraternelles, in Christo et Maria,
Mgr. Alfonso de Galarreta
Mgr. Bernard Tissier de Mallerais
Mgr. Richard Williamson
Voici l’original en image (cliquer sur l’image pour l’agrandir) :
![]() |
![]() |
LETTRE DE MONS. FELLAY AUX TROIS ÉVÊQUES
DE LA FRATERNITÉ SACERDOTALE SAINT-PIE X
Fraternité sacerdotale
Saint pie x
______
+ Menzingen, le 14 avril 2012
A NN. SS. Tissier de Mallerais, Williamson et de Galarreta.
Excellences,
Votre lettre collective adressée aux membres du Conseil général a retenu toute notre attention. Nous vous remercions pour votre sollicitude et votre charité.
Permettez-nous à notre tour dans le même souci de charité et de justice de vous faire les observations qui suivent.
Tout d’abord la lettre mentionne bien la gravité de la crise qui secoue l’Église et analyse précisément la nature des erreurs ambiantes qui pullulent. Cependant la description est entachée de deux défauts par rapport à la réalité de l’Église : elle manque de surnaturel et en même temps elle manque de réalisme.
Elle manque de surnaturel. A vous lite, on se demande sérieusement si vous croyez encore que cette Église visible dont le siège est à Rome est bien l’Église de Notre Seigneur Jésus Christ, une Église certes défigurée horriblement a planta pedis usque ad verticem capitis, mais une Église qui a quand même et encore pour chef Notre Seigneur Jésus Christ. On à l’impression que vous êtes tellement scandalisés que vous n’acceptez plus que cela pourrait encore être vrai. Pour vous Benoit XVI est-il encore pape légitime ? S’il l’est, Jésus-Christ peut-il encore parler par sa bouche ? Si le pape exprime une volonté légitime à notre sujet, qui est bonne, qui ne donne pas un ordre à l’encontre des commandements de Dieu, a-t-on le droit de négliger, de renvoyer d’un revers de main cette volonté ?
Et sinon sur quel principe vous basez vous pour agir ainsi ? Ne croyez-vous pas que si Notre Seigneur nous commande, il donnera aussi les moyens de continuer notre œuvre ? Or le pape nous a fait savoir que la préoccupation de régler notre affaire pour le bien de l’Église était au cœur même de son pontificat, et aussi qu’il savait bien que ce serait plus facile et pour lui et pour nous de laisser la situation présente en l’état. Donc c’est bien une volonté arrêtée et juste qu’il exprime.
Avec l’attitude que vous préconisez, il n’y a plus de place ni pour les Gédéons ni pour les David, ni pour ceux qui comptent sur le secours du Seigneur. Vous nous reprochez d’être naïf ou d’avoir peur, mais c’est votre vision de l’Église qui est trop humaine et même fataliste ; vous y voyez les dangers, les complots, les difficultés, vous ne voyez plus l’assistance de la grâce et du Saint-Esprit. Si l’on veut bien accepter que la divine Providence conduit les affaires des hommes, tout en leur laissant leur liberté, il faut alors aussi accepter que les gestes de ces dernières années en notre faveur sont sous sa gouverne. Or ils indiquent une ligne – pas toute droite – mais clairement en faveur de la Tradition. Pourquoi subitement celle-ci s’arrêterait, alors que nous faisons tout pour conserver notre fidélité et que nous accompagnons nos efforts d’une prière peu commune ? Le bon Dieu nous laisserait-il tomber au moment le plus crucial ? Cela n’a pas beaucoup de sens. Surtout que nous n’essayons pas de lui imposer une quelconque volonté propre, mais que nous essayons de scruter à travers les événements ce que Dieu veut, étant disposés à tout, comme il Lui plaira.
En même temps elle manque de réalisme, et quant à l’intensité des erreurs et quant à leur amplitude.
Intensité : dans la Fraternité, on est en train de faire des erreurs du Concile des super hérésies, cela devient comme le mal absolu, pire que tout de la même manière que les libéraux ont dogmatisé ce concile pastoral. Les maux sont déjà suffisamment dramatiques pour qu’on ne les exagère pas davantage (cf Roberto de Mattei, Une histoire jamais écrite, p. 22 ; Mgr Gherardini, Un débat à ouvrir, p, 53, etc.)
Il n’y a plus aucune distinction. Alors que Monseigneur Lefebvre a fait plusieurs fois les distinctions nécessaires au sujet du libéral [1]. Ce manque de distinction conduit l’un ou l’autre d’entre vous à un durcissement « absolu ». Cela est grave parce que cette caricature n’est plus dans la réalité et elle aboutira logiquement dans le futur à un vrai schisme. Et peut-être bien que ce fait est l’un des arguments qui me pousse à ne plus tarder à répondre aux instances romaines.
Amplitude : d’une part on fait endosser aux autorités présentes toutes les erreurs et tous les maux que l’on trouve dans l’Église en délaissant le fait qu’elles essaient au moins en partie de se dégager des plus graves d’entre elles (la condamnation de « l’herméneutique de la rupture » dénonce des erreurs bien réelles). D’autre part on prétend que TOUS sont enracinés dans cette pertinacité (« tous modernistes », « tous pourris »). Or cela est manifestement faux. Une grande majorité est toujours emportée dans le mouvement, mais pas tous.
Au point qu’à la question cruciale entre toutes, celle de la possibilité de survivre dans les conditions d’une reconnaissance de la Fraternité par Rome, nous n’arrivons pas à la même conclusion que vous.
Qu’il soit noté au passage que NOUS N’AVONS PAS CHERCHÉ un accord pratique. Cela est faux. Nous n’avons pas refusé a priori, comme vous le demandez, de considérer l’offre du pape. Pour le bien commun de la Fraternité, nous préférerions de loin la solution actuelle de statu quo intermédiaire, mais manifestement, Rome ne le tolère plus.
En soi, la solution de la Prélature personnelle proposée n’est pas un piège. Cela ressort tout d’abord de ce que la situation présente en avril 2012 est bien différente de celle de 1988. Prétendre que rien n’a changé est une erreur historique.
Les mêmes maux font souffrir l’Église, les conséquences sont encore plus graves et manifestes qu’alors ; mais en même temps on peut constater un changement d’attitude dans l’Église, aidé par les gestes et actes de Benoît XVI envers la Tradition. Ce mouvement nouveau, né il y a au moins une dizaine d’années, va se renforçant II touche bon nombre (encore une minorité) de jeunes prêtres, de séminaristes et même déjà un petit nombre de jeunes évêques qui se distinguent nettement de leurs prédécesseurs, qui nous disent leur sympathie et leur soutien, mais qui sont encore passablement étouffés par la ligne dominante dans la hiérarchie en faveur de Vatican II. Cette hiérarchie est en perte de vitesse. Cela est objectif et montre qu’il n’est plus illusoire de considérer un combat « intra muros », dont nous sommes bien conscients de la dureté et difficulté. J’ai pu constater à Rome combien le discours sur les gloires de Vatican II que l’on va nous ressasser, s’il est encore dans la bouche de beaucoup, n’est cependant plus dans toutes les tètes. De moins en moins y croient.
Cette situation concrète, avec la solution canonique qui est proposée, est bien différente de celle de 1988. Et quand nous comparons les arguments que Mgr Lefebvre avait donnés à l’époque, nous concluons qu’il n’aurait pas hésité à accepter ce qui nous est proposé. Ne perdons pas le sens de l’Église, qui était si fort chez notre vénéré fondateur.
L’histoire de 1?Église montre que la guérison des maux qui la frappent se fait de manière habituelle graduellement, lentement. Et quand un problème est terminé, c’en est un autre qui commence… oportet haereses esse. Prétendre attendre que tout soit réglé pour arriver à ce que vous appelez un accord pratique n’est pas réaliste. II est bien probable à voir comment se déroulent les choses que la fin de cette crise prendra encore des dizaines d’années. Mais de refuser de travailler dans le champ parce qu’il s’y trouve encore de la mauvaise herbe, qui risque d’étouffer, de gêner la bonne herbe trouve une curieuse leçon biblique ; c’est Notre Seigneur lui-même qui nous fait comprendre avec sa parabole de l’ivraie qu’il y aura toujours, sous une forme ou une autre de la mauvaise herbe à arracher et à combattre dans son Église…
Vous ne pouvez pas savoir combien votre attitude ces derniers mois – bien différente pour chacun d’entre vous – a été dure pour nous. Elle a empêché le supérieur général de vous communiquer et faire partager ces grands soucis, auxquels il vous aurait si volontiers associés, s’il ne s’était pas trouvé devant une incompréhension si forte et passionnée. Combien il aurait aimé pouvoir compter sur vous sur vos conseils pour soutenir cette passe si délicate de notre histoire. C’est une grande épreuve, peut-être la plus grande de tout son supériorat Notre Fondateur vénéré a donné aux évêques de la Fraternité une charge et des devoirs précis. Il a bien montré que le principe qui fait l’unité dans notre société, c’est le Supérieur General. Mais depuis un certain temps déjà, vous essayez – chacun de manière différente – de lui imposer votre point de vue, même sous formes de menaces, et même publiquement Cette dialectique entre vérité/foi et autorité est contraire à l’esprit sacerdotal. Au moins aurait-il espéré que vous essayiez de comprendre les arguments qui le poussent à agir comme il a agi ces dernières années, selon la volonté de la divine providence.
Nous prions bien pour chacun d’entre vous, pour que dans ce combat qui est loin d’être terminé nous nous retrouvions tous ensemble, pour la plus grande gloire de Dieu et pour l’amour de notre chère Fraternité.
Daigne Notre Seigneur ressuscité et Notre Dame vous protéger et vous bénir.
+Bernard Fellay
Niklaus Pfluger+
Alain-Marc Nély+
[1] « Ce n’est pas parce qu’un pape est libéral qu’il n’existe pas. (…) Nous devons rester dans une ligne ferme et ne pas nous égarer, au cours de ces difficultés dans lesquelles nous vivons. On serait tenté, justement, par des solutions extrêmes, et de dire : “Non, non, le pape n’est pas seulement libéral, le pape est hérétique ! Le pape est peut-être probablement plus qu’hérétique, donc il n’y a pas de pape !”
Cela, ce n’est pas exact. Ce n’est pas parce que quelqu’un est libéral, qu’il est nécessairement hérétique et par conséquent qu’il est nécessairement hors de l’Église. II faut savoir faire les distinctions nécessaires, Ceci est très important pour rester dans une voie sûre, pour rester bien dans l’Eglise. Sinon, nous irions où ? II n’y a plus de pape, il n’y a plus de cardinaux, parce que, si le pape n’était pas pape quand il a nommé les cardinaux, ces cardinaux ne peuvent plus nommer de pape parce qu’ils ne sont pas cardinaux. Et alors ? C’est un ange du Ciel qui va nous apporter un pape ? C’est absurde ! Et pas seulement absurde, dangereux ! Parce qu’alors nous serons conduits, peut-être, à des solutions qui sont vraiment schismatiques » (conférence à Angers, 1980). Voir aussi Fideliter n° 57, p. 17 sur la mesure à garder.
Voici l’original en image (cliquer sur l’image pour l’agrandir) :
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Télécharger l’originale en PDF (OCR)
Télécharger l’originale en PDF (image)
Nota : Ces Lettres ont été authentifiées par le Communiqué de la Maison Générale de la Fraternité Saint-Pie X (11 mai 2012)
PENTECÔTE : C’est la date que vous voulez Mgr Fellay ?
Félicitations, Mgr Fellay ! Vous avez mené le tout de façon magistrale …
* * *
Florilège de textes de Mgr Lefebvre – par les Dominicains d’Avrillé (sur les relations Rome-FSSPX)
Télécharger un Florilège de textes de Mgr Lefebvre en PDF
http://www.spessantotomas.com/2012/05/florilege-de-textes-de-mgr-lefebvre-par.html
L’Abbé Arnaud Rostand, FSSPX États-Unis, prépare ses ouailles au ralliement…
Publication du 06 mai 2012 (restaurée d’après le cache Google)
L’abbé Arnaud Rostand – FSSPX États-Unis – prépare ses ouailles au ralliement suite à la nouvelle imposture de « la Croisade du Rosaire qui se terminera le dimanche de la Pentecôte (27 mai 2012) » !
L’après Pentecôte devrait donc vraisemblablement voir l’aboutissement de cette mystification qui tient « le monde Tradi » en haleine depuis quelques semaines.
Mgr Fellay a déjà organisé plusieurs fausses croisades (sacrilège) du Rosaire, pour faire apparaître aux yeux des naïfs et des imbéciles, la publication du Motu Proprio (07/07/2007) et la levée (21/01/2009) des effets du prétendu décret d’excommunication de 1988, comme des « miracles mariaux », obtenus par l’intercession de de la Très Sainte Vierge Marie !
Abbé Arnaud Rostand, FSSPX : Communiqué du supérieur des États-Unis (Français)
Chers amis et fidèles, Beaucoup de rumeurs se répandent à propos des relations entre les autorités romaines et la Fraternité Saint-Pie X. A ce propos, je tiens à rappeler simplement le communiqué de la Maison Générale de la Fraternité du 18 avril 2012 :Dans un courrier du 17 avril 2012, le Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X a répondu à la demande d’éclaircissement que lui avait faite, le 16 mars, le cardinal William Levada, au sujet du Préambule doctrinal remis le 14 septembre 2011. Comme l’indique le communiqué de presse de la Commission pontificale Ecclesia Dei, daté de ce jour, le texte de cette réponse « sera examiné par le Dicastère (Congrégation pour la Doctrine de la Foi) et soumis ensuite au jugement du Saint-Père ».
L’affaire se trouve entre les mains du Saint Père et nous attendons Sa décision.Rappelons-nous que c’est à notre Supérieur général, et à lui seul, qu’a été confiée selon les règles de l’Église et le vœu de Mgr Lefebvre la tâche délicate de gérer nos relations avec Rome. Aussi, est-il l’unique autorité compétente pour prendre les décisions prudentes pour notre Fraternité. En raison de sa fonction et de ses dix-huit années passées comme supérieur afin de conserver la foi et de rechercher le bien commun de l’Église, nous lui renouvelons notre entière confiance et notre respectueux dévouement en ces moments difficiles. Notre piété filiale envers lui, et envers le Souverain Pontife, nous invite à faire encore d’avantage qu’à l’accoutumée en ces circonstances extraordinaires : Nous voulons leur apporter le soutien de toutes nos prières.Prier est en effet le plus important, et, en réalité, la seule chose que nous puissions faire actuellement. J’aimerais vous demander de redoubler d’efforts pour la Croisade du Rosaire qui se terminera le dimanche de la Pentecôte (27 mai 2012), en gardant à l’esprit les résultats marquants des précédentes. Je souhaiterais également solliciter votre générosité en vous demandant d’offrir une neuvaine au Saint-Esprit.L’intention de cette neuvaine sera de demander au Saint-Esprit qu’il donne les grâces de lumière et de force au Saint Père, Benoît XVI, et au Supérieur Général de la Fraternité, Mgr Fellay.La neuvaine consiste à prier le Veni Creator Spiritus en ajoutant le Souvenez-vous, entre le 8 mai et le 16 mai, vigile de la fête de l’Ascension de Notre Seigneur.J’autorise les prêtres à ajouter ces prières juste avant ou après leur messe quotidienne.Prions pour que le Bon Dieu nous garde bien unis dans la Foi, dans un esprit de corps autour de notre Supérieur, afin de travailler plus que jamais à restaurer toute chose dans le Christ.Dans le Cœur Immaculé de MarieAbbé Arnaud Rostand
[APIC] Rome : Une décision sur la Fraternité sacerdotale saint Pie X d’ici fin mai
SOURCE – APIC – 6 mai 2012
Rome, 6 mai 2012 (Apic) La décision de Benoît XVI concernant le retour de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) dans la pleine communion de l’Église interviendra d’ici la fin du mois de mai 2012, ont indiqué à I.MEDIA des sources vaticanes proches du dossier.Pour l’heure, la réponse de la FSSPX au ’préambule doctrinal’ préalable à tout accord soumis par Rome en septembre 2011 est étudiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Parvenue à Rome le 17 avril dernier, la réponse du supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, sera ensuite soumise à Benoît XVI. Ce dernier, depuis 2005, a multiplié les gestes en vue d’obtenir un accord qui marquerait la fin d’une séparation de près de 24 ans. (apic/imedia/mp)
* * *
Et comme par hasard … sur le Salon Beige des commentaires vont déjà dans ce sens !
La Pentecôte : jour de fermeture du bouquet spirituel de 12 millions de chapelets lancé par Mgr Fellay il y a plus d’un an. Bouquet spirituel pour la consécration de La Russie au Coeur immaculé de Marie, pour le Pape et l’Eglise.
Il serait beau et providentiel qu’une décision favorable et acceptée par la Fraternité intervînt à ce moment symbolique, alors que la FSSPX organise cette année le pèlerinage de Pentecôte de Chartres à Orléans !
Prions. C’est ce qui reste à faire. Les enjeux d’une réconciliation historique entre Rome et la Fraternité valent bien des sacrifices.
L’Éclipse totale de l’Église
Le 24 avril nous écrivions :
L’Éclipse totale de l’Église arrivera d’ici quelques jours….
Veillez et Priez…
Les quatre évêques de la FSSPX ont (tous les quatre) signé le « Préambule doctrinal » demandé par Benoît 1er de Vatican d’Eux…
Le statut particulier « promis » leur sera accordé sans plus de discussion…
La pourpre cardinalice récompensera Mgr Bernard Fellay…
« L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. »
« Il est temps ; le soleil s’obscurcit, la Foi seule vivra. »
La très Sainte Vierge sur la montagne de la Salette
Le CatholicaPedia s’est crasher !
Cher amis lecteurs,
Vendredi 11 mai 2012, le CatholicaPedia a subi une panne de serveur qui a détruit notre site. Aujourd’hui, mardi 15 mai, tout est rétabli pour le site.
Le CatholicaPedia Blog a perdu une bonne partie de sa Base de données et vient d’être rétabli également mais avec une année d’articles perdue ! au 24 mars 2011.
LES SERMONS DE SON EXCELLENCE MGR MARCEL LEFEBVRE
Les Éditions Saint-Remi nous font part, à la veille du 20ème anniversaire de la mort de Monseigneur Lefebvre de la publication des Sermons de son Excellence Mgr Marcel Lefebvre :
![]() |
![]() |
![]() |
| Édition originale, 3 volumes, format14,5×20, 1313 p., 69 € les 3 volumes. | ||
LES SERMONS DE SON EXCELLENCE MGR MARCEL LEFEBVRE
REMERCIEMENTS
Les éditions Saint-Rémi remercient M. Joseph Lefebvre et Mme Marie-Thérèse Toulemonde, frère et sœur de Mgr Marcel Lefebvre, qui ont répondu chaleureusement à notre projet de faire connaître les œuvres de leur frère, comprenant le bien que ces écrits pouvaient faire aux âmes. Ils nous ont accordé par contrat les droits d’édition des sermons de Mgr Marcel Lefebvre.
Ces sermons permettent de suivre le combat de Monseigneur Lefebvre au quotidien. C’est une page importante de l’Histoire de l’Église. Par ses confidences, ses analyses, il déjoue les brigandages, les manœuvres, les mensonges, les trahisons, et redonne l’espérance. Tout ce développement permettra aux fidèles, aux lecteurs de mieux comprendre les enjeux et les projets de ceux qui veulent imposer la Religion universelle, mélange impie de toutes les religions. Monseigneur Lefebvre profitait de ses sermons pour transmettre la pure doctrine, le catéchisme, le dogme, l’enseignement sur tous les sacrements et la vie sacramentelle, pour expliquer la vie de l’Église, la vie des saints, les fêtes, la vie intérieure, l’examen de conscience, donc comment vivre chrétiennement : tout ce qui fut toujours enseigné, pratiqué et vénéré depuis 2000 ans, tout ce qui permit à chaque génération d’aller au ciel. Ces sermons sont un trésor unique. Les jeunes, même les jeunes clercs, qui ne voient que la Rome conciliaire ne savent pas ce qu’était la vie de la véritable Église, l’Église en ordre.
De Maria numquam satis !
Saint Gabriel de l’Addolorata a bien entendu Saint Bernard : « de Marie on ne parle jamais assez ! »
Symbole de Marie par Saint Gabriel de l’Addolorata,
fête le 27 février : Passionniste 1838 – 1862
Symbole de Marie
JE CROIS, ô Marie, que Vous êtes la Mère de tous les hommes, et que Vous les avez tous reçus en la personne de Jean, selon le désir de Jésus.
JE CROIS que Vous êtes notre vie, et je Vous appellerai avec Saint Augustin, l’unique espérance des pécheurs après Dieu.
JE CROIS que votre intercession est moralement nécessaire pour notre salut ; que toutes les grâces que Dieu nous dispense passent par vos mains ; que toutes les miséricordes qui ont été accordées aux hommes, l’ont été par votre entremise, et que personne ne peut entrer au ciel que par Vous, qui en êtes la porte.
JE CROIS que Vous êtes la coopératrice de notre rédemption, et que ceux-là restent engloutis dans la mer orageuse de ce monde, qui ne sont pas reçus dans votre navire. Notre salut est entre vos mains, c’est pourquoi, celui qui demande des grâces sans recourir à Vous est semblable à quelqu’un qui voudrait voler sans ailes…
JE CROIS que ceux qui mettent en Vous leur appui ne pécheront point, et que ceux qui Vous honorent obtiendront la vie éternelle…
JE CROIS que Vous seule avez accompli, dans toute sa perfection, le précepte : « Tu aimeras le Seigneur. » Je crois que dès le premier instant de votre existence, Vous avez surpassé l’amour de tous les hommes et de tous les anges envers Dieu, et que les bienheureux Séraphins pouvaient descendre pour apprendre, dans votre cœur, la manière d’aimer Dieu.
JE CROIS que votre amour pour le prochain a été si grand, qu’il n’y a jamais eu et qu’il n’y aura jamais personne qui puisse l’aimer autant. Je crois que si l’on réunissait l’amour que toutes les mères ont pour leurs enfants, tous les époux pour leurs épouses, tous les saints et tous les anges pour ceux qui ont de la dévotion envers eux, cet amour n’égalerait point celui que Vous portez à une seule âme ; et je crois que l’amour de toutes les mères pour leurs enfants n’est qu’une ombre de celui que Vous avez pour un seul d’entre nous…
JE CROIS avec Saint Hilaire, que vos dévots serviteurs ne peuvent jamais se perdre, quelque grands pécheurs qu’ils aient été auparavant. Je crois, avec Saint Bonaventure, que quiconque ne Vous estime point, mourra dans son péché : et que celui qui ne Vous invoque point pendant la vie, ne parviendra point au royaume des cieux. Je crois avec Saint Ephrem, que la dévotion envers Vous est le passeport du salut : Charta libertatis…
par Saint Gabriel de l’Addolorata, fête le 27 février : passionniste 1838 – 1862
27 février : Saint Gabriel de l’Addolorata, patron des Abruzzes, des séminaristes et novices, et un des saints de la jeunesse !
Frère Gabriel de L’Addolorata (1838-1862) – (c’est-à-dire Notre-Dame des Sept-Douleurs) – est le nom de religion que reçut François Possenti lorsqu’il fut entré chez les Passionnistes…
KAROL WOJTYLA BIENHEUREUX ? … JAMAIS !!
Les Éditions Saint-Remi nous font part de la publication en français de la revue italienne Chiesa Viva n°430, sept. 2010.
KAROL WOJTYLA BIENHEUREUX ? … JAMAIS !!
par Don Luigi VILLA

Don Villa, nous retrace avec une centaine de photos, la biographie de Karol Wojtyla pendant sa jeunesse, il remonte à ses ancêtres, puis comptabilise ses voyages internationaux, expose sa philosophie, sa théologie, ses relations avec les francs-maçons, avec les communistes, ses faits et dires, sa doctrine mariale, sa conception de la primauté de Pierre et enfin sa théologie du corps : invraisemblable !
N’ayons pas peur de la vérité, elle nous rendra libre ; voyez, lisez et jugez…
À LIRE, À DIFFUSER MASSIVEMENT
POUR ÉVITER L’IMPOSTURE DE LA BÉATIFICATION
Du Confiteor qu’on dit avant la communion
Du Confiteor qu’on dit avant la communion.

Dans les messes du Motu Proprio dis par les “prêtres” diocésains[1] ou encore chez nombre de fraternités disant la messe de toujours ou plutôt « celle de Jean XIII »[2], il est de bon ton par soucis de jeunisme, de modernisme et de réformation conciliaire ou conciliante, c’est selon, d’omettre ou même de censurer le confiteor avant la communion, et par la même le Miseratur vestri et l’ Indulgentiam.
Agir de telle sorte est très grave pour des protecteurs de la messe de toujours, cette façon pernicieuse peut empêcher une communion plus parfaite, ce qui est un tort si minime soit il …
Regardons ce que nous enseigne le Révérend Père Pierre Lebrun[3] (†1719), prêtre à l’Oratoire, liturgiste français, dont le savoir n’a d’égal que l’orthodoxie.

L’usage de faire dire le Confiteor pendant la messe, immédiatement avant de communier, s’est introduit depuis environ cinq cent ans[4]; et il vient s’en doute de la condescendance qu’on a eue de donner la communion aux fidèles hors le temps du sacrifice. On a cru qu’en cette occasion il falloit que les communions fissent auparavant une espèce de confession générale de leurs péchés, après laquelle le prêtre leur feroit les prières de l’absolution, comme on en use à l’égard des malades qui communient sans pouvoir assister à la messe, afin qu’ils renouvelassent publiquement les sentiments de douleur avec lesquels ils avoient [auraient] dû confesser et expier leurs fautes, et qu’on n’eût pas tout-à-fait lieu de dire qu’ils étoient semblables à ceux que déplore saint Cyprien, qui, sans avoir expié leurs fautes, sans les avoir confessés, et sans avoir purifié leur conscience par le sacrifice et l’imposition de la main du prêtre, osent s’approcher de la sainte table ; ou, comme dit Firmilieu, qui, sans avoir exposé leur péchés, ont la témérité de communier au corps et au sang de Jésus-Christ.
Au treizième siècle, les Dominicains, les Carmes, les Cordeliers et les Augustins autorisèrent l’usage de dire le Confiteor et les prières de l’absolution avant que de donner [avant de donner] la communion, dans le temps même du sacrifice.
En ce temps là, les coutumes de Cluni et les statuts des Chartreux ne faisoient [faisaient] aucune mention de confession avant le moment de la communion ; et parmi les Chartreux encore, le prêtre, après avoir communié, donne la communion sans autre prière que Corpus Domini nostri Jesu Christi custodiat te in vitam aeternam .

Le pontifical romain, au jour de l’ordination, fait dire le Confiteor aux diacres et aux sous-diacres avant la communion ; les seuls prêtres qui célèbrent avec l’évêque ne le disent pas. Cela est aussi marqué dans les rubriques du missel romain publiées par Pie V. Au fond, cet usage ne sauroit être blâmé, et l’on peut le justifier par divers vestiges de l’antiquité.
On voit dans Optat de Milève qu’après le canon, et immédiatement avant l’Oraison dominicale, on imposoit les mains aux pénitents et à tous ceux qui doivent communier. Saint Augustin nous fait entendre que les fidèles faisoient une espèce de confession de leurs péchés, en frappant leur poitrine lorsqu’on disoit : Dimitte nobis debita nostra ; et l’on voit dans l’Eglise grecque qu’au moment [Litur Chrysost.] de la communion le diacre et tous ceux qui veulent recevoir la sainte Eucharistie demandent pardon de leurs péchés, et surtout des scandales qu’ils pourroient avoir donnés, et que tous les assistants répondent : Que Dieu vous pardonne.
Dans une ancienne messe manuscrite conservée à l’abbaye de Saint-Denys en France, et qu’on croit écrite vers le temps de Charlemagne, la confession des péchés est marquée après avoir baisé le livre des évangiles, immédiatement avant l’oblation. Le pontifical, qui avoit appartenu à saint Prudence, évêque de Troies en 840, marque aussi une fort longue confession des péchés après l’évangile, immédiatement avant l’offertoire. Vers le même temps, dans l’ancienne messe d’Illyric, outre la confession de l’évêque fait après s’être habillé à la sacristie et celle qu’il renouvelle à l’autel, il en fait une troisième à l’offertoire.
On voit de même la confession placée entre l’évangile et l’offertoire dans un ancien sacramentaire de saint Gatien de Tours, et dans plusieurs autres anciens missels, qu’il seroit trop long de détailler. On conserve dans la bibliothèque de Saint-Germain-des-Prés un sacramentaire de saint Guillem au diocèse de Lodève, d’environ neuf cents ans d’antiquité [de nos jours 1200 ans], où après l’Oraison dominicale il y a un long Confiteor attribué au pape Grégoire III [Saint ; élu en 731], terminé par l’Agnus Dei et par la communion en cette manière : Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Les choses saintes sont avec les saints. Que la communion du corps et du sang de Jésus-Christ soit pour la vie éternelle à ceux qui le mangent et qui le boivent. Ainsi, l’usage de dire le Confiteor au temps de la communion n’est pas si nouvau qu’on n’en trouve anciennement quelques exemples [nous sommes au XVII ème siècle] ; et pour en rapporter un qui approche beaucoup plus de l’usage d’à présent, les Cisterciens, au douzième siècle, suivis en cela par les Guillemites, dans leurs constitutions confirmées en 1259, faisoient faire la confession aux religieux dans le chœur avant que d’aller à la sainte table. Ils se faisoient l’un à l’autre, et, quand un seul devoit communier, il alloit faire sa confession au prieur ou au premier du chœur. On ne voit point encore là de confession faite à haute voix ni à l’autel. Peut-être ne l’a-t-on introduite aux grandes messes qu’à cause que le peuple n’entend point la confession que le prêtre et les ministres font au bas de l’autel pendant que le chœur chante l’introït. Il seroit à souhaiter qu’on pût partout imiter les Chartreux, qui font tous ensemble la confession avec le célébrant au commencement de la messe.
Quoi qu’il en soit, les fidèles doivent être bien aises de se déclarer publiquement pécheurs, et de reconnoistre ainsi :
LE BESOIN QU’ILS ONT DE L INDULGENCE ET DE LA MISÉRICORDE DE DIEU LORSQU’ILS S’APPROCHENT DE LA SAINTE TABLE.

Source : http://semperfidelis.over-blog.fr
Lire sur CatholicaPedia.net
[1] Ndr : Ces pseudo-prêtres (du grec pseudês ψευδἡς : « faux » ) ont été généralement “ordonnés” dans le nouveau rit Conciliaire Pontificalis Romani (1968) totalement invalide cf : http://www.rore-sanctifica.org . Pour les quelques rares vieux prêtres qui ont été ordonnés validement avant cette date, mais sont restés dans cette nouvelle église Conciliaire de Vatican d’Eux, ils sont apostas depuis longtemps !
[2] Ndr : Toutes ces Fraternités et Instituts sont « una cum famulo tuo Papa nostro B16 » d’une part et de seconde part (sauf pour la FSSPX) ont une grande majorité de pseudo-prêtres (du grec pseudês ψευδἡς : « faux » ) “ordonnés” par des pseudo-évêques (du grec pseudês ψευδἡς : « faux » ) —voir note N°1— qui sont totalement invalides et ne peuvent donc aucunement faire des prêtres même en utilisant le rit Traditionnel ! Pour le problème de l’una cum, voir : “ Le Problème de l’UNA CUM, Problème de l’Heure Présente ” et “ Le Grain d’Encens : Les Sédévacantistes et les Messes Una Cum ”.
[3] Pierre Lebrun (1661-1719), né à Brignoles, appartient à une famille aisée. Le 13 novembre 1678, il entre à Aix dans la Congrégation de l’Oratoire. Le 30 août 1684, il est nommé professeur de philosophie au Collège de Toulon et en septembre de la même année ordonné prêtre à Fréjus. Prédicateur éminent, il se destine pourtant à l’histoire ecclésiastique et ses supérieurs l’envoient à la Maison Saint-Magloire de Paris. Son œuvre la plus remarquable, Explication de la Messe, contenant les dissertations historiques et dogmatiques sur les liturgies de toutes les Églises du monde chrétien, lui confère une réputation d’historien et de grand savant liturgiste. Comme il s’était fait défenseur de l’épiclèse en s’appuyant sur l’autorité des Pères et en se dressant contre les fausses affirmations des Jésuites et des Chanoines Réguliers de Sainte-Geneviève, ses adversaires essaient de le faire condamner par Rome, mais ils échouent. Il s’épuise dans son labeur, souvent sur les routes pour recueillir les documents et après trente ans d’enseignement, il meurt à Saint-Magloire le 6 janvier 1719 ; in Bibliothèque Nationale, mss latins n° 16796 à 16818. Les quatre tomes sont téléchargeable sur : http://jesusmarie.free.fr/pierre_lebrun.html
[4] 500 ans au moment où le père Lebrun écrit, lors du conciliabule Vatican d’Eux ou même de la reforme de Jean XIII cela faisait 800 ans.
Sainte Agathe

Sainte Agathe est invoquée contre les maux de seins
Un cantique Castillan s’exprime ainsi sur Sainte Agathe :
Vous vainquez les démons,
Vous délivrez des tremblements de terre,
Vous guérissez le flux de sang,
Vous éteignez les incendies,
Votre intercession sacrée
Est puissante contre tout mal.
Les femmes qui vous implorent
En voyant leurs maux de seins
Détruits par votre intercession,
Vous honorent comme leur médecin.
Donnez-leur un prompt secours,
Prenant leurs peines en commisération.
Sainte Agathe, priez pour nous.
LE CHIEN DE MON VOISIN
Abbé Juan-Carlos Cériani nous donne une traduction de la Nouvelle de l’abbé Castellani « Le chien de mon voisin » et une adaptation qu’il en a faite à Mgr Fellay.
LE CHIEN DE MON VOISIN
Mon voisin avait un chien qui, de temps en temps, rentrait dans notre maison pour y voler de la viande.
Nous, les garçons, nous passions souvent chez ce voisin pour lui voler ses figues.
Et il arriva un jour que le chien nous aperçut dans la propriété de son maître, alors qu’il se trouvait lui-même maraudant dans notre cuisine.
Que fit-il ? Aboya-t-il là où il se trouvait ? Jamais de la vie ! Il abandonna aussitôt son larcin, repassa silencieusement par le trou de la clôture, fit prudemment un détour par l’arrière de la maison afin que nous ne le voyions pas, et rentra furtivement dans sa niche… d’où il ressortit presque aussitôt en aboyant avec le plus grand sérieux, comme si, de toute sa vie, il n’avait jamais brisé une assiette.
Mais dans sa voix on sentait son embarras, sa honte et son manque de conviction : il n’avait pas la conscience tranquille.
Il aboyait, le pauvre, parce c’était son devoir d’aboyer, mais tout en prenant le ferme propos de ne plus voler même un os, quand bien même il devrait connaître toutes les famines du monde, comme par le passé.
Que tous ceux qui ont pour métier de prêcher la vertu au prochain aient au moins l’honnêteté du chien de mon voisin.
APPLICATION
Il y avait un évêque de la Tradition et pour la Tradition qui s’était rendu dans la Rome antichrist, moderniste et libérale, alors qu’il n’aurait pas dû y aller.
Benoît XVI, de temps à autre et fort machiavéliquement, lançait bien des œillades du côté de la Tradition, mais il continuait tranquillement à avancer sur le chemin de la nouveauté dans la continuité.
Et il arriva que, tandis que l’évêque de la Tradition et pour la Tradition déclarait que « nous voulons que la Rome présidée par Benoît XVI nous reconnaisse comme de vrais évêques » et que « peut-être nous sommes beaucoup plus proches du pape que ce qu’il semble », il réalisa tout à coup que Benoît XVI était en train d’annoncer Assise III et la béatification de Jean-Paul II.
Que fit-il ?
Délaissant pour l’heure ses illusions romaines, il fit prudemment, par l’arrière de Rome, un détour diplomatique et politique, sachant que Rome comprend très bien la politique… il rentra furtivement à Saint Nicolas de Chardonnet… d’où il ressortit presque aussitôt en aboyant avec le plus grand sérieux, comme si, de toute sa vie, il n’avait jamais brisé une assiette … bien qu’avec le Te Deum pour le Motu Proprio et le Magnificat pour le Décret de la levée de l’excommunication il ait déjà brisé toute la vaisselle de la Tradition…
Il a aboyé, certes… Mais dans sa voix on sentait son embarras, sa honte et son manque de conviction : il n’avait pas la conscience tranquille.
Il a aboyé, le pauvre, parce que c’est son devoir…
Espérons qu’il ait pris le très ferme propos de ne plus continuer le dialogue avec la Rome antichrist, moderniste et libérale, quand bien même il devrait connaître toutes les famines du monde, comme par le passé.
Abbé Juan-Carlos Cériani ; traduction de la Nouvelle de l’abbé Castellani « Le chien de mon voisin » et une adaptation qu’il en a faite à Mgr Fellay.
Nous remercions chaleureusement l’abbé Cériani pour ce texte et le correspondant qui nous l’a fourni.






















