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Le “secret” donné par la « Belle Dame » à Mélanie Calvat

2015 juillet 8
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par Cave Ne Cadas

 

Le “secret” donné par la « Belle Dame » à Mélanie Calvat

 

La Salette

Certains voudraient qu’on n’en parle pas !!! ils nous disent avoir « avancé bien souvent les multiples mises à l’index de la version du secret de La Salette » cité dans nos articles, « mise à l’index par 4 Papes successifs (dont S. Pie X, Pie XI et Pie XII) »

Néanmoins, le Secret circula pendant plus de quarante ans avec l’accord de plusieurs papes. Documents à l’appui, Maurice CANIONI l’a expliqué dans son livre « La Femme et le Dragon ».

Et Mélanie l’a dit et répété maintes fois :

Le Secret fait partie des Paroles de la Sainte Vierge

Le Secret et le Reste n’ont pas été Inventés après coup

Françoise Mélanie Calvat, 1903

« Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, mais seulement de vous le dire »

(Cf. Texte authentique de la Mère Saint-Jean, « Les Cahiers de Cassiciacum » de l’Abbé Jacques-Marie Seuillot)

« Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist… L’Église sera éclipsée… » Chose inimaginable, incroyable, ceux qui ont mission de conduire les âmes au ciel deviendront des loups déguisés en brebis. Pie IX, Léon XIII et Saint Pie X confirmeront que le Mystère d’iniquité était déjà de leur temps en cours de réalisation. Nous traversons ces heures de tragiques ténèbres…

 

* * *

 

Dans l’heure où la Sainte Église, au premières Vêpres de Notre-Dame des Sept Douleurs, demande à ses prêtres de méditer l’oracle sacré :

« Ô, Vierge de SION votre douleur est grande comme les eaux de la mer… », la Très Sainte Vierge dans l’affliction annonçait à Mélanie, Bergère de La Salette :

ND de La Salette pleurant sur la France« Malheur aux prêtres et aux personnes consacrées à Dieu […]

« Malheur aux habitants de la terre […]

« Les péchés des hommes sont cause de toutes les peines qui arrivent sur la terre […] »

 

Il est certain que les malédictions proférées par Notre-Dame à l’encontre d’un « clergé infidèle » et de « mauvaise vie » avaient de quoi irriter certains Princes de l’Église et certains prêtres visés dans le Secret, comme le confirme l’histoire ecclésiastique en France au XIX° siècle.

Déjà, les coupables réclamaient contre les menaces de la Mère de Dieu… et exigeaient pour se soumettre un programme de conversion plus conforme à leur état !

Dans l’histoire contemporaine des avertissements où la Prédiction Divine est manifeste, l’Apparition Prophétique de Notre-Dame sur la sainte montagne de La Salette en 1846, se distingue par la contestation formidable qu’elle suscita d’emblée.

Cent soixante neuf années ont passé. Les opposants les plus opiniâtres ont tout tenté pour faire obstacle à la diffusion des recommandations de notre Bonne Mère du Ciel.

Des ecclésiastiques dévoyés ont cru pouvoir faire taire la Très Sainte Vierge. Car, il s’agit bien de cela !… En 1915, en fabricant une interdiction de commenter le Secret, ils ont utilisé une propagande digne des officines maçonniques.

Aux intrigues des sectaires républicains, aux manœuvres des Carbonari secondés par plusieurs évêques gallicans, ont succédé, à la fin du XIX° siècle et dans le premier quart du XX°, les campagnes venimeuses de comploteurs mitrés, soutenues par la presse rationaliste et relayées par les conjurés modernistes et quelques antimodernistes renommés.

Un cardinal, adepte du naturalisme dans l’action politique, s’aventura même jusqu’à dénoncer dans les promesses et les bénédictions de la Reine des Prophètes « des relents » de Millénarisme…

Au seuil de ce XXI° siècle, cinquante ans après le pseudo et funeste “concile” Vatican II, la Réalisation des prédictions apocalyptiques faites à Mélanie, est avérée.

Cependant, certains prétendent toujours interdire la diffusion des recommandations expresses de la Mère du Sauveur, descendue en pleurs vers les siens pour les appeler à la Conversion.

Notre Mère de Miséricorde est venue sur terre en 1846 pour appeler les siens au combat.

La Salette

« Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous, pourvu que votre foi soit la lumière qui vous éclaire dans ces jours de malheurs. »

Ce pressant appel est une mission détaillée pour « le temps des temps, la fin des fins », combat de la Lumière contre les Ténèbres. Objet du mépris du plus grand nombre, cet appel maternel est le gage d’abondantes bénédictions si nous y répondons avec la foi requise. Avec une obéissance filiale, c’est l’assurance d’un combat victorieux.

 

Or, ce refus d’obéir aux consignes de combat trouve aujourd’hui des propagateurs obstinés là où on pouvait s’y attendre le moins. Adversaires déclarés de la Religion Prétendue Conciliaire, des abbés transalpins (1), zélés canonistes, ont fourni dans leurs écrits (2) et leurs prêches, un renfort nouveau aux “décrets” de 1915 et 1923 : l’artifice d’un “décret” de 1957 !

Un confrère français, prosélyte dissident (3) de leur “théologie” Fan-thésiste, arguant lesdits “décrets” de la hiérarchie de contradiction, n’hésite pas dans son Bulletin (4) à user d’une bouffonnerie :

« Ne pas se soumettre aux interdictions, c’est détruire la reconnaissance [de l’Apparition]. Si l’Église a été circonvenue et trompée dans ce cas, pourquoi ne le serait-elle pas dans l’autre ? » (5)

Dans cette pirouette lamentable ne devons-nous pas reconnaitre l’aveu d’un ignorant dépassé par la controverse ?

Connaisseur aguerri du dossier, l’auteur de l’ouvrage présenté au public a su démontrer de la façon la plus honnête, l’inanité des “décrets” ecclésiastiques allégués et la fiction d’une condamnation formelle.

Son travail fort bien documenté est riche en éléments de preuve. Il intéressera les lecteurs novices ou peu avertis en la matière.

D’autres, plus au fait d’une polémique incessante, y trouveront la confirmation de deux précédents opuscules, dans lesquels l’auteur avait confondu les maîtres du chantage à l’Obéissance Ecclésiastique

Remarquable plaidoyer pour Notre-Dame de La Salette et ses deux élus (6), l’ouvrage que nous préfaçons bien volontiers est d’actualité. (…)

« Eh bien ! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple. »

Jacques BARRIOT.
(le préfacier de l’ouvrage de Maurice CANIONI « La Femme et le Dragon »)

 

 

* * *

 

La Femme et le Dragon, par Maurice <abbr data-recalc-dims=CANIONI" width="300" height="425" srcset="https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/07/books_000.jpg?w=685 685w, https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/07/books_000.jpg?resize=212%2C300 212w, https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/07/books_000.jpg?resize=600%2C850 600w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />

 

La Femme et le Dragon

Par Maurice CANIONI

(Extraits)

 

Chapitre I

 

 

Objet de contradiction

Hélas ! C’est toujours le Secret qui gêne ; si on pouvait faire un procès à la Très Sainte Vierge, on le lui ferait !…
Les châtiments parleront efficacement, les sourds volontaires entendront la voix de la divine Justice.
 (7)

Quel est l’intérêt de rééditer, en ce début du 21ème siècle, des documents publiés au cours des 150 années précédentes concernant le Secret de Mélanie Calvat, bergère de La Salette ? Ce point d’histoire religieuse ne semblera-t-il pas à plusieurs, anodin ou désuet, à d’autres inopportun ?

Serait-ce dans le seul souci de ne pas laisser la poussière du temps, les contradictions de l’histoire et les vicissitudes humaines recouvrir définitivement un événement religieux d’une exceptionnelle importance et partant, d’une extrême gravité ? Il y a de cela, mais pas seulement.

Ou, ce qu’à Dieu ne plaise, dans celui d’entretenir et de raviver une vieille querelle qu’il serait d’ailleurs plus conforme à la réalité des faits, d’appeler une guerre acharnée opposant les « pour la diffusion et l’explication du divin Secret » et les « contre l’opportunité et l’origine divine du Secret », guerre qui n’a en vérité jamais cessé et que l’on voit rebondir actuellement avec une vigueur accrue ?

La vraie et profonde motivation du présent ouvrage est de répondre à l’ordre deux fois répété par la Mère de Dieu sur la sainte Montagne de La Salette : « Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! », et de montrer qu’à cet ordre nul ne peut contrevenir ouvertement sans désavouer la Voix de l’Église qui l’a fait sien par un Jugement canonique, puis durant quarante ans par les plus hautes approbations et les plus nets encouragements ; et sans risque de révéler, dès le milieu du 19ème siècle, de néfastes influences de clercs et de hauts dignitaires ecclésiastiques sur les organes du Gouvernement de l’Église, influences de nature parfois contradictoire certes, mais dont l’action multiforme alliant principalement le modernisme, le libéralisme, l’indifférentisme en matière politique et, en plus pour la France, le gallicanisme et le légalisme républicain, déboucha par une lente mais irréversible évolution sur le retournement complet de la Hiérarchie et du Saint-Siège vers la religion de Vatican II, et en peu d’années sur l’usurpation totale des Institutions par les propagateurs, perdus de foi, « d’une fausse lumière qui éclaire le monde ». (8)

Aujourd’hui, bien que les prophéties du Secret se réalisent sous nos yeux, prouvant ainsi sa véracité, son utilité et sa brûlante actualité, de nouvelles oppositions ecclésiastiques au Secret se manifestent, exclusivement appuyées sur les mesures qui l’ont déclaré inopportun il y a un siècle, mesures dont l’anachronisme évident les frappe de caducité. C’est du moins ce qui apparaît au regard de l’observateur impartial.

Que faut-il transmettre à tout le peuple de la Très Sainte Vierge Marie ? La « Grande Nouvelle » qu’Elle est venue du Ciel confier à deux jeunes bergers incultes, aux rudes mœurs des alpages dauphinois, Maximin Giraud et Mélanie Calvat, et qu’Elle destine à chacun de nous.

Maximin Giraud et Mélanie Calvat

Dans le cours de l’Apparition, après la conversation entre la céleste Visiteuse et les pâtres, conversation révélée le soir même à leurs maîtres, la Belle Dame leur donna à chacun séparément un Secret avec ordre pour Mélanie de le publier quelques années plus tard.

Abbé Paul Gouin

Abbé Paul GOUIN (Curé d 'Avoise de 1930 à 1968, historien de La Salette)

« Ce Secret, dit l’Abbé Paul Gouin (9), contient des prophéties qui sont la quintessence des prophéties bibliques, une histoire anticipée de l’Église jusqu’au Jugement général. »

Il est un APPEL pressant, insistant, plein d’amour et avec larmes, de la Mère de Dieu, à observer les Commandements de DIEU et de l’Église, à cesser d’offenser JÉSUS, son Divin FILS, à revenir à la vraie Foi, à la prière, à la pratique de la pénitence intérieure et extérieure. Le Secret de La Salette ANNONCE de graves châtiments pour l’Église, la France, l’Europe et pour toute la terre, si le clergé, les chrétiens et les hommes en général « ne font pas cas » de ces miséricordieux avertissements. Il est donc LUMIÈRE pour comprendre le temps dans lequel il nous est donné de vivre et FORCE pour le vivre selon les voies de Dieu.

L’Osservatore Romano du 25 décembre 1904 (10) écrit :

Mélanie révéla son Secret quand le temps marqué fut venu, bien qu’elle sût qu’un pareil acte lui attirerait la colère de ceux qui, perdus de mœurs, étaient enchaînés au char maçonnique.

À elle seule, cette phrase justifie que le Secret n’ait été révélé dans son intégralité par Mélanie qu’en 1879 (à partir de 1858 avait dit la Sainte Vierge) (11) ; elle reconnaît publiquement, officiellement, l’existence d’une opposition acharnée et organisée au Secret ; elle dévoile le pourquoi d’une telle opposition aussi surprenante à des paroles dont l’origine divine fut reconnue par plusieurs Papes, Évêques, théologiens, canonistes et par de nombreux prêtres.

En 1872 déjà, Mgr Zola (12) écrivait à l’évêque de Luçon, Mgr Baillés :

On voit que cette guerre est suscitée par le démon, moins contre cette pauvre chère enfant [Mélanie Calvat] qui a toujours été persécutée, que contre les célestes révélations de La Salette, et afin de les détruire, ou tout au moins de les affaiblir pour empêcher le bien des âmes et la conversion du monde, si c’était possible.

Mgr Sauveur-Louis Zola, Évêque de Lecce

Mgr Sauveur-Louis Zola,
Évêque de Lecce

Le même saint évêque italien écrivait en 1896 :

La guerre et l’opposition au Secret ainsi qu’à sa vérité commencèrent dès qu’il fût livré à la publicité ; on en repoussait surtout la première partie relative aux reproches adressés au clergé. Au début cette guerre fut très circonscrite ; lorsque l’opuscule fut imprimé à Lecce avec l’approbation de ma curie, la guerre fut acharnée et sans trêve, car elle était soutenue par plusieurs évêques de France.

À la raison première du conflit : le blâme adressée par le Ciel aux prêtres, …aux chefs, aux conducteurs du peuple de Dieu, …aux Princes de l’Église, s’ajoutent celle du libéralisme de nombreux évêques et celle du caractère prophétique et eschatologique du Secret (13).

Ces motifs sont-ils valables aujourd’hui ? Oui et avec une gravité, une profondeur et une universalité insoupçonnables au 19ème siècle. En outre, si les hostilités ouvertes ont repris aujourd’hui, c’est qu’une raison grave supplémentaire vient s’y adjoindre : les prophéties de la Sainte Vierge concernant directement l’avenir de l’Église :

Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist, […] l’Église sera éclipsée, […] le monde sera dans la consternation. […] Une fausse lumière éclaire le monde, […] le soleil s’obscurcit ; la foi seule vivra, […] Rome païenne disparaîtra…

Certains dénigreurs et négateurs actuels de ces prophéties se rencontrent, avec plus ou moins de passivité ou d’agressivité, dans les rangs de prêtres traditionalistes. Cependant, ceux-ci devraient plutôt en êtres confortés puisqu’ils professent, avec juste raison d’ailleurs, rejeter les nouveautés de Vatican II au motif de la fidélité à l’Écriture Sainte, à la Tradition et au Magistère de l’Église, unique interprète authentique et infaillible de la Révélation. (14) Quelques uns ajoutent qu’il ne faut pas s’appuyer sur des révélations privées non approuvées par l’Église (15) et vont même jusqu’à nier le sens prophétique des discours eschatologiques de Jésus et celui de l’Apocalypse de Saint Jean. (16)

Notre propos n’est pas de répondre à pareille énigme, l’avenir et les évènements s’en chargeront. La bonne ou la mauvaise foi des uns et des autres sera dévoilée un jour. (17)

« Tout ce que l’on fera contre le Secret retombera sur ceux qui l’auront attaqué… La guerre qui se fait contre le Secret est l’œuvre du diable pour empêcher que les bonnes âmes profitent des divers avertissements de notre bonne Mère (…). Les excuses que certaines personnes donnent pour ne pas croire au Secret ne sont que des accusations contre elles-mêmes. Pour ne pas changer de vie, il est plus facile de dire que l’on ne croit pas au Secret… » (18)

D’ores et déjà, chacun pourra y réfléchir car les prophéties de la Très Sainte Vierge ne sont pas destinées à dormir à l’ombre poussiéreuse des archives, elles sont pour notre gouverne et notre salut éternel.

Le cardinal Mieczysław Ledóchowski

Le cardinal Mieczysław Ledóchowski

Le Père, qui ne veut pas la mort du pécheur mais qu’il se convertisse et qu’il vive (19), ne manque pas, dans sa miséricordieuse et prévenante Providence, de prodiguer des lumières et des secours, à la mesure des obstacles encombrant le chemin conduisant vers la destinée éternelle.

Les humbles, les petits, les pauvres, les égarés, les malades du corps et de l’âme, les laissés pour compte, reconnaissaient la voix du Bon Pasteur. (20) Les scribes, les docteurs de la Loi, les anciens du peuple se raidissaient dans leur Science et leurs strictes mais hypocrites observances. (21)

Je te bénis, Père, Seigneur du Ciel et de la terre, d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents, et de l’avoir révélé aux tout-petits. (22)

Les âmes de bonne volonté reconnaissent la voix de leur divine Mère qui veut les éclairer, les sauver, et qui leur adresse un pressant et insistant appel pour qu’ils se donnent à Elle et se rangent sous son manteau car, dit Saint Louis Marie Grignion de Montfort :

Marie doit éclater plus que jamais en miséricorde, en force et en grâce, dans ces derniers temps. […] Le pouvoir de Marie sur tous les diables éclatera particulièrement dans les derniers temps, où Satan mettra des embûches à son talon… (23)

Le saint Missionnaire de l’Ouest se fait l’écho de la Genèse :

« Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; elle-même t’écrasera la tête, et tu mettras des embûches à son talon » (24) ; et de l’Apocalypse de Saint Jean : « Puis le Dragon se tint devant la Femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant dès qu’elle l’aurait mis au monde. » (25)

Entre le premier Âge du monde et le dernier, l’histoire de l’humanité : la création d’Adam et Ève jusqu’au second Avènement dans la gloire du Fils de Dieu qui jugera les vivants et les morts. Mais auparavant se situera le jugement des nations.

Aussitôt que Mélanie commence à le divulguer, une grande levée de boucliers se déclenche contre le Secret dont l’histoire montre qu’elle est principalement le fait d’une partie de l’épiscopat et du clergé français, tête agissante de la manœuvre et du complot. (26)

Les premières attaques visent d’abord à disqualifier la confidente de la Très Sainte Vierge en soutenant que sa mission est terminée puisque les Secrets ont été remis au Pape, bien que Notre-Dame ait commandé deux fois de le faire « passer à tout son peuple » ; puis à la calomnier gravement. Ensuite la manœuvre consiste à dissocier le Secret du fait de l’Apparition, ce qui permet de soutenir qu’il est une supercherie ou le fruit d’une hallucination d’hystérique (27) ou d’une inspiration diabolique. Une douzaine d’évêques français, dont plusieurs cardinaux, font le siège de personnages influents dans diverses Congrégations romaines afin d’obtenir que le Secret soit censuré (28). À force de pressions, ils finissent par obtenir une lettre privée d’un cardinal, mais qui les satisfait si peu qu’ils amputent le texte de ce qui les gêne et le répande ainsi à grands renforts de Semaines Religieuses (organes officiels des diocèses), en le présentant comme un décret. Tout cela crée un grand trouble, la polémique s’intensifie de part et d’autre. Cependant, jusqu’à la mort de Mélanie en 1904 rien de gravissime n’arrive. Mais peu à peu, ses amis, ses protecteurs et ses défenseurs hauts placés disparaissent, le personnel des Congrégations est renouvelé. L’animosité à l’égard du Secret se maintient et s’amplifie, pour les mêmes raisons qu’elle a débuté. En 1915, est publié un décret dont beaucoup, dès cette époque, contestent la légalité, au point que le secret continue d’être librement diffusé et expliqué. En 1922, le R.P. Lepidi, O.P.,assistant perpétuel de la Congrégation de l’Index, réédite, sous sa responsabilité et avec son Imprimatur la brochure publiée par Mélanie en 1879 avec l’Imprimatur de Mgr Zola. L’année suivante arrive une curieuse affaire, non élucidée à ce jour. Un médecin-major de Montpellier, le Docteur Grémillon, alias Mariavé, achète un millier de ces brochures, y encolle un texte dit injurieux pour l’Église (écrit à un abbé Z. dont on ignore l’identité) et expédie ce nouvel opuscule à de nombreux ecclésiastiques de tout rang et de tout lieu. Cette brochure falsifiée déclenche une réaction du Saint-Office qui publie en 1923 un décret citant la brochure dite Lepidi avec un titre si étonnamment raccourci, que l’on pourrait croire que l’apparition elle-même est condamnée.

 

Mgr Jacques Marie Achille Ginoulhiac

Mgr Jacques Marie Achille Ginoulhiac

Certains cherchent par tous les moyens à disqualifier et à précipiter le Secret dans les oubliettes. Pourtant, nous sommes en présence d’un Secret dont la Sainte Église reconnaît l’origine divine par le Mandement de Mgr de Bruillard publié le 19 septembre 1851 avec l’autorisation formelle de Pie IX, confirmé par celui de Mgr Ginoulhiac le 4 novembre 1854 ; que l’Église approuve par plusieurs Imprimatur, qu’elle encourage expressément en particulier par Pie IX et par Léon XIII, mais aussi par de doctes et pieux Hauts Prélats ; Secret qui circule librement pendant quarante ans sous quatre Papes et qui sert de thème à plusieurs ouvrages honorés de la bénédiction pontificale.

Faut-il donc tant s’étonner de telles contradictions ?

N’est-ce pas le lot de toutes les œuvres divines ? « N’allez pas croire que je suis venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais la guerre ». (29)

Convient-il davantage d’être troublé parce que des ecclésiastiques sont à l’origine de l’hostilité envers le Message intégral de la Mère de Dieu ? Depuis le début du Christianisme, l’Histoire de l’Église ne nous fournit-elle pas nombres d’exemples de comportements aventureux et parfois gravissimes ?

Toujours est-il que ces attaques âpres, tenaces, parfois sans scrupules, sont dans l’Église le fait d’une minorité, mais qui font craindre néanmoins, par les résultats obtenus, des maux sans exemples.

Qu’adviendra-t-il au peuple de Marie si on lui cache et si on lui dénigre les justes reproches, les exhortations, les menaces prophétiques et les appels de la Mère de Dieu ? Si le Secret est d’origine divine, le condamner aux oubliettes, c’est aussi y reléguer Celle qui pleure et priver les fidèles du secours qu’il contient et du bien qu’il pourrait faire aux âmes. En empêcher la diffusion, c’est méconnaitre le sens « prophétique de ce moyen de salut, selon sa finalité surnaturelle » (30)

Je verrai avec grand plaisir, écrit Mélanie, le Secret circuler à pleins bords ; plus il se répandra, plus il éveillera de salutaires craintes et de nombreux retours à Dieu. Marie bénira ceux qui aideront à sa diffusion, car Elle veut formellement qu’on le fasse passer à tout son peuple. Nous sommes punis pour avoir négligé cet ordre absolu de la Mère de Dieu.

Là est l’enjeu véritable. Mais il y a plus. Au Secret est attaché le remède à nos maux, prescrit, voulu et donné par la Toute Miséricordieuse : l’Ordre des Apôtres des derniers temps. En effet, le Secret est le diagnostic des maux qui accablent l’Église, la chrétienté et le monde, le nouvel Ordre religieux est le remède prescrit par le céleste Médecin, la Règle est le mode d’emploi du remède.

Le but de ce nouvel Ordre religieux est de travailler à la sanctification du clergé, à la conversion des pécheurs, et d’étendre le Règne de Dieu par toute la terre… Quant à l’esprit de cet Ordre, ce doit être l’esprit des premiers Apôtres… (31)

Mélanie en 1846

Mélanie en 1846

Dans la “Vue” qui accompagnait les paroles d Notre-Dame, la Bergère vit que « Dieu voulait que cet Ordre luttât contre les abus qui ont amené la décadence du Clergé et de l’état religieux et la ruine de la Société chrétienne… » (32).

De ces citations, il appert que Secret, Ordre et Règle de cet Ordre sont les trois phases d’une salvatrice et miséricordieuse action divine que l’on inhibe et que l’on dénature en étouffant, en diffamant et en séparant la première du miracle de l’Apparition. Le rôle de l’Ordre et de la Règle était de constituer un rempart contre l’Apostasie qui se dessinait déjà il y a 170 ans, et de régénérer l’Église et la société chrétienne. Au début du XXème siècle, saint Pie X dénonçait avec force et angoisse le péril grandissant de l’Apostasie.

 

Si grande est l’audace et si grande la rage avec laquelle on se rue partout à l’attaque de la Religion, on bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l’homme avec la divinité. En revanche, et c’est là, au dire du même Apôtre [Saint Paul], le caractère de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur, en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu. (33)

Ô péché ! maudit péché ! c’est toi qui fus la cause de cet océan de douleur, dans lequel nous contemplons la Victime de notre salut. Ah ! chrétiens, quel excès d’amour ! Quelle immense charité ! Qu’à cette vue nos cœurs s’embrasent ; qu’ils renoncent à tous les plaisirs coupables, et qu’ils ne cessent de verser des larmes de repentir et d’amour ! (34)

Demandons pardon et miséricorde, demandons l’aide et l’intercession de Marie qui, « debout près de la Croix, où son Fils est attaché, pleurait de douleur ». (35)

« À notre époque de funeste incrédulité et d’abominable impiété, la Très Sainte Vierge, l’admirable dispensatrice des grâces divines, la bonne Mère de Miséricorde, pour préserver non seulement la France, mais le monde entier, des plus terribles épreuves de la colère de Dieu, et pour secouer les cœurs durs et obstinés, descendit sur La Salette, et en pleurant annonça la grande nouvelle, donna ses avertissements, menaça la terre d’affreux châtiments, prédit les catastrophes des derniers temps du monde. », écrit Mgr Zola (36).

Certes, s’exclame avec angoisse Saint Pie X :

« Qui pèse ces choses a droit de craindre qu’une telle perversion des esprits ne soit le commencement des maux annoncés pour la fin des temps, et comme leur prise de contact avec la terre, et que véritablement le “le fils de perdition” (37) dont parle l’Apôtre n’ait déjà fait son avènement parmi nous. » (38)

L’Ordre des Apôtres des derniers temps n’a pas été institué, conformément à la demande de la Très Sainte Vierge Marie, pour enrayer la décadence de la chrétienté. II participera à la reconstruction de l’Église.

« Omnia instaurare in Christo. » (39) Et alors « Tout sera renouvelé, Dieu sera servi et glorifié… » (40)

 

L’importance des documents contenus dans cet ouvrage, certainement inconnus du plus grand nombre, n’échappera pas au lecteur attentif, ami vrai de la vérité, soit qu’il découvre ou redécouvre les miséricordieuses paroles de notre Mère du Ciel à La Salette, soit que, troublé par le tintamarre et les spécieux prétextes de l’étrange contradiction, il ressente le besoin d’être rassuré. Quant à celui qui, de longue date, est un ami et un défenseur du divin Secret, il y trouvera des “munitions” pour combattre la forfaiture et l’imposture et le faire passer autour de lui.

Allez, et montrez-vous comme mes enfants chéris ; je suis avec vous et en vous… Combattez, enfants de lumière, vous petit nombre qui y voyez ; car voici le temps des temps, la fin des fins. (41)

ND de La Salette

 

 

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La Femme et le Dragon

Par Maurice CANIONI

Couverture souple, 488 Pages (2è édition)

(Lulu Press, Inc. : http://www.lulu.com/shop/maurice-canioni/la-femme-et-le-dragon/paperback/product-22171724.html)

Malheur aux prêtres et aux Princes de l’Église ! Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist. L’Église sera éclipsée (par Vatican II [d’Eux] revêtue des apparences et des apparats de la véritable Église). Depuis leur première divulgation en 1870, ces prophéties n’ont cessé d’être l’objet des attaques du clergé, malgré le soutien de 6 papes, de Pie IX à Pie XII. Les conciliaires les ont dénaturées et censurées. À son tour, la « famille de la Tradition », se déjugeant en niant leur réalisation, crache sur elles son venin. Ces gens prouvent ainsi qu’ils sont visés par le blâme de l’Oracle divin. Riche de documents irréfutables, ce livre détruit magistralement et leur mensonge selon lequel le contenu du Secret de La Salette a été condamné par Rome et les odieuses calomnies à l’égard de la messagère choisie par Notre-Dame. Cette guerre à la Vierge de La Salette est suscitée et menée par Satan. À lire absolument pour ne pas être dévoyé par des ennemis ensoutanés.

 

Source du livre : https://books.google.fr/books?id=0DDNCQAAQBAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

À suivre…

 

 

Angers, La femme et le dragon (scène de l'Apocalypse).

La femme et le dragon (scène de l'Apocalypse).

 

 


[1] L’Istituto Mater Boni Consiiii, dont le siège est à Verrua Savoia près de Turin en Italie, comporte plusieurs prêtres : certains, transfuges de la Fraternité Sacerdotale de Mgr M. Lefebvre, d’autres, issus de la lignée de Mgr Ngô Đình Thục, évêque vietnamien qui a sacré “à tour de bras” sous Montini-Paul VI ; cet Institut compte un évêque de cette provenance. La particularité “théologique” de ces clercs est de reconnaître la validité de l’élection et la légitimité des “papes conciliaires” tout en leur déniant l’Autorité et l’Assistance divine. Cette Thèse, dite de Cassiciacum, est celle du pape matériellement pape mais pas formellement pape !

[2] Revue Sodalitium, Nos 48 de 1999 et 52 de 2002, éd. Française.

[3] L’Abbé Belmont Hervé ne reconnaît pas la validité des sacres de Mgr Thuc ; (ni d’aucun autre d’ailleurs… sacres sans mandat pontifical)

[4] N-D de la Sainte Espérance, N° 156, Saint-Maixant 33.

[5] Si l’Église a pu être subornée par des évêques sans mandat qui ont réussi à susciter de faux décrets, elle a pu tout aussi bien se tromper en 1851, en reconnaissant canoniquement l’Apparition, en la personne de l’évêque de Grenoble appuyé par Pie IX !

[6] Maximin Giraud et Mélanie Calvat.

[7] Lettre de Mélanie au Chanoine de Brandt, 2 août 1901 in Documents pour servir à l’Histoire réelle de La Salette, T. IV, p.408, Résiac, 1978.

[8] Le secret de La Salette.

[9] Historien de La Salette, curé d’Avoise de 1930 à 1968.

[10] Sous le pontificat de Saint Pie X.

[11] Pour des raisons politiques, Mgr Ginoulhiac, bonapartiste convaincu, exila Mélanie en Angleterre en 1854 et la fit « cloîtrer » au Carmel de Darlington, la menaçant d’excommunication si elle en sortait. Pie IX la releva de ses vœux en 1860.

[12] Évêque de Lecce en Italie. On lui attribue plusieurs miracles ; exhumé, son corps fut retrouvé intact. Sa cause a été introduite sous Pie XI.

[13] « La nature de ce « secret », tel que nous le lisons aujourd’hui, est si étrange, il est ordonné d’une manière si confuse, il contient des allusions si singulières à la politique, il semble favoriser, d’une façon si précise, les erreurs des anciens millénaires, en annonçant une rénovation qui s’accomplirait dans le temps, et sur la terre… » L’auteur de cette critique est un Prince de l’Église, le cardinal de Cabrières ! Cité par L. Bassette in Le fait de La Salette, p. 408, le Cerf, 1955

[14] Ici se pose la gravissime et fondamentale question de savoir si l’Église catholique peut enseigner à toute la chrétienté une doctrine fausse et un culte protestantisé. Poser la question, c’est y répondre. Cf. Acte de Foi.

[15] L’Apparition de La Salette et le Secret de Mélanie non approuvés par l’Église ?

[16] Lire Ch.VII.

[17] Lc. XII, 2-3.

[18] Extrait d’une lettre de Mélanie, cité par le Marquis de la Vauzelle, 1917 in Le Secret de la Saiette devant l’Épiscopat français.

[19] Lc. XV, 11-33.

[20] Jn. X, 14-15.

[21] Matt. XXIII.

[22] Matt. XI, 25.

[23] Traité de la Vraie Dévotion, L-6° et LIV.

[24] Gen. III, 15.

[25] Apoc. XII, 4.

[26] Henri Dion in Mélanie Calvat, bergère de La Salette, étapes humaines et mystiques, Téqui, 1984.

[27] La Grâce de La Salette, R.P. Jaouen Jean (1846-1946), Ed. du Cerf, Paris, 1946.

[28] M. Amédée Nicolas, dans un rapport de 7 pages daté du 10 octobre 1880, destiné au Cardinal Ledochowski : Le Secret de La Salette devant l’Épiscopat français, cité par Corteville Fernand in Pie IX, le père Pierre Semenenko et les défenseurs du message de Notre-Dame de la Salette, Ch. XIX,

[29] Mt. X, 34.

[30] Manzini Raimundo, Directeur honoraire de l’Ossevatore Romano, in Le Serviteur de Dieu Mgr Zola et la Bergère de ND de La Salette, p. 12, Corteville Fernand, Kayser, Montsûrs, 1981

[31] Lettre de Mélanie à l’Abbé E. Le Baillif du diocèse d’Évreux, 22 mai 1879, Pour servir à l’Histoire réelle de La Salette, Documents 1, Association des Enfants de ND de La Salette et de St Grignion de Montfort, NEL, 1963.

[32] Idem.

[33] Saint Pie X, Encyclique E Supremi Apostolatus Cathedra, 4.10.1903.

[34] Chemin de la Croix, XI° station : Jésus est cloué sur la croix. Père Centurioni, O.M.I.

[35] Stabat Mater, 1ère strophe.

[36] Lettre à M. Girard, Directeur de la revue La Terre Sainte, à Grenoble, en date du 6 janvier 1872.

[37] L’Antéchrist. Thes. II, 3.

[38] E Supremi Apostolatus Cathedra, Saint Pie X, 4.10.1903.

[39] « Tout instaurer dans le Christ ». Saint Pie X.

[40] Derniers mots du Secret de La Salette.

[41] Le Secret de La Salette.

 

 

  1. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    juillet 8, 2015

    Nous savons tous que les explications simples ne sont pas très appréciés par certains esprits prompts à intellectualiser à outrance, et à compliquer les choses de Dieu.

    Or il est fort simple, et non simpliste, de comprendre que si Notre Dame apparait sur la Terre par Volonté de Dieu, pour nous avertir, par un message et un secret, d’une chose grave, importante, pour le Salut de notre âme, ce n’est pas pour que cela soit maintenu secret pendant des décennies.

     

    Et encore moins aujourd’hui, période de crise de l’Église Catholique, et d’absence d’autorité légitime permettant d’autoriser le (soit disant) secret.

    Le secret, laissé par Notre Dame, est donc à diffuser !!!

     

    Notre Dame de La Salette, Réconciliatrice des pécheurs, priez pour nous.

    Délivrez nous de ceux qui bloquent Votre Secret, et délivrez-les eux aussi d’eux même et de leur aveuglement.

     

  2. juillet 9, 2015

    Avez-vous seulement pris la peine de lire la plaquette publiée par l’IMBC au sujet de cette version du secret avant d’écrire votre article ???… Je vous rassure, cela vous rendra environ une heure !…

    Vous présentez de façon fausse cet Institut dans une note et y attaquez Mgr Thuc pour lequel vous avez écrit sur ce (et votre) même blog que vous aviez une très grande estime pour lui !!! ce même évêque qui aurait « sacré à tour de bras » (???!!!) selon votre note ! Il faudrait que « Cave ne cadas » soit au moins d’accord avec « Cave ne cadas » sur son propre site, sinon, rien ne va plus !… Et je vous invite à vous renseigner sur les Sacres provenant de façon certaine de Mgr Thuc, et à réfléchir où nous en serions si Mgr Thuc n’avait pas sacré sans reconnaître la LÉGITIMITÉ de Montini !!! Seul évêque diocésain sous Pie XII ayant déclaré le Siège vacant !
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 9, 2015

      Cher J.F. ,
       
      Cette version est la même version que la précédente… mais plus complète (à l’âge mûr !)…
      Le 21 novembre 1878, Mélanie consigna l’édition définitive de son secret, puis à Lecce, avec l’imprimatur de Mgr Zola du 15 novembre 1879, elle publie ce récit. La révélation intégrale du secret interviendra en 1879, soit un an après la mort de Pie IX.

       

      Mélanie Calvat, petite bergère de la Salette devenue Sœur Marie de la Croix, rend public oralement son Secret en 1858, et le met de nouveau par écrit en 1860, le publie partiellement en 1873 avec l’Imprimatur de l’Évêque de Naples et en 1879 en version intégrale avec l’Imprimatur de l’Évêque de Lecce, Salvatore Luigi comte Zola. Jusqu’à la fin de sa vie elle affirmera, en opposition avec ses contradicteurs que le texte qu’elle a divulgué rapporte fidèlement les paroles de la Sainte Vierge.

       

      Le Dictionnaire des Apparitions à l’article « La Salette » précise page 510 que le « le secret fut rédigé huit fois, versions que nous avons enfin toutes rassemblées et confrontées :

      Trois rédactions de Maximin : 3 juillet et 11 août 1851 et 5 août 1853.
      Quatre rédactions de Mélanie : 6 juillet 1851, 14 août 1853 et la rédaction longue trois fois rédigée de 1858 à 1878…

       


       
      Quant à votre remarque sur l’Institut et Monseigneur Ngô Đình Thục…
       
      1) La position de l’IMBC sur La Salette (ainsi que sur la Thèse) n’est pas la mienne… vous la soutenez, libre à vous ! mais vous ne me l’imposerez point ! des milliers de preuves (consultables sur l’Internet) sont en contradictions avec elle…

      La note dont vous parlez est de Jacques BARRIOT, le préfacier de l’ouvrage de Maurice CANIONI « La Femme et le Dragon »… c’est donc LUI qui « présente de façon fausse cet Institut »… de même qu’il présente de façon fausse Monseigneur Ngô Đình Thục dont j’ai effectivement « une très grande estime »…

      https://books.google.fr/books?id=0DDNCQAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=Ngo%20Din%20Thuc&f=true

       

  3. juillet 9, 2015

    Cher Monsieur,

    1) Vous ne répondez pas à ma question : j’en déduis que vous n’avez probablement pas lu la plaquette de l’IMBC. Comment faites-vous alors pour en critiquer publiquement les arguments si, au fond, vous ne les connaissez même pas ? Que vous coûte-t-il de lire ces arguments ? Il semblerait presque que vous avez peur d’être convaincu par ceux-ci ?

    P. S. : D’ailleurs, le livre de Maurice CANIONI a-t-il peut-être été écrit avant la publication de cette plaquette ?

    2) Vous publiez sans critique, ni réserve une critique grave contre Mgr Thuc et une note tout-à-fait méprisante envers l’IMBC. Que faut-il en conclure ?

     

  4. juillet 9, 2015

    Ce n’est pas du tout le nombre de « preuves » qui comptent, mais leur valeur probante.

    Vous trouverez certainement pour le coup sur Internet des milliers de preuves issues de tous les bords (des modernistes les plus « déchaînés » aux « Résistants » les plus anti-libéraux qui puissent exister !) qui reconnaissent que Bergoglio est Pape, mais le problème est que ces prétendus preuves sont toutes fausses et là-dessus nous sommes bien d’accord : Ouf !!!… Pourtant, on ne dirait pas… bien malheureusement… par les écrits en tout cas…
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 9, 2015

      Quand je parle de « milliers de preuves », je parle de « valeurs probantes »… je ne parle pas des fantaisistes styles La Question ou conciliaires…
       
      Quoi que les conciliaires parlent sans problème du Secret de la Salette (version connue de tous ! [version intégrale de 1879])…
      Vous me direz… ils ne sont plus tenus (matériellement ) par l’Index !!!
       
      …pourtant Eux (les conciliaires) devraient êtres mal à l’aise avec « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist… L’Église sera éclipsée… » !!!
       
      Il y en a même un (apostat puisque ordonné validement en 1945… † paix à son âme puisque décédé en 2088…) qui en a fait une interprétation toute personnelle !
       
      Abbé Joseph GRUMEL ordonné prêtre le 24 février 1945

      Abbé Joseph GRUMEL

      Quelques jours avant la Sainte-Cécile (sainte patronne des musiciens) et la Fête de la science, l’Abbé Joseph Grumel nous a quitté le 15 novembre 2008. Nous en avons des pensées très attristées et garderons de lui, homme de foi, de charisme, de simplicité et de chaleur humaine, un souvenir affectueux et indélébile. Joseph Grumel était aussi un immense érudit en sciences, arts, langues anciennes et théologie. Il avait été ordonné prêtre en 1945 et avait enseigné les mathématiques, le français, le latin et le grec. Dans le Gapençais depuis près de quarante ans où il se consacrait à ses travaux d’écriture en particulier théologiques et à l’astronomie, il avait été membre fondateur de l’association Copernic et le principal promoteur de l’installation de l’observatoire à Haute-Corréo (La Roche des Arnauds). Animateur de travaux scientifiques et de nombreuses conférences, Joseph Grumel était un homme de foi passionné et passionnant. On prendra plaisir à lire en ligne une partie de nombreux travaux dans tous ses domaines d’excellence, avec Marie-Pierre Morel, de nombreuses réflexions théologiques mais aussi des travaux scientifiques, par exemple la « Critique des équations de Lorentz et de la Relativité », prodigieux travail de physique théorique et de cosmologie avec notamment l’étonnante approche des sources superluminiques, un très beau travail sur le « Théorème de Fermat », problème mathématique mythique, et entre autres travaux sur l’astronomie, les étoiles doubles.

      http://josephmarie.perso.neuf.fr/Joseph_Grumel/Bienvenue.html
       

      « L’Apocalypse de Notre Dame »

      le « Secret de la Salette »
      donné à Mélanie Calvat, bergère de la Salette
      le 19 septembre 1846

       

      — Étude du message – par l’Abbé Joseph Grumel —

       

       

  5. Jean-Baptiste lien permanent
    juillet 9, 2015

     
    Abbé Ricossa, Sodalitium n°49 (novembre 1999) :
    « Cette prophétie [la Salette] est très étonnante par sa clarté », écrit M. Remy. Que nous dise alors le sédévacantiste Remy où donc est « ce vrai Souverain Pontife » auquel très peu de chrétiens voudront obéir, dont nous parle la « très claire prophétie ». »
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 9, 2015

      Au fond des caves du Vatican…
       
      …va nous répondre le survivantialiste J.B. !!!
       

  6. juillet 9, 2015

    Vous avez besoin du « secret de La Salette » (version 3) pour comprendre que Rome a perdu la Foi et qu’il est devenu le siège d’un antéchrist ? Ou pour l’expliquer à d’autres personnes ? Vos preuves du Siège vacant seraient alors bien faibles…
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 9, 2015

      Ne plaisantez pas J.F. , tout le monde constate que Rome a perdu la Foi depuis Vatican d’Eux… mais tout le monde ne comprend pas (ou n’accepte pas !) la thèse de l’éclipse…
       

    • juillet 9, 2015

      Une thèse ou révélation privée n’est strictement pas un Dogme de foi Catholique ni sont Saint Magistère ni sont Saint droit Canon ! De plus votre thèse perso de l’éclipse est en violente contradiction du Saint Magistère !

       
      MYSTICI CORPORIS CHRISTI
      LETTRE ENCYCLIQUE
      DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XII 
      Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (13). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (14). Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards (15). » C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Église qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle » (« pneumaticum »), dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible.

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        juillet 9, 2015

        Éric, vous interprétez à votre façon le Magistère…
         
        Quand Pie xii dit (souligné par vous) : « une Église qu’on ne pourrait ni voir ni toucher »… cela ne contrarie en rien l’éclipse de l’Église !!!
         
        …puisque durant l’éclipse… l’Église est toujours présente et réelle…
         
        Je préfère à vos interprétation douteuse… les parole de la Très Sainte Vierge Marie… qui est UN ORACLE DIVIN.
         

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      juillet 9, 2015

      Cela n’empêche en rien le fait que ce qu’a prophétisé Notre Dame à La Salette, autant le message que le secret, corresponde parfaitement à la situation actuelle.
       

      • juillet 9, 2015

        C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Église qu’on ne pourrait ni voir ni toucher,  Pie XII !!!!

        C’est pas moi , mais MYSTICI CORPORIS CHRISTI !!!!

        je rapporte mot pour mot les paroles de Pie XII  point barre !

        Et entre une révélation privé et le Saint Magistère Catholique, il y a pas photo !

        http://w2.vatican.va/content/pius-xii/fr/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_29061943_mystici-corporis-christi.html

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          juillet 9, 2015

          Entre un ORACLE DIVIN de la Très Sainte Vierge (reconnu véritable par la Sainte Église…) et les paroles d’un Pape (même infaillible…) il n’y a pas photo NON PLUS !!!
           
          La Très Sainte Vierge Marie EST le second personnage de l’Église, après son Fondateur… Son Divin Fils Jésus-Christ !!! (point barre !)
           

           
          PS: Je ne vais pas chercher mes documents sur le site malfaisant du V² (d’Eux)Moi !
           

          • juillet 9, 2015

            C’est l’apparition qui est reconnue comme réelle et et non les paroles (message) rapportes  par les enfants en question nuance !

            Libre a chacun de croire ou pas ! (message  privé en question)

            Mais le Saint Magistère, aucun Catholique n’est libre d’y croire ou pas en fonction des événements humains dans la Sainte Église !

             

            • Cave Ne Cadas
              Cave Ne Cadas lien permanent*
              juillet 9, 2015

              Vous êtes un âne… l’Église A RECONNU et l’Apparition… et le Secret !…
               

              Lettre de Mgr Zola, évêque d’Urgente, puis de Lecce

               

              à propos du Secret de Mélanie

               

              Il importe de couper court à toute équivoque et (…) de l’autorité des princes de l’Église qui ont joué un grand rôle dans la publication du Secret de Mélanie.

               

              Voici ce que Mgr Zola, évêque d’Urgente, puis de Lecce, écrivait en 1880, à M. Amédée Nicolas, avocat à Marseille, et chargé plus tard, par Léon XIII même, de donner une explication du Secret :

               

              SAUVEUR-LOUIS, Evêque de Lecce.

               

              Le 5 janvier 1880.

               

              « C’est en 1873 que M. l’abbé Bliard publia à Naples le Secret de la Salette suivi d’une série de lettres sur le même sujet. Cette brochure parut, en ce temps-là, avec la permission et l’imprimatur de la curie de son Éminence le Cardinal Xiste Riario Sforza, Archevêque de Naples, dont la sainteté et la sagesse sont bien connues, même en France.

               

              « Ledit Secret, en 1851, fut présenté, dans son original, au Souverain-Pontife Pie IX, de sainte mémoire, et à plusieurs Évêques et Cardinaux ; et, dernièrement, il a été soumis à une très respectable et digne personne de grande autorité (et qu’il n’est pas bien à propos de vous nommer ici) et, selon ce que je sais très bien, il n’a été pas du tout blâmé ni censuré. Après tout cela, je n’aurais refusé que bien à tort ma licence de l’imprimer à l’éditeur qui me demandait de publier le même Secret en 1879. L’éditeur était dans son droit ; et moi-même, c’est-à-dire ma curie épiscopale, en cette occasion, n’avait qu’à se conformer aux règles et aux prescriptions données par l’Église ; en fait, par la Constitution de Pie IV, Dominici gregis, l’évêque ne doit s’opposer qu’à la publication des livres suspects ou entachés d’hérésie, nuisibles aux mœurs ou à la piété. Or, vous ne pourriez rencontrer ni reprocher rien de cela dans l’écrit de Mélanie. Vous vous persuaderez plutôt qu’il est destiné et qu’il est en mesure de faire du bien, d’ébranler les cœurs endurcis, de ramener les méchants sur la bonne voie, et de raffermir la foi dans les âmes tièdes, et chancelantes, au bruit des terribles châtiments dont un Dieu vengeur menace notre Société prévaricatrice.

               

              « En ferait-on, peut-être, une question de prudence et d’opportunité ? Mais cette question, qui avait bien sa raison d’être posée lorsqu’il s’agissait de publier pour la première fois le Secret, n’a pas lieu d’exister, tandis que le même Secret est déjà, depuis longtemps, dans le domaine public, sans que ni le Saint-Siège, ni les Évêques ne l’aient nullement réprouvé ni incriminé. Et l’on aurait cru faire vraiment un hors-d’œuvre que de s’adresser au Souverain-Pontife, avant que ma curie eût délivré sa licence d’imprimer, tandis que ce livre, en faisant sa première entrée dans le public, y parut plusieurs années avant, avec l’approbation de la curie d’un des princes de l’Église, le Cardinal Riario Sforza.

               

              « À l’appui de ces raisons, qui auraient suffi toutes seules pour justifier la démarche de ma curie épiscopale, il me plaît d’ajouter quelques observations qui me sont personnelles : Je connais bien de près la pieuse bergère de la Salette, qui fut confiée à mes soins spirituels dès 1868, quand j’étais l’abbé des Chanoines réguliers de Latran, à Sainte-Marie-de-Pie-di-Grotta, à Naples. Depuis cette époque, j’eus l’occasion de parler et de traiter de Mélanie et de son Secret avec des Prélats et des Cardinaux qui, dans l’Église, étaient en grande vénération par leurs vertus et leur prudence dans le gouvernement du troupeau, autant que par leur sagesse dans le discernement des esprits. Eh bien ! Je puis vous assurer, sur ma conscience, que le jugement de pasteurs aussi respectables n’a été toujours que très favorable à la bonne bergère. J’omets les noms de plusieurs et vous cite seulement quelques noms qui seront votre connaissance, savoir : le Cardinal Xiste Riario Sforza, Archevêque de Naples, le Cardinal Guidi, Mgr François-Xavier Petagna, Évêque de Castellamare di Stabia, Mgr Mariano Ricciardi, Archevêque de Sorrente. Le témoignage si grave de ces illustres Prélats m’a confirmé toujours dans mes sentiments d’estime envers Mélanie, dont j’admirais les vertus autant que son jugement sûr et réfléchi, qu’on ne rencontre que bien rarement dans les femmes.

               

              « En outre, ayant entre les mains le manuscrit du Secret depuis bien de temps, je suis témoin de l’accomplissement des prédictions qu’il renferme ; et je puis l’attester maintenant devant Dieu. Donc, je suis convaincu de l’authenticité de la révélation par les vertus de l’heureuse bergère, par le sentiment concordant de plusieurs Évêques, et surtout par l’accomplissement des prédictions. Étant ainsi persuadé, j’aurais dû lutter contre ma conscience pour m’opposer à la publication du Secret. Pendant que la Très-Sainte-Vierge manifestait à Mélanie sa volonté et déclarait qu’elle pouvait le publier en 1858, je ne pouvais dire : « Je vous défends de le publier ! »

               

              « Je ne puis terminer cette lettre sans vous dire encore un mot au sujet de la vertueuse Mélanie, cette âme privilégiée qu’en France l’on méprise et que l’on accuse d’invention, d’extravagance et de folie. Ces Messieurs, qui ont coutume de tout juger et de blâmer tout à la légère, ne connaissent peut-être que bien peu ce qui la regarde. Or, ainsi qu’elle fut honorée sur la montagne par la Mère de Dieu, elle a été aussi honorée par le Vicaire de Jésus-Christ, Léon XIII qui, bien loin de la mépriser ou de la condamner, voulut l’écouter personnellement l’année dernière et lui accorda une audience privée. À cette occasion, elle demeura à Rome pendant cinq mois dans le couvent des Salésianes (la Visitation), et c’est en ce temps-là qu’elle a été mieux connue et plus estimée, surtout par ces bonnes religieuses qui l’environnaient et qui ont été bien édifiées par ses vertus et par sa sagesse. J’en ai reçu des attestations bien sûres de personnes de grande autorité, pendant que j’étais à Rome, en septembre dernier…

               

              « Agréez, Monsieur, l’assurance de ma considération très distinguée avec laquelle j’ai l’honneur d’être votre très humble serviteur. »

               


               

              LE SECRET DE MÉLANIE A-T-IL ÉTÉ CENSURÉ PAR ROME ?

               

              Dans le Bulletin du Diocèse de Reims du 25 Mai 1912, M. le Chanoine Frézet affirmait ce qui suit :

              « …Nous disions en effet… que le tissu de grossièretés et de sottises publié sous le titre de Secret de La Salette etc… ou de Secret de Mélanie etc… avait été mis à l’Index, le 7 Juin 1901 et le 12 avril 1907 ».

              Sachant que ces affirmations étaient erronées, le Marquis de la Vauzelle en écrivit, le 6 novembre 1912 à Son Éminence le Cardinal Luçon, Archevêque de Reims. Par sa lettre du 27 novembre 1912, Son Éminence lui répondit : « …Les articles du Bulletin reproduisent bien mon propre sentiment ». Et le Cardinal ajoutait qu’il transmettait au R. P. LEPIDI, Maître du Sacré Palais, Membre du Saint-Office et de l’Index, les trois questions posées par le Marquis de la Vauzelle, pour savoir si les mises à l’Index dont le Bulletin de Reims donnait les dates, visaient l’opuscule de Mélanie ou seulement des ouvrages où il était cité et commenté. Son Éminence lui mandait en outre : « Dès que j’aurai la réponse du P. LEPIDI, s’il veut bien me répondre, je vous la ferai parvenir. »

               

              Le 19 Décembre 1912, le Cardinal Luçon écrivit au Marquis de la Vauzelle :

               

              Monsieur le Marquis,

              « Voici la réponse que je reçois du R. P. LEPIDI aux trois questions posées dons vos lettres des 6 et 25 Novembre et 13 Décembre :

               

              « Voici ce qui m’a été donné de recueillir par des informations séreuses sur l’affaire du Secret de La Salette vis-à-vis des Congrégations Romaines, INDEX et SAINT-OFFICE :

              1° Le Secret de La Salette n’a jamais été condamné d’une manière directe et formelle par les Sacrées Congrégations de Rome.

              2° Deux livres de M. Gilbert-Joseph-Émile Combe ont été condamnés par l’Index :

              L’un en 1901 : LE GRAND COUP AVEC SA DATE PROBABLE, étude sur le Secret de La Salette, augmenté de la brochure de Mélanie et autres pièces justificatives.

              L’autre livre en 1907 : LE SECRET DE MÉLANIE ET LA CRISE ACTUELLE.

              Ces condamnations regardent directement et formellement les deux livres écrits par M. Combe et nullement le Secret.

              Je prie V. É. d’agréer, etc…

              Vatican, 16 Décembre 1912.

              Albert LEPIDI, O. P.

              « En vous transmettant cette réponse, je vous prie, Monsieur le Marquis, d’agréer l’expression de mes respectueux sentiments. »

              L. J. Card. Luçon, Archev. de Reims »

               

              Dans le numéro du 31 Décembre 1915 des « Acta Apostolicae Sedis » parut, COMME ÉMANANT DU SAINT-OFFICE en date du 21 Décembre 1915, un «Décret» ne portant la signature d’aucun des Cardinaux dignitaires ou membres de la Sacrée-Congrégation, mais seulement celle de son notaire Louis Castellano, et, de plus, sans aucune mention de date, ni du vote du «Décret» en réunion de la Congrégation du Saint-Office, ni de sa présentation à l’approbation du Pape Benoît XV…

              Or, il est vrai que ce «Décret» défend « de traiter et discuter la question du Secret de La Salette ». Mais il ne porte absolument aucune censure, ni sur l’opuscule de Mélanie, ni sur le Secret en particulier, ni aucune défense de le posséder, de le lire et de le répandre.

              Ce «Décret» laisse donc les catholiques en jouissance des hautes autorisations conférées à l’opuscule de Mélanie par les Imprimatur d’abord du Cardinal RIARIO SFORZA, Archevêque de Naples, puis de Mgr ZOLA, Évêque de Leccè ; sans compter les approbations des Cardinaux FERRIERI et GUIDI, et même du Pape Léon XIII qui, non seulement agréa par deux fois l’opuscule de Mélanie à lui offert par l’auteur, mais encore chargea M. Amédée NICOLAS, avocat à Marseille, « de rédiger une brochure explicative du Secret tout entier afin que le public le comprenne bien ».

              CES PAGES ONT ÉTÉ ÉCRITES POUR LA PURE VÉRITÉ.

              Romæ, die 6° Junii 1922.

               

          • Cave Ne Cadas
            Cave Ne Cadas lien permanent*
            juillet 9, 2015

            Ce qu’est Marie, l’Église le proclame et nous le disons nous-même trois fois le jour dans le temps pascal : « Regina caeli, laetare ! Reine du ciel, réjouis-toi ! » Le prêtre le redit à sa prière du soir : « Salve, Regina ! Reine, salut ! »

            Marie est Reine, non par analogie, mais vraiment, par droit et par pouvoir. Par conséquent, elle dispose, elle gouverne, elle commande, elle règne. Il est des pays où le Souverain règne et ne gouverne pas. Au ciel, c’est Jésus qui règne, gouverne ; et Marie, qui y règne, y gouverne.

            Elle est Reine, comme son Fils est Roi. Comme lui, elle a un trône ; comme lui, un sceptre ; comme lui, une couronne. Elle fait partie du conseil divin : elle a voix dans ce conseil, elle délibère avec les trois personnes divines. Et je ne saurais dire laquelle des trois met le plus d’empressement à lui complaire. Il n’est pas une décision à laquelle Marie ne prenne part, et comme elle est toute bonté et patience, je comprends que les coupables cherchent un refuge dans ses bras.

            • Edouard-Marie Laugier
              Edouard-Marie Laugier lien permanent
              juillet 10, 2015

              Les abbés Seuillot et Belmont vont s’étouffer en lisant ceci … mais c’est pourtant la stricte vérité.
               

    • juillet 10, 2015

      Vous êtes un âne…de première ! Relisez  mes écrits, j’ai bien écrit que la Sainte  l’Église a reconnue l’APPARITION de la Salette  comme elle a reconnue Fatima et Lourde !

      Mais, que le Pape Pie IX na jamais confirmer par une bulle (St Magistère) ou autre la véracité du message apocalyptique  rapporté par les enfants comme  vérité et digne de foi catholique nuance !

      Le message apocalyptique des enfants reste un message purement privé délivré au Pape Pie IX !

      Votre thèse issu d’un message privé va a l’encontre du Saint Magistère et de la foi Catholique qui ne sont pas soumis a votre subjectivisme personnel et même en c’est temps d’iniquité !

      Concile du Vatican en 1870 : « Si donc quelqu’un affirme que ce n’est pas de l’institution du Christ-Seigneur lui-même ou de droit divin, que le bienheureux Pierre ait des successeurs perpétuels dans sa primauté sur l’Église universelle ; ou que le Pontife romain n’est pas le successeur du bienheureux Pierre dans cette même primauté ; qu’il soit anathème ! »

      Vous comprenez le souci de votre thèse basé sur un message purement privé ????

       

      • Cave Ne Cadas
        juillet 10, 2015

        Éric, vous êtes un pharisien des temps moderne… ne compte pour vous, que les définitions dogmatiques… (Il vous faut de l’excatedra !!!! comme les tradis una cum de la F$$PX !!!)
        (les pharisiens et le pharisaïsme sont devenus symboles d’hypocrisie et de formalisme excessifs dans le domaine religieux…)
         

        Les actuels négateurs et détracteurs du Secret fondent leur opposition catégorique et opiniâtre sur «quatre» condamnations qu’ils présentent comme étant la pensée officielle de l’Église (Sodalitium, n° 48 et 52) et, pour emporter l’adhésion définitive de leurs lecteurs hésitants ou récalcitrants, ils brandissent la menace de la désobéissance aux lois ecclésiastiques. (Ibidem et Bulletin N-D. de la Sainte Espérance N° 134 et 136, abbé H. Belmont).

        Mon Dieu Mais tout cela est présenté d’une manière gravement tronquée, procédurière, partisane, mensongère et, de plus, gravement calomnieuse à l’égard de Mélanie. Il est clair qu’en discréditant le témoin on ne peut pas ne pas discréditer le témoignage sur lequel la valeur historique de l’Apparition elle-même est fondée. Saint Thomas d’Aquin a écrit qu’un seul témoignage suffit à établir l’authenticité d’un fait quand il émane d’un homme digne de foi.

         

        LES APPROBATIONS DE L’ÉGLISE SUR LE FAIT ET LE SECRET DE LA SALETTE.

        L’Église s’est réellement prononcée sur l’origine divine du Secret de La Salette, elle en a autorisé la diffusion et en a recommandé les enseignements. Voici comment et en quelles circonstances.

        Mgr De Bruillard, évêque de Grenoble en 1846, fit procéder à une minutieuse, rigoureuse et longue enquête canonique sur le fait de l’Apparition, mais étant donné que les Secrets des bergers en faisaient intégralement partie (cela est une donnée historique que seule, la mauvaise foi conteste à partir de 1875) et qu’ils pouvaient être dirimants pour la cause, et avant de déclarer authentique l’Apparition, il suspendit son jugement à l’avis de Pie IX auquel il fit porter les Secrets rédigés par Maximin et Mélanie. Au préalable, il avait pris la précaution de lire les textes afin de ne pas soumettre au Pape quelque chose d’inconvenant ou d’indigne de lui. La réponse vint de Rome fin août 1851 portée par l’abbé Rousselot, l’envoyé de Mgr de Bruillard :

        « Rien, dans les secrets lus par Pie IX et communiqués par lui au Préfet de la Congrégation des Rites, le cardinal Lambruschini, secrétaire d’État, ne s’oppose à ce que l’évêque diocésain ne rende son jugement ». (« Le fait de La Salette », Louis Bassette, éd. du Cerf, 1955).

        Le projet du Jugement doctrinal de reconnaissance fut adressé au préfet des Rites qui répondit au chanoine Rousselot par une sorte de « Nihil obstat» que résume ainsi J. Stern :

        « II a lu le Mandement très attentivement. À son avis, l’évêque de Grenoble a observé les règles de la sainte Église. La lecture n’a rien laissé à désirer au Cardinal, surtout par l’examen de l’événement qui a été poussé avec édifiante et tout à fait louable rigueur » (La Salette, Documents authentiques, Mai 1849-Nov. 1854, éd. du Cerf, 1984, Paris).

        Ainsi encouragé par Pie IX, personnellement saisi de l’affaire, à reconnaître l’Apparition, et par l’autorité compétente, Mgr de Bruillard publia le 19 septembre suivant son Mandement par lequel il déclarait « indubitable et certaine » l’Apparition de La Salette et dans lequel, il précisait : « Ainsi est tombée la dernière objection que l’on faisait contre l’Apparition, savoir qu’il n’y avait point de secret, ou que ce secret était sans importance, puéril même, et que les enfants ne voudraient pas le faire connaître à l’Église ». (Basset, op. cit.)

        Son successeur, Mgr Ginoulhiac confirmera l’authenticité de l’Apparition. Cela est rapporté avec précision et rigueur par Louis Bassette (qui ne peut être taxé de désobéissance aux lois ecclésiastiques) (Sodalitium, n° 48, p. 59) dans son livre « Le Fait de La Salette » (Revêtu de l’imprimatur de l’évêque de Grenoble en date de 1953 et préfacé par Mgr Guerry), ainsi que par Corteville Michel (La « Grande nouvelle » des Bergers de La Salette, Diffusion Téqui, 2000. Attention ouvrage précieux pour ses documents nombreux et souvent inédits mais auteur dans le droit fil de la religion conciliaire).

        Mgr de Bruillard, évêque de Grenoble, n’a promulgué le Mandement de 1851 qu’avec l’autorisation de Rome et après que Pie IX ait eu personnellement en mains les Secrets des bergers. Et si les Secrets avaient dû être exclus du Jugement doctrinal de 1851, Pie IX aurait pris le soin de le spécifier à l’Ordinaire du lieu, ce qu’il n’a pas fait. Donc, en proclamant « indubitable et certaine » l’Apparition (Art. I), Mgr de Bruillard a proclamé ipso facto, indubitables et certains les Secrets. Et si l’on vient à nier ou à séparer une partie quelconque de ce tout, on sape par la base toute l’Apparition.
        Michel Corteville (Op. cité) écrit : Six mois après la reconnaissance de l’apparition, officieusement confirmée par divers brefs et indults liturgiques, E. Millon a recueilli cet écho de Rome : « Le 12 avril (1852), le R. P. Quéloz, procureur des Rédemptoristes, écrivait de Rome à l’abbé Rousselot ces paroles remarquables : « On ne parle pas à Rome du Secret des enfants confié à Sa Sainteté, sinon que les prières nouvellement prescrites pour le Jubilé, peuvent y avoir rapport. Peut-être Sa Sainteté a-t-elle confié ce Secret sub alio secreto rigidissim à quelques Cardinaux ou Prélats… » (le chanoine E. Millon était un ancien Chapelain du pèlerinage de La Salette).
        En la personne de S.S Pie IX, en celles du Cardinal Lambruschini et de Mrg de Bruillard par le fait capital de son Mandement de 1851, puis en celle de Mgr Ginoulhiac par son Mandement de 1854, il est certain que l’Église qui ne peut ni se tromper ni nous tromper a reconnu l’origine divine des Secrets et leur conformité à la Foi et à la Morale. S’il en avait été autrement, l’apparition de la Salette aurait été déclarée pour le moins douteuse et l’affaire serait classée depuis 150 ans. [170 ans l’année prochaine 2016 ; NDRL du CatholicaPedia Blog]

        Le soleil n’est pas plus lumineux. La mauvaise foi des détracteurs les rend réfractaires à cette lumière ; qu’ils soient simples prêtres ou mitrés, ils se rendent coupables d’une imposture en retranchant de l’Apparition la « Grande nouvelle » que, dès les premiers mots de son discours commun aux deux bergers, la Mère de Dieu est venue annoncer à son peuple : « Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur ; je suis venue vous annoncer une grande nouvelle ». Sanctifier le dimanche, ne pas jurer, respecter l’abstinence de viande le vendredi n’étaient pas des nouveautés en 1846. La « Grande nouvelle », inimaginable et incompréhensible au XIX° siècle était : « Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l’Antéchrist…, L’Église sera éclipsée…, Rome païenne disparaîtra… » (Le Secret de La Salette).

         

        Aujourd’hui, certains traditionalistes ne voient pas (ou feignent de ne pas voir) que la Hiérarchie conciliaire dont ils dénoncent la dérive et même l’Apostasie (« Les postes de Rome sont occupés par des antichrists », Mgr Lefebvre dans sa lettre aux futurs évêques réalise la prophétie de 1846.

        Cette « Grande nouvelle » a fait trembler de rage les loges dont le plan était ainsi, sinon dévoilé, du moins confirmé par le Ciel lui-même, et qui voyait se dresser contre elles… forte comme une armée rangée en bataille, Celle qui doit écraser la tête du serpent infernal, (Genèse, III, 15) leur chef et leur dieu. Ce n’est pas tout.

        Entre 1871 et 1874, Monsieur Girard publia plusieurs ouvrages contenant le Secret avec des explications et la défense de la réputation des Bergers. Pour trois de ces ouvrages, il reçut, tour à tour, la bénédiction autographe de Pie IX. (Le serviteur de Dieu Mgr Zola (1ère part.) et La Bergère de N.-D. de La Salette (2è part.), F. Corteville, Kayseri, Montsûrs, 1981).

        Le 3 décembre 1878, au cours d’une longue et émouvante audience, il y eût un dialogue mémorable entre Léon XIII et Mélanie. Le Pape lui commanda de se rendre à La Salette pour y diffuser son message et y fonder l’Ordre de la Mère de Dieu ; cela ne se fera pas à cause de la révolte ouverte de Mgr Fava (infra III et IV). Le Souverain Pontife commanda également à Mélanie d’écrire la Règle de l’Ordre des Apôtres des derniers temps et les Constitutions, ce qu’elle fit. Cet Ordre se trouve dans le Secret : « … enfin j’appelle les Apôtres des derniers temps, les fidèles disciples de Jésus-Christ qui ont vécu dans un mépris du monde et d’eux-mêmes, dans la pauvreté et l’humilité, dans la chasteté et dans l’union à Dieu, dans la souffrance et inconnus du monde. Il est temps qu’ils sortent et viennent éclairer la terre… » ; la Règle donnée par la sainte Vierge fait suite au Secret.

        Dans une autre circonstance, le Samedi saint de l’an 1880, Léon XIII déclara au cardinal Ferrieri et au RP Fusco à propos du Secret qu’ils venaient de lui remettre : « Ce document doit être publié » (Mélanie Calvat, bergère de La Salette, étapes humaines et mystiques, p. 62, Henri Dion, Téqui,1984), et il commanda à l’avocat Amédée Nicolas de « rédiger une brochure explicative du Secret tout entier afin que le public le comprenne bien » (Ibidem, note 25).

        L’abbé Hector Rigaux, curé d’Argoeuvres dans la Somme pendant plus de quarante ans, qui avait intimement connu Mélanie, a fait une remarque fort juste : « Quand Léon XIII avait reçu Mélanie le 3 décembre 1878, il avait une belle occasion de la bâillonner s’il eut voulu rejeter le Secret destiné au public à partir de 1858 » (Note 25, p. 269).

        Saint Pie X qui avait lu l’Autobiographie de Mélanie disait d’elle : « nostra santa » (Idem, note 22).

        Le 2 avril 1918, donc 3 ans après le premier décret de condamnation, Benoît XV déclara à Maritain : « Le Secret doit être en substance d’origine divine » (Idem, note 22).

        Au long de plusieurs dizaines d’années, beaucoup de prêtres, de théologiens, de prélats et de princes de l’Église déclarèrent ouvertement croire à la divinité des révélations renfermées dans le Secret de la Bergère de La Salette (Idem, note 22).

        Nous serions tentés d’apporter deux autres témoignages, certes fort différents, pour confirmer que le Secret vient de la Mère de Dieu, qu’il n’est ni puéril, ni inutile, ni incongru, mais qu’au contraire nous devons le méditer et le vivre.

        1) C’est celui du peuple qui unanimement l’a reçu avec piété (le peuple fidèle), conservé depuis plus de 130 ans malgré toutes les avanies et qui le défend encore aujourd’hui. Ce peuple chrétien que le Saint-Esprit n’abandonne jamais et qu’il inspire toujours ; ce qui a fait dire : « Voix du peuple, voix de Dieu ».

        2) Quoique étrange mais néanmoins concluant à sa manière, le témoignage de l’enfer même qui n’a jamais cessé d’attaquer le Secret parce qu’il n’est pas son œuvre ; dans le message divulgué par Mélanie, il a reconnu les paroles de Celle à qui il a voué une haine implacable : l’Immaculée Conception. Tous les assauts du démon pour détruire le Secret ont misérablement échoué. Cela prouve donc que, de son côté, la Providence défend autre chose qu’une erreur ou une machination.

        Tout catholique attentif à la Voix de l’Église et respectueux de ses décisions en matière religieuse doit être convaincu que la véritable pensée officielle de l’Église s’est incontestablement exprimée par ces Pontifes, ces prélats, ces vénérables, pieux et doctes personnages ; à travers ces faits indubitables, ces déclarations, ces honneurs, ces marques d’estime.

        1°- Urbain VIII. Décret Sanctissimus Dominus Deus noster du 13 mars 1625, enjoignant aux prêtres et aux fidèles de se soumettre à l’Ordinaire, sous peine de sanctions, pour ce qui est présenté comme révélations, en l’occurrence au Mandement de Mgr de Bruillard (1851).

        2°- Pie IV : Constitution Dominici Gregis, selon laquelle, en droit, l’évêque ne peut s’opposer qu’à la publication des livres qui « nuisent aux bonnes mœurs, à la piété ou sont entachés d’hérésies ». Nous avons vu que le Secret a été officiellement et juridiquement déclaré conforme à la Foi et à la Morale.

        3°- Léon XIII. Constitution Officiarum et munerum « contre ceux qui publient sans l’autorisation régulière des supérieurs des livres traitant de choses religieuses ». Le récit de l’Apparition, comprenant le Secret, rédigé par Mélanie, a bénéficié de l’Imprimatur de Mgr Sofrza, de Mgr Zola, du RP Lepidi, Assistant perpétuel du Saint-Office.

        Si l’on ignore ou si l’on est insuffisamment renseigné sur le Secret de La Salette, se déclarer contre est aussi contraire à la saine raison qu’à la bonne foi : parce qu’on ne juge pas ou on ne condamne pas une cause que l’on ignore.

        Si l’on a étudié la guerre faite au secret de La Salette en comparant les arguments et les documents des opposants avec ceux des partisans et qu’on soit contre, c’est la preuve certaine que le Secret de La Salette passe le fer rouge sur des plaies de la conscience qu’on ne veut pas guérir, ou que l’on a un coupable attachement à quelque bien temporel ou intellectuel et que l’on refuse de mettre en pratique ce précepte du Secret : « Que votre zèle vous rende comme des affamés pour la gloire et l’honneur de Jésus-Christ » (Le Secret de La Salette).

         

        « Le texte du secret n’a pas été approuvé par l’Église comme l’a été l’apparition de 1846 » affirme la revue Sodalitium (Nos 48 d’avril 1999 et 52 de janvier 2002, éd. Française), sous la plume de l’abbé Ricossa, relayée par la lettre Notre-Dame de la Sainte Espérance (Nos 134 et 136, abbé H. Helmont, Saint-Maixant, 33)

        Dans quel sens est utilisé l’adverbe comme ?

        a) de la même manière que ou autant que : dans ce cas, c’est avouer qu’il y a eu peu ou prou une approbation ou une manière d’approbation. Alors que l’on veuille bien nous expliquer comment l’Église, qui ne peut ni se tromper ni nous tromper, a pu condamner ce qu’elle a au préalable peu ou prou réellement et officiellement approuvé d’une certaine manière.

        b) contrairement à : dans ce cas, l’affirmation de Sodalitium, en forme de raccourci historique, manifeste le manque évident d’objectivité de son auteur et son mépris des plus hautes décisions ecclésiastiques.

        Alors, pourquoi Sodalitium parle-t-il de «quatre» condamnations (Sodalitium, n° 48) alors que « ce secret était déjà depuis longtemps dans le domaine public, sans que ni le Saint-Siège, ni les évêques ne l’aient nullement réprouvé ni incriminé » (Mgr Zola, 1880) ? Cela faisait même plus de quarante ans, en 1915, qu’il circulait sous forme de manuscrits largement diffusés, avec approbations et encouragements de Pie IX, Léon XIII et saint Pie X.

        in DÉFENSE DU SECRET DE LA SALETTE Ou « Il(s) ne mérite(nt) pas une image pour cela ».
        Par Maurice Canioni, extrait de la revue « SOUS LA BANNIÈRE », Les Guillots, 18260 VILLEGENON.
         

        « Eh bien Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ».

         

         
        Et aussi :
        UNE DÉFENSE DU SECRET DE LA SALETTE
        par JEAN-BAPTISTE WILFRID
        PRO MANUSCRIPTO 1946
         

         

      • Martial lien permanent
        juillet 10, 2015

        Vous comprenez le souci de votre thèse basé sur un message purement privé ????

        Affirmer que se produit aujourd’hui ce qui a été exprimé par la formule de la T.S.V.M. « Rome deviendra le siège de l’Antéchrist, et l’Église sera éclipsée » ne consiste pas en une thèse concurrente, de la  « Thèse », qui est elle hélas innovatrice,  de par son universalisation à l’entité totale de l’Église, et qui a été la généralisation d’une déduction de concepts théologiques classiques préexistants.

        Non, c’est une conclusion tout à la fois simple et de bon sens,  logique et fidèle, intelligente et mystique, évangélique et surnaturelle, de la confrontation de l’Église Révélée, à un état de fait actuel.

        L’Ancien Israël avait pour frontières religieuses décisives, le sang et la circoncision. Dans le cadre de cette identité, ses institutions (exode, royauté, exil, domination perse, hellénistique puis romaine…) ont différé au cours des temps. Ce n’étaient pas d’elles que dépendait la pérennité du Peuple de Dieu.

        Le Nouvel Israël a pour frontières religieuses décisives la profession de la foi, et sa pratique (le baptême inclus).  Dans le cadre de cette identité, la Constitution Hiérarchique de Droit Divin a connu des différences dues aux vicissitudes infligées par l’Histoire (Schismes, concordat, éclipse actuelle). Ce n’est  donc pas de son intangibilité ostensible, « matérielle » au moyen d’apostats mitrés, les poches de leur soutane débordant de titres colorés et de certificats de baptêmes marrânes, etc.) que dépend la pérennité de Notre Mère la Sainte Église.

        Ce renversement de qualification constitue une des multiples contre-vérités d’une certaine  néo-thèse… Évidemment, le « Bienheureux Pierre aura des successeurs perpétuels », mais comment présenter comme l’un deux, un François zéro,  que   Simon le magicien, et surtout pas Saint Pierre, pourrait revendiquer comme l’un de ses  successeurs modernes…?

        La T.S.V.M. n’a pas imaginé une thèse fantastique, qui aurait été relayée par des enfants mythomanes, elle s’est bornée à nous alerter qu’elle confirmait, plus d’un siècle par avance, cette conclusion,  relative à l’éclipse, tout à la fois simple et de bon sens,  logique et fidèle, intelligente et mystique, évangélique et surnaturelle,  cette éclipse issue de la confrontation de l’Église à un état de fait constatable depuis les années 1960 !
         

  7. hagetmau lien permanent
    juillet 9, 2015

    Attention à l’abbé Grumel, et à son centre des Hautes Alpes. Jean Vaquié avait noté de sérieuses sympathies gnostiques chez ce “vénérable” prêtre… Il était peut être un puits de science à la manière des Pic de la Mirandole, de la Renaissance ; il n’empêche que notre ami de Lyon s’en méfiait comme de la peste. Sans compter son égérie Marie-Pierre Morel… Nous n’en dirons pas plus !
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 9, 2015

      Bien dit !!!
       
      Mais ce n’était qu’un exemple pour notre cher contradicteur…J.F. !
      D’ailleurs si vous lisez son « Apocalypse de Notre Dame »… vous aurez confirmation de vos dires.
       

  8. hagetmau lien permanent
    juillet 9, 2015

    J’oubliais de préciser, que dans ma dernière ligne, il n’était pas question, bien entendu, d’ “affaires” mais d’idées hétérodoxes !… Il n’y a rien de pire que ces idées qui mènent tout droit en enfer ! Cela va mieux en le précisant !
     

  9. juillet 10, 2015

    Vous écrivez sur ce que vous ne connaissez pas et que vous ne voulez pas connaître ! ce qui est plus grave : cette version du secret a été mise à l’index. Mais vous NE VOULEZ PAS lire la plaquette en question. Qu’est-ce que c’est sinon du parti pris ??? Inutile de discuter. J’arrête définitivement là mes messages.

  10. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 10, 2015

    Oui Hagetmau…les idées hétérodoxes peuvent mener en enfer…et tous les contradicteurs de La Salette feraient bien de veiller avec plus d’acuité sur leur salut personnel……

    L’éclipse de la Sainte Église est une réalité mystique, spirituelle et factuelle niée et/ou mal comprise par beaucoup de traditionalistes qui ne redoutent que par dessus tout d’être privés de leur « fausse notion de visibilité » de l’Église.

    Par analogie, je vais tenter de faire comprendre aux âmes de bonne volonté que l’éclipse de l’Église s’apparente — mutatis mutandis — au mystère de la transsubstantiation des espèces consacrées. Tout catholique sait que c’est la substance du pain qui devient le corps et le sang de Notre-Seigneur et non pas les accidents du pain, c’est à dire ce que l’on voit, touche, sent et goûte ! (et qui, en principe restent les mêmes, dans leur apparence, après !)

    Lorsque certains tradis, convaincus de l’invalidité des ordinations sacerdotales, s’agenouillent ou font un acte quelconque d’adoration devant des espèces non consacrées, ils commettent, selon leur degré de conscience et d’ignorance coupable, un péché très grave d’idolâtrie. C’est encore bien plus grave que ces catholiques pratiquants qui, le Vendredi Saint, font la génuflexion devant un tabernacle vide !… (même à St Nicolas !)

    Une hostie non consacrée reste du pain et rien que du pain…on ne lui doit pas plus de respect que pour la baguette que l’on a posé sur la table dominicale et que l’on ne rompt qu’après un bénédicité en bonne forme ! Jadis, le pain bénit, distribué au cours de l’office, constituait une pédagogie très réaliste, presque gourmande, de la différence essentielle entre du pain ordinaire et les espèces consacrées…

    L’Église et le Christ ne font qu’un. Or le corps du Christ est sur terre et Sa Présence parmi nous, quoique voilée sous le mystère de la foi, est bien réelle sous la forme des espèces consacrées. Sans la substance transsubstantiée pas de Corps du Christ, pas de Présence Réelle de Notre-Seigneur…

    Il en est de même pour l’Église Son Épouse…

    L’apostasie conciliaire a vidé l’Église de sa substance, ne laissant subsister QUE les accidents bien visibles du pain pour nos âmes qu’est l’Église, institution également humaine. Sans leur substance ces accidents ont perdu la grâce sanctifiante qui les animait et les finalisait et les démons se les ont aussitôt accaparé, leur donnant une apparence trompeuse, car les leurres démoniaques ne sont jamais parfaits, Satan-Lucifer s’épuisant à être le Singe de Dieu et n’ayant  de cesse que de faire de l’Église SON église à lui, pour Sa Gloire et la perdition du plus grand nombre… Il veut être adoré au même titre que son plus grand rival : Jésus-Christ !

    L’arme de « destruction massive » de Lucifer — l’invalidité des sacres et ordinations — se retourne, par un juste décret de Dieu, contre lui et sa volonté de prendre la place de la Sainte Trinité. St Michel ne s’est pas privé de le lui rappeler : « Quis ut Deus ? » mais peine perdue, l’orgueil de l’Archange déchu est plus fort que tout et sa haine inexpiable…

    Ainsi, c’est par une opération ineffable de la Miséricorde divine, que Dieu n’a pas permis que nous soyons tentés et séduits au-delà de nos forces et de notre entendement par les leurres de Lucifer. Si la secte conciliaire n’est pas catholique et si ses prêtres et évêques sont des leurres invalides, alors il n’y a pas à tortiller : c’est tout l’ensemble, avec ses rites, sacrements (à l’exception du baptême et du mariage), dogmes, institutions, qui appartient au domaine de Lucifer et ne saurait procurer le salut…

    Ceux qui s’accrochent aux restes visibles et institutionnels d’église pour y voir comme une subsistance authentique de l’Église, ont l’œil fixé sur une chimère ! Ils confondent la substance de l’Église avec ses « accidents »… Ils confondent la visibilité accidentelle avec la substance catholique et dogmatique de la Sainte Église !… Ils vont jusqu’à dire que ces « papes », soi-disant apostats, sont réellement papes de l’Église, au moins « matériellement » (materialiter) ! Quelle folie ! En séparant la substance de l’Église d’avec ses accidents institutionnels et humains, ils crucifient de nouveau Notre-Seigneur…… C’est comme s’ils disaient que dans le doute ils préfèrent considérer une hostie comme consacrée plutôt que comme du pain…et sont donc prêts à « adorer » ce dernier et de commettre la plus grave des idolâtries…

    Les « contradicteurs » n’ont qu’un but : dire  que ce qu’a dit la Sainte Vierge est superfétatoire et non nécessaire à la compréhension du mystère d’iniquité qui s’est accompli et continue de s’accomplir sous nos yeux ! Et en niant et rejetant les paroles mariales, ils séparent l’apparition des paroles, comme ils prêtent aux « accidents » de l’Église une substance qu’ils ne peuvent plus avoir !!! Cette corruption doctrinale et intellectuelle plait à Lucifer qui n’aime tant que les bons catholiques respectueux de l’institution qu’il s’est accaparée pour la perte du plus grand nombre. Satan ne détruit que dans la mesure où cela lui sert à « rebâtir » son église… Les changements destructeurs affectent principalement la substance, même si Dieu permet que de nombreux signes nous soient donnés des changements, destructions et perturbations des « accidents » de l’Église, pour reprendre mon analogie qui vaut ce qu’elle vaut mais que les lecteurs de bonne volonté auront à cœur de saisir sans chercher, comme certains, la petite bête des intentions cachées ou mauvaises…

    Les yeux de la foi voient plus profondément que les yeux de la chair. Beaucoup de traditionalistes, psycho-affectivement formatés depuis des lustres, considéreront avec tristesse et grande douleur les ravages modernistes et libéraux, s’apitoieront sur le sort des pauvres fidèles subjugués et trompés, se scandaliseront des trahisons des clercs et de l’apostasie des princes de l’Église, verseront des larmes de crocodile sur les changements opérés dans l’Église mais seront radicalement incapables de former leur jugement non avec les yeux de la chair qui ne  s’arrêtent qu’aux choses visibles, affectives et sensibles, mais avec ceux de la foi qui leur montreront que tout ce qu’ils voient et considèrent est privé de la substance de la foi, et que  leurs larmes, gémissements, apitoiements et récriminations s’adressent à une caricature d’église, une contrefaçon diabolique qui n’a cure de leurs colères, même saintes, et qui n’a qu’une seule finalité : se faire reconnaître comme d’Église pour mieux ensuite se faire adorer ! « Qui n’est pas avec moi est contre moi »

    En atteignant Marie et en méprisant Ses paroles, soyons sûrs que l’on encourt l’indignation et la colère de la Sainte Trinité.
     

  11. Ludovicus
    juillet 11, 2015

    Comme à Paray le Monial et à Fatima, on refuse le remède donné par le Sacré-Cœur et par Notre Dame. Notre Dame préconise ici, la création d’un Ordre destiné à la sanctification du clergé et à la conversion des pécheurs afin que le Règne de Dieu s’étende sur terre.

    Quand on voit l’hostilité et la suspicion dont fut l’objet un Padre Pio, seul prêtre stigmatisé de l’histoire de l’Église, on ne peut qu’approuver le message de la Sainte Vierge. Quand on considère aussi la vie de Mélanie on ne peut qu’y voir le sceau divin.

    La Très Sainte Vierge ne nous parle pas de Vatican d’Eux, mais nous explique le pourquoi de la réussite de la révolution, le pourquoi du manque  de résistance, on pourrait faire un parallèle avec la Révolution où les élites elles-mêmes étaient déjà gagnées par les « Lumières » qui allaient les faire disparaître.

    Je mets une réserve, cher Charles, sur le fait que « l’apostasie de l’église Conciliaire ait vidé l’Église de sa substance » ce qui est impossible, l’Église c’est le Christ, les apostats la quittent mais ne la transubstantifient pas. Tout comme les anglicans n’ont gardé que les apparences, les modernistes se sont dans la place et sont apparemment l’Église, mais nous savons ce qu’il en est en vérité.

    La visibilité de l’Église consiste en la profession de la même foi, la participation aux mêmes sacrements et la soumission aux pasteurs légitimes et c’est ce dernier point qui semble faire défaut à la nébuleuse sédévacantiste.

    Cette visibilité exige aussi, par charité pour tous les égarés, trompés, errants, que soit dénoncé publiquement cette secte qui veut se faire passer pour la véritable Église. Notre Seigneur a bien dit qu’Il serait avec nous, tous les jours jusqu’à la fin des siècles.
     

  12. Jean-Marie
    Jean-Marie lien permanent
    juillet 11, 2015

    Cher Cave,

    Ceci s’adresse a nous tous Catholiques SEMPER IDEM, en tout cas Catholiques.
    Suite a la publication de votre dernier article, je vous ai suggéré par téléphone de mettre fin aux commentaires sur le Blog. Ceci vous le disais-je était le fruit d’une réflexion approfondi sur les temps que nous vivions, sur les fruits du Blog et la qualité des commentaires mais surtout parce que je suis arrivé a la conclusion que TOUT A ÉTÉ DIT.
    La Sainte Église (Sainte Écritures, Tradition, Magistère de la Chaire de Vérité, Pères de l’Église, Docteurs, Saints et Saintes etc.), les travaux de Louis-Hubert sur l’antilibéralisme, Virgo-Maria, Rore-Sanctifica, Résistance-Catholique, les Éditions Saint Remi, ACRF, CatholicaPedia etc. tout est disponible à charge aux âmes de bonne volonté d’y puiser et à nous catholiques de s’éduquer et s’instruire en permanence.

    Ce dernier article venons-en, il est magistral, simple, clair et direct parfaitement catholique. J’ai émis le vœu pieu « J’espère qu’il ne sera pas commenté, qu’as-t-on besoin d’ajouter après cela ??? »
    Aujourd’hui il y a 29 commentaires et quels commentaires ? Si c’est pour lire les commentaires d’affreux thésards et autres survivantistes quand ce n’est pas Morin l’esprit chagrin ou d’autres parasites, je vous dis très sincèrement assez. En disant cela je n’oublie pas que nos propres commentaires sont inutiles, médiocres et faussement savants ou spirituels. Votre travail de reprendre et donner les bons documents est utile, mais a quoi bon s’épuiser quand nous avons à faire à des malhonnêtes pertinaces (De tout bord, frateux, thésard et autres survivantistes…)
    Cela va-t-il durer pendant longtemps (70 ans comme le disait Mgr Tissier de Mallerais) ? N’a t-on pas mieux a faire ? Ne pourrions-nous pas employer nos énergies et nos talents à des choses qui portent du Fruit et surtout du fruit pour l’éternité Bienheureuse ?
    Oui les commentaires depuis des mois sont à de très rares exceptions une pollution visuelle premièrement, mais surtout une pollution intellectuelle inutile et néfaste voire insupportable.

    Surtout que je le dis et ceux qui me connaissent savent que je pense cela depuis longtemps : JE NE CROIRAI JAMAIS À L’ÉVANGÉLISATION PAR LE NET.
    Pourquoi parce que nous croyons à la Religion du Dieu INCARNÉ. Oui le Grand DOGME DE L’INCARNATION. Dogme méconnu dit Saint Louis Marie Grignon de Montfort.
    J’en vois déjà dire oui mais tu ne t’est pas converti grâce au Net toi ? Je réponds : idiot, Le Catholicisme ce ne sont pas des idées en l’air, si je n’avais pas appelé feu M. l’abbé Schoonbroodt, si quelques semaines plus tard je n’avais pas appelé le Patriarche Remy, que je ne l’avais pas visité, penses-tu que j’en serai la ?
    Cela s’incarne dans des personnes même dans la Sainte Église Éclipsée.

    On est tous très forts derrière son clavier, moi le premier mais quand il s’agit de se confronter de vive voix, pour corriger, dire son mécontentement, encourager, exhorter, consoler etc. etc. ou sommes-nous ?

    Regardez l’article et les commentaires affligeant :

    Je viens d’avoir Louis-Hubert au téléphone depuis son lit de douleur à l’hôpital (cf.http://wordpress.catholicapedia.net/annonce-demande-de-priere/ et http://wordpress.catholicapedia.net/annonce-demande-de-priere/#comment-83700). Il est très affaibli… mais m’a confirmé que tout a déjà été dit sur le sujet
     

    Avait-on besoin d’une personne sur « son lit de douleur » pour avoir confirmation que tout avait été dit sur le sujet ????
    Pourquoi ne pas donner le nom de l’hôpital ? L’adresse postale ? Le numéro de chambre et la ligne pour le joindre ? Vraiment Cave et croyez moi ceci n’est pas dirigé contre vous ou vous seul.
    Chacun de nous doit s’examiner.
     
    Nous avons en M. Remy un exemple éloquent de ce que doit être un catholique et un catholique français de surcroit, une bonhomie, une joie de vivre, une foi profonde, de l’humour, du zèle, et un énorme abattage (Il travaille énormément) Une CHARITÉ EXTRAORDINAIRE. Surtout il fait et parle après, d’ailleurs amis comme ennemis en conviennent : les faits parlent pour lui, et cela gène qu’il puisse parler et parler beaucoup.
     
    Mais attention, pour connaitre M. Remy depuis 2012 et l’avoir fréquenté souvent depuis 2013. Je peux vous dire ce qui est le plus remarquable chez lui et j’associerai sa tendre Épouse Marie-Christine. Ce qui m’a le plus marqué chez les Remy, et particulièrement M. Remy, au delà de tout ce qu’il a pu dire, écrire, tous les conseils etc. etc.
    C’est que à chaque jour c’est prière du matin et du soir et surtout le Chapelet QUOTIDIEN. Pour vous dire tout, je n’ai vu qu’une fois M. et Mme Remy ne pas dire le Chapelet beaucoup s’en souviendront c’était exactement le Dimanche 4 aout 2013 lors de la première journée de la session antilibérale pour les familles. Tout le monde arrivait, il y avait beaucoup à dire pour l’organisation, il y avait de la Fatigue et quand il a fini de parler nous étions tous fatigués et il a dit « Mince je viens de parler de la Vierge Marie et on a pas dit le Chapelet. »
     
    Est-ce utile de mentionner le Benedicité et l’action de grâces dits à chaque repas. Alors non ce ne sont pas les seuls. Mais eux particulièrement m’ont fait comprendre ce qu’est un Chrétien et un catholique et français toujours. Surtout que ceux qui connaissent M. Remy ont entendu plusieurs fois, on ne comprend vraiment les choses que sur un prie-Dieu. Pascal dit l’Homme n’est grand qu’à genoux. Ce foyer est très grand plusieurs fois par jour.
    M. Remy et vous le savez tous quand il veut reprendre quelqu’un, lui dire qu’il se trompe, laïcs, clercs, universitaires, s’adresse directement à la personne directement par téléphone, en le recevant à table, en déjeunant avec lui. Attitude honnête, courageuse, viril et profondément catholique, ce n’est pas moi qui le dit, vous n’avez qu’à réécouter sa dernière conférence à Saint Benoît (Bouzie, Abbé Rioult). Il ne se cache pas derrière son clavier.
     
    Nous arrivons et vivons les temps justement prédit par la Très Sainte Vierge de La Salette. Pourquoi jacasser ? Nous voulons qu’Il règne sur Nous. Qui ? Le Christ Roi de France, prions le sacrifions-nous, réparons et à l’invitation de Notre Dame Combattons ! Non à la manière des païens résistants ou faux antilibéraux, mais en recherchant d’abord le Royaume et Sa Justice. Surtout n’oublions pas que La Même Vierge Marie qui a dit « Il n’y a plus personne digne d’offrir la Victime Sans tache à l’Éternel » et a dit par Lucie, voyante de Fatima : « Les deux derniers moyens donnés au monde pour le salut, sont la dévotion au Cœur Douloureux et Immaculé de Marie et la récitation du ROSAIRE » !!!!!
     
    Que Faisons-nous de tout cela ?
     
    Nous gesticulons pendant que les ennemis de tout bord s’affairent, l’actualité est riche entre Macron et le roi, Bergoglio à Burger King pour toujours plus désacraliser la fonction papale, nous nous parlons avec des thésards inconvertissables, pourquoi pas non plus avec Riposte Catholique, Daoudal et le Salon Beige.
     
    Concentrons-nous sur l’essentiel. Examinons-nous et recherchons la Volonté de Dieu le reste nous importe peu, l’objectif est énorme au delà du Règne de Notre Seigneur, au bout c’est l’Éternité Bienheureuse.
     
    Je pourrais encore en dire plus et pendant des heures, mais il y a beaucoup a faire.
     
     
    Bien sur, si certains voudraient me faire part de leur réserve, désaccord, totale opposition, remarque, j’ai une adresse mail et un téléphone. Je suis prêt à tout entendre. Que le webmestre communique mes coordonnées en privé bien sur.
     
    C’est l’heure du Christ Roi de France !
     
    Ô Marie Reine de France, sauvez la France !
    Ô Jésus-Christ vrai Roi de France, sauvez la France !
     
     
    Amitiés et Union de Prières.
     
    C’était pour ma part mon dernier commentaire sur ce blog, je continuerai de m’y informer pour les excellents articles. Je juge désormais non les personnes sur leurs développements savants ou spirituels, mais sur leurs fruits d’autres diraient le for externe leurs actions publiques.

    • Cave Ne Cadas
      juillet 11, 2015

      Mon cher Jean-Marie,
       
      À accusation publique…réponse publique… (il n’est donc pas question ici de remarques « privées » par eMail ou par téléphone)
       
      Vos remarques (reproches) partent dans tous les sens…et sont donc confuses !
      Premièrement ; les commentaires ne vous plaisent pas !!! Vous n’êtes pas obligé de les consulter et de les lire… Les commentaires ne font pas partis des articles ! pour les lire il faut aller les chercher… donc si vous préférez qu’ils ne fussent pas…ne les consultez pas !
      Un blogue se caractérise par la possibilité de « commenter » les articles publiés, à la différence d’un site classique qui ne le permet pas… (Sur le site du CatholicaPedia il n’y a pas de commentaires)
       
      « tout a été dit »… oui !
      Et alors, l’Apôtre St Paul ne dit-il pas à son disciple bien-aimé Timothée (Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée – Chapitre 4, 1-8) :

      1 Je t’adjure devant Dieu et devant le Christ Jésus, qui doit juger les vivants et les morts, et par son apparition et son règne,
      2 prêche la parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, avec une entière patience et toujours en instruisant.
      3 Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine ; mais ils se donneront une foule de docteurs, suivant leurs convoitises et avides de ce qui peut chatouiller leurs oreilles ;
      4 ils les fermeront à la vérité pour les ouvrir à des fables.
      5 Mais toi, sois circonspect en toutes choses, endure la souffrance, fais l’œuvre d’un prédicateur de l’Évangile, sois tout entier à ton ministère.
      6 Car, pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ est proche.
      7 J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi ;
      8 il ne me reste plus qu’à recevoir la couronne de justice, que me donnera en ce jour-là le Seigneur, le juste Juge, et non seulement à moi, mais à tous ceux qui auront aimé son avènement.

       
      Quelques autres remarques…

      Le comportement des REMY est exemplaire en effet, mais qui ne vous dit pas que nombre d’entre nous ne le connaissions bien avant vous… Et que la pratique de l’internétique les empêcherait de faire leur dévotions correctement !!!
      (…prière du matin et du soir et surtout le Chapelet QUOTIDIEN…Benedicité et l’action de grâces dits à chaque repas…)
      Est-ce Pascal (19 juin 1623 – 19 août 1662) ou le grand évêque français Bossuet (27 septembre 1627 – 12 avril 1704) qui a dit le premier : « L’homme n’est grand qu’à genoux »… je ne sais ; Dieu le sait… L’infâme Napoléon Bonaparte a dit aussi « L’homme n’est jamais si grand qu’à genoux devant Dieu. » pour vous dire !
       
      « Que Faisons-nous de tout cela ? »… dites-vous !
      …que faites-vous, VOUS ???
      …vous suivez « l’actualité » riche entre Macron et le roi, Bergoglio à Burger King (!!!) Actualité dont je n’est rien à f***tre ! Moi !!!
      Avec tout ce que j’ai déjà fait… « pour le bon combat »… (LHR le sait, vous pourrez le lui demander…) je ne pense pas gesticuler ou jacasser…
       


       
      Jean-Marie, mettez un peu d’ordre dans vos idées et si « les commentaires depuis des mois sont à de très rares exceptions une pollution visuelle premièrement, mais surtout une pollution intellectuelle inutile et néfaste voire insupportable »… n’y participez plus ! et faites quelques œuvres constructives, LHR vous en sera reconnaissant.
       
      Amitiés
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        juillet 12, 2015

        Cher Cave Ne Cadas,

        Je regrette que notre ami Jean-Marie, avec lequel je suis lié par des liens spirituels, ne se soit pas adressé à l’ensemble des lecteurs de ce blogue, les prenant ainsi à témoin de ses observations, demandes, récriminations, doléances et critiques… Sans doute a-t-il cru bien faire en « frappant » à la tête, pensant qu’elle seule était décisionnelle en la matière !

        Jean-Marie est un ami. Jean-Marie revient de loin et est un jeune converti. À ce titre, il mérite toute notre sollicitude, attention et encouragements. Sa fougue, son désir de pureté et ses exigences spirituelles sont tout à fait honorables même si à un nouveau meuble de haute qualité entièrement fabriqué par le meilleur ébéniste il faudra encore de longues années pour lui donner cette patine, cette noble usure même, à laquelle on reconnait ceux qui ont été criblés par le Seigneur et qui en ressortent plus forts, plus compréhensifs à la misère humaine, plus attentifs aux exigences du combat, plus réceptifs aux enjeux surnaturels et à fortiori, plus humbles, plus charitables et plus intransigeants avec eux-mêmes pour l’être un peu moins avec les autres…

        Jean-Marie connait ma position. Il sait que je ne suis pas d’accord avec lui. Au reste, nous ne saurions ici faire d’un problème secondaire un enjeu premier dans le combat que nous menons chaque jour contre nous-mêmes, contre nos ennemis et même contre nos propres amis !

        C’est pourquoi je considère sa demande comme l’expression d’une souffrance. La souffrance nous rappelle les exigences du sacrifice qui, s’il n’est pas relié à Dieu, ne vaut pas grand chose…

        Reste à savoir si cette souffrance est chez lui existentielle, ancrée dans son moi profond, ou bien n’est que passagère, expression fugace d’un passage de sa vie où l’exaltation de sa foi passe par la sublimation de ses rêves d’impeccabilité et d’action fondatrice…

        La seule chose que nous ne saurions reprocher à la jeunesse c’est son enthousiasme, son ardeur, sa passion, son désir de pureté,  son zèle et son engouement. Mais tout ce bel entrain moral doit être canalisé, orienté et soumis aux volontés de l’Esprit Saint ! Si notre administrateur s’est  permis d’employer le terme de « confusion » c’est qu’il lui a semblé que les désirs de Jean-Marie partaient dans tous les sens et que ce bel enthousiasme de jeune converti flirtait quelque peu avec les contradictions et ce monde de « bisounours », succédané d’un monde meilleur si cher aux jeunes convertis.

        Si vraiment Jan-Marie avait été convaincu de la profonde nocivité de toute intervention sous forme de commentaires, il aurait commencé à n’en point faire sur ce blogue… D’autres moyens pouvaient en effet satisfaire son « essentiel » : écrire directement à l’administrateur, lui téléphoner, lui envoyer un long courriel, faire paraître une lettre ouverte dans quelqu’autre organe de presse, etc… Ainsi, en agissant de la sorte, Jean-Marie, par l’intermédiaire de Cave Ne Cadas, s’adresse à tous les « commentateurs » réels, occasionnels,  habituels ou en puissance que nous sommes tous, chers lecteurs de ce blogue. C’est pourquoi je lui fais cette réponse, non en m’adressant directement à lui (cela je peux le faire en privé) mais en m’adressant à notre administrateur, « portefaix emblématique » de ses récriminations.

        Reposons le problème, si vous voulez bien, à tête reposée.

        1/ Il est bien entendu, que, dans l’absolu, les articles du CatholicaPedia Blog et ceux de ses collaborateurs plus ou moins occasionnels, n’ont nul besoin de commentaires, si ce n’est ceux de l’auteur lui-même afin d’éclairer le lecteur sur tel point de détail ou telle exigence bibliographique et référencée.

        2/ Jean-Marie nous fait part publiquement de son désir souverain de ne plus participer à aucun commentaire. C’est son droit et sa liberté d’enfant de Dieu. À ce titre, il n’y a rien à ajouter même s’il est permis de déplorer son absence sous cette forme littéraire, comme un petit agrément supplémentaire qui nous rappelle que nous sommes liés les uns aux autres par la foi et la communion de pensée et de combat, même si ces aspects revêtent des formes très différentes selon les capacités et compétences de chacun.

        3/ Mais Jean-Marie ne se contente pas de nous faire part de ses critiques et de sa volonté de ne plus participer aux commentaires. Il nous dénie  le droit de maintenir nos commentaires en faisant appel à l’autorité d’administration qui seule aurait ce pouvoir discrétionnaire d’interdire d’un coup de souris à tous ceux qui le veulent de venir faire leur petit commentaire sur ce blogue bien catholique.

        Je lui dénie ce droit car c’est alors un abus de pouvoir (qu’il n’a d’ailleurs pas puisqu’il est obligé de s’adresser au seul pouvoir réel : celui de l’Administrateur et de son conseil !).

        4/ Ne doutons pas un seul instant chers amis lecteurs que Jean-Marie n’ait les meilleures intentions du monde. Moi qui le connais je peux vous dire que ses intentions sont pures, pieuses, louables et pleines de charité pour les âmes.

        Seulement voilà : il lui faudra attendre d’avoir une certaine patine spirituelle pour savoir que le diable fait feu de tout bois et tout particulièrement de nos bonnes intentions. La confusion et la contradiction étant les signes subtils de sa présence parmi nous ! Un chrétien ne doit pas défaillir à l’annonce d’une telle opportunité ! Bien au contraire ! Tout ce qui nous rappelle à l’humilité de notre condition, à notre faiblesse émotionnelle et sensuelle, à notre imagination exaltée, nous replace dans une perspective réellement crucifiante, incarnée et réaliste. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ! Et les contradicteurs eux aussi ont besoin de notre charitable sollicitude — même s’ils n’en font rien ! — car en agissant ainsi nous défendons l’honneur de Dieu attaqué et faisons non seulement du bien à notre âme toujours assoiffée mais aussi à celle de notre prochain car la vertu d’exemple sert à l’édification du plus grand nombre !

        Il est bon qu’il y ait des contradicteurs parmi nous… Ce sont nos « pauvres » d’aujourd’hui et quelle que soit notre indignité personnelle, si nous leur apportons ne serait-ce qu’un petit iota de cette vérité de la foi qui ne nous appartient pas, nous gagnerons infiniment plus de mérites que par quelque « bonne œuvre » qui ne nous aura coûté qu’un peu de notre temps ou de notre argent…

        5/ En haussant le « corpus commentatoire » à une place excessive et qui n’est pas la sienne, puis en souhaitant ensuite le rayer d’un trait de plume ou d’un coup de rein de souris, notre ami Jean-Marie, outre un excès de  pouvoir, ne s’aperçoit pas qu’en fait cela revient à jeter le bébé avec l’eau du bain !

        De quel droit un élément extrinsèque à un blogue viendrait m’interdire d’y exprimer ce que je pense être de mon devoir de dire ? Cela ne tient pas et j’attends de Jean-Marie une réponse claire à ce sujet sans passer par une autorité forcément dictatoriale SI  elle ne sert qu’à brimer les libertés d’expressions  individuelles, dans la mesure bien sûr où ces libertés intellectuelles s’expriment dans le total respect des bonnes mœurs et de la loi.

        6/ Il serait, à mon sens, vain et dangereux de séparer dictatorialement et  artificiellement le bain (le corpus doctrinal ou polémique des articles du CatholicaPedia) d’avec son fruit légitime, le bébé (les commentaires de certains lecteurs). D’aucuns ne s’exprimeront jamais, même s’ils en ont envie, et ce pour des milliers de raisons… D’autres le feront plus rarement et à la manière de ces enfants apeurés dans la nuit et qui viennent frapper à la chambre de leurs parents en quête d’un regain affectif, comme pour s’assurer que leurs terreurs nocturnes ne sont que chimères à côté de la présence rassurante et aimante de leurs parents…

        D’autres encore y glisseront plus ou moins régulièrement leur petit ressenti, sans malice et selon l’opportunité… Certains plus scrutateurs veilleront à mettre leur petit grain de sel, gentil ou pas gentil, à chaque occasion…… Et puis il y aura aussi des contradicteurs, ennemis subtils ou féroces, qui viendront nous sortir de nos pieuses torpeurs et nous forceront à faire la volonté de Dieu et être des missionnaires malgré nous…

        Les commentaires peuvent constituer d’ailleurs une base de réflexion et de méditation intéressante dans certains cas… Les âmes angoissées et souffrantes ont besoin d’une aide spirituelle et d’une petite béquille  intellectuelle. N’aurions-nous à donner à notre prochain que des génériques ? Leur refuserions-nous, sous prétexte qu’à nous cela convient très bien, l’enrobage auquel ils ont droit pour faire passer leur pilule de vérité ? Notre-Seigneur ne s’est-il pas exprimé par paraboles en y mettant toute la divine pédagogie dont Il était bien entendu capable ? Loin de moi de prétendre comparer nos misérables commentaires à la moindre parabole évangélique, mais les âmes ont besoin de communiquer avec leurs semblables même par le truchement de commentaires plus ou moins réussis ou pertinents. Comment pourrait-on aimer Dieu qu’on ne voit pas si l’on n’aime pas, en esprit et en vérité, son prochain avec lequel on peut communiquer et qu’on peut même parfois voir et toucher, si les circonstances s’y prêtent !!!!…

        Je sais Jean-Marie très attaché à notre religion car c’est par l’Incarnation que Dieu s’est fait homme pour venir nous sauver.

        L’Incarnation ne s’est pas faite uniquement pour les saints, les purs, les parfaits…mais pour tous les autres…qui sont légions !

        Pleurons sur notre misère mais de grâce ne refusons pas ce que Dieu nous donne par Son Incarnation, même si cela nous semble bien imparfait à cause de nos péchés et manquements de toutes sortes.

        J’ai voulu être un peu bavard, cher Cave Ne Cadas, afin de répondre en miroir à notre ami Jean-Marie. J’ose espérer que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.

        Comme tous les convertis, Jean-Marie découvre qu’il est allergique au mal, comme d’autres découvrent l’eau chaude.

        Il lui faut en passer par là. Et il découvrira avec le temps et l’expérience que nous sommes tous différents, n’avons pas toujours les mêmes besoins et que ce qui nous unit dans cette grande diversité, au-delà des dons et talents que Dieu nous donne par pure grâce,  c’est la foi inébranlable que nous aurons su acquérir, cultiver et conserver ad majorem Dei Gloriam!
         

         

  13. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 11, 2015

    Cher Ludovicus vous faites bien de me reprendre dans la mesure où je n’ai pas été assez clair ou bien que je me suis mal exprimé… Ce n’est pas l’Église qui est vidée de sa substance puisque comme vous le soulignez c’est impossible en vertu des promesses de NSJC. Ce sont les « rites » de la secte qui n’ont plus la substance catholique…nuance… Ils ne peuvent d’ailleurs plus rien faire dans la mesure où ils ont apostasié et où leurs ordinations sont invalides… Malheureusement ils gardent la coquille vide mais aux apparences trompeuses car « catholiques » du moins pour la grande masse des fidèles dont les réflexes ataviques sont presque toujours ceux d’une Église antéconciliaire (donc en ordre par définition !).

    Il est probablement légitime de penser qu’en effet la plupart des fidèles (à l’exclusion des clercs) dans le monde sont trompés de « bonne foi » et quant au degré de culpabilité de leur ignorance (coupable)  il revient à Dieu d’en juger souverainement avec les bienfaits de Sa Justice et de Sa Miséricorde. Et vous avez raison de dire qu’il nous faut dénoncer sans cesse — car c’est un devoir sacré — les errements de cette secte et de démontrer à tous ceux qui veulent l’entendre et l’accepter qu’elle n’a plus rien à voir avec la Sainte Église Catholique.

    En conclusion, à la place du verbe « vider » eut-il fallu plutôt dire « déplacer »…translater ou mieux encore « éclipser » (!!!)  à l’unique profit bien sûr de la véritable et Sainte Église.
     

  14. Cave Ne Cadas
    Cave Ne Cadas lien permanent*
    juillet 11, 2015

     

    L’homme n’est grand qu’à genoux

     

     

    Comme il est bien difficile d’exprimer par des mots ce qui relève d’abord de l’ordre surnaturel, je tâcherai d’éclairer la piété insigne de Monseigneur Guérard des Lauriers par une de ses projections les plus visibles dans l’ordre naturel : sa faculté d’agenouillement.

    Celle-ci tenait du prodige, et frappait tous ceux qui l’approchaient. S’il est vrai que « l’homme n’est grand qu’à genoux », selon le mot d’un auteur célèbre, sans nul doute Monseigneur Guérard fut un très grand homme ; car bien peu eussent pu l’égaler sur la résistance impressionnante qu’il avait pour tenir à genoux des heures durant, en priant, en faisant méditer les fidèles qui l’entouraient, en animant des adorations ou des prières publiques… ce qui suppose une disponibilité intellectuelle suffisante, laquelle devient généralement impossible lorsque la station prolongée entraîne l’écrasement des rotules, les crampes des muscles, les douleurs de reins, et qu’il n’est plus possible que de faire pénitence en serrant les dents.

    Or cette disponibilité intellectuelle, malgré l’inconfort de la position, Monseigneur Guérard l’avait à un degré prodigieux, tirant sans cesse des larmes de piété à ses auditeurs, excitant leurs prières et retenant leur attention au point qu’ils ne s’apercevaient pas de l’heure qui passait, quoi qu’ils fussent peu exercés à la méditation prolongée.

    Je vois encore ce père de famille, que la piété du Père Guérard avait plus fait pour ramener à la vraie messe que bien des discours, me disant : « Je ne m’en suis aperçu qu’à la fin, mais le chemin de croix que nous a fait le Père Guérard a duré près de trois heures ! Pendant tout ce temps, en dehors des quelques pas pour aller d’une station à l’autre, il a été sans cesse à genoux, sur le carrelage, et sans appui ! Comment fait-il ? Moi qui était dans les bancs, et qui avais un appui, j’ai été obligé de m’asseoir ! » Or ce monsieur était un robuste paysan, dans la force de l’âge, rompu depuis son enfance au rude labeur des champs. Tandis que le Père Guérard, ce jour là, avait 85 ans !

    Comme si c’était hier, je vois encore la première messe qu’il nous célébra ici. Après les prières rituelles, demeurant à genoux au pied de l’autel, il nous fit faire une action de grâces méditée. Cette pratique lui était coutumière. À mi-chemin entre la prière et le sermon, ces élévations étaient aussi enrichissantes par la doctrine que propres à former et à développer la piété des auditeurs. Pris d’abord par la beauté de ces « affections », selon un terme consacré, je fus peu à peu obligé de m’apercevoir que mon carrelage était bien dur ; puis que mes reins étaient bien fragiles ; que les crampes gagnaient mes jambes… j’ai failli me lever…

    Mais considérant le Père Guérard qui ne bronchait pas, et qui n’avait pas même un appui, tandis que le dossier de la chaise devant moi m’en offrait un secourable, je me suis dit : « tu as quarante ans, et lui quatre vingt ! tu ne peux pas te lever, tu aurais trop honte ! cramponne toi ». Et je me suis cramponné, par égard aussi pour les jeunesses de vingt ans qui étaient là.

    Je ne sais plus combien de temps cela a duré (près d’une heure je pense…). Mais j’avoue humblement qu’à la fin, je n’étais plus capable que de me « cramponner », et que lorsque le Père Guérard s’est relevé, d’un coup de reins de jeune homme et sans s’appuyer, je ne sais pas comment j’aurais fait sans le secours des deux chaises qui m’entouraient, pour déplier mes membres endoloris. Et j’entends encore les commentaires étonnés et édifiés, des jeunes en train de se masser les genoux dans la cour en se demandant dans quel état ils eussent été s’ils avaient eu 80 ans !

    Une équipe de jeunes filles de 14 à 18 ans suivaient les offices de la semaine sainte, célébrés par le Père Guérard il y a 5 ou 6 ans, dans une communauté de religieuses. Comme il est de coutume, elles se sont relayées pour l’adoration nocturne du Jeudi au Vendredi Saint. À la pique du jour, celles qui faisaient le dernier tour de garde, remarquèrent là bas, dans le cœur, une forme blanche qui se précisait avec la lueur grandissante du jour. C’était le père Guérard, à genoux, sans appui, sur la dernière marche de l’autel. Se questionnant les unes les autres, elles acquirent la certitude que depuis 22 ou 23 heures la veille personne ne l’avait vu rentrer. Or les seuls points de passage possible étaient éclairés, dans le fond de l’Église, là où se relayaient les veilleuses. Le Père Guérard avait donc passé le nuit entière en adoration, à genoux, sans appui, parfaitement immobile puisque seul le jour venait de révéler sa présence. Et ceci entre deux journées chargées en offices de toute sorte s’il en est ! Et il avait 84 ans, si je compte bien.

    Je prétends, j’affirme que c’est humainement impossible. Cela ne peut pas s’expliquer sans une dimension qui est au-dessus de la nature.

    Adrien LOUBIER (1988)

     

  15. Stephane lien permanent
    novembre 9, 2016

    En tout cas nous voici en 2016 et voilà comment s’est passé un pontificat :


     
    et voici comment un vrai prophète de la bible appuyé par Le Dieu Véritable traite avec les autres religions : Référence biblique 1 Rois chapitre 18 versets 22 à 40 !!! et çà se passe de commentaire.
     
    Et je parle même pas des scandales prêtres pédophiles et autres déboires !
     
    En tout cas La prophétie de Notre Dame de la Salette est belle et bien arrivé pour nous en cette année 2016, préparons-nous à un châtiment imminent ou pour se qui se repentent à une miséricorde gracieuse de Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ assisté de Dieu Notre Père et du Saint-Esprit ainsi que La Très Sainte Vierge Marie (qui je précise à eu son âme transpercée par un glaive, selon Siméon, que Dieu à préservé la pureté de Marie tout comme Jésus est pur, et qu’elle a suivi Son Fils du début à la fin, dans la joie et dans les larmes, que Jésus étant enfant lui était soumis donc en concordance avec le 5ème commandement de Dieu le Père : Honore ton Père et ta Mère, donnée au monde à la croix par Jésus lui-même « Femme voilà ton fils, fils voilà ta mère » phrase adressée à Jean son disciple et cousin propre : fils d’Élisabeth qui tressailli en son sein à la voix de Marie !).
     

     

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