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Le Remède Ultime de la Fin des Temps !

2016 février 26

 

Le Remède ultime de la Fin des Temps !

 

 

Omnes dii gentium daemonia. (Tout vient de leurs dieux et tous leurs dieux sont des démons)

 

« Toute religion se propose de mettre l’homme en rapport direct
avec le monde surnaturel,
par des moyens surnaturels,
en vue d’obtenir des effets surnaturels
 »

(Mgr Gaume – Traité du Saint-Esprit).

 

Nous vivons des temps mauvais, très mauvais et qui ne peuvent que le devenir davantage au fur et à mesure que le compteur du temps s’active et tourne sous l’impulsion furieuse, impatiente et désespérée des cohortes démoniaques qui savent que leur temps est compté et que leur séjour provisoire dans les airs et à la surface de la terre ne sera pas éternel.

le compteur du temps

Je voudrais rappeler à mes lecteurs qui ne seraient pas encore assez persuadés de l’horreur de l’état de privation dans lequel nous sommes, que l’Église étant éclipsée, c’est toute la religion qui l’est dans sa dimension essentielle et trinitaire ; dimension qui touche au plus profond l’âme dans sa correspondance intime aux mystères les plus sublimes d’un Dieu révélé, unique et trois fois Saint dont l’Amour se répand tel un fleuve impétueux dans les Trois Personnes divines.

 

Dans son Traité du Saint Esprit, (en PDF ici : T1 ; T2) Mgr Gaume évoque littéralement une « invasion de l’épidémie démoniaque ». Non seulement cette invasion a bel et bien commencé, mais nous sommes tous sans exception appelés à “tomber malades”, sous des formes diverses et très variées (selon les grâces, charismes et (dé)mérites de chacun) , au fur et à mesure que s’annoncera et se rapprochera l’homme d’iniquité et l’abolition totale du Saint Sacrifice.

Souvent l’on reste confondu et sans voix devant ces abominables conversions à l’Islam, “religion” pourtant si éloigné de notre culture, de tout ce qui fait l’être même de notre civilisation gréco-romaine convertie au christianisme. L’explication est pourtant simple : ces âmes converties le sont pour deux raisons essentielles : leur terreau est (devenu) vierge et elles ont subi ensuite l’effusion de l’Esprit de Perdition.

Vierge, leur terreau l’est par un double phénomène très spécifique de notre époque de dissociété : le vide abyssal qui a présidé à leur éducation religieuse (chrétienne) d’une part, et l’éradication radicale par le laïcisme (et tous ses fruits pervers) des derniers restes chrétiens qui tenteraient de subsister au plus profond de ces âmes égarées mais avides d’un dieu qui récompense ou …envoie en enfer !

L'enfer

Une âme qui a évacué toute trace de foi chrétienne est prête à recevoir les « sept dons de Lucifer » et à subir l’Effusion de l’Esprit Mauvais, caricature et inversion démoniaque de l’Effusion de l’Esprit Saint.

Lorsqu’une épidémie touche tout un peuple, toute une nation, il serait illusoire de nier qu’il va y avoir beaucoup de malades et par voie de conséquence, beaucoup de morts…

Ainsi, pour reprendre ce que je dis plus haut, ce que veut Satan, c’est, dans un premier temps, effectuer une sorte de « lavage de cerveau démoniaque » car seul ce terreau spirituel éradiqué lui permettra de se faire des adeptes, des dévots à sa cause puisque, faut-il le rappeler, son unique et seul but est d’attirer le plus grand nombre possible d’âmes en enfer avant que d’être lui-même et toutes ses légions repoussé définitivement en Enfer pour l’éternité. Après le “pouvoir” (permis par Dieu pour nous châtier) vient l’heure de la chute finale, inséparable de la notion de Justice. Et ce qui doit toujours nous rassurer, quoiqu’il arrive, c’est de savoir de fide que cette divine Justice est PARFAITE, tout comme « Sa » Miséricorde…

Ne nous méprenons pas et éloignons nous résolument par les temps qui sont hélas les nôtres de tout irénisme. Notamment pour nous rassurer nous-mêmes et croire que par notre seule volonté humaine nous pourrons éloigner certains maux et contrecarrer l’influence des démons sur les institutions y compris religieuses. Le réalisme chrétien doit rester notre guide et si nous nous prétendons anti-libéraux, il ne doit y avoir aucune place pour la composition (compromission voilée) ou la paix, achetée même à grand prix d’envolées soi-disant charitables mais d’une sagesse toute humaine.

Non ! Chers lecteurs, les remèdes existent mais il faut non seulement les chercher, se les approprier et surtout savoir de qui ils tiennent leur puissance et leur efficacité.

La Très Sainte Vierge MarieSur un plan privé et cultuel, la Très Sainte Vierge nous a donné le remède ultime de la fin des temps et nous a dit qu’il n’y en aura pas d’autre ! Moi je dis que nul ne peut faire l’impasse volontaire des paroles de la Sainte Vierge qui Elle-même est soumise à précisément cette effusion permanente et ineffable qui fait d’Elle une créature au-dessus de toute créature charnelle ou spirituelle. Et vous l’avez bien sûr deviné, chers lecteurs, car en ce Carême, ce sera mon grand propos, même s’il apparait déplacé à certains : ce qui inspire et guide la TSV Elle-même c’est l’Esprit-Saint de Dieu qui doit être tout spécialement le refuge ultime de notre âme en ces temps d’éclipse et de désolation surnaturelle.

Même le sublime mystère de l’Incarnation est détourné de son objet propre par l’Enfer qui n’a pour guide que sa haine éternelle de n’avoir pu rivaliser avec Dieu dans ce qu’il a considéré, par orgueil, comme un camouflet insupportable en raison même des dons divins qu’il avait reçus avec une prodigalité sans pareil car Dieu ne met pas de limites à Son Amour, car tout ce qu’Il demande c’est un minimum de réciprocité et donc de gratitude, mot que l’Enfer a remplacé par son contraire, fruit direct de son Orgueil qui le sépare éternellement de Dieu et de Sa Présence, indispensable au bonheur de tout Être Créé.

En effet, dès notre conception, nous sommes redevables à Dieu du don de l’existence et toute notre vie doit être un chant de louanges adressées à notre Créateur. Gratitude et Amour de Dieu (donc du prochain !) sont rigoureusement synonymes.

Alors, chers lecteurs, il nous faut à présent nous persuader que le Saint Esprit est le vrai remède pour nos temps de calamité ! Pourquoi ? Par ce qu’Il a une mission, comme le Fils.

Le Saint-Esprit

Et la mission du Saint-Esprit est aussi réelle que celle du Verbe Incarné. Il nous faut donc nous intéresser davantage à cet Esprit de Dieu, dont le secret d’Amour réside dans les échanges incommunicables des Trois Personnes divines et auxquels nous sommes appelés à participer dans les limites de notre nature créée…

Lorsque nous parlons de la Trinité il faut de la prudence et de la réserve, parce que, comme le dit saint Augustin, « il n’y a pas de sujet où l’erreur soit plus dangereuse, les investigations plus laborieuses, ni les découvertes plus fructueuses ».

Pensons très souvent à l’Esprit Saint, implorons-le jour et nuit, appelons de nos vœux son infusion dans nos âmes en rémission de nos péchés et adorons sa mission extérieure qui n’est rien moins que de nous assurer le SALUT.

Léon XIII enseigne que c’est là un “ mystère que nous devons croire fermement ”.

Il faut donc, si nous voulons échapper en partie à l’épidémie qui vient, que vienne l’Esprit Saint et qu’Il touche non seulement nos âmes pour leur faire aimer la Vérité mais aussi et principalement qu’il trouve refuge au plus profond de nos cœurs – Son Temple de prédilection – car c’est là et seulement là qu’Il se complait vraiment et fait, avec notre participation, la Volonté de Son Père.

C’est de Lui que NAIT le chrétien : “En vérité, je te le dis, nul, s’il ne renaît de l’eau ET DE L’ESPRIT, ne peut entrer dans le royaume de Dieu”. (Jean 3, 5).

Si nous mourrons par le péché, c’est le Saint-Esprit qui nous RESSUSCITE : “Recevez le Saint-Esprit, les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez”.

C’est lui La Nourriture Intérieure de l’Âme, puisque même dans la Sainte Communion “la chair ne sert de rien, C’EST L’ESPRIT qui vivifie”. (Jean 6, 63)

Sans l’Esprit-Saint, on ne peut rien, ni comprendre ni prier.

L’amour de Dieu nous vient de Lui : “L’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné”. (Romains 5, 5)

Le Saint-Esprit achève l’œuvre commencée par Jésus-Christ.

Dans les desseins de Dieu, ils sont deux à accomplir cette œuvre : Notre-Seigneur et le Saint-Esprit ; mais son œuvre à lui est achevée, et Jésus mérite absolument son titre de Sauveur.

Léon XIII (Divinum illud Munus du 9 mai 1897) : « La mission divine que Jésus-Christ a reçue du Père a pour fin dernière la béatitude des hommes… Toutefois il n’a rien voulu achever lui-même cette mission, mais il a confié au Saint-Esprit le soin de couronner l’œuvre qu’il avait reçue du Père ».

Mais me direz-vous, chers lecteurs, et nos clercs qu’ont-ils à espérer de l’Esprit saint ?

Le Saint-Esprit agit :

en celui qui prêche la Parole de Dieu

en celui qui l’écoute.

De cette vérité il faut conclure que les prédicateurs doivent prier le Saint-Esprit !

Tout le monde sait jusqu’à quel point le Saint-Esprit assiste les vrais pasteurs de la vraie Église… À ce point que la vraie Église ne peut se tromper, à ce point qu’en toutes circonstances les vrais pasteurs recevront du Saint-Esprit la lumière pour guider les hommes au ciel…

En ces temps difficiles, comme le nôtre, où les erreurs les plus pernicieuses ravagent le monde, il faut beaucoup prier le Saint-Esprit, car de lui seul vient toute bonne pensée, étant « l’Esprit de vérité ».

Ne peut-on pas en tirer une conclusion au moins provisoire, chers lecteurs ?

Tout se passe comme si l’Esprit Saint avait déserté la plupart de nos pasteurs, je parle bien sûr des pasteurs authentiquement ordonnés et prêchant la vraie foi, celle de toujours, celle de l’Église Catholique qui parce qu’elle est Une, Sainte et Apostolique est sans cesse gouvernée par le Saint-Esprit qui est l’Esprit de Vérité par excellence…Alors, quelles conclusions, provisoires j’espère, en tirez-vous chers lecteurs ? Nul ne peut faire ce travail à votre place……à part précisément l’Esprit Saint !!!

Dans notre sainte religion, il ne suffit pas de comprendre la Parole de Dieu, il est aussi nécessaire d’en PROFITER. Posez-vous la question de savoir si vous avez vraiment profité de cette parole prêchée et si le fruit de sa mise en acte a été reçu par vous. Votre intelligence vous permettra de comprendre, mais seul votre cœur vous assurera d’en profiter pleinement.

Est-ce maintenant assez évident pour vous que sans l’Esprit-Saint il est absolument impossible de saisir une seule parole de Dieu !?…

Alors tous ceux qui se font de la religion une conception toute humaine, et même spirituelle, se trompent lourdement : assister au culte divin de latrie, recevoir les sacrements de l’Église, faire des œuvres pies, pratiquer l’aumône et les exercices pénitentiels ne vous serviront de rien si vous ne faites tout cela qu’avec votre intelligence. Vous serez, comme nous dit St Paul, que des cymbales retentissantes, certes brillantes et fidèles, instruites et remplies de dons, mais si vous n’avez pas la charité, celle qui vient du cœur, là où se complaît l’Esprit Saint, alors vous ne profiterez, dans le meilleur des cas, qu’au “minimum syndical” de la vertu de religion.

Notre vie de pécheurs est remplie d’idoles et nul n’échappe à ces maux récurrents qui puisent leur force dans le péché de nos premiers parents, “réactivé” par nos péchés personnels que nous avons trop tendance à ne prendre que pour des faiblesses. Certes, souvent elles le sont, mais seul l’Esprit Saint nous permettra de les percevoir vraiment pour ce qu’elles sont réellement : une offense à Dieu qui demande réparation et satisfaction. Là encore, l’Esprit saint vient à la rescousse et à notre secours car c’est Lui qui nous permettra d’accéder à cette humilité qui vient du cœur et qui est à même de nous assurer le pardon de nos fautes. Un cœur contrit est un cœur aimant. Point barre !

Sans prédicateur, pas de foi ni de salut. Il nous fallait donc Notre-Seigneur et ses continuateurs les apôtres et les prêtres.

Mais sans le Saint-Esprit, ne l’oublions jamais, tous ces prédicateurs ne nous feront aucun bien, puisque le Père céleste a décrété que sa parole nous serait apportée par le Fils, mais que ce serait l’Esprit de vérité qui nous le ferait comprendre. Alors demandez-vous si votre prêtre “préféré” prie et prêche suffisamment l’Esprit saint. Si votre réponse est, hélas, vraiment négative, soyez assuré que votre prêtre n’est pas un bon prêtre malgré sa belle Messe de St Pie V, ses sacrements valides et sa parfaite attitude (non una cum) vis à vis de l’éclipse de l’Église… Éloignez-vous de lui (et priez pour lui !) car il ne vous apportera pas le légitime profit que tout fidèle est en droit d’attendre de ses pasteurs. Il vous en coutera sans doute beaucoup, et pas seulement “affectivement”, mais sachez que l’Esprit Saint – si vous le priez de venir – prendra le relais et vous trouvera d’autres solutions pour vous assurer une voie de salut effective…et non fantasmée !

Si nous rentrons en nous-mêmes et que nous fassions une sérieuse introspection, nous en arriverons vite à cette constatation que le plus difficile pour un chrétien c’est le changement du cœur absolument indispensable à tout pardon de Dieu. Si nous voulons être pardonnés, nous devons aimer ce qui est AIMABLE et non pas ce qui nous attache au torrent de boue de nos passions (intellectuelles ou charnelles) qui nous font retomber sans cesse dans nos péchés que nous nommons alors nos faiblesses car notre cœur n’a pas encore reçu, faute de “demande officielle” le plus souvent, la visite du suprême guérisseur en la Personne de l’Esprit Saint.

Revenir à Dieu et garder ses lois relève d’un héroïsme surhumain et pratiquement impossible à un cœur qui n’a pas accepté de faire de son habitat le Temple de l’Esprit Saint !

 

Le rôle du Saint-Esprit est le plus émouvant, le plus humainement pratique dans cette opération de changement de notre cœur.

Gentile da Fabriano, Couronnement de la Vierge

Notre-Seigneur nous montre encore combien il faut mettre de cœur et de courage à toujours dire FIAT (comme la TS Vierge) à ce que Dieu demande, à faire son devoir. Notre-Seigneur a mérité que le Saint-Esprit nous change, comme il a mérité notre pardon, mais là finit son rôle.

 

Seul le Saint-Esprit descend dans notre intérieur le plus intime, il déchire les bandeaux et les voiles qui nous ferment les yeux et nous empêchent de voir les précipices vers lesquels nous courons ! C’est le Saint-Esprit qui a éclairé Ste Madeleine, la possédée de sept démons !…

Il ne suffit pas de voir clair, il faut encore le courage de briser ses chaînes. Combien c’est dur !

Et même les bons catholiques n’échappent pas à cette épreuve humiliante…les chaînes sont parfois bien spécifiques à un milieu, à une coterie, à un collectif humain, à un groupe ou un microcosme sociologiquement normé… Et à votre avis qui aidera à y voir clair et à discerner les chaines toutes spéciales qui affectent certains traditionalistes, affligent les fidèles et neutralisent les actions présumées des “bons prêtres” ? L’Esprit Saint toujours !!!… Il est le vrai distributeur des pardons de Dieu, il est à proprement parler « la rémission des péchés ». Et l’on oserait, dans un fol élan d’orgueil téméraire, vouloir et prétendre se passer de Lui ??? Notre-Seigneur Lui-même ne nous a-t-il pas dit qu’Il ne serait pas toujours parmi nous mais qu’Il nous laisserait Son Esprit ? Alors nous sommes comblés et nous ne le savons pas, ou nous feignons, par paresse, de l’ignorer… Quelle ingratitude !

Il va de soi que la gratitude s’accompagne nécessairement d’une confiance sans borne pour le Saint Esprit et que cette seule pensée doit nécessairement nous empêcher de désespérer de notre salut, même et surtout si nous sommes catalogués comme grand pécheur…

Il n’y aurait pas de plus grande insulte à l’Esprit Saint que de croire et de penser qu’il ne s’intéresse plus à notre salut. (En termes plus vulgaires : qu’Il nous a laissé tomber !) À moins d’y mettre un obstacle volontaire et malicieux (inspiré par le Démon) , le Saint Esprit de Dieu prie pour nous durant toute notre vie terrestre avec des “gémissements ineffables”. À nous de le reconnaître et au moins de prendre acte de cet état de fait ! Même si c’est très loin de suffire…

Il va bientôt me falloir conclure, de peur de lasser mes lecteurs, même s’ils peuvent considérer cet article comme une heureuse pénitence…

Les esprits chagrins me rétorqueront que tout cela est bien beau, bien évident mais qu’après tout ouvrir son cœur à l’Esprit saint, même si la manœuvre est ardue et crucifiante pour beaucoup, ne “mange pas de pain”, et que l’on risque fort de tout ou trop attendre de l’Esprit Saint sans se donner la peine de collaborer nous-mêmes à notre propre sauvetage !

L’objection n’est pas négligeable. Voici la réponse qu’il convient d’y apporter :

Vous cultivez un jardin ; quand vous avez labouré, enlevé les mauvaises herbes, préparé le sol, votre culture est-elle bien avancée ? Cela devait être fait sans doute ; mais il reste encore quelque chose à faire, car si vous ne semez pas, le jardin ne rapportera absolument rien ; vos préparatifs sont terminés, à l’œuvre maintenant. Dans le jardin de l’âme, telle est l’œuvre du Saint-Esprit : jusqu’ici il a préparé le terrain, Il Lui reste à l’ensemencer. La semence, c’est la grâce.

Et c’est là que “l’état de grâce” prend tout son sens…Car on ne peut semer que sur un “terrain” préparé…

Et là, chers lecteurs, nous n’y couperons pas : il nous faudra bien parler de la grâce sanctifiante, celle qui nous rend saints et nous ouvre la porte du paradis.

Alors tremblons et implorons l’Esprit Saint car dans les temps mauvais que nous vivons, soyons bien conscients que presque tous les canaux de la grâce sanctifiante sont coupés et que l’Esprit Saint, dans l’attente des châtiments du Père, pratique à notre égard le fameux “minimum syndical” avec lequel nous pouvons encore nous sauver mais dans la peine, l’épreuve, le renoncement, le sacrifice et le dénuement…car voici venir le règne de Lucifer et la Puissance des ténèbres…

Les grâces actuelles ne manqueront jamais à toute âme de bonne volonté et à tout cœur aimant, mais beaucoup se perdront, faute de les accueillir ces grâces actuelles car, l’épidémie aidant, ils seront démunis des instruments surnaturels de la Sainte Église, qui sont avant toute chose des instruments de discernement surnaturel des choses de Dieu. Notre époque est athée et/ou indifférente au “service” que nous devons à Dieu… L’Enfer savoure sa victoire provisoire mais l’Esprit Saint veille et ne permettra pas que la guerre soit gagnée par l’impie.

Soyons donc habituellement soumis à l’Esprit Saint car c’est par ce seul canal que nous pourrons encore prétendre recevoir une abondance de grâces pour faire notre Salut !

Nous serons alors un « fleuve d’eau vive » capable d’abreuver non seulement notre petite et misérable personne mais tous ceux qui, parmi nos prochains, meurent de soif dans l’attente salutaire d’un rafraîchissement tout surnaturel car en provenance directe du Ciel. Autrement dit, pour les ménagères qui me lisent, directement du producteur au consommateur !!!

À ceux enfin qui seraient tentés de se demander si le Saint-Esprit travaille autant aujourd’hui qu’aux premiers jours de l’Église, je leur ferai une réponse affirmative !

On m’objectera peut-être que les temps sont si changés, si mauvais, si décadents… Moi je pose la question à tous ceux qui voudront bien y répondre : ne serions-nous pas plus méchants, plus charnels, plus endurcis que nos aïeux ? Je vous vois répondre oui en cœur, chers lecteurs, mettant votre amour-propre sous le boisseau mais n’oubliez pas que, même si les premiers chrétiens étaient gratifiés de bien plus de miracles éclatants, votre baptême, votre confirmation n’a pas moins de valeur que ceux d’il y a deux mille ans !!! L’Église ne change pas et les dons de Dieu sont sans repentance. Sauf que Dieu est libre de donner à chacun ce qu’Il lui plait de lui donner ; Ses voies ne sont pas nos voies et seul Dieu scrute « les reins et les cœurs »…

Oseriez-vous penser une seule seconde que l’Esprit Saint aurait changé…se serait retiré…aurait été affaibli par je ne sais quel tour de passe-passe par celui d’En-bas !!! Allons donc ! n’allez pas blasphémer l’Esprit Saint et ne le contristez pas avec vos pensées trop humaines. Attachez-vous plutôt à renoncer à toutes vos “idoles”, même recouvertes du voile de la piété… Dur dur n’est-ce pas !? C’est à une véritable « révolution copernicienne » de votre cœur que l’Esprit Saint vous appelle à faire. Écoutez-le ! De grâce……

Voulez-vous que votre foi (semper idem, of course!) soit d’une solidité à toute épreuve, qu’elle soit durable, ferme, vigoureuse, voire héroïque, mature et fructueuse, plus spirituelle et surtout plus surnaturelle…alors un seul remède en cette fin des temps : priez l’Esprit Saint et préparez le terrain à Sa Venue car il faut que vous sachiez que cette troisième Personne est d’une telle délicatesse qu’elle s’enfuira à la première indifférence, irrévérence de votre part…et qu’alors il vous faudra redoubler d’efforts non seulement pour La faire revenir mais aussi pour réensemencer votre terreau personnel. Nous sommes tous un peu jardiniers sans le savoir… achetons les meilleures graines si nous voulons honorer le Seigneur (le vrai et seul « ROI SOLEIL » !) d’un magnifique jardin…à la « française » !!!

La “grâce incréée” nous appelle de ses gémissements ineffables : il est plus que temps de remettre de l’ordre dans notre jardin intérieur car les mauvaises herbes pullulent et le jardinier manque trop souvent à l’appel. Ne serions-nous pas désireux de servir un si bon maître en la personne de l’Esprit Saint ? À nos pelles, nos bêches et nos râteaux ! Courage ! Regardons la Croix et partons rassurés. C’est Lui, le Verbe Incarné, qui nous L’a envoyé !…

Pierre Legrand.

 

 

 

3 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    février 27, 2016

    « quicumque enim Spiritu Dei aguntur hii filii sunt Dei non enim accepistis spiritum servitutis iterum in timore sed accepistis Spiritum adoptionis filiorum in quo clamamus Abba Pater ipse Spiritus testimonium reddit spiritui nostro quod sumus filii Dei si autem filii et heredes heredes quidem Dei coheredes autem Christi si tamen conpatimur ut et conglorificemur  Rm 8, 14-17

  2. REMY Louis-Hubert
    REMY Louis-Hubert lien permanent
    février 27, 2016

    « car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. En effet, vous n’avez point reçu un Esprit de servitude, pour être encore dans la crainte ; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, en qui nous crions : Abba ! Père ! Cet Esprit lui-même rend témoignage à notre  esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers du Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui, pour être glorifiés avec Lui ».

  3. Charles
    Charles lien permanent
    février 27, 2016

    L’état de privation dans lequel nous sommes est indissociable de la souffrance morale, spirituelle, affective, psychologique, sociale et même physique que nécessairement cet état génère.

    Le déni n’a souvent qu’un seul résultat : accentuer inutilement cet état de souffrance en majorant paradoxalement notre rébellion latente, cause d’une grande partie de notre aveuglement spirituel et, par voie de conséquence, d’une crainte excessive…dans le bon combat à mener.

    Et pourtant la mystique chrétienne et l’ascèse nous disent que la souffrance est bonne. Pour résoudre cette contradiction (qui n’est qu’) apparente, il faut et il suffit de considérer les maux présents comme absolument singuliers en raison de l’état même de l’Église Éclipsée, d’une part, et, d’autre part, d’accepter ce surcroît éventuel de souffrance non pas comme un fardeau supplémentaire mais comme un accroissement d’amour dont la manifestation, en ces temps de crise, nous rapproche toujours davantage, non seulement des souffrances de la Passion mais de la glorification que nous sommes en droit d’en attendre, en vertu de notre titre de cohéritiers.

    C’est en ce sens et en ce sens seulement, que l’Esprit Saint nous enverra les grâces supplémentaires pour sublimer les épreuves et la solitude de notre temps.
     

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