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RAPPEL : Le satanisme au Vatican

2014 novembre 30

 

Le satanisme au Vatican

 

Salle Paul VI

Salle Paul VI avec une estrade en marbre Calacatta Vagli sur laquelle est placée le «trône» conciliaire devant la sculpture controversée « La Résurrection » de l'artiste Pericle Fazzini.

 

« La Vilaine Lulu » chez l’éditeur Claude TchouLe 21 juin 1963, Giovanni Battista Montini, devient “pape” sous le nom de Paul VI. Quatre années plus tard, en 1967, Yves Saint Laurent publie chez l’éditeur Claude Tchou « La Vilaine Lulu », un album de bandes dessinées qui énumère les pratiques criminelles des sectes sataniques. L’ouvrage du célèbre couturier français porte en introduction la mention : « toute ressemblance avec des personnes qui existent ou qui ont existé est parfaitement voulue. Toutes ces aventures ont été tirées de faits réels ». Or, « Lulu »([1]), l’incarnation du mal dessinée par Yves Saint Laurent, parvient au sommet de l’Église. C’est précisément ce que des prêtres catholiques dénoncent en ces termes : « L’intronisation de Lucifer, l’Archange déchu, s’est déroulée au sein de la Citadelle Catholique Romaine, le 29 juin 1963 », une semaine après le couronnement du “pape”.

 

29 juin 1963, inauguration du Temps du Prince de ce monde

 

« À partir du moment où le Conclave s’était terminé, le 21 juin 1963, avec l’élection de Paul VI, le temps d’organiser l’Événement était plutôt court, mais le Tribunal Suprême avait décrété qu’aucune autre date ne pouvait être mieux adaptée pour l’Intronisation du Prince que celle de la fête des saints Pierre et Paul et qu’aucun autre lieu ne pouvait être meilleur que la Chapelle Saint Paul, située qu’elle était si près du Palais Apostolique. […]

Montini-Paul 6, diabolique

Le but ultime n’était pas de liquider l’organisation Catholico-Romaine, mais de la transformer en quelque chose de vraiment utile, en la rendant homogène et assimilable à un grand ordre mondial qui s’occuperait exclusivement de questions humaines avec des objectifs purement humains. […] Son Nom sera « l’Église Universelle de l’Homme ».

 

En 1972, Paul VI choisit la date du 29 juin pour faire son discours sur « la fumée de Satan qui est entrée dans l’Église ». Les célébrations du 15ème anniversaire de “Pontificat” de Paul VI se déroulèrent le 29 juin 1978. Pourquoi ne pas avoir choisi la date de son couronnement au lieu de celle de l’intronisation de Lucifer ?

 Jean Paul II fait le double 666 digital

Dans son livre « Windswept house »([2]), l’auteur jésuite et exorciste, Malachi Martin, écrit aux pages 492-493 :

« À l’improviste, il devint indiscutable qu’à présent, durant ce Pontificat, (Jean Paul II), l’organisation de l’Église Catholique Romaine portait une présence permanente de clercs qui pratiquaient le culte de Satan et l’aimaient ; des Évêques et des Prêtres qui sodomisaient des garçons et se sodomisaient entre eux ; des sœurs qui pratiquaient les « Rites Noirs » de la Wicca et qui vivaient en relations lesbiennes … Tous les jours, y compris le dimanche et les jours saints, des actes d’hérésie et de blasphème étaient commis et permis sur les sacrés Autels par des hommes qui avaient été appelés à être prêtres. Des actions et des rites sacrilèges non seulement étaient accomplis aux saints Autels du Christ, mais ils avaient la connivence ou tout au moins la permission tacite de certains Cardinaux, Archevêques et Évêques… Au nombre total c’était une minorité – quelques chose comme un à dix pour cent du personnel de l’Église. Mais de cette minorité, beaucoup occupaient de façon surprenante des positions ou des rangs élevés (chancelleries, séminaires et universités)… Les faits graves et inquiétants étaient principalement deux : les liens systématiques d’organisation – autrement dit le réseau – qui avaient été établis entre quelques groupes de clercs homosexuels et des confréries de satanistes et la puissance et l’influence effrénée de ce réseau ».

 

 

« The Rite of Sodomy – Homosexuality and the Roman Catholic Church » by Randy EngelL’année 2006, aux États-Unis, fut publié le livre de la fameuse chercheuse américaine, la doctoresse Randy Engel, intitulé : « The Rite of Sodomy – Homosexuality and the Roman Catholic Church »([3]). Plus qu’un livre, c’est une « encyclopédie de l’horreur » qui en 1.282 pages, 4.523 notes et plus 350 livres de bibliographie, décrit jusque dans les détails les plus scabreux, le monde de corruption et de perversion sexuelle d’une partie du clergé catholique américain qui semble avoir atteint des limites inimaginables. […]

 

Le livre se termine par la Section V : « Le Vatican et les pièces finales du puzzle » qui finit par ces mots : « Aucun changement significatif dans la doctrine ou dans la discipline de l’Église, ne peut avoir lieu sans la volonté d’un Pape ! ».

 

La Franc-maçonnerie elle-aussi connaît bien cette règle. En effet déjà dans le temps, Nubius, Chef de la Haute-Vente, c’est-à-dire Chef du satanique Ordre des Illuminés de Bavière, avait programmé un plan de destruction de l’intérieur, de l’Église Catholique prévoyant une Révolution qui devait partir du haut. Tous leurs efforts tendaient en effet à faire élire un Pape qui fût un des leurs ! Un tel “pape” fut Paul VI, le « Pape qui changea l’Église » !

 

 

 

Le Père Gabriele Amorth lui aussi, exorciste officiel du diocèse de Rome, est au courant de l’existence de sectes sataniques parmi le clergé, à Rome. Dans un extrait de ses mémoires, on peut lire :

Père Gabriele Amorth « <abbr data-recalc-dims=CONFESSIONS »" width="186" height="300" srcset="https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/11/81CsGNPIJQL.jpg?resize=186%2C300 186w, https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/11/81CsGNPIJQL.jpg?resize=635%2C1024 635w, https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/11/81CsGNPIJQL.jpg?w=1024 1024w" sizes="(max-width: 186px) 100vw, 186px" />

— Satanistes au Vatican ?

« Oui, même au Vatican il y a des membres de sectes sataniques ».

— Et qui en fait partie ? S’agit-il de prêtres ou de simples laïcs ?

« Il y a des Prêtres, des Prélats et même des Cardinaux ».

Excusez-moi, monsieur l’abbé, mais vous comment le savez-vous ?

« Je le tiens de personnes qui ont pu me le rapporter parce qu’elles ont pu le savoir directement. Et c’est une chose « confessée » plusieurs fois par le Démon lui-même sous obéissance pendant les exorcismes ».

— Le Pape en est-il informé ?

« Bien sûr qu’il en a été informé ! Mais il fait ce qu’il peut. C’est une chose terrifiante. Et puis réfléchissez que Benoît XVI est un Pape allemand, il vient d’une nation décidément hostile à ces choses. En Allemagne en effet, il n’y a pratiquement pas exorcistes, et pourtant le Pape y croit : j’ai eu l’occasion de parler avec lui trois fois, lorsqu’il était encore Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi. Bien sûr qu’il y croit !… »

— Alors est-ce vrai ce que disait Paul VI : que la « fumée de Satan » est entrée dans l’Église ?

« C’est malheureusement vrai parce que même dans l’Église, il y a des adeptes des sectes sataniques. Cette particularité de la « fumée de Satan », Paul VI en référa le 29 juin 1972. Certes, il a rompu la glace en soulevant le voile du silence et de la censure qui durait depuis trop longtemps, mais cela n’a pas eu de conséquences pratiques. Il en fallait un comme moi qui ne vaut rien, pour donner l’alarme, pour obtenir des effets pratiques ».

 

 

Donc, comme l’a affirmé le père Amorth, Benoît XVI est au courant du fait qu’au Vatican, il y a des “Cardinaux”, des “Évêques” et des “Prêtres” qui sont membres de sectes sataniques, « mais il fait ce qu’il peut » !

Paul VI lui aussi savait que la « fumée de Satan » était entrée dans l’Église et pour le dire il choisit exprès le même jour, le 29 juin, jour où furent célébrées les deux Messes noires pour introniser Satan au Vatican. Et même « s’il a soulevé le voile de silence et de censure qui durait depuis trop longtemps », cela « n’a cependant pas eu d’effets pratiques ».

 

Bishop John Joyce RussellOn pourrait penser qu’après l’invocation à Lucifer de l’ex-Évêque de Charleston, Mgr John Joyce Russell :

« … avec l’Étole de toutes les Impiétés, je remets dans tes mains la Triple Couronne de Pierre, selon la volonté adamantine de Lucifer, afin que tu puisses régner ici… », et après la déposition de la Tiare de la part de Paul VI, le 23 novembre 1964 et aussi après l’élimination de la Tiare des Armoiries Apostoliques de la part de Benoît XVI, ces deux “Papes” ne pourraient que se résigner à « parler sans avoir d’effets pratiques » et à « faire ce qu’on peut », car en éliminant la Tiare, ils ont exprimé leur volonté de ne plus gouverner l’Église !

 Paul VI dépose définitivement la Tiare sur l'Autel !

Pourquoi la décision de déposer la Tiare et de l’éliminer des Armoiries du Saint Siège ? S’agit-il d’une décision personnelle ou imposée par quelqu’un ? […]

Armoiries « Apostoliques » de Benoît <abbr data-recalc-dims=XVI" width="700" height="440" srcset="https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/11/armoiriesB16.jpg?w=700 700w, https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/11/armoiriesB16.jpg?resize=300%2C188 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" />

Désormais font partie de l’histoire, les faits suivants :

la décision d’élire “Pape” le cardinal Roncalli fut prise par la Franc-maçonnerie.

l’élection du cardinal Montini comme “Pape” est due à l’intervention de quelques membres de la Haute Franc-Maçonnerie juive des B’naï B’rith.

le choix du cardinal Karol Wojtyla comme successeur sur le siège pontifical fut fait par Zbigniev Brzezinski, chef des B’naï B’rith de Pologne et son grand électeur au conclave fut le franc-maçon cardinal König.

 Karol Wojtyla, alias Jean-Paul II

Que ce soit la Franc-maçonnerie à élire le “Pontife” est prouvé par la lettre du cardinal Baggio écrite au grand Maître de la Franc-Maçonnerie italienne, aussitôt après la mort de Paul VI, dans laquelle il lui offrait ses services, lui rappelant aussi la promesse de le faire “Pape”.

 

Fait également partie de l’histoire toute la documentation publiée et jamais démentie qui démontre l’appartenance à la Franc-maçonnerie de Roncalli, Montini et Baggio, de même que les Prélats que Montini plaça aux postes clefs du Vatican et de l’“Église” dans le monde. (La secte conciliaire)

L’œuvre de démolition de l’Église Catholique – comme le savait bien Mgr John Joyce Russell – n’était pas de « supprimer l’organisation Catholique Romaine, mais de la transformer en quelque chose de vraiment utile, en la rendant homogène et assimilable à un grand ordre mondial qui s’occuperait exclusivement de questions humaines avec des objectifs uniquement humanistes », et ce, grâce à la création d’une « Maison de l’Homme sur la Terre », une « Nouvelle Ère de l’Homme » et « une Église Universelle de l’Homme »

 

Source : Chiesa viva.

 

 


[1] Notons que sur Wikipedia, la partie analyse y a été enlevé le 14 mai 2013, ou il y était écrit :

« Cette œuvre, présentée comme une critique grinçante de la société contemporaine, met en scène un grand nombre de maltraitances sur enfants dont l’enlèvement ou le sacrifice humain, de rites sataniques et idéalise la pédophilie en libertinage sexuel des enfants. On y trouve une référence au catharisme et des scènes de violence anticatholiques. »

En 1967, Claude Tchou publie « La vilaine Lulu », la seule BD écrite et dessinée par Yves SaintLaurent. En 2002, l’auteur faisait faire un nouveau tirage limité de 500 exemplaires numérotés, signés par l’auteur, vendus par YSL au prix de 550 euros. À l’automne 2003 reparaît « La vilaine Lulu » dans sa version originale. Dans un style naïf, presque enfantin, Yves Saint-Laurent se moque parfois avec cruauté, souvent avec humour, toujours avec intelligence, de ses contemporains, de ses proches, du milieu de la mode et des mœurs de l’époque. L’ensemble est mordant et drôle, et n’a pas pris une ride. (Amazon.fr)

Claude Tchou publie « La vilaine Lulu », la seule BD écrite et dessinée par Yves SaintLaurent.

[2] Voir ACRF : en ligne ou en PDF

[3] En partie traduit par Virgo-Maria.org : http://virgo-maria.org/Engel_pages/randy_engel.html

  1. charles
    charles lien permanent
    décembre 1, 2014

    L’œuvre de démolition de l’Église Catholique – comme le savait bien Mgr John Joyce Russell – n’était pas de « supprimer l’organisation Catholique Romaine, mais de la transformer en quelque chose de vraiment utile, en la rendant homogène et assimilable à un grand ordre mondial qui s’occuperait exclusivement de questions humaines avec des objectifs uniquement humanistes », et ce, grâce à la création d’une « Maison de l’Homme sur la Terre », une « Nouvelle Ère de l’Homme » et « une Église Universelle de l’Homme »
     
    SOLVE……COAGULA…
     
    Les termes de destruction et  de démolition sont souvent employés dans une acception qui n’est pas conforme à l’esprit véritable des destructeurs en question. Car le singe de Dieu veut établir son Royaume avec des pierres et matériaux  qui non seulement ne lui appartiennent pas mais n’ont pas en outre été créés par lui ! C’est fort, très fort…… C’est pourquoi, le Prince des ténèbres sait que ses jours sont comptés, que son œuvre ne subsistera pas éternellement…puisque son unique but est d’entraîner avec lui en enfer le plus d’âmes possibles pour se venger de Dieu et de l’affront qu’Il lui a fait subir… La psychologie démoniaque est avant tout celle du désespoir…… C’est terrible, terrible…

    En fait nous avons là un véritable essai de transmutation alchimique (donc préternaturelle) du corps (« utile…homogène… ») et même de l’âme (« assimilable…humanistes… »)  de l’Église…dont nous savons, nous catholiques, qu’elle est par avance vouée à l’échec car impossible et que les âmes d’élite qui adhèrent à ce Grand Œuvre, y adhèrent non pas par amour pur et simple de la destruction et du chaos,  mais par l’assurance (luciférienne) d’un monde meilleur (ordo)  RE-construit c’est à dire transmuté sur les bases mêmes de l’ancien édifice et selon les mêmes méthodes, ce qui explique l’importance capitale de la subsistance suffisante de nombreux leurres…vidés de leur substance initiale de départ… (Il est impossible de saisir cette notion sans avoir des références de foi surnaturelle)

    On dit souvent que l’Enfer est pavé des meilleurs intentions… C’est tellement vrai qu’il n’est pas possible à une âme créée de vouloir autre chose que le Bien…qui, privé de sa finalité divine, sera alors appelé MAL. Tout le pouvoir séducteur de Satan est là ! Faire croire que le « BIEN-Mal » est toujours le BIEN/BIEN !!! Ne l’oublions pas… Le terme « ange de lumière » n’est pas un vain mot ou une expression vide de sens… Il est l’orgueil absolu de la créature qui veut son bien…en dehors de son Créateur……

    D’aucuns m’objecteront, que depuis le conciliabule les petites, moyennes et grandes « destructions » ne se compte plus dans l’Église… IL ne s’agit là que du petit bout de la lorgnette qui permet de laisser aux malheureux fidèles une vive et grande impression sur leurs sens et leur affect… Les démons destructeurs ne sont lâchés que dans ce but : DÉSESPÉRER tous ceux qui n’ont ni les moyens intellectuels, ni le temps ni la volonté ferme de ne pas s’arrêter à cette vision quasi-matérialiste des choses. La preuve en est que le surnaturel subsiste, au même titre que la Sainte Trinité, que nulle chair créée ne peut atteindre, et que la foi des  vrais fidèles n’en est pas pour autant anéantie… D’ailleurs les démolitions et destructions temporaires et partielles n’existent que pour préparer la voie aux « restructurations profondes », à cette alchimie préternaturelle qui a pratiquement toujours l’apparence du Bien, jusqu’à subjuguer même les élus !

    Ces destructions-privations  relatives (qui impriment aux événements un caractère de châtiment)  sont souvent même, en temps de crise extrême,  une grâce,  car elles ôtent aux fidèles tout autre moyen de faire leur salut que par une foi pure et sans tache et une constante volonté d’aimer Dieu et de mettre uniquement  en Lui toute leur confiance…« Sans moi vous ne pouvez rien faire » : tout chrétien conséquent doit être en mesure de mesurer ces paroles de Notre-Seigneur à leur juste valeur…… et redouter le plus au monde deux choses :

         — perdre la foi ou la corrompre

         — sombrer dans le désespoir, régal intime de Satan….. (Une âme désespérée est une âme prête à tout, y compris prête à haïr et donc  à se damner…)
     

  2. Ludovicus
    décembre 2, 2014

    Ne pas oublier non plus que la fornication spirituelle œcuménique est infiniment plus grave encore, car en fait elle est la cause de la fornication charnelle.

    Là où l’on voit vraiment la marque du Malin, c’est que celui qui dénonce les fumées de Satan dans l’Église est le responsable de l’effet dénoncé, il va même jusqu’à oser parler « d’autodestruction » de l’Église.

    DE « L’AUTO-DÉMOLITION », POUR MÉMOIRE :
    Où l’on constate, que ce que disait Benoit XVI au sujet de la non-abrogation de la Sainte Messe comme forme extraordinaire en son Motu Proprio Summorum Pontificum, est faux ; où l’on constate, que le « vénérable » Paul VI démolissant l’antique rite millénaire, nous assure, mensongèrement, que celui-ci reste le même en substance.
     

     
    AUDIENCE GÉNÉRALE DE PAUL VI 19 novembre 1969
     
    Chers fils et chères filles,
     
    Nous voulons attirer votre attention sur un prochain événement concernant l’Église catholique latine : l’introduction dans la liturgie du nouveau rite de la messe, qui sera obligatoire dans les diocèses d’Italie à partir du premier dimanche de l’Avent, 30 novembre. La messe sera célébrée d’une façon quelque peu différente de celle à laquelle nous étions habitués jusqu’à maintenant, et qui remonte à saint Pie V, il y a quatre siècles.
     
    Ce changement a quelque chose de surprenant, d’extraordinaire, la messe étant considérée comme l’expression traditionnelle et intangible de notre culte religieux, de l’authenticité de notre foi. Et alors, on se demande : Comment est-ce possible ? En quoi consiste ce changement ? Quelles en seront les conséquences pour ceux qui assistent à la sainte messe ? Les réponses à ces questions et à d’autres semblables que l’on se pose devant une nouveauté si surprenante vous seront données abondamment dans toutes les églises, dans toutes les publications religieuses, dans toutes les écoles où l’on enseigne la doctrine chrétienne. Nous vous exhortons à y faire attention ; et ce sera pour vous l’occasion de préciser et d’approfondir quelque peu l’extraordinaire et mystérieuse notion de la messe.
     
    Mais, pour le moment, nous voudrions, dans ce bref et élémentaire discours, écarter les difficultés qui, au premier abord, se posent spontanément pour vous devant ce changement. À cet effet, nous répondrons aux trois questions que chacun se pose.
     
    Comment un tel changement est-il possible ? Réponse : de par la volonté expresse du récent Concile, qui a dit : « Le rituel de la messe sera révisé de telle sorte que soient manifestés plus clairement le rôle propre, ainsi que la connexion mutuelle de chacune de ses parties, et que soit facilitée la participation pieuse et active des fidèles. Aussi, en gardant fidèlement la substance des rites, on les simplifiera ; on omettra ce qui, au cours des âges, a été redoublé ou a été ajouté sans grande utilité ; on rétablira, selon l’ancienne norme des Saints Pères, certaines choses qui ont disparu sous les atteintes du temps, dans la mesure où cela apparaîtra opportun ou nécessaire. » (Sacr. Concilium, n. 50.)
     
    Cette réforme imminente répond donc à un mandat officiel de l’Église ; elle est un acte d’obéissance ; elle montre que l’Église est cohérente avec elle-même ; c’est un pas en avant dans la ligne de sa tradition authentique ; c’est une preuve de fidélité et de vitalité qui requiert de nous tous une prompte adhésion. Ce n’est pas décision arbitraire ; ce n’est pas une expérience temporaire ou facultative ; ce n’est pas une improvisation due à un quelconque dilettante. C’est une loi élaborée par d’éminents liturgistes après de longues discussions et de longues études. Nous ferons bien de l’accueillir avec un joyeux intérêt et de l’appliquer ponctuellement et unanimement. Cette réforme met fin aux incertitudes, aux discussions, aux initiatives arbitraires et abusives. De nouveau, elle requiert de nous cette uniformité de rites et de sentiments qui est propre à l’Église catholique, héritière et continuatrice de la première communauté chrétienne, laquelle ne faisait « qu’un cœur et qu’une âme ». (Actes, 4, 32.) L’unanimité de la prière dans l’Église est l’un des signes et l’une des forces de son unité et de sa catholicité. Le prochain changement ne doit ni rompre ni troubler cette unanimité. Il doit, au contraire, la confirmer, l’affirmer avec un esprit nouveau et jeune.
     
    Autre question : en quoi consiste ce changement ? Vous verrez qu’il y a, à propos des rites, beaucoup de prescriptions nouvelles qui exigeront, surtout au début, une certaine attention, un certain effort. La piété personnelle et l’esprit communautaire rendront facile et agréable l’observance de ces nouvelles prescriptions. Mais, qu’il soit bien entendu que rien n’est changé dans la substance de notre messe traditionnelle. Certains pourront peut-être se laisser impressionner par telle ou telle cérémonie particulière, par telle ou telle rubrique annexe, comme si elles constituaient ou cachaient une altération ou une minimisation de vérités définitives ou dûment sanctionnées de la foi catholique ; comme si elles compromettaient l’équation lex orandi-lex credendi. Mais il n’en est absolument rien. Avant tout parce que le rite et la rubrique correspondante ne sont pas, en eux-mêmes, une définition dogmatique. Ils peuvent avoir des qualifications théologiques de valeur diverse selon le contexte liturgique auquel ils se rapportent ; ce sont des gestes et des paroles appliqués à une action religieuse vécue, vivant d’un mystère inexprimable de présence divine, et qui n’est pas toujours réalisée sous une forme univoque. Seule la critique théologique peut analyser cette action et l’exprimer en des formules doctrinales logiquement satisfaisantes.
     
    Ensuite, PARCE QU’AVEC LE NOUVEAU RITE, LA MESSE EST ET DEMEURE CELLE DE TOUJOURS, d’une façon peut-être encore plus évidente en certains de ses aspects. L’unité entre la Cène du Seigneur et le sacrifice de la croix, le renouvellement représentatif de l’un et de l’autre dans la messe, sont inviolablement affirmés et célébrés dans le nouveau rite comme dans le précédent. La messe est et demeure le mémorial de la dernière Cène du Christ au cours de laquelle le Seigneur, changeant le pain et le vin en son corps et en son sang, institua le sacrifice du Nouveau Testament et voulut que, par la vertu de son sacerdoce conférée aux apôtres, ce sacrifice fût renouvelé dans son identité, en étant seulement offert d’une façon différente, c’est-à-dire d’une façon sacramentelle, non sanglante, en perpétuelle mémoire de lui, jusqu’à son retour à la fin des temps (cf. De la Taille, Mysterium fidei, Elucid. IX).
     
    Si le nouveau rite vous permet de voir plus clairement le rapport entre la liturgie de la parole et la liturgie eucharistique proprement dite, celle-ci étant comme la réponse et la réalisation de celle-là (cf. Bouyer) ; si vous remarquez combien la célébration du sacrifice eucharistique appelle l’assistance de l’assemblée des fidèles qui, à la messe, sont et se sentent pleinement « Église » ; si, enfin, vous voyez mis en valeur d’autres propriétés merveilleuses de notre messe, n’allez pas croire que tout cela tende à en altérer la pure et traditionnelle essence. Sachez plutôt apprécier comment l’Église, par le moyen de ce nouveau et vaste langage, désire assurer une efficacité plus grande à son message liturgique et veut, d’une façon plus directe et plus pastorale, le mettre à la portée de chacun de ses enfants et du peuple de Dieu tout entier.
     
    Nous répondons ainsi à la troisième question que nous nous étions posée : quelles seront les conséquences de cette innovation ? Les conséquences prévues ou, mieux encore, souhaitées, sont : une participation plus intelligente, plus pratique, plus appréciée, plus sanctifiante des fidèles au mystère liturgique, c’est-à-dire à l’écoute de la Parole de Dieu — qui résonne d’une façon toujours vivante tout au long des siècles et dans l’histoire de chacune de nos âmes — et à la réalité mystique du sacrifice sacramentel et propitiatoire du Christ.
     
    Ne parlons donc pas de « nouvelle messe », mais de « nouvelle époque » de la vie de l’Église.
     
    Avec Notre Bénédiction apostolique.

     

     

    AUDIENCE GÉNÉRALE DE PAUL VI 26 NOVEMBRE 1969
      
    Chers fils et chères filles,
     
    Nous voulons encore une fois vous inviter à réfléchir sur cette nouveauté que constitue le nouveau rite de la messe, qui sera utilisé dans la célébration du saint sacrifice à partir de dimanche prochain 30 novembre, premier dimanche de l’Avent. Nouveau rite de la messe ! C’est là un changement qui affecte une vénérable tradition multiséculaire, et donc notre patrimoine religieux héréditaire, lequel semblait devoir demeurer intangible, immuable, nous faire redire les mêmes prières que nos ancêtres et nos saints, nous apporter le réconfort de la fidélité à notre passé spirituel, que nous actualisions pour le transmettre ensuite aux générations suivantes. Nous comprenons mieux, en cette circonstance, la valeur de la tradition historique et de la communion des saints. Ce changement porte sur le déroulement des cérémonies de la messe. Nous constaterons, peut-être avec un certain regret, qu’à l’autel les paroles et les gestes ne sont plus identiques à ceux auxquels nous étions tellement habitués que nous n’y faisions presque plus attention. Ce changement concerne également les fidèles. Il devrait intéresser chacun d’eux, les amener à sortir de leurs petites dévotions personnelles ou de leur assoupissement habituel.
     
    Nous devons nous préparer à ces multiples dérangements ; ils sont inhérents à toutes les nouveautés qui changent nos habitudes. Nous pouvons faire remarquer que ce seront les personnes pieuses qui seront les plus dérangées. Elles avaient leur façon respectable de suivre la messe ; elles se sentiront maintenant privées de leurs pensées habituelles et obligées d’en suivre d’autres. Les prêtres eux-mêmes en éprouveront peut-être quelque difficulté.
     
    Que faire en cette occasion spéciale et historique ?
     
    Avant tout, nous préparer. Cette nouveauté n’est pas peu de chose. Nous ne devons pas nous laisser surprendre par l’aspect de ses formes extérieures, qui peut-être nous déplaît. Si nous sommes intelligents, si nous sommes des fidèles conscients, nous devons bien nous informer des nouveautés en question. Grâce à toutes les bonnes initiatives prises par l’Église et par les éditeurs, cela n’est pas difficile. Comme nous le disions la dernière fois, nous devrons bien voir les motifs pour lesquels ce grave changement a été introduit : l’obéissance au Concile, laquelle devient maintenant obéissance aux évêques, qui interprètent et exécutent ses prescriptions. Ce premier motif n’est pas simplement canonique, en ce sens qu’il n’y aurait là qu’un précepte extérieur ; il est lié au charisme de l’action liturgique, c’est-à-dire au pouvoir et à l’efficacité de la prière de l’Église, laquelle trouve son expression la plus autorisée dans l’évêque, et donc dans les prêtres qui le secondent dans son ministère et, comme lui, agissent « au nom du Christ » (cf. S. Ign. Ad Eph., 4). C’est la volonté du Christ, c’est le souffle de l’Esprit-Saint qui appellent l’Église à cette mutation. Nous devons y voir, pour le Corps mystique du Christ, lequel est précisément l’Église, un instant prophétique qui la secoue, la réveille, l’oblige à renouveler l’art mystérieux de sa prière. Et ceci, dans une intention qui, ainsi que nous l’avons dit, constitue le second motif de la réforme : associer d’une façon plus intime et efficace l’assemblée des fidèles aux rites officiels de la messe, tant ceux de la Parole de Dieu que ceux du sacrifice eucharistique. Les fidèles, en effet, sont, eux aussi, revêtus du « sacerdoce royal », ce qui veut dire qu’ils sont habilités à cet entretien surnaturel avec Dieu.
     
    Et c’est là, bien sûr, que l’on constatera la plus grande nouveauté : celle de la langue. Ce n’est plus le latin, mais la langue courante, qui sera la langue principale de la messe. Pour quiconque connaît la beauté, la puissance du latin, son aptitude à exprimer les choses sacrées, ce sera certainement un grand sacrifice de le voir remplacé par la langue courante. Nous perdons la langue des siècles chrétiens, nous devenons comme des intrus et des profanes dans le domaine littéraire de l’expression sacrée. Nous perdrons ainsi en grande partie cette admirable et incomparable richesse artistique et spirituelle qu’est le chant grégorien. Nous avons, certes, raison d’en éprouver du regret et presque du désarroi. Par quoi remplacerons-nous cette langue angélique ? Il s’agit là d’un sacrifice très lourd. Et pourquoi ? Que peut-il y avoir de plus précieux que ces très hautes valeurs de notre Église ?
     
    La réponse semble banale et prosaïque, mais elle est bonne, parce que humaine et apostolique. La compréhension de la prière est plus précieuse que les vétustes vêtements de soie dont elle s’est royalement parée. Plus précieuse est la participation du peuple, de ce peuple d’aujourd’hui, qui veut qu’on lui parle clairement, d’une façon intelligible qu’il puisse traduire dans son langage profane. Si la noble langue latine nous coupait des enfants, des jeunes, du monde du travail et des affaires, s’il était un écran opaque au lieu d’être un cristal transparent, ferions-nous un bon calcul, nous autres pécheurs d’âmes, en lui conservant l’exclusivité dans le langage de la prière et de la religion ? Saint Paul ne disait-il pas, dans sa première épître aux Corinthiens : « Dans l’assemblée, j’aime mieux dire cinq mots avec mon intelligence, pour instruire aussi les autres, que dix mille en langue » (14, 19, etc.) ? Et saint Augustin ajoute, en guise de commentaire : « Pourvu que tous soient instruits, que l’on n’ait pas crainte des maîtres. » (Pl., 38, 228, serm., 37 cf. aussi Serm., 299, p. 1371.)
     
    Par ailleurs, le nouveau rite de la messe demande « que les fidèles sachent chanter ensemble, en latin, sur des mélodies faciles, au moins quelques parties de l’ordinaire de la messe, mais surtout la profession de foi et l’oraison dominicale ». (N. 19). Mais, ne l’oublions pas, pour notre gouverne et notre réconfort : le latin ne disparaîtra pas pour autant de notre Église. Il demeurera la noble langue des actes officiels du Siège apostolique ; il restera toujours comme un instrument d’enseignement pour les études ecclésiastiques, comme la clef qui donne accès au patrimoine de notre culture religieuse, historique et humaniste et cela, si possible, avec une nouvelle splendeur.
     
    Et, finalement, si on y regarde bien, on verra que la messe a fondamentalement gardé sa ligne traditionnelle, non seulement dans son sens théologique, mais aussi dans son sens spirituel. Si le rite se déroule comme il se doit, ce sens spirituel sera même plus richement exprimé, en raison de la plus grande simplicité de la cérémonie, de la variété et de l’abondance des textes de la Sainte Écriture, de l’action combinée des différents ministres, des silences qui, ici et là, soulignent le caractère plus profond du rite ; et, en raison surtout de deux choses indispensables qu’il requiert : la participation intime de chaque fidèle et l’union des âmes dans la charité communautaire. Ce sont ces deux choses qui doivent faire de la messe, plus que jamais, un élément d’approfondissement spirituel, un foyer tranquille mais exigeant, où l’on apprend à vivre ensemble en chrétiens. Les liens qui nous unissent au Christ et à nos frères s’y resserrent d’une façon plus vivante. Par l’action du ministre de l’Église, le Christ victime et prêtre renouvelle et offre son sacrifice rédempteur dans le rite symbolique de la dernière Cène. Sous les apparences du pain et du vin, il nous laisse son Corps et son Sang pour nourrir notre âme et nous fondre dans l’unité de son amour rédempteur et de sa vie immortelle.
     
    Mais, il reste une difficulté pratique qui n’est pas sans importance, étant donnée la valeur de la messe : comment ferons-nous pour mettre en œuvre ce nouveau rite, alors que nous n’avons pas encore le missel complet et que tant d’incertitudes entourent son application ? C’est pourquoi, pour terminer, nous vous lirons certaines indications émanant de la S. congrégation du Culte divin, qui a compétence en la matière :
     
    « En ce qui concerne le caractère obligatoire du rite :
     
    1. Pour le texte latin : les prêtres qui célèbrent en latin, en privé, ou également en public dans les cas prévus par la loi, peuvent, jusqu’au 28 novembre 1971, utiliser soit le missel romain, soit le nouveau rite.
     
    S’ils prennent le missel romain, ils peuvent utiliser les trois nouvelles anaphores, ou le canon romain avec les modifications prévues dans le dernier texte (omission de certains saints, des conclusions, etc.). Ils peuvent dire dans la langue du peuple les lectures et la prière des fidèles.
     
    S’ils utilisent le nouveau rite, ils doivent suivre le texte officiel, avec les concessions ci-dessus indiquées pour la langue du peuple.
     
    2. Pour le texte en langue du peuple. En Italie, tous ceux qui célèbrent avec assistance doivent, à partir du 30 novembre prochain, utiliser le rite de la messe publié par la Conférence épiscopale italienne, ou par une autre Conférence nationale.
     
    Les dimanches et jours de fête, les lectures seront prises :
     
    Soit dans le lectionnaire publié par le Centre de pastorale liturgique ;
    Soit dans le lectionnaire publié par le et jours de fête utilisé jusqu’à maintenant.
     
    En semaine, on continuera à utiliser le Lectionnaire férial publié il y a trois ans.
     
    Pour ceux qui célèbrent en privé, il n’y a aucun problème, parce qu’ils doivent célébrer en latin. Si, en vertu d’un indult particulier, ils célèbrent en langue du peuple : pour les textes, ils doivent suivre ce qui a été dit ci-dessus à propos de la messe avec assistance ; mais pour les rites, ils doivent suivre l’Ordo spécial publié par la Conférence épiscopale italienne. »
     
    En tout état de cause, rappelons-nous que toujours « la messe est un mystère qui doit être vécu dans une mort par amour. Sa réalité divine dépasse toute parole humaine… Elle est l’action par excellence, l’acte même de notre rédemption dans le mémorial qui l’actualise ». (Zundel)
     
    Avec notre bénédiction apostolique
     

     

  3. charles
    charles lien permanent
    décembre 2, 2014

    Merci à Ludovicus pour ces textes mémorables très révélateurs !

    Les procès d’intention, les expressions codées et les pétitions de principe pullulent pour qui veut bien lire avec un œil…averti des procédés des initiés modernistes.

    On notera que tous ces « changements » le sont toujours sous couvert de la « volonté du Concile Vatican » d’Eux…(« mandat officiel de l’Église……acte d’obéissance)…

    Qui oserait alors s’opposer à un Concile de la Sainte Église ? Pas même le « Pape » !!!…
     

  4. Fert Fert Fert
    Fert Fert Fert lien permanent
    décembre 2, 2014

    Satan au Vatican ?

    Lisez plutôt ça chers amis c’est effarant !!!
    Sixième partie de Nostra Ætate – Déclaration sur les rapports entre l’Église et Satan.

    Sixième partie de Nostra Ætate

    (celle qu’on nous cache)
     

    Déclaration sur les rapports entre l’Église et Satan.

     

    L’Angelo della luce, en la basilique
    Notre-Dame des Anges et des Martyrs, à Rome,
    inaugurée à l’occasion du Jubilée de l’an 2000.
    Le curieusement nommé ange de lumière
    portant, au-dessus de son chef, une flamme.

    Dans cet âge où les hommes se rapprochent de plus en plus et où les liens de l’amitié entre les différents peuples se renforcent, l’Église examine avec une attention accrue sa relation avec Satan.

    Lorsque Dieu créa les anges, Il établit Lucifer un “chérubin protecteur” (Ezech xxviii, 14) sur le paradis. Comme “les dons et la vocation de Dieu sont sans repentir” (Rom xi, 29), il s’ensuit qu’en vertu de son office originel Satan jouira toujours d’une place et d’une dignité spéciales devant Dieu. Partant les hommes devraient lui montrer du respect. Même l’archange Michel “n’osa le condamner avec des paroles de malédiction” (Jude viii-ix). L’apôtre saint Jacques nous rappelle que Satan possède encore le don de la foi, privilège auquel certains hommes ne sont pas encore parvenus (Jacques ii, 19 ; II Thess ii, 2). D’où ni Pierre ni aucun de ses frères dans le collège apostolique ne fut le premier à proclamer la divinité de Jésus-Christ, mais Satan et ses démons (Matt. iv, 1 et sqq ; Marc i, 24). La lecture de l’Évangile témoigne de la profondeur du sens religieux conservé par celui dont le premier nom fut « Lucifer ». Et sur le plan pratique ce sentiment se voit à travers ses efforts vers l’établissement de nombreuses institutions à caractère religieux dans tous les pays par lesquels les hommes sont invités à explorer ensemble le mystère divin de Celui qui est « au milieu de toutes choses et en nous tous » (Eph iv, 6).

    En sondant le mystère qu’est l’Église, ce Concile sacré se rappelle les liens spirituels qui attachent à Satan le peuple de l’Alliance Nouvelle. Cet attachement s’observe d’une façon poignante dans la nature angélique de celui-là. L’Église du Christ reconnaît que selon le divin programme du salut le début de sa foi et de son élection se trouve dans les anges, qui furent les premières des créatures rationnelles de Dieu (cf. Job xxxviii, 7). Elle professe également qu’à la résurrection, tous les fidèles du Christ deviendront « semblables aux anges » (Matt xxii, 30) par cet éloignement des liens de la chair qui reste commun à Satan et ses démons et aux anges que la piété chrétienne appelle « fidèles ». À cet égard il convient de rappeler que cette appellation « fidèles » appliquée à certains anges (appellation dont le Concile désire le maintien) ne doit pas s’entendre d’une façon négative par rapport à Satan et les autres anges qui lui adhèrent comme si ceux-ci n’avaient pas eux aussi leur fidélité propre mais différente. Plutôt que le terme « infidèles » ou « déchus » il conviendrait d’user désormais de l’expression « anges séparés » pour désigner ceux des purs esprits que la fidélité à leur conscience a éloignés, hélas, d’une pleine communion avec la divinité.

    Nombre des pères primitifs, dont Origène, Didymus l’aveugle et Evagrius Ponticus se sont demandé si Satan ne serait pas un jour rétabli dans sa dignité primitive lors de cette restauration espérée à laquelle a été attaché le riche nom grec d’apocatastase. Si l’Église, cheminant toujours vers une plus juste pénétration de la vérité éternelle ne peut pas encore s’associer de manière kérygmatique à cette espérance, son cœur de mère ne cesse de partager avec sympathie voire enthousiasme le sentiment profondément chrétien de charité universelle qui l’inspira et qui l’inspire encore puisque nul n’ignore le renouvellement d’intérêt de nos jours à cet objet de spéculation théologique.

    Ne rejetant rien en Satan qui soit vrai et saint, l’Église tient en haute estime sa nature, son office, sa dignité et sa foi. Ne s’arrêtant pas aux nombreux points de désaccord doctrinaux et pratiques qu’il serait malhonnête de voiler, elle préfère contempler même en lui ce rayon de la vérité divine qui éclaire toutes les créatures de Dieu. Cette contemplation existentielle l’inspire à rappeler surtout de nos jours à tous ses enfants le devoir de respecter en Satan et en tous ses alliés leur dignité personnelle et leur liberté de conscience. Que les chrétiens s’abstiennent de toute amertume stérile et oublient les nombreux conflits du passé qui n’ont porté aucun bon fruit. Tout en témoignant courageusement des motifs « de l’espérance qui est en eux » (I Pierre iii, 15), qu’ils avancent dans l’estime mutuelle et l’étude sincère de Satan, n’ayant garde de refuser les vérités spirituelles et morales qui se trouvent en lui. Qu’ils conservent jalousement toutes les manifestations de la vie sociale et culturelle du grand chef des anges imparfaitement unis à la divinité.

    Le concile se propose dans la réforme liturgique déjà mise en œuvre par la constitution Sacrosanctum Concilium de radoucir toute expression éventuellement blessante envers Satan et les siens, en reconnaissant la part de blâme qui est la sienne dans les relations parfois envenimées entre eux et ses enfants par les siècles passés. Que désormais tous ses fidèles aient le souci d’imiter par acte et par parole la douceur divine dont l’imparfaite appréciation au début des temps fut en grande mesure l’origine des tristes divisions dans les bataillons angéliques qu’il n’est pas nécessaire de recenser ici.

     

  5. charles
    charles lien permanent
    décembre 3, 2014

     
     

    Un homme qui est là pour ouvrir de nombreux anciens « secrets » dans l’église catholique est le Pape François. Certaines des croyances qui ont cours au sein de l’église, mais contraires à la nature aimante de Dieu sont maintenant mises de côté par le Pape qui a été récemment nommé l’homme de l’année par TIME Magazine.
     
    Dans ses dernières révélations, le Pape François dit :
     

    À travers l’humilité, la recherche de l’âme, et la contemplation de la prière, nous avons acquis une nouvelle compréhension de certains dogmes. L’Église ne croit plus en un véritable enfer où les gens souffrent. Cette doctrine est incompatible avec l’amour infini de Dieu. Dieu n’est pas un Juge mais un ami et un amant de l’humanité. Dieu ne cherche pas à condamner, mais seulement à embrasser. Comme la fable d’Adam et Eve, nous voyons l’enfer comme un dispositif littéraire. L’enfer est simplement une métaphore de l’âme isolée, qui, comme toutes les âmes, seront finalement unies dans l’amour avec Dieu.

     
    Dans un discours choquant qui résonne à travers le monde, le Pape François a déclaré que :
     

    Toutes les religions sont vraies, parce qu’elles sont vraies dans les cœurs de tous ceux qui croient en elles. Quel autre type de vérité y’a t-il ? Dans le passé, l’église a été dure envers celles qu’elle jugeait moralement répréhensibles ou pécheresses. Aujourd’hui, nous ne sommes plus juges. Comme un père aimant, nous ne condamnons pas nos enfants. Notre église est assez grande pour les hétérosexuels et les homosexuels, pour les pro-vie et pro-choix ! Pour les conservateurs et les libéraux, les communistes sont les bienvenus et même nous ont rejoints. Nous aimons tous et adorons le même Dieu.

     
    Au cours des six derniers mois, les cardinaux, les évêques catholiques et les théologiens ont délibéré dans la Cité du Vatican, en discutant de l’avenir de l’Église et pour redéfinir des doctrines et des dogmes catholiques de longue date. Le Troisième Concile Vatican II, est le plus grand et le plus important depuis que le Concile Vatican II ait été conclu en 1962.
     
    Le Pape François a convoqué le nouveau conseil à « enfin terminer le travail du Concile Vatican II ». Le Troisième Concile Vatican II s’est conclu, le Pape François annonçant que…
     
    Le catholicisme est maintenant une « religion moderne et raisonnable », qui a subi des changements évolutifs. Le temps est venu d’abandonner toute intolérance. Nous devons reconnaître que la vérité religieuse évolue et change. La vérité n’est pas absolue ou gravée dans la pierre. Même les athées reconnaissent le divin. Par des actes d’amour et de charité l’athée reconnaît Dieu ainsi, et rachète son âme, devenant un participant actif dans la rédemption de l’humanité.
     
    Une déclaration dans le discours du pape a envoyé les traditionalistes dans un accès de confusion et d’hystérie …
     

    Dieu est en train de changer et d’évoluer en tant que nous-mêmes ; Dieu vit en nous et dans nos cœurs. Lorsque nous diffusons l’amour et la bonté dans le monde, nous touchons notre propre divinité et Le reconnaissons. La Bible est un beau livre saint, mais comme toutes les grandes et anciennes œuvres, certains passages ne sont pas à jour. Certains appellent même à l’intolérance ou au jugement. Le temps est venu pour voir ces versets comme des interpolations plus tard, contrairement au message d’amour et de vérité, qui rayonne autrement par l’Écriture. Conformément à notre nouvelle compréhension, nous allons commencer à ordonner des femmes cardinaux, des évêques et des prêtres. À l’avenir, j’espère que nous aurons un jour un pape féminin. Que personne ne ferme aux femmes les portes qui sont ouvertes aux hommes !

     
    Quelques cardinaux de l’église catholique sont contre les dernières déclarations du Pape.

     
    Mon commentaire :

     

    • charles
      charles lien permanent
      décembre 3, 2014

      Rassurez-vous, chers amis lecteurs, je ne vais pas maintenir le suspense trop longtemps ! IL n’a que trop duré…sans compter ce texte incroyablement habile de Fert 3…(bravo pour cette découverte !)

      J’ai le regret de vous annoncer que le texte ci-dessus est une fausse information !!! Une sorte de manipulation dont les sources sont obscures. C’est pas mal fait mais ce n’est pas conforme à l’idée « haute » que nous nous faisons de l’intelligence et de la perversité de l’ennemi…sataniquement inspiré !

      Non ! Ils ne sont pas devenus « bêtes » à Rome, ce serait plutôt le contraire… et nous devons nous attendre à un surcroît de ruses, de leurres et de manipulations ecclésiastiques de très haut niveau.

      N’oublions pas que l’Ange des Ténèbres utilise même le bien relatif (révolte des « cardinaux » ?) pour créer de toutes pièces des « biens-leurres » d’une puissance d’égarement inégalée.

      Si nous possédions de tels textes authentiques, ce serait, pour nous, catholiques semper idem, véritablement du pain béni ! Hélas ce n’est pas le cas car le mystère d’iniquité obéit à d’autres règles et les châtiments de Dieu expriment Sa Perfection…
       

    • Cave Ne Cadas
      décembre 3, 2014

      Mon cher Charles,
       
      pas à vous ! …
       
      Attention aux fausses-infos : « Pour le Pape François, Adam et Eve ne sont qu’une fable, l’enfer n’existe pas et les femmes vont pouvoir être ordonnées »
       

      Comme expliqué dans un billet précédent, attention aux fausses infos surtout si vous être coutumiers des sites d’information alternative, car une info circule et se répand comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux comme sur les blogs d’infos : les dernières pseudos-déclarations du « Pape » François. Bien évidemment il est considéré par les amateurs de prophéties comme étant le dernier « pape » avant la fin du Vatican, mais ce n’est pas une raison pour tout accepter infos sans vérifier !
       
      Donc, selon l’article qui circule, l’enfer n’existe pas, Adam et Éve ne sont qu’une fable, quand aux femmes, elles vont pouvoir être ordonnées cardinaux, évêques ou encore prêtres. Et pour ce dernier point, cela serait sans remettre en cause le célibat des prêtres qui n’a été mis en place que pour une question d’argent. En effet, lors du dernier soupir de l’homme d’église, celui-ci n’ayant aucune épouse, la totalité de ses biens revient à l’église, un jackpot religieux en somme…
       
      Je vous met pour info l’article en question mais le répète, faites attentions aux infos qui circulent, celle-ci étant une attaque en règle contre le « Pape » et le Vatican. Aucune source fiable n’ayant été trouvée pour confirmer la moindre ligne, que cela soit de grands quotidiens qui en auraient fait leurs Unes comme le site incontournable dans le domaine : Radio-Vatican.
       

       
      Je ne cite pas les blogs ayant fait l’erreur de relayer l’info ni sur lequel j’ai trouvé l’article, pas besoin de les charger non plus. Mais deux choses à retenir ici, la première (même si je me répète) : vérifiez les infos car il y a clairement une grosse intox volontaire de la part de celui qui a balancé cet article sur Internet, et qui a intérêt à ce qu’une telle information circule ?
       
      Par contre, il y a bien une actu au sujet du Pape François, elle est pathétique j’en suis conscient, le Pape François a été élu « homme le mieux habillé de l’année » !
       

       
      Ils nous prennent vraiment pour des billes…

       
      Source « Les moutons enragés » (Les moutons en ont marre, ils s’informent !)
      http://lesmoutonsenrages.fr/2014/01/02/pour-le-pape-francois-adam-et-eve-ne-sont-qune-fable/
      2 janvier, 2014 >>> Posté par Benji sous Manipulation, Religion
       

  6. Louis-Hubert Remy
    Louis-Hubert Remy lien permanent
    décembre 3, 2014

    Qu’est-ce que c’est cette 6è partie de Nostra Ætate ?

    Voici le texte :

    http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_decl_19651028_nostra-aetate_fr.html

    Fert3 a-t-il trouvé ce texte ?
     

    • Cave Ne Cadas
      décembre 3, 2014

      Mon cher Louis-Hubert,
       
      Ne savez-vous pas que les textes « officiels » de vatican.va (d’Eux) ne reflètent pas toujours (rarement depuis la Rome occupée) la réalité
       


       
      Plus sérieusement… Notre ami Fert³ nous donne dans son commentaire, le lien source :
      http://savonarolablog.blogspot.fr/2014/12/sixieme-partie-de-nostra-tate.html
       
      Connaissant le “mode” humoristique de fonctionnement de Fert³, et en y regardant de plus près… (https://www.blogger.com/profile/11129983995730413277)
       
      « Savonarola » (Pays/territoire : Rhône-Alpes, France), vient de créer son blogue, le 30 novembre 2014…
       

      Sacré Fert³ !

       

    • charles
      charles lien permanent
      décembre 3, 2014

      Dans le texte officiel de Nostra Ætate, je remarque que presque tous les cardinaux signataires sont morts !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

      À part…PIERRE…PAUL…CHARLES………et CÉSAR !!!
      Tout un symbole !!! Hihihi !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

      Ben quoi ! on a bien le droit de se détendre, non ? http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
       

    • Fret Fert Fert
      Fret Fert Fert lien permanent
      décembre 3, 2014

      Il n’y a pas que Charles qui sait faire des faux.

  7. Fret Fert Fert
    Fret Fert Fert lien permanent
    décembre 3, 2014

    Pour la petite histoire ce texte (qui a fait frémir notre ami L H R) a été écrit par un australien du nom de John Lane, quoi qu’il en soit c’est très bien écrit et tout à fait crédible quand on connaît les suppôts de Satan  en place à Rome !!!

    • Cave Ne Cadas
      décembre 3, 2014

      Australia’s John Lane’s The Aquinas site has long been considered one of the most prominent sedevacantist sites as far as resources are concerned, and he provides a thesaurus of articles including the most comprehensive compendium of Papal Decrees from Pope Honorius III in 1227 through His Holiness Pope Pius XII. John provides a comprehensive section on Catholic Doctrine, and the complete Codex Iuris Canonici of 1918 in its original Latin. A Latin scholar, John has translated many of the Papal Documents into English for the benefit of readers.
       
      http://sedevacantist.com
       
      Le site The Aquinas de John Lane en Australie a longtemps été considéré comme l’un des sites sédévacantistes les plus importants en ce qui concerne les ressources, il fournit un thésaurus (trésor) d’articles, le compendium le plus complet des Décrets Papaux du Pape Honorius III en 1227 par Sa Sainteté le Pape Pie XII.
      John fournit une section complète sur la Doctrine Catholique et le Manuscrit complet Iuris Canonici de 1918 dans son latin original. En latiniste érudit, John a traduit de nombreux documents pontificaux en anglais pour le bénéfice des lecteurs.
       

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