8519

Le CatholicaPedia Blog

CatholicaPedia, une mémoire de la Tradition… en toute liberté

Archive for the ‘recueillement’ tag

Twist again à Rio : « la façon dont on prie, c’est la façon dont on croit »

with 25 comments

Les JMJ 2013 de Rio se sont terminées hier soir sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro avec papeFrançois et deux à trois millions de personnes…

slide_310314_2749527_free

Avant la coupe du monde de football de 2014 et les Jeux olympiques d’été de 2016, les JMJ 2013 constituent le premier des trois événements mondiaux majeurs dont l’organisation a été confiée au Brésil. (!!!!! Wikipedia.org : Journées mondiales de la jeunesse 2013) C’est tout vous dire !…

Quelques singeries en différé des JMJ de Rio !

JMJ : Jamboree Mondial des Jobards —
Dans ma jeunesse, JMJ, avait une toute autre signification. Jésus, Marie, Joseph mais les moins de cinquante ans ne doivent pas savoir !

* * *

JMJ : le plus grand lupanar du monde : Soutanes et bikinis sur la plage de Copacabana

[ngg_images gallery_ids= »2″ display_type= »photocrati-nextgen_pro_slideshow »]

RIO DE JANEIRO – Deux millions de personnes étaient rassemblées samedi soir sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro avec le pape François pour le début de la veillée de prière des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), a estimé le Vatican.

« Il y a deux millions de personnes », a indiqué le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, à l’AFP, alors que la célèbre plage carioca était noire de monde, totalement recouverte de tentes et de sacs de couchage.

Le maire de Rio, Eduardo Paes, a estimé samedi que près de trois millions de personnes assisteront dimanche sur la plage de Copacabana à la messe de clôture des JMJ célébrée par le pape François.

« Je m’attends à ce que l’on batte le record (d’affluence) de l’histoire de la plage de Copacabana. Je pense qu’il y aura entre 2,5 et 3 millions de personnes », a déclaré le maire samedi lors d’une conférence de presse.

« J’en vois beaucoup qui ne sont pas catholiques, qui n’ont pas la ferveur chrétienne mais qui viennent voir le pape », a souligné le maire.

 

M. l’abbé Marchiset nous a parlé dimanche avant-dernier (au Neuvième dimanche après la Pentecôte) des sacrilèges dans les sanctuaires, mais il faut parler aussi de ces attitudes liturgiques conciliaires. Suivant l’adage « la façon dont on prie, c’est la façon dont on croit », ces attitudes manifestent une toute autre foi, et bien sûr n’expriment pas cette vertu d’humilité et n’incitent guère à la contrition des péchés !

Un Festival de Viande : Un Carnaval … Un Bonheur Extrême pour Bergoglio

papa_francisco_jornada_mundial_jmj3jpg

quand il fut élu “pape”, il a dit, « arrêtons avec le carnaval »

[ngg_images gallery_ids= »3″ display_type= »photocrati-nextgen_pro_slideshow »]

Alors que l’auto-destruction de l’église Conciliaire s’approfondit chaque jour, Francisco/Bergoglio se trouve des joies au Brésil, en jouissant de son carnaval grotesque.

Nous voyons ici le bonheur qu’il a quand il a salué un groupe d’Indiens d’Amazonie, après avoir terminé une rencontre qui l’a eu comme protagoniste principal dans le Théâtre Municipal de Río de Janeiro :

* * *

JMJ 2013 : Les Princes de L’eglise Conciliaire (de V2.d’eux) Donnent un Exemple de Spiritualité et de Recueillement

 

 

Un Esprit de Recueillement et de Réflexion Profondément Sacramentelle dans la JMJ 2013

 

Un échantillon impressionnant de « l’esprit » qui anime « l’église » …

Pénitence ! Réparation ! Discours !
Paraissent crier les milliers et milliers de cœurs contrits par leurs péchés.

Les vêtements révèlent aussi la profondeur du sens pénitentiel de ce rassemblement massif.

Les mêmes mouvements, la piété affectée qui élève l’âme et de la musique sacrée ont composé le cadre idéal pour cette manifestation de la foi « qui déplace les montagnes » (de pognon)

Francisco ne se lasse pas de répéter « Je veux une église pauvre » … Et c’est ce que nous avons !

Très pauvre et misérable … angoissante …

* * *

Le Carnaval de la JMJ 2013

 

249022_631245903560822_257253418_n

Neuvième dimanche après la Pentecôte – 2013

Mes bien chers frères, avec l’Épître et l’Évangile de ce neuvième dimanche après la Pentecôte, l’Église nous met en garde contre l’idolâtrie.

Considérons donc cette mise en garde, et regardons tout d’abord la gravité du culte d’idolâtrie.

Dans le passage de l’Épître aux Corinthiens, saint Paul se reporte à l’épisode de l’adoration du veau d’or. Il a cette mise en garde contre l’idolâtrie : « Ne devenez point idolâtres non plus, comme quelques-uns d’entre eux, dont il est écrit : Le peuple s’assit pour manger et boire, et ils se levèrent pour jouer ». Nous savons en effet que pendant que Moïse était monté au Sinaï, le peuple porté au mal, avait demandé à Aaron de lui faire un dieu, et Aaron avait ôté tout frein au peuple, l’exposant à devenir une risée parmi ses ennemis. Retenons bien la cause de cette débauche, car les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous comprendrons la cause de ce que nous voyons aujourd’hui.

Devant l’idolâtrie et la débauche du peuple, Moïse brisa donc les tables de la loi et réduisant en poudre le veau d’or, il en fit boire aux enfants d’Israël. Et le premier châtiment de cette idolâtrie fut immédiat : Moïse dit à tous les enfants de Lévi : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée à son côté ; passez et repassez dans le camp d’une porte à l’autre, et que chacun tue son frère, chacun son ami, chacun son parent ! ». Vingt-trois mille hommes exécutèrent l’ordre. Les lévites furent récompensés de cet acte courageux en étant associés au service du culte.

Considérons alors la cause et le châtiment de ce grave péché d’idolâtrie, car vous n’êtes pas sans savoir, mes bien chers frères, que ce qui est arrivé aux hébreux, a été écrit pour notre instruction. Nous avons donc vu que c’est Aaron qui a ôté tout frein au peuple hébreu. Les hébreux qui se sont alors livrés à l’idolâtrie et puis à la débauche. Aujourd’hui, c’est la prévarication des clercs, des évêques tout particulièrement, abandonnant leurs fonctions de gardiens de la foi et de la morale, qui a comme conséquence directe, ce culte de l’homme à travers ces nouvelles liturgies, et puis toute cette débauche dans la morale, dans les mœurs. Oui, les rênes se trouvent débridées, et le peuple fait continuellement la fête. Et comme pour s’étourdir, il ne sait même plus que choisir dans tous ces divertissements qui sont l’occasion bien souvent de licences et de débauches.

Mais, mes bien chers frères, je serais incomplet dans ces explications, si je ne vous parlais pas également  des  sacrilèges dans les églises, dans les sanctuaires bénis, consacrés, qui ont donc été les demeures de Dieu ici-bas. Car dans une église qui possède encore son mobilier religieux, tout rappelle que ce lieu est redoutable que c’est la demeure de Dieu. Vous le savez, l’Église reprend ces paroles de Jacob, lorsqu’il réalisa la portée de son songe, quand il prit alors la pierre qui lui avait servi d’oreiller, l’érigea en stèle et répandit de l’huile à son sommet. En effet il s’écria : « Que ce lieu est redoutable, il n’est autre que la demeure de Dieu, c’est la porte du Ciel », et il appela ce lieu Béthel, c’est-à-dire la maison de Dieu. La liturgie reprend donc ces paroles pour les appliqués désormais aux sanctuaires catholiques.

Réfléchissez alors quelques instants sur ce qui se passe dans ces sanctuaires, à tous ces sacrilèges, sous l’égide d’un clergé qui permet toutes sortes de spectacles et qui officie dans des cérémonies qui n’ont plus rien à voir avec la sainte Messe et la sainte liturgie catholique. Comme Aaron, se sont eux malheureusement qui commettent ces iniquités et qui conduisent le peuple dans toutes ces iniquités. C’est bien sûr le démon qui aspire à tout cela ! Mgr Gaume le dit dans son Traité sur le Saint-Esprit : « Comme autrefois pour les Juifs, écrit-il, Satan pousse aujourd’hui les chrétiens à toutes sortes d’iniquités : c’est ce que saint Paul appelle « l’idolâtrie spirituelle, dont l’effet immédiat est d’anéantir en tout ou en partie la salutaire influence de l’auguste mystère de la Rédemption ».

Et parmi toutes ces iniquités, il faut bien parler de toutes ces messes, certes valides, mais malheureusement au cours desquelles les prêtres et les fidèles qui se disent de Tradition, sont en union avec l’hérétiques au Canon de la messe ! Cette union avec l’hérétique constitue un délit qui, ne nous y trompons, pas, car rien n’est petit dans le culte envers Dieu, est du type sacrilège.

Quelle perte du sacré en 50 ans ! Quel commerce liturgique ne s’exerce-t-il pas dans les sanctuaires. On y danse, on s’y trémousse ! Et je n’ose bien sûr vous décrire la frénésie qui se manifeste dans certains concerts qui n’ont évidemment rien de religieux dans les édifices construits pour et par la foi catholique.

Pour nous mettre en garde de tout cela, l’Église a donc choisi ce passage de l’Évangile où nous voyons l’exemple de Notre Seigneur chasser les profanateurs du Temple et manifester son zèle pour le respect de la maison de Dieu. Notre Seigneur prend des cordes et chasse vendeurs et acheteurs du Temple. « Il est écrit, dit-Il : Ma maison sera appelée maison de prière ; mais vous, vous en faites une caverne de voleurs ».

Comprenons bien, par conséquent, que tout ce qui se passe depuis bien des décennies, que toutes ces différentes iniquités dans les lieux saints attirent la justice de Dieu. Tout cela nous attirent des châtiments, la juste justice de Dieu et saisissons une fois encore que Vatican II (d’eux), est le châtiment mérité de cette prévarication du clergé, et que dans cette révolution conciliaire, comme dans toute révolution d’ailleurs, il est nécessaire d’ôter le frein au peuple.

Les toujours mêmes ennemis du Christ et de l’Église, ces ennemis très rusés, comme le dit Léon XIII dans son Exorcisme, ont donc par l’intermédiaire du clergé prévaricateur, exécuté ce plan de la conjuration antichrétienne et réussi à ôter le frein au peuple. Rappelez-vous ce que dit  l’abbé Julio Meinvielle dans son ouvrage Les trois peuples. Il dit que « les ennemis déclarés de l’Église commencèrent à avoir du succès dans leur criminelle entreprise, seulement quand les chrétiens commencèrent à s’affaiblir dans l’esprit de leur vie intérieure ».

Désormais, nous le constatons bien à grande échelle, plus de sens chrétien, plus d’esprit de sacrifice, dans la vie même du baptisé, du clerc, voire chez beaucoup de religieux, de religieuses. Si bien que ces ennemis ont gagné et gagnent actuellement encore de grandes victoires pour la perte des âmes. Aussi, mes bien chers frères, puisque nous avons vu ce que fut le premier châtiment pour l’idolâtrie du peuple hébreu, châtiment qui fut immédiat, comprenons que le châtiment pour l’idolâtrie et les débauches d’aujourd’hui a réellement commencé.

Ce que nous vivons prépare la période du Sixième âge de l’Église que saint Jean décrit au chapitre XIII de l’Apocalypse. saint Jean parle de la bête qui monte de la mer. Cette bête, comme le dit le Père de Clorivière dans son Interprétation littérale de l’Apocalypse, c’est le monde idolâtre, ennemi de Jésus-Christ et de son Église. « Le dragon, précise-t-il, a suscité le monde ou l’assemblage des méchants du sein du siècle, comme d’une mer orageuse, pour continuer sa révolte parmi les hommes et les attirer avec lui dans l’abyme de la perdition ». C’est donc cet « assemblage des méchants » qui sert d’instrument au démon pour faire la guerre et porter les hommes à se ranger à sa suite et surtout, à lui rendre un culte idolâtre, car l’idolâtrie a toujours été le moyen de détourner les âmes du véritable culte envers Dieu.

C’est ce qui explique toutes ces religions, la multiplication de tous ces cultes idolâtres de par le monde, car le démon maintien ainsi ces âmes en son pouvoir.

Nous savons que son succès sera grand, avec ce temps qui lui est donné et ce plus de puissance que Notre Seigneur lui permet pour détruire l’Église, comme l’a entendu Léon XIII, mais dans des limites toutefois que Notre Seigneur impose. C’est pourquoi, il ne restera qu’un petit troupeau de véritables fidèles, et c’est la raison pour laquelle la très sainte Vierge dit bien à La Salette : « Combattez, enfants de lumière, vous, petit nombre qui y voyez ».

Voilà donc, mes bien chers frères, ce qu’il en sera de l’idolâtrie au Sixième âge, mais vous l’aurez compris, tout est déjà présent aujourd’hui dans les esprits, et la secte conciliaire a son veau d’or  qui s’appelle l’œcuménisme. Elle qui fait en sorte que ses membres ne croient plus aux dogmes, rejettent tout dogmatisme, elle s’est érigé un super dogme, celui de la religion et de la fraternité universelle. Écoutez comment, d’une façon prophétique Mgr Gaume, dans son ouvrage Où allons-nous, l’annonçait : « l’œcuménisme érigé en dogme, le dogme de la religion et de la fraternité universelle », dit-il. En quelques mots nous avons donc la synthèse de ce que nos contemporains pensent aujourd’hui.

Mais même si certains clercs de la fausse majorité traditionnelle parlent très certainement ce matin de tout cela, de ce qui revient a de l’idolâtrie, au culte de l’homme, inspiré par le démon, et prêchent contre les profanateurs de la liturgie et puis sur le zèle pour le respect de la maison de Dieu, il ne faut pas oublier que beaucoup d’entre eux sont en union avec l’hérétique au Canon de la Messe ! Alors, mes bien chers frères, n’acceptons absolument pas ces iniquités dans le culte qui est rendu à Dieu par le saint Sacrifice de la Messe. Ayons le plus grand respect de tout ce qui touche au culte divin !

Et puis, ne soyons pas idolâtres de nous-mêmes. S’affirmer être personnel, par exemple, c’est bien sûr de l’égoïsme. Mais il y a également  la sensualité,  qui est une forme d’idolâtrie, l’idolâtrie de soi-même, qui mène malheureusement aux péchés graves.

Aussi, puisque Notre Seigneur nous a montré que jadis le Temple était la maison de son Père, rappelons-nous que nos âmes, par le Baptême sont le temple du Saint-Esprit. De même que nous comprenons combien les demeures de dieu sont souillées, polluées par toutes sortes de cérémonies sacrilèges, comprenons aussi combien nous devons préserver nos âmes de toutes ces formes d’idolâtrie de soi-même.

Notre-Dame connaissant la sévérité miséricordieuse de son divin Fils à l’égard des profanateurs de notre sainte religion, et le temps des châtiments ayant déjà commencé, demandons-lui les grâces nécessaires pour toujours avoir ce respect de tout ce qui touche au culte divin et préserver notre âme de toutes ces formes d’idolâtrie.

Ainsi soit-il.

Abbé Michel Marchiset

 

[ngg_images gallery_ids= »4″ display_type= »photocrati-nextgen_pro_slideshow »]

Ézéchiel 22, 26-28
Louis Segond (LSG)

26 Ses sacrificateurs violent ma loi et profanent mes sanctuaires, ils ne distinguent pas ce qui est saint de ce qui est profane, ils ne font pas connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur, ils détournent les yeux de mes sabbats, et je suis profané au milieu d’eux.

27 Ses chefs sont dans son sein comme des loups qui déchirent leur proie; ils répandent le sang, perdent les âmes, pour assouvir leur cupidité.

28 Et ses prophètes ont pour eux des enduits de plâtre, de vaines visions, des oracles menteurs; ils disent: Ainsi parle le Seigneur, l’Éternel! Et l’Éternel ne leur a point parlé.

 

St Matthieu  24, 32-42

32. Du figuier apprenez cette comparaison : Dès que sa ramure devient tendre et que ses feuilles poussent, vous savez que l’été est proche.
33. Ainsi, lorsque vous verrez toutes ces choses, sachez que (l’événement) est proche, aux portes.
34. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point que toutes ces choses ne soient arrivées.
35. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
36. Quant à ce jour et à l’heure, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, mais le Père seul.
37. Tels furent les jours de Noé, tel sera l’avènement du Fils de l’homme.
38. Car de même que dans les jours qui précédèrent le déluge, on mangeait et on buvait, on épousait et on était épousé, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche,
39. et qu’ils ne surent rien, jusqu’à la venue du déluge qui les emporta tous, ainsi sera aussi l’avènement du Fils de l’homme.
40. Alors, de deux (hommes) qui seront dans un champ, l’un sera pris, l’autre laissé ;
41. de deux femmes qui seront à moudre à la meule, l’une sera prise, l’autre laissée.
42. Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur doit venir.

 

Written by Cave Ne Cadas

juillet 29th, 2013 at 10:22 pm

Posted in église Conciliaire,JMJ,Jorge Mario Bergoglio

Tagged with , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

MYSTERIUM FIDEI, le mystère de notre foi

without comments

La Fête-Dieu ou Fête du saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ

Pour la Fête Dieu, nous vous proposons le dernier sermon de M. l’abbé Michel Marchiset, donné hier dans sa chapelle du prieuré saint Pierre et saint Paul à Mouthier Haute-Pierre (Doubs ). Les accentuations sont de nous.

 

Solennité de la fête du Très Saint-Sacrement

 

Mes bien chers frères,

Le Concile de Trente demandait de célébrer tous les ans une Fête particulière pour rendre tous les honneurs qui sont du au très Saint-Sacrement. Cette Fête est célébrée le jeudi qui suit le premier dimanche après la Pentecôte, après la Fête de la sainte Trinité par conséquent, et c’est la solennité de cette Fête que nous célébrons aujourd’hui.

C’est donc avec une vénération singulière à cet adorable Sacrement que nous nous retrouvons en ce dimanche, et il nous est toujours bon de nous instruire sur la sainte Eucharistie.

Tout d’abord rappelons-nous que la sainte Eucharistie était déjà préfigurée dans l’Ancien Testament. Dans le Livre de la Genèse, Jacob apprenant par une révélation de Dieu que le lieu où il se trouvait, Éphrata, serait un jour celui de la naissance du Messie, changea le nom d’Éphrata en celui de Bethléem qui, vous le savez, signifie la maison du pain. Il prédit par conséquent que le Messie qui devait y naître, serait la nourriture de nos âmes. Et Notre Seigneur réalisant les prophéties, affirme qu’Il est le Pain vivant descendu du Ciel.

Dans la Séquence du Lauda Sion, saint Thomas d’Aquin fait ressortir ces préfigurations de la sainte Eucharistie. Nous venons en effet de chanter : Quand Isaac était immolé, quand l’agneau pascal était immolé, quand la manne était donnée à nos pères.

Notre Seigneur nous a alors enseigné que la sainte Eucharistie n’était pas comme cette manne donnée dans le désert, mais que celui qui communierait, qui recevrait ce sacrement, contenant son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité, posséderait le germe de la vie éternelle en lui et qu’Il le ressusciterait au dernier jour. C’est tout le discours de Notre Seigneur sur le Pain de vie, au chapitre VI en saint Jean, et c’est le murmure des juifs qui a amené Notre Seigneur à toutes ces affirmations. Je suis le Pain vivant descendu du Ciel. Celui qui mange ma chair et boit mon sang possède en lui la vie éternelle et moi je le ressusciterai au dernier jour.

La sainte Eucharistie est donc à considérer comme sacrement, mes bien chers frères, mais aussi comme sacrifice et communion. C’est ce que nous regardons déjà depuis plusieurs années, lors du Jeudi-Saint.

La sainte Eucharistie est donc le mysterium fidei, le mystère de notre foi et le test de notre foi. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dans les réformes liturgiques, ces deux mots : mysterium fidei, ont précisément été retirés des paroles de la consécration. Il faut relire comment, dans La documentation catholique, ce retrait a été annoncé ! L’annonce est vraiment laconique, alors que ces deux mots qui nous viennent des Apôtres, sont là pour préciser que c’est par ces paroles de la consécration que s’opère la transsubstantiation, que repose donc toute notre foi en la présence réelle de Notre Seigneur.

Cette foi en la sainte Eucharistie est par conséquent le test de notre foi, et c’est à cela que l’on reconnaît les véritables catholiques. Comment nos contemporains, mes bien chers frères, finissent-ils en effet par parler de la sainte Eucharistie, de la communion, de la messe ? Avec toutes ces réformes, et depuis la communion dans la main, pratique tant désirée de la Franc-Maçonnerie, nos contemporains parlent « de prendre l’hostie », et la messe est devenue le mémorial du dernier repas du Christ ; la communion est devenue signe de partage. Voilà ce que nous entendons de la part de ceux qui ont suivis toutes ces réformes, et de la part de ceux qui n’ont jamais eu malheureusement le véritable enseignement, ainsi que la pratique religieuse évidemment, sur la sainte Eucharistie, le saint sacrifice de la messe et la communion.

Aussi, puisque je vous ai déjà plusieurs fois cité les principaux passages de l’ouvrage de l’abbé Buathier qui traite de ces trois aspects de la sainte eucharistie en se référant comme il se doit au Concile de Trente, je reprends quelques instants cet enseignement qui souligne parfaitement ce que toute l’Église croit, ce que le fidèle catholique croit, ce que nous croyons et affirmons.

Comme pour tous les mystères de notre sainte religion, les raisonnements de notre esprit ne peuvent évidemment pas totalement expliquer ce mystère de la transsubstantiation. Mais c’est précisément la foi qui nous y soumet, qui fait que nous croyons que Notre Seigneur Jésus-Christ est réellement présent, substantiellement présent. Sur l’autel, par conséquent, il y a bien conversion totale du pain au Corps de Notre Seigneur, et du vin au Sang de Notre Seigneur. Bossuet dit qu’ « iI faut croire en Jésus-Christ qui donne sa chair à manger, comme il faut croire à Jésus-Christ descendu du ciel et revêtu de cette chair ». C’est du reste ce que saint Thomas d’Aquin rappelle dans la Séquence : « Ce que tu ne comprends pas, ce que tu ne vois pas, une foi courageuse l’appuie, sans s’arrêter à l’ordre naturel ».

Et ce que Notre Seigneur a voulu par cette conversion, par ce miracle de la transsubstantiation, est double. Il a voulu être immolé et puis se donner en nourriture à nos âmes, afin que nous puissions aussi nous unir plus étroitement à Lui.

Il a voulu être immolé en se faisant sacrement et en acceptant le mode, les conditions et les conséquences de l’existence sacramentelle. L’Eucharistie est donc un sacrifice car Notre Seigneur est présent en victime avant d’être nourriture. Et quoique Notre Seigneur reste glorieux, il est véritablement immolé. « Oui, dit le concile de Trente, il s’immole d’une manière non sanglante ce même Christ qui s’est offert une fois d’une manière sanglante sur l’autel du calvaire ».

Ainsi, comme l’expliquent les cardinaux De Lugo et Franzelin, cités par l’abbé Buathier, ce que le Concile de Trente affirmait déjà par les termes de « sacrifice propre », Notre Seigneur Jésus-Christ est réellement immolé par cela seul qu’il se fait sacrement et qu’il accepte le mode, les conditions et les conséquences de l’existence sacramentelle. Le Concile de Trente affirmait cela contre l’hérésie protestante. La Messe est un véritable sacrifice, car les Pères de ce saint Concile savaient bien qu’un pareil état suffirait à faire de la Messe un sacrifice véritable.

L’Eucharistie est donc un sacrifice, ce que les réformes liturgiques et les différentes pratiques conciliaires ont réussi à faire oublier, et elle est aussi, en tant que sacrement, nourriture de nos âmes. C’est la raison pour laquelle il nous faut encore une fois, mes bien chers frères, regarder les effets de la réception de la sainte Eucharistie. Notre catéchisme nous dit que l’Eucharistie nous unit étroitement à Notre Seigneur Jésus-Christ, l’auteur de la grâce, qu’elle augmente la vie de la grâce, qu’elle affaiblit les mauvais penchants, nos passions, et puis que la réception de la sainte Eucharistie est un gage de la vie éternelle ainsi qu’un ferment d’union des fidèles à Notre Seigneur.

Tous ces effets doivent nous empêcher de tomber dans la routine de la réception de la sainte Eucharistie, et doivent au contraire nous permettre d’augmenter dans notre union spirituelle à Notre Seigneur ainsi que dans notre charité envers Lui et envers le prochain.

Et cette communion à Notre Seigneur, cette union sacramentelle par conséquent, Notre Seigneur a voulu qu’elle se fasse à l’aide de la matière du sacrement de l’Eucharistie, c’est-à-dire qu’en prenant du pain et du vin, Notre Seigneur a voulu signifier qu’il opère dans nos âmes tous les effets que produisent ces aliments dans le corps. Il y a donc cette restauration de l’âme qui est remplie de grâce, et puis cette restauration du corps qui reçoit ainsi le gage de sa gloire future.

C’est pourquoi, par sa présence et par la vertu de ce Sacrement, Notre Seigneur soutient, conserve, augmente en nous la vie spirituelle, nous fortifie, réjouit notre cœur, de même qu’Il modère la concupiscence. C’est le grand moyen, sans négliger la prière et la fuite des occasions de pécher, d’apaiser les passions, car l’un des effets de la communion, c’est précisément d’affaiblir les mauvais penchants.

Et puis comme notre catéchisme l’énumère, un autre effet de la réception de la sainte Eucharistie, c’est de nous être un gage, c’est-à-dire une promesse de la vie éternelle. Notre Seigneur le dit : « Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang, possède en lui la vie éternelle, et Moi je le ressusciterai au dernier jour ».

Enfin, le dernier effet de la communion, c’est que, comme le pain est fait de plusieurs grains de froment, moulus et pétris ensemble ; et le vin de plusieurs grains de raisin foulés dans le pressoir, celui qui communie doit non seulement être uni à Notre Seigneur, mais être unis à quelques autres fidèles. C’est pour cette raison qu’il est appelé communion, c’est-à-dire union mutuelle de plusieurs entre eux avec Notre Seigneur Jésus-Christ. Saint Augustin appelait l’Eucharistie le Sacrement de la piété, le signe de l’unité, le lien de la charité. C’est lui qui parle des espèces du sacrement en tant que formé d’éléments multiples qui se sont fusionnés dans un composé harmonieux, de même que l’Église est un tout formé d’une multitude de membres qui ne doivent être qu’un seul corps et qu’une seule âme.

Alors, n’oublions pas, mes bien chers frères, que la Messe et que la réception de ce Sacrement, a ce but de nous unir à Notre Seigneur et d’être unis entre nous et que nous devons avoir ce désir d’être des victimes avec Lui. Saint Thomas après saint Augustin enseigne que le sacrifice extérieur est le signe du sacrifice intérieur par lequel chacun doit s’offrir lui-même à Dieu.

C’est la raison pour laquelle à la messe, l’on doit veiller au recueillement, à ce qu’il y ait toutes les conditions pour permettre cette oblation de soi-même. Et puis « communier c’est se nourrir de la croix », disaient les Pères de l’Église. C’est donc la communion qui donne son achèvement suprême au sacrifice.

C’est ainsi, mes bien chers frères, que l’Église s’est bâtie et s’est développée. Elle est sortie du côté de Notre Seigneur ouvert par la lance, ce qui va nous être rappelé par la Fête du Sacré-Cœur et elle a grandit et s’est donc fortifiée par le saint Sacrifice de la Messe ; les ennemis du Christ le savent bien et c’est pourquoi ils ont porté leurs atteintes pour invalider la messe et les sacrements. Et en tout premier lieu l’épiscopat, puisque c’est de l’épiscopat que dépend le sacerdoce.

Aussi, puisque vous bénéficiez ici de ces véritables sacrements, du saint sacrifice de la Messe, et puisque vous venez de réentendre ces considérations sur la sainte Eucharistie, mystère de notre foi, test de notre foi, ainsi que le rappel des effets de la réception de cet admirable Sacrement, puissiez-vous vous unir plus étroitement à Notre Seigneur et Lui manifester tous les honneurs que l’Église nous recommande aujourd’hui dans cet admirable Sacrement.

Puissions-nous également manifester à la très sainte Vierge Marie, toute notre reconnaissance, ce que nous ferons tout particulièrement cet après-midi, devant le Saint-Sacrement, car c’est bien grâce à Notre-Dame que nous avons Notre Seigneur Jésus-Christ, réellement présent dans la sainte Eucharistie.

Ainsi soit-il.

Abbé Michel Marchiset

 

Fidem servavi

L’enseignement hebdomadaire pour le maintien de la foi

Télécharger le sermon en PDF

Dans l’Église en ordre, la Fête Dieu était célébrée avec ferveur par les paroissiens de toute les contrées jusqu’au moindre village.