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Fraternité Saint-Pie-X : vers le grand pardon (!!!)

2016 mars 4
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Il est minuit moins cinq Bernie Fellay !

Il est minuit moins cinq Bernie Fellay !

 

La F$$PX est en voie (accélérée) de ralliement… nous vous disions…

Le site Internet : letemps.ch (1) « Site suisse d’information – Le Temps », a publiée dernièrement un article qui nous fait voir le ralliement de la F$$PX vu par les Con(s)ciliaires…

 

Jorge Bergoglio, alias « Call Me Jorge »

Fraternité Saint-Pie-X : vers le grand pardon

Le pape [l’anti-Pape] François pourrait, cette année, reconnaître unilatéralement la Fraternité d’Écône et offrir une prélature personnelle à Mgr Bernard Fellay. Un geste qui inquiète et divise

 

C’est un frémissement, une messe basse. Dans les chapelles des autorités catholiques [marranes Conciliaires] légitimes (!!) comme schismatiques, il se murmure une bien curieuse rumeur : le pape [le clown blanc déguisé en pape] François pourrait, cette année, reconnaître unilatéralement la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (F$$PX), fondée à Écône en Valais en 1970 par l’ultra conservateur Mgr Lefebvre. Et offrir à son successeur, Mgr Bernard Fellay, une prélature personnelle. En clair, un statut identique à celui de l’Opus Dei. La Fraternité deviendrait ainsi un genre de super-diocèse mondial, dont le supérieur échapperait à l’autorité des évêques [des laïcs déguisés en évêques] diocésains. Pas mal, pour un mouvement banni de l’Église catholique (église [secte] Conciliaire) hé oui !), sans statut canonique (conciliaire) ni ministères légitimes, même si l’excommunication de ses évêques a été levée en 2009 par (l’anti-Pape) Benoît XVI.

Prélature personnelle

Pour l’un des évêques de la Fraternité, Mgr Alfonso de Galarreta, argentin, l’affaire est entendue. Il affirme sur Dici, le site d’information officiel de la F$$PX cité par le journal La Croix, que la Congrégation pour la doctrine de la foi a officiellement proposé à la Fraternité l’été dernier le statut de prélature personnelle, accompagné d’une proposition de déclaration doctrinale. Ce ne serait pas la première fois que le Vatican tendrait la main aux schismatiques, espérant persuader la brebis égarée de reprendre le chemin de l’étable. Mais elle est têtue. De liberté religieuse, elle ne veut pas. D’œcuménisme, encore moins. Elle s’assied sur le Concile [conciliabule] Vatican II [d’EUX ∴] et s’accroche à l’ancien rite (le vrai !!!).

Une inflexibilité qui s’est déjà manifestée lors d’un dialogue précédent, mené sous l’égide de la commission Ecclesia Dei, qui dépend de la sévère (!!!) Congrégation pour la Doctrine de la Foi. En 2012, l’affaire a tourné court, la Fraternité n’ayant rien lâché. Pour qu’accord il y eût, il aurait fallu qu’elle reconnaisse au moins certains aspects de Vatican II. Or, elle s’y refusait. Si François devait aujourd’hui consentir, nul doute que cela poserait problème à de nombreux évêques (leurs laïcs déguisés en évêques), car les prêtres de la Prélature officieraient dans leurs diocèses. On imagine l’ambiance si, par hypothèse, les lefebvristes se mettaient à crier à l’hérétique en la cathédrale de Sion…

Liberté religieuse

Toujours est-il qu’à en croire le prélat argentin de la Fraternité, on est tout près de la rémission totale. Car la déclaration doctrinale qui leur aurait été soumise dernièrement ne réclame plus grand-chose : « Les autorités romaines nous demandent la profession de foi du concile de Trente. Ensuite, dans la précédente proposition, il y avait un paragraphe sur la liberté religieuse. Ils ont supprimé cette exigence. Tout comme celle de l’œcuménisme. Sur la messe, ils nous demandent de reconnaître la validité des nouveaux sacrements, de la nouvelle messe, selon l’édition latine originale. Ce que la Fraternité a toujours reconnu. » Et de conclure : « Voyez, ils enlèvent des conditions pour essayer d’arriver à un accord. »

L’homme pourrait avoir raison. Car François se montre plutôt bienveillant à l’égard des lefebvristes. Il vient de leur offrir son indulgence en reconnaissant aux prêtres de la Fraternité le pouvoir d’absolution en confession, au prétexte que 2016 est l’année sainte du jubilé de la Miséricorde. Selon un observateur, ce n’est qu’un petit acompte en vue du grand pardon. En effet, on conçoit mal qu’après l’octroi de la validité de la confession, le pape [l’anti-pape] décide de l’expiration de ces pouvoirs sacramentels. « J’ai confiance que dans un avenir proche, on pourra trouver des solutions pour retrouver une pleine communion avec les prêtres et les supérieurs de la Fraternité », écrit d’ailleurs le Saint-Père [rien de Saint dans ce clown !!!] dans la lettre explicitant son geste. Même si cette largesse est temporaire – ce pouvoir court jusqu’au 20 novembre – elle n’en est pas moins un signe d’apaisement.

L’ombre de Mgr Jorge Bergoglio

Ce n’est pas le seul. En 2015, la Fraternité a été reconnue administrativement comme catholique par l’Argentine. Un geste qu’elle doit à l’archevêque [le laïc déguisé en évêque] de Buenos Aires, le cardinal Mario Aurelio Poli, qui a succédé à un certain Mgr Bergoglio, monté à Rome depuis. De là à penser que François était à la manœuvre, il n’y a qu’un pas : « Le fait que le cardinal Poli ait succédé au cardinal Bergoglio sur le siège archiépiscopal de Buenos Aires peut faire légitimement penser que cette décision n’a pas été prise sans concertation avec le pape François », écrit la Fraternité (Dici, 13.04.2015), qui maîtrise mieux la litote que la communication. La preuve ? Sollicitant un entretien avec Mgr Fellay, on nous a renvoyé à un abbé porte-parole à Paris. Lequel a lui aussi refusé de s’exprimer. La Fraternité partage au moins une chose avec le Saint-Siège : le goût du secret.

À la commission Ecclesia Dei, même préférence pour le silence. Mais une interview du secrétaire de cette commission, Mgr Guido Pozzo, parue la semaine dernière dans les colonnes de l’agence de presse catholique Zenit, nous renseigne : « Le geste de François, d’accorder aux fidèles catholiques de recevoir valablement et licitement le sacrement de la réconciliation et de l’onction des malades de la part des évêques et des prêtres de la F$$PX au cours de l’Année Sainte de la Miséricorde, est clairement le signe de la volonté du Saint-Père de favoriser le chemin vers la reconnaissance canonique complète et stable. » Le feu est donc au vert.

Pourtant, les intérêts des uns et des autres sont aussi divergents qu’ils sont, pour certains, inavouables. Au sein de la Fraternité, si beaucoup espèrent la réconciliation, les ultras la redoutent et promettent une nouvelle scission. Regroupés au sein du mouvement baptisé la Résistance, ils se trouvent à la droite de la droite, autrement dit considèrent Mgr Fellay comme un dangereux moderniste. L’Église catholique [la secte marrane Conciliaire], à sa base comme à la Curie romaine, est majoritairement hostile au retour de la brebis égarée. Car celle-ci refuse le minimum légal requis pour faire partie du club : la reconnaissance de l’autorité du pape et du Concile [conciliabule] Vatican II [d’EUX ∴] . Les seuls à espérer le retour au bercail sont les catholiques traditionalistes, adeptes de la messe en latin, du catéchisme à l’ancienne et des dogmes défensifs contre toute ouverture.

Si tout ce petit monde bavarde, conjecture et manigance, il n’en est qu’un par qui la question puisse être tranchée : le pape. Avec ou sans concession de la part de la Fraternité, il peut décider en monarque absolu. Mais voit-on un pape [un pape non, mais le Clown Blanc… oui !] considéré comme progressiste absolvant des intégristes ? Surprenant, mais envisageable. L’abbé B., traditionaliste français, ne serait pas étonné que ce pape-là parvienne où le précédent a échoué : « On ne sait pas toujours où François veut aller. Il fonctionne au jugé et n’a pas d’intérêt pour les questions théologiques. Du coup, les divergences avec la Fraternité peuvent ne pas lui apparaître rédhibitoires. De plus, les médias l’aiment et lui pardonnent tout. Ce qui lui donne toute latitude pour faire ce qu’il veut. »

Une analyse partagée par un autre prêtre : « Le pape n’en fait qu’à sa tête, pour le meilleur et pour le pire. Il ne serait pas inutile parfois qu’il demande conseil. » François serait donc davantage inspiré que raisonnable. Cette conclusion est renforcée à la lecture de son livre, Le nom de Dieu est Miséricorde : « Les choses me viennent un peu d’elles-mêmes, ce sont les choses du Seigneur, dans le recueillement de la prière », écrit-il.

Quelles répercussions ?

Des considérations éthérées qui ne sont pas pour rassurer les tenants de la ligne dure. Lesquels prient pour que nulle inspiration divine ne vienne frapper le pape [le Clown] François à l’endroit de la Fraternité. « Cautionner des gens qui nient la liberté religieuse, dont certains sont antisémites ou entretiennent des liens avec l’extrême droite me paraît un geste délicat à opérer, estime un évêque [un laïc déguisé en évêque]. Peut-être pense-t-il que les réintégrer pourrait pousser à leur évolution. Mais j’en doute. »

Le prêtre, journaliste et écrivain Albert Longchamp, jésuite comme François, n’est pas pour autant dans le secret des dieux. Cependant, il craint que « le pape ne caresse l’espoir d’un pacte avec Écône, même si cette option ne soulève pas l’enthousiasme chez les Jésuites ». Et le prêtre [un laïc on vous l’a dit…] de se demander si le pape mesure bien les répercussions éventuelles d’une reconnaissance pour le Valais, alors même que ce mouvement fondamentaliste convainc de plus en plus de fidèles.

Ce n’est pas le plus petit paradoxe : en poursuivant son obsession de ne pas être un pape de palais, François alimente ses intrigues, où soutanes et mitres avancent sans visages. Comme une manière de ressusciter Umberto Eco et son Nom de la Rose.

 


 

Une épine dans le pied du Vatican

Lorsque la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X, dont le siège est à Menzingen (Zoug), a été fondée en 1970, elle vise un objectif : se garder de tout modernisme et maintenir le rite tridentin (rite romain codifié lors du concile de Trente et employée jusqu’à la réforme liturgique entreprise par Paul VI à la fin des années 1960).

Dix-huit ans plus tard, c’est le schisme. Mgr Lefebvre désobéit en effet au pape [un anti-Pape lui aussi] Jean-Paul II en ordonnant quatre évêques. Ils sont excommuniés. La société perd alors son statut canonique (bien heureusement !… tout le monde était contant à l’époque… Mgr Lefebvre en premier !!!) et ses prêtres exercent illégitimement. Certains, notamment en France et en Belgique, entretiennent des liens avec l’extrême droite.

En 2009, Benoît XVI lâche du lest et accepte les conditions posées par la Fraternité à l’ouverture d’un dialogue : il lève l’excommunication des évêques et reconnaît plus largement qu’auparavant la célébration de la messe selon l’ancien rite. Mais pour que la Fraternité signe son retour à la pleine communion, elle doit reconnaître l’autorité du pape et du Concile [conciliabule] Vatican II [d’EUX ∴] . Ce qu’elle se refuse toujours à faire. Malgré l’échec des pourparlers en 2012, le dialogue n’est pas rompu. Et manifestement, le pape François [François Ø] voudrait se débarrasser de cette épine de discorde dans le pied du Vatican.

Mais au sein de la Fraternité, ce n’est pas l’union sacrée non plus. Les membres de la (fausse) Résistance (“R&R”) notamment ne veulent pas entendre parler d’une réintégration à une « Rome de tendance néo-moderniste et néo-protestante », comme l’écrivait Mgr Lefebvre à l’époque. Cette aile-là serait ravie d’un échec. En revanche, selon les observateurs, tout porte à croire que Mgr Fellay ne dédaignerait pas une prélature personnelle.

 

À propos de l’auteur

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[1] Fondé en mars 1998, Le Temps est le média de référence de la Suisse romande et francophone qui décline ses contenus sur différents supports avec la même exigence de qualité et indépendance éditoriale.

 

 

  1. François Rémi Antoine Norbert Carolus lien permanent
    mars 4, 2016

    Abbé B.

    « On ne sait pas toujours où François veut aller. Il fonctionne au jugé et n’a pas d’intérêt pour les questions théologiques. Du coup, les divergences avec la Fraternité peuvent ne pas lui apparaître rédhibitoires. De plus, les médias l’aiment et lui pardonnent tout. Ce qui lui donne toute latitude pour faire ce qu’il veut. »


                

    Mé cé ki lé drol cet abbé là !!

    Un « Pape » qui n’aurait pas d’intérêt pour les questions théologiques …
    Ont-ils lu Mgr Gaume sur le Pape ?

    Ou bien prennent-ils de la schnouff  chaque matin ? 

    Si c’est le cas, c’est de la bonne !!

    Cela expliquerait par ailleurs l’Una Cum.
    Il faut être sacrément atteint pour s’unir coûte que coûte, au Canon de la Messe, à un guignol apostat qui ne fait même plus semblant de faire son travail à peu près normalement, pour maintenir les apparences.

    Mais tout ceci sent le piège, un ralliement en or, sans conditions, une énorme publicité et 6 mois plus tard, la mise au pas !
    Et là plus d’échappatoires. Finir d’apostasier en se soumettant ou se retrouver à la rue, « excommunié » et désigné comme déviant sectaire.
     

     

  2. Charles
    Charles lien permanent
    mars 4, 2016

    Sacrifice et renoncement ne semblent plus être à l’ordre du  jour en ce qui concerne la Fraternité actuelle !
    Comme le fait très bien remarquer notre bien-aimé administrateur dans une note en vert, du temps de Mgr Lefebvre le clergé catholique se réjouissait d’être « excommunié » par la Rome apostate, car il savait bien que cette excommunication était nulle et non avenue…ce qui serait strictement impossible si les autorités romaines avaient été dûment investies du charisme d’autorité et d’infaillibilité…

    Aujourd’hui, c’est la volonté de convertir ceux d’en face qui domine toute la stratégie de la FSSPX. Sauf qu’à ce petit jeu là nos bons abbés, mitrés ou non, ont trouvé quelqu’un de plus malin, de plus retors, de plus stratège encore en la personne de Jorge Bergoglio…

    Ce personnage se permet toutes les audaces verbales précisément parce qu’il sait qu’il a une mission : celle de rassembler toutes les brebis du troupeau sous la nouvelle bannière humaniste et sous le couvert d’un pacte entre les clés (sans serrure !)  de St Pierre et la congrégation traditionaliste.

    Fonctionner au « jugé », au gré de ses « inspirations » tel est la marque de l’intrus du Vatican dont on peut raisonnablement dire qu’il est certainement sous influence préternaturelle par le fait même qu’il est un simple laïc aux prétentions pontificales.

    La Fraternité entretient sans le savoir la schizophrénie de ses fidèles et de ses clercs  en proclamant à tout va qu’il lui est impossible de souscrire « au minimum légal pour faire partie du club » (!) alors que sa praxis démontre tout le contraire !

    Ainsi, en séparant sa  finalité interne à l’action, non séparable de l’action (Le fait de bien agir est le but même de l’action), la praxis de la Fraternité transpose sa propre schizophrénie sur la secte marrane qui a compris que son intérêt stratégique devait passer par de tout autres moyens.

    La secte sait pertinemment que la désobéissance au « pape » et la reconnaissance  de l’autorité du conciliabule resteront les pierres d’achoppement du fondement doctrinal de la FSSPX. C’est pourquoi il est impératif de changer de paradigme pour poursuivre un « dialogue constructif ». Dialoguer c’est déjà faire un pas vers l’ennemi de la foi et celui-ci l’a bien compris ! Nous ne sommes pas ici dans le domaine de la diplomatie politique et géo-politique même s’il y a des points communs entre les deux expertises relationnelles. L’on oublie parfois un peu vite que faire de la diplomatie à un très haut niveau, c’est aussi user d’adresse et de subterfuges… Notre clown blanc ne nous a-t-il pas démontré qu’il semble bien en ce domaine une sorte de spécialiste éclairé ? Il avance à petits pas, parfois osés, parfois prudents, mais il ne recule jamais… L’esprit même du modernisme bon teint……

    Mgr de Galaretta illustre bien par ses propos, ce serpent schizophrène qu’est devenu la Fraternité : « (…) Ensuite, dans la précédente proposition, il y avait un paragraphe sur la liberté religieuse. Ils ont supprimé cette exigence. Tout comme celle de l’œcuménisme. Sur la messe, ils nous demandent de reconnaître la validité des nouveaux sacrements, de la nouvelle messe, selon l’édition latine originale. Ce que la Fraternité a toujours reconnu. »

    La « rémission totale » ne serait-elle pas le cheval de Troyes de ce « petit acompte en vue du Grand Pardon » ??? On peut légitimement le penser, d’autant qu’on voit bien la filiation ténébreuse entre la reconnaissance de la validité des rites de la secte et celle des ordinations et sacres de la même secte… La pointe de la pyramide n’est donc pas, comme on l’a parfois cru à tort, l’œcuménisme ou la liberté religieuse…… De quoi méditer non seulement sur les manœuvres (de la secte)  à venir mais sur la nature même du piège infernal qui immanquablement va se refermer sur une fraternité qui ne pourra rien contre l’effet de cliquet de ses propres positions !!!

    Souvenons-nous que la (vraie) première étape va être celle de la reconnaissance canonique. Au Vatican, les hommes de l’ombre y travaillent… Certes, cela permettra aux vrais catholiques de se positionner définitivement vis à vis de la FSSPX. Ils brûleront alors ce qu’ils ont adoré, ou bien ils seront (ré)intégrés dans le processus alchimique de réintégration dans la Néo-église bergolienne et participeront, de gré ou de force, à la grande mission de cette dernière, croyant toujours marcher sous la bannière de St Pierre de Rome…d’autant que PERSONNE au monde ne leur demandera de renoncer à leur appellation AOC de « traditionalistes » bon teint…

    « Malgré l’échec des pourparlers en 2012, le dialogue n’est pas rompu » : voilà qui devrait servir de base de méditation à tous ceux qui, parmi nous, ont encore des doutes… Il y a des mystères qu’on ne s’explique qu’en changeant radicalement de paradigme……
     

     

  3. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mars 5, 2016

    CATHOLIQUE – Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, contredit la rumeur prétendant que la réconciliation des siens avec l’Église est imminente. « Il faudra des années encore », selon lui.

     

    La reconnaissance unilatérale de la Fraternité Saint-Pie X (fondée en 1970 à Écône) par le Pape François n’est pas pour cette année, selon Mgr Bernard Fellay, successeur de Mgr Lefebvre comme supérieur général de la Fraternité. Il contredit ainsi les rumeurs persistantes relevées récemment par « Le Temps » qui prétendent que le grand pardon est imminent.

    Ouvert à la discussion, mais…

    « À mon avis, ce n’est pas pour demain. Cela peut encore prendre des années », affirme Mgr Fellay qui, selon les bruits qui courent, pourrait se voir offrir une prélature personnelle. Au bout du fil, le religieux note encore que « dans cette affaire, il ne faut pas de précipitation. Vous savez, ce sont des choses qui durent depuis l’an 2000 et qui font peu à peu leur chemin. Mais ça prend du temps. » Le religieux se dit cependant ouvert à la discussion. « Mais cela ne peut se faire que dans un climat serein. »

    Source Le Nouvelliste

     

     

    « Combien d’évêques ont donné immédiatement leur démission : — Je ne peux pas rester dans un climat comme cela… Ils ont donné leur démission. Ils ont mal fait à mon avis. Ils auraient dû continuer à résister et à empêcher le mal de se faire. Maintenant, ce n’est pas possible. Dans ce Synode, nous allons assister à quoi ? Nous allons assister, non plus à la lutte entre les conservateurs, c’est-à-dire les catholiques et les libéraux, mais on va assister à la lutte entre les libéraux eux-mêmes maintenant… Eh oui ! C’est toujours comme cela… Maintenant il y a les libéraux un peu modérés, et puis il y a les libéraux qui veulent toujours aller de l’avant, les libéraux plus absolus. Alors on va les voir se battre entre eux parce ceux qui ont introduit le libéralisme dans l’Église, ce sont ceux qui actuellement détiennent le pouvoir à Rome. Ce sont eux, c’est le pape, et tous les gens qui sont comme le pape. Comme Ratzinger et tous les cardinaux qui occupent actuellement Rome sont des libéraux. Ce sont eux qui ont poussé à l’intérieur du Concile Vatican II, qui nous ont jeté dehors, qui nous en voulaient à mort, qui ont caché les signatures contre le communisme et tout ça, qui ont agi d’une manière odieuse, qui ont rejeté tous les schémas qui ont été préparés avant le Concile. Ils ont agi d’une manière inimaginable, nous traitant comme des parias. Alors ils sont arrivés au pouvoir, ils ont gagné le pouvoir. Ils ont chassé tous ceux qui étaient pour le passé de l’Église. Et puis maintenant ils se trouvent en place. […] Et ainsi de suite. C’est pour cela qu’il va peut-être y avoir un peu de bagarre pendant ce Synode, c’est possible. Mais ce ne sera pas une bagarre pour un retour à la Tradition. Non. C’est quasiment impossible. Il suffit de lire le livre du Cardinal Ratzinger qui dit explicitement : Le Concile, c’est l’Église d’aujourd’hui et il n’est plus question de penser au passé de l’Église. C’est un passé révolu. C’est fini, il n’est plus question de retourner en arrière… Or il passe pour le plus traditionaliste ! Alors on se demande vraiment pourquoi ils sont effrayés par les quelques mots qu’a dit le Cardinal Ratzinger. Ils devraient penser qu’il est au moins aussi libéral qu’eux, alors ils n’ont pas à craindre, ils n’ont pas à se faire de souci. Mais, comme le Cardinal Ratzinger a le pouvoir maintenant là-bas, et qu’il est obligé de défendre quelque chose de Rome, il ne peut quand même pas dire « oui, amen » à tous ce que les évêques voudraient faire, alors il y a des oppositions et des difficultés, évidemment. » (1)

     

    « Et cette déclaration qui a été faite au sujet des Juifs à Rome… On se demande si on lit bien, si c’est possible… si c’est possible qu’on dise que nous attendons encore le Messie : comme les Juifs actuels attendent encore le Messie, nous aussi nous attendons le Messie !

    Invraisemblable, invraisemblable ! Nous nous demandons vraiment où nous sommes et qu’est-ce qu’il se passe dans l’Église…

    Tout ça vient de ce libéralisme, vient de cette contagion qui s’est introduite à l’intérieur de l’Église. Il n’y a plus de vérités fixes, il n’y a plus de dogmes, plus de définitions. On ne veut plus définir les vérités. C’est pourquoi il nous est presque impossible de discuter avec ces gens-là. Quand on leur dit quelque chose, ils ont toujours cette idée que la vérité est vivante, l’Église est vivante, donc elle évolue toujours et toujours…
    C’est pourquoi le Cardinal Ratzinger a dit : — Vatican II, c’est l’Église d’aujourd’hui… Et bien, alors, ce n’est plus l’Église d’aujourd’hui, puisque c’est déjà passé, Vatican II… Et bien, oui… c’est absurde, mais c’est comme ça ! Pour eux c’est une évolution continuelle. Alors on ne peut pas discuter avec eux. Quand je l’ai mis au pied du mur aussi, en lui posant, n’est-ce pas, la liberté religieuse et l’Encyclique Quanta Cura, il a dit : — Mais monseigneur, on n’est plus au temps de Quanta Cura !… Alors j’ai dit : — Demain, on ne sera plus au temps de ce que vous dites !… C’est absurde. On en arrive à des absurdités… Comment voulez-vous discuter avec des gens comme ça ?

    C’est pourquoi – je vais à Rome – je n’ai pas du tout l’envie de voir le Cardinal Ratzinger… Mais on va lui confier quand même tous les dubia que nous avons sur la liberté religieuse. Il y en a comme ça !… Alors ils vont savoir faire travailler la Congrégation de la Foi… Je ne sais pas s’ils répondront. Pour moi, ou ils ne répondront pas, ou ils répondront des choses vagues, insignifiantes, ambiguës, des choses qui n’ont pas de sens… » (2)

     

    Vous avez les églises, nous on a la foi

    « À ce propos, je vous invite vivement si vous pouvez le lire et le traduire, l’article de Si si No no du dernier numéro qui vient de paraître : Où conduit Jean-Paul II sa fidélité au Concile ? Et je vous assure, un article bien fait, bien argumenté, mais il montre très clairement, comme il cite des paroles du Cardinal Ratzinger : Le Concile ou la dévastation de l’Église – Syllabus contre contre-Syllabus, parce que le Cardinal Ratzinger dit : — Oui, en effet, le Concile Vatican II a été un contre-Syllabus… – Il l’a dit explicitement, il ne s’en cache pas ! C’est 89, voilà. Il le dit — …un contre-Syllabus, dans la mesure où il représente une tentative pour réconcilier officiellement l’Église avec le monde, tel qu’il est devenu depuis 1789 !… Si ce n’est pas clair ça, je ne sais pas ce qu’il vous faut ! […]

    Moi je voudrais bien aussi ne pas accepter ça, mais je l’ai vécu pendant le Concile, je l’ai vécu depuis le Concile, tout le temps, depuis vingt ans, je ne peux pas nier que Rome est sous l’influence de la Maçonnerie ! Rome est sous l’influence des maçons ! C’est sûr, voyez : réconcilier avec les principes de 89, les principes maçonniques ! C’est ce que disait le Cardinal Ratzinger, il ne s’en cache pas ! Le Vatican II est un effort pour se réconcilier avec 89. Vous vous rendez compte ? C’est effrayant !

    Alors quand il dit ici dans cet article — ce n’est pas moi qui l’ai fait, si c’était moi qui l’avais fait, je serais encore accusé d’être sédévacantiste — mais c’est un nommé Marcus, que je ne connais pas, je ne sais pas qui écrit Marcus dans Si si No no, mais je vous assure, je vous recommande son article ! Alors, mes chers amis, il faut savoir choisir dans la vie, devant les événements… Il faut les voir tels qu’ils sont, il ne faut pas fermer les yeux en disant : — Je ne veux pas voir ça. C’est trop dur, c’est trop fort, c’est trop épouvantable. C’est épouvantable, mais si le Bon Dieu le veut, si le Bon Dieu nous met devant ces circonstances, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous allons abandonner la foi ? Nous allons nous laisser, comme les autres, partir à la dérive ? » (3)

     

    « Il faut savoir que dans cette commission romaine, il y a sept membres : cinq pour Rome et deux pour la Fraternité ! C’est inadmissible ! Imaginez la pression de cinq membres, dont le président, le vice-président et trois autres membres, contre deux autres membres de la Fraternité. C’est impossible. C’est nous mettre vraiment la main sur toute l’organisation de la Tradition, n’est-ce pas, d’autant plus que cette commission a un rôle très important : c’est elle qui est chargée, justement, de réaliser la réconciliation. C’est ça qui est dans le protocole. C’est elle qui est chargée de réaliser la réconciliation dans la pratique, parce que c’est elle qui aura directement rapport avec toutes les congrégations féminines, avec toutes les congrégations d’hommes, dominicains, franciscains, bénédictins, etc. et directement avec nous aussi. Nous serions tous là en rang, je dirais, devant la commission de Rome, à attendre quelque chose, à demander quelque chose… demander leurs ordres, en définitive ! C’est comme ça ! Et, comme c’est le Cardinal Ratzinger qui est président de la commission, c’est donc nous mettre pratiquement dans les mains du Cardinal Ratzinger… Alors ce n’est pas rien, ça fait réfléchir avant d’accepter une chose pareille !

    Et encore dans l’interview que M. de Saventhem nous a envoyée, d’un journal allemand, avec le Cardinal Ratzinger, il a bien dit, explicitement : — Il y a toujours des difficultés quand il y a un Concile. Il y a ceux qui en abusent. Il y a ceux qui n’en veulent pas. Et parmi ceux qui n’en veulent pas, bon actuellement il y a ceux qui sont sédévacantistes, bon ceux-là… et puis il y a ceux qui sont apparitionnistes, on n’en tient pas compte… Mais évidemment, il y a l’organisation de Mgr Lefebvre qui est tout de même importante, avec ses 200 prêtres, avec ses 500 lieux de culte, avec ses séminaristes, avec les religieux et les religieuses qu’il a autour… Enfin, il faut reconnaître que c’est une organisation qui est importante… mais malheureusement ils sont attachés au passé d’une manière absolument inadmissible, parce qu’il est inadmissible que dans l’Église il y ait un groupe qui refuse d’être au diapason de l’Église répandue à travers le monde

    Voilà. C’est tout à fait son esprit évolutif, n’est-ce pas. C’est toujours la même chose : la Tradition, c’est ce qui se fait aujourd’hui. Alors le passé, c’est le passé. Il n’est plus question, comme il l’a dit, plus question de revenir au Syllabus. Pas question, il l’a écrit cela. Alors c’est ça, c’est son esprit : maintenant il faut être de notre temps. Et donc il faut être Vatican II, il faut être suite de Vatican II. Voilà. Il est inadmissible qu’il y ait des groupes qui s’opposent à cela. C’est donc bien dans sa tête, voyez, il veut absolument nous faire arriver à ceux de Dom Augustin, ceux de Fontgombault, Una Voce en général, pas partout, mais c’est cela… Alors ça, nous n’en voulons pas…

    Alors je pense que devant ce danger… pourquoi j’ai réuni à Notre-Dame du Pointet les responsables de différentes œuvres traditionnelles. Je leur ai dit : — Je ne veux pas vous mettre dans les mains du Cardinal Ratzinger sans vous avertir… Et puis il faut que vous me donniez un peu vos impressions… Est-ce que, oui ou non, vous êtes d’accord ?

    Alors évidemment, dans l’ensemble, je peux dire, ils ont été contre, et surtout les religieuses. Elles ont dit : — Non, devant des gens qui vont venir de Rome nous endoctriner et puis nous poser des tas de questions, vouloir nous ramener dans notre ancienne congrégation, nous ne voulons pas de ces gens-là, absolument pas… On les comprend. Elles ont dit : — Vous, vous êtes prêtres, vous avez votre vie, vous avez votre messe, etc. … Mais nous, pauvres religieuses, qu’est-ce qu’on va devenir ?… Ça a été un peu un cri d’angoisse. Je les comprends bien. Alors, je pense, devant le Bon Dieu, je pense qu’il nous faut continuer comme nous avons été. » (4)

     

    « Je vous invite à lire le gros article de fonds de Si si No no qui a paru aujourd’hui, c’est sur le Cardinal Ratzinger. L’auteur de l’article, je ne sais pas qui parce c’est toujours des prête-noms, alors on ne sait pas, mais enfin, en tout cas l’article est très documenté, il en conclut : le Cardinal Ratzinger est hérétique ! Parce qu’il s’attaque, pas seulement aux décrets, comme il l’a dit, et aux décisions dogmatiques où on peut même discuter, décision infaillible, pas infaillible, Quanta Cura, le décret Lamentabili, etc. On peut discuter. Ce n’est pas ça qui est grave chez le Cardinal Ratzinger, c’est qu’il met en doute la réalité même du Magistère de l’Église. Il met en doute qu’il y ait un Magistère qui soit permanent et définitif dans l’Église. Ce n’est pas possible. Il s’attaque à la racine même de l’enseignement de l’Église, de l’enseignement du Magistère de l’Église. Il n’y a plus de vérités permanentes dans l’Église, de vérités de foi, par conséquent plus de dogmes dans l’Église. Ça c’est radical, évidemment que c’est hérétique ! C’est affreux, mais c’est comme ça !
    Alors on voit la foi s’en aller, s’en aller, disparaître, et ils le disent d’une manière toujours plus évidente, toujours plus claire. Alors bien sûr que c’est nous qui ne sommes pas des catholiques, ce sont eux qui sont des catholiques ! Pourquoi ? Parce qu’ils sont sur les sièges des évêques… ce n’est pas une raison ! Comme disait Saint Athanase : — Vous avez les églises, nous on a la foi !… Eux ils ont les sièges épiscopaux, nous on a la foi ! C’est nous qui sommes catholiques, mais c’est évident ! » (5)

     

     
     
     

     


    [1] Mgr Lefebvre. Conférence spirituelle du 28 octobre 1985
    [2] Mgr Lefebvre. Conférence spirituelle du 28 octobre 1985
    [3] Mgr Lefebvre. Conférence spirituelle du 20 mai 1986
    [4] Mgr Lefebvre. Conférence spirituelle du 9 mai 1988
    [5] Mgr Lefebvre. Conférence spirituelle du 8 février 1991

     

     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      mars 5, 2016

      J’ai coloré, comme d’habitude, les majuscules et mots blasphématoires…
       

  4. mars 5, 2016

    J’ai hâte qu’ils rallient qu’on n’en soit enfin débarrasser de cette fraternité libérale crypto-concilliaire.

    Pourra peut être ainsi commencer a exister un véritable courant traditionnelle clairement en dehors de toute compromission avec l’église de Vatican d’Eux en attendant la restauration de L’Église promise par NSJC.

     

    • Charles
      Charles lien permanent
      mars 6, 2016

      Cher Tonino !

      Je comprends votre hâte, j’y adhère même sur un plan psychologique et humain…nous sommes, en principe, tous pressés (!)  que la situation se clarifie, même si cette clarification causera assurément des dommages collatéraux…

      Hélas, cher Tonino, je crains que votre notion de « courant traditionnel » (voire – horresco referens – traditionaliste) ne soit qu’une baudruche quelque peu fantasmée et qui ne corresponde pas vraiment aux voies du Seigneur et à tout châtiment que mérite toute apostasie…

      Vous dites que la Fraternité est « libérale et crypto-conciliaire ». Si l’on prend ces dénominations au pied de la lettre, cela revient à dire que l’on équipare une congrégation fraternelle et de foi catholique à une secte qui, malgré ses nombreux leurres, a changé la substance même de la foi et ne possède plus aucune des notes de l’Église catholique. Rentrer dans ce genre d’analyse, c’est encore donner des gages à ceux d’en face et en quelque sorte leur prêter une « vertu » qu’ils ne sauraient avoir… Je m’explique.

      Le glissement schismatique de la Fraternité n’est dû qu’à elle-même et à son pragmatisme que l’on peut considérer comme la très grande part de son « péché originel ».  Ainsi pèche-t-elle par excès de zèle et  par surplus de volontarisme clérical dont le résultat pratique et constatable par tout un chacun réside dans ses « bonnes intentions » et ses prétentions (louables en situation ecclésiale normale) de conversion de personnages qui ont commis le péché contre l’Esprit.

      Ainsi n’y a-t-il pas comme vous pourriez le laisser supposer de glissement coupable de la foi fraternelle vers les erreurs mortelles de la secte et erreurs qui auraient comme par une aimantation irrésistible réussi  à assimiler tout le corpus intime de la Fraternité au point d’atteindre une fusion qui aboutirait à une conformité parfaite dans la séparation des personnes (morales) ! Laissons cela à la théologie trinitaire… Le problème est bien plus complexe encore et c’est pour cette raison qu’il n’y a plus, à ce niveau, de solution uniquement humaine…

      Remarquez bien que j’ai dit « uniquement » car même si nous attendons, avec raison,  tout de Dieu pour résoudre ce que nous ne pouvons résoudre nous-mêmes, Dieu nous demandera toujours une collaboration a minima, c’est à dire, et pour le moins, à ne pas refuser par principe la solution divine  et  la préparer, l’annoncer et la vivre comme en négatif par nos renoncements, nos abandons du volontarisme humain, fruit de l’orgueil, et la soumission joyeuse à la Volonté Souveraine de Dieu…qui se rit des gesticulations et cogitations humaines qui ne passent pas d’abord par Lui.

      Je pense sincèrement qu’il n’y a pas d’autre voie possible et que si nous voulons compter sur Dieu nous devons d’abord compter sur notre soumission totale (de cœur, d’âme, de volonté  et d’intelligence)  à Ses desseins sur le monde et sur chacune de Ses créatures. Ces desseins, l’Église nous les désigne et nous les enseigne. Chacun se reportera aux meilleurs auteurs…

      Ce qui est intéressant dans votre court message (je vous cite : « Pourra peut être ainsi commencer à  exister un véritable courant traditionnel ») , cher Tonino, c’est que vous semblez considérer que jusqu’à présent (après près d’un demi-siècle !!!!) il n’ y a pas eu de commencement, NI MÊME D’EXISTENCE, d’un courant traditionnel digne de ce nom……ce qui en dit long sur votre perception de la bataille passée, présente et peut-être à venir des dits traditionalistes. Tant il est vrai qu’on peut à ce stade du raisonnement considérer que l’immense majorité des fidèles de tradition se sont vus littéralement confisquer ce qui aurait dû faire l’essence même du combat, au profit de batailles, non d’arrière-garde, mais soit secondaires soit inadéquates au regard de la puissance intrinsèque de tromperie de la part des ennemis de la foi, parés, on en sera sans doute d’accord, des oripeaux plus ou moins bien rapiécés de la Sainte Église éclipsée par les méchants…et aussi par nous-mêmes ! Je n’irais bien sûr pas jusqu’à dire que les fidèles ont été instrumentalisés par un clergé en quête de résultats et de reconnaissance… Non, mais que leurs combats ont été non seulement réduits à la  perception immédiate qu’avaient alors les fidèles dans leur pratique (parfois un peu  passéiste) de leur religion (sacrements, messes, …) mais qu’en outre leurs clercs ne les ont pas orientés vers les meilleurs auteurs anti-libéraux qui leur auraient alors ouvert les yeux sur les enjeux véritables du mystère d’iniquité que nous vivons et supportons tous depuis des lustres.

      Alors tout cloche ? tout va mal ? tout déraille dans la tradition ? La tentation est de faire toujours une réponse simpliste qui ne correspondrait nullement à la complexité de l’âme et du cœur humain, car, ne l’oublions pas nous avons été, hormis le péché, créés à l’image de Dieu qui est simple et complexe tout à la fois.

      Certes l’inimitié entre la « religion conciliaire » et la Foi catholique est totale et absolue.

      Et l’on ne saurait faire l’impasse sur ces éléments de disparité profonde que sont ces hérésies sur la Sainte Vierge, sur la doctrine de la justification, sur l’unité des chrétiens et l’œcuménisme, sur le peuple de la Première Alliance, sur la primauté du Siège de Pierre, sur la connaissance de Dieu, sur le rejet de la royauté sociale de Notre-Seigneur, sur l’humanisme, l’illuminisme, etc…

      Ainsi donc,  entre Foi catholique et religion conciliaire, il y a bien plus qu’une opposition, il y a inimitié au sens du passage de la Genèse qui pose cette inimitié définitive entre la Femme et le Serpent.

      Depuis un demi-siècle, prenant ses propres combats pour une résurrection de l’Église, la « tradition » a peu à peu cristallisé son pragmatisme naissant en une idéologie dangereuse… Dangereuse car toute idéologie n’est en fait que la tentative de réalisation et d’imposition des « chimères imposées par notre imagination débridée ». Or toute pensée humaine repliée sur elle-même et soumise aux caprices de l’imagination (même pieuse et/ou passéiste !) devient une idéologie dont le fruit vénéneux empêche de discerner — avec le réalisme propre au christianisme — la Vérité de la Charité, fruit de l’Esprit Saint dans nos cœurs et nos intelligences.

      Le chrétien doit rechercher avant tout le Vrai, le Bien,  le Beau, le Juste en toute chose afin de pouvoir accéder, délivré de toute idéologie humaine, à la foi qui est la seule Vérité de Dieu. Pour ce faire nous devons non pas fantasmer ou « affectiver »  le réel  mais y accéder par notre volonté de nous conformer à Celui qui nous a dit « Je suis le chemin et la Voie ». Y accéder requiert une soumission en dehors de tout « système » de pensée qui débouche trop souvent sur une perception sectaire des choses…et la négation totalitaire de ce qu’il y a en l’homme de véritablement divin, en ce sens que sa vie n’est pas la vraie vie……puisque l’homme est mortel et que son destin est celui de l’Éternité.

      Alors, cher Tonino, en guise conclusion, je vous dirai que si compromission(s) il y a de la part des clercs de la Fraternité c’est en raison de leur idéologie et non de leur foi.

      Mais si cette idéologie a corrompu leur foi, alors ils devront ne s’en prendre qu’à eux-mêmes, dans la mesure où, précisément, ils feront obstacle à la « restauration de l’Église » à laquelle vous avez bien voulu faire allusion dans votre commentaire. À Dieu seul le jugement au for interne !
       

       

      • mars 13, 2016

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre.

        Msg Lefebvre a toujours reconnu les chefs de la secte conciliaire comme véritable vicaires de NSJC tout en leur désobéissant continuellement.

        Ce mouvement hérétique des son fondement a occulté le vrai courant traditionaliste non una cum.

        Pour moi la FSSPX est rallié de fait depuis que Msg Lefebvre a imposé le una cum a tous ses prêtre et séminaristes en 1985.
        Nombreux sont ceux qui ce font leurrer par cette fraternité dite de St Pie X croyant avoir affaire à un mouvement en véritable opposition au modernisme alors qu’il n’en est rien.

        Regardez juste la publicité qui leur a été faite dans les médias à l’époque des Sacres notamment.

        La FSSPX c’est en quelque sorte le FN de l’église Conciliaire qui a servit à canaliser en grande partie l’opposition à cette mème église.

        Il faut absolument que les catholique intégraux ce distancent définitivement et d’une façon très claire avec cette mouvance hérétique et je le répète crypto-conciliare.
         

         

        • Charles
          Charles lien permanent
          mars 14, 2016

          Bonsoir Tonino ! Heureux de vous lire de nouveau et de vous répondre, tant c’est un plaisir et presqu’un devoir !

          Dans votre message, il y a plusieurs éléments très intéressants que je me permets de lister, schématiser et commenter ainsi :

               1/ Oui, hélas, malgré de nombreuses hésitations et fluctuations, il faut bien reconnaître que Mgr Lefebvre a toujours reconnu l’autorité des chefs conciliaires comme légitime. Même si, sur la fin de sa vie, il s’est rapproché de la position dite sédévacantiste, sans jamais toutefois la proclamer officiellement, ses contradictions internes l’en empêchant par ailleurs… (ainsi que sa mort qui ne tarda guère…)

          Et si l’on peut lui accorder quelques circonstances atténuantes, il ne saurait en être de même pour ses disciples, notamment les quatre évêques.

               2/ Ainsi, en effet, dès son fondement, la Fraternité était marquée au fer rouge par ce « péché originel » qui participe du châtiment et du mystère d’iniquité de l’aveuglement spirituel de la majeure partie du traditionalisme…

               3/ Le ralliement est de fait, dites-vous, depuis que Mgr Lefebvre a imposé à ses clercs d’être una cum et aussi de leur faire prêter un ténébreux serment qui les a transformés en propagandistes d’erreur…et en champion du schisme triomphaliste !…

               4/ De ce fait la Fraternité est devenue, au fur et à mesure que les années passaient, un « leurre » de plus en plus prégnant et pesant  au même titre que les leurres de la secte conciliaire, chaque leurre gardant bien sûr sa spécificité et son rayon d’action de clientélisme ciblé…

               5/ Vous parlez des Sacres et de la publicité faite à l’époque. Sans nier l’importance d’informer, de faire saliver le bourgeois et réagir le bon peuple, l’on peut dire que le Prince de ce monde sait parfaitement où se trouvent ses véritables ennemis ! Il ne se trompe jamais ! Dès le départ St Nicolas du Chardonnet, reçut des protections occultes de la part d’un régime dont la motivation officielle était de ne pas faire de vagues et de ne pas trop donner aux « intégristes » de l’époque d’occasions de prendre d’autres lieux de culte, ce qui permettait à ce régime de comprendre avant tout le monde que cette réaction intégriste ne pouvait mettre vraiment en danger l’« Église de France »  et encore moins celle de Rome… Il faut savoir que les cadeaux de Lucifer ne sont jamais désintéressés et qu’ils recèlent en eux-mêmes le principe même de l’empoisonnement…

               6/ Vous comparez d’une manière fort originale, la FSSPX à une sorte de « FN de la secte conciliaire ». C’est assez bien vu, surtout lorsqu’on a pu observer vers les années quatre vingt que l’église St Nicolas de Paris était presque devenue un bastion secondaire du Front National ! Ces deux organismes, à vocations différentes, portent et partagent les mêmes vices qui débouchent sur des voies sans issues puisqu’elles font allégeance à une partie au moins du système qu’elles combattent. Les mêmes causes produisant les mêmes effets…

               7/ Avec tout le recul que nous avons maintenant (quasi un demi-siècle !) on peut en effet considérer que l’« entreprise » FSSPX a été un formidable moyen de canalisation des « masses traditionalistes » formatées à la fois sociologiquement et intellectuellement (la « sainte obéissance »…) , notamment en mettant l’accent, de manière disproportionnée, sur la défense de la Messe et des sacrements, le tout accompagné d’une certain autoritarisme clérical qui neutralisait (ou anesthésiait)  tout fidèle tenté de se poser trop de questions publiquement sur le vrai sens du combat à mener et des moyens pour y parvenir… Quant aux prêtres rebelles ou tentés par le sédévacantisme, c’était « la valise ou le cercueil » car, c’est bien connu,  « Hors de la Fraternité, point de salut ! »…

               8/ Ici, mais vous l’avez remarqué, cher Tonino, nous sommes parfaitement « distanciés » de cette mouvance hérétique (car l’on ne peut faire son salut si l’on désobéit volontairement au Souverain Pontife) et crypto-conciliaire, comme vous le dites si bien… Et nous nous honorons, sans manquer à la vraie charité de la vérité, d’en dénoncer, sans nous lasser, les voies obligatoirement sans issues, sans pour autant juger au for interne les motivations des clercs et encore moins celles des fidèles.

          Cela dit cela reste un crève-cœur spirituel pour tout catholique digne de ce nom, en raison précisément de la redoutable puissance des leurres internes à la FSSPX, leurres qui enserrent la plupart des fidèles fraterneux ou « alliés » (suivez mes regards !) dans une emprise véritablement diabolique dont on ne peut sortir qu’en brûlant véritablement ce que l’on a auparavant « adoré »… Seules des grâces actuelles très spéciales permettent d’être délivré de cette emprise aux contours trompeurs car très « catholiques »…notamment au niveau des rites !

           

          Pour terminer, cher Tonino, je vais être très vilain et commettre ici même le péché de curiosité : ôtez-moi d’un doute…ne seriez-vous pas italien ou du moins d’origine italienne ?

          Vous n’êtes, bien sûr, pas tenu de me répondre….http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

          Bonne fin de soirée et union de prières.
           

           

          • mars 14, 2016

            Bonsoir.

            Je suis Parisien expatrié depuis 10 ans à La Rochelle et d’origine Italienne (Roma) par mon père.

            Merci a vous c’est intéressant ce que vous avez écrit.

            Je suis ouvrier dans le BTP et bien que titulaire d’un bac « L » je n’ai pas la même capacité à développer un sujet que vous.

            Udp.
             

             

            • Charles
              Charles lien permanent
              mars 14, 2016

              Tonino ! Merci de votre réponse qui confirme mon intuition…

              Ne me complimentez pas car je ne le mérite pas vraiment et puis moi non plus je ne suis pas bardé de diplômes. Votre bon sens, orné de votre foi, est le plus bel ornement, le plus beau diplôme que vous puissiez avoir !

              Udp.
               

  5. Charles
    Charles lien permanent
    mars 5, 2016

    Très emblématique tout cela du « péché originel » de la position traditionaliste… Je dis « péché originel » précisément car à ses débuts la Fraternité était comme un nourrisson qui n’était pas conscient dans son ensemble qu’une faute — hélas non « felix culpa » — allait peser sur son avenir et la tirer insensiblement vers le schisme puis, à un horizon plus lointain, vers le ralliement ! Ce qui explique que la grande majorité des fidèles a adhéré, par le biais-piège de la liturgie et de la « défense de la messe », presque sans s’en rendre compte, aux grandes orientations de la congrégation tradi.

    Je relève cette observation terrible et qui à elle seule devrait clore le débat : « Mgr F. se dit cependant ouvert à la discussion ». Foin des désaccords doctrinaux et autres oppositions au conciliabule, œcuménisme, liberté religieuse,etc….! Ce qui compte c’est de maintenir le dialogue, c’est de discuter avec Rome (sous-entendu pour tenter — et il faut du temps !!! — de les convertir !

    Cette vision irénique des choses nous oblige à dire que c’est là le plus grand piège pour la Fraternité, car accepter le principe même de la discussion ou du dialogue, c’est reconnaître qu’il « subsiste » (!)  dans la néo-église-secte quelques éléments de l’Église Catholique et, notamment, la validité sacramentelle et sacrificielle ainsi que, par voie de conséquence obligée, celle des ordinations et sacres de la secte. Qui n’a pas compris cette filiation, véritable mystère d’iniquité, ne comprendra jamais rien au problème posé par ce genre de rapprochements.

    Ce que craint le plus la secte c’est qu’on ne reconnaisse plus sa filiation apostolique et donc son « autorité qui vient des apôtres »…

    Il est tout à fait remarquable de lire les paroles mêmes de Joseph Ratzinger :

    « (…) Et parmi ceux qui n’en veulent pas, bon actuellement il y a ceux qui sont SEDEVACANTISTES, BON CEUX LÀ… et puis il y a ceux qui sont apparitionnistes, on n’en tient pas compte… Mais évidemment, il y a l’organisation de Mgr Lefebvre QUI EST TOUT DE MÊME IMPORTANTE(…) »

    Il faut savoir lire entre les lignes et décrypter les non-dits, comme dans ce court extrait d’interview du « cardinal » Ratzinger.

    Le fameux « bon ceux-là » doit être interprété comme une impossibilité de dialogue, un refus de discuter, un rapprochement impossible entre l’eau et le feu ! Le vieux renard bavarois sait cela encore mieux que nous !

    L’amour du nombre, de la quantité vient du démon : c’est ce qu’exprime parfaitement la préoccupation quantitative du « cardinal » lorsqu’il nous dit que la FSSPX est « tout de même importante », ce qui veut dire qu’il est sensible à cet argument du nombre et à tout ce qu’il présuppose……

    Nous serons, en tant que « sédévacantistes » semper idem, toujours trop peu nombreux pour assurer la pieuse préoccupation de tous ces gens-là !!! On ne prête qu’aux riches ! Un p’tit dialogue qui va vous en rappeler un autre, chers lecteurs :

    À la fin de la messe de Mgr, une voix gutturale s’adresse au prélat traditionaliste :

    Lucifer dit à Fellay : « Tu veux du temps ? tu en auras !!! »

    « Combien de temps te faut-il ? »

    Mgr Fellay : « euh…bah je ne sais au juste…mais je m’en remets à votre sagesse, ô Prince ! »

    Lucifer : « Très bien, on va faire durer le plaisir alors…mais toi tu auras, quoiqu’il arrive,  ta récompense : une prélature…et ta Fraternité l’assurance de ne plus jamais être stigmatisée comme d’« affreux tradis passéistes », à part quelques imbéciles extrémistes et en retard d’une révolution, dont nous ne tiendrons aucun compte bien sûr… »

    Mgr Fellay : « merci ! Que Dieu bénisse Votre Illustrissime Grandeur !!! »

    _____________________________________________________

    Attention ! nous sommes encore en Carême…ne riez pas trop fort, chers lecteurs !

     

     

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      mars 6, 2016

      Mgr Fellay est déjà rallié, sa profession de foi : « il n’y a qu’une Église un point c’est tout » est claire. Il a obtenu la « juridiction » pour pouvoir juger ses inférieurs, il se réjouit du « jubilé » et des « écluses ouvertes de la grâce »……

      L’article du Nouvelliste était pour faire pendant à celui du Temps, le but de la presse étant évidemment de désinformer et de manipuler.

      Les extraits de conférences parlées de Mgr L. (qui sont orales ne comportent pas de majuscules) étaient pour montrer la différence des positions entre le Fondateur et l’actuel Supérieur et vous avez fort bien, comme à votre habitude, interprété tout cela et tiré la substantifique moelle.

      « Oui, il est temps de commencer un véritable courant clairement en opposition…… » Un courant de l’Église vraiment catholique avec un vrai Pape, de vrais évêques, de vrais sacrements, dans la fidélité parfaite aux vrais Apôtres………
       

  6. Charles
    Charles lien permanent
    mars 7, 2016

    Cher Ludovicus !

    Le petit microcosme tradi-catho, rallié ou pas, continue de s’agiter en tous sens et chacun y va de son petit couplet désapprobateur ou au contraire laudateur d’un « rapprochement » qui se fait de plus en plus visible, malgré les dénégations de forme des nombreux intéressés.

    Dernière minute, cette chère Huguette Pérol, proche du GREC, déplore que la FSSPX durcisse le ton (sic!) et s’adonne avec délectation à une logique sectaire (sic!)  axée sur sa propre survie plutôt que sur le bien de l’« Église » (laquelle ? il faudrait lui poser la question !!).

    Cette pauvre Huguette, habituée à prendre des vessies pour des lanternes depuis des lustres, découvre,  mais un peu tard,  l’impasse dans laquelle s’est mise la FSSPX.

    Ce qui permet à Yves Chiron de nous débiter pêle-mêle et dans un même chapeau,  deux pensées radicalement opposées : l’une de bons sens et d’observation (« le lefebvrisme a commencé du vivant même de Mgr Lefebvre »)  et l’autre qui révèle qu’il n’a rien compris à l’essence même du mal qui corrompt le traditionalisme puisqu’il nous dit que « L’axiome « Hors de la FSSPX point de salut » a cours depuis longtemps dans beaucoup de prieurés de la FSSPX, au point qu’un des enseignements communs y est qu’il vaut mieux pour les fidèles en vacances ne pas assister à la messe dominicale si la seule messe possible sur place est une messe (sic!)  selon le nouveau rite. » Voilà qui va satisfaire ceux d’en face !!!

     

    L’on apprend aussi qu’une nouvelle paroisse personnelle (FSSPX)  va être érigée pour les fidèles de Corse attachés à la forme extraordinaire de la « messe » !!! À quand une nouvelle prélature pendant qu’on y est !???…. On connait le côté « indépendant » de la nation corse qui n’aime tant que de ne pas faire comme tout le monde !… Ajoutons que cette belle liturgie extraordinaire sera célébrée  bien évidemment selon les rubriques de « SAINT » Jean XXIII de 1962 ! Si l’on n’était pas en Carême, je recommanderais vivement à mes lecteurs de s’esclaffer longuement et de se tordre de rire extraordinairement !!!

    Christine Savioz (Le Nouvelliste) , quant à elle, en remet une couche en nous répétant, de peur que nous n’ayons pas bien compris, que Mgr Fellay contredit toute rumeur de réconciliation.  Plus de « grand pardon », le dialogue continue mais il faudra beaucoup, beaucoup de temps pour arriver à conclure, dixit encore Mgr F. par la plume de Christine !

    La suite de l’article est tellement savoureuse, chers amis lecteurs, que je ne résiste pas à l’envie de vous en communiquer la substantifique moëlle. Je mets en gras les passages qui éveilleront tout particulièrement votre esprit critique !!!

    « il y a beaucoup de blessures, et il faut les panser avant de pouvoir discuter sereinement», ajoute le « Dr Fellay. »

    « Il se dit cependant ouvert à la discussion avec le Vatican. Mais pas aux concessions. » ça s’appelle une discussion sans concession ! hihihi !

    « Pour l’abbé François-Xavier Amherdt, professeur de théologie à l’Université de Fribourg, il est indispensable également que la réconciliation soit portée par une foi commune. » (on ne rit pas !)

    « Le vicaire général Pierre-Yves Maillard trouve ainsi«raisonnable et logique que l’Église veuille résorber ses schismes »   merci de l’aveu mais on le savait déjà…les fraterneux apprécieront!

    « Le pape François donne beaucoup d’importance aux gestes et aux symboles. Par ailleurs, il passe toujours par la discussion, la rencontre avec les personnes. » ah…voyez comme  Mgr est en osmose avec François….n’est-ce pas ce qui compte en définitive ?!!!…

    Et pour terminer en beauté, paroles d’un quidam déguisé en prêtre :

    « un rapprochement entre le pape François et la Fraternité Saint-Pie X « serait une bonne chose. À condition que la Fraternité Saint-Pie X ne s’assoie pas sur le concile Vatican II » …ce qui me fait dire que le conciliabule ne saurait en effet être pris pour un vulgaire « siège » puisqu’en réalité il n’est qu’une sorte de lunette « low-cost »  à usage de modernistes en mal d’évacuations de leurs étrons….

    Bonne nuit ou bonne journée quand même chers lecteurs……!
     

     

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      mars 9, 2016

      Cher Charles,

      Merci pour votre revue de presse. Ce que j’essaye de faire comprendre c’est que ce ralliement sera encore une victoire de l’Ennemi, pour ma part je ne me réjouis pas de la perte des vivants, à l’imitation de mon Père qui est dans les Cieux.

      Le cas d’Huguette Pérol est intéressant, car c’est par elle, par son mari, que c’est faite la « voie diplomatique », dans le dos de la plupart des membres de la Société.

      Quand à Yves Chiron, il distille son venin aussi contre le vrai combat.

      Les journalistes de l’extérieur ne connaissent rien, comme tout journaliste, et restent sur le scoop, sur le papier à faire pour vendre le torchon.

      Par contre il faut voir comment la secte judaïque réagit et comment Mgr Fellay se couche :
      https://gloria.tv/video/VoFFzyQTRAv
       

       

       

      • Charles
        Charles lien permanent
        mars 9, 2016

        Cher Ludovicus,

        Comment ne pas être en accord avec vous et constater que bien peu de catholiques ont une idée claire de ce qu’est et de ce que devrait être « le vrai combat »

        Les « logiques internes » sont des forteresses inexpugnables et lorsque l’ennemi est déjà à l’intérieur, il est quasi impossible d’envisager une issue favorable et qui ne soit pas « une victoire de l’Ennemi… »

        Voyez les dernières déclarations de Mgr Tissier de Mallerais !

        J’ai beau me creuser la tête :  je n’arrive pas à comprendre comment on peut dire deux choses contraires dans la même phrase.
        « Nous avons un pape » donc nous le reconnaissons comme pape légitime donc envoyé de Dieu pour être le chef visible de l’Église, le lien de la foi,  gardien de la foi, pour prendre soin de nos âmes et celles de nos descendants.
        « Nous reconnaissons néanmoins que ce médecin est un empoisonneur très dangereux « mais digne néanmoins de notre considération la plus respectueuse. Il peut donc continuer son action d’empoisonnement et garder le titre de Pape.

        Un empoisonneur légitime en somme……garanti par le conseil de l’ordre…Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!!!    http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

        Au secours Messeigneurs !… Vous perdez le sens !!!!!!!!….http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

         


         

        Pour le texte de l’article on se reportera à :
        [La Porte Latine – FSSPX / MPI] Entretien avec Mgr Bernard Tissier de Mallerais : je suis profondément indigné de la vidéo du pape François du 6 janvier 2016
         

        SOURCE – La Porte Latine – FSSPX / MPI – 9 mars 2016

         

        « Dans un entretien du 9 mars 2016, Mgr Bernard Tissier de Mallerais (1), évêque auxiliaire de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, revient fermement sur la vidéo du pape du 6 janvier dernier qui l’a proprement indigné. « Ce ne sont pas tant les paroles de François qui sont scandaleuses mais c’est la force des images qu’il a lui-même réalisées, scandaleuses au sens fort. induisant à l’erreur, à l’hérésie. »

        Ces fortes paroles se font l’écho de l’article publié par La Porte Latine sous le titre « La vidéo des intentions de prières du pape : un pas de plus vers l’apostasie silencieuse ? » et sur celui de John Vennari (2) pour le District des USA intitulé « la vidéo interreligieuse du Pape est-elle une hérésie ? »

        Comme le conclue l’évêque sacré par Mgr Lefebvre prions pour que « le pape François veuille bien se mettre d’accord avec son divin Maître ».

        La Porte Latine – 9 mars 2016

         

        Entretien avec Mgr Tissier de Mallerais – MPI le 9 mars 2016

         

        Monseigneur Tissier de Mallerais, évêque de la Fraternité Saint-Pie X, a été sacré par Mgr Lefebvre en 1988. Il a accepté de répondre aux questions MPI concernant la vidéo des vœux du pape publiée au mois de janvier 2016. Nous le remercions pour ses paroles claires et sans ambiguïtés comme elles se doivent de l’être de la part d’un évêque catholique.

        Monseigneur, le pape François a publié au mois de janvier une vidéo pour ses vœux et la présentation de ses intentions de prières. Dans cette vidéo on y voit un musulman, une bouddhiste, un juif et un prêtre catholique. Ils tiennent entre leurs mains des symboles chacun selon sa religion. Que se doit de dire un évêque catholique sur une telle vidéo ?

        Un évêque catholique doit être profondément indigné de la vidéo du pape François du 6 janvier 2016. Elle est inadmissible. Ce ne sont pas tant les paroles de François qui sont scandaleuses mais c’est la force des images qu’il a lui-même réalisées, scandaleuses au sens fort. induisant à l’erreur, à l’hérésie.

        D’abord la fausse communion dans le foi en Dieu, de ce prêtre catholique, de ce rabbi, de ce mufti et de cette femme bouddhiste, est affichée en images comme étant la pensée du pape. Or quelle communion peut-il y avoir entre le vrai et seul Dieu, Sainte Trinité, Dieu fait homme, Dieu Sauveur, et les négateurs de la trinité des Personnes divines, de l’incarnation de Dieu le Fils, de la Rédemption par Sa Croix, de l’existence même de Dieu ?

        D’ailleurs le mufti affirme sa foi en « Dieu, Allah », marquant bien la différence, l’opposition entre son Dieu et le vrai Dieu, celui des chrétiens. Et la bouddhiste dit seulement « J’ai confiance en Bouddha », parce que Bouddha n’est pas dieu et qu’il n’y a pas de dieu pour elle. Cette fausse communion s’évanouit donc d’elle-même.

        Mais elle laisse au spectateur la croyance en une réconciliation possible de ces religions : Les symboles que chacun apporte à la fin du scénario : le prêtre catholique un Enfant Jésus, le rabbi israélite sa Ménora (le chandelier à sept branches signifiant l’Ancienne Alliance, que nous chrétiens savons révoquée) ; le mufti musulman : son chapelet des noms d’Allah ; et la bouddhiste : son Bouddha, par leur rapprochement sont une profession en images, par le pape, de l’indifférentisme religieux.

        C’est cette hérésie condamnée déjà par le pape Grégoire XVI en 1832, selon quoi « on pourrait par n’importe quelle profession de foi obtenir le salut éternel. » (3).

        Nous avons donc un pape qui propage une hérésie ; je ne suis pas juge de son péché, je constate qu’il propage une hérésie.

        Le pape François y affirme « Nous devons prier sans cesse pour cela et travailler avec ceux qui pensent d’une autre manière. » N’est-ce pas le sens qu’il faut donner à la phrase « paix aux hommes de bonne volonté », car beaucoup de personnes peuvent être de bonne volonté sans être chrétiennes ?

        François a dit exactement : « Beaucoup pensent de manières différentes, ressentent les choses différemment, cherchent et rencontrent Dieu de diverses manières. » Donc, peu importe le réalité objective de Dieu, l’important est le ‘feeling’, le sentiment d’un-chacun au sujet de Dieu ou de la religion. Chaque homme se fabrique une dieu à sa guise.

        Et le pape François ne porte aucun jugement sur un tel subjectivisme, un tel modernisme. Nous avons un pape qui laisse se propager la religion au goût de chacun. Il appelle cela la ‘recherche’ de la vérité. mais la Vérité est une, c’est Notre Seigneur Jésus-Christ, qui seul a dit : « Je suis la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6). Seul le Verbe incarné, l’unique Sauveur des hommes, est la vérité.

        La bonne volonté des ignorants et des errants ne les sauve pas. La bonne volonté ne sauve personne. la Vérité seule sauve.

        Que penser de cette phrase du pape « Dans cette multitude, dans cet éventail de religions, nous avons une seule certitude pour tous : nous sommes tous enfants de Dieu. » ?

        Par nature, à cause du péché originel que contractent tous les hommes dès leur conception dans le sein de leur mère (la Vierge Immaculée exceptée), nous sommes tous « fils de colère » (Ep 2, 3) ; et « c’est par l’excessif amour avec lequel Dieu nous a aimés (nous les chrétiens), qu’il nous a donné la vie dans le Christ » par le baptême, et la dignité d’enfants de Dieu.

        Seuls, au sens propre, les baptisés sont « enfants de Dieu », « participants à la nature divine » (2 Pe 1, 4), ornés de la grâce sanctifiante, capables de dire à Dieu, grâce à l’Esprit d’adoption des fils, « Abba, Père » (Rm 8,15).

        En disant précisément des adeptes de toutes religions « nous sommes tous enfants de Dieu », Français dit plus qu’une équivoque, il dit une erreur, et il propage de toute façon une hérésie.

        Nous avons donc un pape qui propage une hérésie, de nouveau. Je ne dis pas ‘hérétique’ mais fauteur d’hérésie.

        Le pape conclut en disant « Je compte sur vous pour diffuser mon intention de ce mois : “Que le dialogue sincère entre les hommes et les femmes de différentes religions porte des fruits de paix et de justice.” Je compte sur ta prière. » N’est-ce pas un vœu tout à fait louable ? La paix n’est-elle pas un préalable à une évangélisation sereine ?

        Les fruits de paix et de justice sont les fruits de Notre Seigneur Jésus-Christ lui seul, de sa croix, de son règne. Hors de lui, Prince de la paix, il ne peut y avoir que guerres et injustices. Seul l’ordre social chrétien est source de paix, de la paix intérieure des nations et de la paix internationale.

        C’est pourquoi il faut d’abord évangéliser, afin de pouvoir civiliser et pacifier. Le pape Pie XI avait cette belle devise. « La paix du Christ dans le Règne du Christ ». C’est ce que le pape François devrait affirmer et faire vivre. En dehors de cela, ses vœux ne sont qu’« autant en emporte le vent ».

        Votre parole marque un désaccord profond – voir une franche opposition – avec le pape. N’est-ce pas vous qui êtes trop sévère ?

        Ce n’est pas moi, ni aucun de mes confrères membres de la Fraternité Saint-Pie X, ni aucun membre de la famille catholique, c’est Notre Seigneur Jésus-Christ, qui reproche ses infidélités et ses scandales à celui qui est aujourd’hui son Vicaire, le successeur de Pierre.

        Ce que Jésus disait à Pierre en priant pour que sa foi ne défaillît pas, Jésus le dit encore aujourd’hui à François : « Mais toi, une fois que tu seras converti, confirme tes frères ! » (Lc 22. 32). Confirme-les dans la foi !

        Que le pape François veuille bien se mettre d’accord avec son divin Maître, et nous le suivrons.

        Mgr Bernard Tissier de Mallerais, Chicago, le 9 mars 2016

        Sources : MPI du 9 mars 2016 /La Porte Latine du 9 mars 2016

         

         

         


        Notes

        [1] – Son Excellence Mgr Bernard Tissier de Mallerais est né à Sallanches, Haute-Savoie, le 14 septembre 1945. Après des études universitaires, il entre au séminaire St Pie X à Fribourg (Suisse) en octobre 1969. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1975 à Écône. Il est successivement professeur, puis sous-directeur et directeur au séminaire d’Écône. Il assumera ensuite la charge de Secrétaire Général de la Fraternité Saint-Pie X. Il est consacré évêque le 30 juin 1988 et maintenu dans ses fonctions jusqu’en 1996. Il est alors chargé de préparer une vie de Mgr Lefebvre, un long et patient travail de recherche. Le livre paraît en librairie en 2002. Mgr Tissier de Mallerais réside actuellement à Chicago (USA). Il parle le français, l’anglais et l’allemand, et connaît l’espagnol.
        [2] – John Venari a publié cet article sur le site du District des USAde la FSSPX.
        [3] – In Mirari vos.

         

         

         

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          mars 9, 2016

          C’est moi, l’administrateur de ce blogue, qui ai accentué les mots blasphématoires et importants dans ces textes indignes
           

           

           

           

           

          • Charles
            Charles lien permanent
            mars 9, 2016

            Cher Cave Ne Cadas,

            Je ne saurai trop vous remercier de ce travail de mise en couleur des mots blasphématoires de ces textes indignes…près de cinquante ans après !

            Vos mots sont justes, nous les reprenons !

            Quant à votre image du scorpion, elle illustre assez bien ce cercle vicieux, cette impasse, dans lesquels s’est mise la FSSPX. Chaque mot blasphématoire est une piqûre qu’elle s’inflige à elle-même. La dose mortelle sera atteinte un jour………

            Kyrie Eleison !
             

             

  7. Edouard-Marie
    Edouard-Marie lien permanent
    mars 7, 2016

    Beaucoup de bruits et au final,  toujours un statut quo, et le flou artistique, la réponse Normande.

    Ce qui est normal étant donné que l’affaire se déroule entre la secte conciliaire, experte ès subversion, et la fsspx, modèle de libéralisme et de la lâcheté doctrinale. 
    C’est à dire deux parties ancrées dans le faux, et dont les manœuvres ne sont pas pleinement accessibles aux non-initiés, qui étant Catholiques vivent de la Vérité et parlent son langage.

    À moins d’avoir la même faveur que Grégoire XVI avec les documents de la Haute-Vente, il est fort possible que ce ralliement, inéluctable, intervienne au nez et à la barbe des pronostiqueurs.

    Peut être faudrait-il se résoudre à ne point chercher le « scoop »  :?:
     

  8. Martial lien permanent
    mars 14, 2016

    Cher Tonino,

    Vous avez parfaitement raison d’évoquer la relation d’analogie qui existe entre le traditionalisme le lepénisme !

    Bien entendu, il n’y a pas d’identité entre l’ordre religieux et l’ordre politique ;

    mais il n’y a pas non plus de différence :

    Mettre en « parti » l’identité ou de même en « fraternité » la Tradition Apostolique, couper la doctrine « nationale » de ses racines, ou la Doctrine de la Foi de ses origines,

    se fonder sur les principes de 1789 (sous prétexte de renier ceux de 1793) ou professer la continuité de l’Église (ex. une « messe » dangereuse mais valide !) par la filiale conciliaire de la Loge,

    c’est similaire.

    Et cette analogie est en train de se vérifier, dans les heures « apocalyptiques » (qui ne sont pas seulement politiques d’ailleurs)  en lesquelles nous entrons, par la semblable débâcle qui affecte tant le FN, que la F$$PX : une nouvelle génération écervelée et sans héritage, finira de jeter nolens volens, les dernières pelletées de terre sur une ancienne génération, qui n’aura géré que sa propre décadence.

    « Dans Le Testament de Pierre le Grand, Mgr Gaume nous annonce que : …l’Europe reverra donc Attila, Genséric, Alaric… Quand tout ce qui doit aller au glaive sera allé au glaive… sur les ruines de tout ce qui devait périr, apparaîtront debout, puissants comme le grain de sable contre les fureurs de l’Océan, les missionnaires de l’avenir. Il y aura des Geneviève, des Léon, des Remy, devant qui s’arrêteront tout à coup les flots tumultueux des Barbares… Alors l’Église recommencera son œuvre. Elle se mettra à faire ce qu’elle fit autrefois, à tailler ces blocs de granit… pour en tirer des enfants d’Abraham… Ces nations… recommenceront, comme nos pères, un nouveau peuple de Dieu, une nouvelle société chrétienne (Moulinet p. 405″ (LHR, Lecture et Tradition, n°291)

     

    • Charles
      Charles lien permanent
      mars 15, 2016

      Oui , cher Martial, il y a des parallèles à établir en effet entre le politique et le religieux car souvent les mêmes effets proviennent des mêmes causes…

      La tradition, comme le FN s’est forgée une ou des idoles, et est condamnée à subir le culte obligatoire sous peine de périr sous les coups de butoir d’un ennemi très puissant qui ne les ménage que par pure stratégie et machiavélisme démoniaque.

      Le remède est à notre portée mais souvent nous refusons non seulement de le voir mais de l’utiliser ! Ce qui manque le plus aux catholiques de notre temps c’est l’humilité et l’esprit de sacrifice et de renoncement.

      Et comme vous citez Mgr Gaume, cher Martial, permettez-moi de rappeler à nos lecteurs ces quelques phrases de notre ami et maître à tous qui résument bien la valeur et la portée réelle du remède en question :

      Être antilibéral, c’est d’abord bien analyser le réel. Ensuite, être antilibéral ce n’est pas seulement enseigner la vérité, c’est aussi combattre l’erreur, c’est ne jamais composer, pactiser avec quelque erreur, aussi petite soit-elle, c’est ne jamais transiger avec la vérité. C’est AVOIR UN JUGEMENT SÛR, C’EST RÉPONDRE AUX QUESTIONS : EST-CE VRAI ? EST-CE FAUX ? OÙ EST LA VÉRITÉ ? OÙ EST L’ERREUR ?

      La Foi catholique est d’une nature telle qu’on ne peut rien lui ajouter, rien lui retrancher ; ou on la possède tout entière, ou on ne la possède pas du tout. Telle est la foi catholique : quiconque n’y adhère pas avec FERMETÉ ne pourrait être sauvé.

      UN CLERGÉ SAINT FAIT UN PEUPLE PIEUX, UN CLERGÉ PIEUX FAIT UN PEUPLE HONNÊTE, UN CLERGÉ HONNÊTE FAIT UN PEUPLE IMPIE.(Blanc de Saint-Bonnet) »  

      Louis-Hubert Remy.

       

       

  9. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mars 16, 2016

    Pour vous, ne vous faites point appeler Rabbi, car il n’est pour vous qu’un seul maître, et vous êtes tous frères. Et ne donnez à personne sur la terre le nom de Père, car il n’est pour vous qu’un seul Père, celui des cieux. Et qu’on ne vous appelle pas non plus Maître, car vous n’avez qu’un Maître, le Christ. Le plus grand d’entre vous sera votre serviteur. Quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé. Mt 23, 8-12

     

    Je suis le Seigneur.

    Vous ne calomnierez pas votre prochain, et vous ne l’opprimerez point par violence. Le salaire du mercenaire qui vous donne son travail ne demeurera point chez vous jusqu’au matin.

    Vous ne maudirez point le sourd, et vous ne mettrez rien devant l’aveugle pour le faire tomber ;

    mais vous craindrez le Seigneur votre Dieu, parce que je suis le Seigneur. Vous ne ferez rien contre l’équité, et vous ne jugerez point injustement.

    N’ayez point d’égard contre la justice à la personne du pauvre, et ne respectez point contre la justice la personne de l’homme puissant.

    Jugez votre prochain selon la justice.

    Vous ne serez point parmi votre peuple ni un calomniateur public ni un médisant secret.

    Vous ne ferez point d’entreprise contre le sang de votre prochain.

    Je suis le Seigneur.

    Vous ne haïrez point votre frère dans votre cœur, mais vous le reprendrez publiquement, de peur que vous ne péchiez vous-même à son sujet.

    Ne cherchez point à vous venger, et ne conservez point le souvenir de l’injure de vos concitoyens.

    Vous aimerez votre prochain comme vous-même.

    Je suis le Seigneur. Gardez mes lois, car je suis le Seigneur votre Dieu.
     

     

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