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SUR L’INFLUENCE DU SACERDOCE…

2014 janvier 23
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par Cave Ne Cadas

 

Pour vous montrer que hier, sous la révolution, avant-hier, au conciliabule (Vatican d’Eux), aujourd’hui encore même dans le Tradition (!!!), la responsabilité première des clercs dans la destruction de la société et cela par l’observation, la réflexion d’un éminent jésuite, amoureux de trône et de l’autel : l’abbé Augustin de Barruel (dit Barruel).

Malheur à vous, scribes et pharisiens race de vipère ! vous n’éviterez pas la colère céleste.

« Quand nous donnons nous-mêmes, avait ajouté saint Grégoire, quand nous donnons nous-mêmes l’exemple de la dépravation à ceux que nous devions corriger ; quand nous péchons, nous qui devions réprimer les pécheurs, Quando ipsi peccamus qui compescere peccata debuimus ; quand au lieu de travailler au salut des âmes, nous courons après les biens terrestres, après la gloire humaine ; quand nous, qui sommes faits pour présider aux autres, nous profitons de notre rang pour nous dispenser de la loi ; quand du saint ministère nous faisons un objet d’ambition ; c’est alors que la cause de Dieu est abandonnée ? »

 

Le Patriote Véridique

ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle

 Augustin-de-Barruel

Par L’Abbé de Barruel

Aumônier de S.A.S. la princesse de Conti

1789

 

Avertissement

Dans le premier de ces discours, on prouve que les causes de la révolution actuelle sont toutes dans la dépravation des mœurs publiques, et dans les progrès du philosophisme.

Dans le second, on prouve que les causes de la dépravation des mœurs publiques et des progrès du philosophisme, sont surtout dans les abus du clergé ; on montre la vraie cause de ces abus, et on propose les moyens de les faire cesser.

Le troisième discours roule sur l’esprit antimonarchique que l’on voit régner dans certains ouvrages.

Tous ces articles avaient paru dans un journal qui n’est guère connu que des ecclésiastiques.

Bien des personnes nous ont sollicité de leur donner plus de publicité. Le premier, qui servait de préliminaire au numéro de Janvier, a même été imprimé séparément en divers endroits, à Marseille entre autres et à Liège. Nous espérons que les autres, ne seront pas accueillis avec moins d’empressement.

La permission et l’approbation sont au Journal Ecclésiastique, pour lequel on souscrit chez CRAPART, place Saint-Michel.

Abbé Barruel.

 

 

Un article du Sel de la terre, automne 2011, avait attiré mon attention. Un discours de l’abbé Barruel est toujours passionnant. Mais ayant découvert que ce n’était qu’un des trois discours donnés dès 1789, sur les causes de la Révolution, je me mis à rechercher ce fameux Patriote véridique rassemblant les trois discours. Je le trouvai en reprint sur un site anglais.

Dès la lecture du second discours je compris pourquoi on en avait caché la teneur (même par les dominicains d’Avrillé), car il présentait combien la responsabilité du clergé primait sur toute autre explication du châtiment révolutionnaire.

Même Augustin Sicard, dans ses trois volumes si important et essentiels, consacrés à : Le Clergé de France pendant la Révolution, trois volumes (604, 499, 570 pages) n’a que quelques pages où quelques évêques avouent les responsabilités du clergé.

Un seul autre titre a développé ce thème soigneusement éludé. Il s’agit du livre remarquable et méconnu : Le Système gallican, par le M. Poitiers, chanoine de Reims (1).

Ce second discours est particulièrement d’actualité : il s’adresse aux “évêques” de Vatican II !

 

Voici donc ce second discours.

 

(…)

Louis-Hubert Remy, 21 janvier 2014

 

discours sur l’influence du sacerdoce sur les progrès de la corruption des mœurs et du philosophisme ;

sur la nécessité, et les moyens de réformer en France les abus du clergé.

 

Cliquez sur la présentation pour passer en mode “plein écran” !

 

 

Nous vous proposons un nouveau format de lecture de plus en plus en vogue aujourd’hui avec le développement des Liseuses ou tablettes, le format ePub :

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Vous pouvez aussi télécharger le livre complet des trois discours de l’abbé Barruel « Le Patriote véridique, ou discours sur les vraies causes de la révolution actuelle, Paris, Crapart, 1789 » :

 

 

* * *

 

Retrouvez la page Abbé Augustin de Barruel (1741-1820), prêtre jésuite sur le CaholicaPedia.net :

 

 


 

12 réponses
  1. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    janvier 23, 2014

    Excellent document, du petit lait.

    Quoi de mieux qu’un abbé, aumônier à la Cour, pour critiquer les dérives (et mot est faible) cléricales, et la soumission du clergé aux puissants et à l’argent. Il sait de quoi il cause et il ne peut pas être taxé d’anticléricalisme. 

    Nous on ne fait que prendre acte de ce qu’il dit. 

    Espérons que les prêtres et autres esprits cléricaux soient ouvert à la lecture de ce document avec à l’esprit uniquement la recherche et l’amour de la Vérité. 
     
     

  2. Louis-Hubert REMY
    Louis-Hubert REMY lien permanent
    janvier 23, 2014

    Oui, il semble que les clercs ne connaissent pas Math, V, 13. Je n’ai jamais entendu un sermon concernant ce passage, pourtant bien important :

    « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s’affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes. »

    Il n’y aurait que les laïcs à lire tous les évangiles ?
    Depuis 50 ans je ne comprends pas ! ! !

     
     

  3. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    janvier 23, 2014

    Quand il s’agit de jouer les esprits supérieur le clerc n’oublie pas sa dignité ecclésiastique. Quand il tombe dans quelques erreurs fautes ou péchés, c’est un « Homme comme les autres ». 

    Très commode, mais cela ne prend plus. 
     
     

  4. gg
    janvier 24, 2014

    Ce « Mathieu V, 13.. » ; est situé en quasi conclusion des béatitudes… et s’adresse aux disciples de Jésus, donc pas seulement à ses apôtres ! Il ne concerne donc pas spécifiquement les « clercs » ! Ni ceux de l’époque, ni ceux d’aujourd’hui…
     
    Il est trop facile – et si commode – de rejeter sur les autres le péché, les manquements… Cela permet de toiser ceux que l’on veut mépriser… Et évite d’examiner ses propres turpitudes…
     
    C’est bien peu évangélique !
    et est directement sous le Feu du Verbe Divin : « ce qui souille la bouche de l’homme… n’est pas ce qui y entre… mais ce qui en sort ! »

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      janvier 24, 2014

      L’expression « le Sel de la Terre » désigne les clercs :

      v. 13.

      S. Chrys. (hom. 15). Après avoir donné à ses disciples d’aussi sublimes préceptes, le Sauveur prévient cette difficulté : comment pourrons-nous les observer, en les attirant par ses louanges et en leur disant : « Vous êtes le sel de la terre ». Par là il leur apprend que c’est une nécessité pour eux de garder ces préceptes, car ce n’est pas, leur dit-il, pour vous, ce n’est pas pour une seule nation, c’est pour le monde entier que je vous envoie. Si donc en le touchant au vif, vous en recevez des injures, réjouissez-vous, car c’est une des propriétés du sel de piquer tout ce qui est d’une nature tendre et molle ; la malédiction des hommes ne peut vous nuire en rien, elle atteste au contraire la vertu qui est en vous.

      S. Hil. (can. 4). Il nous faut ici chercher le sens propre des mots, et nous le trouverons dans la mission des apôtres, et dans la nature du sel. Le sel qui est d’un usage universel chez tous les peuples, communique l’incorruptibilité à tous les corps sur lesquels on le répand, et il est très propre à faire ressortir dans toutes choses leur saveur cachée. Or les apôtres sont les prédicateurs des choses célestes, et ils répandent sur toutes choses le sel de l’éternité. C’est à juste titre qu’ils sont appelés le sel de la terre, parce que la vertu de leur doctrine, comme un sel divin conserve les corps pour l’éternité.

       

      Remi. Le contact de l’eau, la chaleur du soleil, le souffle du vent, donnent au sel une autre nature ; ainsi les hommes apostoliques ont reçu une naissance toute spirituelle et ont été changés en d’autres hommes par l’eau du baptême, par le souffle de l’Esprit saint et par le feu de la charité. On peut dire encore que la sagesse céleste prêchée par les Apôtres, absorbe les humeurs des œuvres charnelles, fait disparaître l’odeur infecte et la corruption d’une mauvaise vie et le ver des pensées impures dont le prophète a dit : « Leur ver ne meurt pas » (Is 66, 24). — Remi. Les Apôtres sont le sel de la terre, c’est-à-dire des hommes terrestres qui sont appelés terre, parce que toute leur affection est pour la terre. — S. Jér. Ou bien encore les Apôtres sont appelés le sel de la terre, parce que c’est par eux que le genre humain est conservé. — S. Chrys. (sur S. Matth., homél. 10 de l’ouv. incompl). Dès qu’un docteur est orné de toutes les vertus dont nous avons parlé, il est comme un sel excellent, et son exemple comme sa parole sont pour tout le peuple un céleste assaisonnement.

      http://jesusmarie.free.fr/thomas_d_aquin_chaine_or_matthieu_chapitre_5_8.html
       

    • Avatar
      janvier 24, 2014

      Ayant été victime, je dis bien victime, des élucubrations d’un prêtre  sédévac, assez récemment, je peux vous affirmer que la mauvaise foi (sic) et l’orgueil règnent en maitre dans le petit monde de la tradition.
      Comme le résume Barruel, les chefs religieux, depuis Moïse, jusqu’à la révolution,  (et obligatoirement jusqu’à maintenant) ont toujours intrigué pour l’argent, la gloire et les prébendes, l’obsession de la mître les rends aveugles et sourds.
      L’ordination n’est pas un gage de sainteté automatique, la sainteté s’obtient par l’humilité quotidienne du récipiendaire.
      Ceci dit je ne suis pas d’accord pour s’acharner ad hominem sur les prêtres, conduisons nous avec humilité envers eux.
      Mais il n’y a pas d’humilité sans charité.
      Nous serions coupables si nous ne dénoncions pas leurs turpitudes, car c’est charité de dire à quelqu’un qu’il se trompe.
      Sans oublier que c’est uniquement sur le péché qu’il faut s’acharner afin d’être miséricordieux pour le pécheur, pour lui permettre de reconnaitre ses fautes.
      Si nous n’agissons pas de la sorte, nous sommes aussi coupables que lui.

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        janvier 24, 2014

        On doit parler du même abbé …

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        janvier 24, 2014

        Qu’est ce que l’humilité vient faire là dedans ? 
        Quand un prêtre se comporte comme un bandit, on le traite en bandit. Il n’y a pas de péché sans pécheurs et ils DOIVENT avoir une vie plus sainte que nous, ils seront PLUS DUREMENT JUGÉ car ils ont REÇU  PLUS DE GRÂCE. Cf l’abbé Vérité. 
         

        • Avatar
          janvier 24, 2014

          Je souhaite que vous serez jugé avec la même DOUCEUR avec laquelle vous avez jugé.
          Nous sommes pratiquement d’accord sur tout, ce qui nous sépare c’est précisément les méthodes de bandits que vous voulez utiliser pour juger les bandits.
          Je vous le dis et le répète : on ne peut pas prendre les armes du diable pour vaincre le diable !!!
          Vous n’auriez donc rien compris à la passion et à la mort de Nôtre Seigneur ???

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            janvier 24, 2014

            Le Jugement se fait sur des critères de Vérité … Rien ne sera caché à Dieu. Que vient faire la douceur là dedans ? 

  5. Avatar
    Vinkentios lien permanent
    janvier 24, 2014

    Barruel, très bien !

  6. Avatar
    janvier 24, 2014

    Merci pour ce morceau d’anthologie et merci à ce cher Louis Hubert qui ne s’économise pas.
    Ce beau texte de Barruel est très violent, mais tout est vrai, à savoir comme le dit la conclusion « qu’on n’altère jamais impunément l’Esprit de Jésus Christ ».
    Hélas, aujourd’hui, ce sont les laïcs qui doivent éduquer les prêtres…

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