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Mgr Lefebvre ou Mgr Lefebvre ?

2012 décembre 18

Mgr Lefebvre ou Mgr Lefebvre ?

TradiNews nous gratifie d’un très large extrait d’un texte emblématique de Mgr Lefebvre d’AVANT les sacres. Le « pragmatisme de précaution » de Mgr s’y révèle en clair pour les lecteurs… attentifs.

Si Mgr a pu varier au fil des ans ou plus exactement si Mgr a su faire évoluer sa pensée et sa conviction intime EN PRIVÉ notamment (comme le démontrent d’autres écrits, déclarations et témoignages…) il faut se résoudre à constater que DANS LES FAITS et face au public des fidèles traditionalistes cette ligne de conduite officielle, que je qualifierai de « déni prudentiel » (partagé à l’époque par un bon nombre de fidèles), s’est toujours imposée au sein de la FSSPX soit par Mgr et ses directives personnelles, soit par des relais efficaces dans les derniers mois de sa vie et surtout après son décès par tous les héritiers de son œuvre, clercs et laïcs.

Il n’échappera à personne que ce n’est pas sans raison profonde que TradiNews met en avant un tel document ! Ce faisant, et sans avoir l’air de se compromettre, ce blog nous rappelle les « fondamentaux » qui, au-delà de leurs différences et de leurs sensibilités, unissent tous les traditionalistes qui se refusent à franchir la ligne taboue et maudite du sédévacantisme !

Les passages-clé ont été mis en couleur afin de faciliter une rapide analyse de texte.

1983 [Mgr Lefebvre, fsspx] « Ils sont pratiquement schismatiques puisqu’ils ne reconnaissent pas le pape… »

SOURCE – Mgr Lefebvre, fsspx – 20 mai 1983


 

Alors, vous le savez bien, que beaucoup de nos confrères aux États-Unis avaient cet esprit, cet esprit sédévacantiste puisque je leur ai fait signer même une lettre, il y a de cela 3-4 ans. Je leur ai fait signer un engagement comme quoi ils ne parleraient plus ouvertement, de manière publique, contre le pape, d’une manière continuelle, pour dire qu’il n’y avait pas de pape, ce pape est hérétique, etc. et puis qu’ils donneraient la solution aux gens qui demandent : – Est-ce qu’il y a un pape ou est-ce qu’il n’y a pas de pape ?… qu’ils accepteraient de donner la solution que donne la Fraternité. Alors ils ont réfléchi pendant une nuit pour savoir s’ils acceptaient ou s’ils n’acceptaient pas. Alors je leur ai dit : – Si vous n’acceptez pas, demain vous n’êtes plus dans la Fraternité ! Vous êtes dehors de la Fraternité ! J’en ai assez des réclamations des fidèles, tous les fidèles me réclamant, m’envoyant des lettres : – Est-ce que c’est la position de la Fraternité qui dit qu’il n’y a pas de pape, qu’il n’y a plus de sacrements… Alors que ce n’est pas notre position, qu’elle était prêchée par ces confrères. J’ai dit : – J’en ai assez. C’est fini, je veux que ça cesse ! Alors ils m’ont signé le papier. Le lendemain ils ont signé le papier. Ils s’y sont tenus plus ou moins, du moins apparemment, mais dans le privé leur position était toujours la même, leurs sentiments étaient toujours les mêmes. Ils n’ont pas changé de sentiments. Non seulement ils n’ont pas changé de sentiments, mais au séminaire — je l’ai appris ces derniers temps — que l’abbé Sanborn, directeur du séminaire, donc à qui je confie mes séminaristes qui sont des séminaristes qui viennent vers la Fraternité, qui ont confiance en moi, qui viennent dans notre séminaire de la Fraternité. Je les confie à l’abbé Sanborn qui fait des conférences contre la liturgie qu’on fait à Écône ! Pour prouver que la liturgie qu’on fait à Écône est mauvaise ! Écoutez, alors, ça ne va plus comme cela ! J’ai été un peu tolérant, j’ai toléré un peu et je m’aperçois qu’au fond j’ai eu tort de tolérer. J’aurais dû intervenir tout de suite, dire : – Non, nous prenons la liturgie de Jean XXIII, les quatre livres de Jean XXIII. Et personne ne fera autrement. Et bien, j’ai été large, je n’ai pas voulu avoir des difficultés, m’opposer à ces confrères et puis maintenant ça se retourne contre la Fraternité.


[…]

Et alors on s’est aperçu justement de tout ce qu’ils avaient préparé déjà de longue date. Ils se doutaient, ils désiraient en définitive un certain temps faire une rupture, peut-être pas maintenant, peut-être plus tard. Moi j’ai provoqué la rupture un peu plus tôt encore. J’aurais dû le faire avant, bien sûr. Je regrette de ne pas avoir été plus ferme dès le début. Mais, vous savez, j’espérais toujours que les choses s’arrangeraient. Et alors, ils ont préparé les choses de telle sorte que, légalement, les propriétés sont dans leurs mains ! C’est encore une chose invraisemblable… mais enfin, il n’y a pas de problème pour ça, ce sera facile de prouver que les propriétés sont à la Fraternité, je ne pense pas qu’il sera très difficile à prouver, mais enfin c’est pour montrer la conscience avec laquelle ils travaillaient pour arriver à une rupture future, en gardant tous les biens de la Fraternité. Incroyable, invraisemblable !… Alors ils auraient voulu garder le nom de la Fraternité, garder mon nom devant les fidèles, et tout ça, pour que tout se passe bien et puis qu’eux soient les maîtres de tout l’apostolat, de toute la manière dont se faisait le séminaire, les prieurés, etc. Ce n’est pas possible, ce n’est pas honnête, ce n’est pas normal… et c’est surtout contraire à mes convictions. Ce n’est pas une question de conscience, encore une fois, je l’ai dit. C’est une question objective. Je ne veux pas être schismatique. Je ne veux pas être schismatique. Or ils sont pratiquement schismatiques puisqu’ils ne reconnaissent pas le pape et ne prient pas pour le pape, il n’y a aucun sacrement qui soit valide, pratiquement, et ils ne veulent pas reconnaître la liturgie de Jean XXIII qui est la liturgie tridentine. Alors ils font qu’ils disent aussi que le Pape Jean XXIII n’était pas pape. Alors où est-ce qu’on va ? Alors Pie XII, puisqu’ils n’acceptent pas non plus la liturgie de Pie XII pour la Semaine Sainte, donc Pie XII n’est pas pape non plus… Alors où est-ce qu’on va avec tout ça ? Il n’y a plus moyen, c’est de la folie, on ne raisonne plus… Alors c’est vraiment le schisme.

Moi, je ne veux pas, d’une part, qu’ils entraînent tous les fidèles dans le schisme, en mon nom, au nom de la Fraternité, au nom de Monseigneur Lefebvre. Ça je ne peux pas accepter une affaire pareille. Je ne veux pas que les gens deviennent hérétiques, mais je ne veux pas non plus qu’ils deviennent schismatiques. On veut rester dans l’Église catholique. Et les gens le comprennent très bien. Si on avait là-bas dix prêtres pour remettre tout de suite là-bas en place, tous les gens voudraient rester avec nous, la plupart, 90%… Les gens saisissent très bien ces choses-là. Ils ne veulent pas devenir schismatiques non plus. Ils ne veulent pas se séparer du pape. Ils ne veulent pas dire qu’il n’y a pas de pape. Ils veulent bien que l’on ne soit pas d’accord avec le pape, comme nous le sommes, mais ils ne veulent pas qu’il n’y ait pas de pape. Ils n’acceptent pas ça.

7 réponses
  1. Avatar
    décembre 19, 2012

    Et comme l’infaillibilite de l’Eglise s’est transportee sur Mgr Lefebvre, vous ne ferez jamais entendre raison à un fidèle de la FSSPX sur ce sujet (et encore plus à un clerc, je pense en particulier à Mgr Tissier). Les « papes » peuvent se tromper et ce même lorsqu’ils enseignent sur des sujets de foi et de doctrine… mais pas Mgr Lefebvre.
    De toute facon, la F$$PX est fatalement vouee à l’implosion. On ne peut concilier au sein d’un même structure tant d’opinions differentes. (si ce n’est par le regime de la terreur… ou bien celui de la veulerie)

  2. Fert Fert Fert
    Fert Fert Fert lien permanent
    octobre 9, 2015

    UN MIRACLE À ATTRIBUER À MGR LEFEBVRE ?
     
    Rose Hu, guérie du cancer par l’intercession de Mgr Lefebvre
     
    Rose Hu, guérie du cancer par l’intercession de Mgr Lefebvre
    Il s’agit de la vie héroïque de Rose Hu, qui a passé les 26 meilleures années de sa jeunesse dans des camps de rééducation en Chine à subir des séances terribles de lavage de cerveau, des tortures et d’autres persécutions sans nombre, parce qu’elle refusait de renoncer à sa foi catholique. (Ci-contre Rose Hu en pèlerinage à Akita au Japon en 2007)

    Elle s’est convertie adolescente et a reçu le baptême à l’âge de 17 ans. Elle vivait à Shangaï dans une famille aisée. Étudiante en médecine, elle était devenue présidente de la Légion de Marie qui fit des centaines et des milliers de conversions en Chine. Lorsque le régime maoïste a pris le pouvoir, les catholiques, ce qui est peu connu, étaient les cibles préférées. Rose Hu avait deux défauts impardonnables, sa famille quoique très honnête était riche, et surtout Rose refusait de renier sa foi catholique, contrairement à nombre de ses camarades. Le système communiste était particulièrement tenace et l’a persécutée tout au long de ces 26 ans de camps de rééducation, sans relâche, parce qu’il voulait la briser, comme il avait réussi à briser tant d’autres catholiques en jouant sur la peur, les mauvais traitements, le chantage aux sentiments et surtout la persécution inlassable.

    Rose Hu rapporte, émerveillée, « le mystère des nombres » ci-dessous, presqu’à la fin de son livre intitulé dans la version française : « Avec le Christ dans les prisons de Chine ».

    1 x 1 = 1

    11 X 11 = 121

    111 X 111 = 12321

    1111 X 1111 = 1234321

    11111 X 11111 = 123454321

    111111 X 111111 = 12345654321

    1111111 X 1111111 = 1234567654321

    Amusant, non ? Comment pourrait-on voir dans la Création le fruit du hasard comme voulait le faire avouer ses tortionnaires à Rose ? Tout dans la Création est ordonné, calculé, imbriqué, de « l’infiniment petit à l’infiniment grand », pour reprendre les termes de Pascal.

    Rose Hu s’efface bien souvent dans ce livre pour raconter le martyre de nombreux prêtres et fidèles qui ont résisté au rouleau compresseur maoïste avec détermination au fil des années. Parmi ces nombreux martyrs, tous plus remarquables les uns que les autres, le cas du père Zhang est tout à fait emblématique. L’auteur compare sa foi à celle de Saint-Pierre marchant sur les eaux sans crainte, les yeux rivés sur le Christ. Ce saint prêtre, après avoir traversé des mauvais traitements d’une cruauté inouïe durant les années les plus terribles du communisme, était malade du cœur et s’est retrouvé à l’hôpital agonisant. C’est ainsi qu’il raconte lui-même ce qui s’est passé dans cet hôpital à Rose Hu, selon l’auteur :

    « Il y a une semaine, le cardiologue de cet hôpital a invité des experts d’autres hôpitaux à m’observer à plusieurs reprises. Leurs conclusions étaient unanimes, ils baissaient les bras. Quand ils ont interrompu mon traitement, j’ai placé une relique du père François-Xavier Chu sous mon oreiller et je l’ai prié : « Si Dieu veut que je travaille à sa gloire, s’il vous plait, faites un miracle. » Le lendemain quand le médecin m’a rendu visite, il a pu constater à sa grande surprise que mes pulsations étaient devenues régulières. Les médecins m’ont alors examiné avec le même matériel médical qu’auparavant, mais ils n’ont plus décelé de problème au niveau du cœur. » Les médecins ont cru s’être trompés mais après moult vérifications et revérifications, « dire que les médecins étaient surpris est un euphémisme », poursuit-il. Les médecins ont avoué que la médecine était incapable d’expliquer cette guérison soudaine. Les infirmières venaient à son chevet s’extasiant : « Père nous savons bien que votre Dieu vous a sauvé ». Certaines d’entres elles se convertirent.

    Rose Hu est retournée le visiter en 1989, avant de s’envoler pour les USA où elle a émigré après avoir été relâchée des laogaïs lorsque le régime s’est assoupli. Et voici ce que ce prêtre mort en odeur de sainteté lui a prophétisé lors de ce dernier adieu :

    « Il y a beaucoup de croix qui vous attendent [encore]. Soyez prête à subir l’assaut de vos proches eux-mêmes, de fidèles, de prêtres, d’évêques. Un jour vous serez peut-être excommuniée et ceux qui auront perdu la foi seront considérés comme des bons. Gardez votre foi en toute circonstances, je vous attendrai au Ciel. »

    « Au moment où il a prononcé ces paroles, raconte Rose Hu, elles m’ont troublé en profondeur et je ne les ai comprises que bien plus tard. »

    En effet, Rose Hu, à son retour de camps, ne reconnaissant pas la messe de sa jeunesse qui lui avait tellement manqué en prison, rejoindra aux États-Unis la Fraternité Saint-Pie X fondée par Mgr Lefebvre pour perpétuer la Tradition après la révolution du concile Vatican II (1965) qui a crucifié l’Église ; à cette époque et depuis 10 ans, Rose était dans un laogaï (goulag à la chinoise), coupée de tout. Elle y restera jusqu’en 1982.

    Parmi les croix que Rose Hu a du accepter alors qu’enfin, elle avait quitté les laogaïs, il y a le cancer qui s’était généralisé, faute de soins, à tout son corps en 2002. Elle s’est soumise à la volonté de Dieu :

    « J’étais prête à partir sans regret, explique-t-elle. Mais cette fois Mgr Lefebvre me donna un signe qui m’encouragea à conserver la foi traditionnelle : il m’a obtenu un grand miracle. Et quelle bénédiction ! J’ai prié Monseigneur et j’ai embrassé les reliques de ses cheveux. Mon cancer s’est enrayé en seulement 10 jours. Mon médecin m’a dit, même en prenant des médicaments, personne ne peut guérir aussi rapidement. C’est sans aucun doute un miracle. »

    Cette année-là, Rose Hu est devenue membre du tiers-ordre de la Fraternité Saint-Pie X.

    Rose Hu a écrit ce livre alors qu’elle était très malade pour accomplir la volonté du père Zhang qui le lui avait demandé, afin de témoigner de son calvaire et de celui de tous les catholiques qui en Chine ont souffert au XXème siècle, sous le joug des communistes, pour témoigner de leur foi, souvent, jusqu’au martyre. Ce livre a été écrit en chinois, traduit en anglais sous le contrôle de l’auteur. Et ensuite il a été traduit en français.
    http://livresenfamille.fr/p9201-rose_hu_avec_le_christ_dans_les_prisons_de_chine.html
     

    Source : Medias-Presse-Info
     

     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 10, 2015

       

       

      *
      *     *

       
      Le Père Raffalli, de l’Œuvre de l’Étoile à Nîmes… m’a raconté un jours… que le Frère Pascal (qui est Stellamarins chez-lui) vivant sans pancréas — il me semble ? — et sans aucun traitement de substitution a été sauvé par une relique de Mgr Lefebvre posé sur son ventre à un moment donné !…
       

       

      • Edouard Marie
        Edouard Marie lien permanent
        octobre 10, 2015

        Plus sérieusement, que Mgr Lefebvre soit Sauvé, et donc saint, sans pour autant être un Saint Canonisé, et qu’il intercède pour tel ou telle est parfaitement possible.

        Et bien moins téméraire que de l’ajouter par anticipation au calendrier des Saints.

         

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          octobre 10, 2015

          Qui l’ajoute au « calendrier des Saints » ?
           

      • gg
        octobre 11, 2015

        Je n’ai plus qu’à peine la moitié du pancréas… et n’ai pas eu l’imposition d’une relique…

         

        Juste l’Extrême onction… in extremis
         

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          octobre 11, 2015

          Vous n’avez « plus qu’à peine la moitié du pancréas » …
           
          Lui n’en a pas (ou plus ?)… (et encore je ne sais même plus si c’est bien le pancréas (?) )
           
          …mais vous devez avoir un traitement de substitution adéquate !
           
          …et lui n’en a pas.
           

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