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Jean Madiran : un sous-marin ennemi !

2013 août 10
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par Cave Ne Cadas

Voici pour finir sur Madiran, deux documents importants à connaître.

Mgr Lefebvre avait tout vu en 1986 : La Salette !

Madiran l’a trahi et emmené beaucoup de fidèles derrière lui…

un sous-marin ennemi !

L’amiral de Penfentenyo, a dit de lui :

« Madiran ? c’est un sous-marin, un jour il fera surface ! »

Il a fait surface au moment des sacres…

toujours DEUX écoles !

mais qu’elle est celle de la Vérité ?

* * *

LETTRE DE MGR LEFEBVRE À JEAN MADIRAN

 

Écône, le 29 janvier 1986

 

Bien cher Monsieur Madiran,

Dans les circonstances que l’Église traverse aujourd’hui, je rends grâces à Dieu que vous soyez présent par Itinéraires et le journal Présent.

Je crois sincèrement que vous êtes le seul parmi les écrivains, même dits traditionalistes, à voir clairement et à dénoncer avec une parfaite justesse l’entreprise diabolique et maçonnique qui se réalise actuellement par le Vatican et la grande majorité des évêques (1).

Le plan annoncé dans les Actes de la Haute Vente et publié par ordre du pape Pie IX se réalise aujourd’hui sous nos yeux. J’étais la semaine dernière à Rome, appelé par le cardinal Gagnon, qui m’a remis la lettre que je vous communique ci-joint. Un réseau très bien organisé tient en main toute l’activité de la curie, intérieure et extérieure.

Le pape est un instrument de cette mafia (2), qu’il a mise en place et avec laquelle il sympathise. On ne peut espérer aucune réaction de sa part, au contraire. L’annonce de la réunion des religions à Assise en octobre, décidée par lui (3), est le comble de l’imposture et de l’insulte à Notre-Seigneur. Rome n’est plus la Rome catholique. Les prophéties de Notre-Dame de la Salette et de Léon XIII dans son exorcisme  (4), se réalisent. “Là où fut institué le siège du bienheureux Pierre, et la chaire de la Vérité, là ils ont posé le trône de leur abomination dans l’impiété ; en sorte que le pasteur étant frappé, le troupeau puisse être dispersé… ”

C’est Léon XIII aussi qui avait interdit le “congrès des religions” qui devait avoir lieu à Paris en 1900 à l’occasion de l’Exposition universelle, comme il avait eu lieu à Chicago en 1893.

Vous verrez, dans la réponse à notre lettre, que le cardinal Ratzinger s’efforce une fois de plus de dogmatiser Vatican Il. Nous avons affaire à des personnes qui n’ont aucune notion de la Vérité. Nous serons désormais de plus en plus contraints d’agir en considérant cette nouvelle Eglise conciliaire comme n’étant plus catholique.

 

Nous ne pouvons plus, sans manquer gravement à la vérité et à la charité, donner à entendre à ceux qui nous écoutent ou qui nous lisent que le pape est intouchable, qu’il est plein de désirs de revenir à la Tradition et que c’est son entourage qui est coupable, comme le font La Pensée Catholique, L’Homme Nouveau et tant d’autres apparemment traditionalistes.

 

J’espère que cette assemblée des religions, en attendant le Comité des religions siégeant au Vatican, va leur ouvrir les yeux.

 

† Marcel Lefebvre

 


[1] Malheureusement au moment des sacres, Jean Madiran trahira Mgr Lefebvre !

[2] L’organisation du jubilé 2000 et la réunion interreligieuse du Mont Sinaï démontrent que Jean-Paul Il est le cerveau et le chef de toute cette mafia.

[3] Sur ordre de la Franc-Maçonnerie.

[4] Version originale de 1903.

 

 

* * *

Sel de la Terre n° 1, deuxième trimestre 1992,
pages 114-118

* Note historique et doctrinale sur l’église Conciliaire

 

Par Jean Madiran, Itinéraires n° VI, Été 1991.

Une bonne critique de cet éditorial est déjà parue dans “Controverses (n° 37 et n° 40), sous la plume de monsieur l’abbé Simoulin. Si nous nous permettons quelques considérations supplémentaires, c’est pour compléter l’article sur « L’ecclésiologie comparée » qu’on peut trouver dans ce n° du “Sel de la terre”.

En lisant cet éditorial, la première réflexion qui vient à l’esprit est celle-ci : nous avons eu une « nouvelle Messe » qui se prétendait l’héritière de l’ancienne, un « nouveau catéchisme », un « nouveau code de droit canon » etc…, aurions-nous aussi un « nouvel Itinéraires » ? Il suffit en effet de comparer cet article de Jean Madiran avec ce qu’il écrivait dans « l’ancien Itinéraires », par exemple dans l’éditorial du « Supplément-Voltigeur » n° 39 de Juin 1976 (on le trouve reproduit dans le n° spécial d’Itinéraires de Décembre 1976 « la condamnation sauvage de Mgr Lefebvre »), pour être frappé de l’évolution de la pensée du chroniqueur. Comparons les deux formules :

ANCIENNE FORMULE


Juin 1976


“HORS DE QUELLE ÉGLISE ?”

NOUVELLE FORMULE


Été 1991


“NOTE HISTORIQUE ET DOCTRINALE
SUR L'ÉGLISE CONCILIAIRE”

Paul VI accuse Mgr Lefebvre de "se placer hors de l'Église". Mais hors de laquelle ? Il y en a deux. Et Paul VI n'a pas encore renoncé à être le pape de ces deux Églises simultanément. Dans ces conditions, "hors de l'Église" demeure équivoque et ne tranche rien.


Qu'il y ait présentement deux Églises, avec un seul et même Paul VI à la tête de l'une et de l'autre, nous n'y sommes pour rien, nous ne l'inventons pas, nous constatons les faits.


 

Plusieurs épiscopats qui se déclarent en communion avec le pape, et que le pape ne rejette point de sa communion, sont objectivement sortis de la communion catholique. (...) Oui, mais prévaricateurs, déserteurs, imposteurs, Paul VI reste à leur tête sans les désavouer ni les corriger, il les garde dans sa communion, il préside à cette Église-là aussi. (...)


 

Si le concile a été constamment interprété comme il l'a été, c'est avec le consentement actif ou passif des évêques en communion avec le pape. Ainsi s'est constituée une église conciliaire, différente de l'Église catholique. (...)


 

Il y a deux Églises sous Paul VI. Ne pas voir qu'elles sont deux, ou ne pas voir qu'elles sont étrangères l'une à l'autre, ou ne pas voir que Paul VI jusqu'ici préside à l'une et à l'autre, c'est de l'aveuglement, et dans certains cas peut-être un aveuglement invincible. Mais, l'ayant vu, ne pas le dire serait la complicité de son silence à une anomalie monstrueuse.

Il était d'une grande commodité, pour le langage et le raisonnement, de nommer l’ "Église conciliaire" comme si elle constituait une réalité substantielle. Mais l'inconvénient serait d'oublier qu'elle n'est point un sujet subsistant en face d'une autre Église. Bien ou mal nommée, et quelque soit le sens que l'on donne à cette expression, l'église conciliaire n'est qu'un état de l'Église catholique : l'accident d'une substance. (...)


 

Ces deux Rome ne sont pas substantiellement distinctes l'une de l'autre. Il n'existe que l'unique Rome, plus ou moins atteint par la "tendance néomoderniste", comme un individu est plus ou moins profondément atteint par une maladie. Plus ou moins malade, l'unique Rome est celle du pape. D'ailleurs, si par impossible il existait deux Rome subsistantes l'une en face ou à côté de l'autre, celle du pape serait forcément la vraie (1).


 

(...) Se représenter aujourd'hui une Église conciliaire comme distincte, la faire consister en une Église visible du Pape et des évêques au point que reconnaître leur juridiction, y demeurer ou s'y replacer devrait être tenu pour le signe visible de l'adhésion à la maladie conciliaire, voilà une conséquence exorbitante qui se trouverait nécessairement impliquée, il me semble, dans un concept d’ "église conciliaire" hypothéqué par une erreur philosophique, fût-elle inconsciente, sur la substance et ses accidents.

 

Il y a plus qu’une nuance entre les deux articles de Jean Madiran. Est-ce le fait de s’être « replacé sous la juridiction » de l’église Conciliaire qui aurait eu pour conséquence de donner les premiers symptômes de « la maladie conciliaire » ? Nous en trouvons trois pour notre part :

1- L’évolution de la pensée. Il suffit de comparer les deux formules pour le constater. Peut-être, en fin logicien, notre auteur arrivera à montrer qu’il a évolué sans se contredire : mais en cela aussi il imitera l’église Conciliaire qui prétend défendre la liberté religieuse et l’œcuménisme sans contredire le Magistère antérieur.

2- L’absence de saine philosophie. Prétendre qu’une société (être moral) est une substance (être physique) relève d’une curieuse philosophie. Un élève de deuxième année d’un séminaire catholique (et non conciliaire !) saurait expliquer qu’une société est une union morale de personnes et donc, par définition, elle est de l’ordre des accidents (2) : elle est une union accidentelle de substances, mais non pas une substance.

Il est vrai que l’Église n’est pas seulement un corps moral, mais aussi un corps mystique. Cela signifie qu’en plus de l’union morale naturelle des personnes dans la recherche d’un même bien, il y a une union surnaturelle par la foi, si bien que l’unité du corps mystique est bien plus grande que celle de toute autre société humaine.

Mais la grâce ne détruit pas la nature, et cette unité reste de l’ordre accidentel. Pie XII l’explique très clairement dans l’encyclique Mystici Corporis : « tandis que dans un corps naturel (3) le principe d’unité unit les parties de telle sorte que chacune manque entièrement de ce qu’on appelle subsistance propre, dans le corps mystique, au contraire, la force de leur conjonction mutuelle, bien qu’intime, relie les membres entre eux de manière à laisser chacun jouir absolument de sa propre personnalité ».

Autrement dit, si on acceptait la philosophie de Jean Madiran, chaque chrétien, en recevant le baptême, perdrait sa substance et sa personnalité pour se fondre dans l’Église-substance ! Cette théorie ressemble plus à « la fusion dans le grand tout » des adeptes du New-Age qu’à la communion des saints du Credo catholique !

3- Ce qui nous paraît plus grave, c’est que Jean Madiran semble s’être laissé influencer par cette impiété que pourtant il stigmatise lui-même avec raison. En effet il est impie de dire que « l’église Conciliaire est un état de l’Église catholique : l’accident d’une substance ».

L’Église catholique est sainte et ne saurait avoir comme accident ou propriété « la tendance néo-moderniste » de l’église Conciliaire. Le néo-modernisme, le faux œcuménisme, la liberté religieuse, la nouvelle ecclésiologie etc…, tous ces caractères que nous avons étudiés dans l’article sur « l’ecclésiologie comparée » ne sont pas catholiques. L’église Conciliaire n’est pas un accident de « la substance Église catholique », elle est un corps étranger à l’Église et qui s’oppose à elle en « dissolvant Jésus-Christ » parmi les fausses divinités (4).

 

Conclusion :

Nous devons continuer à dire ce que Madiran écrivait en 1976 : « il y a présentement deux Églises », « différentes » et « étrangères l’une à l’autre ».

Nous devons préciser, pour répondre à ce que Madiran écrit en 1991 : les deux Églises sont deux sociétés, aucune des deux ne peut prétendre être une substance.

Et même si ces deux sociétés s’opposent l’une à l’autre, il est possible d’appartenir simultanément à l’une et à l’autre :

Pour appartenir à l’Église catholique, il faut et il suffit d’avoir reçu un baptême valide, de professer la vraie foi, et de ne pas en être séparé par un vrai schisme ou retranché par une excommunication majeure (et valide !). Cf. « Mystici corporis« .

Pour appartenir à l’église Conciliaire, il suffit de professer les erreurs qu’elle véhicule ou de s’associer (formellement (5)) avec ceux qui les professent.

Il est donc tout à fait possible d’appartenir aux deux sociétés en même temps, comme il est aussi possible d’appartenir en même temps à l’Église catholique (au moins à son corps) et à la Contre-Église (6). Ce serait par exemple le cas d’un catholique qui se ferait franc-maçon sans renier sa foi, ou qui militerait dans le New-Age.

À l’inverse, et Jean Madiran semble n’avoir pas vu cette évidence, il est tout à fait possible d’appartenir à l’église Conciliaire sans appartenir à l’Église catholique. C’est le cas de tous les catholiques, clercs et laïcs, qui sont tellement imbus des idées de l’église Conciliaire qu’ils ont fini par abandonner la vraie foi. C’est le cas des protestants et des orthodoxes qui « appartiennent déjà par la grâce de Dieu et le don de la foi et du baptême à l’unité suprême de l’unique peuple de Dieu » (Jean-Paul II, discours aux cardinaux du 22/12/1986, DC 1933). Rappelons-nous en effet que l’église Conciliaire a donné le sacerdoce à Max Thurian (Protestant de Taizé), et a levé l’excommunication des orthodoxes !

Enfin, cela va sans dire mais cela va mieux en le disant, on peut (7) très bien appartenir à l’Église catholique sans appartenir à l’église Conciliaire : c’est le cas des catholiques qui refusent les nouveautés conciliaires. Et si on prétend parfois que de tels catholiques sont « schismatiques », ou « excommuniés », il faut s’entendre : schismatiques par rapport à l’église Conciliaire mais pas par rapport à l’Église catholique, excommuniés par l’église Conciliaire mais pas par l’Église catholique.

Et c’est même cette appartenance à l’unique Église catholique qui est l’état normal et agréable à Dieu : la double appartenance est une maladie et un péché (8).

 

Fin de l’article du Sel de la Terre.

 


Les passages soulignés en rouge sont soulignés par LHR.

[1]Note de LHR. Raisonnement faux. En cinquante ans, M. Madiran n’a jamais voulu parler du plan de l’ennemi expliqué particulièrement par Mgr Delassus et Crétineau-Joly. Il ne sait pas que leur but est de mettre un Pape à eux, sachant que jamais un vrai Pape ne viendra à eux. M. Madiran ne peut penser une minute que ce plan est accompli ! et que donc « la Rome de leur pape est forcément la fausse ».

Cette énorme et inadmissible lacune de M. Madiran explique ses dérives et où il en est aujourd’hui : plus du tout catholique et complètement conciliaire. M. Madiran a de très graves responsabilités dans l’apostasie de nombreux clercs et fidèles. On ne dénoncera jamais assez combien ce faux Maître est dangereux.

[2] Certes il y a des substances dans une société, à savoir les personnes dont elle est formée matériellement ; mais elle est constituée formellement par l’union des intelligences et des volontés dans la poursuite du bien commun, c’est-à-dire par des réalités de l’ordre des accidents.

[3] C’est-à-dire une substance comme le corps humain.

[4]Note de LHR : « corps étranger à l’Église » ! Nous sommes d’accord, mais il faut en tirer la seule et bonne conclusion : la secte conciliaire n’est pas l’Église Catholique. Principe de non-contradiction.

[5] C’est-à-dire dans les actions où ils les professent. Par exemple quelqu’un qui assiste formellement à la nouvelle Messe adhère par là à l’église Conciliaire. Par contre quelqu’un qui reconnaît Jean-Paul II comme pape, sans pour autant accepter les erreurs qu’il professe, ne fait pas partie pour cela de l’église Conciliaire.

[6]Note de LHR : oui on peut appartenir à la contre-église et en même temps à l’Église Catholique.

Mais ceux qui font cela ne font plus partie de la Sainte Église. Ils peuvent y venir physiquement, mais ils sont, et ne sont que de la contre-église. En aucun cas ils ne sont membres de la sainte Église qu’ils ont reniée en s’affiliant à la contre-église. Ce sont des loups dans la bergerie.

Ceux qui sont de la sainte Église sont toujours un : en aucun cas ils ne vont à la contre-église.

De même : ceux qui sont du oui mais, du oui non, du oui peut-être, sont du camp du non. Ceux qui sont du camp du oui, ne rajoutent rien, cf. Math, v, 37 : « ce qui se dit de plus, vient du malin ».

Que des « théologiens » ne comprennent pas cela, c’est gravissime : ils sont incapables de diriger les fidèles dans les notions de bien et de mal, et incapables surtout de comprendre la grille amis-ennemis. On le voit dans la dérive où Avrillé s’est engagé et maintenant s’enferme.

[7]Note de LHR : Non ! Un catholique ne doit appartenir qu’à la seule Église catholique, la seule qui enseigne la vraie Foi, comme l’article le souligne plus haut, la seule qui ne fasse pas perdre la Foi, la seule qui conduise à la Vie Éternelle. Ce n’est pas rien. C’est sans aucune compromission.

« Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu’il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu’Il est la Souveraine Vérité et le motif propre de la Foi ». Léon XIII, Satis cognitum.

Nous conseillons fortement Avrillé à rappeler et diffuser ce passage de Léon XIII, qu’ils semblent méconnaître.

[8]Note de LHR : Voilà qui est très bien résumé, mais alors pourquoi ne pas comprendre que l’autre Rome ne peut pas être l’Église et en tirer les conclusions. La très sainte Vierge Marie a eu à La Salette une formule éclairante : Rome a perdu la Foi. Rome, pas l’Église. La très sainte Vierge Marie ne confond pas Rome et l’Église.

Sachons en tirer la conclusion évidente : la Rome d’aujourd’hui n’est pas catholique. Avrillé le voit et le dit. Mais il faut aller plus loin : la Rome d’aujourd’hui n’est pas l’Église Catholique, et cela Avrillé ne le voit pas, ne veut pas le voir, ne le dit pas, et trompe ses lecteurs et ses fidèles.

Les « Verrua », « Bordeaux », etc. ont la grave responsabilité de nous avoir enfermés dans le problème du Pape : hérétique, pas hérétique, hérétique formel, materialiter, formaliter, siège vacant, siège occupé, etc., c’est-à-dire, tout centrer sur ces « papes » conciliaires (vrais papes conciliaires, mais impossibles Papes catholiques), nous bloquant dans des discussions éternelles et stériles, alors que la démonstration évidente que cette secte n’est pas l’Église Catholique, Une, Sainte, Apostolique (mais là il faut avoir l’humilité de se mettre à l’école de la très sainte Vierge Marie !) résout tout en une minute. On conclut facilement que cette secte non catholique éclipse la Sainte Église de Notre-Seigneur. Cela évite de confondre le Vicaire de Jésus-Christ avec le chef de la bande de la synagogue de Satan qui a tout détruit.

 

 

* * *

 

Et pour finir, rigolons un peu avec la chronique : du blog d’Anne Brassié :
« La mort d’un grand chef vendéen »
(!!!)

 

2008Le blog d’Anne Brassié

La mort d’un grand chef vendéen

 

Jean Madiran a été rappelé à Dieu le 31 Juillet, à l’âge de 93 ans. Pour ceux qui ne le connaîtraient pas il fut un grand chef de guerre intellectuelle et spirituelle. (!!!) Nous sommes en effet en guerre larvée depuis 45. Les communistes qui ont « gagné la guerre » aux côtés des alliés continuent à polluer les esprits et l’Église, elle-même, depuis le concile, a rallié les thèses modernistes en rayant sa Tradition bi millénaire. Jean Madiran a combattu sa vie durant contre ces deux dérives mortelles pour notre société. Ses livres, la revue Itinéraire, puis le quotidien Présent qu’il avait fondés sont des armes redoutables pour ce combat. (Il suffit de le dire…) Tous ceux qui l’ont lu ont compris vers quels désastres la démocratie chrétienne nous conduisait. Soutien de Monseigneur Lefebvre, (en sous-marin…) il a répété à l’infini, « Rendez-nous la messe, le catéchisme et l’Écriture sainte. » Fidèle à Rome (l’apostat !) il s’est éloigné de la Fraternité St Pie X au moment où Monseigneur Lefebvre a consacré quatre évêques (c’est là que le sous-marin fît surface…) sans lesquelles la Fraternité n’aurait pu survivre, c’est à dire confirmer et ordonner des prêtres. À la fin de sa vie il reconnaissait que Monseigneur Lefebvre avait agi pour le bien de l’Église. (Faux jeton repris de remords ???)

Son combat politique, je vais l’illustrer par ses quelques remarquables citations trouvées dans le quotidien Présent au lendemain de sa mort, elles vous donneront une (fausse) idée de la force de son esprit : « Quels anges immatériels croyez-vous être si vous méprisez la politique…C’est la politique qui décide de la liberté et de la tyrannie, du sang versé, de la vie et de la mort du peuple et, même, souvent, du sort des âmes. La grande affaire du siècle est politico-religieuse. Politique et religion marchent forcément ensemble. »

Mais cette politique, il faut s’en méfier « Il faudrait que le clergé d’aujourd’hui apprenne enfin que la politique est le monde clos du mensonge. Elle l’est devenue aux mains de la démocratie moderne, instrument idéologique de la ténébreuse alliance entre le socialisme apatride et la fortune anonyme et vagabonde (c’est du Maurras ça !) : ténébreuse alliance qui réduit les peuples chrétiens en servitude, la servitude de l’argent roi. »

Vous comprendrez qu’avec de tels propos de vérité dans le monde clos du mensonge journalistique il ait été ostracisé radicalement. Le journal, La Croix, l’a ignoré, depuis le premier numéro d’Itinéraires, ce qui n’est ni chrétien, ni journalistique. Le Monde de même et Le Figaro itou. (Ils se sont bien rattrapés depuis sa mort !) Disciple de Maurras, refusant les mensonges sur le Maréchal Pétain, c’était l’homme à abattre. Ils n’y sont pas arrivés et jusqu’à la veille de sa mort il écrivait, porté par la vertu d’espérance qui, selon l’Église « se différencie de l’espoir en lui donnant, sous le regard de la foi, une perspective d’éternité. » Merci à Camille Galic d’avoir relevé cela. Elle m’a fait comprendre que, sans Madiran, nous aurions désespéré de l’avenir qui, à vue humaine, est si sombre. Mais voilà, Jean Madiran marchait comme Péguy qu’il admirait, sa main dans celle de la petite fille Espérance.

Ses éditeurs sont Dominique Martin Morin, Via Romana. Ils sont accessibles. Le journal Présent peut être trouvé sur Internet.

Pour ceux qui le connaissait, ils savent la perte que nous venons de faire. Je reproduirai plus tard l’article que j’ai publié dans Présent.

Publié le 8 août 2013 par Anne Brassié

 

revolution nationaleNote du CatholicaPedia : Le 6 février 1995, à Paris, Madiran organise avec d’autres personnalités dont François Brigneau, une réunion présidée par Maurice Bardèche pour célébrer l’anniversaire du 6 février 1934 et la mort de Robert Brasillach. Il déclare : « Jeunes gens et jeunes filles qui êtes ici ce soir, nous remettons entre vos mains la mémoire de la Révolution Nationale, nous vous remettons la mémoire de la France qui attend, qui espère et qui veut sa libération. »

 

 

6 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    août 10, 2013

    Mgr Lefebvre a vu et compris beaucoup de choses et il n’a pas été trahi que par M. Arfel, il faut lire les hommages de l’abbé Aulagnier et Philippe Laguérie et bien d’autres. M. Arfel a eu le mérite de combattre sur plusieurs points importants, mais il n’est pas remonté à la cause. Il a tenu une place importante d’intellectuel catholique, d’autant plus visible qu’il était au milieu d’un désert.

  2. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    août 10, 2013

    Mgr Lefebvre a aussi clairement dit que l’église conciliaire n’était pas l’Église catholique, que Rome avait perdu la foi, que le cardinal Ratzinger n’avait pas la foi…..mais les successeurs et épigones n’ont pas travailler dans cette direction.

  3. Charles
    Charles lien permanent
    août 12, 2013

     Les notes de LHR sont très éclairantes et décisives ! Ceux qui ne comprennent pas sont à l’évidence les coupables victimes d’un aveuglement spirituel des plus épais…. :evil:

  4. Avatar
    Martial lien permanent
    août 23, 2013

    Sur le CatholicaPedia Blog
    et à propos de la critique écclésiologique
    adressée par le « Sel de la terre » à J.ARFEL dit « Madiran » :    
    La singulière Eglise Catholique atteinte de la peste,
    de J.ARFEL 
     
     
     
    Si Arfel prétend que la secte Conciliaire ne constitue pas une « substance » autre que celle formée par l’Église Catholique, c’est qu’il admet en préalable implicite que cette dernière constitue bien une substance, quant à elle. Il s’agit bien entendu de substance seconde et non de substance physique, mais il n’en demeure pas moins que l’on est en droit de s’interroger sur l’inquiétante ecclésiologie qu’il a développée en 1991, alors que les faits s’étaient décantés, malgré le grand jeu des machinations et mises en scènes de ladite secte, et en particulier de son agent double ou triple, saint WoytiwaKatz.   
     
     
     
    1. Il écrit qu’« elle n’est  point un sujet subsistant en face d’une autre Eglise ».
    Il répute donc l’Église Catholique, comme unique et exclusif sujet subsistant du sinistre théâtre de la révolution, de la subversion, de la défiguration intrinsèque que la secte issue de la conjuration anti-chrétienne lui a infligée.
    Selon lui, tout cela ne serait qu’« accidents » successifs, analogues aux convulsions pathologiques qui affecteraient l’Église « comme un individu est plus ou moins profondément atteint par une maladie ». La Synaxe talmudo-protestante ne consisterait notamment qu’en une altération contingente de la Sainte Cène instituée le Jeudi-Saint.
      
    Il ramène « la crise » , à l’exemple de la majorité de tous les traditionalistes, à une juxtaposition, une addition accidentelle de  divers points de discipline et de sujets de pastorale, péchés véniels respectivement contre la Hiérarchie, et contre le Dogme, les sacrements étant quant à eux passés par pertes et profits…  
    Il refuse de voir que ce sont les attributs essentiels de l’Église qui ont été transmutés de l’or de la Révélation en plomb de la synagogue de Satan.
    Or c’est singulièrement pour le motif précis qu’une telle transmutation étant en réalité impossible, –  car la survenance d’accidents à une substance ne peut causer la corruption de cette dernière (cf. St Thomas infra), et sa métamorphose en une autre d’un genre contradictoire,  –  que la secte Conciliaire appartient à un autre genre, celui des fausses et naturelles religions institutionalisées de l’humanité.  
     
    Là réside la preuve que la Secte romaine de Sodome  et Babylone a éclipsé l’Église, et volé sa place en se déguisant de ses apparences, mais qui ne sont plus que de fausses apparences, car  dé-substantialisées de toute réalité quelle qu’elle soit (y compris  Hiérarchique, n’en déplaise aux fêlé-istes et autres IMBécistes).
     

  5. Avatar
    Martial lien permanent
    août 23, 2013

     
    2. En réalité, si l’on devait croire ces « traditionalistes », l’Église atteinte de « maladie grave » comme nul ne peut le nier aujourd’hui, ce serait l’Église atteinte de corruption. L’entité, l’essence de l’Église frappée de corruption, ce seraient ses multiples éléments constitutifs, essentiels, qui se déliteraient : d’un côté le gouvernement devenu une anarchie, de l’autre une liturgie remplacée par des simagrées païennes, dans un coin, un enseignement travesti en novlangue d’ONG mondialistement correcte, dans un recoin un spiritisme « nouvel Age », sur une avant-scène une bureaucratie « canonique », dans une arrière-boutique une association de « sphère privée » comme l’exige la démocratie, etc,…  
     
    Ainsi chaque élément redevenu autonome, serait ramené non seulement à sa simple nature humaine, devenue une contre-façon perfide, et même se rattacherait chacun en ce qui le concerne à un genre plus universel et surtout non chrétien !  D’ailleurs l’on observe aisément que la  « prière » des conciliaires n’est plus qu’une variante dans le bazar universel des mysticismes et rêveries ;  que leur éthique conciliarde,  une « mouche du coche » niaise de la propagande droit-de-l’hommiste des ONG ; etc…   
     
     
    Mais ces mêmes distingués et profonds traditionalistes clament qu’au cœur de cet égout pestilentiel talmudo-maçonnique, la substance générique de l’Église pourrait en dépit de tout, persévérer dans son être tout en s’étant corrompue  en fait. Ils excellent dans l’argutie canonique, l’équivoque théologique, et le mépris pharisien pour nier cette réapparition  de l’essence naturelle de chaque espèce qui la composait ;  ils réduisent cela à un morcellement conjoncturel, à une innovation et à une adultération superficielles,  dues à quelques bévues de clercs  [quoique suppôts de Satan]  « toujours plus proches » [depuis 60 ans !] de la conversion… 
     
     
    Affirmer cela c’est  alléguer en définitive  que la nature humaine de l’Église serait une entité distincte de sa nature divine. On nous rebat les oreilles en effet avec la formule : « société divine ET société humaine » ! 
    Or pour Arfel et ses gogos ralliés, pour la secte F$$PX et ricossanienne cela semble bien être  en fait deux sociétés séparées, leur ecclésiologie reproduit la christologie nestorienne, leur peudo-thomisme plagie le       
    dualisme esprit-corps de la philosophie des « temps modernes ».
     

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    Martial lien permanent
    août 23, 2013

     
    3. En effet, si le sujet substantiel de l’Église subsistait sous de tels attributs accidentels, et ceci en vertu de sa simple nature humaine, c’est que l’Église se confondrait purement et simplement avec cette nature humaine, et cela signifierait que cette dernière se cofonderait en conséquence avec n’importe quelle autre société humaine, comme l’Oumma mahométane, ou toute autre société religieuse. 
     
    L’on objectera sans doute à cela que l’Église est « aussi une société divine ».
    Et l’on croira argumenter en alléguant que la séparation entre les deux natures ici dénoncée serait comblée par le simple fait qu’il suffirait qu’elle ait été créée par N-S J-C, ainsi qu’il est clamé avec arrogance, entre autres sur le blog « la Question »
         
            Alors qu’en fait, et par exemple,  Saint Thomas en son « commentaire de la logique d’Aristote »,  (*)  ne déduit évidemment pas du fait que  si l’homme a pour cause efficiente Dieu, – et pour forme, l’âme raisonnable, pour fin, le salut, et pour matière, un corps,  –  que  de par  la simple cause motrice, l’homme serait d’une essence divine.   
     
    Or de même, ramener la nature surnaturelle de l’Église à sa seule cause efficiente ne suffit pas à définir sa nature divine.
    Elle est à elle seule un genre unique, et l’espèce d’aucun genre supérieur, antérieur, et plus universel.  
    C’est sa forme qui importe, or sa forme est Saint-Esprit lui-même. À la suite de Saint Augustin, Saint Thomas écrit dans son Commentaire sur les Sentences « le Saint-Esprit… est la perfection dernière et principale du corps mystique, comme l’âme dans le corps naturel ». (In III Sent., d 13, q 2, a 1, ad 1)  
    ON NE PEUT PAS ÊTRE PLUS CATÉGORIQUE ET DÉFINITIF !
     
    Arfel comme tous les imposteurs (à la tête) et tous les ignorantins (à la base) de la Tradition professent au contraire que l’Église ne serait qu’une société faillible et  corruptible à l’instar de toutes les autres  institutions religieuses qui conservent de leur côté, leur forme, essence et entité naturelle et exclusivement naturelle, au milieu de leurs éventuels et contingents  décombres ritualistes, doctrinaires,  ensorcelés ou administratifs…    
     
     
     
    En conséquence de quoi,
    la secte conciliaire est  réellement une substance seconde dont l’essence est l’antithèse de celle de l’Église : elle a pour forme la Synagogue de Satan.
    Il y a donc bien face à face :
    un sujet subsistant : la  secte  éclipsante,
    et le sujet subsistant : l’Église éclipsée.  
    Dès lors,  affirmer Le Saint-Esprit comme forme, cause, essence de la secte conciliaire, c’est propager l’escroquerie  « dans un concept d’ « église Conciliaire » hypothéqué par une erreur philosophique, fût-elle inconsciente, sur la substance et ses accidents. »
    comme le dit si bien ARFEL, parlant d’or…pour lui-même !
     
     
     
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    ( *)  « C’est un accident qu’il arrive d’être et de ne pas être dans la même chose sans la corruption du sujet. Pour l’intelligence de cela il faut savoir qu’une chose peut dépendre de l’autre de deux manières ; la première c’est d’en dépendre comme d’une chose qui lui est antérieure au moins en nature, et dans ce sens une chose dépend de l’autre de quatre manières encore, et sous ce rapport il y a quatre causes. Dans l’homme, le corps dépend de l’âme comme de la forme, et l’âme et du corps comme de la matière, et l’homme de Dieu comme de la cause efficiente, et de la béatitude comme de la cause finale » (commentaire de la logique d’Aristote, traduction Abbé Védrine, traité Un, chapitre VIII) 
     
     
     

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