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Fracture dans la Fraternité Saint-Pie-X : blanc bonnet et bonnet blanc

2014 octobre 8

 

L’Abbé Hervé Belmont publie sur son Blogue : Quicumque cet article sur la « Fracture dans la Fraternité Saint-Pie-X »

Sa conclusion rejoint en quelque sorte la notre :

Fausse Résistance = F$$PX = Voies sans issues

 


 

Quicumque

Mercredi 8 octobre 2014

Fracture dans la fraternité Saint-Pie-X : blanc bonnet et bonnet blanc

 

—  Mais pourquoi, pourquoi donc ne parlez-vous pas de l’« union sacerdotale Marcel-Lefebvre », de ces prêtres courageux qui ont choisi la voie de la fidélité en se séparant de la fraternité Saint-Pie-X qui va vers le ralliement ? Auriez-vous quelque défiance à leur égard ?

—  Mais pourquoi donc en parlerais-je ? Serait-ce pour dire la tristesse d’une nouvelle division qui a comme effet de scandaliser les âmes et d’introduire une guerre sans aucun profit pour la doctrine catholique, ni pour la sanctification des chrétiens, ni pour la splendeur de l’Église ?

L’opposition entre la Résistance et le Loyalisme (les deux partis se nommant eux-mêmes plus ou moins de cette manière – majuscules de rigueur !) est une opposition à l’intérieur du même monde, avec les mêmes carences doctrinales et les mêmes aberrations canoniques.

 

La déclaration initiale de l’union sacerdotale n’amorce aucun retour vers la doctrine catholique ; elle ne contient aucun désaveu de l’édification d’une hiérarchie acéphale ; aucun reniement des prétendues annulations de vœux et de mariages, ou des dispenses d’empêchements de mariage ; aucun regret des confirmations (à coup sûr invalides) conférées par de simples prêtres. Si bien qu’entre Résistance et Loyalisme, c’est blanc bonnet & bonnet blanc. Il y a une effrayante disproportion entre les maux (réels) produits par une lutte fratricide et le bien (imaginaire) censé justifier tout ce tintamarre. On critique blanc bonnet, on appelle à quitter blanc bonnet, on voue blanc bonnet aux gémonies, et on fait bonnet blanc.

Pour passer de l’un à l’autre, on a semé division, confusion, détraction et rivalités ; on a développé un comportement (encore plus) anarchique. C’est grande tristesse de voir les familles déchirées, les chapelles divisées, les guerres surgies de partout – et les âmes froissées – pour rien.

Et puis… quelle obligation y aurait-il, pour qui que ce soit, d’avoir une opinion sur telle personne, tel mouvement, telle position ? Chacun d’entre nous est tenu de professer la foi catholique dans son intégrité (et donc de la connaître, de l’étudier, de la méditer, de l’appliquer), mais non point d’émettre un jugement ni d’avoir un avis à propos de faits contingents, mal connus, fluctuants, tristement humains (trop humains…). C’est d’autant plus vrai que l’union sacerdotale en question renvoie au domaine de l’opinion des vérités qui intéressent de façon vitale l’exercice de la foi catholique, comme la papauté d’un Pape ou l’œcuménicité d’un concile (1).

D’ailleurs… j’ai déjà deux fois abordé le sujet, anticipant sur les événements. Je n’ai rien à ajouter, car rien n’a changé et que tout était aisément prévisible. Je reproduis ci-dessous ces deux textes.

La seule chose positive de l’affaire est que le (pseudo-)dogme (jamais énoncé mais toujours agissant) « Hors de la fraternité Saint-Pie-X pas de salut » qui depuis des décennies détourne tant d’âmes et de cœurs de l’étude sereine et objective de la doctrine catholique, a volé en éclats.

 


[1]  Le fait que untel est Pape est un fait dogmatique, un fait qui, bien que contingent, constitue la règle prochaine de la foi catholique. Même si, dans un temps de confusion, il est difficile de discerner du premier coup, rien ne change dans la nature des choses.

 


 

Extrait de Notre-Dame de la Sainte-Espérance n. 268
du mois de mai 2012

… Si donc une partie des prêtres de la Fraternité refuse ou le préambule doctrinal ou la situation canonique qui s’ensuivra, et fait sécession, il reste plusieurs possibilités :

  1. Se constitue une Fraternité-bis, par exemple une fraternité Saint-Marcel, sous l’obédience d’un, de deux voire de trois évêques, qui se proclame l’unique et l’authentique fondation de Mgr Lefebvre (car enfin, c’est la référence intangible).

Deux choses sont alors à craindre : la reconduction des mêmes erreurs doctrinales ; la grosse guerre pour la possession des prieurés, des avoirs bancaires et autres biens matériels : les avocats vont s’enrichir et les ennemis de l’Église se réjouir.

  1. Les « dissidents » demeurent dispersés, continuant çà et là un apostolat personnel. Que sera-t-il possible de faire alors pour les aider ? Quiconque en effet s’est trouvé dans une situation analogue sait combien le soutien de la charité sacerdotale est précieux.

Voici donc ce qu’il me semble.

—  Je ne vois rien que je puisse faire (hormis la prière) pour ceux que je nomme les néo-prêtres (ordonnés par un évêque sacré sans mandat apostolique) ; seule l’autorité suprême de l’Église (quand elle sera rétablie et si elle le veut) pourra réparer ce qui manque à leur ordination sacerdotale : l’intégration dans le clergé catholique ;

—  les autres prêtres ont été imprégnés, pendant une trentaine d’années au moins, de fausses doctrines, et de l’habitude d’un libre examen qui choisit entre les actes qu’il affirme provenir de l’autorité légitime ceux qui lui conviennent.

C’est là qu’il convient de venir à leur aide, pour qu’ils puissent se rendre compte des erreurs qu’on leur a enseignées, martelées au point qu’ils n’en discernent plus la malice ni l’opposition à la tradition catholique.

Quand, par la grâce de Dieu, ils auront pénétré la gravité de l’una cum du Canon de la sainte Messe, compris l’exigence de l’unité de l’Église en sa hiérarchie, professé l’intégrité de la foi catholique, nous nous réjouirons de pouvoir profiter de leur zèle et de leurs vertus.

 


 

Extrait de Notre-Dame de la Sainte-Espérance n. 289
du mois de mars 2014

Un désert doctrinal

Le 7 janvier 2014, une petite cinquantaine de prêtres de la fraternité Saint-Pie-X (ou assimilés) a signé une Adresse aux fidèles, proclamant : « Selon l’exemple de ce grand prélat [Mgr Marcel Lefebvre], intrépide défenseur de l’Église et du Siège apostolique, nous refusons par contre et avons toujours refusé de suivre la Rome néo-moderniste et néo-protestante qui s’est manifestée clairement dans le Concile Vatican II, et, après le Concile, dans toutes les réformes et orientations qui en sont issues. »

Cette adresse est spécialement motivée, disent-ils, par le fait que : « Depuis l’an 2000 et surtout à partir de 2012 les autorités de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X font le chemin inverse en se rapprochant de la Rome moderniste. »

L’affirmation claire et ferme d’un refus des erreurs qui sont contenues dans Vatican II ou qui en sont issues ne peut qu’attirer la sympathie. Mais ce premier mouvement d’estime ne suffit pas pour qu’on s’aveugle sur le grand vide doctrinal que manifeste cette Adresse, tant en elle-même qu’en ses attendus et les explications qui l’accompagnent.

La fraternité Saint-Pie-X souffre d’un gros problème doctrinal : depuis des décennies elle tait (dans le meilleur des cas) ou nie (en théorie et en pratique) tout un pan de la doctrine catholique : celui qui concerne l’autorité de l’Église et celle du souverain Pontife en particulier, celui qui concerne l’infaillibilité, l’unité de la hiérarchie catholique (qui est épiscopale), la nature et la dévolution de la juridiction, et l’obligation de l’obéissance.

L’Adresse aux fidèles, non seulement ne souffle mot de ce problème, mais se place exactement dans la même perspective hétérodoxe. Cela revient à dire que le fond de leur opposition n’est pas un désir de revenir à la vérité de l’enseignement de l’Église, mais uniquement une question de « politique ecclésiastique », de tactique face à Rome, d’évaluation de ce qu’il faut dire ou ne pas dire aux fidèles pour qu’ils continuent à suivre et à se croire en sécurité.

Cela va augmenter la confusion et engendrer des inimitiés, sans aucun profit pour la doctrine catholique, pour l’amour de l’Église, pour le témoignage de la foi.

—  Mais vous n’y êtes pas du tout ! Et vous le faites exprès ! Il s’agit d’arrêter la Fraternité sur la voie du ralliement, il s’agit de mettre en garde les fidèles contre cette pente dangereuse, mortelle même.

—  J’avoue : je le fais exprès. Mais c’est pour vous donner l’occasion de réfléchir trente secondes. Pour s’opposer au ralliement…au ralliement à qui ? Se rallier au Pape est le b-a-ba du catholicisme : le Pape est la règle vivante de la foi, la source de la juridiction, la référence de l’unité de l’Église. Être rallié au Pape, c’est tout simplement être catholique.

  Vous ne voyez pas donc que se rallier à François Ier, c’est accepter le modernisme, la religion conciliaire, le libéralisme ; c’est nier la royauté sociale de Jésus-Christ, c’est entrer dans l’univers de sacrements douteux, de vide doctrinal ?

—  Pour le vide doctrinal, vous y êtes déjà. Se rallier au Pape, c’est tout simplement se rallier à Jésus-Christ : ouvrez l’Évangile, interrogez la Tradition (celle qui mérite vraiment une majuscule), écoutez le Magistère permanent de l’Église : ce sont presque deux mille ans de Parole divine que vous entendrez et qui vous le répéteront sans variation, sans atténuation, sans hésitation.

Si vraiment se rallier à François Ier c’est être conduit à se séparer de Jésus-Christ – et là je ne peux nier que vous ayez raison – alors soit Jésus-Christ nous a menti, soit François Ier n’est pas le Pape. Comme Jésus-Christ est la Vérité éternelle et la Sainteté subsistante, il ne reste qu’une solution. Et si donc vous voulez continuer à affirmer la réalité du pontificat de François Ier, vous vous condamnez à errer (dans les deux sens du terme) : pour affirmer une vérité de foi vous en nierez une autre, et réciproquement, et sans fin : cela ne se peut que mal finir.

  Là encore vous n’y êtes pas, là encore vous le faites exprès ! Si l’adresse aux fidèles ne se réfère pas au magistère de l’Église, elle fait mieux : elle se réfère à Mgr Marcel Lefebvre. N’est-ce pas lui le grand modèle du combat, la seule référence qui puisse unir les catholiques fidèles. Et précisément c’est cette fidélité-là que l’Adresse revendique. D’ailleurs les questions doctrinales ne sont pas du ressort des laïcs.

—  Si vous exprimez la pensée des auteurs de l’Adresse, il y a du souci à se faire. Essayons de démêler l’imbroglio que recèle votre objection.

Les questions doctrinales ne sont pas pour les laïcs… Mais pour qui les prenez-vous ? Ils sont baptisés, ayant reçu la lumière de la foi en Jésus-Christ, appartenant à son Église militante, devant pétrir leur vie quotidienne de cette foi. Comment être et faire cela sans connaître quelle est la règle de la foi, sans rectitude doctrinale, sans que la foi domine et vivifie toute leur intelligence ? […]

Mgr Marcel Lefebvre… Oui, ce fut un homme de grand mérite. Mais enfin, il n’est pas et n’a jamais été au-dessus du Magistère de l’Église, au-dessus de l’autorité du souverain Pontife : il n’a jamais ni envisagé ni revendiqué une telle chose. Le Bon Dieu a rappelé Mgr Lefebvre à lui voici plus de vingt ans, et on prétend qu’il exerce encore une sorte de magistère qu’il n’a jamais possédé de son vivant, et qu’aucun pape n’a jamais possédé après la mort : c’est insensé. […]

La carence de l’Adresse a une certainement une autre raison […] : ayant pris l’habitude de vivre sans vraie référence doctrinale, les signataires sont loin d’être d’accord entre eux sur les grandes questions de l’Église. Et comme leur propos est tactique, ils font l’impasse sur la doctrine. C’est peut-être habile, mais c’est catastrophique. Les mêmes causes produiront les mêmes effets.

 

 


 

Les accentuations sont du CatholicaPedia Blog

 

Source : Blog : Quicumque – Abbé Hervé Belmont :
Fracture dans la fraternité Saint-Pie-X : blanc bonnet et bonnet blanc – Quicumque – Abbé Hervé Belmont :
http://www.quicumque.com/article-fracture-dans-la-fraternite-saint-pie-x-blanc-bonnet-et-bonnet-blanc-124741917.html

 
USML

 

  1. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    octobre 8, 2014

    L’abbé Belmont ne dispense certes pas, lui en tant que simple prêtre, la Confirmation.
    Il envoi ses fidèles se faire confirmer au Mexique chez un évêque moderniste/apostat.

    L’abbé Belmont a donc recours à des apostats, mais se permet de critiquer les quelques bons évêques Non Una Cum mais pas à son goût.

    L’abbé Belmont qui par ailleurs considère avec mépris une grande partie des prêtres de l’USML qui, à défaut d »avoir la bonne doctrine sont tout de même prêtres validement ordonnés.
    Non pour lui tout le clergé issu d’évêques sacrés sans Mandat Apostolique sont bons à jeter au feu !
    Or que vaut l’exigence d’un Mandat Pontifical pour le Sacre d’un évêque quand il n’y a plus le Pape pour le fournir (ni même le Pape Materialiter dont les actes sont nuls)

    L’abbé Belmont se réveille, dit qu’il condamne, et que lui et au dessus de la mêlée et de ces considérations.

    Que l’abbé Belmont corrige d’abord ses propres (et nombreuses lacunes) :

    >>> http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR_reponse_testament_ab_Belmont.v2.pdf

    Qu’il revoie sa position sur les auteurs antilibéraux qu’il n’a aucune gène à critiquer :

    >>> http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2013/12/Abbe-Belmont_ou_le-Pere-Ventura.pdf

    Que l’abbé Belmont fasse son examen de conscience sur ces points là, qu’il s’occupe de redresser ses confrères notamment l’abbé Guépin qui fait n’importe quoi depuis des années, ou l’abbé Seuillot qui dit n’importe quoi sur la Thèse (entre autres).

    Mais qu’il se taise publiquement, d’ailleurs personne ne le lit. Et de grâce pourquoi relayer ces inutiles articles ?

     

    • octobre 9, 2014

      Cher EML.

       

      Concernant l’abbe Guepin, pourriez-vous préciser ce que vous entendez par « n’importe quoi » ?

      Merci.

  2. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    octobre 9, 2014

    Ce que fondamentalement l’abbé Belmont oublie c’est que le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat, autrement dit le droit canon est pour le salut des âmes et non pour leur perdition.

     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      octobre 9, 2014

      Bien sur ! D’où la vertu d’Epikie :

      Quand l’application stricte d’une Loi va contre le but de cette Loi on passe outre la Loi.

       

  3. gg
    octobre 9, 2014

    Même si ce que l’Abbé Belmont écrit est globalement juste, je ne parviens toujours pas à comprendre comment il peut critiquer ses confrères prêtres… qui ont été – TOUT COMME LUI – ordonnés sans la permission d’un Pape en acte !!!

  4. gg
    octobre 9, 2014

    Qui sont ces clercs avec une ceinture rouge ?

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 9, 2014

      Les abbés Pfeiffer et Chazal. La ceinture rouge vient du fait qu’ils sont missionnaires en Inde.

  5. gerard76avM lien permanent
    octobre 10, 2014

    Oui Édouard-Marie, l’abbé Guépin qu’est ce qu’il a donc fait de mal lui aussi, puisqu’il a besoin qu’on le redresse…?

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      octobre 11, 2014

      Gérard, il est impossible à un laïc de faire entendre raison à un clerc, et encore plus de faire valoir qu’il a tort et nous raison.

      C’est donc aux clercs de se corriger en tant que confrères.
      Mais ils préfèrent se dire que ce sont les laïcs qui sont d’insupportables Orgueilleux.

       

      Voyez l’état de la chapelle de l’abbé Guépin et vous comprendrez le désastre.

      Un exemple, qui me vient en mémoire :
      — L’abbé Guépin avait des fidèles qui étaient opposés aux sacres sans mandats et ces fidèles étaient assez influents auprès de l’abbé Guépin.
      — À tel point qu’il ne laissait jamais un prêtre ou un évêque issu de ces lignées épiscopales sans mandats, exercer à la chapelle du Christ Roi … en tout cas est ce ce qu’il leur disait.
      — Mais de manière parfaitement discrète il recevait des prêtres comme l’abbé Le Gall qui célébrait la Messe dans la chapelle.

      Attitude typique du libéral qui veut plaire à tous.

      Combien de conversion de confrères ? combien de vocations abouties et non gâchées dans la durée ?
      Quel combat et quel résultat ?

      Le néant.
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 12, 2014

        Toutes ces compromissions de clercs sont en effet intolérables mais il faut y voir le châtiment de l’aveuglement ! Ce qui me fait dire qu’un prêtre doit avant tout vouloir plaire à Dieu avant que de plaire à (n’importe lequel de ) son prochain !

        Il est impossible que ces prêtres puissent offrir un sacrifice saint et sans tâche (pur) à Dieu ! Leur respect des rubriques s’apparente alors à du pharisaïsme tout simplement. N’est-ce pas  cher Édouard ?
         

        • Ludovicus
          Ludovicus lien permanent
          octobre 12, 2014

          Attention à ne pas sombrer dans le Donatisme. Au saint Sacrifie de la Messe, il n’y a qu’une Victime sans tâche, qu’un seul Prêtre, qui est Notre Seigneur Jésus-Christ, et le prêtre n’est que son instrument plus ou moins parfait mais cela ne remet pas en question la valeur la Messe.

        • Edouard-Marie Laugier
          Edouard-Marie Laugier lien permanent
          octobre 12, 2014

          Pas du tout.

      • octobre 12, 2014

        Bonjour,

        J’aime bien vos débats, mais ça me fait marrer quand même.

        L’abbé Guépin invite un prêtre NON UNA CUM, c’est un progrès faut lui rendre ça avant de le planter ; en plus il est très bien l’abbé Legal.

        Ensuite, il n’y a plus de prêtres ni d’évêques ordonnés « licitement » qui soient encore catholiques non libéraux ; ou alors ils n’en ont plus que pour quelques années à vivre ou d’avoir Alzheimer …

        Donc soit il faudrait revoir vos positions psycho rigides, ou vous mettre au modernisme pour préparer votre descendance.

        Pour une fois les modernistes ont raison : « aimez vous les uns les autres ! »

         

        • Edouard-Marie Laugier
          Edouard-Marie Laugier lien permanent
          octobre 12, 2014

          Mais Marcel, personne ici (sur le blog) n’a dit que c’était un problème que l’abbé Le Gall aille chez l’abbé Guépin.
          Mais ce dernier joue sur deux tableaux. C’est hypocrite.

  6. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 13, 2014

    Cher Ludovicus,

    « Le donatisme est un schisme qui divisa l’Église, en Afrique, pendant trois siècles et demi, de la fin de la persécution de Dioclétien à l’invasion arabe. Des divergences irréconciliables s’installèrent dans le peuple chrétien sur l’attitude à prendre à l’égard des croyants, voire des évêques qui avaient failli durant la persécution. L’évêque Donat organisa le parti des intransigeants, pour qui la validité des sacrements dépendait de la sainteté des ministres. Du côté catholique, cela contraignit à une réflexion plus approfondie sur les sacrements et la théologie de l’Église, réflexion à laquelle participa grandement saint Augustin. »

    Comme on peut le constater, nul ici ne remet en cause la VALIDITÉ des messes NON UNA CUM célébrées par des prêtres validement ordonnés. Car en ce cas, effectivement nous risquerions de retomber dans cette vieille hérésie donatiste que vous nous signaliez fort à propos.

    L’OBLATION PURE ne doit pas être confondue avec  la validité de la Messe, même si la corrélation naturelle entre les deux n’échappera à aucun catholique de bon sens ! Une messe noire peut être parfaitement valide mais Dieu l’aura en abomination ! Une Messe non una cum plaira ou déplaira à Dieu, non pas en raison de la sainteté personnelle du prêtre, ni de ses pouvoirs pour consacrer mais de l’intention ou non d’offrir une oblation qui ne soit pas souillée par quelque  considération ou doctrine  que ce soit qui amènerait ce prêtre à se compromettre, si peu que ce soit, avec l’erreur moderniste…ou ses postulants !

    Notons également que le problème ne concerne pas que le prêtre car les fidèles sont liés au prêtre qui célèbre et participent à leur manière à l’oblation et au Sacrifice. S’ils partagent avec le prêtre certaines idées tordues directement corruptrices de la sainteté de l’action qui se fait devant eux, ils seront alors coresponsables de la non-réception des grâces attachées à un si auguste mystère…

    Non seulement les grâces de discernement seront retirées au prêtre qui se compromet mais aussi, dans une moindre mesure sans doute, aux fidèles qui ferment pudiquement les yeux sur tous ces petits accommodements avec la pure doctrine de l’oblation.

    Car une Messe valide et même conforme à la rectitude catholique (non una cum) ne plaira pas automatiquement à Dieu, si le prêtre et les fidèles ou une partie de ceux-là y mettent quelque intention peccamineuse ou tout simplement une pensée  doctrinalement corrompue…

    D’aucuns oublient assez vite (car ça arrange tout le monde et tranquillise les consciences « sensibles » et/ou scrupuleuses) que nous sommes dans l’économie du châtiment et que la situation que nous vivons est non seulement exceptionnelle mais tout à fait inédite dans l’histoire de l’Église.

    La moindre corruption INTENTIONNELLE au Canon de la Messe par exemple, coupe les canaux de la grâce sanctifiante et ne permet pas aux fidèles de recevoir toutes les grâces qu’ils sont en droit d’en attendre, dans les conditions requises par l’Église….même éclipsée !

    Et s’obnubiler sur la simple validité et l’estampille déclarative  « non una cum » d’une messe n’est pas une garantie suffisante pour être sûr, par le canal de l’oblation pure, de recevoir les grâces de sanctification attachées au Saint Sacrifice. Qui croira que le climat d’une chapelle, les querelles de personnes, certains choix doctrinaux ou idéologiques,  les allusions plus ou moins perfides, les dérives plus ou moins cachées et  corruptrices  de tel ou tel prêtre à l’apparence doctrinale impeccable, les déclarations plus ou moins hypocrites, l’accent mis sur telle ou telle position par trop humaine ou circonstancielle, qui croira donc, à moins d’avoir complètement renoncé ou abdiqué ce « sensus fidei » propre aux catholiques, que Dieu restera indifférent à tout cela pour prodiguer ses grâces et les bienfaits de Sa Rédemption ? Allons donc ! Le fidèle se doit d’être d’une grande exigence pour lui-même et pour ses prêtres qu’il doit choisir parmi les plus radicaux (ce qui n’a rien à voir avec l’esprit sectaire ou psychorigide et encore moins avec un manque de « charité »). La tiédeur n’est pas de mise en ce domaine et trop souvent encore c’est l’affect désordonné soit pour le prêtre soit pour la liturgie (vécue parfois comme une obligation quasi superstitieuse…) qui guide le fidèle vers des voies sans issue ou des impasses doctrinales fruits d’un aveuglement occulte et subtil……

    Il n’y a plus guère de prêtres radicaux… C’est pour cette raison que le choix de nos Messes (quand on a la grâce d’en bénéficier) et de nos prêtres se fait de plus en plus difficilement et que le temps n’est pas si éloigné ou cette question deviendra tout à fait critique ! Rappelons-nous les craintes de l’Abbé Vérité à ce sujet…

    Certains vont me trouver bien sévère et radical…mais je leur rappellerai ce que le bon sens populaire nous dicte en ce cas : qui peut le plus peut le moins !
     

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