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Mondial 2014 : La « finale des deux papes » n’aura pas lieu au Vatican

2014 juillet 11

 

Les antichrist de Rome, le 22 février 2014

L'antipape François (g) et l'antipape émérite Benoît XVI à la Basilique Saint-Pierre de Rome le 22 février 2014 — Osservatore Romano Osservatore Romano

 

RELIGION – L’Argentin et l’Allemand ne devraient pas regarder le match ensemble…

La rencontre des deux « papes », l’Allemand Benoît XVI et l’Argentin François devant un poste de télévision au Vatican face au match Argentine-Allemagne en clôture du Mondial, n’aura pas lieu.

Il est en revanche tout à fait plausible que papeFrançois s’installe dimanche soir devant son poste de télévision pour assister à cette rencontre, que les réseaux sociaux ont d’ores et déjà baptisé « la finale des deux papes ».

François « pourrait regarder la finale »

Mais il est « hautement improbable » qu’il le fasse en compagnie du « pape » émérite Benoît XVI, a assuré jeudi à l’AFP le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican.

« Le match étant à 21h et papeFrançois se couchant en général vers 22h, il pourrait vouloir regarder la finale, mais je n’ai pas d’informations à ce sujet, à trois jours de l’évènement », a expliqué le père Lombardi.

L’antipape, ancien « archevêque » de Buenos Aires, aime le foot, véritable « religion » dans son pays. Il pourrait donc tout à fait regarder ce match, attendu par des millions de « hinchas » (supporteurs) argentins, et le décider sans prévenir personne, au dernier moment. Même s’il est permis d’en rêver, une invitation de François au « pape » émérite à voir ensemble la rencontre entre leurs deux nations n’aurait pas beaucoup de sens, explique-t-on au Vatican.

Le foot, « pas le truc » de Benoît XVI

Benoît XVI, « pape » théologien, intellectuel, pianiste, n’a jamais été un sportif. « On peut exclure de manière catégorique qu’il ait envie de voir le match », affirme une source vaticane, ayant requis l’anonymat.

« Ce n’est pas son truc, il n’est pas un fan de foot. Ce serait lui infliger une pénitence infinie que de l’obliger à rester à 87 ans pendant quatre-vingt-dix minutes devant un écran de télévision retransmettant la finale, alors qu’il n’a peut-être jamais regardé un match de sa vie de bout en bout », a ajouté cette source.

Quand il était antipape, Benoît XVI se tenait au courant des principaux matches et pouvait faire un commentaire, mais il n’est ni un connaisseur ni un « afficionado », même si le club allemand du Bayern Munich est un des plus prestigieux clubs au monde. Au contraire, supporteur avoué du club argentin San Lorenzo de Almagro de Buenos AirespapeFrançois suit encore avec assiduité, depuis son « élection » au trône de Pierre en mars 2013, l’actualité de son club favori – y compris par téléphone. Il continuerait même à payer sa cotisation.

bergoglio

Un match « interreligieux » avec des stars du calibre de Messi, Zidane ou Totti, devrait être joué, à la demande du « pape » argentin, le 1er septembre au stade Olympique de Rome.

 
papeFrancois Ø, Messi, Maradona...caricature
 
nouveau Messi...pape-françois
 

Un projet talmudique… initié par… un protestant !

2014 juillet 7

 

Noachisme : Un Rabbin, un Iman et un Pasteur pour un seul Lieu de Culte !

3 fausses religions

L’église-mosquée-synagogue de Berlin ou la disparition des Anciennes Religions.

C’est à Berlin qu’a été lancée cette idée de lieu de culte unique pour les trois religions juive, musulmane et protestante. Il n’est pas question ici de catholique, pas encore.

ŒcuménismeIl s’agit donc d’un projet de rapprochement entre ces trois cultes que d’aucuns trouveront certainement génial.

« Berlin est la ville des merveilles et des miracles », affirme le rabbin Tovia Ben Chorin, l’un des trois “rêveurs” à avoir imaginé le lieu. « C’est là que l’extermination des juifs a été programmée. Maintenant, la première maison pour les trois religions dans le monde va être construite ici. » Pour l’imam qui porte également le projet, Kadir Sanci, cette « Maison de l’Unité » est une manière de rappeler que « la grande majorité des musulmans sont pacifiques et non-violents ». (Sic !) « C’est aussi un lieu, ajoute-t-il, où des cultures différentes peuvent apprendre l’une de l’autre. »

maquette de l’église-mosquée-synagogue de Berlin

D’après le The Time of Israel, c’est une « maison de prière et d’enseignement » sur le christianisme, le judaïsme et l’islam. La « Maison de l’Unité » (The House of One) a pour but de refléter les croyances de Berlin tout en aidant les trois communautés à vivre ensemble.

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QUI SUIS-JE ?

2014 juillet 5

 

Qui suis-je ?

 

Jorge Mario Bergoglio alias François ZérØ celui qui ne veut pas qu’on l’appelle François 1er.

Le clown blanc de la secte conciliaire (dite église Conciliaire) qui n’est qu’un laïc déguisé en Pape !

Étude de cas.


 

 

Le dresseur de chats…. (histoire drôle !)

2014 juin 17

 

Le dresseur de chats…. (histoire drôle !)

 

WILLY de plus en plus comique !!!

Notre « évêque à la rose » est maintenant dresseur (amateur) de chats !!!

Le dresseur de chats

Mgr Williamson voudrait bien essayer de dresser correctement ces pauvres bêtes (= « ses » prêtres !) dites « résistantes » (rappelons-nous que les chats sont des félins !) mais il prétend ne pas avoir d’autorité pour le faire ! Quel aveu !!!

Alors, Willy, notre demi-évêque sans autorité, préfère livrer ses confitures à Rome et se réfugier dans la soutane blanchâtre d’un Bergoglio qui lui se prétend « pape » pour de bon !!!

Obnubilé par la fondation d’une « société religieuse » (comme si la FSSPX ne suffisait pas !), notre Ordinaire-confiturier, serait même prêt à sauter dans un avion pour venir chercher le document miraculeux élaboré par l’imposteur conciliaire qui usurpe le Siège de St Pierre….

Willy court se soumettre au Clown blanc

Mgr redoute enfin de rester dans le pétrin ! Il eut été en effet judicieux de prévoir quelques bonnes viennoiseries pour accompagner ses confitures (de rose ou de pomme pourrie !). Hélas ! Mgr nous dit que « ce n’est pas une solution »… Et donc qu’il va falloir se faire à l’idée qu’on va avoir un problème d’autorité…

Mgr jetterait-il l’éponge en renonçant à la fois au dressage des félidés carnassiers et aux viennoiseries pour l’heure du thé ? C’est à craindre, car pour Mgr, tout cela s’évanouit en face du seul miracle attendu : celui de Rome et du document-miracle !!!!!

Nous conseillons vivement à Mgr, s’il persiste dans son projet de voyage dans les airs, de se munir de deux parachutes, au cas où

Quant à nous, catholiques semper idem, nous n’allons désormais nous faire qu’à une seule idée : celle de la retraite anticipée de Mgr dans un monastère anglais ou un séjour prolongé dans un institut de soins intensifs…si vous voyez ce que je veux dire !

Pierre Legrand.

 


[Williamson / conférence (extrait)] « Si le pape m’appelait, je prendrais le premier vol pour Rome »

CaptureWillyExtrait d’une conférence de Mgr Williamson – Post Falls, Idaho (USA) – 1er juin 2014


[L'extrait commence à 49 minutes 25 secondes]

[...] Vous rendez-vous compte que commander les prêtres résistants, c’est comme essayer de dresser des chats ? Vous rendez-vous compte ? Est-ce inimaginable ? Au quel cas, est-ce la peine d’essayer si c’est voué à l’échec ? C’est peut-être mieux de ne pas tenter le coup que d’essayer et de rater. Certains parmi vous pensent peut-être que ce serait mieux d’essayer car cela pourrait réussir. Je n’ai pas l’autorité. Si, par un quelconque miracle, le pape François m’appelait la semaine prochaine et me disait : « Excellence, vous et moi avons eu des points de vue différents, mais à cette heure-ci je vous autorise à fonder une société religieuse. Allez de l’avant pour le bien de l’Église. »

« Très saint Père, vous pouvez me mettre ça par écrit ? Ça vous dérange si je viens à Rome chercher le document portant votre signature ? ».

« Mais certainement ! »

Entendu. Alors je prendrais le premier vol pour Rome. Je prendrais le premier vol pour Rome !

Mais sans ça, on est dans le pétrin. Et ça n’est pas une solution. Donc, dans ce qu’on appelle le mouvement de la Résistance, vous aurez un problème d’autorité. Faites-vous à cette idée. [...]

Source : TradiNews.

loup

mouton

 

 

Pour nos “Frères aînés”… Chaos Jorge a battu ses prédécesseurs : « Dans chaque chrétien se trouve un juif »

2014 juin 16

 

C’est EUX qui le disent…

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Le pape François a battu ses prédécesseurs : « Dans chaque chrétien se trouve un juif »

 

François et le président Shimon Peres

Hier, le Pape François a battu tous les records de ses prédécesseurs. Il a reconnu qu’à « l’intérieur de chaque chrétien se trouve un Juif », et a ajouté que « vous ne pouvez pas être un vrai chrétien, si vous ne reconnaissez pas vos racines juives »« ce n’est pas raciste et religieux », a déclaré le souverain pontife. Soulignant la présence continue du judaïsme dans le christianisme, François est allé dans le même sens que Jean-Paul II, qui a appelé les Juifs, les «frères aînés» des chrétiens.

Le pape a dit qu’il prie les Psaumes de David, en tant que Juif, puis effectue le rite de l’Eucharistie en tant que chrétien.

Une grande interview a été publiée sur le journal espagnol La Vanguardia avec le pontife qui a exprimé son opinion concernant le dialogue entre le judaïsme et le christianisme qui devrait inclure une étude des racines juives au sein du christianisme et la « floraison du judaïsme dans le christianisme. » Le Pape a reconnu que le sujet est explosif, mais s’est dit convaincu qu’il est « possible de vivre comme des frères. »

Le pape s’est prononcé contre tout fondamentalisme religieux, affirmant qu’elle est basée bien trop souvent sur la violence, comme la violence de nos jours « au nom de Dieu » qui est absurde.

Il a répondu à la question qui l’a incité à se rendre vers « l’œil de l’ouragan » : le Moyen-Orient. Selon le pape, il est allé parce qu’il a été invité par le président Peres, et sachant que c’était la fin de son mandat présidentiel, le souverain pontife a été contraint de se dépêcher. Il a dit que chaque chrétien devrait visiter la Terre Sainte, car c’est là-bas que « tout a commencé », comme le « le ciel sur la terre » et « vous pouvez sentir ce qui nous attend dans l’au-delà, dans la Jérusalem céleste. »

En effet, les temps messianiques sont très proches.

(source : http://alyaexpress-news.com/2014/06/le-pape-francois-a-battu-ses-predecesseurs-dans-chaque-chretien-se-trouve-un-juif/)

 

 

* * *

 

Et dans le début de interview qui a été publiée sur le journal espagnol La Vanguardia, il déclare être « convaincu que la persécution des chrétiens aujourd’hui est plus forte que dans les premiers siècles de l’Église. » !!!

« Aujourd’hui il y a plus de martyrs chrétiens que dans cette époque. Et ce n’est pas imaginaire, c’est par le nombre »

 

Le clown blanc, à un moment... de l'interview.

 

 

Mgr Williamson : « église Conciliaire » ?…
…« thèse de la POMME POURRIE » !

2014 juin 14

 

WILLY, expert en confitures de roses, nous livre aujourd’hui une recette inédite : la confiture de pomme pourrie…..

Et cette confiture-là, n’est pas allégée, je vous le garantis ! Tant pis pour votre régime !!!

Elle va assurément vous rester sur l’estomac !!!

 

DinoscopusMgr Williamson, qui comme chacun le sait est très malin, en même temps que très espiègle, nous livre ses dernières découvertes culinaires en matière de confitures. Malheureusement, notre évêque-confiturier, croyant avoir trouvé LA recette-explication miracle, nous livre une matière sucrée au goût acide et rempli d’amertume….

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POUR EN FINIR AVEC ABRAHAM…

2014 juin 13

 

pour en finir avec Abraham

Abraham chassant Agar et Ismaël (Guercino)

Joseph Lemann, La Religion de combat

Livre premier – Le rassemblement des enfants de lumière – Chapitre deuxième

IV. Troisième catégorie d’hommes : les captifs des ombres dans la caverne, mais sans qu’ils soient enchaînés ; ils sont libres de sortir.

 

Qui sont-ils ? Pauvres idolâtres ; pauvres israélites ; pauvres musulmans. Explication sur Abraham : il n’a été que l’ombre projetée en avant de Celui qui devait venir. Loin de la belle lumière de l’Église, il y a une autre catégorie d’hommes que nous avons nommés les captifs des ombres. Il faut bien se garder, toutefois, de les confondre avec les fils de ténèbres.

Mais quoi ! après deux mille ans bientôt de christianisme, y a-t-il donc encore des infortunés épris des ombres, fascinés par des fantômes ? Hélas, oui.

Et qui donc sont ces infortunés ?

Beaucoup de pauvres idolâtres ;

Beaucoup de pauvres israélites ;

Beaucoup de pauvres musulmans ;

Captifs des ombres, disons-nous, et comment cela ? Voici :

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Don Luigi Villa : son dernier combat

2014 juin 9
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par Cave Ne Cadas

 
Don Luigi Villa

Le 19 novembre 2012, nous vous faisions part du décès de Don Luigi Villa, docteur en théologie et Directeur de “Chiesa Viva” :

« Don Luigi Villa : combattant infatigable de la Foi Catholique est retourné à la Maison du Père »

Don Luigi Villa

 

Don Luigi Villa : un vrai bon prêtre catholique – R.I.P.

 

 


Aujourd’hui nous vous donnons en exclusivité la traduction en français de l’article capital du Docteur Franco Adessa paru dans le “Chiesa viva” *** Septembre 2013.

Bonne lecture !

Notre traducteur professionnel et ami en retient deux faits saillants : C’est bien Don Luigi Villa qui, par son dernier écrit, aurait contraint Ratzinger à démissionner avant d’être démasqué comme grand maître de la secte des Illuminati. Paul VI – outre ses nombreuses autres « casseroles » – aurait occupé avant lui le même poste… On a beau commencer à être blasé au sujet de la secte conciliaire, on accuse quand même le coup en s’apercevant que la réalité est sans doute encore pire qu’on ne croyait !

 

* * *

 

L’Ultime Bataille de
Don Luigi Villa

 

DON <abbr>LUIGI</abbr> <abbr>VILLA</abbr>

Don Luigi VILLA (1918-2012)
Une photographie de Don Luigi Villa,
prise en 2012, peu de temps avant sa mort.

 

Chiesa Viva n° 463 de septembre 2013

 

par le Dr. Franco Adessa

 

Traduit d’une version espagnole par François Thouvenin pour le CatholicaPedia Blog
…du texte italien initial réalisée par Cristina Pallero pour « Non Possumus.ar »

 

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L’ignorance invincible

2014 juin 5

 

Le débat sur le baptême de désir a naitre une autre “question existentielle” sur l’Ignorance invincible

Monsieur l’abbé Thomas Cazalas y a justement pourvu, de manière très claire, dans son sermon de dimanche dernier, « Dimanche dans l’octave de l’Ascension » que vous pouvez écouter ci-dessous.

 


L’ignorance invincible


 

Abbé Thomas Cazalas

Beaucoup de personnes pensent que l’ignorance de la Foi catholique excuse toujours du péché, ou au moins que ceux qui ignorent la vrai Foi vont en très grand nombre au Ciel.

Ceux qui se trompent sans qu’ils sachent qu’ils font mal, est-ce qu’ils sont toujours de bonne foi ?

S’ils se trompent en croyant vraiment faire le bien ; est-ce qu’ils peuvent être tranquilles pour leur salut éternel ?

NON !!!

Il est vrai qu’il y a parfois une ignorance de la vraie Foi qui justifie de tous péchés… mais d’autres fois, l’ignorance excuse en partie du péché, elle diminue la responsabilité de la personne mais elle la laisse quand même responsable de son ignorance… et d’autres fois encore, l’ignorance, au lieu d’excuser aggrave le péché !

Quand est-ce que l’ignorance est coupable ?

…quand on ne sait pas ce qu’on devrait savoir !

Il y a aussi une ignorance qui n’est pas aucunement volontaire : L’ignorance invincible !

Quand la personne n’a pas les moyens ordinaires pour vaincre son ignorance… elle n’est pas coupable. Elle se trompe mais son ignorance l’excuse de tous péchés parce qu’elle n’a pas les moyens de sortir de son ignorance.

Mais bien souvent, on ne peut pas ignorer sans pécher !

« Sans la Foi, il est impossible de Dieu » dit Saint Paul, car dit-il : « faute de lui, s’approche de Dieu »

« …, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hé 11, 6)

c’est-à-dire : “qui plait à Dieu, croit que Dieu existe et qu’Il récompensera ceux qui le cherche”… et cela est une loi universelle ! c’est-à-dire : que l’on ne peut pas plaire à Dieu sans la croyance en Dieu et que Dieu est rénumérateur !

Il n’y a pas d’ignorance invincible au sujet des choses que tout le monde peut savoir !

À la fin de son encyclique “Mystici corporis”, Pie XII dit explicitement qu’il y a d’une part les catholiques qui sont actuellement incorporés dans l’Église – qui font partis de l’Âme et du Corps de l’Église – qui se sauvent et qu’il y a aussi “ceux qui lui sont unis par le désir seulement” ; c’est-à-dire : quand quelqu’un croit en Dieu, sait que Dieu va récompenser les bons et châtier les méchants, a la Charité parfaite (c-à-d qu’il veut faire la volonté de Dieu mais il est dans l’ignorance invincible de la Divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ et que ce n’est pas de sa faute, ou il est dans l’ignorance invincible de la Divinité de l’Église) ; et bien Dieu accepte leur désir implicite de faire partie de l’Église puisqu’ils veulent faire tout ce que Dieu veut… et donc ils peuvent être sauvés !

Pie XII est très clair là-dessus, et il condamne deux erreurs :

  1. Tout d’abord, ceux qui disent qu’on peut se sauver dans toutes les religions à titre égal ;
  2. Et d’autre part, ceux qui excluent du Salut Éternel ceux qui ne sont unis à l’Église que par un désir implicite ; c-à-d ceux qui disent qu’il est absolument impossible de faire partie de l’Église catholique sans en faire partie réellement.

Et Pie XII va même plus loin encore… à la fin de cette encyclique où il invite “tous ceux qui ne font pas partie du Corps de l’Église catholique” ; c’est-à-dire tous ceux qui n’ont pas la Foi catholique, tous ceux qui ne reçoivent pas les sacrements catholiques, tous ceux qui ne sont pas soumis aux pasteurs légitimes de l’Église…

Il leur dit :

“Je vous invite à faire partie du Corps de l’Église parce que dans l’état où vous êtes, nul ne peut être sûr de son salut” et d’autre part “vous serez privés de tous les secours et faveurs du Ciel dont vous ne pourrez jouir que dans l’Église catholique”.

Donc, ils risquent de se damner même si théoriquement ils peuvent y arriver, c’est difficile !

[101] « Pour ceux-là mêmes qui n’appartiennent pas à l’organisme visible de l’Église, vous savez bien, Vénérables Frères, que, dès le début de Notre Pontificat, Nous les avons confiés à la protection et à la conduite du Seigneur, affirmant solennellement qu’à l’exemple du Bon Pasteur Nous n’avions qu’un seul désir : Qu’ils aient la vie et qu’ils l’aient en abondance. Cette assurance solennelle, Nous désirons la renouveler, après avoir imploré les prières de toute l’Église dans cette Lettre encyclique, où Nous avons célébré la louange du « grand et glorieux Corps du Christ », les invitant tous et chacun de toute Notre affection à céder librement et de bon cœur aux impulsions intimes de la grâce divine et à s’efforcer de sortir d’un état où nul ne peut être sûr de son salut éternel ; car, même si, par un certain désir et souhait inconscient, ils se trouvent ordonnés au Corps mystique du Rédempteur, ils sont privés de tant et de si grands secours et faveurs célestes, dont on ne peut jouir que dans l’Église catholique. Qu’ils entrent donc dans l’unité catholique, et que, réunis avec Nous dans le seul organisme du Corps de Jésus-Christ, ils accourent tous vers le Chef unique en une très glorieuse société d’amour. Sans jamais interrompre nos prières à l’Esprit d’amour et de vérité, Nous les attendons les bras grands ouverts, comme des hommes qui se présentent à la porte, non d’une maison étrangère, mais de leur propre maison paternelle. »

(§ 101 de l’encyclique “Mystici corporis” – Pie XII, Rome le 29 juin 1943)

 

 

Donc, même quand l’ignorance de la part de la personne n’est pas coupable, même quand elle n’a pas commis de faute devant Dieu… l’ignorance même si elle n’est pas coupable fait du mal à celui qui n’est pas coupable…

Jésus le dit clairement dans l’Évangile à ses Apôtres :

« Laissez-les : ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles. Or, si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. »

(Matth 15:14)

L’erreur fait toujours du Mal, même quand elle n’est pas coupable !

La vérité fait toujours du bien : « C’est la vérité qui vous rendra libre » dit Jésus !

 

* * *

 

Pour aller plus loin…

Le Pape Pie IX parle aussi de l’ignorance invincible au § 5 de son Encyclique « Singulari quidem » du 17 mars 1856 où il dit que :

“L’Église déclare ouvertement que l’unique espérance de salut pour l’homme est placée dans la foi chrétienne, qui enseigne la vérité, dissipe les ténèbres de l’ignorance par l’éclat de sa lumière et opère par la charité, et que cette espérance est placée dans l’Église catholique, qui, en maintenant le vrai culte, est le solide asile de cette foi et le temple de Dieu, hors duquel personne, à moins d’avoir l’excuse d’une ignorance invincible, ne peut avoir l’espoir de la vie e du salut.”

L’Église ne cesse de leur répéter que le fondement de la foi n’est pas la raison mais l’autorité ; (15) car il ne convenait pas que Dieu parlant à l’homme se servît d’arguments pour appuyer ses assertions, comme si l’on n’avait pas foi à sa parole ; mais il s’est exprimé comme il a dû, c’est-à-dire comme le souverain arbitre de toutes choses à qui il appartient d’affirmer, non de disputer. (16)

Elle leur crie hautement que tout l’espoir de l’homme, que tout son salut est dans la foi chrétienne, dans cette foi qui enseigne la vérité, dissipe par sa lumière divine les ténèbres de l’ignorance humaine, opère par la charité ; et en même temps dans l’Église catholique, car elle conserve le vrai culte, elle est le sanctuaire inébranlable de la foi même, et le temple de Dieu hors duquel, sauf l’excuse d’une ignorance invincible, il n’y a point de salut à attendre. Elle leur disait aussi, avec beaucoup d’autorité, que si parfois l’on peut donner dans l’explication de l’Écriture place à la science humaine, celle-ci aurait mauvaise grâce de s’en prévaloir. Son rôle n’est pas de prétendre avec arrogance faire la maîtresse, mais d’obéir comme une humble suivante : en marchant la première elle pourrait s’égarer, elle pourrait, en s’attachant trop aux signes extérieurs, aux mots, perdre la lumière de la vertu intérieure et s’écarter du droit sentier de la vérité. (17)

(§ 5 de l’encyclique “Singulari quidem” – Pie IX, Rome le 17 mars 1856)

 

 

* * *

 

Père Guarrigou-LagrangeLe lecteur qui voudra approfondir le sujet lira avec profit l’excellent texte du Père Guarrigou-Lagrange (qui était, soit dit en passant… un grand ami de Mgr Guérard des Lauriers) sur les « Péchés d’ignorance, d’infirmité et de malice » paru dans la revue “La Vie Spirituelle” n° 210.

Ce texte, malgré les remarques qui vont suivre, est néanmoins à recommander au sujet du problème de l’ignorance invincible, en précisant toutefois que ce n’est qu’une excellente et très claire introduction au sujet et un résumé de la doctrine de l’Église qui demande à être précisé et développé, pour ce qui regarde par exemple le salut des non-catholiques ou le baptême de désir.

Malheureusement aussi, il s’étend peu sur les différentes sortes d’ignorance vincible et donc coupable, il ne distingue pas ici l’ignorance vincible peu coupable de celle gravement coupable ou même « crasse ». Car ce n’est pas le sujet de son article…

De même il développe peu le cas de l’ignorance invincible. Il approfondit peu les cas où il ne peut pas y avoir ignorance invincible.

 

 

 

L’Infaillibilité Pontificale POUR LES NULS

2014 juin 2

 

Cher lecteur, je vous propose aujourd’hui un dialogue d’avant hier (1870), pendant le Concile de Vatican et juste avant que le dit Concile définisse solennellement le dogme de l’Infaillibilité Pontificale.

Le lecteur prendra plaisir aussi à lire l’intégralité de la petite brochure (48 pages) où il est question également du Gallicanisme et du Libéralisme (déjà bien en place dans l’Église avant la condamnation prochaine de Saint Pie X !!!), sans oublier la réfutation bien argumentée de l’“hérésie” du Pape Honorius…

L’auteur qui a préféré « devoir taire son nom », ironise de manière judicieuse — et qui devrai faire taire tous les curieux calomniateurs de l’anonymie — : « Quand on lit des choses justes, il importe peu d’en connaître l’auteur. »

Infaillibilite Pontificale pour les Nuls

 

L’Infaillibilité Pontificale

 

DIALOGUE

 

Entre un Catholique laïque et un Théologien romain

1870

 

Au Lecteur

D’illustres personnages ont bien voulu m’engager à composer sur l’infaillibilité pontificale un petit travail à la portée de tout le monde, pour le fond et pour la forme. C’est pour me rendre à leur désir que j’ai écrit ce dialogue.

Il préservera les fidèles trop crédules de tous les sophismes, et les prémunira contre les ténèbres que la perversité cherche à amasser autour de cette question. Toutefois, la nécessité d’introduire comme interlocuteur un laïque parfaitement au courant des journaux et des ouvrages qui renferment ces arguments erronés et captieux, m’a déterminé à lui supposer une certaine dose d’intelligence, mais les plus illettrés pourront également me comprendre. J’ai cru devoir taire mon nom. Quand on lit des choses justes, il importe peu d’en connaître l’auteur. En outre, je serai plus à mon aise pour mieux donner à ma pensée tout son développement. Telle est ma préface, lecteur. Elle est courte, me direz-vous. Que voulez-vous ?… J’ai fait connaitre les motifs, le but, les qualités de cette brochure ; il ne me reste plus rien à ajouter.

Définition de l’Infaillibilité Pontificale.

Le Laïque. Je serais bien aise, M. le Théologien, d’obtenir de vous quelques éclaircissements au sujet de l’infaillibilité pontificale dont on fait tant de bruit aujourd’hui. J’ai lu des journaux plus ou moins mau­vais, et cette lecture a jeté quelques doutes dans mon esprit : dissipez-les ; vous parlez à un homme qui n’a fait que de légères études, et qui n’est ni théologien ni philosophe.

Le Théologien. Je comprends votre pensée. Je vais m’efforcer, soyez-en sûr, de vous tenir un lan­gage simple et précis. Je me conformerai ainsi à votre désir, ne voulant pas d’ailleurs m’étendre dans de longues explications, à moins que vous ne m’en fassiez la demande.

Le Laïque. Eh bien, commençons. Dites-moi d’abord ce qu’il faut entendre par infaillibilité pontificale.

Le Théologien. L’infaillibilité pontificale est un privilège accordé par Jésus-Christ au Souverain Pontife. En vertu de ce privilège, le chef de l’Église, parlant ex cathedra, même en dehors de l’Épiscopat, ne peut errer dans son enseignement en matière de foi et de morale.

Le Laïque. — C’est précisément ainsi que je comprends l’infaillibilité. Mais comme je travaille à m’en faire une idée claire, expliquez-moi le sens de chacune de vos phrases ; et d’abord, que veut-on dire par parler ex cathedra ?

Le Théologien. — Le mot chaire, cathedra, représente le magistère ou pouvoir d’enseigner avec autorité. Lors donc que le Vicaire de Jésus-Christ parle ex cathedra, il s’exprime comme maître et docteur de l’Église Universelle. Il faut distinguer dans le Pape deux personnes tout à fait distinctes : la personne privée et la personne publique. L’infaillibilité lui est conférée en tant qu’il est homme public, c’est-à-dire en tant qu’il exerce les fonctions de Pape, en instruisant les peuples dans la foi et les conduisant comme souverain pasteur dans les pâturages de la vérité et les sentiers du salut.

Le Laïque. — Comment peut-on savoir si le Pape parle comme homme public, et non comme homme privé ?

Le Théologien. — Je vous dirai à mon tour : À quelles marques reconnaissez-vous qu’un roi, par exemple, parle à ses sujets comme souverain et non comme simple particulier ? Par la solennité de l’acte. S’il sanctionne une loi ou porte un décret, s’il édicte telle ou telle peine, vous comprenez immédiatement qu’il parle en souverain. Faites l’application. Lorsque le Souverain Pontife s’exprime par des bulles, des décrets, des lettres, des constitutions apostoliques ; quand il adresse une allocution aux cardinaux réunis en consistoire, les expressions dont il se sert, prouvent qu’il parle ex officio, en vertu de son autorité suprême. Il est évident qu’il agit alors comme homme public, c’est-à-dire comme Pape. Il en serait autrement si, par exemple, il écrivait une lettre de félicitations, composait un traité de théologie ou exprimait purement et simplement sa manière de voir sur un point quelconque. Dans ces cas, il parlerait comme homme privé, comme un simple docteur. Il agirait comme un prince qui s’entretient avec ses amis ou livre à la publicité un traité de philosophie ou de droit civil.

Le Laïque. — Je comprends le mot ex cathedra. Maintenant dites-moi ce qu’il faut entendre par ces autres paroles : en matière de foi et de morale.

Le Théologien. — Ces mots signifient que le Pape est infaillible dans tout ce qui concerne la foi, comme la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception de Marie, et dans tout ce qui a rapport à la morale, comme la condamnation portée contre le duel et les sociétés secrètes.

Le Laïque. — En résumé, le Pape est infaillible, lorsqu’il définit que telle ou telle vérité est article de foi, que telle ou telle action est péché mortel.

Le Théologien. — N’admettre l’infaillibilité que dans ces cas, ce serait par trop en restreindre le domaine. Quand le Pape canonise un saint ou qu’il approuve la règle d’un ordre religieux, dites-moi, peut-il alors se tromper ?

Le Laïque. — Je ne le pense pas.

Le Théologien. — Sans doute ; car s’il se trompait, il en résulterait cette absurdité que les fidèles seraient tenus d’honorer comme ami de Dieu celui qui en serait peut-être éternellement l’ennemi, et de croire excellente une manière de vivre peut-être vicieuse et digne de réprobation.

Le Laïque. — En quoi donc le Pape est-il infaillible ?

Le Théologien.Le Pape est infaillible dans tout ce qui est du domaine du dogme et de la morale ; c’est-à-dire dans la définition de tout ce que les fidèles doivent croire et pratiquer, pour parvenir au salut éternel. Voilà ce qu’on entend par matière de foi et de mœurs. En cela, le Souverain Pontife jouit de la même infaillibilité que l’Église elle-même, dont il est le guide et le docteur. Dans d’autres circonstances purement particulières, et sans aucun rapport soit avec la foi soit avec la morale chrétienne (par exemple, une sentence judiciaire, une application spéciale de discipline ecclésiastique), le Pape peut se tromper et payer, comme un autre fils d’Adam, son tribut à la faiblesse humaine.

Le Laïque. Si le Pape peut se tromper, il s’en suit qu’il peut pécher. L’infaillibilité ne le rend donc pas impeccable ?

Le Théologien. Des hommes mal intentionnés, poussés par le désir de jeter malicieusement le trouble dans l’esprit des simples, ont confondu à dessein l’infaillibilité avec l’impeccabilité, confusion dont la bizarrerie est facile à reconnaître. L’infaillibilité, avons-nous dit, suppose dans le Pape l’exemption de toute erreur dans les prescriptions qu’il adresse aux fidèles sur ce qu’ils doivent croire et pratiquer, pour arriver à la vie éternelle. Pourquoi dès lors parler ici de l’impeccabilité, qui concerne uniquement les actes personnels du pontife et ne regarde nullement ceux des fidèles ? Le Pape, comme homme, a son libre arbitre, et peut, par conséquent, dans ses actions s’écarter de la loi divine ou s’y conformer. Mais, qu’il soit en état de grâce ou en état de péché, il ne peut se tromper lorsqu’il parle aux fidèles, en sa qualité de chef et de docteur universel. Cette inerrance n’a pas pour cause l’excellence de son esprit et la bonté de son cœur, mais uniquement l’assistance divine, qui ne permet pas que le Souverain Pontife tombe en pareil cas dans une erreur quelconque.

Le Laïque. Comment peut-on concilier l’assistance divine avec l’état de péché ?

Le Théologien. — La chose est très-facile. Cette assistance divine est bien différente de la grâce sanc­tifiante, qui est inconciliable avec le péché et que le péché fait perdre. Suivant l’expression théologique, elle est une grâce, gratis data, un don fait gratuitement par Dieu, non pas précisément pour le bien du Vicaire de Jésus-Christ, mais pour celui de l’Église, et qui, encore une fois, n’est attaché qu’à l’exercice de l’autorité pontificale. Donnons un exemple pour plus de clarté. Un simple prêtre peut être un grand pécheur, et cependant, lorsqu’il célèbre le saint sacrifice de la messe et qu’il prononce les paroles de la consécration, il change le pain et le vin au corps et au sang de Notre-Seigneur. Pourquoi cela ? Parce que le pouvoir de consacrer lui a été accordé par la réception du sacrement de l’Ordre, et sa sainteté personnelle n’y est absolument pour rien. Il en est de même, proportion gardée, dans le cas dont il s’agit ici. Quelles que soient les qualités personnelles du Pape, quand il exerce ses fonctions comme chef suprême de l’Église, Dieu intervient pour le préserver de l’erreur, comme il intervient pour opérer la transsubstantiation par les paroles sacramentelles.

Le Laïque. Au moins devrons-nous dire que le Pape, comme homme privé, ne peut pas se tromper en matière de foi. Autrement, s’il pense mal, comment peut-il enseigner bien ?

Le Théologien. Nous en sommes toujours à ne pas bien saisir la cause de l’infaillibilité de l’ensei­gnement pontifical. Vous supposez que dans le Pontife cette inerrance est l’effet de sa manière juste de penser, et non de l’assistance surnaturelle de Dieu. D’après de graves théologiens, Dieu ne saurait permettre que le Pape, même comme homme privé, devienne hérétique. C’est une pieuse croyance, et j’avoue qu’elle est la mienne. Elle n’est pas nécessaire du reste dans la question qui nous occupe. Il pourrait arriver qu’un Pape eût dans son for intérieur des idées faunes en matière de foi ; mais quand il s’adresse aux fidèles, il ne peut pas ne pas s’exprimer d’une manière conforme à l’orthodoxie. Cette manière de parler ne provient pas de sa manière judicieuse de penser, mais uniquement de l’Esprit-Saint qui le dirige. Revenons à l’exemple du simple prêtre. Quand il a l’approbation de son Évêque, vous pouvez être certain d’être en état de grâce, si, après une bonne confession de vos péchés, vous en recevez l’absolution. Et cependant ce même prêtre pourrait lui-même ne pas être en état de grâce. La grâce que vous recevez, n’est pas l’effet de celle du confesseur, mais de la vertu divine qui vous la confère par le moyen de l’absolution sacramentelle. Il en est absolument de même ici. L’exclusion de l’erreur dans l’enseignement pontifical est l’effet de l’assistance divine, et non de la droiture d’esprit du Pontife. Rappelez-vous ce passage de l’Évangile, où S. Jean fait mention du conseil tenu par les Pharisiens, pour délibérer au sujet de Jésus-Christ. Caïphe se lève au milieu d’eux et propose de le mettre à mort par cette sentence qu’il prononce :

« Il est avantageux qu’un homme périsse seul pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. » L’Évangéliste ajoute : « Caïphe ne prononça pas ces paroles d’après sa propre inspiration ; il était Pontife cette année-là ; il prophétisa que Jésus mourrait pour le salut du peuple (1). » Voyez donc : le grand-prêtre n’était pas seulement un pécheur, mais il péchait encore en cette occasion. De plus, Caïphe avait l’esprit rempli d’erreurs sur la personne du Christ ; et néanmoins, parce qu’il était Pontife, l’Esprit-Saint lui inspira des paroles prophétiques, et il prononça contre le Christ une sentence véridique. Il en est de même ici. Qu’un Pape ait des pensées erronées, Dieu, encore une fois, ne permettrait jamais que, s’adressant à l’Église, il prononçât une parole contraire à l’orthodoxie.

Le Laïque. — Caïphe ne comprenait pas le sens de ses paroles, lorsqu’il disait vrai, tout en voulant dire le contraire. Mais le Pape, en parlant, comprend ce qu’il dit, et ses expressions sont en parfait accord avec sa volonté ; il n’agit donc pas comme un automate, mais comme un homme raisonnable.

Le Théologien. — Peu importe ; la cause, c’est-à-dire l’intervention divine, n’en est pas moins la même. Lorsque le Pontife juif parla, Dieu intervint, et fit dire à Caïphe tout le contraire de sa pensée. Le Pontife Romain a-t-il à parler, Dieu intervient, et lui fait dire exactement ce qu’il doit dire ; il l’empêche de tomber dans l’erreur, soit par inadvertance, soit par malice. Dieu est aussi puissant que fidèle. Si le Vicaire de Jésus-Christ, appuyé sur les promesses qui lui ont été faites, soutient l’Église par son enseignement, ces promesses, croyez-le, recevront toujours leur entier accomplissement.

 

 

 


[1] Joan. xi