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Potins Cléricaux : des “prêtres” coquins dans la Tradition ?

2013 octobre 6

Nous vous avons parlé, il y a quelques temps, d’un “prêtre” coquin de Miami qui a préféré changer d’ “Église” pour épouser sa belle… Celui-ci n’était qu’un pauvre laïc « déguisé en prêtre » de l’église Conciliaire qui préféra rejoindre une autre (pseudo) “église” totalement invalide, l’église Épiscopalienne qui présente l’avantage de ne pas imposer le célibat à ses membres…

FATHER <abbr>ALBERT</abbr>

Alberto Cutié, alias Padre Alberto, le “prêtre” coquin de Miami

L’affaire d’aujourd’hui est beaucoup plus scandaleuse car en touchant la « tradition catholique » elle compromet l’Église de Notre Seigneur Jésus-Christ par un prêtre validement ordonné — et qui reste donc prêtre jusqu’à la fin de ses jours — qui a fait pleurer Notre-Dame sur la sainte Montagne de La Salette en nous révélant que :

Les prêtres, ministres de mon Fils, les prêtres, par leur mauvaise vie, par leur irrévérence et leur impiété à célébrer les saints mystères, par l’amour de l’argent, l’amour de l’honneur et des plaisirs, les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté. Oui, les prêtres demandent vengeance, et la vengeance est suspendue sur leurs têtes. Malheur aux prêtres, et aux personnes consacrées à Dieu, lesquelles, par leurs infidélités et leur mauvaise vie, crucifient de nouveau mon Fils ! Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde…

Alors, de quoi s’agit-il ?

Et bien d’un ancien prêtre de la F$$PX, qui, coquin qu’il était…n’a pas hésité à demander à la Rome moderniste et apostate (l’église Conciliaire !!!)sa réduction à l’état laïc après avoir quitté la Fraternité SPX. Tout comme le “prêtre” coquin de Miami qui a préféré changer d’ “Église” pour épouser sa belle… L’abbé Bernard Lorber, puisque c’est de lui qu’il s’agit ! a préférer changer d’ “Église” pour courir plus librement ses belles… Clerc pro-ralliement de la Fraternité, il a rallier l’église Conciliaire en 2012 non pas pour y poursuivre son “sacerdoce” tout comme le Padre Alberto l’a fait avec l’église Épiscopalienne en son temps mais pour assouvir plus librement ses besoins sexuels…

L'ABBÉ <abbr>BERNARD</abbr> <abbr>LORBER</abbr>

L'abbé Bernard Lorber, prêtre coquin de la F$$PX

Virgo-Maria avait rapporté sa démission dans un article (VM N°888) le 15 février 2012 tout en ne supputant pas qu’il y avait « de femme(s) dans l’affaire »… Mais ce mercredi 2 octobre 2013, une jeune femme nous a adressé un courriel suite à la lecture de ce VM n°888, en se présentant comme l’une de ses « victimes » :

Bonjour

Je viens de lire un article concernant l’abandon de l’Abbé Lorber de la fraternité Saint Pie X.

Je cite : « Les abbés Bernard Lorber et Kergall viennent de quitter la FSSPX. Ils ont demandé à Rome leur réduction à l’état laïc. Pour ce qui concerne l’abbé Lorber, il ne semble pas qu’il y ait de femmes dans l’affaire… En fait, il y aurait deux facteurs : une vocation sacerdotale non suffisamment établie (?) ; c’est ce qu’il a invoqué, en racontant qu’il s’est trouvé embarqué par le cursus des écoles de la FSSPX sans vraiment connaissance de cause. Il était temps, à 45 ans, qu’il en prenne pleine conscience. »

 

En ce qui concerne l’Abbé Lorber et pour avoir été une de ses « victimes », je peux vous dire qu’il avait abandonné son vœux de chasteté bien des années avant la fraternité. Victimes de son physique et de son charisme très certainement, beaucoup de femmes ont succombé à ses charmes. Après avoir célébré la messe le dimanche il allait les retrouver chez elles et pas pour discuter théologie.

Aujourd’hui, en tant que laïc, il continue à séduire des femmes et à les jeter ensuite uniquement pour assouvir ses besoins sexuels.

Une vocation mal discernée sans doute mais aussi certainement de gros problèmes psy explique un tel comportement. 

 

Merci de votre écoute

A.

 

L’abbé Lorber avait été vicaire à Saint Nicolas du Chardonnet avant d’être envoyé en Allemagne, d’où il fut rapatrié d’urgence, deux mois plus tard, pour cause de propos tenus en chaire qui auraient pu être poursuivis en Allemagne. Muté à Amiens, il avait pris la tête d’une recherche de solution pour une chapelle avec les autorités du lieu qui, tout en s’opposant à l’ “évêque” local, s’inscrivait très bien dans les contacts avec Rome et la nonciature pour faciliter le ralliement de la FSSPX:

« Nous voulons assurer le Souverain Pontife de notre attachement indéfectible au Siège apostolique et le remercier pour l’acte courageux posé lors de la publication du Motu proprio Summorum Pontificum, en juillet de l’année passée. » Abbé Bernard Lorber, septembre 2008 (lors de la visite de Ratzinger-Benoît XVI en France)

Spécialisé dans le chant grégorien, son livre de chants “Magnificat” a été distribué dans la plupart des chapelles de la FSSPX en France.

Magnificat Dominum - Abbé Bernard Lorber <abbr>FSSPX</abbr>

Magnificat Dominum – Abbé Bernard Lorber FSSPX

Magnificat Dominum est un nouveau livre de chant liturgique qui prend le relais du précédent Magnificat, édité en 2004. Avec ce livre, participez aux chants des différents offices de la liturgie catholique : la messe, la réception des sacrements, les vêpres, les saluts du Saint-Sacrement, les processions, les prières, etc. L’exhaustivité de son contenu dans les différents domaines (chant grégorien, cantiques, offices) en fait l’ouvrage liturgique le plus complet à l’heure actuelle.

(Virgo-Maria n° 888, mercredi 15 février 2012)

* * *

Max Barret a de son coté présenté la démission-ralliement de l’abbé Lorber dans son Courrier de Tychique N° 401 du 19 février 2012 :

Monsieur Bernard Lorber ! (ex prêtre de la FSSP X)

C’est une bien douloureuse décision que l’abbé Lorber a prise… Dans la lettre qu’il a adressée le 18 janvier 2012 à quelques uns de ses amis, il déclare laconiquement :

« Voilà une demi-année que je suis en retrait total, voilà surtout de longues années que je vis un tiraillement et une réflexion profonde. J’ai finalement pris la décision de demander à Rome ma suspension des obligations ecclésiastiques ».

Et il ajoute :

« Je comprends que cette décision va pour le moins vous étonner, sauf pour les plus perspicaces d’entre vous qui sentent les choses. Elle est le fruit ni d’une passion ni d’un moment d’égarement. Elle est l’aboutissement d’un long cheminement que je me suis efforcé de faire sous le regard de Dieu (…) Je vis du côté de Lisieux, seul comme un grand, dans l’attente du jugement de l’Église. Ne vous inquiétez pas pour ma subsistance matérielle, la Providence y pourvoit par la bonté de mes proches et en ayant attaché quelques cordes à mon arc. »

L’abbé Lorber était l’auteur du livre de chants « Magnificat Dominum » en usage dans un certain nombre de chapelles. Il était aussi le fondateur de la « Schola Bellarmina ». Il aurait déclaré s’être laissé embarquer dans la continuité pédagogique des écoles de la Fraternité, sans avoir réellement évalué une autre vie que celle de la prêtrise… On le dit favorable au ralliement ? … Quoi qu’il en soit c’est un drame ! Un parent d’élèves me faisait part récemment de cet aspect de la formation de ses enfants. Il appréciait cette formation et ne la remettait pas en cause. Mais il craignait le fait que ses enfants, passant toute leur semaine à l’école, s’y retrouvent encore le dimanche pour l’assistance à la messe… dans les mêmes lieux… avec les mêmes éducateurs… Ils n’en sortent pas me disait-il… Je lui laisse la responsabilité de sa réflexion.

* * *

Que de monde de berné !  … et ce n’est pas le seul dans la « Tradition »…

Son profil Linked le présente ainsi :
linkedin.com

bernard-lorberBernard Lorber

Gérant chez Bellarmina Studio

Région du Havre, France | Musique
http://www.linkedin.com/pub/bernard-lorber/29/9ab/962

Descriptif de Bernard Lorber

Poste actuel
  • Gérant chez Bellarmina Studio
Postes précédents
  • Créateur et gérant chez Musica Sacra Production
  • Président chez Association Sacra Musica
Relations
32 relations

Sites web

Expérience de Bernard Lorber

Gérant Bellarmina Studio

août 2012Poste actuel (1 an 3 mois)

Créateur et gérant Musica Sacra Production

mars 2010juillet 2012 (2 ans 5 mois)

Président Association Sacra Musica

septembre 2007mars 2010 (2 ans 7 mois)

Créateur de ressources musicales dans le domaine du chant sacré (disques et partitions : chant grégorien, polyphonies sacrées)

 

  1. octobre 6, 2013

    Pauvre abbé !
    Prions bien pour lui.
    Ainsi que pour l’abbé Keith Roscoe, ancien prêtre canadien de la FSSPX, qui avait exercé son ministère dans l’ouest de la France… et qui s’est “marié” il y a quelques années…
    Ayons également une prière pour l’abbé Paladino qui desservait la chapelle NUC de Chambéry et qui, lui aussi, est tombé.
    Prions pour nos prêtres afin qu’ils ne deviennent pas ces cloaques d’impureté décrits par Notre Dame à La Salette.
     

    • Fert Fert Fert
      Fert Fert Fert lien permanent
      octobre 9, 2013

      En ce qui concerne l’abbé Paladino, il faut remarquer qu’il était, de tous les prêtres sedevac le plus censé, et d’une certaine manière le plus honnête, le plus objectif ! Il est, me semble-t-il, le seul prêtre qui s’est opposé publiquement aux mensonges de l’abbé Ricossa, tant sur la « fou thèse », la Salette, que, et,  surtout sur l’apocalypse  dont le détournement (avec les mensonges dont se sert Ricossa pour justifier ce détournement) du sens donné par Dieu (et la nouvelle interprétation qu’en fait Ricossa)  peut-être considéré comme  hérétique !
      Malheureusement le diable l’a fait chuter, en se servant de ses faiblesses ! J’espère qu’à la faveur de toutes les prières, et dans un éclair de foi et de lucidité  l’abbé Paladino (comme les autres dans sa situation) saura retrouver sa dignité de prêtre catholique, et reviendra marcher sur les chemin de Notre Seigneur Jésus-Christ pour sa plus grande gloire ! À tous péchés miséricorde !

      Prions pour lui (eux) !

  2. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 6, 2013

    :lol: Dans un premier temps votre titre, cher Cave, m’a bien  fait rire ! Des prêtres coquins…l’association des termes  est insolite et suscite la curiosité… Alors on se met à lire goulument l’article, supputant je ne sais quelles frasques un peu glauques de clercs en goguette !….

    Bernard Lorber a mis son affectivité en adéquation avec son moi profond !!! « Fruit d’un long cheminement… »
    Mais rassurons-nous : il est évident que tous les chemins (de vie) peuvent mener à Rome……
    Tout le problème étant de savoir…..quelle Rome ?????!!! :twisted: :mrgreen:
    Bon dimanche à tous !
    PS: comme dirait le FN…. « La Fraternité…on l’aime ou on la quitte ! » :lol: :wink: :roll:

  3. gg
    octobre 6, 2013

    Il n’était pas le seul !
     
    Rappelons nous le trop « célèbre » Damien Poisblaud, prêtre pidiste, qui enlevait sa soutane pour copuler avec ses pénitentes… et qui fini par quitter la Fraternité et le Sacerdoce… pour se marier, non sans avoir demandé sa bénédiction au « pontife » conciliaire de l’époque !
    Lui aussi était passionné de chant sacré et d’acoustique.. fabriquant des …. enceintes ! : cela ne s’invente pas !
     
    Quelle pitié !

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 6, 2013

      GG, vous m’avez bien fait rire !!!   kenzosmileys avec vos « enceintes »

      J’y pensais plus à celui-là !…
      Ça rappellera de bons (fameux !!!) souvenir à LHR ! …de son vécu Aixois de plusieurs années…

      Et ça m’a fait « tout drôle » de voir ce qu’il est devenu…n’ayant pas suivis son parcours post-F$$PX…

      Trouvé sur Internet :
      (http://www.famillechretienne.fr/celebrer/liturgie/le-gregorien-selon-damien-poisblaud_t12_s76_d50076.html)

      Le grégorien selon Damien Poisblaud

      famillechretienne.fr | 23/03/2009 | Par Benjamin Coste | 10 commentaires

      ====================================
      C’est « croustillant » de lire cela sur le très conciliaire Famille Chrétienne !!!

      Passionné de grégorien, cherchant depuis des années à retourner aux sources du chant propre de l’Église latine (Ouaih! mais ici il s’agit de l’église Conciliaire…), l’artiste de 47 ans, au parcours atypique (Tu parle ! charlesEuh! GG, Y’s’osent pas dire qu’il vient de la F$$PX !!!), a été missionné par Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon, pour chanter la messe tous les dimanches à l’abbaye du Thoronet (Var).

      (…)
      En janvier 2007, Damien vit à Valence (Drôme) avec sa femme Elsa et leurs trois enfants lorsqu’un ami l’invite à venir chanter à Toulon pour des “ordinations” (Invalide bien sûr…“ABSOLUMENT NULLE ET ENTIÈREMENT VAINE”). Après avoir été chantre à la cathédrale de Valence, Damien accepte. À l’issue de la célébration, Mgr Rey le prend à part. « Il m’a dit avoir apprécié ces chants grégoriens et m’a demandé comment si prendre pour proposer de tels chants dans son diocèse » raconte Damien.
      (…)
      En plus de son activité de fabricant d’enceintes acoustiques, Damien a été officiellement missionné par Mgr Rey pour animer chaque dimanche la messe de midi célébré au Thoronet.
      (…)
      À un moment de sa vie, Damien Poisblaud a d’ailleurs été attiré par l’orthodoxie. « Mais ma femme et moi nous sommes rendu compte que nous étions trop attachés au pape » raconte Damien Poisblaud. Et d’une certaine manière, le Saint-Père le leur rend bien puisque le petit-dernier de la famille a été “béni” par Benoît XVI lors de son passage à Lourdes en septembre dernier. Un attachement à l’Église (église Conciliaire ! on dit !!!) qui s’est traduit par une expérience de vie religieuse de plusieurs années (Y’s’osent toujours pas dire qu’il vient de la F$$PX !!!). Le chant lui a permis de surmonter les périodes délicates de sa vie, « ses instants où l’on se trouve au plus bas, au fond du trou ». Et comme souvent, un chant monte à ses lèvres, sur les mots du livre de Job. Comme une promesse, le manuscrit répète sept fois la prière de cet homme mettant toute sa confiance en Dieu : « Je verrais le bonheur ! »


      Les commentaires sont aussi croustillants (et en particulier celui de notre ami GG ) :

      Lamentable ! que de voir cet individu qui draguait ses pénitentes et est aujourd’hui défroqué et prétendument marié continuer à chercher la gloriole… avec la bénédiction d’ecclésiastiques : « malheur à celui par qui le scandale arrive ! »

      et à ceux qui le promeuvent !

      Il y a suffisamment d’excellents gregorianistes modestes, pieux et chastes, pour ne pas aller chercher un orgueilleux dispersé et pervers !!!

      par gg le 06/10/2013 à 11:46

      Nous trouvons un peu étrange qu’un prêtre (abbé poisblaud) puisse faire de la publicité sur le site de famille chrétienne sachant qu’il est maintenant marié et père de trois enfants ……..
      À l’heure ou le célibat des prêtres est contesté par la société…. nous ne comprenons pas votre vision des choses.

      par alleluia le 31/03/2009 à 21:46

      Oui enfin lorsque l’on est dans cette situation (disons la chose : défroqué), on la « met en veilleuse ». Alors oui, on vit sa vie, mais de façon discrète (comme 99.9% des Français) On ne met pas « abbé poisblaut » sur son adresse mail (ou sur Deezer, YouTube etc.), on ne donne pas des concerts de chants sacrés, on ne chante pas des messes, on n’habite pas dans un presbytère etc…

      Pas besoin de grand débat sur la miséricorde Divine, ni de « et si », « il faut » etc.

      C’est simplement ici une question de bon sens et de CHARITÉ pour les autres catholiques…

      par Bon sens le 01/04/2009 à 20:00

  4. Cave Ne Cadas
    Cave Ne Cadas lien permanent*
    octobre 6, 2013

    GG

    Vous dites « Il n’était pas le seul ! »

    Moi j’avais dit : et ce n’est pas le seul dans la « Tradition »…

    car il y en a encore bien d’autres…mais je ne peux pas (encore) tout dire…car ils sont toujours « en activité »…

    Dans beaucoup d’endroits…on est « en plein » cloaque d’impureté !!!

    et pas seulement de chair…comme disait notre cher abbé Vérité, d’illustre mémoire, mais aussi de doctrine…

    Les péchés des personnes consacrées à Dieu crient vers le Ciel et appellent la vengeance, et voilà que la vengeance est à leurs portes, car il ne se trouve plus personne pour implorer miséricorde et pardon pour le peuple ; il n’y a plus d’âmes généreuses, il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime sans tache à l’Éternel en faveur du monde…

     

    « Alors Jésus-Christ, par un acte de Sa justice et de Sa grande miséricorde pour les justes, commandera à Ses anges que TOUS Ses ennemis soient mis à mort. Tout à coup les persécuteurs de l’Église de Jésus-Christ et tous les hommes adonnés au péché périront, et la terre deviendra comme un désert. Alors se fera la paix, la réconciliation de Dieu avec les hommes ; Jésus-Christ sera servi, adoré et glorifié ; la charité fleurira partout. Les nouveaux rois seront le bras droit de la Sainte Église, qui sera forte, humble, pieuse, pauvre, zélée et imitatrice des vertus de Jésus-Christ. L’Évangile sera prêché partout et les hommes feront de grands progrès dans la Foi, parce qu’il y aura unité parmi les ouvriers de Jésus-Christ et que les hommes vivront dans la crainte de Dieu.

    http://virgo-maria.org/Documents/la-salette/secretsalette.htm

    • Isabelle lien permanent
      avril 25, 2016

      Ça ne date pas d’aujourd’hui … rien à voir avec la « Tradition ».
       

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        avril 25, 2016

        Isabelle, ce son des gens (clercs) de la Tradition… donc cela a bien à voir avec la « Tradition »…
         

         

  5. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    octobre 8, 2013

    Prions pour ce pauvre insensé qui n’a pas compris ce qu’était le sacerdoce, ni le mariage, ni même ce que c’est d’être un catholique. Prions pour ses « victimes », ses complices. Sortons la tête de la poubelle. Que celui qui est debout prenne garde de tomber. Virgo fidelis opn.

  6. Un lecteur lien permanent
    octobre 13, 2013

    Ce post m’inspire deux commentaires :

     « Malheur à celui par qui le scandale arrive ! » (Lc 17, 1). Il ne s’agit pas seulement de celui qui est à l’origine du scandale, du fait originel, mais bien de celui par qui le sacandale arrive. Le scandale n’est pas la faute originelle, mais tout ce qui risque de « précipiter son frère innocent dans la mort éternelle » dit Saint Thomas. Contribuer à la propagation, à l’amplification du scandale, c’est le faire arriver là où il n’était pas. Sauf si l’on pense que cette propagation peut éviter que des âmes se perdent, et avec beaucoup de prudence, propager le scandale nous fait certainement encourir la condamnation.
    On ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu, ou encore : c’est la marmite qui reproche au chaudron d’avoir le derrière trop sale, et enfin : que celui qui n’a jamais péché lui jette le premier la pierre. Le recours à la Rome conciliaire est, en ces matières d’engagements irrévocables, une voie très courue… Comprenne qui pourra, comprenne qui voudra.

  7. Louis-Hubert Remy
    Louis-Hubert Remy lien permanent
    octobre 14, 2013

    Encore « un lecteur » qui préfère attaquer celui qui dénonce le scandale plutôt que celui qui provoque le scandale !
     
    Monsieur, vous vous trompez d’ennemi et vous trompez les gens !

  8. gg
    octobre 14, 2013

    Insupportables, ces vidéos du Lorber doctorisant – la bouche en cul de bouche – débordant de suffisance, pour débiter des truismes ! 
    Révélateurs aussi les éléments de morpho : lèvres et nez très épais .. qui indiquent une sensualité épaisse et bien installée… qui est souvent le châtiment des orgueilleux (cf la gueule de luther… et de beaucoup d’autres…)
    Quant au Poisblaud, là aussi, des éléments de psychopathologie parentaux expliquent bien des choses (mère dominatrice et idolâtrant son fifils chéri.. et père absent car écrasé…
     
    Mais… où sont les confesseurs sages et pieux qui auraient du rectifier cela des l’enfance… et lors de l’admission au séminaire ? des candidats comme cela devraient être détectés dès les premiers mois, et écartés en cas d’absence de progrès spirituel…

  9. gg
    octobre 14, 2013

    Quant au « recours à la Rome conciliaire », il est parfaitement clair que le reproche est vraiment mal venu dans la bouche de ceux qui « recourent sans cesse aux tribunaux des païens »… pour persécuter les fidèles droits !
    et d’ailleurs, qui ne ferait appel aux tribunaux… « de céans » pour connaitre de causes contentieuses ?
    Qui n’a eu à porter devant les tribunaux de la gueuze des litiges… parce qu’il n’y a  – céans – personne d’autre devant qui les plaider ???
     
    Enfin, l’outrecuidance est particulièrement éclatante, sachant l’audace et la légèreté gravement coupables avec lesquelles la Fraternité se permet de connaitre et de « juger » de causes matrimoniales… au mépris de l’église conciliaire … dont ils reconnaissent pourtant – et avec opiniâtreté – les « autorités » comme légitimes !!!

  10. de Saint-Hilaire
    de Saint-Hilaire lien permanent
    novembre 27, 2013

    à Madame Hyvernet.
    Je vous conseille fortement de vous rapprocher d’un avocat pour faire une recherche de paternité, à partir de l’ADN de votre et de son futur enfant et ainsi exiger une reconnaissance de paternité et une pension.
    Après la naissance n’hésitez pas de présenter leur petit-fils à ses grands parents.
    Prions pour ce bébé innocent !

  11. novembre 27, 2013

    Tout cela est bien triste et nous devons prier à la fois pour ces prêtres défaillants et les femmes qu’ils ont blessées.
    Cependant, ces histoires posent la question du discernement effectué pendant la formation des prêtres. 
    Un homme carriériste et qui ne peut se contrôler sexuellement, cela doit se détecter assez rapidement non ? Surtout que la formation des prêtres dure un certain nombre d’années. Comment se fait-il que ces individus arrivent jusqu’à l’ordination ?
    C’est facile de jeter la pierre, mais regardons aussi où sont nos responsabilités !

  12. novembre 29, 2013

    Ce que je lis sur l’abbé Lorber ne m’étonne qu’à moitié, même si je trouve ce comportement inacceptable de la part d’un prêtre (défroqué ou non).
    L’abbé Lorber m’a toujours fait l’effet d’une personne brillante, intelligente, séduisante et qui avait effectivement son petit succès auprès de ses brebis. Mais j’ai souvent eu l’impression qu’il « se servait  » de Dieu pour s’élever lui-même. Il fait partie de ceux qui s’approchent de la Lumière non pas pour se purifier mais pour mieux briller. C’est triste et d’autant plus triste que de nombreuses personnes se font piéger par ses faux être de lumière….

  13. Eli Giarud lien permanent
    novembre 29, 2013

    Je connais B.L. depuis de longues années, je m’entretiens avec lui régulièrement et sais donc de quoi et de qui je parle, d’autant que je viens de lui parler des accusations qui figurent sur cette page. Il en ressort que le témoignage de « A » – celui par lequel le festival commence – est un témoignage bidon. « A » n’existe pas, c’est un pseudo derrière lequel se cache un sedevac de base qui ne fait que projeter sur ceux qu’il veut salir ses frustrations et inhibitions !
    Affirmer que « Après avoir célébrer la Messe le dimanche il allait les retrouver chez elles et pas pour discuter théologie » est tout simplement une monstrueuse calomnie.
     
    J’en viens au témoignage Hivernet ; je connais la personne ainsi que l’histoire ; À lire, cette personne serait un ange, un agneau qui s’est fait manger tout cru par un gros loup !
    Elle oublie que  les histoires de couples ne sont pas blanc/noir et qu’elle a une part de responsabilité importante, que son comportement a été et est plus imprudent que celui de  B.L. !
    Elle a su habillement parsemer son récit de contre-vérités. Manifestement, elle est dans la vengeance de ne pas avoir obtenu ce qu’elle voulait.
    Internet et les blogs ne sont pas le lieu pour débattre des problèmes de vie privée. Que d’ailleurs chacun se mêle de la sienne avant de donner son grain de sel sur celle des autres. Je me refuse donc à entrer dans les détails et tant pis pour les voyeuristes qui n’auront rien à se mettre sous la dent.
    Le seul fait de jeter en pâture sur Internet des faits relatifs à la vie privée voire intime dénote un problème d’équilibre psychologique.
    Vous parlez d’un homme que vous ne connaissez pas. Il serait donc temps de fermer cette page qui relève de la diffamation.
     
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      novembre 29, 2013

      QUOD SCRIPSI, SCRIPSI !!!

      Vous n’apportez aucune preuve non plus !

       

  14. Cave Ne Cadas
    Cave Ne Cadas lien permanent*
    décembre 1, 2013

    —Mise à jour—

    Les commentaires de Hivernet ont été enlevés à sa demande…

    Elle ne renie pas ce qu’elle a écrit bien au contraire… mais Bernard Lorber la somme de retirer mes propos…

    Méthode de voyou !!! capable de tout.

     

     

  15. décembre 1, 2013

    Ce qui prouve le courage de ce monsieur et aussi sa culpabilité…
    Cette personne dont les témoignages ont été retirés est très certainement fragile psychologiquement et dans un grand désespoir pour avoir raconté son histoire sur la toile. Sa rencontre avec Monsieur Lorber n’a pas du arranger les choses. Qu’ Éli Giarud prenne la défense d’un homme qui abandonne la femme qu’il a mise enceinte démontre aussi son haut degré de moralité….. Cependant qui sommes-nous pour juger ?
    Si Monsieur Lorber est au courant « des accusations qui figurent sur cette page » comme nous le dit son « très bon ami » Éli Giarud, qu’il viennent nous dire sa propre version des faits. À moins que ce Monsieur Giarud ne soit Monsieur Bernard Lorber lui-même ?

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      décembre 1, 2013

      Il a effectivement un « droit de réponse » que nous lui accorderons bien volontiers…

  16. Alain Cassagnau lien permanent
    juillet 10, 2014

    Ah, les grands donneurs de leçons du « tradiland »… on les voit toujours à l’œuvre quand il s’agit de manquer de charité et de prudence, utilisant des mots et des phrases comme on utilise des poignards et des coups de trique !…

    Du milieu traditionaliste j’attends cette exemplarité dont il se revendique en matière de liturgie, ecclésiologie, sacrements et théologie. Problème : quand il s’agit de charité, il n’y a plus personne. On voit à quel point la détestation remplace la charité. Depuis quand la détestation est-elle une vertu prônée par l’Écriture Sainte ? De quel enseignement de N.S. Jésus Christ vous réclamez-vous lorsque vous piétinez quelqu’un ???

    Ah, les porte-étendards de la vertu, on vous cherche quand il s’agit de prier pour vos ennemis, de secourir la brebis perdue… non, bien au contraire, le vilain canard doit être encore plus sali afin de pouvoir encore mieux le dénoncer dans son petit cercle de médisance ! Ah, le beau catholicisme que voilà, qui va certainement convertir le monde avec de tels exemples !!!!

    Par vos paroles haineuses, vos jugements à l’emporte-pièce au fil de la rumeur (car vous n’apportez AUCUNE preuve de quoi que ce soit !!!), vos anonymats minables, vous me faites bien rire avec vos psychanalyses sauvages, qui me rappelles EXACTEMENT celles qui furent pratiquées dans les séminaires progressistes.

    Apparemment, ceux qui versent leur bile ont l’air d’oublier ce que c’est que le FOR INTERNE. Qu’ils aillent voir leurs abbés pour se le faire expliquer. Qu’ils se fassent aussi expliquer si les vertus chrétiennes autorisent qui que ce soit à diffamer autrui.

    Coupables, vous l’êtes maintenant, comme le furent les « sépulcres blanchis » de l’Écriture, parés de vertus,  mais enflés de mauvais sentiments et d’orgueil.

    Vous serez jugés avec la mesure que vous avez utilisé avec les autres. Ceci est imparable, sauf à contredire le Christ Lui-même. Réfléchissez-y, repentez-vous du mal que vous prenez un plaisir malsain à répandre, confessez-vous et faites pénitence.

    La seule attitude juste que l’on puisse avoir envers un prêtre défroqué, c’est de lui dire « Je ne vous condamne pas, mais allez, et ne pêchez plus ». Mais la première partie de cet enseignement divin, vous en êtes incapables !!! Tristes, agressifs et repliés sur vous-mêmes, voilà ce que vous êtes. « Profil psychologique », ai-je lu… eh bien… il y en a qui aurait mieux fait de se taire !!!

    Voilà, moi je ne crains pas de vous contredire en signant de mon vrai nom, car la dissimulation n’est pas inspirée par Notre Seigneur mais par le Diviseur. J’en vois ici le résultat, et il est à vomir.

    Note : inutile d’attendre de moi un autre message, je fuis votre macération biliaire et n’y reviendrai certainement pas !

    • Cave Ne Cadas
      juillet 10, 2014

      Pauvre sire !
      Vous n’avez rien compris à la « charité »… comme vous dites !
      Toujours la même rengaine des mous libéraux…

      « Vous serez jugés avec la mesure que vous avez utilisé avec les autres. »
      …vous de même !
      Dieu vomi les tièdes

      Et quand savez-vous de la « diffamation »…comme vous-dites ?

      * * *

      Vous avez beau signer de Tartempion… illustre inconnu !
      Ça n’apporte rien de plus à vos rancœurs…
      Ni vérité, ni certitude…

      Il y a plus que des « des “prêtres” coquins dans la Tradition »… et vous n’en savez rien !
       

      « Quand on lit des choses justes, il importe peu d’en connaître [le nom de] l’auteur. »

       

      • juillet 10, 2014

        Je ne crois pas que Catholica Pédia sortira grandi d’un tel article.

        Transformer un blog Catho tradi en dénicheur de potins coquins, ne vole pas plus haut que VOICI, GALA ou PARIS MATCH.

        Quand vous ouvrirez les yeux et que vous comprendrez ce que vous êtes en train de faire, j’espère que vous le regretterez amèrement.

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          juillet 10, 2014

          La Vérité nous rend(ra) libre !

          Voici, Gala & Paris Match sont plus connu et lu que vous cher morin

          Adepte du « Manteau de Noé »… cher à nos clercs tradis !
           

          mort de rire

           

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      juillet 11, 2014

      Vous n’avez cher Monsieur, pas compris vous même certaines choses.

      Vous nous sortez l’argument du For Interne pour interdire tout jugement, mais précisément nous vous opposons celui du For Externe pour nous autoriser tout jugement … au For Externe.

      Tout ces articles qui vous débectent tant, tout ces jugements de personnes qui vous irritent, se font au For Externe, toujours, et donc sur des éléments factuels visibles et vérifiables.
      Ce que tout le monde peut voir, il n’est pas un tort d’en parler.
      Ce que tout le monde voit mais dont personne n’ose parler, personne n’ose dénoncer, il est vertueux de le faire.

      Nous ne faisons JAMAIS de Jugement au For Interne puisque l’Église Catholique elle même ne le peut pas, et ne le fait pas.

      Votre conception de la miséricorde envers le clergé ayant défroqué est tout simplement moderniste, quoi que très bien intégré hélas dans les milieux traditionalistes, sédévacs ou non.

      Vous n’avez pas (bien ?)  lu ceci :

      http://wordpress.catholicapedia.net/plus-que-jamais-les-fideles-ont-besoin-de-clercs-irreprochables/

      Et ceci :

      http://wordpress.catholicapedia.net/nous-avons-besoin-de-saints-pretres/

      C’est pourquoi Monsieur, non, trois fois non, il ne suffit pas d’une petite tape sur la joue, si l’on peut dire, et d’une exhortation.
      Feu Mr l’Abbé Joseph Vérité (un nom qui ne s’invente pas, pour un authentique saint prêtre)  nous disait que nous ne pouvions pas imaginer le nombre incroyable de grâces que recevait chaque jour un prêtre.
      Dès lors les fautes des prêtres, qui sont par ailleurs appelés à une vie plus sainte que les laïcs, sont beaucoup plus grave.

      Et pour un laïc, une « aventure », nécessairement donc désordonnée et illégitime, avec une personne de sexe opposé est une faute grave qui nous vaut l’enfer.
      Combien plus pour un prêtre, pour qui la chose est incompatible avec le Sacerdoce, au delà de la question de la légitimité.

      Il n’y a donc aucune diffamation à révéler une faute grave, (trop) ignorée, (trop) minimisée, et potentiellement nuisible au bien des âmes, si la personne qui commet la faute n’est pas mise sur la touche.
      Ce n’est donc pas une diffamation, c’est une élémentaire charité.

      Où ici il est question de juger au For Interne : le jugement se porte sur des faits avérés et que l’intéressé ne nie pas (sic).
      Où est il question de salir encore plus le vilain petit canard afin de mieux le dénoncer dans un « cercle de médisance » ?

      Qui parle publiquement de ce problème ?
      Qui, ce faisant, met en garde contre le délicat problème de la perversité (consciente et assumée ou subie on peut en débattre) de certains clercs qui « profitent » de leur position pour arriver à leurs fins (sic) ?
      Délicat problème mais non moins réel et actuel et qui nécessite donc, une saine vigilance ?
      Il en va de même pour les histoire de mœurs, que pour celle de pognon, ou de biens d’autres encore.

      Et bien personne, ou presque, ces questions sont tabous, étouffées, noyées sous une abondance de bien ou de grégorien, une omerta ….

      « Si la Vérité doit faire scandale, il faut supporter le scandale au nom de la Vérité » St Grégoire le Grand.

      Il va de soi que les problèmes du milieu traditionaliste (milieu traditionaliste  au sens large) doivent de manière préférable se régler en amont, en privé, sans que cela ne soit sujet de scandale, et moyen supplémentaire de se faire « descendre » par l’opinion publique, et par le « Monde ».
      Mais à tout prendre je préfère encore que nous assumions nos responsabilités, nos casseroles (les leurs surtout mais pas que) et jouions cartes sur table :
      OUI il y a des problèmes, OUI nous savons, OUI nous sommes vigilant (et de plus en plus à force de se faire « avoir ») , plutôt que de se voir reprocher ensuite d’avoir fermé les yeux.
      Car tout finit par se payer, tout finit par se savoir. 
      Pourquoi dès lors mentir, se mentir, pour faire (indument) bonne figure, là où il n’y a que grimace ?

      Ah !!  ce double culte du secret et du « manteau de Noé » qui justifie de ne pas aborder certains sujets, de ne pas donner de noms, de ne pas attaquer, de ne pas dénoncer, de couvrir les fautes, pour faire « bonne apparence ».
      Quelle double misère dont nous ne sommes pas prêts de sortir.
       

    • Louis-Hubert Remy
      juillet 11, 2014

      À Mrs  Cassagnau et Morin

      Vous perdez le sens de Dieu et le sens du péché.

      Voici ce qu’enseigne un jésuite expert dans les retraites de saint Ignace aux laïcs et aux clercs :

       

      R.P. MACH, S.J.
      LE TRÉSOR DU PRÊTRE
       
      QUATRIÈME MÉDITATION.
      Sainteté de l’État sacerdotal.

      Imaginez-vous que vous êtes entouré des saints prêtres, des missionnaires et des Apôtres ; et écoutez Jésus-Christ qui vous fait cette question : Est-ce que vous ne pouvez pas être vous-même ce que ceux-ci ont été ?

      Vous y êtes obligé :

      I. Par votre titre de Chrétien.

      II. Par votre dignité de Prêtre.

      III. Par la sainteté que Dieu exigeait des Prêtres dans l’ancienne loi.

      IV. Par l’idée que les saints nous donnent du prêtre.
       

       
      I. Le titre de chrétien.

      « Estote ergo perfecti sicut et Pater vester cœlestis perfectus est » (4 Matth. v, 48). Admirable, mais en même temps terrible sentence ! Mes enfants, dit Jésus-Christ aux simples fidèles, ne vous contentez pas d’une vie commune, et d’une sainteté ordinaire ; mais soyez parfaits, comme votre Père céleste est parfait. Quelle comparaison ! « Sicut ! » Est-ce qu’une ressemblance, une égalité adéquate pourra jamais exister entre celui qui est Saint par essence, et nous autres misérables pécheurs ? Non certainement. Mais Dieu veut nous donner à entendre combien Il désire que nous aspirions à la plus sublime sainteté, et Il veut que nous prouvions au monde que nous sommes les enfants du Père qui est dans les Cieux (Matth. v, 45).

      II. La dignité du prêtre.

      Ah ! si Dieu parle ainsi aux chrétiens en général, et s’Il se plaît à répéter à tout le monde ces paroles : « Hæc est voluntas Dei sanctificatio vestra » (I Thess. iv, 3), « Soyez saints, parce que Moi, votre Seigneur et Dieu, Je suis saint » (I Petr. i, 16) ; si Dieu déclare à tous que personne ne sera mis au nombre des élus, à moins d’être conforme à l’image de Son Fils, et de conserver toute sa vie cette divine ressemblance : « Quos præscivit et prædestinavit conformes fieri imaginis Filii sui » (Rom. viii, 29) ; que dira-t-Il aux membres choisis de Son Église (c’est ainsi que saint Léon appelle les Prêtres) ? Que dira-t-il à Ses anges, à Ses ministres, aux dispensateurs de Ses mystères, à Ses intimes et à Ses plus chers amis, aux juges de la terre, à ceux qui sont des Dieux et qui ont reçu comme Lui l’onction sainte ; ceux qui sont la lumière du monde et le sel de la terre ? Que dira-t-Il à ceux auxquels la Très-Sainte Trinité a confié tout ce qu’elle pouvait confier de plus noble et de plus sublime au Verbe Incarné ?… Ô prêtre ! reconnais ta dignité… Le Père Éternel te livre Son Fils, et le Fils de Dieu t’établit le tuteur de Son humanité sainte ; le Saint-Esprit te fait le trésorier de Ses grâces et de Ses dons, et même le directeur de Ses épouses de prédilection. Quelle sainteté ne réclament pas des titres et des prérogatives admirables ? La possèdes-tu ? Mets-tu tout en œuvre pour l’acquérir ? Ah ! tu as lieu de trembler, si tu n’agis pas de la sorte.

      III. La sainteté que Dieu demandait au prêtre de l’ancienne loi.

      Dans la loi antique, où tout était ombre et figure, Dieu voulait que l’arche, le propitiatoire, le chandelier et les clochettes fussent de l’or le plus pur ; les pains sacrés devaient être préparés sur une table d’or ; cuits dans des fours d’or et conservés sur des tables également d’or ; Dieu avait commandé que sur la tiare du grand prêtre on attachât une lame d’or portant cette inscription Sanctum Domino (Exod. xxviii), pour signifier, dit Tostat, que le prêtre doit être un homme tout divin, complètement consacré à Dieu, un homme tout céleste et pur de la corruption du siècle. S’il en était ainsi dans l’antique loi, quelle devra donc être la sainteté du prêtre de la loi de grâce ? Quelle devra être la pureté et la sainteté de cette langue, de ces mains, de cet homme qui consacre, reçoit et distribue Celui qui est pur et saint par essence ; et cela tous les jours ?

      IV. L’idée que les saints nous donnent du prêtre.

      Saint Ambroise appelle le prêtre un homme divin  ; saint Clément un Dieu terrestre. Je ne m’étonne plus si un Paul, un Antoine, un Mucius, un Hilarion, un Apollonius et tant d’autres tremblaient à la vue d’une si haute dignité. Je ne m’étonne plus que les Macaire, les Arsène, les Benoit, les François d’Assise et d’autres hommes d’une éminente sainteté qui avaient montré de la force d’âme, les uns en se faisant anachorètes et religieux, les autres en fondant des ordres très-fervents n’ont pas eu le courage d’embrasser le sacerdoce.

      « François, dit l’Ange au grand patriarche d’Assise, en lui présentant un vase d’eau très limpide, si tu veux être prêtre il faut que ton âme soit pure comme la liqueur contenue dans ce flacon ».

      Et tu ne trembles pas, mon âme ? Où est la pureté et la sainteté que tu devrais avoir ? « Cujus est imago hæc ? » (Marc xii, 16) Es-tu la copie fidèle du divin Modèle des prédestinés ? Ta perfection est-elle semblable à la perfection divine ? De qui es-tu l’image ? Est-ce de Dieu ou de quelque autre ? Et puisque tu te trouves si peu ressemblant à ton modèle, est-ce que tu ne voudrais pas voir disparaître ou au moins diminuer l’opposition et la dissemblance qu’il y a entre Jésus-Christ et toi ? Continue donc à méditer ces vérités ; ne les lis pas en courant, mais étudie-les bien posément, et avec toute l’attention possible. Pense donc que Dieu désire accomplir en toi la magnifique promesse d’Isaïe :

      « Ero vobis in Patrem, et vos eritis mihi in filios. Has ergo habentes promissiones, charissimi, mundemus nos ab omni inquinamento carnis et spiritus, perficientes sanctificationem in timore Dei (II cor. vii, 1). Nemini dantes ullam offensionem, ut non vituperetur ministerium nostrum, sed in omnibus exhibeamus nosmetipsos sicut Dei ministros, in multa patientia… in castitate, in scientia, in longanimitate, in suavite, in Spiritu Sancto, in charitate non ficta » (II Cor. vi, 3, 4, 6).

      Avez-vous toutes ces qualités ?
       

      • Louis-Hubert Remy
        juillet 11, 2014

         

        CINQUIÈME MÉDITATION.
        Malice du péché mortel dans un prêtre.

        Je ne suis pas surpris d’entendre saint Jean Chrysostome dire ces paroles : « Rien n’offense autant Dieu que le péché du prêtre. – Nulla re Deus tantum offenditur, quam quod indigni et peccatores sacerdotii dignitate præfulgeant » (Hom. 41 in Matth). Si comme l’enseigne le Docteur Angélique la malice du péché est d’autant plus grande que celui qui le commet est plus instruit et plus ingrat, quelle gravité n’atteindra pas le péché du prêtre ?

        I. Le péché du prêtre est précédé d’une plus grande connaissance.

        II. Il est accompagné d’une plus noire ingratitude.

        III. Il est suivi d’un plus juste ressentiment de la part de Jésus.
         

         
        I. Il est précédé d’une plus grande connaissance.

        C’est ce qui donna un caractère si considérable de gravité à la révolte de Lucifer. Lui qui était « signaculum similitudinis, plenus sapientiæ » (Ezech. xxviii, 12), le sceau de la divine ressemblance, rempli de sagesse et de beauté, il s’est élevé contre Dieu !… C’est ce qui rendit les Juifs inexcusables : « ayant connu Dieu, ils ne L’ont pas glorifié comme tel » (Rom. i, 21). C’est ce que le Sauveur leur reprochait en face : « Si Je n’étais point venu, et que Je ne leur eusse point parlé, ils n’auraient point le péché qu’ils ont ; mais maintenant, ils n’ont  point d’excuse de leur péché » (Jean, xv, 22). Et quelle excuse pourrez-vous apporter, ô prêtre du Très-Haut ? Direz-vous, par hasard, comme sain Paul : « Ignorans feci ? » (I Tim. i, 13) N’étiez-vous pas la lumière du monde ? Vos lèvres ne devaient-elles pas garder la science ? N’avez-vous pas maintes fois enseigné le chemin qui conduit au ciel ; n’avez-vous pas souvent entendu et annoncé les vérités éternelles ?… Oui, mon Dieu, « incerta et occulta sapientiæ tuæ manifestasti mihi » (Ps. l, 8). Pardon, ô mon Dieu, « quia stulte egi nimis » (II Reg. xxiv, 10).

        II. Il est accompagné d’une plus noire ingratitude.

        Combien l’ingratitude du peuple Juif ne fut-elle pas sensible à Jésus-Christ ? Choisi parmi toutes les nations de la terre pour être Son peuple spécial,  délivré de la servitude de Pharaon par de si grands prodiges, nourri durant quarante années entières de la manne tombée du ciel, enrichi de si nombreux privilèges, il en vint à ôter la vie à Son Dieu, à Son Seigneur, le suspendit à un infâme gibet ! Ô monstrueuse ingratitude !

        Mais que sont ces faveurs si on les compare à celles dont Dieu vous a comblé, ô prêtre du Très-Haut ? Il vous a choisi parmi une infinité de jeunes gens plus innocents que vous… Il vous a délivré de tant de dangers… Il vous a élevé à une si haute dignité… et depuis un si grand nombre d’années, Il vous nourrit de Son divin Corps et de Son Sang précieux. Comme à un autre Josué, ce n’est pas le soleil matériel qu’il vous est donné d’arrêter ; mais est-ce que le Soleil de Justice n’obéit pas chaque jour à votre voix pour descendre en vos mains ? Ce n’est pas aux nuées que vous commandez, comme Élie ; mais vous ouvrez le ciel même, et vous fermez les abîmes. Vous n’êtes pas un thaumaturge qui commande aux éléments, mais changé en un autre Dieu, vous enchaînez la mort et les démons : « Post Deum, terremus Deus » (Clem. Const. Ap. lib. 2). Et vous seriez assez ingrat pour vous révolter contre votre bienfaiteur ! Vous seriez assez traître pour Le crucifier de nouveau ! Et tout cela pour un vil plaisir d’un moment ! « II n’y a rien que mon maître n’ait mis en mon pouvoir ; rien qu’Il ne m’ait confié : – Quomodo ergo possum hoc malum facere ; et peccare in Deum meum ? » (Gen. xxxix, 9) Ainsi parlait Joseph. Quel langage tiendrez-vous ?

        III. Il est suivi d’un plus juste ressentiment de la part de Jésus.

        Combien Dieu n’a-t-Il pas raison de se plaindre avec le prophète et de vous dire : « Si inimicus meus maledixisset mihi, sustinuissem utique » (Ps. liv, 13). Si un infidèle, un hérétique, un impie M’avait offensé, cela m’aurait été sensible ; mais Je l’aurais souffert plus patiemment, car Je ne pouvais guère attendre autre chose d’eux. Mais vous, Mon prêtre, « homo unanimis », vous qui êtes mon vice-gérant, qui avez la même mission que moi ; « dux meus », le guide de Mon peuple ; « notus meus », vous qui à tant de titres êtes Mon ami, Mon intime, le confident de Mes secrets…. « qui dulces mecum capiebas cibos », vous qui vous asseyez avec Moi à Ma table, et à quelle table ! « In domo Dei ambulavimus cum consensu », ah ! nous allions de compagnie dans la maison de Dieu, poursuivant le même but !…. Et vous, traître, vous vous êtes révolté contre Moi ! Que vous ai-Je donc fait pour Me maltraiter ainsi, et pour vous servir de Mes dons et de Mes bienfaits contre Celui qui vous les dispensait avec tant de libéralité ? « Populo meus, quid feci tibi ? »

         

        • Louis-Hubert Remy
          juillet 11, 2014

           

          SIXIÈME MÉDITATION.
          Effets du péché mortel dans un prêtre.

          Imaginez-vous que vous êtes devant Dieu, comme un coupable chargé de chaînes, tiré de la prison et conduit au tribunal pour être jugé. Confus et tremblant demandez-lui Sa lumière pour comprendre du moins le mal que vous avez fait.

          Le prêtre en péchant cause :

          I. Des maux immenses à l’Église.

          II. Des maux immenses à lui-même.
           

           
          I. Les maux immenses qu’il cause à l’Église.

          Saint Jérôme l’a dit : « Grandis dignitas sacerdotum, sed grandis ruina si peccent » (Hieron. in Ezech. xliv). Cette ruine est tellement grande que saint Grégoire n’hésite pas d’affirmer ceci : « Dieu ne peut tolérer un plus grand mal dans l’Église que celui de permettre de donner le mauvais exemple à ceux qu’Il a placés pour corriger les autres, et de pécher, à ceux qui devraient faire la guerre au péché » (Greg. past. p. i, c. 2, n. 4). En effet, si le peuple vient à connaître la chute d’un prêtre, et combien cela est facile ! jour et nuit il le regarde d’un œil suspect et malin ; une foule de langues secouant toute espèce de frein, révèlent et exagèrent ses fautes… Quel scandale !… Quel déshonneur pour tout le clergé !… Les prêtres agissent ainsi… il ne doit donc pas y avoir péché à cela… Combien de séculiers pêchent, mettant de côté tout frein et toute pudeur, parce qu’ils ont vu un prêtre pécher ! « Quidquid feceris, id omnes sibi faciendum putant » (Hieron. ad Eliod). Ils pensent bientôt et ils disent que tous les ecclésiastiques sont comme lui ; et ils arrivent à chanceler dans la foi, et à se persuader que les sermons, les Sacrements et l’Évangile lui-même ne sont que des impostures et des inventions humaines. Peut-il y avoir de plus grand maux ? Et sur qui retombe un pareil scandale et un tel péché, sinon sur celui qui y a donné occasion et sujet par sa conduite scandaleuse ?

          Et comment réparer ces maux ? Les prêtres, les curés, les missionnaires pourront bien employer leur zèle infatigable, sacrifier leur repos, leurs intérêts, leur santé même, et jusqu’à leur vie, afin de remédier à un si grand mal : tout sera inutile, tout s’en ira en pure perte devant les préventions que le scandale d’un prêtre a fait naître dans le cœur des fidèles… Et vous ne tremblez pas, mon frère !… Et vous n’êtes pas épouvanté à la pensée des comptes terribles que le Seigneur un jour vous demanderai… « Sanguinem autem ejus de manu tua requiram » (Ezech. iii, 18). Si celui qui avait gardé enfoui son talent a été jeté dans les ténèbres extérieures (Matth. v, 20), quel châtiment ne devra pas attendre celui qui aura employé la fourberie, les conseils mauvais, les caresses, les violences, l’orgueil, l’autorité même du caractère sacerdotal, et peut-être les sacrements eux-mêmes pour arracher des âmes à Dieu, pour les jeter dans l’enfer ? « Je vois que c’est une terrible et effroyable chose, s’écrie saint Jean Chrysostome ; un homme possédé du démon ne ferait tant de mal à l’Église qu’un prêtre souillé par le péché » (hom. 83 in Matth).

          II. Les maux qu’il se cause à lui-même.

          Est-ce que cela te paraît peu de chose, ô prêtre, d’être obligé de rendre compte à Dieu des maux immenses et irréparables que tu as causés à l’Église en péchant ? Si un seul péché est, pour le simple fidèle, la source d’un si grand mal que Jérémie s’écrie avec tant de raison : « Scito et vide, quia malum et amarum est reliquisse Dominum Deum tuum » (Jer. ii, 19) ; si un juste quelconque perd, par le péché, la grâce et l’amitié de Dieu, et avec elle le droit qu’il avait à la possession du royaume des Cieux ; si, outre la qualité d’enfant de Dieu… il perd la joie… la paix et la liberté de l’âme… le fruit et le mérite de toutes ses bonnes œuvres passées… la participation aux biens infinis et à la gloire de Jésus-Christ, que devrons-nous dire du prêtre ?

          Ah ! vous ne considérez pas ces choses ; et en vous voyant les anges s’écrient : « Hæccine est urbs perfecti decoris ? Quomodo obscuratum est aurum et mutatus est color optimus ? » (Thren. iv, 1) Au moins, si vous n’aviez à pleurer qu’un seul péché ! Mais hélas ! le péché mortel dans un prêtre est presque toujours accompagné d’une série incalculable de fautes ; l’habitude du péché s’enracine en lui, et rend très difficile sa conversion ! Et en effet, s’il tombe dans le péché mortel, comme il se trouve dans une nécessité continuelle d’administrer la Sainte Eucharistie et les autres sacrements, quel danger ne court-il pas à chaque instant de commettre d’énormes sacrilèges ?… Mais, vous me direz : un acte de contrition suffit… « quando de est copia confessarii », et qu’on est obligé de célébrer. Je le veux bien. Toutefois, hélas ! combien se laissent tromper par la cupidité, par de vaines subtilités, par une maudite honte ! Mais supposez qu’il n’y a ici rien de tout cela : qui donc peut m’assurer que cette contrition est souveraine, surnaturelle, universelle et efficace ?… Et s’il vous arrive de célébrer même une seule fois en état de péché ! Et si, comme il arriva dans la condamnation de Pirrus par l’ordre du Pape Théodore, le sang de Jésus-Christ vient mettre le sceau à votre réprobation ! Pauvre prêtre ! Et si, après avoir contracté une mauvaise habitude, vous continuez imperturbablement à pécher et à célébrer sacrilègement, combien votre conversion sera difficile ? « Quam difficile surgit, quem tanta moles consuetudinis premit » (August.). Et combien alors vous sera-t-il facile de vous désespérer et de vous damner éternellement ? « Actus peccandi crebro iteratus consuetudinem parit ; consuetudo parit quasi agendi necessitatem ; necessitas parit impossibilitatem ; impossibilitas parit desperationem ; desperatio damnationem » (Bern. de Consider).

           

          • Louis-Hubert Remy
            juillet 11, 2014

             

            SEPTIÈME MÉDITATION.
            Sur l’incontinence.

            Imaginez-vous que vous êtes comme un coupable chargé de chaînes, qu’on fait sortir de son cachot pour le conduire devant le roi en personne. Confus et tremblant, demandez à Dieu une vive lumière pour comprendre le mal que vous avez fait.

            Le péché d’incontinence fait que le prêtre est l’être

            I. Le plus abhorré de Dieu.

            II. Le plus méprisé des hommes.

            III. Le plus cruel ennemi de lui-même.

             

             
            I. Il est abhorré de Dieu.

            Le Dieu qui fit tomber une pluie de feu sur Sodome et Gomorrhe ; qui fit mourir vingt mille personnes de la tribu de Benjamin, qui engloutit le monde dans un déluge universel à cause du péché d’impureté, de quels châtiments ne foudroiera-t-il pas le prêtre déshonnête ? Il a enlevé la vie à Oza (II Reg. vi) parce que, ainsi que le pensent différents commentateurs, ayant eu le jour précédent des rapports légitimes avec sa propre femme, il avait touché l’arche ; quelle punition n’infligera-t-il pas au prêtre qui ose toucher de ses mains impures et recevoir Son Corps sacré ? Ah ! Seigneur, cette arche que le peuple hébreu était obligé d’entourer de tant de respect n’était pas autre chose qu’une figure de l’arche adorable de la nouvelle alliance !… Et encore à combien de personnes l’action d’Oza ne semblera-t-elle pas pour ainsi dire digne d’éloge, puisqu’il ne porta la main sur l’arche que parce qu’elle chancelait et se trouvait en danger de tomber ! Et pour une ombre d’impureté, un si terrible châtiment !

            II. Il est méprisé des hommes.

            Il est certain que le péché impur obscurcit et détruit toutes les belles qualités qui peuvent ennoblir un prêtre et le rendre distingué. Qu’il soit humble, sage, charitable, zélé ; qu’il jouisse de la meilleure réputation : un seul péché d’impureté suffira pour lui faire perdre la considération dont il est entouré, et pour ternir l’éclat de ses autres vertus… Quand il était encore chaste, quel respect, quelle vénération il inspirait même aux impies ! Sa seule présence suffisait pour les déterminer à se composer et à changer de conversation. « Silete, Bernardinus adest », se disait-on, en le voyant, comme autrefois les libertins à l’approche de saint Bernardin de Sienne… Mais a-t-il le malheur de commettre un péché impur ? Quels que soient les prodiges qu’il pourrait faire, tout est perdu pour lui : « Et tu vulneratus es sicut et nos » (Is. xiv, 10), lui disent les mondains avec un sourire amer. Vous qui disiez des choses si merveilleuses sur la belle vertu de chasteté, vous que le Seigneur avait comblé de tant d’honneur et de privilèges, « comparatus es jumentis insipientibus, et similis factus es illis » (Ps. xlviii, 13). Et peut-être vous êtes pire qu’eux ! Ô ignominie ! Ô dégradation !

            Si au moins cette tache hideuse ne déshonorait que le coupable ; et si elle n’atteignait pas tous les prêtres innocents ! Mais hélas ! à cause de vous, prêtre incontinent, tout le clergé verra s’élever contre lui d’injustes préventions… à cause de vous, l’Église, cette digne épouse de l’Agneau immaculé, se verra méprisée, vilipendée… à cause de vous, les impies diront : « Sicut populus, sic sacerdos » (Is. xxiv, 2).

            Gardez-vous donc, dit Jésus au cœur du prêtre, gardez-vous de marcher dans le chemin de l’iniquité ; il est facile d’y entrer, mais il est plus difficile d’en sortir. Et puisque vous vous trouvez entouré d’ennemis, puisque le démon tente le prêtre de préférence aux autres, à cause des triomphes sans nombre que sa chute lui assure, marchez avec une grande circonspection. « Vidi cedros Libani turpiter corruisse, de quorum sanctitate non magis quam Ambrosii et Hyeronimi dubitassem », s’écriait en gémissant saint Augustin, Ne vous fiez pas à votre chasteté passée ; considérez que vous n’êtes pas plus saint que David, ni plus fort que Samson, ni plus sage que Salomon.

            III. Il est à lui-même son propre ennemi.

            « Abyssus abyssum invocat » (Ps. xli, 8). Une seule chute ouvre la porte à une infinité de pensées mauvaises, et à mille œuvres d’injustice, d’impiété, de sacrilège, pour soi et pour les autres. Ensuite la force de l’habitude, la violence de la passion aveuglent l’esprit, et endurcissent le cœur, au point que rien ne fait plus d’impression, ni les avis des parents, ni les supplications des bons, ni la correction des supérieurs, ni même les murmures du public.

            Rien ne peut retenir l’impudique, ni le caractère, ni l’âge avancé, ni la perte de l’honneur, des biens, de la vie, de l’âme même. Les lumières intérieures, les remords de la conscience, les plus effroyables infirmités, la mort subite, les plus horribles châtiments, il méprise tout. Le jugement, l’enfer, l’éternité sont des choses qui ne disent rien au cœur impur : il semble qu’il ne craint rien de tout cela ; et même qu’il n’y croit pas.

            Et un abîme de maux si terribles ne vous épouvante pas, mon fils ! « Ne dicas : peccavi, et quid mihi accidit triste ? Altissimus enim est patiens redditor » (Eccl. v, 4). Je suis patient, dit le Seigneur, parce que J’ai une éternité pour vous récompenser si vous êtes chaste, et pour vous châtier si vous vous obstinez dans votre impureté… Mais sera-t-il possible que pour un vil et grossier plaisir d’un moment, vous vouliez Me crucifier… vous vouliez renoncer à la paix… à la joie de l’âme… aux délices ineffables du ciel… Regardez-Moi ; Je suis suspendu à cette croix par amour pour vous… Je veux vous sauver, J’en atteste ces plaies, bien que mille fois, méprisant le grand amour que Je vous porte, vous ayez voulu que Je vous condamnasse.

            Si rien de tout cela n’a pas encore pu vous ébranlez, considérez la terrible sentence de saint Chrysostome. « Si privatim pecces, nihil tale passurus es : si in sacerdotio peccasti, periisti ». Paroles formidables qu’un Père de l’Église aussi saint et aussi grave n’aurait pas prononcées, s’il n’avait pas connu la série interminable de péchés qu’entraîne ordinairement une chute mortelle dans un prêtre. Un jour saint Alphonse de Liguori citait ces paroles dans la maison de Torquatus devant un nombreux clergé auquel il donnait les exercices de la retraite. Un des prêtres qui était là, malheureusement trop connu pour son impudicité, entendant ces mots : « Vous avez péché étant prêtre, vous êtes donc perdu », s’écria : « Nego consequentiam ». Mais Dieu se chargea de la lui prouver, le jour suivant. Il eut la témérité de célébrer la messe ; mais quand il prononça ces mots : « Judica me, Deus », Dieu fit ce qu’il Lui demandait ; et l’infortuné pécheur fut frappé de mort subite. Qui donc ne se prendra pas à trembler ?

             

          • juillet 11, 2014

            Ce n’est pas tant d’avertir le public contre les méfaits d’un prêtre que je vous reproche.

            C’est de vous moquer de lui avec haine et voyeurisme et de le juger la plupart  du temps sans l’avoir entendu.

            Vous foulez aux pieds les principes les plus élémentaires du Christianisme : la condamnation du péché et la miséricorde pour le pécheur.

            D’ailleurs n’y a t il pas deux types de fautes, celles contre la doctrine et les autres que l’on peut qualifier de faiblesses humaines.

            Un peu de prudence et de discernement  vous feraient le plus grand bien, et je ne vous parle pas d’humilité, vous avez oublié ce que c’est.

            • Edouard-Marie Laugier
              Edouard-Marie Laugier lien permanent
              juillet 11, 2014

              Cher Monsieur,

              Que viens faire l’humilité là dedans ?

              Parce qu’on est pécheur, on ne doit pas dénoncer les fautes encore plus graves, parce que venant de personnes plus « haut placés » ?

              La paille et la poutre peut être ?

              Mais en matière de péché mortel, à « péché égal » si on peut dire, la poutre est toujours dans l’œil du prêtre !!

              Savez vous encore cher monsieur ce qu’est un Prêtre ?
              Vous qui vous scandalisez à chaque fois qu’un mauvais prêtre est dénoncé ?

              « Entendre sa version » … ?
              Il reconnait lui même la chose puisqu’il demande une réduction à l’état laïc — ce qui au passage n’a aucune valeur de la part des « autorités » conciliaires …

              Combien de temps va-t-on entendre les mêmes excuses vaseuses pour justifier tout et n’importe quoi mais surtout pas les bons principes (antilibéraux), qui permettent d’appeler un chat un chat, de dénoncer les voyous, et de remettre les choses à leur place et avec leur gravité réelle … ?

              Sinon autant tirer un trait sur tout ce qui est Sacré !!
               

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      juillet 11, 2014

      « Note : inutile d’attendre de moi un autre message, je fuis votre macération biliaire et n’y reviendrai certainement pas ! »

      Il est en effet avéré avec la jurisprudence Loyal (un abbé de l’IMBC au même genre de réaction) que lorsqu’on tire le rideau c’est qu’on s’attend à être rappelé …

      Gageons que si le public ne vous rappelle pas, vous reviendrez vous aussi quand même … nous sommes habitué à cette tradie-comédie.

      http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      À très bientôt !
       

  17. Louis-Hubert Remy
    juillet 11, 2014

    Il y a une énorme dérive dans le sérieux du combat de la Tradition.

    On devient, comme il y a cinquante ans, soucieux des pécheurs sans se soucier de Dieu !

    Il devient clair que l’enseignement du « Nombre des élus » :

    http://www.a-c-r-f.com/documents/RICART-TORRENS_Jose_Du-Nombre-des-elus.pdf

    est oublié. Qui aujourd’hui le rappelle ?

    Ce qui explique qu’on ne comprend pas la gravité du péché du prêtre. Le péché mortel du prêtre est beaucoup plus grave que celui des laïcs, mortel dans les 2 cas, mais encore plus pour le prêtre, comme l’enseigne le RP Mach.

    On oublie trop : « Si quelqu’un M’aime, il garde Mes commandements…. »

    Ce laxisme sur le péché est mortifère.

    Seule une vraie et complète notion du péché permet de comprendre la vraie réalité de la miséricorde divine, cf. José Ricard-Torrens.

     

    • juillet 11, 2014

      Elle est bien bonne celle là.

      Le Christ  n’aurait pas été soucieux des pécheurs ???

      Lui qui nous a fait comprendre qu’il n’était pas venu pour les bien portants, mais pour guérir les malades et convertir les pécheurs.

      Il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur converti que pour dix justes…….. a-t-il dit !

      Vous jouez à quoi monsieur Remy …?

      Vous êtes nostalgique du jansénisme ???

      Vous roulez pour qui ???

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        juillet 11, 2014

        Pharisien ! que voila, ce morin
         

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        juillet 11, 2014

        Il y a plus de joie dans le ciel pour un pécheur converti que pour dix justes…… a-t-il dit !

        Non que pour 100 …

        La conversion du pécheur ne passe pas par le fait de minimiser les fautes, et leurs conséquences, mais par le respect de ce que demande l’Église, aussi strict que cela soit.
        Le péché est il chose si légère ? 
         

        • juillet 12, 2014

          Qui a dit que le péché était chose légère ???

          Qui parle de minimiser les fautes ???

          Qui demanderait de ne pas respecter ce que demande l’Église ???

          Vous accusez qui d’avoir dit quoi ???

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            juillet 12, 2014

            Vous.

            En appelant bien trop précipitamment.
            Avez vous lu les documents de Louis-Hubert Remy ?

  18. mathieu lien permanent
    octobre 16, 2014

    Ce sont les signes des Temps… vous comprendrez dans des temps très proche que la religion catholique (y compris tradition et autre sous, sous, sous branches de notre chère Église) n’est que bondieuserie, donnant une garantie… le ciel (7eme ciel ?) directement après la mort ! cette religion, comme les autres d’ailleurs ne sont que supercherie, les prêtres, évêques et papes ne sauraient bien se tenir ! çà s’écroule comme un château de cartes, à l’instar des gouvernements, banques et économie mondiale ! ce qui est mauvais disparaitra. Et ne croyez pas être au-dessus de tout et d’etre d’office sauvé par votre statut de chrétien !! car ce que je vois ici, n’est qu’un amas de jugement contre un homme ! prenez garde d’être jugé à votre tour…

  19. Croonen lien permanent
    octobre 28, 2014

    Je trouve que vous médisez sur l’abbé Lorber d’une façon scandaleuse. Il est toujours facile de salir un prêtre qui ne partage pas nos idées. D’autres dans leur temps ont aussi essayé de salir Padre Pio qui lui était un saint franciscain.

    Plutôt que de traîner les gens dans la boue et d’hypothétiques vérités qui ne sont pas prouvées, il vaut mieux prier pour les âmes et notamment les prêtres, et se sanctifier.

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 29, 2014

      Ne comparez pas le Padre Pio avec ce « cloaque d’impureté » qu’est le défroqué Lorber !
       

  20. Poutre Paille lien permanent
    août 27, 2015

    Que de sages et de saintes interventions ! Que de zèle pour la vérité ! Que de canoniques précisions ! Que d’excellentes âmes pour dénoncer l’horreur du péché !  Que de charité pour prévenir du scandale ! Que d’absence de complaisance envers la chute des exécrables !

    Âmes si excellentes qu’elles avancent le jugement dernier ! Si sûres qu’elle n’ont plus besoin que Dieu soit juge ! Si parfaites, si lumineuses, si porteuses de lumière qu’éblouis, nous ne voyons plus que la ténèbre, partout, à chaque ligne à chaque mot. 

    Miserere nobis.

     

    • Edouard-Marie
      Edouard-Marie lien permanent
      août 29, 2015

      C’est avec ce genre de raisonnements matinées d’une ironie grotesque, qu’on a eu Vatican d’Eux, et ensuite le fléau « traditionaliste » et son hymne, le fopajuger / fopacondamner.

      Vae Victis
       

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