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M. l’abbé Belmont : un MAITRE sûr ? (III)

2012 août 18
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par Cave Ne Cadas

M. l’abbé Belmont : un MAITRE sûr ?

— partie 3 —

QUELQUES RÉFLEXIONS FAISANT SUITE À LA CAUSERIE DE L’ABBÉ BELMONT DU 26/6/2012

 

M. l’abbé Belmont a donné, le 26 juin dernier, une causerie qu’il a qualifiée d’« amicale » sur son Blog Quicumque, avec la présentation suivante :

Les catholiques de tradition à la croisée des chemins

Causerie amicale par Monsieur l’Abbé Hervé Belmont

le mardi 26 juin à 20h30 dans les chais du

Château La Prioulette

(à Saint-Maixant, face au château Malagar)

Le contenu et le ton de cette causerie ont été très « soft », car son but était de porter un regard extérieur sur des transactions et des négotiations (sic!) qui ne faisaient que révéler impasses et contradictions.

Dans l’assemblée (modeste) étaient présents des auditeurs qui « débarquaient » au profit desquels il fallait présenter progressivement les enjeux.

La conclusion que j’aurais voulu que chacun en tire étaient : il faut aimer l’Église, il faut étudier sa doctrine, il faut rejeter l’erreur et l’« esprit politique » (de politique ecclésiastique) pour vivre de la foi, de l’espérance et de la charité.

Venez et voyez (ou plutôt écoutez).


Écoutez ici la causerie de l’abbé Hervé Belmont :

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Un correspondant, ingénieur de formation, nous a adressé son analyse que nous publions ci-dessous, en le remerciant chaleureusement :

Quelques réflexions faisant suite à la causerie de l’Abbé Belmont du 26/6/2012.

par Un ingénieur.

 

Gaude Maria Virgo, cunctas haereses, sola interemisti
(Trait de la messe Salve Sancta Parens)

 

La causerie du 26 juin 2012 est dans l’ensemble d’un bon niveau, l’Abbé Belmont répondant avec précision et assurance aux questions qui lui sont posées. On y trouve néanmoins certaines affirmations auxquelles aucun catholique ne devrait adhérer. Bien qu’elles aient été faites dans l’exercice difficile d’un discours oral, traduisent-elles la pensée exacte de l’Abbé Belmont ?

 

1) Est-il illégal de défendre la foi ?

À la minute [21’50], l’abbé Belmont soutient qu’il ne faut pas « faire semblant d’être dans la légalité (…) Nous sommes dans l’illégalité, parce que nous voulons défendre la foi ». Par la légalité, l’abbé Belmont entend la conformité au droit canon de l’Église, puisqu’il trouve grotesque l’usage du droit canon par la FSSPX, comme motif d’exclure Mgr Williamson. Tandis que, par ailleurs, la FSSPX fait fi du droit canon vis à vis de Ratzinger (alias Benoît XVI) qu’elle reconnaît comme pape.

Or, affirmer que nous sommes dans l’illégalité (vis à vis du droit de l’Église) parce que nous voulons garder la foi (c’est-à-dire rester catholiques) est une erreur. En effet, le droit canon de l’Église catholique, apostolique et romaine, ne peut s’appliquer qu’aux catholiques (il a pour objectif de faciliter le salut des âmes).

Dire le contraire serait absurde. Tout le monde comprend que le code de la route ne s’applique qu’à ceux qui empruntent le réseau routier français ne s’applique pas aux automobilistes d’Argentine. De même, il ne viendrait à personne l’idée de dire que la loi de l’Église est en vigueur chez les bouddhistes ou les mahométans (même s’il est à souhaiter qu’ils se convertissent et qu’elle s’applique à eux). Le droit canon de l’Église catholique ne peut s’appliquer qu’à ceux qui sont encore catholiques, c’est-à-dire qui sont restés fidèles à l’enseignement et à la pratique de l’Église de toujours.

Or, la secte conciliaire n’est PAS l’Église catholique. Comment le code de droit canonique pourrait-il s’appliquer aux hérétiques et apostats de la secte conciliaire ? Ils s’en sont d’ailleurs forgé un nouveau sur-mesure (en 1983) pour épouser leur hérésie…

De toute évidence, au sein de l’Église, dans les temps troublés que nous vivons, il n’est pas facile de dire ce qui s’applique ou non du code de droit canon. Comme le souligne l’Abbé Belmont dans sa causerie, la hiérarchie catholique a disparu (ce que l’Abbé Belmont oublie de dire, c’est que cette disparition est un châtiment de Dieu sur les mauvais clercs, à cause de péchés en amont. Quels sont ces péchés ?), et, comme l’autorité est une composante essentielle du droit, il n’est pas toujours aisé pour un Catholique de savoir de qu’il faut faire. Comment le code de droit canon peut-il encore s’appliquer dans l’Église ? Prenons une comparaison simple avec le code de la route et supposons qu’un bombardement nucléaire fasse disparaître toutes les autoroutes françaises. On peut sans se tromper affirmer que la partie du code de la route concernant les autoroutes ne s’appliquera plus temporairement, parce qu’il est sans objet. Par contre, le code concernant les routes départementales et nationales pourra encore être appliqué. De même, pour le droit canonique, on peut dire que ce qui touche la juridiction ordinaire ne s’applique plus temporairement, mais que les dispositions du droit canon pour les périodes extraordinaires s’appliquent au cas par cas.

Quant à Mgr Fellay et aux autres membres de la FSSPX, ils seraient en droit d’invoquer les articles du droit canon qui s’appliquent dans les circonstances exceptionnelles que nous vivons, s’ils n’étaient pas eux-mêmes, hélas, hérétiques (en effet, comme ils professent des hérésies sur le neuvième article du Credo, et sur l’infaillibilité pontificale, ils ne font plus ipso-facto partie de l’Église, et le droit canon ne les concerne plus). L’hérésie de la FSSPX constitue la raison essentielle de l’absurdité de leur recours à un droit canon qui leur est étranger. L’Abbé Belmont a raison lorsqu’il affirme que la position de la FSSPX est contradictoire du point de vue logique, et qu’il est absurde et pathétique de voir la FSSPX « faire semblant d’être dans la légalité », mais n’oublions pas que le péché de la FSSPX est avant tout son hérésie, qui a pour conséquence funeste cet horrible aveuglement dans tous les domaines (les billevesées canoniques fraternitaires sont la conséquence de ce foudroyant aveuglement).

 

Quelques réflexions maintenant pour ceux qui penseraient (j’espère qu’il n’y en a plus), que la secte conciliaire est “matériellement” l’Église catholique. Où peut-on classer le code de droit canon, dans la matière ou la forme de l’Église ? Si l’on considère que ce code fait partie de la matière de l’Église, il faut alors reconnaître que les erreurs graves qu’il contient (notamment la collégialité) font partie de la matière de l’Église, donc que l’Église est matériellement hérétique. Mais si le droit canonique (celui de 1917) fait partie de la forme, on doit alors reconnaître que la secte conciliaire n’a plus rien de commun avec ce droit (puisque selon la thèse, elle n’est plus “formellement” l’Église catholique). Donc, même dans cette logique étrange, vouloir garder la foi, ce n’est pas être dans l’illégalité !

 

2) De la certitude de l’invalidité du nouveau rituel des sacres épiscopaux.

À la minute [1:02:00] et suivantes, l’abbé Belmont continue :

« Pour ce qui est de la nouvelle messe, est-ce que je crois à la validité de la nouvelle messe ? Non, sans en avoir la certitude absolue. Je ne crois pas et je vais vous en donner la raison. Saint Thomas d’Aquin dit : c’est la foi, la foi de l’Église catholique, qui fait l’efficacité des sacrements, qui met en relation Jésus-Christ, qui est la source de l’efficacité des sacrements, avec le signe sacramentel. C’est la foi de l’Église. Quand le ministre d’un sacrement veut faire ce que fait l’Église, c’est qu’il veut faire ce qui est la foi de l’Église, c’est un acte de foi ; et qui est inscrit dans le rite de l’Église, qui est une profession de foi. Et le nouvel Ordo de Paul VI est un rite qui est protestant. Ce n’est pas moi qui le dit ; il a été confectionné avec l’aide de six protestants ; il y a des tas de pasteurs protestants qui ont dit, quand il est paru : Ah ! Autrefois on ne pouvait pas célébrer la messe (…) mais maintenant on le peut tout à fait.

(…) C’est un rite protestant, les paroles de la consécration ont été changées, et, hasard, les mêmes changements que Luther avait fait, c’est-à-dire la suppression de l’incise Mysterium fidei dans les paroles de la consécration du vin, et l’adjonction du Quod pro vobis tradetur, qui sera livré pour vous, dans les paroles de la consécration du pain. Faisant de ces paroles un récit historique, qui est historiquement exacte peut-être, mais ce n’est pas la question… Ce n’est maintenant plus des paroles sacramentelles, des paroles efficaces, une action qui se passe ici, maintenant, sur l’autel où le sacrifice de Jésus-Christ est offert. Luther avait l’Offertoire en abomination, on a supprimé l’Offertoire, remplacé par une présentation des dons, et qui n’est plus du tout ce sacrifice commencé par lequel les fidèles s’unissent au Sacrifice de N-S-J-C. Luther disait qu’il faut que ce soit la liturgie de la parole qui prenne le dessus. C’est clair que c’est ce qui s’est passé. Alors la nouvelle messe est vraiment le fruit le pire de Vatican II, parce que c’est un fruit qui est réellement protestant d’intention. Il s’agit d’aligner le rite de la messe sur la conception qu’en avaient les protestants. Alors je ne crois pas, je n’en ai pas la certitude absolue, parce que je ne suis pas le Bon Dieu, je ne suis pas infaillible. Si vous m’apportez une hostie consacrée à la nouvelle messe et que vous me dites : marchez dessus ! Je ne marcherai pas dessus. Évidemment. Mais, je ne crois pas que c’est valide.

(…) C’est la conclusion d’un raisonnement, ce n’est pas une évidence directe.

(…) Le rite de la consécration épiscopale a été bouleversé par Vatican II. C’est même le premier sacrement qui a subi de plein fouet la réforme liturgique, où on a dénaturé le rôle du sacerdoce. Et alors, il y a ce problème : ces nouveaux rites, qui ne sont pas traditionnels, qui ne sont pas promulgués par la véritable autorité de l’Église, sont-ils valides ? Et bien, je pense que non. Je n’en sais rien absolument, mais je pense que non.

(…) Les sacrements ont besoin de certitude. J’ai besoin de la certitude que je suis prêtre. Et cette certitude, je l’ai par l’Église. J’ai été ordonné par Mgr Lefebvre, qui est un véritable évêque de l’Église, nommé par Pie XII, et l’Église garantit la continuité du sacerdoce depuis les Apôtres. C’est dans le catéchisme de Saint Pie X, tout simplement. L’Église garantit l’identité de la doctrine et des pouvoirs de l’Église. A partir du moment où par le rite (ou d’un autre moyen), je me sépare de cette continuité, de cette apostolicité, je ne sais plus. Les sacrements ont besoin de certitude. Il faut que je puisse donner ma foi à la présence réelle, que je puisse donner ma foi au sacerdoce, j’ai besoin de certitude. Et le propre de Vatican II, c’est d’avoir introduit, au minimum l’incertitude partout. On bouleverse tout avec un esprit protestant qu’on déclare, et la certitude est partie.

(…) L’incertitude dans le domaine sacramentel, c’est la même chose que l’invalidité. Si je ne suis pas sûr, je m’abstiens.

(…) Que sont réellement (ces nouveaux prêtres) ? Je ne sais pas. »

 

On touche ici une lacune de l’abbé Belmont et de la majeure partie des prêtres dits de Tradition. On continue à nous faire croire que la question de l’invalidité du nouveau rituel ne serait pas absolument tranchée, qu’il y aurait essentiellement un problème dans l’intention de ceux qui l’ont conçu, et chez les ministres conciliaires, et que, comme il est difficile de juger de l’intention, et comme on n’est pas le Bon Dieu, on ne pourrait pas conclure définitivement. On joue avec les probabilités ! Or il n’y a des vérités que l’on peut affirmer avec vérité et certitude, même si elles sont la « conclusion d’un raisonnement », parce que précisément la mise en lumière de ces vérités s’appuie sur la foi catholique, sur le magistère de l’Église de toujours. Je suis aussi sûr de l’existence de l’adorable Trinité que si j’en avais la claire vision au Ciel, parce que l’Église me l’enseigne, et qu’assistée par le Saint-Esprit, elle ne peut ni se tromper, ni nous tromper. Non, les « ténèbres de la foi » n’empêchent point les certitudes du domaine de la foi !

Par ailleurs, certes nous avons besoin de la certitude de la validité des sacrements, mais nous avons aussi besoin de la certitude de l’invalidité des faux-sacrements !

Or, cela fait maintenant plusieurs années que l’équipe Rore Sanctifica a publié sa démonstration très solide de l’invalidité ontologique du rituel des sacres épiscopaux, et que cette étude est connue mais superbement ignorée par ceux qui devrait se l’approprier complètement (hors l’Abbé Cekada et quelques autres), et en diffuser le contenu et les conclusions. Oui, nous sommes sûrs que le nouveau rituel des sacres épiscopaux est invalide. Ce serait manquer de foi en N-S-J-C que de penser le contraire. Tout changement substantiel dans la matière, la forme ou l’intention rend le rituel modifié invalide. On en est sûr ! C’est de foi. Or c’est ce qui s’est passé dans le cas des consécrations épiscopales, avec toutes les conséquences cataclysmiques que cela entraîne : les prêtres ne sont plus prêtres, et donc pendant la nouvelle messe de la secte conciliaire (je devrais dire la synaxe), le pain et le vin restent du pain et du vin, et la Sacrifice adorable de N-S-J-C n’est pas renouvelé. « Que sont réellement ces nouveaux prêtres ? ». Des laïcs à convertir !

 

À force d’avoir peur de se tromper sur la validité des sacrements, on en perd la foi dans les sacrements. Ce qui fait que l’Église garantit la continuité de la doctrine et des sacrements, c’est qu’elle a toujours conservé avec un soin jaloux, ce dépôt qui lui a été confié par N-S-J-C. L’Église a toujours su qu’elle n’était pas propriétaire des sacrements, qu’Elle n’en est que dépositaire. Les sacrements constituent une partie essentielle du trésor que l’Époux a confié à l’Épouse. Et le diable essaie de dérober ce trésor à l’Épouse, en le remplaçant pas un faux, une contrefaçon sans aucune valeur !

 

Or que fait l’abbé Belmont (comme beaucoup de ses confrères) sinon anesthésier les fidèles et les empêcher de prendre conscience de ce fait absolument crucial de l’invalidité du nouveau rituel des sacres épiscopaux, qui est un faux mise en place par Satan et ses suppôts ? Où est ce soin jaloux qu’il devrait porter non seulement à dire ce qui est, mais aussi à dire ce qui ne peut pas être. L’ennemi tente de détruire le sacerdoce, et les prêtres le laissent détruire, en considérant que c’est un problème secondaire, insoluble ou que Dieu seul peut connaître. L’ennemi tente d’abattre le pommier, mais on continue quand même à s’occuper des pommes, soit parce qu’on ne voit pas l’ennemi s’attaquer au pommier, soit parce qu’on doute qu’il puisse être en train d’abattre le pommier, soit encore parce que Dieu seul peut avoir la certitude absolue qu’il est en train d’abattre le pommier. Quel scepticisme !

 

Il me semble que l’abbé Belmont, après avoir brillamment démontré, dans sa causerie, la nécessité de l’étude et les énormes lacunes actuelles, devrait convenir sans peine de son devoir (et de celui de tout prêtre catholique) d’étudier cette question précise à fond, parce qu’elle fait partie du fondement même du sacerdoce catholique. Et, dans le cas où il maintiendrait sa position actuelle (ce qu’à Dieu ne plaise), l’honnêteté intellectuelle et la soumission que nous devons tous avoir pour la vérité, l’obligerait, en quelque sorte, à démontrer au préalable que l’équipe de Rore Sanctifica s’est trompée, ou que les arguments qu’elle avance ne sont pas probants…

 

Par ailleurs, psychologiquement, en raison de prise de position aussi “douteuses” de leur prêtre, que ferait la majeure partie des fidèles si (par exemple) les prêtres valides et fidèles venaient à disparaître du sol français (ce qui est en passe de se produire), sinon se tourner vers ces (faux)-sacrements probablement parfois valides à en croire certains clercs. Après tout, si on n’est pas absolument certains qu’ils sont invalides, on n’est pas non plus absolument certains qu’ils ne puissent pas être valides de temps à autre. Et combien alors s’abstiendront dans le doute ? Combien, par le passé, ont fait le bon choix devant de semblables dilemmes ? La peur de manquer, d’être privé de tout, fera, comme toujours, son effet. Sauf que cette fois-ci, il sera trop tard, on nous aura volé (au moins localement) nos bijoux de famille !

 

3) Le problème de l’absence de foi chez les évêques.

À la minute [1:09:00], l’abbé Belmont affirme qu’« il y a encore des évêques qui font réellement partie de la hiérarchie de l’Église, parce qu’ils ont reçu un mandat apostolique pour en faire partie ; maintenant, il y en a peut-être qui ont perdu la foi… ».

Cette affirmation est inversée. Un évêque ne peut “réellement” faire partie de la hiérarchie de l’Église que s’il a la foi (s’il a perdu la foi, ipso-facto il a quitté l’Église, et a fortiori sa hiérarchie). La question devrait plutôt être : y a-t-il encore des évêques catholiques (c’est-à-dire qui professent encore en parole et en actes la foi catholique de toujours) qui ont reçu un mandat apostolique par une autorité légitime ? En reste-t-il encore ? Dieu seul le sait.

L’affirmation de l’Abbé Belmont est cohérente avec son absurde recours à un évêque apostat pour faire des confirmations (ce qui a été réfuté dans le dernier numéro de la Voix des Francs).

 

In Christo et Maria.

* * *

Nous sommes curieux de voir si M. l’abbé Belmont va répondre à cette très bonne analyse de notre correspondant… Nous lui ouvrons nos colonnes ! Va-t-il répondre ? Lui qui pense que « la vérité est peut-être ailleurs » !

Monsieur l’abbé, étudiez Rore-Sanctifica (les livres sont tout près de chez-vous ! demandez au directeur des Éditions Saint-Remi que vous connaissez si bien… vous n’aurez pas de port à payer.) avec toute votre science et venez nous donner vos arguments si vous avez des réfutations pertinentes à formuler.

Cave Ne Cadas

 

 

 

6 réponses
  1. Laurier lien permanent
    août 21, 2012

    Dans cette causerie, l’abbé Belmont insiste sur l’élément central pour ne pas perdre pied dans la crise actuelle : la doctrine, la Foi, la Tradition et le Magistère catholique. Mais quand il nous dit — par simple déduction — que le pape du Concile n’a certainement pas l’autorité apostolique, n’est certainement pas pape, est-il lui-même catholique ? Respecte t-il l’enseignement du Magistère catholique traditionnel ?? D’abord, pour commencer, comment a-t-on la certitude d’avoir un vrai Pape ? Voilà une bonne question à laquelle il se garde bien de répondre… Il nous dit qu’un Pape ne se produit pas par un mode sacramentel. C’est juste, mais il devrait aussi enseigner qu’un vrai Pape ne tombe pas du Ciel par miracle, mais tout simplement en suivant la Constitution prévue à cet effet, produite par le Magistère catholique et dont la dernière en date est celle de Pie XII : Vacantis Apostolicae Sedis « Sur la vacance du Siège Apostolique et l’élection du Pontife Romain » du 8 décembre 1945 (disponible aux éditions D F T ), Constitution qui abroge tout autre disposition antérieure, pour « qu’elle soit utilisée seule ». Quand l’abbé Belmont écrit par ailleurs qu’il n’est pas possible de douter que Jean XXIII ait été vraiment Pape, il s’ensuit que le Pape qui a été élu lors du Conclave suivant, avec donc des cardinaux valides, et suivant cette Constitution de Pie XII, il ne fait pas de doute non plus — indépendamment de ce qui s’est passé par la suite — que l’élu du Conclave de juin 1963, intronisé et couronné dans une cérémonie solennelle comme jamais, ait été vrai Pape, au moins au début, à l’été 1963, où il faut quand même rappeler qu’à cette époque nous avions encore la vraie Messe, la vraie doctrine, les vrais sacrements, de vrais cardinaux, etc… Les « hérésies conciliaires » étant venues après, en 1965, et en 1969 pour la nouvelle Messe, et, cela va sans dire, n’ont pas d’effet rétroactif !

    Dans le cours de sa causerie, il indique que c’est l’Église surtout qui nous donne la certitude qu’il soit bien prêtre, parce qu’il a été ordonné par un évêque ayant un mandat du Pape Pie XII. Et il indique que prétendre sauver l’Église en multipliant les évêques sans mandat apostolique est une erreur, une illusion. L’Église catholique est bâtie il est vrai sur le Pape, et que sans ce pouvoir apostolique qui nous vient des apôtres tout s’écroule.
    A ce moment de l’exposé, j’aurais aimé lui demander : mais qui nous donne la certitude qu’un pape soit vrai Pape, au moins au moment de l’élection ? C’est une question fondamentale puisque tout dépend ensuite de son pouvoir apostolique. Là aussi, nous avons besoin d’une certitude à ce niveau puisque toute la vie de l’Église en dépend ensuite, la Foi, les dogmes, la juridiction, etc… Et qu’il est hors de question de faire du libre examen doctrinal pour voir ensuite, dans les mois et années qui suivent l’élection, à l’examen de l’enseignement du Pape, s’il est bien catholique ou non… et décider après (comme il le fait) s’il était bien Pape ou… non !?
    Or, l’Église par la voie du Magistère catholique nous donne une réponse très claire à ce niveau. La Constitution de Pie XII déjà citée indique (chap. VII) qu’une fois l’élection canoniquement faite, le consentement de l’élu doit être demandé (acceptation du Pontificat) : « Ce consentement ayant été donné […] l’élu est immédiatement vrai pape, et il acquiert par le fait même et peut exercer une pleine et absolue juridiction sur l’univers entier. »
    Et pour appuyer l’autorité de cette Constitution, Pie XII écrit : « Nul n’aura le droit d’enfreindre ou de contrecarrer par une audace téméraire cette constitution portant Nos ordonnances, abrogations, décisions, censures, admonitions, interdictions, préceptes, volontés. Si quelqu’un osait le tenter, il encourra, qu’il le sache, l’indignation du Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »
    Donc, dès l’acceptation de l’élu lors d’un Conclave avec des cardinaux valides (ce qui était le cas en 1963, puisque l’abbé Belmont nous dit par ailleurs que Jean XXIII était Pape et que la majorité des cardinaux d’alors avaient été nommés par Pie XII), cet élu était donc immédiatement vrai Pape. En l’occurrence, il s’agissait du Pape Paul VI.
    Ensuite, celui-ci a été intronisé, puis couronné dans une cérémonie très solennelle, et surtout toute l’Église catholique sans aucune exception l’a reconnu comme Pape. Il y a eu une reconnaissance universelle, une soumission de tous les cardinaux et évêques du monde, et cette reconnaissance est un fait dogmatique qui engage infailliblement. Reconnaissance universelle qui achève de nous donner une certitude quant à la personne du Pape puisqu’elle est même en mesure de “réparer” une éventuelle élection douteuse (règles de l’élection non respectées par exemple). Donc, en prenant appui sur le Magistère catholique et la doctrine la plus traditionnelle (exposée notamment par les cardinaux Journet et Billot), nous avons aussi la certitude que Paul VI était Pape à l’été 1963.
    C’est aussi un point d’appui certain pour tenter de comprendre la crise actuelle de l’Église !
    Paul VI aurait-il pu perdre néanmoins son Pontificat entre 1963 et 1965 ? Mais les théologiens nous disent qu’une fois Pape, celui-ci ne perd son Pouvoir Pontifical que pour trois causes bien définies : la folie, la démission, l’hérésie formelle (et non occulte) en tant que docteur privé et constatée officiellement (il serait alors déposé). Ce que nous n’avons pas vu lors du pontificat du pape Paul VI.
    L’Abbé Belmont élude ce problème et pense pouvoir déclarer que Paul VI par exemple n’a jamais été Pape… Par simple déduction. Au nom, certes, d’autres principes catholiques, mais qui n’ont pas de force contraignante plus grande, et surtout sans aucune cause déterminée (en juin 1963). Comme il le dit lui-même, la doctrine catholique est un tout et si l’on rejette un élément de cette doctrine, tout s’écroule et nous ne sommes plus vraiment catholiques. C’est pourtant ce qu’il fait en niant implicitement qu’un conclave de cardinaux valides suivant la Constitution de Pie XII pour l’élection du Pontife Romain, et reconnaissant unanimement ensuite l’élu comme Pape, ait finalement produit un… non pape ! Sans même nous en expliquer la raison au moment où cet élu est devenu Pape ! C’est particulièrement grave d’émettre un doute à ce niveau car ce doute entraîne que nous n’avons plus aucune certitude qu’un élu soit vrai pape, même si les règles de l’élection sont respectées ! Et ce doute couvre l’institution dans son ensemble, à savoir les papes du passé, du présent et du futur ! Sa supposition tue en quelque sorte dans l’œuf l’institution même de la papauté. Nous ne pourrons jamais avoir de certitude sur qui est vrai pape et qui ne l’est pas, si on nous dit qu’un conclave avec des cardinaux valides (puisqu’il affirme par ailleurs que Jean XXIII était bien pape), qui ont suivi la Constitution de Pie XII alors seule en vigueur, a produit un non-pape ! Sans parler de la reconnaissance universelle ensuite par toute l’Église de l’élu du conclave, fait dogmatique qui oblige reconnaît-il dans un autre texte…
    En refusant de répondre à cette question cruciale, question qui n’est pas facultative, l’abbé Belmont professe indirectement des erreurs graves, des erreurs incompatibles avec la « monarchie pontificale » et le droit divin qui lui est lié. Et je ne vois pas en quoi ce serait moins grave que les erreurs professées par la FSSPX…
    Voilà où nous en sommes « depuis des décennies »… sans pouvoir apporter d’un côté comme de l’autre de réponse ou de solution qui satisfasse à tous les principes catholiques et la Foi dans tous ses contours…
    Oui, les « catholiques de tradition (sont bien) à la croisée des chemins »…

    Laurier

  2. août 22, 2012

    S’il faut, on les lui offre les publications de Rore Sanctifica !!!

  3. août 22, 2012

    Si on sait que le « prêtre » n’est pas validement prêtre, qu’importe qu’il dise exactement, rigoureusement, scrupuleusement le vrai et seul Canon avec les vraies et seules paroles de la consécration, s’il n’est prêtre c’est autant de raisons de piétiner « l’hostie » afin que publiquement, tous voient que nous croyons avec une confiance ferme et inébranlable que ces gens là ne sont pas des clercs Catholiques et que leurs cirques n’a aucune valeur.

    C’est un témoignages de la Foi.
    Cela peut faire scandale ? Comme le dit saint Grégoire le Grand si la Vérité fait scandale il faut supporter le scandale au nom de la Vérité

  4. Laurier lien permanent
    août 23, 2012

    Réponse à Carré et au premier intervenant :

    Les analyses de Rore Sanctifica sont une chose ; la certitude que Paul VI était bien Pape avant les hérésies de Vatican II et la nouvelle Messe, les nouveaux sacrements (à l’été 1963) en est une autre… Or, un Pape issu d’un conclave de cardinaux valides et qui plus est reconnu comme tel universellement par toute l’Église (l’acte de reconnaissance universelle est un fait dogmatique qui oblige, infaillible, nous expliquent les théologiens cardinaux Journet et Billot dans leurs grands ouvrages sur l’Église) peut-il produire un rite qui ne serait pas valide ? La réponse est NON. Comme le dit l’abbé Belmont, c’est l’Église qui nous donne la certitude de la validité des Sacrements. Vous me direz : mais ça prouve que Paul VI ne pouvait être Pape puisque son rite devient incertain… Ce que vous faites là est une déduction, non une preuve. Dites-moi pour quelle raison précise, théologique recevable, Paul VI n’était pas Pape en juin 1963 (relisez mon texte ci-dessus). Personne n’est en mesure de répondre à ce gros problème depuis plus de 40 ans… autrement que par des déductions mais qui contredisent d’autres données théologiquement certaines et aussi importantes comme le fait que Paul VI est devenu Pape dès son acceptation du Pontificat (c’est Pie XII dans sa Constitution qui nous l’assure).
    Alors, oui, on comprend l’abbé Belmont dire : « Je n’en sais rien absolument » (à propos des sacrements de l’Église conciliaire). Ce n’est pas une faiblesse de sa part d’aboutir à une telle conclusion, c’est une analyse théologiquement fine et lucide de la crise actuelle.
    Il y a des choses qu’on ne comprend plus dans cette crise. « Il y a une erreur quelque part » comme il dit… mais sans dire précisément où, et même le fait d’aboutir au sedevacantisme pose problème puisque comme je l’explique ci-dessus, en juin 1963 nous avions encore la vraie Messe, les vrais sacrements, de vrais cardinaux, la vraie doctrine (officiellement), et que le conclave dans ces conditions n’a pu produire qu’un pape valide (cf. Constitution de Pie XII), d’ailleurs universellement reconnu comme tel par toute l’Église ensuite pour achever de nous donner une certitude à ce niveau…
    Je n’ai pas la solution à cette énigme, mais pour y voir clair, il faut recevoir et embrasser toutes les données du problème, déjà pour commencer…

  5. Remy Louis-Hubert
    août 28, 2012

    Oui vraiment c’est la très sainte Vierge Marie qui a donné l’explication et la solution :
    L’EGLISE EST ECLIPSEE.
    Et éclipsée par la secte conciliaire

    Il nous suffit d’attendre la fin de l’éclipse.

  6. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    août 30, 2012

    Question pratique à Laurier:

    Pourquoi l’Église Catholique changerait-elle un rite de Sacre , pourquoi modifierait elle une forme qui existe depuis les temps apostoliques ?

    Les Rites, efficaces de Saint Pierre jusqu’à Pie XII deviendraient d’un coup, avec Vatican d’eux, inefficace ?
    Au point qu’il en faudrait de nouveaux ?
    Ils auraient atteint la date limite de consommation ?

    Un peu de sérieux c’est tout simplement impossible !!
    Il n’y a aucune justification à modifier cela, même avec le motif fallacieux de « mieux s’ouvrir au Monde »

    Dieu a converti à toute époque, et il convertira encore et toujours, en s’adaptant à la force ou à la faiblesse, progressive de nos jours, des générations.
    Dieu donne à son Église la capacité d’adapter son discours sans en travestir le fond.
    Or vatican d’eux, au prétexte d’une forme abordable perverti le fond, l’anhile, l’aseptise, l’adultère etc.
    Pareillement l’Église « régule » sa sévérité/miséricorde en fonction de la force des âmes: regardez le carême … aujourd’hui et au moyen age: rien à voir !

    Mais quelque soit l’époque, il n’y a pas nécessité d’adapter un formule de Sacre de consécration, pour mieux s’intégrer au monde et toucher les âmes, quelque soit l’époque.
    il n’y a aucune raison donc de modifier cela.

    Le raisonnement est simple, et il est vrai que certains clercs n’aiment pas les choses simples que les gens humbles peuvent comprendre sans eux et leur grande science.

    Les travaux de Rore (qui sont quand même d’une autre consistance que certaines bouillies), confirment la chose.

    Et c’est par ce raisonnement là, sur les rites des Sacres, sur la Sainte Messe, sur la doctrine qu’ils ont foutu en l’air, qu’on peut comprendre, et affirmer sans crainte que ces individus:

    – non seulement ne sont absolument pas papes, évêques, et même prêtres pour les plus jeunes, avec une certitude à 100 %.
    – mais qu’ils sont, eux (les chefs, les pseudos papes et leur cours de brigands), de véritables truands, des crapules innommables, des apostats assassins de la Foi.

    Les chefs principalement, les roncalli, montini, et leur cours, les Don botte et lecuyer par exemple, ceux qui sont parties prenante de la manipulation et ont participer à ce travail là.

    La masse des clercs, prêtres ou évêques, a bêtement suivi, soit par une fausse obéissance, soit par lâcheté ou confort. Quoi que coupable car ayant les lumières pour comprendre ce que des fidèles ont compris, ils ne sont pas aussi écœurant.

    Ne mettons pas l’humilité dans une ignorance volontaire et un refus de voir les choses.
    Il n’est pas orgueilleux de dire que ces gens là:
    ne sont pas l’Eglise,
    ne sont pas l’autorité de l’Eglise,
    qu’il faut les fuir,
    qu’il faut nous séparer d’eux comme on sépare le vivant d’un mort.

    N’ayons aucune crainte pour le jour du jugement d’avoir dit que ratzinger n’est pas le pape, n’est plus de l’Eglise, qu’il a apostasié, que le vatican conciliaire est une secte hérétique sans aucun lien avec l’Eglise.

    Et si l’Église dans sa grande mesure n’avait pas frappé d’excommunication quiconque lève la main sur un prêtre, cela fait longtemps que des fidèles les auraient liquidés avec la bénédiction du ciel.

    Mais il faut accepter le fait que Dieu se réserve tout spécialement le sort de ces pourritures.
    Il fait aussi accepter de vivre sans Pape, sans évêques, sans la Messe à chaque coin de rue, et accepter que c’est un Châtiment pour les péchés des ancêtres et que c’est en réparant, en comblant (autant que possible) la mesure des impiétés qu’on pourra espérer un relèvement.

    C’est là qu’il faut placer l’humilité.

    Seigneur, nous sommes coupables, nos anciens ont trahis et nous perpétuons leur « geste » mortifère en ne comprenant pas que nous sommes d’abord coupable et Dieu seule, « victime » de nos péchés qu’il a payé mais dont il nous demande notre « part » de réparation.

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