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Le mois le plus long…

2015 octobre 31

 
BRÈVE :

Notre Dame du Rosaire

Notre Dame du Rosaire (La remise du chapelet à Saint Dominique)


 

Le jour le plus long ne compte que 24 heures ; par contre, chaque année, le mois le plus long compte 33 (trente trois) jours. En effet le mois du Très Saint Rosaire, octobre, se termine le 2 novembre… N’oublions pas cependant que le mois de novembre, mois des morts, commence le premier, soit le jour de la Toussaint.

Conservons les usages catholiques ! Sainte Thérèse de Jésus disait :

« Je donnerais ma vie pour la plus petite des rubriques de la Sainte Église. »

Les adeptes de la secte de Vatican II, pour plaire aux apostats et aux renégats, rejettent non seulement les rubriques mais encore les cérémonies si chères à nos pères dans la Foi…

Notre Dame du Très Saint Rosaire

 

 

12 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    novembre 1, 2015

    Il n’est nullement interdit de réciter le Rosaire 365 jours sur 365.

    • Edouard-Marie
      Edouard-Marie lien permanent
      novembre 1, 2015

      Pas plus interdit qu’obligatoire.

      L’important étant de bien prier, plus que beaucoup prier.

      Nous ne sommes pas des bouddhistes qui débitent des prières avec leur moulin, mais des Catholiques.
       

      CHAPITRE I
      En quoi consiste la perfection chrétienne ; qu’il faut combattre pour l’acquérir ; et de quatre choses nécessaires en ce combat

       

      Si vous voulez, ô âme chrétienne, parvenir au faîte de la perfection, et vous unir si étroitement à Dieu que vous deveniez un même esprit avec lui, il faut, pour mener à bonne fin cette entreprise, la plus grande et la plus noble qui se puisse imaginer, que nous sachiez avant tout en quoi consiste la vraie et parfaite spiritualité. Quelques-uns, ne regardant la vie spirituelle que par le dehors, la font consister dans l’austérité de la vie, dans les pénitences corporelles, les cilices, les disciplines, les veilles prolongées, les jeûnes et autres mortifications du même genre.

      D’autres, les femmes particulièrement, s’imaginent être parvenus à un haut degré de perfection, lorsqu’ils se sont fait une habitude de réciter beaucoup de prières vocales, d’entendre plusieurs messes, d’assister aux offices divins, de visiter fréquemment les églises et de s’approcher souvent de la sainte Table. D’autres enfin, et parmi eux des personnes engagées dans l’état religieux, croient que pour être parfait, il suffit d’être assidu au chœur, d’aimer la retraite et le silence, et d’observer les prescriptions de la règle.

      Ainsi, les uns font consister la perfection dans tel exercice, les autres dans un autre ; mais il est certain que tous se trompent. En effet, les œuvres extérieures sont des moyens d’acquérir ; mais on ne peut pas dire qu’elles constituent la perfection chrétienne et la vraie spiritualité. Ce sont des moyens puissants d’acquérir la sainteté ; employés avec sagesse et discrétion, ils servent merveilleusement à nous fortifier contre la malice et la fragilité de notre nature, à repousser les assauts et à éviter les pièges de l’ennemi commun à obtenir de Dieu les secours nécessaires aux justes, principalement à ceux qui commencent. Ce sont, en outre des fruits de la sainteté acquise.

      Les personnes avancées en perfection châtient leur corps pour le punir de ses révoltes passées et pour le tenir dans une complète soumission aux ordres de son Créateur ; elles vivent dans la retraite et le silence pour éviter les moindres fautes et n’avoir plus de conversation que dans les cieux ; elles s’appliquent au service divin et aux œuvres de piété, elles s’adonnent à la prière, elles méditent la vie et la Passion de Notre-Seigneur, non par esprit de curiosité et par amour pour les consolations sensibles, mais dans le désir de mieux connaître leur propre malice et l’infinie miséricorde de Dieu, de s’exciter de plus en plus à aimer le Seigneur, à se haïr elles-mêmes et à marcher sur les traces du Fils de Dieu avec une entière abnégation, et la croix sur les épaules ; elles fréquentent les sacrements dans la seule vue d’honorer la majesté de Dieu, de s’unir plus étroitement à lui et de se fortifier contre les tentations de l’ennemi.

      Combien est différente la conduite des personnes qui font reposer sur les œuvres extérieures tout édifice de leur perfection !

      Si saintes qu’elles soient en elles-mêmes, ces œuvres, par le mauvais usage qu’elles en font, peuvent devenir l’occasion de leur ruine et leur causer plus de dommage même que des fautes manifestes. Préoccupées uniquement de ces pratiques de dévotion, elles abandonnent leur cœur aux inclinations de la nature et aux pièges du démon. L’esprit malin, voyant qu’elles s’écartent du droit chemin, les pousse à continuer leurs exercices accoutumés, et à s’égarer, au gré de leurs vaines pensées, parmi les délices du paradis où elles croient jouir, en la compagnie des anges, de la présence de Dieu même. Elles se trouvent parfois absorbées dans des méditations pleines de pensées sublimes, curieuses et agréables, et, oubliant le monde et les créatures, elles s’imaginent être transportées au troisième ciel. Mais pour peu qu’on examine leur conduite, on voit immédiatement combien profonde est leur erreur, et combien elles sont éloignées de la perfection que nous recherchons. Partout, dans les grandes comme dans les petites choses, elles veulent être préférées aux autres ; entichées de leur mérite, elles s’obstinent dans leur manière de voir ; aveugles sur leurs propres défauts, elles ont toujours les yeux ouverts sur les actions des autres pour les scruter et les censurer. Qu’on porte la moindre atteinte à la bonne opinion qu’elles ont d’elles-mêmes et qu’elles aiment à faire partager par les autres, qu’on leur commande de quitter certaines dévotions dont elles se sont fait une habitude, à l’instant elles se troublent et s’inquiètent outre mesure. Que le Seigneur, pour leur apprendre à se connaître elles-mêmes et leur enseigner le vrai chemin de la perfection, leur envoie des adversités et des maladies ; qu’il permette (car rien n’arrive ici-bas sans son ordre ou sa permission), qu’il permette, dis-je, que la persécution, cette pierre de touche de la véritable piété, s’attaque à leur personne, vous voyez aussitôt se découvrir le fond de leur cœur, et l’orgueil qui le corrompt paraître au grand jour.

      Dans les épreuves, comme dans les événements heureux de la vie, elles ne savent ce que c’est que de se résigner à la volonté de Dieu, que de s’humilier sous sa main puissante, que de se soumettre à ses justes et impénétrables jugements, que de s’abaisser au-dessous des créatures à l’exemple de son Fils souffrant et humilité ; que d’aimer leurs persécuteurs comme les instruments dont se sert la bonté divine pour les former à la mortification et coopérer à leur perfection et à leur salut. De là vient qu’elles sont toujours en danger de se perdre. Se considérant avec des yeux obscurcis par l’amour-propre et ne voyant rien que de louable en elles-mêmes et dans leurs actions, elles s’imaginent qu’elles sont fort avancées en perfection et jugent les autres du haut de leur orgueil, si bien qu’il ne faut rien moins qu’un miracle de la grâce pour les convertir.

      L’expérience est là pour prouver qu’il est plus facile de ramener au droit chemin un pécheur déclaré qu’un pécheur qui se déguise et se couvre du manteau des vertus apparentes. Vous comprenez maintenant, âme chrétienne, que la vie spirituelle ne consiste pas dans les pratiques extérieures dont nous venons de parler. En quoi donc consiste-t-elle ? Elle consiste dans la connaissance de la grandeur de Dieu et de notre propre néant, dans l’amour du Seigneur et la haine de nous-mêmes, dans la soumission de l’esprit à Dieu et aux créatures pour l’amour de Dieu, dans l’abnégation complète de notre volonté et notre entière résignation à ses décrets souverains. Encore faut-il que nous pratiquions toutes ces vertus uniquement pour la gloire de Dieu et en vue de lui plaire, par la seule raison qu’il exige et mérite d’être aimé et servi de la sorte.

      Telle est la loi d’amour gravée par la main de Dieu même dans le cœur de ses fidèles serviteurs ; telle est l’abnégation qu’il requiert de nous ; tel est joug aimable et le fardeau léger qu’il nous invite à prendre sur nos épaules ; telle est l’obéissance qu’il nous enseigne par sa parole et son exemple.

      Si donc vous désirez atteindre au faîte de la perfection, vous devez vous faire une continuelle violence pour dompter généreusement et réduire à néant toutes les affections mauvaises de votre cœur, si légères qu’elles vous paraissent. Il faut vous préparer avec ardeur au combat, parce que la couronne ne s’accorde qu’aux soldats valeureux. Songez que, s’il n’y a point de guerre plus rude, attendu qu’en se combattant soi-même on trouve en soi-même un adversaire, il n’y a point non plus de victoire plus agréable à Dieu et plus glorieuse au vainqueur.

      Si vous avez le courage de fouler aux pieds et de faire mourir en vous tous les appétits désordonnés, les désirs et les moindres mouvements de la volonté, vous serez plus agréable à Dieu et lui rendrez un hommage plus grand que si, laissant vivre volontairement en votre l’une ou l’autre de vos passions, vous vous donniez la discipline jusqu’au sang, que si vous pratiquiez un jeûne plus austère que celui des anciens ermites et anachorètes, ou même que si vous convertissiez des milliers de pécheurs. En effet, bien qu’à prendre les choses en elles-mêmes, Dieu fasse beaucoup plus d’état de la conversion d’une âme que de la mortification d’un désir de notre cœur, il reste toujours vrai que votre principal soin doit être de vouloir et de faire ce que Dieu demande particulièrement de vous. Or ce que Dieu demande de vous avant toute chose, c’est que vous travailliez courageusement à mortifier vos passions. Ce travail lui procure plus de gloire que l’œuvre en apparence la plus importante que vous accompliriez avec un cœur dominé par la passion.

      Maintenant que vous savez en quoi consiste la perfection chrétienne et à quelle guerre acharnée il faut vous résoudre pour y parvenir, il vous reste à vous munir de quatre choses, qui sont comme autant d’armes assurées, nécessaires à qui veut remporter la palme et sortir victorieux de ce combat spirituel. Ces quatre armes infaillibles sont :
      — la défiance de nous-même,
      — la confiance en Dieu,
      — le bon usage de nos facultés,
      — l’exercice de la prière.

      Nous essayerons, avec la grâce de Dieu, d’en parler d’une manière claire et succincte, dans les chapitres suivants.

       
      http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Scupoli/LeCombat.html#i
       
      http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Scupoli/LeCombat.html
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        novembre 1, 2015

        « en se combattant soi-même on trouve en soi-même un adversaire »

        TOUT EST DIT ! merci Édouard-Marie, vous travaillez à notre édification… Remercions tous les saints car en ce jour c’est leur fête au Ciel !
         

        • Edouard-Marie
          Edouard-Marie lien permanent
          novembre 1, 2015

          Cher Charles,

          C’est le Père Scupoli qui a travaillé, pas celui qui c/c ses œuvres.

          Bien à vous.

           

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        novembre 2, 2015

        Bien prier, implique de prier sans cesse, et surtout pas uniquement des lèvres.  « Le Seigneur dit : Puisque ce peuple s’approche en paroles et m’honore des lèvres, tandis qu’il tient son cœur éloigné de moi, et que le culte qu’il me rend est un précepte appris des hommes, à cause de cela, je continuerai à user de prodiges, avec ce peuple, de prodiges étranges. Et la sagesse de ses sages périra, et l’intelligence de ses docteurs s’obscurcira. » (Is 29, 13-14)

        Je ne préfère pas dire ce que je pense de ceux qui assimilent la récitation du saint Rosaire avec les moulins à prières bouddhistes, car la charité fraternelle me l’interdit.
         

        • Charles
          Charles lien permanent
          novembre 2, 2015

          Belle citation biblique Ludovicus……

          Oui, il y a de nombreuses manières de prier dans l’Église et chacun doit et peut trouver celle qui lui convient le plus…

          Il est certain qu’un seul Notre Père ou  Ave récité avec foi et adoration (culte de latrie) vaut mieux que plusieurs dizaines qui seraient récitées dans l’esprit que vous décrivez cher Ludovicus… Encore qu’il est difficile de juger au for interne la valeur de la prière privée (qui peut et devrait être quasi-permanente) qu’il convient de bien distinguer de la prière cultuelle qui, elle, doit obéir à des règles précises édictées par l’Église.

          Lorsque la prière privée devient une sorte d’obligation même pieuse mais  teintée de réflexes quasi-superstitieux, alors elle s’éloigne en effet de ce qu’elle devrait toujours être : un élan d’amour vers Dieu, un geste d’immense gratitude comme une irrépressible envie de mettre toute sa confiance dans le Créateur de toutes choses…

          N’oublions pas aussi les oraisons jaculatoires dont certaines d’ailleurs ont été indulgenciées par l’Église.

          Cet état de prière permanente ne peut être obtenu que par la vertu d’humilité . Sans humilité véritable, pas de prière efficace !

          Et pour obtenir la grâce de cette vertu, il faut considérer avec douleur sa propre misère et  l’offrir à Dieu comme gage de notre néant.

          N’oublions pas que s’il y a des règles dans notre Sainte Église (comme dans toute société humaine) nous nous distinguons des juifs de la synagogue dont le culte est tout empli de préceptes — appris des hommes — avec lesquels la religion du Dieu incarné ne saurait en aucune manière en épouser l’esprit.
           

  2. Charles
    Charles lien permanent
    novembre 1, 2015

    Le mois le plus long……puis vient celui des défunts…et il y a tant de morts spirituelles actuellement faute d’une foi fidèle et intangible……
    Mois de pénitence donc où il nous faut implorer Tous les Saints et demander aux âmes délivrées du Purgatoire de beaucoup beaucoup beaucoup prier pour nous……

    Ce cri d’un prêtre du Canada (Abbé Daniel Couture) m’a ému, même si je ne peux l’approuver sur le fond à cause de son errance doctrinale pertinace

    « Ses oppresseurs ont le dessus, ses ennemis prospèrent ; car Yahweh l’a affligée, à cause de la multitude de ses offenses ; ses petits enfants s’en sont allés captifs, devant l’oppresseur. Et la fille de Sion a perdu toute sa gloire.» (Lam., 1, 5-6)
     
    « Nos pères ont péché, ils ne sont plus ; et nous, nous portons leurs iniquités. Des esclaves dominent sur nous ; personne ne nous délivre de leurs mains. » (Lam., 5, 7-8)

     

    « Non, ce n’est pas possible, un pape ne peut pas faire ça. Notre Seigneur ne peut pas permettre aux ennemis de l’Église d’aller aussi loin. Qu’en est-il alors de l’indéfectibilité de l’Église promise à Pierre ? » (Abbé Daniel Couture)

    « Ce Synode va encore plus loin, bien que le « Pape François » ne fasse que suivre la logique de ces prédécesseurs quand il dit vouloir réformer la papauté. Comme les disciples, nous aussi nous sommes ébranlés, et nous nous disons : non, ce n’est pas possible… Mais la Relation Finale est bien réelle, elle est là, signée par le « pape » et plus des deux tiers des « pères synodaux« . (…) Le simple fidèle sera facilement conduit à considérer ce « Synode » comme le Magistère authentique de l’Église. » (Abbé Couture)

    Pathétique…… (et c’est moi qui ai ajouté les guillemets !)

    Je ne peux que conclure avec l’Abbé Belmont (« Fracture dans la FSSPX : blanc bonnet et bonnet blanc ») :

    « imprégnés, pendant une trentaine d’années au moins, de fausses doctrines, et de l’habitude d’un libre examen qui choisit entre les actes qu’il affirme provenir de l’autorité légitime ceux qui lui conviennent… (…) au point qu’ils n’en discernent plus la malice ni l’opposition à la tradition catholique. » (Abbé Belmont)

     

  3. gg
    novembre 1, 2015

    Ce mois risque bien – en effet – d’être le plus long, mais pour d’autres raisons…

     

    N’oublions pas que le temps s’étire et est bien long… pour les âmes zélées… qui n’en peuvent plus de supporter le péché et voir l’hérésie triompher…

    Qu’advienne vite les châtiments nécessaires… et avec eux l’Oint de Dieu…
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      novembre 2, 2015

      Cher gg !

      Voulez-vous me faire un immense plaisir, même si ce n’est pas une obligation ?   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

      Mettez-vous sur « pause » http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif et cessez d’appeler les châtiments sur nos têtes! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

      ILS VIENDRONT BIEN TOUT SEULS !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
       

  4. Avatar
    Vianney lien permanent
    novembre 2, 2015

    Il faut penser très fort à la Sainte Vierge et à Dieu en priant, être respectueux etc…

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