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SUR L’INFLUENCE DU SACERDOCE…

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Pour vous montrer que hier, sous la révolution, avant-hier, au conciliabule (Vatican d’Eux), aujourd’hui encore même dans le Tradition (!!!), la responsabilité première des clercs dans la destruction de la société et cela par l’observation, la réflexion d’un éminent jésuite, amoureux de trône et de l’autel : l’abbé Augustin de Barruel (dit Barruel).

Malheur à vous, scribes et pharisiens race de vipère ! vous n’éviterez pas la colère céleste.

« Quand nous donnons nous-mêmes, avait ajouté saint Grégoire, quand nous donnons nous-mêmes l’exemple de la dépravation à ceux que nous devions corriger ; quand nous péchons, nous qui devions réprimer les pécheurs, Quando ipsi peccamus qui compescere peccata debuimus ; quand au lieu de travailler au salut des âmes, nous courons après les biens terrestres, après la gloire humaine ; quand nous, qui sommes faits pour présider aux autres, nous profitons de notre rang pour nous dispenser de la loi ; quand du saint ministère nous faisons un objet d’ambition ; c’est alors que la cause de Dieu est abandonnée ? »

 

Le Patriote Véridique

ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle

 Augustin-de-Barruel

Par L’Abbé de Barruel

Aumônier de S.A.S. la princesse de Conti

1789

 

Avertissement

Dans le premier de ces discours, on prouve que les causes de la révolution actuelle sont toutes dans la dépravation des mœurs publiques, et dans les progrès du philosophisme.

Dans le second, on prouve que les causes de la dépravation des mœurs publiques et des progrès du philosophisme, sont surtout dans les abus du clergé ; on montre la vraie cause de ces abus, et on propose les moyens de les faire cesser.

Le troisième discours roule sur l’esprit antimonarchique que l’on voit régner dans certains ouvrages.

Tous ces articles avaient paru dans un journal qui n’est guère connu que des ecclésiastiques.

Bien des personnes nous ont sollicité de leur donner plus de publicité. Le premier, qui servait de préliminaire au numéro de Janvier, a même été imprimé séparément en divers endroits, à Marseille entre autres et à Liège. Nous espérons que les autres, ne seront pas accueillis avec moins d’empressement.

La permission et l’approbation sont au Journal Ecclésiastique, pour lequel on souscrit chez CRAPART, place Saint-Michel.

Abbé Barruel.

 

 

Un article du Sel de la terre, automne 2011, avait attiré mon attention. Un discours de l’abbé Barruel est toujours passionnant. Mais ayant découvert que ce n’était qu’un des trois discours donnés dès 1789, sur les causes de la Révolution, je me mis à rechercher ce fameux Patriote véridique rassemblant les trois discours. Je le trouvai en reprint sur un site anglais.

Dès la lecture du second discours je compris pourquoi on en avait caché la teneur (même par les dominicains d’Avrillé), car il présentait combien la responsabilité du clergé primait sur toute autre explication du châtiment révolutionnaire.

Même Augustin Sicard, dans ses trois volumes si important et essentiels, consacrés à : Le Clergé de France pendant la Révolution, trois volumes (604, 499, 570 pages) n’a que quelques pages où quelques évêques avouent les responsabilités du clergé.

Un seul autre titre a développé ce thème soigneusement éludé. Il s’agit du livre remarquable et méconnu : Le Système gallican, par le M. Poitiers, chanoine de Reims (1).

Ce second discours est particulièrement d’actualité : il s’adresse aux “évêques” de Vatican II !

 

Voici donc ce second discours.

 

(…)

Louis-Hubert Remy, 21 janvier 2014

 

discours sur l’influence du sacerdoce sur les progrès de la corruption des mœurs et du philosophisme ;

sur la nécessité, et les moyens de réformer en France les abus du clergé.

 

Cliquez sur la présentation pour passer en mode “plein écran” !

 

 

Nous vous proposons un nouveau format de lecture de plus en plus en vogue aujourd’hui avec le développement des Liseuses ou tablettes, le format ePub :

logo ePub

 

Vous pouvez aussi télécharger le livre complet des trois discours de l’abbé Barruel « Le Patriote véridique, ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle, Paris, Crapart, 1789 » :

 

 

* * *

 

Retrouvez la page Abbé Augustin de Barruel (1741-1820), prêtre jésuite sur le CaholicaPedia.net :

 

 


[1] http://www.a-c-r-f.com/documents/Abbe_POITEVIN-Systeme_gallican_C225-226-annexes.pdf

 

Written by Cave Ne Cadas

janvier 23rd, 2014 at 3:36 pm

Posted in Abbé de Barruel

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« Contre-Poison » aux criminelles et sacrilèges allégations des prêtres de la fausse majorité traditionnelle

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« contre-poison »

afin de pouvoir répondre aux criminelles et sacrilèges allégations des prêtres traditionalistes (et anti-ralliéristes !) de la Fraternité…

 


Enquête Théologique sur l’Infaillibilité Pontificale


Chaire de St-Pierre

LA CHAIRE DE SAINT PIERRE

 

« L’Église est infaillible dans son magistère ordinaire, qui est exercé Quotidiennement principalement par le pape, et par les évêques unis à lui, qui pour cette raison sont comme lui, infaillibles de l’infaillibilité de l’Église, par le Saint-Esprit Tous les Jours, […]

Question : À qui donc appartient-il Chaque Jour que Dieu fait :

1. de déclarer les vérités implicitement contenues dans la Révélation ?

2. de définir les vérités explicites ?

3. de venger les vérités attaquées ?

Réponse : Au pape, soit en concile, soit hors du concile.  Le pape est, en effet, le Pasteur des pasteurs et le Docteur des docteurs » (Mgr d’Avanzo, rapporteur de la Députation pour la foi du premier concile du Vatican, 1870).

 

* * *

 

Depuis la définition du dogme de l’infaillibilité pontificale en 1870, les catholiques croient qu’un pape ne peut pas se tromper, lorsqu’il enseigne solennellement une vérité de foi, mais les avis sont partagés quant à son enseignement ordinaire.  Un pape, infaillible dans les définitions solennelles, peut-il tomber dans l’hérésie dans son enseignement de  tous les jours, ou bien l’assistance du Saint-Esprit fait-elle que sa foi ne puisse défaillir à aucun moment de son Pontificat ?

Dans le doute, il faut s’en tenir à ce qui a été cru partout et par tous dans les temps anciens car l’antiquité ne peut pas être séduite par la nouveauté (Commonitorium de St.  Vincent de Lérins, 434).  Que le pape puisse errer dans la foi est une thèse apparue à l’époque moderne sous l’impulsion de courants hérétiques (voir chapitre 5).  Des théologiens catholiques se laissèrent gagner par les idées nouvelles et soutinrent qu’un pape pouvait errer.  Or cette nouveauté est, par le fait même d’être nouvelle, non conforme à la doctrine catholique traditionnelle. Cette doctrine traditionnelle, on la trouve dans l’Ancien et le Nouveau Testament, les Pères de l’Église, St Thomas d’Aquin et les écrits des papes eux-mêmes.

 

Pie IX, le pape de l'infaillibilité

Le 18 juillet 1870, Pie IX, le pape de l'infaillibilité, anathématisa toute personne qui oserait soutenir la thèse du « pape pouvant errer en tant que docteur privé ».
Selon Pie IX, le pape est « celui dont la foi ne saurait défaillir » (lettre Ad apostolicae, 22 août 1851).

 

* * *

Nous vous proposons de retrouver cela dans le livre antidote « Le Mystère d’iniquité » qui vous donnera le « Contre-Poison » afin de pouvoir répondre aux criminelles et sacrilèges allégations des prêtres traditionalistes (anti-sedevacantistes et anti-ralliéristes !) de la Fraternité $$PX.

 

Télécharger en PDF : « Enquête Théologique : L’Infaillibilité Pontificale »

* * *

Le Livre – « Le Mystère d’iniquité » :

Le Livre – « Le Mystère d’iniquité »

Potins Cléricaux : des “prêtres” coquins dans la Tradition ?

with 49 comments

Nous vous avons parlé, il y a quelques temps, d’un “prêtre” coquin de Miami qui a préféré changer d’ “Église” pour épouser sa belle… Celui-ci n’était qu’un pauvre laïc « déguisé en prêtre » de l’église Conciliaire qui préféra rejoindre une autre (pseudo) “église” totalement invalide, l’église Épiscopalienne qui présente l’avantage de ne pas imposer le célibat à ses membres…

FATHER <abbr>ALBERT</abbr>

Alberto Cutié, alias Padre Alberto, le “prêtre” coquin de Miami

L’affaire d’aujourd’hui est beaucoup plus scandaleuse car en touchant la « tradition catholique » elle compromet l’Église de Notre Seigneur Jésus-Christ par un prêtre validement ordonné — et qui reste donc prêtre jusqu’à la fin de ses jours — qui a fait pleurer Notre-Dame sur la sainte Montagne de La Salette en nous révélant que :

Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres, et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde…

Alors, de quoi s’agit-il ?

Et bien d’un ancien prêtre de la F$$PX, qui, coquin qu’il était…n’a pas hésité à demander à la Rome moderniste et apostate (l’église Conciliaire !!!)sa réduction à l’état laïc après avoir quitté la Fraternité SPX. Tout comme le “prêtre” coquin de Miami qui a préféré changer d’ “Église” pour épouser sa belle… L’abbé Bernard Lorber, puisque c’est de lui qu’il s’agit ! a préférer changer d’ “Église” pour courir plus librement ses belles… Clerc pro-ralliement de la Fraternité, il a rallier l’église Conciliaire en 2012 non pas pour y poursuivre son “sacerdoce” tout comme le Padre Alberto l’a fait avec l’église Épiscopalienne en son temps mais pour assouvir plus librement ses besoins sexuels…

L'ABBÉ <abbr>BERNARD</abbr> <abbr>LORBER</abbr>

L'abbé Bernard Lorber, prêtre coquin de la F$$PX

Virgo-Maria avait rapporté sa démission dans un article (VM N°888) le 15 février 2012 tout en ne supputant pas qu’il y avait « de femme(s) dans l’affaire »… Mais ce mercredi 2 octobre 2013, une jeune femme nous a adressé un courriel suite à la lecture de ce VM n°888, en se présentant comme l’une de ses « victimes » :

Bonjour

Je viens de lire un article concernant l’abandon de l’Abbé Lorber de la fraternité Saint Pie X.

Je cite : « Les abbés Bernard Lorber et Kergall viennent de quitter la FSSPX. Ils ont demandé à Rome leur réduction à l’état laïc. Pour ce qui concerne l’abbé Lorber, il ne semble pas qu’il y ait de femmes dans l’affaire… En fait, il y aurait deux facteurs : une vocation sacerdotale non suffisamment établie (?) ; c’est ce qu’il a invoqué, en racontant qu’il s’est trouvé embarqué par le cursus des écoles de la FSSPX sans vraiment connaissance de cause. Il était temps, à 45 ans, qu’il en prenne pleine conscience. »

 

En ce qui concerne l’Abbé Lorber et pour avoir été une de ses « victimes », je peux vous dire qu’il avait abandonné son vœux de chasteté bien des années avant la fraternité. Victimes de son physique et de son charisme très certainement, beaucoup de femmes ont succombé à ses charmes. Après avoir célébré la messe le dimanche il allait les retrouver chez elles et pas pour discuter théologie.

Aujourd’hui, en tant que laïc, il continue à séduire des femmes et à les jeter ensuite uniquement pour assouvir ses besoins sexuels.

Une vocation mal discernée sans doute mais aussi certainement de gros problèmes psy explique un tel comportement. 

 

Merci de votre écoute

A.

 

L’abbé Lorber avait été vicaire à Saint Nicolas du Chardonnet avant d’être envoyé en Allemagne, d’où il fut rapatrié d’urgence, deux mois plus tard, pour cause de propos tenus en chaire qui auraient pu être poursuivis en Allemagne. Muté à Amiens, il avait pris la tête d’une recherche de solution pour une chapelle avec les autorités du lieu qui, tout en s’opposant à l’ “évêque” local, s’inscrivait très bien dans les contacts avec Rome et la nonciature pour faciliter le ralliement de la FSSPX:

« Nous voulons assurer le Souverain Pontife de notre attachement indéfectible au Siège apostolique et le remercier pour l’acte courageux posé lors de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum, en juillet de l’année passée. » Abbé Bernard Lorber, septembre 2008 (lors de la visite de Ratzinger-Benoît XVI en France)

Spécialisé dans le chant grégorien, son livre de chants “Magnificat” a été distribué dans la plupart des chapelles de la FSSPX en France.

Magnificat Dominum - Abbé Bernard Lorber <abbr>FSSPX</abbr>

Magnificat Dominum – Abbé Bernard Lorber FSSPX

Magnificat Dominum est un nouveau livre de chant liturgique qui prend le relais du précédent Magnificat, édité en 2004. Avec ce livre, participez aux chants des différents offices de la liturgie catholique : la messe, la réception des sacrements, les vêpres, les saluts du Saint-Sacrement, les processions, les prières, etc. L’exhaustivité de son contenu dans les différents domaines (chant grégorien, cantiques, offices) en fait l’ouvrage liturgique le plus complet à l’heure actuelle.

(Virgo-Maria n° 888, mercredi 15 février 2012)

* * *

Max Barret a de son coté présenté la démission-ralliement de l’abbé Lorber dans son Courrier de Tychique N° 401 du 19 février 2012 :

Monsieur Bernard Lorber ! (ex prêtre de la FSSP X)

C’est une bien douloureuse décision que l’abbé Lorber a prise… Dans la lettre qu’il a adressée le 18 janvier 2012 à quelques uns de ses amis, il déclare laconiquement :

« Voilà une demi-année que je suis en retrait total, voilà surtout de longues années que je vis un tiraillement et une réflexion profonde. J’ai finalement pris la décision de demander à Rome ma suspension des obligations ecclésiastiques ».

Et il ajoute :

« Je comprends que cette décision va pour le moins vous étonner, sauf pour les plus perspicaces d’entre vous qui sentent les choses. Elle est le fruit ni d’une passion ni d’un moment d’égarement. Elle est l’aboutissement d’un long cheminement que je me suis efforcé de faire sous le regard de Dieu (…) Je vis du côté de Lisieux, seul comme un grand, dans l’attente du jugement de l’Église. Ne vous inquiétez pas pour ma subsistance matérielle, la Providence y pourvoit par la bonté de mes proches et en ayant attaché quelques cordes à mon arc. »

L’abbé Lorber était l’auteur du livre de chants « Magnificat Dominum » en usage dans un certain nombre de chapelles. Il était aussi le fondateur de la « Schola Bellarmina ». Il aurait déclaré s’être laissé embarquer dans la continuité pédagogique des écoles de la Fraternité, sans avoir réellement évalué une autre vie que celle de la prêtrise… On le dit favorable au ralliement ? … Quoi qu’il en soit c’est un drame ! Un parent d’élèves me faisait part récemment de cet aspect de la formation de ses enfants. Il appréciait cette formation et ne la remettait pas en cause. Mais il craignait le fait que ses enfants, passant toute leur semaine à l’école, s’y retrouvent encore le dimanche pour l’assistance à la messe… dans les mêmes lieux… avec les mêmes éducateurs… Ils n’en sortent pas me disait-il… Je lui laisse la responsabilité de sa réflexion.

* * *

Que de monde de berné !  … et ce n’est pas le seul dans la « Tradition »…

Son profil Linked le présente ainsi :
linkedin.com

bernard-lorberBernard Lorber

Gérant chez Bellarmina Studio

Région du Havre, France | Musique
http://www.linkedin.com/pub/bernard-lorber/29/9ab/962

Descriptif de Bernard Lorber

Poste actuel
  • Gérant chez Bellarmina Studio
Postes précédents
  • Créateur et gérant chez Musica Sacra Production
  • Président chez Association Sacra Musica
Relations
32 relations

Sites web

Expérience de Bernard Lorber

Gérant Bellarmina Studio

août 2012Poste actuel (1 an 3 mois)

Créateur et gérant Musica Sacra Production

mars 2010juillet 2012 (2 ans 5 mois)

Président Association Sacra Musica

septembre 2007mars 2010 (2 ans 7 mois)

Créateur de ressources musicales dans le domaine du chant sacré (disques et partitions : chant grégorien, polyphonies sacrées)

 

60ème anniversaire des larmes de la Vierge à Syracuse

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Madonna delle Lacrime di Siracusa

 

C’était le samedi 29 aout, au jour octave de la fête du Cœur Immaculé de Marie, à Syracuse, Sicile, dans le quartier du faubourg Sainte-Lucie, le plus pauvre de toute la ville. Sanctifié jadis par le martyre de Sainte Lucie, ce quartier avait été un berceau du christianisme. C’était maintenant un quartier majoritairement communiste. La rue des Jardins de Saint Georges était parmi les plus humbles de ce quartier populeux, et, au n° 11, se trouvait la maison la plus modeste, habitée par de pauvres et laborieux ouvriers, les jeunes époux Giusto-Iannuso.

Dans leur chambre, un buste de plâtre, offert en cadeau de mariage par une parente, quelque mois plus tôt, est accroché au mur. C’est une statuette de la Vierge Marie montrant son Cœur, non pas selon l’iconographie classique, transpercé d’un glaive de douleurs, mais entouré d’épines, des flammes s’en élevant, comme dans l’apparition de Notre-Dame de Fatima du 13 juin 1917.

Ce matin là, Antonina, la jeune épouse, qui souffrait cruellement d’une grossesse difficile depuis plusieurs mois, avait dû garder le lit. Ce fut elle qui aperçut la première l’étonnant miracle. Puis sa belle sœur, Grazia Iannuso : « J’ai vu que la madone pleurait, elle pleurait pour de bon, les larmes lui coulaient des yeux ».

Des voisins, bientôt une petite foule constatèrent le phénomène. Dans cette matinée du samedi 29, la Vierge a pleuré à six ou sept reprises, et elle pleura de nouveau le soir, peu après que le mari, Angelo, fut rentré : « Alors, je me suis mis à genoux et j’ai prié. »

Frère Michel de la Sainte Trinité, Toute la vérité sur Fatima, 1986
Dr Ottavio Musumeci, A Syracuse la Madonne a pleuré, Salvator, 1956

 

* * *

 

Fotografia eseguita il 31 agosto 1953  dal fotografo Giuseppe Saraceno  e presentata al Tribumile ecclesiastico

Photographie prise le 31 Août 1953
par le photographe Giuseppe Saraceno
et présenté au Tribunal ecclésiastique

 

Les 29, 30, 31 aout et 1er septembre 2013, les habitants de Syracuse et de la Sicile, vont célébrer le 60ème anniversaire des larmes de la Vierge à Syracuse (1953).

 

Le petit relief de plâtreLes 29, 30 et 31 Août et le 1er Septembre 1953, un petit relief de plâtre, représentant le Cœur Immaculé de Marie, placé au chevet du lit d’un jeune couple, Angelo Iannuso et Antonina Giusto, habitant au n° 11 de la Via degli Orti di San Giorgio, a versé des larmes humaines.

Le phénomène se reproduisit, à intervalles plus ou moins longs, aussi bien dans la maison qu’au dehors.

Siracusa - Via degli Orti di San Giorgio 11 - Casa della Lacrimazione della Madonna a Siracusa

Syracuse - Via degli Orti di San Giorgio 11- La maison des Larmes de la Vierge Marie à Syracuse (de nos jours)

Il attira immédiatement une multitude de personnes qui purent observer de leurs propres yeux, toucher de leurs mains, recueillir des larmes et constater qu’elles étaient salées.

photogrammesLe 2e jour du versement des larmes, un cinéaste-amateur de Syracuse a tourné un des moments du versement des larmes. (Voir les vidéos ci-dessous)

Celui de Syracuse a été un des très peu événements ainsi documentés.

Le 1er Septembre, une commission d’experts chimistes et de médecins, sur mandat de la Curie archiépiscopale de Syracuse, après avoir prélevé le liquide qui jaillissait des yeux du petit tableau, le soumit à des analyses microscopiques.

La réponse de la science fut : “larmes humaines”. Au quatrième jour, aussitôt après les analyses scientifiques, le petit tableau cessa de pleurer.

Le Dimanche 30 Août, le 2e jour du larmoiement.

Nicola Guarino, un cinéaste-amateur de Syracuse, avec sa caméra, a filmé en 300 photogrammes le larmoiement.

Dans ces images, il y a filmé la formation, l’écoulement et le versement des larmes.

L’œil humain pourrait même se laisser suggestionner, mais l’objectif de la caméra donne une ultérieure preuve de la réalité des faits.

Madonna delle lacrime

Le 1er Septembre, à 11h, une équipe de médecins et d’analystes, sur mandat de la Curie Archiépiscopale de Syracuse, se rendit au domicile de la famille Iannuso. Après avoir essuyé le visage du petit tableau et attendu que le phénomène se répétât, ils ont prélevé plus d’un cm3 du liquide qui jaillissait des yeux de la Vierge. Ce liquide soumis à des analyses microscopiques a fait noter la présence de traces de protéines et d’urates, de substances qu’on peut vérifier dans les larmes d’un enfant et d’un adulte. La réponse de la science fut: “larmes humaines”.

Commissione

Commission de médecins et d'analystes, nommé par l'archevêque de Syracuse

 

Témoignages et Conversions


Le témoignage de Mme Iannuso :

« … Je me rendis compte, à ma grande stupeur, que l’effigie de la Vierge versait des larmes. Pleine d’émotion, j’appelai ma belle-sœur Grazia Iannuso et ma tante Sgarlata Antonina, qui étaient à mon chevet pour m’assister, leur indiquant les larmes. Au premier abord, celles-ci crurent qu’il s’agissait d’hallucinations due à ma maladie, mais après maintes insistances de ma part, elles s’approchèrent du tableau et constatèrent elles aussi que des larmes s’écoulaient effectivement des yeux de la Vierge et quelques gouttes allèrent tomber sur le chevet du lit. »

Le témoignage d’un passant :

« … J’ai eu la chance d’observer de mes yeux une larme qui allait en grossissant dans la fossette lacrymale de l’œil droit et à un moment donné, elle s’est dirigée sur la joue jusqu’à la mandibule en direction du menton … J’étais ému ; je ne pus pas m’empêcher de pleurer et j’ai hoqueté ; j’ai eu presque honte que d’autres personnes s’aperçoivent que je pleurais, j’ai détourné mes yeux et j’ai vu que tous pleuraient … »

(Di Pietro Sebastiano, employé)

Anna Vassallo

Anna Vassallo

 

Les guérisons physiques considérées extraordinaire de la commission médicale, créée à cet effet étaient environ 300 (jusqu’à la mi-Novembre 1953).

En particulier, la guérison d’Anna Vassallo (tumeur), Enza Moncada (paralysie), John Tarascio (paralysie).

 

 

 

Enza Moncada

1. — Enza Moncada

Enza Moncada

2. — Enza Moncada

Il y avait aussi des guérisons spirituelles ou des conversions.

Siracusa, Lacrimazione della Madonna a Siracusa, La lapide ricordo

La plaque souvenir sur la façade de la maison

L’Épiscopat Sicilien, en présence du Card. Ernesto Ruffini, a conclu à l’unanimité “qu’on ne pouvait mettre en doute la réalité des faits concernant la lacrymation” de Marie à Syracuse. (13. 12. 1953)

“Les évêques de la Sicile, réunis hier pour la conférence habituelle à Bagheria (Palerme), ont écouté la relation complète de S.E. Mgr. Hector Baranzini, Archevêque de Syracuse, à propos de la “lacrymation” de l’image du Cœur Immaculé de Marie qui s’est répétée plusieurs fois les 29 – 30 – 31 Août et le 1er Septembre de cette année, à Syracuse (au n° 11 de la Via degli Orti). À la suite d’un examen attentif des dépositions attestées sous serment de nombreux témoins oculaires, ils ont émis à l’unanimité le jugement qu’on ne peut mettre en doute la réalité des faits. “Ils ont donc exprimé le vœu qu’une si miséricordieuse manifestation de la Mère céleste entraîne tous les fidèles à une salutaire pénitence et à une dévotion plus vivante envers le Cœur Immaculé de Marie en souhaitant l’urgente construction d’un Sanctuaire qui perpétue le souvenir du prodige.”

 

Voyons donc maintenant les films tournés à l’époque :

Vidéo 1 : Il miracolo delle lacrime della Madonna prima parte (Le Miracle de Notre-Dame des Larmes première partie)

Vidéo 2 : Il miracolo delle lacrime della Madonna seconda parte (Le Miracle de Notre-Dame des Larmes deuxième partie)

Vidéo 3 : Il miracolo delle lacrime della Madonna terza parte (Le Miracle de Notre-Dame des Larmes troisième partie)

 

 

Pie XII régnant :


Audience de Pie <abbr>XII</abbr> concluant la Session Mariale de Sicile

Un an après, le Dimanche 17 Octobre 1954, le Pape Pie XII, a conclu la Session Mariale de Sicile avec un Radio-message durant lequel, entre autres, a dit :

« Pourtant, ce n’est pas sans une vive émotion que nous avons pris connaissance de la déclaration unanime des évêques de Sicile sur la réalité de cet événement. Sans aucun doute, Marie est, au Ciel, infiniment heureuse et n’éprouve ni douleur ni tristesse. Pourtant elle ne reste pas insensible. Elle nourrit toujours amour et pitié pour le genre humain malheureux auquel Dieu l’a donnée pour Mère lorsque, douloureuse et en larmes, elle se tenait debout au pied de la Croix où était attaché son Fils. Les hommes, comprendront-ils le secret langage de ces larmes ? Oh les larmes de Marie ! C’étaient sur le Golgotha des larmes de compassion pour son Jésus et de tristesse pour les péchés du monde. Pleure-t-elle encore pour les plaies renouvelées dans le Corps mystique de Jésus ? Pleure-t-elle pour tant de fils chez qui l’erreur et le péché ont éteint la vie de la grâce et qui offensent gravement la Majesté divine ? Attend-t-elle en pleurant tristement le retour toujours retardé d’autres hommes qui sont aussi ses fils ? Ou d’autres, autrefois fidèles, entraînés par de faux mirages ? » (A.A.S. 46 (1954) 658-661)

 

 

Le Message


Pourquoi la Madone a-t-elle pleuré ?

Casa Lucca

« Les hommes comprendront-ils le mystérieux langage de ces larmes ? », se demandait le Pape Pie XII, dans son Radio-message en l’an 1954. À Syracuse, Marie n’a pas parlé comme à Cathérine Labouré à Paris (1830), comme à Maximin et Mélanie à La Salette (1846), comme à Bernadette à Lourdes (1858), comme à François, Jacinthe et Lucie à Fatima (1917), comme à Mariette à Banneux (1933). Quand il n’y a plus de mots, les larmes sont les derniers mots. Les larmes de Marie sont le signe de l’amour maternel et de la participation de la mère aux vicissitudes de ses enfants. Quiconque aime partage. Les larmes sont l’expression des sentiments de Dieu envers nous : c’est un message de Dieu à l’humanité. L’appel pressant à la conversion du cœur et à la prière, que Marie nous a adressé dans ses apparitions, nous est adressé encore une fois à travers le langage silencieux mais éloquent de ses larmes. Marie a pleuré d’un humble tableau en plâtre ; Marie a pleuré au cœur de la ville ; Marie a pleuré dans une maison tout près d’une église chrétienne et d’une église évangélique ; Marie a pleuré, dans une habitation très modeste d’un jeune couple, sur une maman qui attendait son premier enfant, sur une jeune maman atteinte de toxicose gravidique. Aujourd’hui, pour nous, tout cela doit avoir un sens … Le tendre message de soutien et d’encouragement de la Mère est évident : Elle souffre et lutte avec tous ceux qui souffrent et luttent pour défendre : la valeur de la famille, l’inviolabilité de la vie, la culture de l’essentiel, le sens du Transcendant contre le matérialisme dominant et la valeur de l’unité. Marie, avec ses larmes, nous met en garde, nous guide, nous encourage et nous soulage.

http://www.madonnadellelacrime.it/fr

On le voit, la conclusion conciliaire est toute matérielle (même s’ils parlent de “matérialisme dominant” !) et “dans l’actualité” [2013]… Pour eux « le message des larmes [ n’est simplement qu’ ] une invitation à la conversion, à la prière, à la pénitence » !…

 


Pourquoi la Madone a-t-elle pleuré ?

Madonna delle lacrime

Et si c’était tout simplement parce que, un lustre plus tard son “Pastor angelicus” dont la santé décline brusquement en 1954 (!!! Quelques mois seulement après larmes de Syracuse…) va mourir d’une attaque cérébrale le 9 octobre 1958 à Castel Gandolfo après avoir dit de lui-même qu’il était « le dernier Pape Pie », l’« ultime chaînon d’une longue dynastie » (1)Et que la Sainte Église de son divin Fils serait livrée ensuite au mystère d’iniquité et que « Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé. » (Léon XIII : “Exorcisme contre Satan et les anges apostats”, 1884)

Pie <abbr>XII</abbr>

 

La Vierge en pleur à La SaletteLa Très Sainte Vierge Marie, La Madone, a pleuré aussi (et les conciliaires du susdit site n’en parle pas ; ils disent seulement qu’Elle a parlé…) à La Salette !

Elle a pleuré sur la sainte Montagne de La Salette parce que « les prêtres [ministres de son Fils] sont devenus des cloaques d’impureté » et que « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. » et que « L’Église sera éclipsée, le monde sera dans la consternation. »…et que…et que… et que…

Des enfants priant pour  Pie <abbr>XII</abbr> à sa mort en 1958

Des enfants priant pour Pie XII à sa mort en 1958


 

 

Sede Vacante

 


[1] D’après Jean Guitton, il aurait dit de lui-même qu’il était « le dernier Pape Pie », l’« ultime chaînon d’une longue dynastie » cf. les dernières pages livre “Le Pape Roi” de Robert Serrou (01/03/92, Perrin). On peut le comprendre aussi dans un autre sens !

Written by Cave Ne Cadas

août 27th, 2013 at 10:41 pm

Posted in Madonna di Siracusa,Tradition

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Le « branding » de la F$$PX… (suite) : Abbé Patrick Girouard

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Suite à notre article sur « Le « branding » de la F$$PX », un correspondant nous a transmis – en commentaire –, la déclaration de l’abbé Girouard – sous forme de sermon – sur le « branding » :

Charles lien permanent

Voici le sermon de M. l’Abbé Patrick Girouard du 2 juin 2013 à Aldergrove (Colombie-Britannique – CANADA) :
SERMON

Au nom du Père, et du Fils, et du St Esprit, Ainsi soit-il !

Ab-Girouard

Abbé Patrick Girouard, ex-F$$PX au Canada

Je serai bref dans ce sermon parce que je vous ai déjà lu notre « Énoncé de Mission », et que j’en reparlerai. Mais ce que je voudrais vous dire aujourd’hui, c’est que ceci est bien évidemment ma première messe depuis… C’est ma première messe depuis mon retour d’exil. Et… j’aimerais dire quelques mots pour corriger un peu ce qui a été dit à mon sujet durant mon absence par l’abbé Wegner et les autres prêtres, qui ont dit, en résumé, que je n’avais pas parlé avec l’abbé Wegner avant de prêcher mes sermons etc. etc. Or ceci est incorrect, et n’est pas une déclaration vraie. En fait, j’ai parlé avec lui à plusieurs reprises…

En juillet l’année dernière, durant un appel téléphonique de 80 minutes, je lui ai fait part des problèmes de la Fraternité ;
et puis en octobre, lors de sa visite à Langley nous avons eu une conversation de deux heures, et je lui ai parlé encore des problèmes de la Fraternité. Et puis, en novembre, Je lui ai envoyé deux courriels avec une question très importante au sujet de Mgr Fellay, et j’attends toujours la réponse au second courriel. Si je passais mon temps à attendre des réponses, j’atteindrais probablement l’âge de la retraite avant de les recevoir ! Et c’est pourquoi j’ai décidé de prêcher.
L’autre motif est que la raison pour laquelle quelqu’un pose une question, c’est parce qu’il a réellement une question à poser ! Si vous en connaissez déjà la réponse, ça ne sert à rien de poser une question, à moins que vous ne soyez un professeur ! Je n’ai donc plus aucune question à lui poser.

J’ai vu les documents qui nous sont venus de Mgr Fellay, spécialement sa Déclaration du 15 avril 2012, qu’il a présentée au Cardinal Levada, comme base d’un accord avec Rome. Et quand vous la lisez, vous réalisez que la Fraternité a un sérieux problème, parce que cette déclaration est une proposition d’accord avec Rome où Mgr Fellay accepte le nouveau Code de Droit Canon ; où il dit aussi que la Nouvelle Messe a été promulguée légitimement ; et où il dit aussi qu’il reconnaît le magistère de l’Église d’aujourd’hui, et qu’il est prêt à signer une Profession de Foi qui, comme je vous l’ai déjà expliqué dans mes sermons, la Profession de Foi de 1989 du Cardinal Ratzinger est très mauvaise, spécialement dans son troisième point, ce qui veut pratiquement dire que les prêtres devront faire se serment de fidélité composé et publié en 1989, et qu’ils devront accepter de se soumettre au magistère moderne, c’est-à-dire aux enseignements modernes du Pape.

Donc j’ai prêché contre le Préambule, c’est-à-dire que lors du Prône du 10 mars, j’ai annoncé cela au sujet du Préambule ; j’ai aussi parlé de la Lettre des 37 prêtres, et j’ai annoncé le fait que le Carmel d’Allemagne a décidé de quitter la Fraternité pour les mêmes raisons, et… j’ai aussi parlé au sujet de l’expulsion du Père Raphaël du monastère de Silver City. Je pensais que les fidèles avaient besoin de savoir ces choses. Mais la réaction fut de me transférer à St-Césaire, et cela avec l’ordre spécifique de rester silencieux, et de ne pas communiquer ces choses aux fidèles, et que je ne pourrai à l’avenir critiquer les supérieurs, ni démontrer aucun manque de respect ou de confiance envers eux ou leurs actions. Et donc, en pratique, ce qu’on me disait c’est : « Nous prendrons soin de vos besoins matériels, et vous serez dans une belle maison, et une belle chapelle à St-Césaire près de Montréal, et en échange pour cette belle sécurité vous demeurerez silencieux au sujet de toutes ces choses. »

Et j’ai refusé. Je ne puis demeurer silencieux, ce serait un péché pour moi, et j’ai donc refusé, et je suis allé… je suis allé en exil, comme vous le savez. Et je suis revenu il a y environ deux semaines, parce que vous aviez eu une série de rencontres, à peu près à chaque dimanche après la messe. Et vous y avez étudié ces documents et quelques articles que je vous ai écrits d’au loin, et vous avez étudié des copies du magazine « The Recusant », etc. etc. Et vous avez eu la même réaction que tout Catholique bon et normal aurait eue face à ces documents, et vous avez compris qu’on vous a trompés depuis les deux dernières années, que la Fraternité a fait un virage à 180 degrés, et c’est cela qui vous a décidé à créer votre propre chapelle. Parce que vous saviez que vous pouviez me faire confiance, que je vous prêcherais la vérité ; parce que pour pouvoir le faire maintenant, il faut que je souffre et que j’accepte de faire des sacrifices. Nous nous sommes donc organisés, et nous avons aujourd’hui la première Messe de notre fondation : La chapelle de « St Joseph Défenseur de l’Église ».

Et une des choses que je voudrais partager avec vous de ma conversation d’octobre avec l’abbé Wegner, le fait qui explique pourquoi vous n’entendez plus la Fraternité critiquer de façon forte, de manière vigoureuse, les maux de Vatican II, les maux de la Nouvelle Messe, ou ce qui se passe à Rome. Vous pensiez peut-être que c’était simplement un oubli, que la Fraternité a oublié son rôle d’expliquer la vérité et de combattre contre l’erreur. Ou alors qu’il ne s’agissait que d’une omission fortuite, parce que votre prêtre, dans telle paroisse, ne pensait pas à en parler… Eh bien, c’est ce que j’ai dit à l’abbé Wegner. Je lui ai dit, à l’abbé Wegner :

« M. l’abbé, regardez le site DICI, voyez la revue The Angelus et le site de la FSSPX des USA, regardez le site de l’abbé Couture en Asie, regardez partout, et vous ne voyez plus l’esprit de combat contre Vatican II et la Nouvelle Messe. Il me semble que la Fraternité est devenue comme un sabre émoussé dans les mains du Seigneur ; qu’il n’y a plus de tranchant ; que c’est une arme inutile ! »

Et je pensais qu’il allait me dire : « Oh ! Mais vous êtes dans l’erreur ! » Ou bien : « Réellement, M. l’abbé, nous sommes toujours forts, et nous combattons toujours, et, vous savez, vous avez une fausse perception, comment pouvez-vous dire cela ? » Je fus donc vraiment chamboulé lorsqu’il se dit d’accord avec moi, et qu’il me dit : « Oui, M. l’abbé, ce que vous dites est vrai ! »

Eh bien ! Voici que l’abbé Wegner est d’accord avec moi ! Donc je me suis dit que je faisais des progrès. J’ai pensé, alors : « c’est bien, puisque maintenant il comprend le problème, peut-être que nous allons reprendre le combat ! » Mais lorsque la mâchoire m’est tombée, ce fut quand il me dit que c’était là une bonne chose, que ce changement était bon ! De plus, il m’a expliqué comment cela s’était produit. Il m’a dit que cela n’était pas le fruit du hasard, ni parce que les prêtres seraient devenus paresseux ou qu’ils ont peur de Rome, non, non ! Il a dit :

« Il s’agit en fait d’une décision venant de Menzingen ». « Oui, M. l’abbé Girouard, et cette décision de Menzingen fut prise parce que nous avons été « marqués » ! »

Alors là, vous savez… Je ne sais pas, mais j’avais toujours cru qu’on « marquait » le bétail… Or voici qu’il me dit que la Fraternité a été « marquée » ! Alors… Je fus en mesure de continuer à marcher, je ne suis pas tombé raide mort, mais…

Et alors il m’a dit : « Mais oui, M. l’abbé, c’est bien vrai, et j’en suis l’instigateur ! » Oh, vous l’avez fait, comment l’avez-vous fait ? « Eh bien, quand j’étais Supérieur de District en Hollande j’ai rencontré, et en suis devenu l’ami, le Président d’une compagnie… » (Et alors il m’a nommé cette compagnie au nom Flamand, trop bizarre pour qu’on puisse s’en rappeler, mais il m’a dit qu’il s’agissait de la 5ème compagnie la plus florissante en Hollande. Il s’agit donc d’une compagnie très importante et qui réussit bien). « …et il y a environ deux ans j’ai visité par là-bas, et j’ai rencontré cet homme à nouveau, et je lui ai demandé de s’occuper de la Fraternité, et de faire le « branding », le « marquage », de la Fraternité, parce que cette compagnie se spécialise en effet dans le branding. »

father_desk_225x150Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est le « branding » je vais vous l’expliquer brièvement. Le « branding » est fait par une compagnie qui… par exemple… Supposons qu’elle prenne Coca Cola comme client. Donc Coca Cola va engager cette compagnie et lui dira : « Faites mon branding », et cette compagnie va envoyer du personnel aux bureaux de Coca Cola et partout pour étudier l’industrie de Coca Cola, et pour étudier la publicité de Coca Cola, et pour boire une tonne de Coca Cola ! Soit, en résumé, pour avoir une connaissance aussi grande que possible de Coca Cola. Et ensuite ces gens vont étudier toutes les autres compagnies qui produisent du cola. Donc ils vont étudier Royal Cola, Pepsi Cola, King Cola etc. etc. Et ils vont essayer de comprendre, et ils vont boire énormément de cola bien sûr, et ils vont essayer de découvrir comment, en quoi, la compagnie Coca Cola pourrait se distinguer d’une manière très frappante de toutes les autres marques. C’est ça le « branding » : Trouver la différence frappante de votre client et puis, à partir de là, avec l’image de marque, ils diront : « Bien, votre produit est spécial car il a un peu plus d’amertume ou un peu plus de pétillant, et la couleur en est plus sombre que celle des autres, et donc votre image de marque devrait être que »… Je ne sais pas… « Cola Cola vous donne un sursaut d’énergie ! » Je ne sais pas… « Coca Cola est un produit qui donne plus de vigueur que tous les autres ! » C’est un exemple de « branding ». Et donc l’abbé Wegner a demandé à l’homme de cette compagnie de faire le « branding » de la Fraternité. Et alors l’homme a dit : « Je vais me renseigner sur La Fraternité sur l’Internet, et je vais vous laisser savoir. » Quelques semaines plus tard, il téléphone à M. l’abbé Wegner et il dit : « M. l’abbé, je refuse, je refuse le contrat, parce que je me suis renseigné sur la FSSPX, et elle n’a pas un bon nom dans le public. Et je ne veux pas que mon entreprise soit entachée en vous ayant pour client. » L’abbé Wegner lui a dit : « Bien, au moins donnez-nous une chance, veuillez entendre notre côté de l’histoire, ce que nous avons à dire ! Je vais organiser une réunion pour vous et Mgr Fellay à Menzingen, en Suisse et, au moins, donnez-nous la chance de répondre à toutes vos questions et, après, vous déciderez ! » Alors l’homme a dit : « C’est juste ! » Donc ils ont organisé la réunion à Menzingen, et l’abbé Wegner m’a dit que l’homme y est allé et qu’il y a posé cent cinquante questions à Mgr Fellay, et que Mgr Fellay a répondu à toutes ces questions, et que cela a duré six heures ! Pendant six heures ! Et à la fin cet homme a dit : « D’accord, Je vais prendre le contrat de la Fraternité, et je ferai votre image de marque. » Donc je ne sais pas exactement combien de temps cela a pris, quelques mois… Et je ne sais pas combien ça a coûté, mais euh… j’ai parlé avec certaines personnes, et ils pensent que c’est un paquet d’argent, et j’aurais bien voulu qu’ils nous donnent cet argent, car nous pourrions avoir une belle église ici, actuellement !

Et ensuite le président de cette compagnie a donné la conclusion à l’abbé Wegner et à Mgr Fellay, la conclusion de toute l’enquête sur l’image de marque, et il dit à l’abbé Wegner et à Mgr Fellay : « Mgr Fellay, le résultat de mon enquête c’est que, pendant les quinze dernières années, vous aviez tout faux ! Vous n’aurez jamais plus de fidèles, ni plus de gens à venir à vos églises, si vous continuez de cette manière ! Parce qu’en ce moment, l’Église de Vatican II est comme un vieil homme mourant, et c’est comme un mourant étendu dans la rue, comme ça : Ils perdent leurs séminaires, ils perdent leurs monastères, ils vendent leurs églises et c’est une Église moribonde. Et vous avez vraiment une mauvaise image lorsque vous continuez à combattre cette Église. Ça vous fait paraître cruel, ou comme si vous exagériez, comme si vous bottiez quelqu’un qui est déjà en train de mourir. De sorte que votre nouvelle image de marque doit vous changer complètement. Vous devez arrêter d’argumenter ; vous devez cesser le combat. Vous devez plutôt vous concentrer sur le côté positif, et montrer la beauté de la liturgie traditionnelle, la beauté de la théologie traditionnelle, et de cette façon les gens vont vous voir non pas comme cruels ou amers ou autres choses comme ça. »

Et c’est donc pourquoi, depuis le « branding » de la Fraternité, DICI a changé, les sites FSSPX ont changé, The Angelus a changé. Et, un fait assez intéressant : Si vous prenez le premier numéro du nouvel Angelus, qu’est-ce que l’abbé Wegner y disait ? Prenez-le, si vous l’avez, et lisez-le : Il dit que « nous ne mettrons plus l’accent sur le combat et la lutte, mais nous allons mettre l’accent sur la beauté du chant grégorien, la beauté de l’art », et ainsi de suite. N’hésitez pas à le lire. Cela est exactement le « branding » de la Fraternité ! Et, vraiment, j’ai dû remettre ma mâchoire en place parce que je me disais : « Je pensais que s’il y avait eu une personne au monde qui avait l’autorité, et qui savait mieux que quiconque ce qu’est la marque ou la définition de la Fraternité, ç’eût été son fondateur, Monseigneur Marcel Lefebvre ! » Pas un laïc qui n’est même pas un catholique, qui n’est même pas un traditionaliste ! Comment osez-vous aller demander à un païen de définir ce que nous sommes et ce que nous devrions faire ? C’est une folie complète ! Ils nous accusent de ne pas être surnaturels, or qu’est-ce que ceci ? De payer des centaines de milliers de dollars à cette compagnie, une société païenne, et de lui dire : « Et, bien ! Oubliez Coca Cola, et faites le « branding » de la FSSPX ! » Au lieu d’écouter le fondateur, au lieu de lire le fondateur qui a dit qui nous étions, comme si ce que le fondateur a dit n’était plus assez bon, et que maintenant nous devrions avoir des païens qui nous disent quoi faire !

Alors nous refusons d’accepter cela, et c’est pourquoi nous avons commencé notre chapelle, ici, de « Saint Joseph Défenseur de l’Église ». Et aujourd’hui, ce matin, vous avez lu et vous avez signé cet « Énoncé de Mission » (NDLR : Vous pouvez lire cet énoncé au site : sacrificium.org), qui dit à tout le monde pourquoi nous faisons ce que nous faisons. Et ce n’est pas à cause d’émotions, ou de la colère, ou du ressentiment, ou de l’amertume. C’est parce que nous avons lu ces documents et nous avons compris que la Fraternité a été changée, et qu’elle a fait un virage à 180 degrés, et que nous ne faisons plus ce que nous devrions faire. Et c’est donc le seul moyen de pouvoir continuer… Nous ne faisons pas quelque chose de nouveau ici. Vous savez que je ne vous ai pas prêché, que je ne vous ai pas présenté dans des articles, des innovations. Nous poursuivons exactement ce pour quoi vous êtes venus à Langley, et ce que Langley ne fait plus, ce qu’aucune autre paroisse ne fait plus dans la FSSPX, parce qu’ils doivent suivre le Chapitre général de 2012, où maintenant ils acceptent le principe de la signature d’un accord avec Rome. Ça importe peu s’il n’est pas encore signé ; parce que vous avez accepté le principe, vous avez dit : « Mais oui, nous pouvons faire un accord avec Rome, sans la conversion de Rome ! »

Or nous refusons cela, parce que c’est une Révolution ! Nous continuons simplement, ici, dans cette salle, ce que nous avons fait depuis le début. Donc mes chers amis, nous aurons à continuer à prier les uns pour les autres pour être forts, et aussi de prier pour tous nos autres amis qui restent à la paroisse du Christ-Roi. Car je suis en contact avec d’autres, qui ne sont pas ici ce matin, et je leur ai donné ces articles et ces documents, et ils les étudient. Je ne les nommerai pas. Ils doivent prendre le temps d’étudier et être convaincus. Il y a donc d’autres personnes. Vous n’êtes pas seuls. Il y a d’autres personnes qui veulent continuer le vrai combat de la FSSPX. Prions donc les uns pour les autres, et pour eux aussi.

Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il !

Source (avec vidéo) : http://www.sacrificium.org/fr/multimedia/video/sermon-de-m-l%E2%80%99abb%C3%A9-patrick-girouard-fsspx-le-2-juin-2013-%C3%A0-aldergrove-colombie

 

* * *

 

L’abbé Patrick Girouard a le mérite de nous dire « quelques vérités » ! Il n’en reste pas moins un « pur produit » d’Écône… avec les tares congénitales de cette dite Fraternité !!! « Le Pape… Le Pape… Le Pape… »

Et certainement aussi sur le Magistère universel de l’Église…

 

F$$PX voie sans issue !

 
Abbé Patrick Girouard

L’abbé Patrick Girouard voie de garage !

 

Quelques œuvres “décalées” de Bergo(go)glio alias papeFrançois — (IV)

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Les premiers shows de papeFrançois

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Est-ce que papeFrançois est un bon modèle pour la tolérance zéro ?

Dans l’activité d’embrassement intense de papeFrançois dans son pontificat de “moins d’un mois”, une tendance semble se dégager : il a une préférence pour embrasser les personnes handicapés. Bien que nous soyons tous bien disposés envers leur douleur et voudrions leur donner du soulagement, la manière appropriée de le faire n’est pas nécessairement un baiser pontifical sur le visage. Une prière dite pour eux ou une bénédiction donnée sur le front semble être beaucoup plus dans l’exemple de Notre Seigneur Jésus Christ.

“Pape” François n’a pas suivi l’exemple divin et a montré, comme les photos de cette page le révèlent, une manière très discutable d’offrir la consolation. En fait, il a embrassé des enfants – handicapés ou non – sur leurs visages et leurs bouches avec un tel étalage si expansif de tendresse que celui qui voit les vidéos de ses visites populistes par la place de St Pierre peut tout bonnement se demander s’il n’exhibe pas une tendance de pédophile.

Même si ce n’est pas le cas, comme nous le souhaitons sincèrement, quel exemple donne-t-il ? Est-ce qu’il n’est pas conscient qu’aujourd’hui l’église conciliaire qui éclipse l’Église catholique et que le monde prend pour elle — subit les conséquences ravageuses du scandale de “prêtres”, d’ “évêques” et de “cardinaux” pédophiles ?

Ce facteur a été ignoré dans l’empressement de “pape” Bergo(go)glio de sembler populaire et humble…  Pour nous, Catholiques, il est chanceux que quelqu’un ait vu le dommage de ces scènes de baiser et le lui dise pour les contrecarrer. Ainsi, vendredi 5 avril 2013 (1), il a appelé le chef de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi et lui a ordonné de renforcer la politique de l’église (Conciliaire) contre la pédophilie.

C’était positivement une bonne chose de faire ce contrôle des dommages. Mais si papeFrançois n’arrête pas son activité de baisers démagogiques et si les vidéos comme celle-ci continuent de se propager à travers le monde, le message qu’il envoie est, à tout le moins, qu’il n’est pas un bon exemple pour renforcer les normes de tolérance zéro de l’église Conciliaire sur les prêtres pédophiles.

 

Regardez cette courte vidéo :

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Mc 9,41. « Mais si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en Moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on lui mît autour du cou une de ces meules que les ânes tournent, et qu’on le jeta dans la mer. »

 


 

 

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Source Tradition in Action : http://traditioninaction.org/RevolutionPhotos/A516-PedoPope.htm

 

 


[1] vendredi 5 avril 2013

Agir Avec Détermination Contre Les Abus Sexuels

Cité du Vatican, 5 avril 2013 (VIS). Le Saint-Père a reçu ce matin en audience Mgr. Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Selon un communiqué de ce dicastère, le Pape a demandé à la Congrégation d’agir avec détermination sur les cas d’abus sexuels, dans la continuité de la ligne voulue par Benoît XVI, encourageant surtout les mesures de protection des mineurs, l’aide à ceux qui par le passé ont subi de telles violences, les procédures à l’encontre des coupables, et l’engagement des Conférences épiscopales dans la formulation et la mise à jour des directives nécessaires dans ce domaine si important pour le témoignage de l’Eglise et sa crédibilité. Le Saint-Père a assuré que dans son attention et sa prière pour les personnes qui souffrent, les victimes d’abus sont présentes d’une façon particulière.

Publié VIS Archive 01 – 5.4.13

http://visnews-fr.blogspot.fr/2013/04/agir-avec-determination-contre-les-abus.html