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Monseigneur Fellay contre l’œuvre de Monseigneur Lefebvre

2013 mai 31

De nombreux sites (ou blog) « d’opposition » à la politique de ralliement de la F$$PX ce sont créés depuis un an dans le « Tradiland »… néanmoins ceux-ci restent toujours dans la ligne incohérente de la Fraternité. Un nouveau venue est apparu au mois d’avril 2013 : « Le Doctrinaire ».

« Le Doctrinaire » est un nouveau blogue du Canada français qui se veut une résistance à la néo-Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X de Mgr Fellay. Nous voulons préserver l’œuvre de Mgr Marcel Lefebvre.

Celui-ci se fourvoie également en ayant pour mentors Max Barret et Mgr Williamson !!! toujours les mêmes incohérences de la F$$PX… Ils découvrent ce que nous dénoncions depuis des années avec Virgo-Maria.org ou Résistance-Catholique.org

 

Monseigneur Fellay contre l’œuvre de Monseigneur Lefebvre

 

Nous savons tous que chaque membre d’un ordre religieux a un grand respect à son fondateur. Nous n’apprenons rien à personne, rien de nouveau. Les bénédictins, les jésuites, les dominicains, FSSPX, s’ils venaient à rejeter Saint Benoît, Saint Ignace de Loyola, Saint Dominique ou Monseigneur Lefebvre ils devraient changer de nom.

Monseigneur Lefebvre a établi des règles qui doit être suivies à la lettre par tout membre, il a fait des sermons, des écrits et des livres qui devrait être normal de voir dans toutes les librairies liés à la FSSPX et dans les procures ou tout simplement affichés dans les chapelles.

Nous nous posons des questions à voir que la Fraternité fondée par Mgr Lefebvre fait disparaître plusieurs sermons et livres écrit par le fondateur, sinon modifie des passages. C’est à ce demandé s’il n’y a pas infiltration dans cette Fraternité pour voir des choses aussi épouvantables, qui crèvent même les yeux.

 

Quels genres d’infiltrations ? Franc-maçon ?

D’après le Courrier de Tychique de Max Barret, il existerait effectivement une infiltration de franc-maçon. Nous n’avons pas encore de vraies preuves mais toute chose cachée fini par faire surface un jour ou l’autre.

 

Moderniste et libéral ?

Ah ! Là aucun besoin de plus de preuve, il y en a suffisamment. Pour le dimanche, beaucoup de fidèles reçoivent leur dose au sermon et au catéchisme.

 

Avec cette publication nous voulons vous parler d’un phénomène qui nous impressionne…en même temps non. Probablement que l’habitude nous fait seulement hausser les épaules mais qui le problème reste tout de même grave.

L’abbé François Pivert a fait un livre, que vous pouvez trouver sur Chiré : http://www.chire.fr/A-182450-nos-rapports-avec-rome-combat-de-la-foi-catholique-numero-special-n-167.aspx , qui pour la résistance est à ce procurer immédiatement quand il sera disponible.

I-Grande-12960-nos-rapports-avec-rome-combat-de-la-foi-catholique-numero-special-n-167.net

Mais ce livre vient à l’encontre de la Néo-FSSPX de Mgr Fellay. Bon… pour nous c’est probablement dans ces cas-là que ce genre de livre devient intéressant. Monseigneur Fellay est bon vendeur sans le vouloir !

Après avoir interdit la publication des sermons de Monseigneur Lefebvre que les Éditions Saint-Remi offrait pour la mémoire du véritable Monseigneur Lefebvre et non celui que Menzingen essai de propager, voici maintenant de nouveau une demande de retrait de livre. Monseigneur Fellay a demandé à l’abbé de Cacqueray de retirer TOUS les livres en vente de l’abbé Pivert Le Combat de la Foi, Mgr Lefebvre et nos rapports avec Rome et de plus, il a demandé de sanctionner l’auteur. Ce que l’abbé de Cacqueray a refusé de faire.

 

Maintenant, que va-t-il arriver à l’abbé de Cacqueray ? Va-t-il rejoindre la résistance ? Les prochains jours nous le dira…

 

L’abbé François Pivert a écrit un livre intitulé Des sacres par Mgr Lefebvre… un schisme ? que Monseigneur Lefebvre a approuvé avec une lettre datant du 4 janvier 1988. Un petit livre de 66 pages fort intéressant. Bien entendu, vous ne retrouverez pas ce livre sur les Éditions Clovis quoique ce livre ait été fait par les Éditions Fideliter (Clovis aujourd’hui). À la page 11 vous voyez une photo montrant Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer avec une petite question au bas : « Les deux seuls évêques qui aient efficacement maintenu la Tradition… mais après eux ? » Aujourd’hui si nous nous répondons à cette question, un seul nom nous vient en tête : Monseigneur Richard Williamson. Pour les trois autres prions pour eux.

 

Pour conclure, nous vous invitons à lire la dernière œuvre de l’abbé Pivert qui est un vent d’air frais en ces temps troublés. Nous souhaitons de tout cœur que les Éditions de Chiré puissent distribués à volonté le livre en question.

 

Source : http://ledoctrinaire.blogspot.fr/2013/05/monseigneur-fellay-contre-loeuvre-de.html

8 réponses
  1. Charles lien permanent
    juin 1, 2013

    Cela devient lassant de devoir répéter que rien de bon ne peut sortir de la FSSPX y compris des opposants les plus durs à Mgr Fellay qui, en bon pragmatique, a extrapolé pieusement et « romainement »  les conséquences de l’attitude attentiste de feu Mgr Lefebvre, en les reprenant à son profit. Il ne s’agit pas ici de faire le procès de cet évêque de la tradition, d’heureuse mémoire, ni de critiquer sans nuance ce qu’il n’a pas fait ou ce qu’il aurait pu faire… À Dieu seul le jugement au for interne et que tous ceux qui auraient mieux su à une certaine époque ce qu’il eut convenu de faire… lui jettent la première pierre !
    Néanmoins, le temps est un maître insatiable et impitoyable. On ne peut plus résonner, analyser, tirer des conclusions en 2013 comme en 72, 80 ou 88.
    Les opposants d’aujourd’hui, même s’ils ne sont pas les mêmes qu’hier, ont gardé les « fondamentaux » de la Fraternité à savoir principalement son pragmatisme et son aveuglement sur la véritable nature de l’Église.
    Alors à part des divisions et une radicalisation de celles-ci, on ne peut rien attendre de tous ces clercs-là qui ne s’accordent en général que sur un seul point : le sédévacantisme c’est le mal, le sédévacantisme c’est la mort !!!
    Le dialogue est rompu déjà depuis un bon moment et nous ne nous laisserons pas leurrer par tous les autres points qui nous rapprochent et/ou nous sont communs.

  2. Edouard Marie Laugier lien permanent
    juin 1, 2013

    Pour faire suite à ce que dit l’ami Charles je pense également qu’il ne faut pas se faire d’illusions ….
    Mais cependant quand des cas comme celui de Mr l’Abbé Lafitte se présentent, où le prêtre a une démarche antilibérale, fait de bons sermons, enseigne avec mérite, et montre bien qu’il a compris et est résolument non una cum, alors il faut le soutenir.
    Même si plusieurs décennies à la fraternité marquent une personne, les exceptions seront là pour confirmer la règle que vous édictez plus haut et nous devons savoir déceler ces rares exceptions et les aider.
     
    Bien cordialement
     
    Union de Prières
     
    Edouard Marie Laugier

  3. Charles lien permanent
    juin 3, 2013

    Cher Edouard-Marie,
    Je vous remercie pour cet ajout ! Je veux bien en effet considérer que l’on peut faire exception pour des prêtres de la qualité de l’Abbé Lafitte… Il est essentiel de savoir que cet Abbé a rompu avec la FSSPX, ce qui le distingue essentiellement des opposants  (de la ligne dure) à Mgr Fellay et Consorts qui, eux, ont cru devoir rester au sein de la FSSPX !!!
    M.l’Abbé Lafitte a par ailleurs expliqué sa rupture avec la Fraternité dans le document-lettre suivant :

    Chapelle du Christ-Roi
    88, rue d’Allonville
    44000 – Nantes

    Pour l’amour de la Vérité
     
    Afin de rassurer les fidèles de la chapelle du Christ-Roi et de Notre-Dame des Dons, paroissiens qui pourraient à juste titre être inquiets de voir arriver un nouveau Prêtre inconnu, permettez-moi de vous faire part en toute simplicité des faits suivants dont monsieur l’Abbé Guépin peut témoigner.

    Je suis rentré au séminaire d’Écône en octobre 1974, et pendant toute ma formation ai toujours fait partie, grâce à Dieu, de l’aile ouvertement anti-libérale du séminaire, ce qui a bien failli me coûter mon ordination…

    Depuis cette ordination reçue des mains de monseigneur Lefebvre le 29 juin 1979, malgré mes misères, je crois être toujours demeuré fortement enraciné dans ce groupe anti-libéral.

    J’ai toujours pensé que les « papes » modernistes qui occupent le siège de saint Pierre depuis la mort du pape Pie XII ne peuvent plus être excusés d’hérésie formelle, notamment dans le domaine de la liberté de conscience et des cultes, et de l’œcuménisme. Ils enseignent et propagent des doctrines condamnées par Pie IX, Léon XIII, saint Pie X et tous les papes jusqu’en 1958, mort du pape Pie XII.

    C’est pourquoi je n’ai aucun scrupule de conscience de ne plus nommer Benoît XVI au Canon de la sainte Messe, bien que je reconnaisse l’avoir fait auparavant en raison de la confusion doctrinale qui règne actuellement dans la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X.

    J’ai la conviction que le long cheminement qui m’a amené ici à Nantes a été voulu par Dieu, et qu’Il m’a littéralement conduit par la main jusqu’au 98 de la rue d’Allonville.

    Je suis également persuadé qu’une collaboration étroite et franche est tout à fait possible avec monsieur l’abbé Guépin. Nous avons tous les deux bu à la même source au séminaire d’Écône et avons l’amour de la Vérité ainsi que la volonté de rester fidèles à l’enseignement de la sainte Église notre Mère.

    C’est monsieur l’abbé lui-même qui m’avait contacté pour que je vienne le visiter sur place et qui m’a proposé cette collaboration sacerdotale que je souhaite de longue durée. Il est évident que je ne suis pas venu ici pour prendre sa place, mais pour l’aider dans son ministère sacerdotal. C’est de grand cœur que je lui apporte l’expérience acquise par une trentaine d’années d’apostolat missionnaire aux quatre coins du monde.

    Permettez-moi, en concluant, de vous demander la charité de vos prières pour ma persévérance, afin que cette collaboration sacerdotale entre monsieur l’abbé Guépin et moi-même soit toujours pour la plus grande gloire de Dieu et le plus grand bien de vos âmes.
    Abbé Jean-Luc Lafitte

    Néanmoins nous devons rester vigilants car sa collaboration étroite avec l’Abbé Guépin n’est pas exempte de tout danger. Nous ne sommes pas sans ignorer les liens d’amitié et d’affinités que ce dernier entretient avec les clercs de l’Institut Mater Boni Consilii, les affidés de la fou-thèse bien connue de nos lecteurs…

     

  4. Edouard Marie Laugier lien permanent
    juin 3, 2013

    Cher Charles,
    Je pense que l’abbé Guépin ne partage pas (plus) la fouthèse de ses amis clercs et partisans de la thèse. Et qui ne sont pas tous de l’Institut Machin Bidule Chose …
     
    cordialement

  5. Charles lien permanent
    juin 4, 2013

    Je l’espère ardemment cher Édouard-Marie ! Cordialement.
    Au crédit de l’Abbé cette magnifique réponse à l’Abbé de La Rocque :
     
    Le 28 novembre 2009
    Monsieur l’Abbé,
    Le 23 novembre, nous nous sommes rencontrés au prieuré Saint-Louis. Je voulais en effet vous entretenir à propos d’un article paru dans l’Hermine de novembre 2009 (n. 24). Cet article, consacré à la mort de M. l’Abbé Bonneterre, fait état de l’implantation de la Tradition à Nantes, avec malheureusement beaucoup d’inexactitudes et d’affirmations calomnieuses. Je vous ai fait remarquer, en particulier ce passage : « Les fidèles se virent imposer deux prêtres expulsés de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X pour avoir persisté dans leur position sédévacantiste », ce qui est malhonnête puisque la vérité est tout autre. En effet, suite à mon renvoi de la FSSPX (en mars 1980) en raison de mon refus de citer le chef des modernistes au Canon de la Messe, plusieurs Associations Saint-Pie-V de France (seize, pour être exact) m’ont sollicité avec insistance, et ce fut particulièrement le cas de celle de Nantes, qui me suppliait de venir assurer la sainte Messe à la chapelle du Christ-Roi, en me précisant que nous étions en parfaite communion dans nos convictions doctrinales. Je ne me suis donc pas imposé – ni moi-même, ni M. l’Abbé Belmont – comme la FSSPX l’a fait en maintes circonstances… Souvenez-vous : La-Roche-sur-Yon, Chantonnay, Bordeaux, Tours, et Nantes où M. l’Abbé Aulagnier m’avait affirmé qu’il ferait fermer la chapelle du Christ-Roi avant la fin septembre 1980 ! Vous savez la suite : cela fait maintenant 30 années que j’assure mon ministère sacerdotal dans ce sanctuaire, malgré tous les dénigrements, étiquettes assassines et autres méchancetés dont vous m’avez accablé.
    Vous avez répondu à ma demande, justifiée ci-dessus, que c’est ainsi que des fidèles avaient interprété les faits et que je n’aurai en conséquence aucun droit de réponse ! Vous manifestez par là votre refus d’entendre la vérité en vous drapant dans une suffisance et une arrogance fort déplaisantes.
    Monsieur l’Abbé, vous me refusez ce droit de réponse, j’utilise donc le moyen de la lettre ouverte pour faire entendre la vérité et vous rappeler que le combat de la Tradition n’est pas l’exclusivité de la F. S. S. P. X., d’une part, et d’autre part, je veux vous dire notre inquiétude (le mot est faible), notre consternation, quant à votre « dialogue » avec le Vatican moderniste.
    Il faut tout d’abord redire avec insistance que la résistance au modernisme fut, dans un premier temps, le fait de prêtres zélés : le R. P. Vinson, le R. P. Barbara, le R. P. Gaillard, le R. P. Calmel, le R. P. Guérard des Lauriers, M. l’Abbé Saffré, M. l’Abbé Mouraux, et combien d’autres qui ont achevé leur combat ici-bas sans compromission avec les modernistes qui occupent depuis 50 ans le siège de Pierre et nos églises. Parmi les vivants, la plupart des vieux prêtres ont adopté la même attitude que nous, au Canon de la sainte Messe, en refusant de citer le chef des modernistes. J’en veux pour preuve, le R. P. Baillif, M. l’Abbé Vérité, le R. P. Joachim, M. l’Abbé Schoonbroodt, le curé de Thal, M. l’Abbé Siegel et combien d’autres encore. Vous noterez que ces vieux prêtres ont connu l’Église en ordre, et, face à la révolution de Vatican II, ils n’ont pas hésité à refuser publiquement leur communion avec les faux pasteurs dénoncés par Notre-Seigneur Jésus-Christ. C’est à ces prêtres que nous devons la saine réaction catholique, face au fléau moderniste. La FSSPX. est arrivée plus tard (en 1971), avec Mgr Lefebvre, son fondateur, auquel nous devons, bien sûr, la sauvegarde et le maintien du sacerdoce catholique. C’est lui qui fut, en raison de son épiscopat, le fédérateur de toute la Tradition, jusqu’en août 1976. En effet, suite à son discours de Lille le 28 août 1976, à cause de son acceptation de démarches en vue d’une reconnaissance canonique par Paul VI, la division est entrée dans les rangs de la Tradition. Depuis cette date, tous ces combattants de la première heure ont été l’objet de brimades et d’attaques diverses de la F. S. S. P. X., en raison de leur refus de marcher dans cette voie consistant à chercher des accords avec la Rome moderniste. Nous constatons une sévérité implacable de la FSSPX. à leur égard, et dans le même temps, beaucoup d’indulgence, de complaisance envers les modernistes… Où est la charité de la vérité dans cette attitude lamentable ? Auriez-vous oublié les paroles de saint Pie X : « Les modernistes sont les pires ennemis de l’Église » ? Ils ne sont pas les représentants de Notre- Seigneur Jésus-Christ. La vérité c’est que nous sommes orphelins de Pape et d’Évêques. C’est un fait historique.
    En fait, en conclusion, la résistance en dehors de la F. S. S. P. X. n’a pas droit à l’existence. J’en veux pour preuve les attaques ahurissantes dont notre École de la Providence fut l’objet. Votre prédécesseur a mis en garde des parents d’élèves : « Si vous inscrivez vos enfants à l’École de la Providence, vous vous mettez en état de péché mortel ! » [sic !] Jamais de tels propos n’ont été tenus à l’égard de parents d’élèves de votre prieuré qui mettent leurs enfants dans des écoles publiques sans Dieu !
    Votre incohérence est stupéfiante. Si, en effet, notre attitude doctrinale est selon vous « le mal par excellence », comment se fait-il que vous m’ayez assisté à l’occasion de la messe solennelle de mariage de votre frère en la chapelle Notre-Dame-des-Dons, en décembre 1988 ? Vous étiez Sous-Diacre et l’abbé de Tanoüarn Diacre, toute honte bue, aux côtés d’un « sédévacantiste » ! En combien d’autres circonstances les prêtres de la FSSPX. ont-ils agi de même, faisant appel, quand cela les arrangeait, aux bons et loyaux services de ces prêtres fidèles qu’en temps ordinaires ils poursuivent de leur méchanceté, interdisant même aux fidèles de recourir à leur ministère ?
    D’autre part, face à l’inquiétude que je vous ai exprimée lors de notre entretien, à propos de vos démarches au Vatican, vous m’avez répondu par un sourire protecteur et condescendant, m’assurant que je n’y entendais rien en discussions théologiques et qu’il n’y avait pas de craintes à avoir quant à un éventuel ralliement.
    Souvenez-vous de ceux qui sont maintenant ralliés : MM. les Abbés Bisig, Coiffet, Ph. Laguérie, Aulagnier, de Tanoüarn, Dom Augustin, Dom Gérard, le R. P. de Blignières, et les autres… Ils ont commencé par discuter, pourparler, dialoguer, et ils ont abandonné le bon combat de la Foi.
    M. l’Abbé, je maintiens que nos craintes sont fondées. J’en veux pour preuve votre lettre à « vos frères prêtres » où vous leur proposez de célébrer la Messe tridentine en langue vernaculaire selon l’édition du missel de 1965 (Paul VI), avec la possibilité de célébrer face au peuple, donnant comme justificatif « théologique » le fait d’« éviter ainsi de bousculer d’un coup les habitudes de vos paroissiens » [sic !]. Cela, M. l’Abbé, c’est contraire au témoignage de la Foi ! Vous ravalez le saint Sacrifice de la Messe, au niveau de la messe de Luther. C’est un scandale : vous en répondrez devant Dieu.
    Souvenez-vous également comment vous avez répondu à mon objection : « Un pape assisté par le Saint-Esprit et jouissant de l’infaillibilité pontificale ne peut pas célébrer selon un rite qui n’est pas catholique. Or Benoît XVI célèbre habituellement et continuellement la messe de Luther ». Vous m’avez répondu par des circonvolutions théologiques byzantines qu’il était tout à fait possible à un Pape de célébrer cette messe (que vous-même vous refusez de célébrer, tout en osant affirmer que vous êtes en communion avec lui !). Sur un ton doctoral, vous m’avez expliqué qu’il pouvait y avoir séparation entre l’autorité et l’infaillibilité du souverain Pontife. Dans le même état d’esprit, un de vos confrères a écrit dans le bulletin du prieuré de Strasbourg (mai 2009) qu’en raison de la crise actuelle, « nous devons vivre en état de résistance habituelle à l’autorité légitime dans l’Église ». Cela, M. l’Abbé, c’est du protestantisme : Luther lui-même pourrait le signer, mais pas les saints de l’Église !
    De nouveau, vous m’avez aussi sorti cet argument, sans consistance, du père de famille indigne. Vous savez parfaitement, M. l’Abbé, qu’il n’y a pas de rapport entre l’autorité naturelle d’un père de famille sur ses enfants et l’autorité surnaturelle du Pape. Ce sont deux domaines totalement différents. Vous profitez de la méconnaissance du sujet par un grand nombre de fidèles pour essayer de justifier votre attitude injustifiable, qui consiste à laisser croire que le Pape peut, tout compte fait, se tromper. Vous avancez comme argument, pour étayer vos affirmations, les mensonges diffusés par les ennemis de l’Église, et en particulier les protestants et les libéraux du XIXe siècle qui contestaient l’infaillibilité pontificale. Vous dites, entre autres, que S. Pierre a défailli en reniant son Maître, vous gardant bien de préciser qu’à ce moment-là il n’était pas Pape. Vous affirmez également que le pape Libère a excommunié saint Athanase, ce qui est faux : de nombreux historiens l’ont démontré (Histoire de l’Église de Darras, tome IX, page 512). Et vous vous gardez bien de préciser que ce saint pape Libère a été canonisé par l’Église. Vous avancez de même la question du pape Honorius dont on affirme gratuitement qu’il est tombé dans l’hérésie, alors que son successeur le pape Jean IV l’a lavé de tout soupçon d’hérésie (D. T. C. au mot Honorius, col. 108).
    Cessez, je vous prie, de diffuser ce genre de calembredaines qui ajoutent à la confusion des esprits face au drame que constitue cette privation d’autorité légitime dans l’Église, situation violente que nous n’avons pas créée, mais que nous subissons, vous comme nous.
    Que faites-vous de l’enseignement de la sainte Église catholique, qui affirme : « L’obéissance au souverain Pontife est nécessaire au salut » ? Souvenez-vous des propos tenus par Mgr Tissier de Mallerais dans sa conférence publique à la Mutualité (le 11 novembre 2007), taxant de moderniste pertinax Ratzinger. Il faisait écho à votre fondateur Mgr Lefebvre qui enseignait à ses séminaristes que ce Ratzinger est un « moderniste doctrinaire ».
    Votre attitude à notre égard prouve, s’il en était besoin, qu’il vous est nécessaire de caricaturer notre combat doctrinal, de nous présenter comme étant le « mal absolu » dans la Tradition, pour pouvoir justifier face aux fidèles vos incohérences, vos à peu près et votre théologie de circonstance. Il faut que cessent vos affirmations gratuites, selon lesquelles les prêtres qui refusent de citer au Canon de la Messe le chef des modernistes – précisément pour ne pas faire allégeance à cette pseudo-autorité – posent un acte schismatique et affirment, selon vous, qu’il n’y a plus d’Église (votre affirmation sous-entend d’ailleurs qu’il n’y a plus d’Église chaque fois que le Siège est vacant suite à la mort du Pape). N’oubliez pas qu’un grand nombre de prêtres fidèles et zélés dans le combat de la Foi (dont ceux cités ci-dessus) ont adopté cette attitude doctrinale et ont refusé de souiller le très saint Sacrifice de la Messe en le célébrant en communion avec un moderniste. Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce sujet, mais il me faut conclure. J’affirme de nouveau, avec insistance, mon inquiétude fondée quant à l’issue de vos pourparlers avec le Vatican. Comment pouvez-vous rester fidèles à votre fondateur alors que celui-ci vous a mis en garde, maintes et maintes fois, contre « cette église conciliaire qui est une église schismatique parce qu’elle rompt avec l’Église catholique de toujours. Elle a ses nouveaux dogmes, son nouveau sacerdoce, ses nouvelles institutions, son nouveau culte, déjà condamnés par l’Église en maints documents officiels et définitifs (…) Cette église conciliaire est schismatique parce qu’elle a pris pour base de sa mise à jour des principes opposés à ceux de l’Église catholique (…) Cette église conciliaire n’est donc pas catholique. » (Mgr Lefebvre, 29 juillet 1976).
     Il y a de quoi frémir quand je vois le peu de cas que vous faites de la vérité et la notion complètement erronée que vous avez de l’obéissance au Pape, de son infaillibilité, et de notre Mère la sainte Église que vous persistez à confondre avec l’« église conciliaire ». Cela, M. l’Abbé, ce n’est pas de Dieu ! Loin de moi de juger de vos intentions, mais je puis affirmer que vous faites l’œuvre des ennemis de la sainte Église. Il était de mon devoir de vous le dire. Que Dieu vous ramène à un peu plus d’humilité dans l’usage de l’intelligence qu’Il vous a donnée.
    Je prie pour vous au saint Autel.
    Abbé Philippe Guépin
    Copies à :   Mgr FELLAY
                       Mgr WILLIAMSON
                       M. l’Abbé de CACQUERAY

  6. Charles lien permanent
    juin 4, 2013

    Néanmoins, cher Édouard-Marie, vous me permettrez de rester sur une position de sage vigilance concernant l’Abbé Guépin ! Cela ne diminue en rien ses qualités personnelles et ses admirables analyses face à la morgue cléricale  « fraternelle »…
     
    Voici un document extrait du Sodalitium n° 55, Novembre 2003, p.47 :
    (…)
    Ce n’est qu’à la suite de cette déclaration publique que le Père Barbara (Forts dans la Foi n° 1, nouvelle série, premier trimestre 1980) et les autres sédévacantistes se dissocièrent publiquement de Mgr Lefebvre. Il s’ensuivit expulsions ou sorties de la Fraternité de prêtres qui adhéraient à la thèse du Père Guérard ou du Père Barbara : Lucien et Seuillot en 1979 (thèse de Cassiciacum), Guépin et Belmont en 1980 (thèse de Cassiciacum), Barthe en 1980 (sédévacantisme), Egrégyi en 1981 (sédévacantisme), 12 prêtres américains en 1983, quatre italiens en 1985 (Cassiciacum), 2 sud-américains, avec 21 séminaristes, en 1989, etc.

     Vous me direz, Édouard, que tout cela est déjà un lointain passé !!! Peut-être… mais restons vigilants !  
     

  7. juin 4, 2013

    Chers amis,
     
    Je reviens de France où j’ai assisté à la synaxe. C’était dur mais je ne m’en suis pas trop mal sorti.
    Bref, ce que je vais dire va être dur, peut-être cela va se retourner contre moi mais je ne dis que la vérité, c’est le fruit de mon expérience et j’en ai toujours gros sur la patate.
    Chers amis ce que je veux dire c’est que les prêtres de la Fraternité sont des meurtriers, des assassins d’âmes.
    Pourquoi dis-je cela ? Car si je me suis converti c’est grâce à mon frère qui courant 2011 à fréquenter pendant 3 mois la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X à Saint Nicolas de Chardonnet puis a stoppé pour repartir dans les affres de la secte conciliaire. La raison de ce départ il me l’a indiquée.
    C’était m’a-t-il dit parce qu’ils étaient incohérents un coup il fallait suivre ce qu’il se faisait avant 1958, un autre il fallait suivre les nouveautés conciliaires, sur un sujet il fallait suivre Benoit XVI sur un autre lui résister, pour lui c’était insoutenable, cela se comprend c’est l’incertitude totale.
    Si bien que mon frère ne se convertira sans doute jamais à moins d’un miracle, il assiste tous les dimanches aux messes motu proprio invalides. Et je vais plus loin c’est très grave ce qu’ils font car assimiler la secte conciliaire à la divine Église Catholique fait que mon petit frère mais aussi des milliers de conciliaires qui trouvent que quelque chose cloche s’approchent des sacrements alors qu’ils ont reçu tous les sacrements bâtards et invalides de l’église conciliaire (baptême, confirmation, mariage, eucharistie etc…) et communient et vont au sacrement de pénitence comme si les deux églises dispensaient la même nourriture.
    Non moi je suis catégorique rien de bon ne peut sortir vu l’aveuglement doctrinal, cela me fait mal de dire cela tellement j’ai une admiration pour les prêtres mais ce n’est que la vérité.
    Un conciliaire comme moi devrait abjurer le modernisme car « c’est l’égout collecteur de toutes les hérésies », se faire baptiser et être catéchisé.
     
    C’est tout pour moi.

  8. Edouard Marie Laugier lien permanent
    juin 4, 2013

    Merci à vous Mata pour votre témoignage. Il me semble cher Mata que c’est ce que l’abbé Grossin préconisait. 
    La fraternité n’est pas moins coupable que les modernistes qui eux sont « cohérent » dans leurs erreurs. La fraternité a prévariqué sur sa fonction qui aurait du être d’assurer la bataille conservatoire décrite par Jean Vaquié. De conserver les restes. Au lieu de cela ils ont détruit les familles et semer des libéraux. 
     
    Quelle terrible responsabilité ils ont devant Dieu. 

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