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Les blasphèmes pleuvent de partout

2015 janvier 29

 

Les blasphèmes pleuvent de partout…

…et même de Saint-Nicolas-du-Chardonnet !

Un ami catholique qui, converti, ne veut plus jamais transiger me transmet ce document que je vous propose aujourd’hui.

LHR

 


 

« Il n’a plus la Foi catholique !
Il n’est plus catholique !
 »

Réponse d’un simple laïc au sermon scandaleux de monsieur l’abbé de La Rocque prononcé le dimanche 9 novembre 2014, à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, car :

« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

 

Abbé de La Rocque

 Abbé Patrick de La Rocque

Dimanche 9 novembre

Dédicace de la Basilique Saint-Jean-de-Latran

Conservons l’amour lucide de l’Église

 

Au nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Nous célébrons donc aujourd’hui la dédicace, la consécration de l’Église-cathédrale de Rome, non pas Saint-Pierre, mais Saint-Jean-de-Latran qui est la cathédrale du Pape, la première église qui ait été bâtie à Rome, en Occident, immédiatement après le décret de Constantin, en 313. Et c’est Constantin lui-même qui donna son Palais du Latran au Pape, pour qu’il y réside, et c’est l’empereur qui fit bâtir cette église de ses propres deniers, lieu où la Curie Romaine résida pendant plus d’un millénaire jusqu’en 1455.

Pourquoi accorder une telle importance à cette fête, vu qu’elle prime sur le dimanche ?

La raison en est peut-être inscrite sur le fronton de cette église Saint-Jean-de-Latran. Il y est inscrit ʺMère et tête de toutes les églisesʺ.

Ce que nous venons célébrer, magnifier aujourd’hui, c’est donc la Maternité de l’Église à notre endroit, représentée par ce magnifique édifice de pierre du Latran duquel sont nées par la suite toutes les autres églises, Maternité de l’Église à l’endroit de nos âmes. Oui, le Bon Dieu n’a pas voulu nous laisser seuls pour nous débrouiller, pour aller jusqu’à Lui au ciel.

Il nous a confiés à une Mère, à l’Église. C’est elle qui à travers le baptême nous donne vie ; nous sommes baptisés dans la Foi de l’Église. C’est elle qui nous nourrit de sa Foi, de l’Eucharistie ; c’est elle qui nous soigne à travers le sacrement de pénitence ; c’est elle qui nous donne le pouvoir de faire du bien ; c’est grâce à l’Église, de par l’Église ; c’est elle qui donne ses indulgences que vous vous êtes efforcés de gagner cette semaine au profit des âmes du Purgatoire. L’Église est notre Mère, et aujourd’hui, à travers cette fête, elle attend de notre part cette gratitude, cette action de grâces envers le bon Dieu pour tout ce qu’Il a institué en notre faveur en fondant l’Église.

Ces grandes réalités éternelles, quelles que soient les défaillances humaines, ces grandes réalités éternelles, il importe de ne jamais les perdre de vue. Nous sommes fils, filles de l’Église, et c’est ainsi que nous pouvons nous approcher du divin Époux, notre Seigneur Jésus-Christ. N’oublions jamais ces réalités, quand bien même l’Église, notre mère, aujourd’hui est malade. Au lieu de nous donner seulement cette nourriture toute pure de la foi transmise à travers le magistère de toujours, elle veut nous communiquer, nous faire avaler une idéologie mortifère ; elle est malade, bien malade, l’Église ; quand on voit le pape dire que le catholique accède à Dieu par la Bible et le musulman par le coran, elle est bien malade, cette Église. Elle est bien malade, lorsque l’on voit le pape, ces derniers jours, ce dernier mois, soutenir ses cardinaux qui se posent en destructeurs de la morale catholique, du mariage en l’occurrence, elle est bien malade cette Église, elle est bien malade lorsque le pape ces derniers jours, cette semaine, s’adressant aux protestants évangéliques, leur dit qu’ils sont fils de l’Église, qu’ils sont dans la grâce de Dieu. On peut donc renier l’Église catholique et rester enfant de Dieu ! Celui qui renie sa mère renie par le fait même son père dans le domaine spirituel ; nier cela, c’est hélas, rendre l’Église bien malade !

Quelle doit être notre attitude profonde devant cette maladie ? Avons-nous déjà vu enfant digne de ce nom délaisser sa mère sous prétexte qu’elle est malade ? Il ne l’aime que plus. Il est, à la mesure de ses pauvres moyens, tout soin pour elle. De cœur, il n’en est que plus proche. Il nous faut garder cet amour vrai de l’Église, vrai, mais lucide, non point naïf.

Cette maladie qui atteint l’Église d’aujourd’hui n’est pas une maladie comme les autres. On pourrait un petit peu, si vous voulez, la comparer à Ebola, c’est une maladie qui est contagieuse. Les autorités romaines veulent répandre cette maladie et ils veulent nous faire ingurgiter le virus. Nous sommes face à une maladie spécifique en ce qu’elle est contagieuse.

Comment se comporte un enfant devant une maladie contagieuse de sa mère ? Son devoir d’enfant est effectivement de se protéger de la contagion. La mère digne de ce nom veut la vie et la bonne santé de son enfant, et donc correspondre à ce désir de notre mère consiste effectivement à nous mettre à l’abri de la contagion, à nous protéger. Nous avons ce devoir filial à l’endroit de l’Église, notre mère. Il se peut, certaines maladies provoquent des sortes de délire, il se peut que dans ce délire cette mère malade de maladie contagieuse nous demande de venir l’embrasser ; çà suffirait à attraper Ebola. Obéir en vérité à cette mère, c’est refuser cette demande qui vient du délire beaucoup plus que de sa vraie maternité.

Hélas ! hélas ! ô combien hélas ! nous sommes obligés de nous tenir ainsi comme éloignés de ces personnes porteuses de ce virus spirituel encore plus subtil et donc bien plus contagieux que celui d’Ebola. Est-ce pour cela qu’il faut totalement isoler ces personnes contagieuses, lui interdire tout accès de quiconque, mais se scandaliser que tel ou tel cherche à s’en approcher ? Il importe de poser des nuances. Il serait criminel cet enfant qui refuserait à sa mère malade d’une maladie contagieuse l’accès du médecin prémuni qui, peut-être, pourrait l’aider à la guérir. Si l’enfant se doit de refuser ses baisers délirants, il se doit, dans la mesure où il le peut, d’aider sa mère, non pas directement – il est impuissant –, mais en faisant appel au médecin compétent et suffisamment protégé pour ne pas être infecté.

Il y a de bons contacts possibles avec cette mère malade ; il importe d’y envoyer les personnes suffisamment compétentes, vérifier après qu’elles n’aient pas été infectées et puis avec pour mission de chercher à aider cette Église malade à se relever. Oui, il nous faut poser ces nuances ; en tout cela, un seul guide, cet amour réaliste de l’Église, cet amour profond de celle qui est notre mère, réaliste, c’est-à-dire, qui ne prend pas ses illusions subjectives, quelles soient d’espoir ou de crainte, pour des réalités. Regarder les choses telles qu’elles sont, amour réaliste de l’Église. Il importe de veiller à des tentations qui pourraient être proposées.

Certains, sous prétexte d’amour de l’Église, en fait, de découragement personnel, devant le besoin des combats, sous prétexte donc de cet amour de l’Église, s’illusionnent et disent que la crise s’achève. Qu’ils ouvrent le premier journal religieux ! Dans La Croix de ces jours-ci, le dernier recteur des séminaires de Paris a invité à ce qu’on bénisse à l’église les unions homosexuelles. Elle n’est pas finie la crise de l’Église ! Et ce n’est pas qu’à Paris que ça se passe, c’est jusqu’à Rome. On l’a vu dans les synodes. Soyons réalistes.

De l’autre côté, on pourrait être tenté d’une autre manière, je pourrais en rester aux apparences, je vois le visage défiguré de ma mère, par la lèpre par exemple, et je pourrais dire, ce n’est plus ma mère : dramatique réaction ! Je pourrais dire un pape c’est à dix mille lieues à l’opposé de la foi, c’est vrai, et donc je pourrais dire mais il n’est plus pape, c’est pas possible ; je pourrais être tenté par ce que on appelle le sédévacantisme, le siège de saint Pierre est vide, il n’est pas pape, danger, gros danger que cette tentation, elle ne respecte pas le mystère de Dieu cette tentation.

Sous l’autre mode, mais dans le fond la même, la sainte Vierge l’a eue au pied de la Croix, elle était tentée, comme divisée dans son intelligence ; un glaive, lui avait dit Siméon, te transpercera le cœur, le « psyché » dans le grec si pur de saint Luc, c’est-à-dire l’intelligence en fait, l’intelligence divisée au pied de la Croix. D’un côté, elle le sait, l’ange lui a dit, Il est Fils de Dieu, Il est Dieu, Il l’est et donc Il ne peut pas mourir, et donc Il ne peut pas souffrir. De l’autre côté, la même parole de Dieu, à travers l’Écriture Sainte, lui dit (c’est le Livre des Nombres) : « Il est maudit de Dieu celui qui meurt sur le bois ». Maudit de Dieu. Fils de Dieu, vrai Dieu ou maudit de Dieu ? Il y a là un mystère, un mystère immense qui dépassait complètement l’intelligence de la Vierge. A-t-elle tranché ? A-t-elle jugé ? Elle a respecté le mystère. Stabat mater dolorosa. Elle est restée là, fidèle au pied de la Croix jusque dans cette contradiction apparente, et sa foi ne saisissait pas, ne comprenait pas, ne tranchait pas en tout cela.

Vous toucheriez de la même manière à quelque chose d’essentiel à l’Église, vous porteriez atteinte à la visibilité de l’Église. L’Église catholique est visible, c’est un dogme de la foi ; aux sédévacantistes, l’Église n’est plus visible, il a porté atteinte à cela.

Gardons cette humilité devant les mystères qui nous dépassent, dans ces moments où l’Église vit sa passion, à travers cette maladie si contagieuse, la seule chose, je vous le disais, qui pourra nous garder, c’est cet amour, amour lucide de l’Église. C’est l’amour lucide qui a gardé Notre-Dame au pied de la Croix. Gardons cela et ainsi nous resterons toujours fils, filles de l’Église, à son service et bénéficiaires de tous ses bienfaits.

Ainsi soit-il.

 

Ainsi prêcha M. l’Abbé de La Rocque, le dimanche 9 novembre 2014, en l’église de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à Paris, en la fête de la Dédicace de la Basilique Saint-Jean-de-Latran.

 

* * * * * *

 

COMMENTAIRES

 

1° On est effrayé d’entendre et de lire que …l’Église, notre mère, aujourd’hui est malade, …elle veut nous communiquer, nous faire avaler une idéologie mortifère, …mère malade de maladie contagieuse, et 20 fois il nous parlera de malade et maladie.

 

« Il n’a plus la Foi catholique ! Il n’est plus catholique ! »

 

Nous aurions pu suivre saint Alphonse de Liguori, le docteur de la théologie morale, mais confions-nous à un prélat antilibéral, peu enseigné à Écône, pour comparer les dires de cet abbé avec l’enseignement habituel de la Sainte Église Catholique qui ne peut ni se tromper ni nous tromper.

 

L’Abbé Joseph Lémann dans La Dame des nations dans l’Europe catholique, 1909, (avec un hommage de saint Pie X !) résume en quelques lignes la sainteté de l’Église :

« Saint Paul avait annoncé, de l’Église, qu’elle n’aurait jamais ni tache ni ride ; et il avait révélé aussi le secret de cette perpétuité dans la jeunesse et la beauté : Le Fils de Dieu a aimé l’Église et Il s’est livré pour elle ; Il s’était livré pour elle sur le calvaire où elle fut purifiée, sanctifiée dans l’eau qui sortit de Son cœur ; et Il s’était livré encore pour elle comme un captif, comme un prisonnier d’amour dans les mille milliers de Tabernacles eucharistiques où Il continue à aimer Son Église, à lui tenir compagnie d’amour tout le temps que doit durer son voyage vers l’éternité. C’est ce qui fait que l’Église reste jeune, reste belle : l’amour d’un Dieu éminemment rénovateur.

Ô Jésus, beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, sous la tendresse de Vos rayons cachés, Votre Église renouvelle sans cesse l’éclat, la fraicheur de l’impérissable jeunesse, et Vous lui donnez d’être comme Vous une beauté toujours ancienne et toujours nouvelle ».

 

Voilà ce qu’est la Sainte Église de Dieu ! Voilà ce qu’est Sa sainte Église ! Voilà ce qu’est la Sainte Église Catholique !

Mais à Écône on ne sait pas appliquer le principe de non-contradiction[1]. Et on ne sait pas voir que la secte conciliaire qui a tout changé pour tout détruire, ne peut se confondre avec la Sainte Église de Dieu, Sa Sainte Église !

On n’a pas compris l’immense blasphème auquel ils se sont obligés de croire. Voulant absolument confondre la sainteté avec cette horrible caricature, ils sont devenus des marranes, ce genre d’hommes doubles, qui veulent être …et conciliaires …et catholiques ! alors qu’un vrai catholique vit dans l’Unité complète avec Dieu, avec Sa Sainte Église, une dans tous les temps, une dans tous les lieux, une dans l’Église militante, souffrante et triomphante.

Une Église Sainte, une Église Une ! voilà l’Église de Dieu, toujours jeune, toujours belle, sans tache ni ride.

 

Oui, M. l’Abbé, vous n’êtes plus de cette Église catholique. En voulant absolument vous lier à cette secte conciliaire, non pas malade, mais hérétique, vous vous obligez à vous couper de l’Église catholique, vous n’êtes plus catholique !

Vous en avez tellement honte, vous le savez tellement, que vous vous obligez à de tels raisonnements grotesques ! à de telles images ridicules ! Parler de maladies alors qu’il s’agit d’hérésies ! Hier, le Sida, aujourd’hui Ebola !

Ce n’est pas plutôt vous qui êtes malade ? Contredire saint Paul n’est-ce pas de la folie ? Cela fait longtemps que vous êtes infecté !

Et vous osez parler d’amour lucide ! (lucide : qui voit, comprend ou exprime clairement les choses) ! Vous, lucide ? Vous qui avez perdu le sens de la Sainte Église de Dieu ! vous qui ne comprenez plus, vous qui avez apostasié, vous qui êtes devenu : AVEUGLE !

 

2° Ce qui démontre votre incompétence pour sauver les âmes conciliaires. Les années passées vous avez dirigé une revue, Lettre à nos frères prêtres. Quels en sont les fruits ? Combien de vraies conversions ?

Et vous osez prétendre être un médecin compétent et suffisamment protégé pour ne pas être infecté. Cela ne fait pas sourire, mais pleurer ! Vous avez beau vous autoproclamer “théologien”, nous qui sommes restés catholiques, nous savons ce que sont de vrais théologiens ! Vous qui errez sur le grave problème de l’infaillibilité pontificale, sur le traité de l’Église, sur la nature de la secte conciliaire, vous qui vous trompez sur la grille amis-ennemis, etc., etc., vous osez vous croire un médecin compétent ? C’est ridicule, stupide, absurde ! N’en rougissez-vous pas de honte ?

 

3° Cela vous oblige à ne pas comprendre la situation ! à la déformer, à la caricaturer. N’a-t-on pas assez expliqué que le siège n’était pas vacant ! qu’il est même très occupé !

N’a-t-on pas dit et redit qu’il ne s’agissait pas du siège, qu’il ne s’agissait pas du pape, qu’il ne s’agissait pas du pape hérétique, qu’il ne s’agissait pas de l’autorité, mais qu’il s’agissait de beaucoup plus grave : une secte de l’ennemi occupe les lieux de la Sainte Église pour mentir aux âmes et tuer les âmes. Vous mentez en parlant du sédévacantisme !

 

4° Toutes ces remarques ont déjà été dites et redites, mais le pourquoi de cette réfutation s’appuie sur ce qui est nouveau dans votre sermon et qu’il était impossible de laisser passer. C’est votre blasphème contre notre Reine, la Très Sainte Vierge Marie, et tout fidèle bien né ne peut laisser insulter sa Mère, sans prendre sa défense. Nous l’aimons trop, mais jamais assez !

Marie doutant au pied de la croix ! C’est ignoble, répugnant, sacrilège ! Les quelques lignes que vous lui avez consacrées sont nouvelles : jamais personne dans le combat depuis 50 ans n’avait blasphémé ainsi !

 

Revenons encore à Mgr Joseph Lémann, dont l’ouvrage, La Vierge Marie présentée à l’amour du vingtième siècle, écrit en 1899, lui a mérité cet imprimatur :

 

Le 1er Mai 1899.

Mon cher chanoine,

Les rapports des juges si compétents qui ont examiné votre ouvrage « La Vierge Marie présentée à l’amour du XX siècle » appellent l’imprimatur dans les termes qui sont déjà une récompense de votre travail.

« J’ai constaté, dit l’un d’eux, docteur en théologie, que la doctrine de cet ouvrage ne s’écarte en rien de la vérité dogmatique et morale, mais qu’elle est un écho fidèle de la tradition des Pères et des auteurs mystiques les plus autorisés dans leurs expositions ou commentaires de la Sainte Écriture. »

+Pierre Cardinal Couillié,

Archevêque de Lyon et de Vienne, Primat des Gaules.

 

Nous sommes donc dans de bonnes mains… Reportons-nous au chapitre II, La réalité de la passion : Marie sur le Golgotha, le sujet que vous avez abordé. Suivons pages après pages ce qu’un juif converti écrivait sur notre sainte Mère.

p.483 : « Un violent combat se livrait en elle. Deux amours géants étaient aux prises dans son cœur comme dans un champ clos, l’amour de son fils et l’amour du genre humain qui devait être racheté. Le premier lui faisait abhorrer la mort, le second lui faisait accepter. Elle était mère, et ses entrailles, de toute leur énergie, repoussaient la mort ; mais, mère du rédempteur, elle disait au glaive du jour de la Présentation : Oh ! perce moi avant de le percer ! »

Douleur mais pas doute, monsieur l’abbé !

p.485 : « Vous n’avez point voulu de victimes ni d’oblation ; les holocaustes pour le péché ne vous étaient pas agréables. Mais vous m’avez approprié un corps, et alors j’ai dit : Me voici, pour faire, ô Dieu, ô mon Père, votre volonté.» Telle était l’ardente prière, l’oblation de chaque jour que le Fils de Dieu devenu homme faisait à son Père céleste, comme prélude de son sacrifice. Sa mère, à ses côtés, en entendant les accents de l’oblation de son Fils, elle qui avait aidé Dieu à lui approprier ce corps, elle qui avait fourni à Jésus, de ses entrailles, cette aptitude de victime, sa mère, unissant sa prière enflammée à celle de son Fils, n’a-t-elle pas dit : « Ô Seigneur, moi aussi, me voici …et le voici ! pour que nous fassions votre volonté» …l’oblation de Jésus était l’oblation de Marie ».

 

p.493 : « Cette immensité de douleurs dans le corps de Jésus et dans l’âme de Marie avait un but : la justice de Dieu à apaiser et le salut du monde à procurer. La courageuse fille d’Abraham l’a depuis longtemps compris et attendu, elle vient donc se placer, héroïque et sublime, à côté de la Croix. Stabat, elle était debout ! Ce seul mot a suffi pour raconter le prodige de sa foi, de sa force, de son intrépidité, de sa constance, de son amour pour le monde, comme les seuls mots « que la lumière soit, et la lumière fut », ont suffi pour raconter les milliards de feux qui se sont allumés au firmament. Jésus est abandonné de tous sur la terre, il semble même qu’il le soit du Ciel, car il est écrit : celui qui est pendu au bois est maudit de Dieu (Deuter, 21, 23). Mais sa mère est debout à ses côtés, reconnaissant, à travers tous ces abaissements et toutes ces souffrances le Christ, le Messie, l’Homme de douleurs par amour, l’Homme-Dieu. Ce fut l’acte de Foi le plus vaste, le plus profond, le plus sublime qui se soit jamais fait et qui se fera jamais».

 

p.514 : Stabat ! « Ne me la représentez pas évanouie ni même en sanglots, dit saint Ambroise, je lis dans l’Évangile qu’elle était debout ; je n’y lis pas qu’elle fut en larmes. Les forces ne défaillent ni dans son corps, ni dans son âme, parce que, sous l’ombre de la vertu du Très-Haut qui la couvre, un triple lien en elle résiste à toute rupture ; ce triple lien est formé de sa tendresse maternelle, de sa pureté virginale, de son esprit sacerdotal : funiculus triplex difficile rumpitur. » (Ecclésiastique, IV, 12).

 

p.520 : « L’ardente charité de Marie va s’exercer par rapport à un double objet que l’eau et le sang sortis du côté de Jésus annoncent et commencent : le berceau de l’Église et le calice des prêtres. L’Église, toute spirituelle avant, est formée en ce moment et sort du côté entr’ouvert de Jésus. Les saints Docteurs sont unanimes à le reconnaître. L’Homme-Dieu s’est endormi sur la Croix. L’amour et la mort ont amené son sommeil. Alors la jeune Église naît de son Cœur, comme Ève avait été tirée du côté d’Adam durant son sommeil au paradis terrestre. Pareille à une fiancée sans tache, l’Église sort du lieu le plus noble qui soit au monde : du cœur de Celui que les anges adorent en Le regardant dormir… dans une extase qui accompagne sa douleur, Marie, des yeux de sa foi, a aperçu l’Église naissante, et, la première sur la terre, elle l’accueille en son cœur. Si le Cœur de Jésus est, pour l’Église, son berceau, celui de Marie est son premier asile, son abri protecteur. Que les paroles humaines ne tentent pas d’exprimer la rencontre de ces deux vierges sans tache, dont l’une est la Mère de Dieu et l’autre l’épouse née de la passion ».

 

p.525 : « La Femme prend sa revanche sur le serpent. « Je viens à toi au nom du Dieu des armées », signifie à Satan la royale fille de David, tandis qu’elle s’immole avec Jésus à Dieu Tout-Puissant. Elle est la Vierge belliqueuse en même temps que la Vierge sacerdotale ».

 

p.530 : « Le Vendredi-Saint est arrivé. Jésus a été saisi, flagellé, condamné… Il est cloué à la Croix… Tout à coup, à ce moment, une femme se détache de la foule, s’avance lentement et vient se placer debout à côté de la croix. La Femme, la voilà ! Un cri de rage et de terreur monte de l’abîme, et contribue à la noirceur de la nature. Mais la Vierge est calme et intrépide… Le pied sur la tête du monstre, Marie a exigé une réparation complète… Et elle s’acharne après lui, elle lui arrache les âmes ; elle va les lui prendre jusque dans sa gueule. Oui les enfants de Marie sont devenus les Fils de la femme libre : libres à leur tour… Telle fut la revanche de la Femme sur le serpent. Au sommet du Golgotha est dressé le poteau où est suspendu l’édit de la liberté du monde : la Femme est debout à côté du poteau. Générations qui passez, tombez à genoux devant le libérateur et baisez la main de votre libératrice ».

 

Vous avez eu l’audace d’écrire : elle était tentée, comme divisée dans son intelligence

Préférons cette remarque de saint Ambroise : « Les forces ne défaillent ni dans son corps, ni dans son âme ».

 

Et vous allez plus loin encore dans le blasphème : « Il est maudit de Dieu celui qui meurt sur le bois », maudit de Dieu. Fils de Dieu, vrai Dieu ou maudit de Dieu ? Il y a là un mystère, un mystère immense qui dépassait complètement l’intelligence de la Vierge. A-t-Elle tranché ? A-t-elle jugé ? Elle a respecté le mystère. Stabat mater dolorosa. Elle est restée là, fidèle au pied de la Croix jusque dans cette contradiction apparente, et sa foi ne saisissait pas, ne comprenait pas, ne tranchait pas en tout cela ».

À quoi l’Abbé Lémann répond : « Jésus est abandonné de tous sur la terre, il semble même qu’il le soit du Ciel, car il est écrit : Celui qui est pendu au bois est maudit de Dieu (Deuter, 21, 23). Mais sa mère est debout à ses côtés, reconnaissant, à travers tous ces abaissements et toutes ces souffrances le Christ, le Messie, l’Homme de douleurs par amour, l’Homme-Dieu. Ce fut l’acte de Foi le plus vaste, le plus profond, le plus sublime qui se soit jamais fait et qui se fera jamais ».

Et le scandale ne se termine pas là ! Car aucun de vos confrères, les abbés Billecocq, Boubée, Chautard, Gainche, Puga, ne se sent gêné pour partager le même CD 292 vendu par Saint-Nicolas ! Sont-ils eux aussi, contaminés par le Marranisme ?

 

CONCLUSION

 

Comment un vrai Catholique, un vrai prêtre catholique, peut-il parler ainsi ?

Vous n’êtes plus Catholique ! Vous avez perdu la Foi !

Êtes-vous meilleur docteur en Théologie que saint Paul, saint Ambroise, l’abbé Lémann et tant d’autres ?

Honteux, scandaleux, criminel ! Oui, c’est criminel, car vous faites perdre la Foi en la Sainteté de l’Église et vous vous attaquez à Celle qui était DEBOUT ! Celle qui écrase la tête du serpent ! Celle qui n’a jamais douté !

C’est vous qui êtes divisé et visiblement malade, bien malade ! Vous êtes complètement contaminé par les hérésies de Vatican d’Eux !

 

Certains lecteurs nous reprocheront : comment osez-vous parler ainsi d’un prêtre ?

Ont-ils compris que la vraie question est : comment un prêtre catholique peut-il parler ainsi de l’Église et de la Très Sainte Vierge Marie ?

 

 

Je crois donc fermement après la lecture de votre sermon et des textes choisis en réponse, que ce que vous enseignez n’est pas, ne peut pas être de l’Église catholique ! C’est même typiquement de la secte conciliaire.

J’espère qu’un clerc zélé pour la gloire et la défense de la Mère de Dieu et de Notre Mère la Sainte Église vous répondra mieux, bien mieux que moi avec ces quelques textes !

 

Prions pour l’abbé de la Rocque ! Qu’il ait l’humilité et le courage de se reprendre et de faire amende honorable !

 

Notre-Dame des sept douleurs, priez pour nous !

Seigneur donnez-nous de saints prêtres !

Soyons fidèles au Cœur douloureux et Immaculé de Marie.

 

Le 29 janvier 2015, en la fête de saint François de Sales

Un catholique qui, converti, ne veut plus jamais transiger.

 

 

 


[1] Rappelons ce principe fondamental :

— sous sa forme métaphysique : une même chose ne peut à la fois et sous le même rapport, être et ne pas être ;

— sous sa forme logique : il est impossible d’affirmer et de nier à la fois une même chose sous le même rapport.

 

PHOTO de l’Abbé Patrick de La Rocque :

L’abbé de La Rocque (FSSPX) dans son prieuré à Nantes, un jéroboam de champagne à la main, fêtant le Motu Proprio de l’apostat Ratzinger-Benoît XVI, et membre de la commission doctrinale nommée par Mgr Fellay pour négocier la doctrine catholique avec les modernistes du Vatican. (Virgo-Maria N°783)

  1. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    janvier 29, 2015

    Quand un laïc, un prêtre ou un évêque (mais pas un Pape, non non non) tombe dans l’hérésie, ce n’est plus de l’honneur de cette personne dont il faut se soucier, mais de l’honneur de Dieu, offensé.

    Sait-on encore aujourd’hui ce qu’est l’hérésie, même chez les Tradis …… ?

     

    http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_sad.gif

  2. Charles
    Charles lien permanent
    janvier 29, 2015

    Il y a dans ce terrible constat deux mots qui, tels des atomes dans un accélérateur à particules, se heurtent dans un cataclysme proprement et apocalyptiquement universel : LUCIDE (mot dans le sermon) et AVEUGLE (mot employé par le commentateur).

    Comment « l’amour lucide de l’Église » peut-il engendrer un aveuglement, c’est à dire l’envahissement de l’âme et de son intelligence par les ténèbres ?

    À première vue c’est rigoureusement impossible car :

    « qu’y-a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? » (Corinthiens 6:14)

    Cela veut dire qu’il y a quelque chose qui cloche gravement dans cette cervelle cléricale, qui ne doit pas être une exception au sein de cette « fraternité » de plus en plus ténébreuse…

    En fait ce n’est pas si compliqué à comprendre, même pour les âmes sensibles ou scrupuleuses…

    En admettant comme une évidence, sauf à tomber sur des individus de mauvaise foi caractérisée, que l’aveuglement spirituel est un concept facilement compréhensible au commun des mortels catholiques, et que la lucidité, et qui plus est dans l’amour surnaturel (car pour les autres « amours » ça devient beaucoup moins évident !!!), ne présente pas de difficulté insurmontable pour qui possède une foi vive et sincère, on bute malgré tout sur l’incompatibilité radicale entre une lucidité amoureuse et un aveuglement spirituel, qui serait le fruit de cette même lucidité ! Impossible diront tous ceux que le bon sens n’a pas (encore !) déserté ! Alors ? Si la lucidité qui est lumière engendre l’aveuglement qui est ténèbres, c’est que la cause n’est ni dans l’un ou l’autre terme. BINGO !!! Le secret de cette union scandaleuse et de cet inceste spirituel se trouve dans un troisième terme que nous allons tout naturellement retrouver dans le sermon du malheureux abbé.

    Vous l’avez bien sûr trouvé ! C’est le mot « Église » !!!!!!!! Commençons par le dépouiller, ce mot,  de ses oripeaux blasphématoires et ôtons lui ce masque, véritable leurre diabolique, qui lui donne un air de déjà vu et rassure les fidèles, qui n’aiment tant que les beaux souvenirs du passé : le « E » majuscule !!!

    Et qu’obtient-on alors ? un petit mot misérable, galvaudé, usurpé, caricaturé, que même les païens emploient pour désigner un groupement religieux ou spiritualiste : une église……(sans majuscule…)

    À présent on comprend mieux pourquoi la lucidité amoureuse de l’Abbé de la Rocque peut ainsi produire un tel aveuglement : son « Église » est en réalité une « église » qui n’a rien à voir avec la Sainte Église de Jésus-Christ ! Mais ce terme « église » est encore bien trop gentil pour qualifier cette secte apostate et hérétique qui a chassé Dieu de la plupart de Ses Temples et qui a pratiquement tout détruit, surtout ce qui ne se voit pas,  car le monde surnaturel échappe à des clercs qui amassent sur leurs têtes des charbons ardents…

    Et leur perversité intellectuelle ne s’arrête pas là ! Car ils vendent en permanence la mèche puisqu’ils s’obligent, comme pour se dédouaner, de parler de nous, dans les termes peu flatteurs de sédévacantistes (obtus et obstinés) mais qu’en  plus ils se représentent notre foi en l’Église comme une « tentation » !!! Ah ! Sont-ils jaloux à ce point de ne pas pouvoir  partager avec nous une conclusion nécessaire parce que catholique et que pour cette raison nous représentons à leur égard l’antique Tentateur de la Genèse ??? C’est à croire…… Plaignons-les de tout notre cœur, mais ne les excusons en aucune manière car ils savent au plus profond de leur cœur où se trouve la vérité…

    Ils se disent fils et filles (?!) de « l’Église » mais n’hésitent pas à dire que leur mère est malade, très malade… Ils vendent encore la mèche lorsqu’ils désignent les véritables coupables de cette maladie : les autorités romaines !!!!

    Ah ! elles ont bon dos les Zautorités romaines !!! Les métaphores médicales montrent à quel point ces clercs sont empêtrés dans les liens diaboliques qu’ils ont eux-mêmes forgés puis acceptés, par orgueil, par poltronnerie et par refus d’une saine théologie. Ils ont donc raté leur vocation : ils auraient peut-être fait de bons médecins, lucides et amoureux de la bonne santé de leurs patients, puisqu’à ma connaissance la Faculté et l’Ordre des médecins sont les seules valeurs sûres de l’orthodoxie médicale, du moins pour le moment…

    Lorsqu’on s’aveugle à ce point et qu’on est un consacré, les fruits mauvais ne se font pas attendre : c’est par un juste jugement de Dieu que, l’abandonnant à son égarement, fruit de son aveuglement coupable, le Très Haut abandonne l’âme de ce prêtre au démon qui lui fait proférer  le plus grave des blasphèmes : celui  contre la Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie ! Rien que cela devrait mettre les âmes encore timorées ou hésitantes sur le chemin de la vérité…… Je parle des fidèles catholiques bien sûr, encore accidentellement égarés dans les méandres embrumés de l’unacumisme blasphématoire…

    Y-a-t-il encore un prêtre zélé pour remettre ce clerc dans le droit chemin ? Ou plutôt, y aurait-il un prêtre suffisamment crucifié pour acter cette folie ???

    La réponse est sans doute dans la question………
     

  3. François lien permanent
    janvier 30, 2015

    Inimaginable ! Voilà donc à quelles extrémités peut pousser le « sédéplénisme » forcené, lui-même poussé jusque dans sa logique la plus démente…
     

  4. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    janvier 30, 2015

    Oui, ils sont malades, malheureusement.

    Notre Mère la Sainte Église n’est pas malade, elle est occupée par des intrus, sans foi, hérétiques et schismatiques, encore faut-il les démasquer et crier au loup.

    La Très Sainte Vierge Co-rédemptrice, participe et offre ses souffrances en union avec son divin Fils, elle qui a enfanté sans douleur le Sauveur à la crèche, enfante dans la douleur ceux qui seront ses fils.

    Immaculée, sans blessure de l’intelligence, avec un degré de grâce supérieure à tous les anges, elle n’a pu douter un seul instant car son adhésion de foi animée par la charité était sans faille, ce qui ne veut pas dire qu’elle ait tout compris du mystère, seul le Verbe en est capable.
     

    • janvier 30, 2015

      Une maladie c’est pas toujours grave ça peut se guérir, ce n’est pas un péché, tout au plus peut être la conséquence d’un péché.

      Dans le cas présent Rome ne souffre pas de maladie mais d’un très grave péché d’adultère et de prostitution.

      Rome pêche contre le premier commandement :

      « un seul Dieu tu adoreras »

      Rome après avoir voté la liberté religieuse et la déclaration Nostra Aetate  affirme que toutes les religion adorent Dieu.

      Or il n’y a que l’Église Catholique qui adore et obéit au seul vrai Dieu qui est père de Jésus Christ.

      Toutes les autres religions ne sont que des sectes sataniques, reconnaitre qu’elles adorent Dieu c’est les prendre comme « maitresses », c’est se prostituer.

      Toutes les réformes qui ont été faites dans l’Église ne l’ont été que pour plaire aux « maitresses », c’est un péché très grave dont Rome devra se confesser.

      Un vrai Catholique ne peut pas suivre Rome dans son péché !!!
       

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        janvier 30, 2015

        Arrêtez de divaguer…Morin !
         
        Ce N’EST simplement plus la même Église !
         
        Il s’agit présentement de la secte Conciliaire, qui EST une AUTRE « église »… une SECTE…
         

        • janvier 30, 2015

          Je n’essaye pas de convertir les convertis, ce sont les autres qu’il faut amener à réfléchir et à comprendre.

          • Cave Ne Cadas
            Cave Ne Cadas lien permanent*
            janvier 30, 2015

            Justement, vous ne pouvez essayer de les convertir… qu’en leur disant la vérité !
             

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        février 1, 2015

        Ils sont malades, je parle des prêtres de la FSSPX, leur maladie s’appelle : « le non-conclusionnisme », ils se refusent à conclure malgré tous les éléments que leur a légués leur Fondateur ; quant à Avrillé, le Père Pierre-Marie, lui, pratique le double langage, d’une part « Dominicus » fait un « petit catéchisme du sédévacantisme » ; d’autre part il fait la préface de « L’étrange pontificat du pape François » d’Alexandre Marie, plaquette qui dénonce le démolisseur de l’Église, or aucun pape catholique ne peut démolir la Sainte Église. Résistants à Mgr Fellay, ils on recours à Mgr Williamson qui prêche les mêmes erreurs.
         

  5. Charles
    Charles lien permanent
    janvier 30, 2015

    Là je vais fâcher beaucoup de catholiques pieux et attachés à leur pratique religieuse (la messe, les sacrements,…). mais tant pis, j’en prends le risque !

    Car au vu de cette dégringolade cataclysmique de la portion encore valide du clergé, il faut enfin avoir le courage — éclairé par l’intransigeance de la foi — de rompre avec la communion qu’on pouvait avoir avec ces clercs là.

    Je fais remarquer à mes lecteurs éventuellement épouvantés et/ou scandalisés par ce que je vais leur dire, que le commentateur use de mots radicaux et très forts : criminel… honteux… scandaleux… ignoble… répugnant… sacrilège… divisé… contaminé… infecté… incompétent… AVEUGLE… très malade… blasphémateur……… et j’en oublie peut-être…!

    ALORS ? Ne serait-il pas venu le temps de rompre définitivement et RADICALEMENT avec le crime, le blasphème, le scandale…et de n’avoir plus aucune part (nullam partem)  avec ces clercs aveuglés et dévoyés ? Ce qui n’empêchera jamais un catholique de prier pour ces prêtres et de souhaiter vivement, comme le souligne le commentateur (bien connu de nos « services » ! hihihi !), qu’ils fassent amende honorable, même si, humainement parlant, il est permis de ne pas ou peu  y croire…?

    Est-on bien conscient que cet aveuglement se retrouve jusqu’au sein de l’action la plus sacrée qui soit et que leur oblation, au cœur même du Saint Sacrifice,  ne peut-être qu’entachée gravement, même si elle reste — hélas — valide, et trompe ainsi les fidèles qui, en plus, se trouvent être officiellement una cum les apostats romains ! (le « privatim » étant irrecevable en la matière).

    Cela ne peut plus durer ! La tradition amasse sur sa tête les charbons ardents de la colère de Dieu ! Les mous, les tièdes et les pusillanimes, du moins en ce domaine de la foi, serons vomis de Dieu ! Nous devons mettre notre détestation de l’impureté doctrinale en accord avec notre pratique, même si j’ai bien conscience que cela semblera à certains d’un prix incroyablement trop élevé à payer…et m’entendre dire : « Mais vous n’y pensez pas ! Se priver volontairement des sacrements et de la messe !!! Quelle horreur ! Nous allons perdre la foi, c’est sûr…et nos enfants, vous y avez pensé ? »

    En toutes choses il faut raison garder. J’aurais tout naturellement tendance à ajouter que ceux qui hésiteraient encore n’ont qu’à lever les yeux vers la Mater Dolorosa et soutenir son regard tout en allant côtoyer des clercs qui l’insultent !

    Cela dit, se priver des sacrements dans de telles circonstances est non seulement un acte de foi mais aussi un geste de salut public. Pour les prêtres d’abord et pour les fidèles ensuite. On ne mesure pas assez les ravages que peut faire dans l’âme le mauvais exemple…et donc le manquement à la charité surnaturelle… Notons que cette privation reste circonstancielle et n’est volontaire que dans la mesure où elle est en adéquation avec la volonté formelle de n’avoir aucune part avec les crimes de ces prêtres. Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas voulu dire ! Se priver en connaissance de cause de tous les sacrements et de la Messe est une position théologique certes possible mais dangereuse à bien des égards pour la grande majorité des fidèles, incapables de tenir, sans tricher, cette position de principe (relire l’admirable résumé de la question par Mgr Guérard des Lauriers). On peut donc refuser toute compromission liturgique et sacramentelle tout en désirant ardemment recevoir, même rarement, les sacrements de l’Église (car il est encore possible d’en trouver auprès de certains prêtres, certes de moins en moins nombreux !).

    Je sais de source sûre, qu’il y a encore trop de catholiques (même parmi nous !)  qui, s’illusionnant sur leur piété et la nature même de la vertu de religion, s’obligent par je ne sais quelle scrupuleuse schizophrénie à assister à des cultes disparates et très éloignés, pour beaucoup d’entre eux, de l’oblation pure. Cela ne peut plus durer ! Et si je sais pertinemment qu’à ce niveau là je prêche dans le désert le plus total, je suis bien conscient que mon désert personnel n’a rien à envier à celui de mon prochain… Il ne faudrait pas croire qu’il y a dans mes propos un manque d’humilité, car je suis moi aussi torturé par cette situation et le manque de repères ecclésiaux qu’elle implique forcément.

    Il semblerait que tout se passe comme si les fidèles catholiques avaient laissé de côté la communion des saints. Nos actes nous jugent et ont obligatoirement des conséquences d’une portée surnaturelle. Qui pourra dire et affirmer que toute participation inadéquate est un boulet supplémentaire attaché aux pieds de ces malheureux prêtres que nous consentons à aider du bout des lèvres par nos prières non agréées  mais que nous leur refusons la véritable charité surnaturelle à laquelle ils sont en droit d’attendre de nous ? L’économie du châtiment se rappelle à nous de manière souvent très importune……

    On parle beaucoup de mutations tous azimuts en cette période diaboliquement troublée. Il serait donc temps  d’opérer vraiment la notre et de renoncer à notre bien être intellectuel et psychologique de pratiquants pourris gâtés en nous mettant — un tout petit peu — sur la Croix ! En serons-nous capables ? Rien n’est moins sûr…

    Sursum corda tout de même !
     

    • Abenader lien permanent
      janvier 30, 2015

      Permettez, cher Charles, que je résume en une phrase vos dires, qui devraient faire bondir notre si cher Doudou : Pas de Sacrifice, quel sacrifice !

      • Charles
        Charles lien permanent
        janvier 30, 2015

        humm…si vous voulez Abenader…en ce cas les (vos) majuscules sont d’une extrême importance !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif
         

  6. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    janvier 30, 2015

    Maintenant que le sermon est rendu public, il ne reste plus maintenant qu’à attendre les si saines et si solides réactions et réfutations des clercs Non Una Cum, tout parti confondus, que nous appelons tous de nos vœux pour terrasser l’hérésie et correctionner l’hérétique.
    Des baffes charitables pour lui éviter bien pire au delà.

    Espérons donc avec confiance que se lève un Saint Athanase un Saint Dominique ou un Saint François de Sales des temps modernes.

    Sursum Corda comme on dit habituellement.

     

  7. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    janvier 31, 2015

    Attention, un sermon n’est pas un traité de théologie, même si évidement il devrait exempt d’erreur.

    Ils ne sont pas même fidèles aux jalons posés par le fondateur :

    « Je crois sincèrement que nous avons affaire à une contrefaçon de l’Église et non pas à l’Église catholique. Parce qu’ils n’enseignent plus la foi catholique. Ils ne défendent plus la foi catholique. Ils enseignent autre chose. Ce n’est plus l’Église catholique. Tous ces Cardinaux dans les congrégations et toutes ces secrétaires dans les congrégations, ils sont bien assis là où étaient leurs prédécesseurs mais ils ne continuent pas leurs prédécesseurs. Ils n’ont plus la même foi, ni la même doctrine ni la même morale que leurs prédécesseurs. Et principalement, leur grande erreur c’est l’œcuménisme. Ils enseignent un œcuménisme qui est contraire à la foi catholique. [..] On peut et on doit même croire que l’Église est occupée par cette contre-église que nous connaissons bien et que les Papes ont condamné. Depuis bientôt quatre siècles, l’Église ne cesse de condamner cette contre-Église qui est née avec le protestantisme et qui est à l’origine de toutes les erreurs modernes, qui a détruit toute la philosophie, qui nous a entraîné dans toutes ces erreurs que nous connaissons : libéralisme, socialisme, communisme, modernisme, sionisme. Nous en mourrons. Les Papes ont tout fait pour condamner cela. Et voilà que maintenant, ceux qui sont sur les sièges de ceux qui ont condamné ces choses-là sont maintenant d’accord pratiquement avec ce libéralisme et cet œcuménisme. Plus les choses s’éclairent et plus nous nous apercevons que ce programme qui a été élaboré dans les loges maçonniques, on s’aperçoit tout doucement et avec des précisions de plus en plus grandes, qu’il y a tout simplement une loge maçonnique au Vatican. Maintenant quand on se trouve devant un secrétaire de congrégation ou un cardinal qui se trouve assis dans le siège où se trouvaient de saints cardinaux qui avaient la foi et défendaient la foi de l’Église, on se trouve devant un franc-maçon. »

     

  8. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    janvier 31, 2015

    D’autre part, Charles a raison quand on va dans une chapelle, ou église tenue par la FSSPX on ne peut pas se scandaliser d’entendre des propos de types FSSPX.

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      janvier 31, 2015

      De tels propos dépassent l’entendement, et demeurent sans commune mesure avec les énormités habituelles qu’ils disent sur la crise de l’Église (le pape etc. etc.) et l’Infaillibilité.

      Là on a quand même affaire à un type qui dit textuellement que la Sainte Vierge Marie avait des doutes dans sa Foi.
      Quel Catholique ne bondirait pas en entendant ça ?
       

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        janvier 31, 2015

        Concedo. Croire et comprendre, ne sont pas une même chose. Notre Seigneur s’écrie lui-même :

        « Mon Dieu, Mon Dieu pourquoi m’avez-vous abandonné ».

    • Charles
      Charles lien permanent
      janvier 31, 2015

      En effet Ludovicus, c’est pourquoi je pense qu’il n’est plus licitement moral de s’y rendre volontairement (j’entends par là pour un motif non impérieux qui ne serait dicté que par le besoin de ne pas se priver de l’assistance à la « messe ») et de s’exposer ainsi à entendre une doctrine déviante (voire criminelle comme dans le cas de l’Abbé de la Rocque) pendant les offices de la FSSPX.

      Néanmoins, l’on peut encore y prier devant le Saint Sacrement en dehors de tout office puisque la faute des clercs n’entraine pas ici la perte ET de la consécration de l’édifice (comme c’est le cas pour les lieux de culte de  la secte) ET de la validité consécratoire du prêtre, même si son oblation est très gravement corrompue et entachée par un unacumisme blasphématoire…

      D’aucuns me diront qu’il existe une solution médiane, en ce sens que, si l’on ne veut pas se priver de l’obligation dominicale, l’on peut assister passivement à un culte corrompu en se retranchant quelque peu derrière sa validité supposée, la première règle  à respecter étant de n’y  jamais communier sacramentellement. (Communion spirituelle uniquement).

      Mon avis est que cette position est humainement très difficile à tenir et à gérer ; elle est, sous des dehors d’héroïsme relatif, la manière la moins catholique de s’exonérer à peu de frais de l’économie du châtiment, d’autant que chacun se fera une idée très personnelle de sa « passivité »…étant bien entendu qu’il est difficile d’aller assister à la messe avec des bouchons d’oreilles!!! Et puis et puis on finira par buter sur l’exemplarité de cette solution…

       

  9. février 2, 2015

    Je crois qu’il est également judicieux de rappeler ici la déclaration de Sa Sainteté Pie XI dans Mortalium Animos :

     

    « Car jamais au cours des siècles, l’Épouse mystique du Christ n’a été souillée, et elle ne pourra jamais l’être, au témoignage de saint Cyprien : « L’Épouse du Christ ne peut commettre un adultère : elle est intacte et pure. Elle ne connaît qu’une seule demeure ; par sa chaste pudeur, elle garde l’inviolabilité d’un seul foyer ». »

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 2, 2015

      Merci pour ce rappel.

      Tout comme Notre Seigneur Jésus Christ, la Sainte Église Catholique ne peut pas être souillée ou diminuée.

  10. Louis-Hubert REMY
    février 2, 2015

    En 2000 environ je faisais ce constat :

    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-De_la_Lettre_a_nos_freres_pretres.pdf

    Quels sont les résultats en 15 ans de la Lettre à nos frères prêtres ?
    toujours est-il que l’abbé de La Rocque était déjà bien malade ! Il ne s’est pas arrangé !

    Quand on pense que l’on parle de lui comme un théologien !!!

    et qu’il se croit théologien !!!………

     

  11. Martial lien permanent
    février 3, 2015

    L’abbé de La Roque, curé de St Nicolas, ancien professeur de philosophie,  enseigne :

    « elle était tentée, comme divisée dans son intelligence ; un glaive, lui avait dit Siméon, te transpercera le cœur, le « psyché » dans le grec si pur de saint Luc, c’est-à-dire l’intelligence en fait, l’intelligence divisée au pied de la Croix. D’un côté, elle le sait, l’ange lui a dit (…), « Fils de Dieu, vrai Dieu ou maudit de Dieu ?  Il y a là un mystère, un mystère immense qui dépassait complètement l’intelligence de la Vierge. A-t-elle tranché ? A-t-elle jugé ? Elle a respecté le mystère »

    1/ S’il avait étudié des philologues et exégètes non soumis à l’Empire de l’exégèse critique, il saurait que le grec de Saint Luc n’est pas aussi pur, et que seuls des préjugés anticatholiques étayent la thèse dominante selon laquelle il aurait écrit l’original de son Évangile directement en langue grecque.

    2/ Le mot « psyché » écrit au chap.2, verset 35 ne signifie pas « intelligence » comme il l’affirme, mais il signifie le mot « âme »,  en français actuel, traduit de « anima ».

    3/ Certes ce mot français « âme » possède plusieurs sens. Donc, afin de traduire le terme « psyché » de manière fidèle, sans trahir la pensée et en voulant comprendre la pensée exacte de Saint Luc, — ainsi que la parole de Siméon —, il faut choisir parmi ces divers sens du mot âme, celui qui a été retenu dans le lexique habituel de traduction grec-hébreu de l’époque (dont celui de la Septante).

    4/ Le mot psyché traduit une des trois composantes de la désignation du  mental dans les langues sémitiques. Il s’agit du mot nephesh, qui correspond très approximativement à l’entité qui regroupe plusieurs réalités : biologique, psychique, mentale, instinctivo affective, « les entrailles », etc…

    Le deuxième mot est  neshama, qui correspond très approximativement à l’intelligence, — incorrectement traduit par le mot français « cœur » qui correspond plutôt au domaine du nephesh. Le troisième mot est ruah, qui est traduit aussi très approximativement par « esprit ».

    5/ Lorsque Siméon dit à la T.S.V.M. « et à toi, une épée te transperceras l’âme », il lui annonce une immense douleur, affectant son affectivité-âme-anima– psyché-nephesh, comme le confirme Mgr Joseph Lemann.

    6/  Bède (Chaîne d’Or de Saint Thomas) a enseigné :   Il nous faut donc entendre ici ce glaive dont le Psalmiste a dit : « Ils ont un glaive sur leurs lèvres (Ps 58), et c’est ce glaive, c’est-à-dire la douleur que Marie éprouva de la passion du Sauveur, qui transperça son âme. Car bien qu’elle sût que Jésus-Christ, comme Fils de Dieu, mourait, parce qu’il le voulait, et qu’elle ne doutât nullement qu’il triompherait de la mort »

    7/ Saint Ambroise (Chaîne d’Or)  a enseigné : « Marie n’ignorait point le secret des célestes mystères ; car le Verbe de Dieu est vivant et efficace, et plus pénétrant que le glaive » etc. 

    8/ Saint Augustin (Chaîne d’Or) évoque « un moment de doute et d’hésitation », mais il précise aussitôt sa pensée : « de même qu’un glaive qui ne fait qu’effleurer un homme, lui donne un vif sentiment de crainte, mais sans le blesser ; ainsi le doute lui inspira un vif sentiment de tristesse, mais sans donner la mort, parce qu’il ne s’arrêta pas dans son âme, mais la traversa seulement comme une ombre. »

    9/ La T.S.V.M. n’a pas été anéantie par « le mystère » comme l’affirme encore l’abbé, ne serait-ce que pour la simple raison que, dans le Catholicisme, le « mystère » n’est pas une  insoluble énigme intellectuelle, contrairement à ce que les impies allèguent au sujet de ces diverses superstitions qui seraient des « vraies religions » selon le jargon à la mode actuelle.

    10/ Comment la T.S.V.M. qui a été vierge avant, pendant, et après la Nativité, qui a veillé à l’éducation de N.S.J.C. et a été témoin de sa vie cachée, aurait-elle pu sombrer dans le scepticisme et le désespoir ?

    11/ L’affirmation de l’abbé de La Roque constitue donc une sollicitation de la Tradition Apostolique dans l’unique but de faire l’apologie de la secte conciliaire, et de diaboliser les catholiques semper idem.

    L’affirmation indiciblement scandaleuse de L’abbé de Laroque serait-elle tout le fruit qu’il a retiré de sa méditation des mystères joyeux lorsqu’il prie le Rosaire ?  Ou bien son attention serait-elle alors absorbée par la comptabilité des « bouquets spirituels » qu’il doit transmettre à Mgr Fellay lorsqu’il s’agit de « surnaturaliser » le ralliement de la F∴$$PX à la secte de Rome, Sodome et Babel ?
     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 3, 2015

      C’est les « mystères » lumineux !! c’est les « mystères » lumineux !!
      Saint Lolek l’anime !!

      Je suis sidéré par la science de l’ami Martial, qui s’exprime sans chamallows tout en restant ferme et tranchant.
      Le mal et son propagateur sont dénoncés sans excès de smiley, de gras, ou d’emportement démesurés.

       

  12. Charles
    Charles lien permanent
    février 3, 2015

    Merci à Martial de nous faire partager ses connaissances.

    Les subtilités des langues orientales sont en effet très enrichissantes et je retiens bien les différents sens du mot « psyché« , ce qui, sur un plan psychologique et de l’affectivité émotionnelle est d’un grand intérêt.

    L’Abbé doit retourner à ses chères études……

    Encore Merci.
     

  13. Martial lien permanent
    février 4, 2015

    Cher Édouard,

    Je constate que j’ai tort de ne pas m’intéresser à la théologie de Saint Lolek,  un des « Pères de la Secte En Bonne Santé » :  En effet, les « mystères lumineux » illuminent mystérieusement jusqu’aux tradis !!
     

  14. Martial lien permanent
    février 8, 2015

    Cher Charles permettez-moi d’ouvrir une question, en rebondissant entre plusieurs autres citations que je pourrais faire de vous, concernant la grâce d’une part, et le châtiment d’autre part, par exemple sur celle-ci extrait de votre message du 30 janvier plus haut :

    « Qui pourra dire et affirmer que toute participation inadéquate est un boulet supplémentaire attaché aux pieds de ces malheureux prêtres que nous consentons à aider du bout des lèvres par nos prières non agréées  mais que nous leur refusons la véritable charité surnaturelle à laquelle ils sont en droit d’attendre de nous ? L’économie du châtiment se rappelle à nous de manière souvent très importune…… »

     

    En effet, il existe aussi l’autre écueil, consistant à renoncer aux sacrements, et à sombrer dans des effets spirituels, qui ne peuvent pas ne pas être rapprocher des effets du luthéranisme, bien que celui-ci ne participe pas du même principe que celui de la Vraie Religion.

    Notamment, en vertu de cette hérésie, [et je reprends ci-après une citation de don Carusi sur le site (rallié) Disput. Théol] : 

    « le sacrement a inévitablement perdu la fonction catholique de signe qui produit la grâce qu’il représente, car la causalité qu’il exerce au sujet de la grâce n’est certainement pas physico-instrumentale. Le Baptême et la Confession n’opèrent pas instrumentalement le “transitus” ontologique cité, et il n’est pas possible de penser à une augmentation de grâce au moyen de la réception du Corps du Christ substantiellement présent dans les espèces consacrées. En effet le juste — et pécheur en même temps — ne se confie pas à l’efficacité des sacrements, en essayant de les recevoir le plus dignement possible, ni encore moins s’appuie sur les effets de la digne réception de l’Eucharistie, mais il se confie dans le “réveil” en son âme de la foi-confiance en son propre salut ».

    Alors que tout baptisé reçoit un appel général et un appel particulier à la vie mystique (au sens catholique du terme),

    et alors que le développement de l’organisme spirituel (grâce sanctifiante) est une obligation impérative donnée par le Bon Dieu,

    Le fait de subir la privation involontaire de sacrements,  ne pourrait-il être mis en rapport avec le châtiment collectif qui nous frappe ?

    Donc, ce « châtiment » ne constituerait-il pas seulement en  notre tristesse individuelle  au cœur de la désolation de l’abomination, mais surtout dans un châtiment spécial dans les conditions de notre salut personnel, et ce, quels que soit nos grands désirs et nos mortifications ?

    N.B. Je n’évoque évidemment pas dans cette question, l’hypothèse de ceux qui méconnaitraient l’appel particulier et catégorique à la vie mystique et sainte dont ils sont destinataires,  pour renoncer par préférence personnelle à la vie sacramentelle.

     

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  1. Le glaive de Siméon | Le CatholicaPedia Blog

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