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SATAN avance…

2015 avril 13

 

SATAN avance…

 

Quand c’est un éminent personnage de la secte conciliaire qui le dit…

Bien sûr c’est dit dans un langage totalement conciliaire qui ferait croire que cette secte qui éclipse la sainte Église catholique depuis bientôt 60 ans EST l’Église alors qu’elle n’est qu’une contre-Église aux mains justement du Menteur qui est le singe de Dieu !!!

 Satan vu par Gustave Doré.

 

« Satan avance avec le Califat »

 

Le père Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome.

Le père Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome

 

Le père Gabriele Amorth, exorciste du diocèse de Rome et donc du Vatican, fondateur de l’Association Internationale des Exorcistes, déclare dans une interview accordée au journal italien Il Giornale, à propos des islamistes et de la fureur qu’ils déploient contre les chrétiens : « Les choses arrivent tout d’abord dans les sphères spirituelles et, ensuite, se concrétisent sur cette terre. Les royaumes spirituels sont seulement au nombre de deux : L’Esprit Saint et l’esprit démoniaque. Le mal est déguisé sous diverses formes – politique, religieuse, culturelle… – mais n’a qu’une unique source d’inspiration : le diable.

En tant que chrétien, je lutte spirituellement contre la Bête. » Il ajoute : « La politique mondiale, qui aujourd’hui n’apporte pas de réponse au massacre des chrétiens, devrait aussi combattre l’État islamique et les combattre sous une forme différente ». Pour le père Amorth, « Satan avance avec le Califat [État Islamique] et les chrétiens ne savent pas s’en défendre ». Don Amorth évoque la perte de terrain du christianisme dans le monde actuel : « Interrogeons-nous sur ce que l’Occident a fait au cours des dernières décennies. Il a envoyé Dieu au diable. Il en a fini avec les bénédictions d’écoles, il en a fini avec les croix, il a tout envoyé promener ».

Don Amorth conclut à propos de Satan : « Satan avance avec le Califat (État Islamique). Il me répond seulement lorsque je lui pose une question. » Il répète que « le monde est en son pouvoir », et en cela il dit la vérité. Bibliquement parlant, nous sommes dans les derniers temps et « la Bête travaille frénétiquement ».

« Les réformes liturgiques actuelles impliqueraient que l’Église pendant des siècles a eu tort. » Dans une interview à 30 Giorno il précise : Satan « attaque même les hiérarchies de l’Église catholique, incapables de comprendre et de lutter contre le phénomène. » :

« L’Église est totalement absente ! l’Église latine a cessé depuis 300 ans de faire des exorcismes » (Ce qui n’est pas le cas dans l’église Orthodoxe et dans certaines dénominations protestantes).

Et par conséquent, les prêtres et les évêques, n’ayant jamais vu d’exorcismes, n’en n’ayant jamais entendu parler, l’ont évacué de la foi catholique telle qu’elle était enseignée dans les séminaires avec la présence personnelle du diable, ils n’y croient plus. Je crois que 99% des évêques ne croient plus dans l’action extraordinaire du diable. Il suffit de regarder le nouveau rituel de l’exorcisme préparé par le Saint-Siège, il a été concocté par des gens complètement incompétents, qui craignent les exorcismes. « Si vous n’êtes pas certains de la présence de Satan, vous ne devez pas faire des exorcismes, » dit le nouveau rituel. Mais c’est absurde : Satan se cache et se déguise de toutes les façons. L’ancien rituel romain enseignait la prudence, enseignait qu’il ne faut pas confondre les maladies psychiques avec les infestations diaboliques, mais il enseignait également les ficelles que le diable utilise pour dissimuler sa présence. Et je dirai plus : le nouveau rituel interdit les exorcismes dans le cas de malédiction : mais les cas de sorcellerie sont plus de 90% des cas d’infestation diabolique ! Selon le nouveau rituel, par conséquent, on ne devrait jamais faire d’exorcisme ! Cela semble incroyable, mais le nouveau rituel est en contradiction directe avec l’ancien rite romain. Ils ont ôté les choses les plus précieuses que contenait le Rituel romain. Sauf les dix premiers chapitres qui parlent des fondements évangéliques de ce nouveau rituel tout le reste a été jeté à la corbeille. Ce sont des réformes liturgiques incroyables qui supposent que l’Église pendant des siècles a eu tort. Oui, Satan est partout. Il peut travailler en toute quiétude, parce que ceux qui y sont le moins préparés sont les prêtres ! »

(Source Media presse info : http://www.medias-presse.info/pour-le-pere-gabiele-amorth-exorciste-de-rome-letat-islamique-cest-satan-et-leglise-est-completement-absente/29380)

 

 

48 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    avril 13, 2015

    « Passionnant » nous dit gg au sujet du précédent article sur Marthe Robin.… J’aurais, quant à moi, envie d’ajouter « oui passionnant mais également terrifiant! « …

    Je viens de lire cette longue étude d’un Frère de la CRC, secte néo-traditionaliste dont le fondateur fut l’éminent et (trop) brillant Abbé Georges de Nantes.

    Puis je tombe sur le nouvel article de Pierre Legrand qui vient , comme un point d’orgue providentiel, ajouter sa petite note à quelques unes de mes modestes réflexions sur l’emprise de Satan sur le monde moderne (nombreux ouvrages de référence)  et tout particulièrement sur les hommes d’Église…je dis bien d’Église…car en ce qui concerne la secte conciliaire c’est le domaine du Prince de ce monde ce qui explique la nécessité qu’il y avait pour lui — la Bête — d’éclipser la Sainte Église Catholique afin de faire passer ses leurres — dont c’est la vocation ! — pour des manifestations authentiquement catholiques. Beaucoup s’y laissèrent prendre et en premier lieu les consacrés, c’est à dire les prêtres et évêques valides de la Sainte Église. Le châtiment ne s’est pas fait attendre : invalidité des nouveaux rites d’ordination !

    Considérons que la puissance du Prince des ténèbres est en train d’atteindre son paroxysme dans les manifestations terrestres de son infernale haine, le fameux NON SERVIAM, qui est comme la marque de fabrique indélébile de tout l’Enfer réuni.

    Ne nous méprenons pas et respectons avec crainte la merveilleuse création du Dieu Trine jusque dans ses créatures les plus déchues. Pourquoi ? Parce que le démon ne cesse d’insuffler dans l’âme des hommes pécheurs qu’il n’existe pas OU que ses pouvoirs ne sont pas ceux que l’on prétend qu’ils soient.

    Ce n’est pas pour rien que Satan-Lucifer, au plus près du Trône de Dieu, était (après la Sainte Vierge Marie !) la plus belle créature de Dieu, douée de tous les dons divins inconcevables à  une intelligence humaine normale. C’est pourquoi l’Antique Serpent a gardé de son ancienne condition certains privilèges et pouvoirs dont les hommes d’Église se sont gaussé…pour leur perte.

    À travers le cas de Marthe Robin et les justes observations de Dom Gabriele Amorth, je me borne à vous transmettre quelques bien modestes réflexions :

         1/ Dans le premier cas, nous voyons bien que Satan se travestit en Ange de Lumière et à ce titre, sa puissance d’égarement, de séduction et d’aveuglement est d’une puissance plus que redoutable puisqu’elle est capable d’égarer « même les élus » !

         2/ Dans le second cas évoqué par Dom Amorth (qui, entre parenthèses, incarne à lui tout seul tout le mystère d’iniquité à l’œuvre dans l’Église pour le châtiment collectif du clergé) nous avons à faire aux démons tueurs et destructeurs, dont le grand chef Satan nous montre alors son vrai visage, hideux , bestial et rempli de haine…

         3/ Mais il y a un troisième cas, encore plus subtil et redoutable car l’Esprit de Perdition se travestit parfois en Paraclet démoniaque et infuse dans les âmes  de très hautes pensées qui en réalité ne sont au service que de la corruption et du dévoiement du dogme, ce qui aboutit immanquablement à la perte programmée de la foi. Ainsi « l’esprit diabolique de schisme et d’hérésie » (Frère Philippe de la Face de Dieu) a envahi toute l’Église jusqu’à des pans entiers du traditionalisme.

    La caractéristique du Paraclet démoniaque consiste à produire une incapacité radicale, pour tous ceux qui sont sous son emprise,  à avoir la moindre lucidité sur leur propre état, alors que bien souvent ils restent assez ou même très lucides sur l’état des autres groupes qu’ils considèrent et étudient… Car la nature de ce châtiment relève précisément du Péché contre l’Esprit Saint et si Dieu permet à Satan de contrefaire ce qu’il y a de plus sacré…c’est qu’Il a de bonnes raisons……!!! En effet, l’on n’est jamais si bien trahi que par ceux que l’on aime le plus……

    Je laisse nos lecteurs méditer à loisir sur les nombreux exemples de ce châtiment terrible que nous vivons jusqu’au cœur même de la tradition et de son clergé (encore) valide… Ils y verront alors la puissance redoutable de l’Enfer lorsque Dieu abandonne les hommes à leur triste sort. Quant au clergé, c’est au moins dix fois pire !

    Que nous sommes peu de chose comparés à la rage infernale et à la terrible puissance des démons ! Nous avions, avec l’Église et une institution en ordre, de très puissantes armes spirituelles et surnaturelles. Grâce à Dieu, malgré cette horrible soustraction des bienfaits de Sa Miséricorde, il nous en reste encore quelques unes que je n’aurai pas l’outrecuidance d’énumérer à mes lecteurs et qui trouveront bien mieux que moi encore les deux ou trois remèdes que la bonté du Ciel ne nous a pas encore supprimés !

    Allez ! Sursum corda…quand même !
     

    • Avatar
      Abenader lien permanent
      avril 13, 2015

      Très bon commentaire, cher Charles.

      Et, passé inaperçu, voilà le démon à l’œuvre pas plus tard que le Jeudi saint à la prison chais plus quoi à Rome. Chaos Jorge est allé laver des harpions pour sa ker-messe de la Coena Domini. Parmi les heureux élus, trafiquants, mafieux et autres délinquants et criminels, un transsexuel, à qui Bergie a lavé, et baisé !!! les pieds :

       



       

  2. Charles
    Charles lien permanent
    avril 13, 2015

    Merci cher Abenader ! Inaperçu le lavement bergoliesque ? pas tant que ça…

    Et puis vous devriez vous réjouir de ce don si précieux de la tolérance, notamment pour ces créatures hybrides que sont nos sœurs (nos frères ?) les transsexuels !… Vous me direz qu’en matière de tolérance il est de bon ton de dire qu’il y a (ait)  des maisons pour ça… Qui sait…notre bon « Françoué » est sans doute en train de les rouvrir…!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif Le haut clergé pourra y aller …baiser autant de pieds qu’il voudra !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
     

  3. Avatar
    vinkentios lien permanent
    avril 14, 2015

    Satan avance avec Bergoglio et son entourage.

     

     

     

     

  4. gg
    • Charles
      Charles lien permanent
      avril 14, 2015

      Oui cher gg…et c’est d’ailleurs ce qui met le site des résistants à Mgr Fellay en ALERTE ROUGE !!!!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif Lisez leur article sur cette question et savourez……

      FSSPX, toutes chapelles confondues, VOIE(s) sans ISSUE ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif
       

      • gg
        avril 18, 2015

        Alors, pourquoi ces « champions » du « non una cum » sont « fidèles » de tels « résistants » ?????

  5. Avatar
    François lien permanent
    avril 14, 2015

    L’Église aurait donc arrêté depuis 300 ans de faire des exorcismes ? Que veut dire là cet éminent exorciste (hélas membre de la secte) ?… J’avoue être perplexe devant une telle affirmation. Quelqu’un pourrait-il me fournir des précisions à ce sujet ?
     

  6. Omnibus Orthodoxis atque Catholicae, et Apostolicae Fidei Cultoribus
    Omnibus Orthodoxis atque Catholicae, et Apostolicae Fidei Cultoribus lien permanent
    avril 14, 2015

    Désolé ! Cool Charles,
    accrochez vos boyaux… sensibles…
     

     
    « GARDEZ-VOUS DU FERMENT DES PHARISIENS ÉCÔNIENS, QUI EST L’HYPOCRISIE !!! »
    Saint Matthieu XXIV, 3

    En effet, quelle praxie différentielle est-elle entre Gricigliano et Écône, seule la matérialité de la liturgie traditionnelle du Rit de la messe catholique romaine leur importe et les justifie à leurs yeux et non plus la Confession absolue de la Foi apostolique du Magistère pétrinien bimillénaire :

    Mgr Bernard Fellay, Menzingen, 22 Janvier 2001, il s’ensuit tant le 16 janvier, une nouvelle réunion avec le « cardinal » Castrillon, au cours de laquelle le Supérieur Général expose la nécessité de garanties de la part de Rome, avant d’aller plus loin dans la discussion possible d’un accord : « Que la messe tridentine soit accordée à tous les prêtres du monde entier. Que les censures qui frappent les évêques soient annulées ». C’EST TOUT !!!
    Bernard Fellay justifie la Messe sans la Foi, ou la Messe en négligeant la Foi. Et que vaut la Messe sans la Foi !? Sinon qu’à condamner ceux qui en communiant La reçoivent indignement.

    « Vous avez méprisé tous mes conseils, et vous avez négligé mes réprimandes. Je vais aussi rire dans votre destruction, et me moquerai quand vous viendra ce que vous craigniez. Lorsque la calamité soudaine tombera sur vous, et la destruction, comme une tempête, sera à portée de main : quand la tribulation et l’angoisse viendront sur vous : Alors ils m’appelleront, et je ne veux pas entendre : qu’ils se lèvent le matin, et ne doivent pas me trouver : Parce qu’ils ont haï l’instruction, et n’ont pas la crainte du Seigneur, ni consenti à mes conseils, mais ont dédaigné toutes mes réprimandes. Par conséquent, ils doivent manger du fruit de leur voie, et seront rassasiés de leurs propres conseils ». Proverbes I, 25-31

    De Jorge Mario Bergoglio, Saint Robert Bellarmin dixit, De Romano Pontifice, lib. IV, c. 9, n° 15 :  « Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est un HÉRÉTIQUE PAR SES ŒUVRES externes, ils le jugent pour être UN HÉRÉTIQUE PURE ET SIMPLE, ET le condamnent comme HÉRÉTIQUE ». (Ce n’est pas un gros mot !)

    « Le fait que le cardinal Poli ait succédé au cardinal Bergoglio sur le siège archiépiscopal de Buenos Aires peut faire légitimement penser que cette décision n’a pas été prise sans concertation avec le pape François. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une démarche strictement administrative dans le contexte propre à la République Argentine. »
    http://www.dici.org/actualites/argentine-letat-argentin-reconnait-administrativement-la-fraternite-saint-pie-x/
     
    La séductrice secte hérétique et schismatique écônienne se refuse, mordicus, toujours et encore obstinément de condamner « comme hérétiques manifestes » ainsi que le rappelle fort à propos Saint Robert Bellarmin, les apostats grossiers de la secte talmudo-moderniste qui occupent le Vatican et éclipsent l’Église ; et, si hier avec Mgr Lefebvre comme aujourd’hui avec Mgr Felley, elle les dénonce plus ou moins, c’est qu’elle est d’autant plus consciente de leurs crimes ignobles contre la Foi, par conséquent elle est donc inexcusable et odieusement coupable d’un grand péché de mensonge vis-à-vis des âmes qu’elle trompe par irrespect de la vérité théologique d’omettre ainsi inconséquemment à leur adresse de ne pas vouloir radicalement rompre (ce qui est un déni implicite de la Profession de Foi catholique) la communion spirituelle avec l’Apostat à la Messe quand la nécessité surnaturelle exige outre l’oblation pure l’obligation catholique de confesser l’orthodoxie de la vraie Foi car il y va de la Gloire de Dieu dans le Salut des âmes en la Rédemption du Christ qu’il ne faut absolument offenser en vain : « Dico autem vobis : Omnis quicumque confessus fuerit Me coram hominibus, et Filius hominis confitebitur illum coram Angelis Dei ».

    Code de Droit canonique 1917 : — 1325 § 1 Obligation de professer la Foi : « Les Fidèles sont tenus de professer leur Foi ouvertement chaque fois que, les circonstances, la fraude, ou que leur manière d’agir contraire, constituerait implicitement un déni de la Foi, ou impliquerait le mépris de la religion, une offense à Dieu, ou le scandale du prochain. »

    Pape saint Félix III (483-492) : « Ne pas s’opposer à l’erreur, c’est l’approuver, et même la négligence à confondre les méchants, quand nous pouvons le faire, n’en est pas moins un péché que de les encourager. »

    Catéchisme : « De combien de manières peut-on, soit être la cause ou avoir part à la culpabilité du péché d’un autre ? » Réponse : « Nous pouvons soit être la cause ou partager la culpabilité du péché d’un autre de neuf façons : […] 6. Par la dissimulation ; 7. En étant partenaire dans le péché ; 8. Par le silence ».

    C’est pourquoi,

    Pape Pie XII, Mystici Corporis Christi (n ° 22) : « Ainsi donc, comme dans la vraie communauté chrétienne, il y a un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, et un seul Baptême, donc il ne peut y avoir qu’une seule Foi. Et par conséquent, si un homme refuse d’entendre l’Église qu’il soit considéré — de sorte que le Seigneur commande — comme un païen et un publicain.
    Il s’ensuit que ceux qui sont divisés dans la Foi ou le gouvernement ne peuvent être vivants dans l’Unité d’un tel Corps, ni ne peuvent vivre de la Vie de son seul Esprit Divin ».

    « C’est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant ». Saint Paul aux Hébreux X – 31

    Gare à son matricule, hélas la secte écônienne aime toujours davantage Marcel que Jésus, d’autres en leur temps en d’autres circonstances Lui préférèrent même pour leur malheur Barrabas,

    Sainte Thérèse d’Avila : « C’est une grande folie d’être prêt à violer l’amitié de Dieu plutôt que la loi de l’amitié humaine ». (Marie-Auxiliatrice, le père Bonaventure Hammer, OFM, NY. Benzinger Bros, 1909, p. 356)

    En effet, au risque de radoter, si un clerc bon chic bon genre bien ensoutané qui se dit lui-même prêtre catholique romain ne discerne pas sciemment l’évidence recuite du manifeste de l’Hérésie apostatique cinquantenaire du XX siècle sans en tirer lui-même les conséquences salutaires pratiques et obvier aux dommages sacrilèges causés par l’idolâtrie ou se refuse opiniâtrement à consentir par orgueil malicieux — pour ne pas nous donner raison — d’accuser ni condamner radicalement les auteurs d’être des hérétiques patentés et de rompre solennellement ipso facto la communion à leur endroit, alors en l’espèce, complètement affadi, il n’est plus bon à rien, parce que méprisant l’Orthodoxie de la vraie Foi Catholique de toujours ou bien alors censeur de sa propre conscience, ce qui est encore bien pire, il s’abstient de professer le Témoignage de la vraie Foi par un lâche respect humain ou par un sordide calcul matérialiste et mondain si bien qu’il se fait à ses dépens bien malgré lui le complice tacite et criminel des renards et du loup pour finir à leur service comme un corbeau…

    Ainsi, tout comme il est illégal et peccamineux de s’associer et s’unir au sacrifice schismatique ou hérétique des multiples différentes obédiences grecques ou russes et de ne recourir au ministère sacerdotal — sauf in articulo mortis — de leurs clercs (quant à eux validement ordonnés, contrairement à la majorité des soumis dit ralliés), de même il est illégal et peccamineux de s’associer avec d’autres hérétiques ou schismatiques d’Écône et de Verrua et de s’unir au sacrifice en leur communion impie, spirituelle ou matérielle avec un apostat, comme Bergoglio.

    Saint Cyrille d’Alexandrie, Le Lévitique 17, 3 : « C’est donc illégal, une profanation, et un acte dont la répression est la mort de la Charité de s’associer avec les hérétiques impies, et de s’unir à leur communion ».

    Pape saint Grégoire le Grand, Dialogues (c. 593) : « Plutôt tout devoir se soumettre à la mort, que de recevoir le sacrement de la communion de la main d’un hérétique ».
    (Cité par Gratien, Decretum, 42 XXIV. q. 1)

    Pape saint Léon le Grand, Sermon 129 : « C’est pourquoi, depuis l’extérieur de l’Église catholique, il n’est rien de parfait, rien sans tache, l’Apôtre déclarant que « tout ce qui n’est pas de la Foi est péché » Romains XIV – 23, nous ne sommes en rien comparés avec ceux qui sont divisés de l’Unité du Corps du Christ ; nous ne nous sommes réunis en aucune communion ».

    Saint Jean Damascène : « Avec toutes nos forces, donc, nous ne recevons jamais de communion ou l’accordons aux hérétiques ; « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, dit le Seigneur, ne jetez pas vos perles devant les pourceaux » Saint Matthieu VII – 6 ; de peur que nous devenions participants de leur déshonneur et de leur condamnation ».
    (Patrologie graeca, vol 94, col 1149, 1152, 1153 ; Aussi De Fide Orthodoxa, Exposition de la foi orthodoxe, livre IV, chapitre XIII)

    « car il faut qu’il y ait parmi vous même des sectes [hérésies], afin que les frères d’une vertu éprouvée soient manifestés parmi vous » (I Corinthiens 11, 19)

    C’est pourquoi, saint Augustin, chap. VIII de vera relig. dit : « Servons-nous des hérétiques non pour approuver leurs erreurs, mais pour nous rendre plus prudents et vigilants, et plus intenses dans la défense de la Doctrine catholique contre leurs tromperies. »

    Pour que se découvrent ceux qui sont de la Vérité et qui L’aiment par-dessus tout de ceux qui n’en sont pas et qui ne l‘aiment que par-dessous tout… !!!

    QUI SONT CEUX DE LA VÉRITÉ ? Contre 90 millions € !!!
     

  7. Ludovicus
    avril 15, 2015

    Satan avance, avec l’ONU, avec toutes les fausses religions, les sectes, les loges maçonniques, les sorciers et sorcières de nos campagne, avec l’école sans Dieu, avec la télévision, avec la mauvaise presse, les mauvais livres, les mauvais spectacles………avec le Nouvel Ordo Missae, les nouveaux sacrements, l’église protestantisée, charismatisée……

    Il y a beaucoup de choses justes dans ce que dit Don Amorth, qui lui-même est un exorciste adepte de Medjugorje, ceux qui ne croient à Dieu ne peuvent plus croire au diable, pour sa part son réalisme et son expérience l’obligent.

    Ce qui fait autorité dans la Sainte Église, c’est l’antiquité et non la nouveauté, on ne change pas un rituel approuvé pour un bricolage d’incompétents, comme pour la Liturgie, à moins que cela soit pour l’améliorer véritablement.

    Satan avance parce que là où n’est plus offert le vrai sacrifice de la Messe, il n’est plus vaincu, là où n’est plus pratiquer la seule vraie religion, il règne à nouveau.
     

  8. Charles
    Charles lien permanent
    avril 15, 2015

    Magistrale (comme presque toujours !) intervention de notre ami OMNIBUS ORTHODOXIS… dont certains passages seraient presque à apprendre par cœur afin de nous rappeler sans cesse que sans la foi nul ne peut se sauver.

    Suivant le conseil de Saint Augustin, je me suis « amusé » à rassembler ces quelques passages qui me paraissent essentiels tant ils correspondent à la situation du traditionalisme actuel — dans ses œuvres et dans ses tares — et à tout ce que nous vivons pour la défense de la vérité catholique. Voilà ce que ça donne :

    1/ La séductrice secte hérétique et schismatique écônienne se refuse, mordicus, toujours et encore obstinément de condamner « comme hérétiques manifestes » ainsi que le rappelle fort à propos Saint Robert Bellarmin, les apostats grossiers de la secte talmudo-moderniste qui occupent le Vatican et éclipsent l’Église ; et, si hier avec Mgr Lefebvre comme aujourd’hui avec Mgr Fellay, elle les dénonce plus ou moins, c’est qu’elle est d’autant plus consciente de leurs crimes ignobles contre la Foi, par conséquent elle est donc inexcusable et odieusement coupable d’un grand péché de mensonge vis-à-vis des âmes qu’elle trompe par irrespect de la vérité théologique d’omettre ainsi inconséquemment à leur adresse de ne pas vouloir radicalement rompre (ce qui est un déni implicite de la Profession de Foi catholique) la communion spirituelle avec l’Apostat à la Messe quand la nécessité surnaturelle exige outre l’oblation pure l’obligation catholique de confesser l’orthodoxie de la vraie Foi car il y va de la Gloire de Dieu dans le Salut des âmes en la Rédemption du Christ qu’il ne faut absolument offenser en vain.

    2/ la secte écônienne aime toujours davantage Marcel que Jésus.

    3/ si un clerc bon chic bon genre bien ensoutané qui se dit lui-même prêtre catholique romain ne discerne pas sciemment l’évidence recuite du manifeste de l’Hérésie apostatique cinquantenaire du XX siècle sans en tirer lui-même les conséquences salutaires pratiques et obvier aux dommages sacrilèges causés par l’idolâtrie ou se refuse opiniâtrement à consentir par orgueil malicieux — pour ne pas nous donner raison — d’accuser ni condamner radicalement les auteurs d’être des hérétiques patentés et de rompre solennellement ipso facto la communion à leur endroit, alors en l’espèce, complètement affadi, il n’est plus bon à rien, parce que méprisant l’Orthodoxie de la vraie Foi Catholique de toujours ou bien alors censeur de sa propre conscience, ce qui est encore bien pire, il s’abstient de professer le Témoignage de la vraie Foi par un lâche respect humain ou par un sordide calcul matérialiste et mondain si bien qu’il se fait à ses dépens bien malgré lui le complice tacite et criminel des renards et du loup pour finir à leur service comme un corbeau…

    4/ il est illégal et peccamineux de s’associer avec d’autres hérétiques ou schismatiques d’Écône et de Verrua et de s’unir au sacrifice en leur communion impie, spirituelle ou matérielle avec un apostat, comme Bergoglio.

    5/ « Plutôt tout devoir se soumettre à la mort, que de recevoir le sacrement de la communion de la main d’un hérétique » (St Grégoire-le-Grand)

    6/ « Servons-nous des hérétiques non pour approuver leurs erreurs, mais pour nous rendre plus prudents et vigilants, et plus intenses dans la défense de la Doctrine catholique contre leurs tromperies. » (St Augustin)
     

  9. Avatar
    avril 15, 2015

    Belle intervention de OMNIBUS ; bien argumentée avec textes de Saints Docteurs. Juste éventuellement un petit complément. Oui les Abbés ordonnés par Mgr L. sont parfaitement valides mais tous illicites.  Le sacerdoce est le corps, la juridiction (l’incardination & mission canonique) est l’âme !

    Le corps sans l’âme est mort et sans effet, sauf très rares cas d’exceptions prévu au droit Canon comme cela est aussi prévu pour les schismatiques Russe d’ordination Valide eux aussi.

  10. Avatar
    avril 15, 2015

    Le Concile de Trente renforça encore plus, si possible, l’enseignement précédent avec l’anathème suivant :
    « CANON VII.

    SI QUELQU’UN dit, que ceux qui ne sont ni ordonnez, ni commis bien & légitimement par la Puissance Ecclésiastique, & Canonique, mais qui viennent d’ailleurs, sont pourtant de légitimes Ministres de la parole de Dieu, & des Sacrements : Qu’il soit Anathême. » (17)

    Catéchisme du Concile de Trente, chap. XXVI, § II a écrit :
    — DE LA PUISSANCE ECCLÉSIASTIQUE.
    La puissance ecclésiastique est double : elle se partage 1° en pouvoir d’Ordre, 2° en pouvoir de Juridiction.

    P.S. : le Concile de Trente fut un Concile Dogmatique …
     

  11. Avatar
    avril 15, 2015

    La version latine est plus tranchante…
    Version latine :
    Can. 7. Si qui dixerit … qui nec ab ecclesiastica et canonica potestate rite ordinati nec missi sunt, sed aliunde veniunt, legetimos esse verbi et sacramentorum ministros : Anathema Sit.

     

    missio, onis, f. action d’envoyer ; envoi. || Jet. Envoi en possession. Action de lancer, jet.

    Nec = négationMissi = envoyésSunt = sont (ne sont envoyés)
    Traduction plus précise ;
    Can. 7. Si quelqu’un dit … que ceux qui ne sont ni ordonnés ni envoyés par la puissance ecclésiastique et canonique, mais qui viennent d’ailleurs, sont pourtant de légitimes ministres de la Parole de Dieu et des Sacrements : Qu’il soit Anathème.
     

  12. Avatar
    Abenader lien permanent
    avril 15, 2015

    Eh oui cher Robert… Et donc la conclusion logique, c’est : hormis les prêtres qui tiennent leur mission et juridiction de Pie XII, et qui sont restés fidèles à la foi catholique, tous les autres prêtres sont illicites (sauf cas prévus par le droit).

    Est-ce là bien ce que vous croyez ?
     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      avril 15, 2015

      Eh oui cher Robert… Et donc la conclusion logique, c’est : hormis les prêtres qui tiennent leur mission et juridiction de Pie XII, et qui sont restés fidèles à la foi catholique, tous les autres prêtres sont illicites (sauf cas prévus par le droit).

      Est-ce là bien ce que vous croyez ?

      Nous voilà rassuré pour le Salut des âmes de nos vieux ainés qui sont en maisons de repos, elles auront donc les (très âgés, et très fatigués prêtres survivants, ayant reçu Juridiction de Pie XII, tamponnés conforme by Zinshamer corporate.

      La Chrétienté est sauvé.
       

      • Avatar
        avril 15, 2015

        Dans Immortale Dei nous trouvons ce passage :

        Léon XIII, Immortale Dei a écrit :

        Mais, comme nulle société ne saurait exister sans un chef suprême et qu’elle imprime à chacun une même impulsion efficace vers un but commun …

         http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cry.gif

        • Edouard-Marie Laugier
          Edouard-Marie Laugier lien permanent
          avril 16, 2015

          Le chef de l’Église c’est Notre Seigneur Jésus Christ.

          Le Roy de France, c’est Notre Seigneur Jésus Christ.

           

          Tout va bien ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
           

          • Avatar
            avril 16, 2015

            Oui Édouard-Marie, c’est ce que beaucoup de chapelle dites Tradi oublient bien souvent et tombe dans l’activisme voire dans un certain subjectivisme pour justifier leurs existences. http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

      • Avatar
        avril 15, 2015

        Cher Édouard-Marie, j’aimerais croire et fermement que les clercs ordonnés par la Frat’ et autre soit des ministres parfaitement légitimes de la Sainte Église Catholique surtout a leur actuelle !

        Mais j’évite de rentrer le plus que possible surtout dans l’émotionnel et plus particulièrement  dans le subjectivisme.

        Les sacrements sont un moyen et non une fin en soit.

        Le Cardinal Billot disait ceci :

        « Ce que Daniel met le plus en évidence pour le temps de l’antéchrist et de la fin du monde, c’est la persécution finale qui s’abattra sur l’Église, et dont celle d’Antiochus n’aura été qu’une faible image. Cette persécution finale, Daniel la caractérise comme un « Temps de détresse n’ayant jamais eu son pareil dans toute la suite de l’histoire » « temps quale non fuit ex quo gentes coeperunt usque ad illud. » (Daniel XIII, I) C’est aussi sur cette formidable persécution que se porte l’attention du prophète qui demande : « Quand auront leur terme, ces choses prodigieuses ? » et on lui répond : « Dans un temps, deux temps et une moitié de temps ; et quand la force du peuple saint sera entièrement brisée, alors tout se consumera. » Mais Daniel assure qu’il a entendu sans comprendre ; il désire des détails plus explicites, et alors lui est fait mention expresse de l’Antéchrist, en même temps qu’est montré le terme bienheureux auquel, cette fois, le temps de la terrible épreuve étant passé, aboutira la désolation. « Va, Daniel, » dit l’ange, « car ces paroles sont scellées et serrées jusqu’au temps final. Beaucoup seront purifiés, blanchis et éprouvés par le feu ; les impies agiront en impies, et aucun d’eux ne comprendra ; mais ceux qui ont la science de la piété comprendront. Et depuis le temps où sera SUPPRIMÉ LE SACRIFICE PERPÉTUEL ET DRESSÉE L’ABOMINATION DE LA DÉSOLATION, il y aura mille deux cent quatre-vingt-dix jours. Heureux celui qui attendra et arrivera jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours ! Toi, va à ta fin et repose-toi ; tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours. » (Daniel XII, v. 1-8)

        Et le Cardinal Billot arrive à trois conclusions : 

        1- « Que la crise annoncée en ce douzième chapitre de Daniel sera spécialement disposée par Dieu comme moyen de purification pour la dernière génération chrétienne… 
        2- « Nous savons en outre », dit-il, « qu’au temps de la terrible persécution, sera proscrit tout exercice de la vraie religion, qu’en conséquence LE CULTE DE DIEU CESSERA D’ÊTRE CÉLÉBRÉ, DU MOINS PUBLIQUEMENT ET OSTENSIBLEMENT À LA LUMIÈRE, À LA FACE DU SOLEIL. « A tempore cum ablatum fuerit juge sacrificium » lisons-nous au verset onzième. « Depuis le temps où aura été ôté le sacrifice perpétuel. » C’est la répétition de ce qui se lisait précédemment (Daniel VIII, v. 13 et XI, v.31) à propos de la persécution d’Antiochus avec la notable différence toutefois qu’il n’est plus fait mention maintenant du temple, ni du sanctuaire, ni de tout ce qui aurait pu rappeler un passé depuis longtemps et à tout jamais disparu. Le sacrifice perpétuel dont il s’agit ici, est donc le SACRIFICE DE LA NOUVELLE ALLIANCE qui a succédé à celui que, selon la loi de Moïse, on offrait soir et matin dans le temple de Jérusalem et auquel, à mille fois plus juste raison revient le nom de « Juge sacrificium », offert qu’il est conformément à la loi de son institution, sans aucune relâche ni de jour ni de nuit, du levant au couchant, sur toutes les places et sous tous les cieux. C’EST, EN UN MOT, LE SACRIFICE DE NOS AUTELS QUI ALORS, EN CES TERRIBLES JOURS, SERA PARTOUT PROSCRIT, PARTOUT INTERDIT, SAUF CE QUI POURRA SE FAIRE ET SE FERA DANS L’OMBRE SOUTERRAINE DES CATACOMBES, PARTOUT INTERROMPU. 
        3- Nous savons, en troisième lieu, que dans le même temps sera dressée l’abomination de la désolation : « A tempore cum fuerit juge sacrificium et posita fuerit abominatio in desolationem » (Daniel XI, v. 31) Mais que sera, cette fois, l’abomination de la désolation ? Évidemment quelque chose d’analogue à ce qui parut en la persécution d’Antiochus, quand le temple de Jérusalem fut dédié à Jupiter Olympien et souillé par toutes sortes d’impuretés et de profanations. Quelque chose d’analogue, disons-nous, tout compte fait d’ailleurs de la différence des temps et des lieux, et de la disproportion d’une persécution locale à la persécution mondiale que sera celle de l’Antéchrist. Mais quoi encore ? QUELQUE NOUVEAU MONSTRE D’IDOLÂTRIE ÉTABLIE DANS NOS TEMPLES DEVENUS LES TEMPLES DU DIEU HUMANITÉ, DU DIEU RAISON, DU DIEU IMMANENT AU MONDE, TRIOMPHANT ENFIN, APRÈS TANT D’EFFORTS DE LA LIBRE PENSÉE, DU DIEU TRANSCENDANT DE LA RÉVÉLATION CHRÉTIENNE ? QUELQUE MYSTÈRE LUCIFÉRIEN DES ANTRES TÉNÉBREUX DES CONVENTS MAÇONNIQUES ET INSTALLÉ EN PLEIN SOLEIL, EN LIEU ET PLACE DES TABERNACLES RENVERSÉS DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS ».
        « La Parousie », Cardinal Billot s.j., pp. 122-124, éd. Beauchesne.

         

  13. Avatar
    avril 15, 2015

    Cher Abenader, c’est bien ce que nous exprime le magistère de la Sainte Église Catholique, donc effectivement seul les clercs qui tiennent leur incardination et mission canonique (et reste fidèle a la Sainte foi bien évidement) sont des clerc de la Sainte Église Catholique légitimes actuellement.

    Les clerc Levebvro-Guérardiens tentes de justifier leurs existences par une suppléance de juridiction extraordinaire, mais petit souci pour eux ils n’ont jamais été incardiné ni envoyer de quelque façon que ce soit des l’origine de leur ordination. C’est comme si des clercs schismatique orthodoxe Russe (d’ordination valide) prétendait la même chose ! (suppléance de juridiction extraordinaire)

    La mission de prêcher…introduction au canon 1327

    Le code distingue deux sortes de prédicateurs : ceux qui tiennent de DIEU leur mission, étant les successeurs de S. Pierre et des apôtres à qui Jésus-Christ a dit : « Allez enseigner » ; ceux qui tiennent leur MISSION des successeurs de S. Pierre et des apôtres. ( Naz Titre XX T. III. De la prédication du verbe divin)

    Qui envoi les clercs Levebvro-Guérandiens ????????
     

    • Avatar
      abenader lien permanent
      avril 15, 2015

      Je suis d’accord avec vous, cher Robert.

      Mais alors, ce que vous dites conduit directement à admettre qu’il n’y a plus de juridiction. Et donc, vu que :
      « Il est vrai que les évêques de l’Église grecque sont de vrais évêques : ils ont le pouvoir d’ordre. Ce qui leur manque, c’est le pouvoir de juridiction, condition essentielle de l’apostolicité. »
      Ernest Savignac, P. S. S., Manuel d’apologétique à la portée de tous

      et que :
      « L’Apostolicité.
      D’une façon générale, elle est l’identité d’une Église avec l’Église des Apôtres, sous le triple rapport de la foi, du culte, du gouvernement ou de la juridiction. — Mais, en tant que note, l’Apostolicité est seulement : l’identité d’une Église avec l’Église des Apôtres sous le rapport de la juridiction. — L’Apostolicité de foi ou de doctrine n’est pas « note » ; car pour établir qu’une doctrine déterminée est d’origine apostolique, il faut au préalable connaître que la confession qui l’enseigne est la vraie Église. »

      Joseph Falcon, S. M. La crédibilité du dogme catholique, apologétique

      Comment conciliez-vous la position que vous tenez avec l’apostolicité aujourd’hui ? Car si on dit qu’il n’y a plus de juridiction, on dit forcément qu’il n’y a plus apostolicité. Or, l’Église catholique non apostolique, cela ne se peut pas.
       

      • Avatar
        avril 16, 2015

        Cher Abenader, je tiens pas vraiment de position particulière, je me contente  que rapporter  déjà le Saint magistère.

        Je serais très très content si les abbés de la frat’ en autre était parfaitement légitime, mais le Saint magistère me dit le contraire. Après concernent la question que vous posez, je peux que me rapporter déjà au message de Notre-Dame de La Salette à Mélanie Calvat, La Sainte Église Catholique APOSTOLIQUE Romaine saura éclipsé.

        Je pense Abenader, qu’il ne faut pas chercher votre réponse dans le Saint Magistère et Saint droit Canon de toujours, mais dans la jurisprudence historique de la Sainte Église (histoire ecclésiale).

        Exemple historique : Saint Augustin

        St Augustin reconnu les évêques donatistes qui revenait a la sainte Église, ainsi que tous les sacrements qu’il avait donné quand ils étaient dans le schisme, rétablit ceux qui acceptent les jugements des différents synodes de l’époque, les font siéger a égalité avec les catholiques au débat contradictoire de Carthage : http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/donatisme.htm

        Saint Anastase II en fit de même envers les schismatique orientaux a la fin du VIeme siècle, il n’en demeure pas moins qu’il rétablissait les sacrements antérieurs ainsi que les ordinations de prêtres fait par les hérétiques et schismatiques orientaux.

        Malgré que la situation actuelle est bien plus grave que l’époque de St Augustin et St Anastase, je pense que la réponse a votre question est plus a chercher dans d’éventuelle jurisprudence historique que le St Droit Canon en autre.

         

        • Avatar
          Abenader lien permanent
          avril 16, 2015

          Merci cher Robert. Nous sommes sur la même longueur d’ondes.

           

          Que Dieu vous garde.

        • Avatar
          avril 16, 2015

          Abenader, pour prendre un sens figuré pour expliquer la situation présente (pas pour réponde à votre question bien pertinente).

          Lorsque vous faite votre Chemin de Croix et que vous arriviez à la XIV station Jésus (Ste Église aujourd’hui) est mis dans le tombeau, la pierre du tombeau est bien scellée. L’âme de Marie est désolée Pour toi.

          Ô Notre-Dame des sept Douleurs, je ne veux pas quitter ce tombeau ou vous laissez le corps sanglant de Jésus sans vous promettre de vivre en vrai Chrétien avec votre aide.
           

      • Avatar
        avril 20, 2015

        Abenader –  (Comment conciliez-vous la position que vous tenez avec l’apostolicité aujourd’hui ? Car si on dit qu’il n’y a plus de juridiction, on dit forcément qu’il n’y a plus apostolicité. Or, l’Église catholique non apostolique, cela ne se peut pas.)

        Je pense que l’apostolicité de la Sainte Église actuellement s’effectue via la Sainte Tradition.

         

        • Avatar
          avril 20, 2015

          Abenader,  Le Concile de Trente proclame que la Révélation divine nous est parvenue « dans les livres écrits et dans les traditions non écrites, qui, reçues de la bouche même du Christ, ou transmises de main en main par les apôtres, sous la dictée de l’Esprit saint, sont parvenues jusqu’à nous ».

          – PS : Le Concile de Trente reconnait la règle de la perpétuité, lorsqu’il déclare qu’il n’en a point d’autre que, ce qui est contenu dans l’Écriture Sainte, ou tradition non écrites.

          Donc, il serai possible d’envisager que l’Apostolicité de la Sainte Église s’effectue via la Sainte Tradition Apostolique (non écrit) à notre époque post conciliaire Vatican II.
           

        • EML
          avril 21, 2015

          Quel évêque ?

           

          • Avatar
            avril 21, 2015

            Sainte Tradition verbale. La Chine est resté presque 350 ans sans prêtres ni évêque et pourtant la foi Catholique a été encore bien présente lors du retour en Chine des hommes de la Sainte Église.

            • EML
              avril 21, 2015

              La Chine n’est pas le Monde.

              Et la succession apostolique, c’est à dire la succession ininterrompue des Apôtres s’incarne nécessairement.

              Il y a des évêques, vrais évêques, Catholiques, qui incarnent cette succession.

              Les bavardages de pharisiens sur la juridiction, qui ne peut pas exister de nos jours, ne sont que des enfumages.

               

          • Avatar
            avril 21, 2015

            EML, pouvez-vous me donner un nom d’un évêque actuellement de la Sainte Église Catholique Apostolique Romaine qui a bien évidement conserver la Sainte Foi ?   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

            • Cave Ne Cadas
              Cave Ne Cadas lien permanent*
              avril 21, 2015

              On en connait bien sûr !
               
              …mais de la lignée de Mgr Pierre Martin Ngô Đình Thục ! ne vous en déplaise…
               

              • EML
                avril 21, 2015

                Exactement.

                Ils ont la Foi Catholique.

                Ils ont la morale Catholique.

                Ils aiment la TSVM.

                 

                Ne vous en déplaisent.

        • Avatar
          Martial lien permanent
          avril 22, 2015

          Si l’on considère L’Église sous le rapport de sa constitution monarchique de droit divin, on observe en elle  quatre relations essentielles : hiérarchie, perpétuité, monarchie, infaillibilité. La Hiérarchie dispose des trois pouvoirs régissant toute l’Église  (dont la Doctrine).

          La légitimité de la Hiérarchie se manifeste par deux  espèces de signes « ostentatoires » (= le signe est plus visible que la signification) :
               1. un signe moral, la sainteté de ses principes et de ses membres ;  
               2. un groupe de signes juridiques, c’est à dire appartenant à la Constitution de droit divin : unicité, catholicité, et apostolicité (signe positif).  « en tant que note, l’Apostolicité est seulement : l’identité d’une Église avec l’Église des Apôtres sous le rapport de la juridiction. » — (J.Falcon, cité supra par Abenader).

          La question est clairement posée.

          Or la réponse ne peut pas être  la Tradition « orale » :

                    1/ La juridiction ne peut pas être remplacée par la doctrine, pour le simple motif que celle-ci n’est pas une note :

          « l’apostolicité de la doctrine doit découler de l’apostolicité de gouvernement, comme l’effet de la cause. Mais l’apostolicité de la doctrine n’est pas une note, parce qu’elle n’est pas une propriété visible » (Boulanger, Apologétique, 3e, § 351)

                    2/ La Tradition Apostolique est la source du Dépôt de la Foi, bien indivis surnaturel. Les sacrements sont un autre bien commun surnaturel de l’Église. Saint Thomas qualifie explicitement la Messe ainsi.

          En outre, il enseigne dans la Somme, 3e partie, q.61, sol.et et 3 :

               2. C’est pourquoi les sacrements sont nécessaires à l’obtention de la grâce. 3. La passion du Christ est cause pleinement efficace du salut de l’homme. Mais il ne s’ensuit pas que les sacrements ne sont pas nécessaires au salut ; au contraire, ils opèrent en vertu de la passion du Christ, et c’est par eux que celle-ci est comme mise à la portée des hommes, selon l’épître aux Romains (6, 3) : « Nous tous qui avons été baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. »

          La Constitution monarchique de droit divin de l’Église régit ces biens indivis entre les fidèles.

          Donc la Tradition Apostolique ne peut être substituée à la Constitution et encore moins à la Juridiction.

          Ensuite, l’exemple chinois se réfère à une situation pastorale particulière de l’Église antérieure à 1958, et n’a pas d’impact sur la Tradition apostolique : les Chinois étaient unis au Saint Sacrifice célébré sur le reste du globe.

          Il ne conviendrait pas non plus, à Dieu ne plaise,  les rapprocher de près ou de loin, de la  Marthe Robin qui s’est dispensée « subjectivement » d’assister à la vraie Messe durant 53 ans, car elle a prétendu « s’offrir elle-même – et en remplacement –  en sacrifice pour le monde », selon le postulateur de sa cause de malédiction.

          Conclusion : comme le dit Édouard-Marie,

          comment le Bon Dieu pourrait-il nous imposer formellement quelque chose qu’il nous interdirait en même temps de respecter en vertu d’un principe contradictoire, et qui serait supérieur à cette Loi Nouvelle de manger le Corps du Christ sous peine de mort surnaturelle ?

           

    • Avatar
      avril 21, 2015

      Qui t’envoie ?

      Le code distingue deux sortes de prédicateurs : ceux qui tiennent de DIEU leur mission, étant les successeurs de S. Pierre et des apôtres à qui Jésus-Christ a dit : « Allez enseigner » ; ceux qui tiennent leur MISSION des successeurs de S. Pierre et des apôtres. ( Naz Titre XX T. III. De la prédication du verbe divin)

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        avril 21, 2015

        Justement !!!
         
        Mgr Pierre Martin Ngô Đình Thục tenait sa « MISSION des successeurs de S. Pierre et des apôtres »…
         

        • Avatar
          avril 21, 2015

          il avait un légat simple pour l’indochine suite a la guerre, pour la juridiction indochinoise uniquement et après tout sacre il devait avoir l’approbation a apost-théorie du Vicaire et de plus sont légat qui a été prolongé par sa Sainteté Pie XII devenait caduc au décès  de sa sainteté Pie XII !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

          • Cave Ne Cadas
            Cave Ne Cadas lien permanent*
            avril 21, 2015

            Étudiez et vous comprendrez votre erreur !
             
            Au lieu de faire votre grossier personnage avec son chewing gum dans la g*** !!!
             

          • EML
            avril 22, 2015

            Ce qui démontre bien que le pouvoir de Juridiction s’arrête net avec la mort de celui qui est la règle de l’Autorité, le dispensateur de la Juridiction.

             

            Partant, vos exigences de Juridictions pour tous les clercs aujourd’hui sont impossibles à obtenir en l’état.
            Le Bon Dieu ne pouvant pas exiger de nous d’agir avec un moyen qu’Il nous retire par ailleurs, il y a donc « suppléance » qui permet à tout Catholique qui discerne une vocation, confirmée par un ou plusieurs clercs, puis par un évêque, à la lumière de la Foi Catholique et des Principes de l’Église en matière de vocation, d’être Ordonné et de perpétuer, ce qui est absolument indispensable, le Sacerdoce.

             

  14. Avatar
    avril 15, 2015

    À l’intention d’Édouard-Marie :

    Chanoine Eugène Duplessy, APOLOGÉTIQUE, livre III, p.166-167, 1923 a écrit :

    L’apostolicité de l’Église.
    1. L’apostolicité, dans la volonté de Jésus-Christ. — Être « apostolique », pour l’Église, c’est être l’Église des apôtres, c’est-à-dire la même Église qu’ils ont fondée et qui s’est continuée depuis eux jusqu’à nous.
    1° Pour qu’une Église soit aujourd’hui celle des apôtres, deux conditions sont nécessaires, l’une matérielle et l’autre formelle :
         a) La condition matérielle, c’est que cette Église, en fait, enseigne la même doctrine, ait la même morale et pratique les mêmes rites que l’Église fondée par les apôtres. Que cette condition soit nécessaire, cela est évident ; mais elle ne serait pas, à elle seule, suffisante. En effet, on peut, à la rigueur, faire cette hypothèse : dans un pays païen, des hommes ayant eu connaissance du christianisme prêchent et fondent une religion semblable, de même doctrine, de même morale, de mêmes rites ; cette religion sera matériellement identique à celle des apôtres, elle ne sera pourtant pas apostolique : il lui manque, pour cela, un élément formel bien autrement important que la similitude matérielle !
         b) Cette condition formelle, nécessaire pour qu’une Église soit de droit apostolique, c’est que ses chefs remontent jusqu’aux apôtres par une tradition ininterrompue d’autorité, de pouvoir et de mission. En effet, l’ensemble de la doctrine chrétienne n’est pas une acquisition de la raison humaine : c’est un dépôt apporté du ciel par Jésus-Christ, confié par lui aux apôtres, et qui doit passer de mains autorisées en mains autorisées jusqu’à la fin des siècles. L’Église apostolique est celle qui possède ce dépôt, et non un autre dépôt qui lui ressemble plus ou moins ! Car, si elle possède identiquement le même dépôt que Jésus a confié aux apôtres, c’est que ce dépôt lui est parvenu par une suite ininterrompue de dépositaires autorisés, c’est-à-dire unis à Pierre ou à ses successeurs : c’est cette succession qui la relie aux apôtres et constitue, en conséquence, son apostolicité. On voit par là que l’apostolicité est inséparable de l’unité

     

    • Avatar
      avril 21, 2015

      Qui t’envoie ? Le code distingue deux sortes de prédicateurs : ceux qui tiennent de DIEU leur mission, étant les successeurs de S. Pierre et des apôtres à qui Jésus-Christ a dit : « Allez enseigner » ; ceux qui tiennent leur MISSION des successeurs de S. Pierre et des apôtres. (Naz Titre XX T. III. De la prédication du verbe divin)

      SI QUELQU’UN dit, que ceux qui ne sont ni ordonnez, ni commis bien & légitimement par la Puissance Ecclésiastique, & Canonique, mais qui viennent d’ailleurs, sont pourtant de légitimes Ministres de la parole de Dieu, & des Sacrements : Qu’il soit Anathême. » (17)
       
      Catéchisme du Concile de Trente, chap. XXVI, § II a écrit :
      — DE LA PUISSANCE ECCLÉSIASTIQUE.
      La puissance ecclésiastique est double : elle se partage 1° en pouvoir d’Ordre, 2° en pouvoir de Juridiction.
      P.S. : le Concile de Trente fut un Concile Dogmatique …
       
      Chez Administrateur, crois-tu fermement a ce dogme promulgué par le Saint Concile de Trente et transposé en plus dans le Saint Canon 1917 Naz ?
       
      Je vous pose encore la simple question, qui envoient les éveques de la lignée de Mgr Thuc ????
      Merci de bien vouloir me répondre si c’est bien le Vicaire de notre Seigneur Jésus-Christ ou la CIA ou DGSE ou voir le B’nai B’rith allez savoir? http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        avril 21, 2015

        Plongez-vous honnêtement dans l’histoire de Mgr Pierre Martin Ngô Đình Thục… et laissez les faiseurs de calomnies et de mensonges…
         
        Et vous aurez votre réponse !
         

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    avril 16, 2015

    La primauté et l’infaillibilité des papes

    Cardinal Bégin, docteur en théologie

    L.H. Huot Éditeur 1873   pages 393-405
     

    Après une absence de plus de soixante-dix années, les Papes, grâce surtout à la puissante intervention de sainte Catherine de Sienne et de sainte Brigitte, revinrent habiter Rome, devenue pendant ce temps la proie des factions des Guelfes et des Gibelins. Grégoire XI, dernier pontife d’Avignon, vint terminer sa carrière dans la Ville Éternelle.
     
    C’est à sa mort, arrivée en 1378, que commence la triste et lamentable période de l’histoire, connue sous le nom de grand schisme d’Occident. Voici quelle fut l’origine de cette division si affligeante pour la chrétienté tout entière, et où l’on vit simultanément deux et même trois Papes qui se prétendaient légitimes, et qui siégeaient, les uns à Rome, d’autres à Avignon, d’autres ailleurs. Le simple exposé des faits suffira pour éclaircir cette question, qui parait si obscure à la plupart des personnes peu familiarisées avec les particularités de l’histoire.
     
    Le décès de Grégoire XI nécessitait l’élection d’un nouveau Pape. Les Romains, persuadés que la dignité de chef de l’Église universelle est liée à celle d’évêque de Rome, voulaient absolument qu’on élut un romain ou un italien ; car, disaient-ils, si l’on choisit encore un français, il est à présumer qu’il ira se fixer à Avignon, et Rome sera de nouveau abandonnée, livrée à tous les envahisseurs, et ne sera bientôt plus qu’un monceau de ruines. Les cardinaux entrèrent en conclave ; ils étaient au nombre de seize, dont onze français, quatre italiens et un espagnol. Il y avait encore sept autres cardinaux français, dont six étaient restés à Avignon, après le retour de Grégoire XI à Rome, et le septième était légat eu Toscane. Le 8 avril, les Romains se présentèrent à la fenêtre du conclave, firent entendre des clameurs un peu bruyantes et députèrent vers les cardinaux le magistrat qui était à leur tête. Celui-ci leur exposa le but de sa mission, en disant que le peuple ne voulait plus se contenter d’un Pape italien, mais qu’il exigeait un romain ; c’était vouloir restreindre la liberté du Sacré-Collège. À cette nouvelle, le cardinal évêque de Limoges prit la parole, et, après avoir énuméré les qualités que devait posséder un souverain Pontife dans les circonstances difficiles où se trouvait l’Église, il ajouta qu’il ne les croyait réunies que dans une seule personne, l’archevêque de Bari, Barthélémi Prignani. Le Sacré-Collège fut unanime en sa faveur ; les italiens étaient satisfaits de ce choix, parce qu’il était de leur nation ; les français, parce que le nouvel élu leur était connu depuis longtemps et leur était très-sympathique. Prignani n’accepta cette dignité qu’avec une extrême répugnance, parce qu’il connaissait les difficultés qu’il aurait à vaincre.
     
    Quand on annonça à la fenêtre du conclave, que l’archevêque de Bari avait été créé Pape, le peuple fut d’abord trompé sur le nom qu’on avait prononcé ; il crut que c’était le cardinal romain Tebaldeschi, vieillard infirme et goutteux, qui avait été élu. On le conduisit malgré lui en triomphe à la basilique Vaticane, et, en dépit de toutes ses protestations, on lui baisait les mains et les pieds, comme on a coutume de le faire pour un nouveau Pape. Il parvint enfin à désabuser le peuple, qui se précipita vers le conclave ; la fureur et l’excitation étaient à leur comble. Les cardinaux ne modifièrent cependant pas leur choix ; ils maintinrent leur élection, malgré l’orage qui allait grossissant. Les uns se réfugièrent dans le château Saint-Ange, d’autres, dans leurs palais, ou hors de la ville. Enfin, des personnages influents parvinrent à calmer la sédition, et le 18 du même mois, qui était le jour de Pâques, l’archevêque de Bari fut couronné solennellement dans la basilique Vaticane ; il prit le nom d’Urbain VI. De là, il se rendit à cheval à Saint-Jean-de-Latran, pour prendre possession de l’archibasilique patriarcale. Ce tumulte populaire, joint à la trop grande sévérité du nouveau Pape envers les cardinaux pour le rétablissement de la discipline ecclésiastique, fut la première origine ou l’occasion du schisme qui allait éclater. Les cardinaux, accoutumés au gouvernement paternel de Grégoire XI, furent extrêmement surpris et froissés de la manière rigide avec laquelle Urbain VI les traitait. Le mécontentement devint général et se traduisit sous la forme d’une conspiration. Sous prétexte de fuir les chaleurs de l’été, ils demandèrent et obtinrent de se rendre à Anagni ; ils étaient au nombre de treize, dont douze français et un espagnol. Ils déclarèrent que l’élection d’Urbain VI avait été faite sous l’empire de la crainte, et que, par conséquent, il n’était pas Pontife légitime. Ils élurent, pour lui succéder (août, 1378), le cardinal de Genève, Robert, qui prit le nom de Clément XII, et fixa sa résidence à Avignon. C’était le commencement d’un schisme déplorable qui devait affliger l’Église pendant quarante ans. Tous deux travaillèrent à accroître et à consolider leur parti ; tous deux écrivirent des encycliques à toutes les Églises, et créèrent des cardinaux. Clément VII eut pour lui les rois de France, d’Aragon et de Sicile ; les autres princes demeurèrent dans l’obédience d’Urbain VI.
     
    La difficulté du connaître quels furent, pendant cette période, les Papes et les antipapes, se réduit à la question de savoir si Urbain VI fut élu librement et d’après les règles canoniques, et par conséquent s’il était vraiment Pape. La réponse est maintenant facile, Urbain VI était certainement évêque de Rome et chef légitime de l’Église. En effet, comment les cardinaux pouvaient-ils prétexter le défaut de liberté et l’influence de la crainte, au moment de l’élection, lorsqu’il est évident pour tout le monde qu’ils élurent un napolitain, malgré toutes les clameurs du peuple qui voulait avoir un romain ? Évidemment ils agissaient en toute liberté, et lorsque le peuple vint leur faire des menaces, ils demeurèrent fermes, et répondirent au magistrat de la ville qu’ils auraient pour but la plus grande gloire de Dieu, l’utilité de l’Église et le salut du peuple chrétien. Quant à élire un simple archevêque et non pas un cardinal, il semble qu’ils auraient dû choisir un évêque romain pour contenir le peuple ; mais non, ils faisaient acte d’indépendance, en choisissant celui qu’ils voulaient. Même avant le conclave et aux funérailles de Grégoire XI, les cardinaux parlaient de l’archevêque de Bari, comme étant le plus digne de succéder sur le trône pontifical ; c’était aussi l’opinion bien arrêtée et formellement exprimée de ceux qui devinrent ensuite antipapes sous les noms de Clément VII et de Benoît XIII. Les actes du conclave nous prouvent également que le Sacré-Collège procéda à cette élection avec le calme le plus parfait, avec la plus grande tranquillité d’âme.
     
    Une fois l’élection terminée, les cardinaux différèrent un peu d’en faire connaître le résultat au peuple, convaincus qu’ils étaient que ce choix ne lui agréerait pas ; ce n’était donc ni la crainte, ni le désir de plaire aux Romains qui leur avait fait porter les yeux sur l’archevêque de Bari. Pourquoi prirent-ils la fuite en face de l’émeute, et pourquoi cette émeute, si, par crainte, ils avaient abondé dans le sens du peuple ? Pourquoi manifestèrent-ils une joie extraordinaire de voir la paix rétablie dans Rome ? Pourquoi s’empressèrent-ils d’assister à son couronnement le jour de Pâques et de lui rendre en public et en particulier les honneurs qui ne sont dus qu’à un souverain Pontife ? Ils ne firent entendre aucune protestation, pendant les trois mois qui s’écoulèrent entre le couronnement d’Urbain VI et l’élection de Clément VII ; au contraire, ils se firent eux- mêmes les échos du mensonge, en notifiant à la chrétienté son élection comme légitime. Rien ne les y forçait alors, de même que rien ne les avait obligés de le supplier d’accepter le pontificat, de lui prêter serment du fidélité, de solliciter auprès de lui des grâces particulières, de recevoir la sainte communion de sa main ; rien ne les avait contraints d’écrire aux cardinaux demeurés à Avignon, pour leur apprendre qu’ils avaient élu librement et à l’unanimité Urbain VI, et qu’ils en attendaient un grand bien pour l’Église. En outre, le nouvel élu agit sans réclamations comme Pape ; les lettres de la Sacrée Pénitencerie s’expédiaient en son nom ; on faisait mention de lui au canon de la messe ; personne, en un mot, n’entretenait alors le moindre doute sur la légitimité de son élection. D’où je conclus qu’Urbain VI était certainement Pape, ainsi que ses successeurs Boniface IX (l389-l404), Innocent VII (1404-1406), Grégoire XII (1406-1417) et Martin V, et que, par conséquent, Clément VII était antipape, ainsi que son successeur Pierre de Lune ou Benoit XIII (1394-1424).
     
    Tous les bons catholiques gémissaient de voir la dissension se perpétuer dans l’Église. Sainte Catherine de Sienne, l’héroïne de son siècle, jeune vierge d’une trentaine d’années, employait tous les moyens que lui suggéraient sa piété et sa grande âme, pour étouffer le feu de la discorde. Elle écrivait de nombreuses lettres et à Urbain VI, pour l’engager à unir à la justice une grande mansuétude, et aux cardinaux, pour les prier de se soumettre à ce Pape, et aux princes, pour les déterminer à extirper le schisme. Son influence était considérable dans les cours séculières et sur l’esprit des Pontifes. Elle était secondée dignement par une autre Catherine, fille de sainte Brigitte. Impossible de peindre leur sollicitude extrême pour le rétablissement de la concorde. Saint Vincent Ferrier, illustre apôtre de l’Europe à cette époque, travaillait beaucoup dans le même sens. La confusion générale que ce schisme avait produite dans les esprits, le fit d’abord adhérer à l’antipape Benoit XIII ; mais il s’aperçut ensuite que la légitimité de son élection était contestable, et il lui conseilla charitablement, mais en vain, de renoncer aux honneurs de la dignité pontificale. Plusieurs princes, cardinaux, évêques et fidèles des deux partis, exprimèrent le désir qu’ils avaient de voir la question réglée par un concile général, et jurèrent de reconnaître celui qu’élirait ce concile. Toutes les universités et surtout celle de Paris, ainsi que le roi de France, voulaient que les deux Papes abdiquassent ; mais Benoît XIII, excessivement opiniâtre, ne cessait de mettre des entraves, et ne consentait à résigner que lorsque Grégoire XII lui en aurait donné l’exemple. Toutes les tentatives de conciliation étaient donc venues se briser contre le mauvais vouloir de Pierre de Lune. On eut recours à un concile que les cardinaux convoquèrent à Pise (1409), malgré toutes les protestations de Benoît XIII et de Grégoire XII. Ce concile les déposa tous deux, et élut à leur place Alexandre V, de sorte que l’Église se vit avec trois prétendants à la Papauté, au lieu de deux qu’il y avait eu auparavant. On avait voulu remédier au mal et l’on n’avait fait que l’accroître.
     
    Cette assemblée de Pise ne pouvait pas avoir l’autorité d’un concile général, et n’est ordinairement considérée que comme un effort de la chrétienté, pour rétablir dans l’Église l’unité de fait, comme on la reconnaissait de droit. Le but qu’on s’y proposait était certainement noble et pur ; malheureusement la convocation n’avait pas été faite par l’autorité compétente, par le Pape ; il n’y avait pas de légats pontificaux, et beaucoup d’évêques refusèrent, pour cette raison, d’y assister. C’était une assemblée acéphale, irrégulière, et dont les actes ne reçurent d’autre sanction que celle d’Alexandre V. Or l’autorité de ce troisième Pape était pour le moins aussi douteuse que celle de l’assemblée qui l’avait élu. Donc, bien que le concile de Pise fût la réunion d’efforts généreux pour le plus grand bien de l’Église, il n’eut pas pourtant le pouvoir de réprimer le terrible incendie, qui exerçait tant de ravages, depuis trente ans, et il n’a jamais joui d’une autorité incontestable dans l’Église. (1) Le nouveau Pape ne régna qu’une année ; il mourut en 1410, et eut pour successeur le cardinal Balthasar Cossa, napolitain, qui prit le nom de Jean XXIII. Il est difficile de concevoir l’extrême confusion qui régnait à cette époque ; les uns se soumettaient, et avec raison, à Grégoire XII, légitime successeur d’Urbain VI, d’autres, à Benoît XIII, d’autres, enfin, à Jean XXIII. Ce dernier, après avoir fait son entrée dans Rome, en partit bientôt pour se rendre à Constance et y présider un grand concile ; la chrétienté tout entière allait tenter un suprême effort pour rétablir l’unité si ardemment désirée et réaliser les paroles de Jésus-Christ : « Il n’y aura qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur. » Non-seulement les évêques, mais encore grand nombre de laïques, les ambassadeurs des princes, et plus de dix-huit mille ecclésiastiques, se trouvèrent à cette assemblée. Contrairement aux usages ordinaires, les suffrages se donnèrent par nations, lesquelles avaient, chacune, leur président. Il y eut d’abord la nation anglaise, l’italienne, la française et l’allemande, quand on ne traita que de la cause de Jean XXIII et de Grégoire XII ; on y ajouta la nation espagnole dans le procès de Benoît XIII. Beaucoup d’évêques et de cardinaux réclamèrent contre cette manière de procéder puisque les évêques seuls sont juges dans les conciles ; mais on passa outre. L’autorité de cette assemblée était encore douteuse comme celle du pontife qui l’avait convoquée. Jean XXIII présida la première session, et dans la seconde, à la demande du concile, il promit par serment de renoncer à sa dignité, si ses concurrents abdiquaient, ou encore si la paix de l’Église l’exigeait. Il se repentit bientôt de cette généreuse promesse, et de peur d’être forcé de la mettre à exécution, il prit la fuite, et se retira à Schaffouse, sous la protection de Frédéric, duc d’Autriche.
     
    Le concile le cita à son tribunal : il refusa de comparaître, fut accusé de plusieurs crimes, privé de toute administration spirituelle et temporelle de la Papauté, et enfin déposé comme fauteur du schisme. Jean XXIII acquiesça à la sentence portée contre lui par le concile et remit les insignes du pontificat. Il fallait obtenir l’abdication volontaire des deux autres ; ce n’était pas chose facile. On commença par faire un décret qui prohibait l’élévation de Grégoire et de Benoît à la dignité de chef de l’Église. Dans la XIVe session, Grégoire XII, par l’entremise de son légat, commença par convoquer le concile, qu’il ne regardait pas auparavant comme légitime, et abdiqua librement entre les mains de l’empereur Sigismond. Quant à l’antipape Benoît XIII, il fut dès lors abandonné de tout le monde, même des Espagnols ; malgré toutes ses promesses, il persista opiniâtrement à se maintenir dans sa dignité. On lui rappela qu’il s’était engagé à abdiquer, si les autres le faisaient et si le bien de l’Église l’exigeait ; on l’informa que ces deux conditions étaient remplies : tout fut inutile. Il est de ces hommes qui ne reculent jamais, lors même qu’on leur montre clairement qu’ils ont tort ; ils sacrifieraient l’unité de l’Église et la tranquillité de l’univers, plutôt que d’abandonner une idée qu’ils chérissent, ou un projet qu’ils ont formé. Benoît XIII était de ce nombre ; la ténacité aveugle faisait le fond de son caractère. Aussi les ambassades qu’on lui envoya demeurèrent-elles sans aucun résultat. Le concile déclara que, vu ses serments antérieurs relativement à son abdication, il se trouvait par là même privé de sa dignité. La mort le surprit dans le schisme, en 1424, à l’âge avancé de quatre-vingt-dix ans, et après trente années d’un pontificat plus que douteux. Après cette triple abdication ou déposition légitime, le concile élut, dans sa session XLIe, le cardinal Othon Colonna, qui prit le nom de Martin V. Ce choix fut accueilli avec un enthousiasme universel ; la paix était rendue à l’Église, après quarante ans de troubles sans antécédents dans l’histoire.
     
    Le nouveau Pontife présida les dernières sessions du concile et ratifia tout ce qui y avait été décrété conciliairement dans les matières de foi. Maintenant que nous connaissons les principaux faits de ce triste drame, nous pouvons résoudre quelques objections que nous proposent les ennemis de l’Église. Ils prétendent, en premier lieu, que l’unité dont se vante tant l’Église catholique, fut rompue à cette époque. Quelques-uns vont même jusqu’à assimiler les diverses obédiences des trois Papes simultanés aux trois principales Églises chrétiennes qui dominent sur la surface, du globe : l’Église romaine, l’église anglicane et l’église gréco-russe. La réponse est courte et facile. Cette scission, à laquelle on a donné improprement le nom de schisme, ne détruisit pas l’unité formelle de l’Église. En effet, personne ne pensait que l’Église pût avoir simultanément deux ou trois chefs légitimes, et que chacun d’eux eût le droit de commander à une partie de la chrétienté ; au contraire, tous étaient péniblement affectés de cet état de choses, parce que tous étaient convaincus qu’il ne pouvait y avoir eu même temps qu’un seul Pape, qu’un seul pasteur, à la tête du troupeau de Jésus-Christ. Au milieu de cette confusion générale, on ne savait où trouver le vrai successeur du Prince des Apôtres. Des personnages éminents par leur science et leur piété différaient d’avis sur ce sujet ; les uns se soumettaient aux Papes de Rome, d’autres, à Benoit XIII d’Avignon, d’autres, enfin, à l’élu du concile de Pise ou à son successeur Jean XXIII. Il y avait bien schisme matériel, provenant de l’ignorance invincible, dans laquelle on se trouvait alors, sur le sujet en qui devaient résider les divines prérogatives de la primauté de Pierre, mais il n’y eut jamais schisme formel, parce qu’il n’y eut jamais refus d’obéir à l’autorité légitimement constituée et reconnue comme telle. Dans tous les camps, le dogme de l’unité de chef suprême de l’Église était regardé comme inviolable, et en cela ils différaient essentiellement des hérétiques modernes, qui admettent autant de chefs que d’églises et même autant que d’individus. II n’y a peut-être pas d’époque dans l’histoire de l’Église, où l’unité de droit ait été plus manifeste ; c’est cette unité que tous les adversaires du catholicisme rejettent opiniâtrement, que les membres de l’Église Romaine ne sacrifieront jamais, et qui mettra toujours une barrière infranchissable entre les sectes dissidentes et l’Église catholique.

     

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    avril 16, 2015

     
    http://ddata.over-blog.com/0/46/19/78/Infaillibilit-/BEGIN_Primaut-_Iinfaillibilit-_Souverains_Pontifes.pdf
     
    le Cardinal Louis Nazaire BEGIN, docteur en théologie, spécialiste en histoire ecclésiastique, sacré évêque puis nommé cardinal au Québec. En 1873, il a publié un important ouvrage afin de réfuter les calomnies lancées contre la Papauté : La primauté et l’infaillibilité des souverains pontifes (428 pages). Son livre, extrêmement pertinent et complet.
     

  17. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    avril 18, 2015

    623. Pourquoi Jésus-Christ a-t-il institué la très sainte Eucharistie ?
    Jésus-Christ a institué la très sainte Eucharistie pour trois raisons principales :
         • pour qu’elle soit le sacrifice de la nouvelle loi ;
         • pour qu’elle soit la nourriture de notre âme ;
         • pour qu’elle soit un mémorial perpétuel de sa passion et de sa mort, et un gage précieux de son amour envers nous et de la vie éternelle.

    625. Quels effets produit en nous la très sainte Eucharistie ?
    Voici les principaux effets que produit la très sainte Eucharistie en celui qui la reçoit dignement :
         • elle conserve et accroît la vie de l’âme qui est la grâce, comme la nourriture matérielle soutient et accroît la vie du corps ;
         • elle remet les péchés véniels et préserve des péchés mortels ;
         • elle produit la consolation spirituelle.

    626. La très sainte Eucharistie ne produit-elle pas en nous d’autres effets ?
    Si, la très sainte Eucharistie produit encore en nous trois autres effets, à savoir :
         • elle affaiblit nos passions et, en particulier, elle amortit en nous le feu de la concupiscence ;
         • elle accroît en nous la ferveur et nous aide à agir en conformité avec les désirs de Jésus-Christ ;
         • elle nous donne un gage de la gloire future et de la résurrection de notre corps.
     
    http://grand-catechisme-saint-pie-x.blogspot.fr/2009/04/iv-4.html

     

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    avril 18, 2015

    Abenader, cela pourrait être une ébauche de réponse à ta question ?

    L’assistance de l’Esprit-Saint est avec l’Église vivante, c’est-à-dire avec la tête unie aux membres du corps mystique de Jésus-Christ. La mort est incompatible avec ce corps vivifié par le souffle de l’Esprit de Dieu. Ce corps ne meurt plus : Resiirgens ex mortuis jam non moritur. LES DOCTRINES CATHOLIQUES ; ou, EXPOSITION DES VÉRITÉS ENSEIGNÉES DANS L’ÉGLISE RÉUNIE, DEPUIS NICÉE JUSQU’À LA IVe SESSION DU VATICAN – par M. Édouard Hornstein – publié en 1872 – page 437.
     

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    avril 18, 2015

    MYSTICI CORPORIS CHRISTI
    LETTRE ENCYCLIQUE
    DE SA SAINTETÉ LE PAPE PIE XII

    SUR LE CORPS MYSTIQUE DE JÉSUS-CHRIST
    ET SUR NOTRE UNION EN LUI AVEC LE CHRIST

     

    Or, pour définir, pour décrire cette véritable Église de Jésus-Christ — celle qui est sainte, catholique, apostolique, romaine (12) —, on ne peut trouver rien de plus beau, rien de plus excellent, rien enfin de plus divin que cette expression qui la désigne comme « le Corps mystique de Jésus-Christ » ; c’est celle du reste qui découle, qui fleurit pour ainsi dire, de ce que nous exposent fréquemment les Saintes Écritures et les écrits des saints Pères.
    Que l’Église soit un corps, la Sainte Écriture le dit à maintes reprises. Le Christ, dit l’Apôtre, est la Tête du Corps qu’est l’Église (13). Si l’Église est un corps, il est donc nécessaire qu’elle constitue un organisme un et indivisible, selon les paroles de saint Paul : Bien qu’étant plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ (14). Ce n’est pas assez de dire : un et indivisible ; il doit encore être concret et perceptible aux sens, comme l’affirme Notre Prédécesseur d’heureuse mémoire, Léon XIII, dans sa Lettre encyclique Satis cognitum : « C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible à nos regards (15). » C’est donc s’éloigner de la vérité divine que d’imaginer une Église qu’on ne pourrait ni voir ni toucher, qui ne serait que « spirituelle » (« pneumaticum »), dans laquelle les nombreuses communautés chrétiennes, bien que divisées entre elles par la foi, seraient pourtant réunies par un lien invisible.
     
    Mais un corps exige encore une multiplicité de membres, qui soient reliés entre eux de manière à se venir mutuellement en aide. Que si, dans notre organisme mortel, lorsqu’un membre souffre, tous les autres souffrent avec lui, les membres sains prêtant leur secours aux malades, de même dans l’Église, chaque membre ne vit pas uniquement pour lui, mais il assiste aussi les autres, et tous s’aident réciproquement, pour leur mutuelle consolation aussi bien que pour un meilleur développement de tout le corps.
     
    De plus, le corps dans la nature n’est pas formé d’un assemblage quelconque de membres, mais il doit être muni d’organes, c’est-à-dire de membres qui n’aient pas la même activité et qui soient disposés dans un ordre convenable. L’Église, de même, doit son titre de corps surtout à cette raison qu’elle est formée de parties bien organisées, normalement unies entre elles, et pourvue de membres différents et accordés entre eux. C’est bien ainsi que l’Apôtre représente l’Église, lorsqu’il dit : De même que nous avons plusieurs membres dans un même corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous ne faisons qu’un seul corps dans le Christ, et chacun en particulier, nous sommes membres les uns des autres (16).
     
    Mais il ne faudrait nullement s’imaginer que cette structure bien ordonnée, ou, comme on dit, « organique », du Corps de l’Église s’achève et se circonscrive dans les seuls degrés de la hiérarchie ; ou, comme le veut une opinion opposée, qu’elle soit formée uniquement des « charismatiques », ces hommes doués de dons merveilleux dont par ailleurs la présence ne fera jamais défaut dans l’Église. Sans doute, il faut absolument maintenir que ceux qui, dans ce Corps, sont en possession des pouvoirs sacrés, en constituent les membres premiers et principaux, car c’est par eux que se perpétuent, selon le mandat du divin Rédempteur, les fonctions du Christ Docteur, Roi et Prêtre. À bon droit, néanmoins, lorsque les Pères de l’Église font l’éloge des ministères, des degrés, des conditions, des états, des ordres, des fonctions de ce Corps, ils n’ont pas seulement en vue ceux qui ont reçu les ordres sacrés, mais aussi avec eux tous ceux qui ont embrassé les conseils évangéliques, qu’ils mènent une vie active au milieu des hommes, ou une vie contemplative dans le silence du cloître, ou encore qu’ils s’efforcent d’unir les deux états selon leur propre institut ; ceux qui, tout en restant dans le monde, se consacrent pourtant avec ardeur aux œuvres de miséricorde, pour le bien des âmes ou des corps ; enfin, ceux aussi qui sont unis par les liens d’un chaste mariage. Bien plus, il importe de le remarquer, les pères et les mères de famille, surtout dans les circonstances présentes, les parrains et marraines, et nommément les laïques, qui collaborent avec la hiérarchie ecclésiastique à étendre le règne du divin Rédempteur, tiennent dans la société chrétienne une place d’honneur, encore qu’elle soit souvent très modeste ; eux aussi peuvent, sous l’inspiration et avec le secours de Dieu, monter au sommet de la sainteté qui, d’après la promesse de Jésus-Christ, ne manquera jamais à l’Église.

     
    http://w2.vatican.va/content/pius-xii/fr/encyclicals/documents/hf_p-xii_enc_29061943_mystici-corporis-christi.html

    PS : Abenader, il faudrait déjà lire entièrement cette encyclique de sa Sainteté Pie XII , cela aiderait a comprendre un peu plus la forme de l’apostolat actuel de la Sainte Église.
     

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    Martial lien permanent
    avril 21, 2015

    Je lis chez un commentateur d’Aristote qu’une de ses grandes vertus consistait, dans sa propre recherche de la vérité,  à déterminer la cause de l’erreur des philosophes qui l’avaient précédés. Ceux-ci s’étaient trompés eux-mêmes,  en raison du caractère vraisemblable de leur thèse. Il faut donc prendre au sérieux ce caractère vraisemblable originaire de leur thèse erronée.

    Elle est vraisemblable car elle se fonde sur des principes en soi exacts, et vérifiés antérieurement par les faits. Cependant confrontés à un réel inattendu, il faut les écarter, les assouplir, ou les subordonner à des principes qui leurs sont supérieurs. Le critère de la vérité réside dans les résultats respectifs produits par l’application intangible desdits principes ou bien par leur relativisation.

    Développons le processus mise en exergue par Aristote, ensuite en appliquant, mutatis mutandis, au problème de la juridiction.

         1/ Le premier acte du processus de l’erreur consiste donc à appliquer un principe rigide et étroit à un fait inattendu. Ainsi la confrontation du principe de la juridiction à une réalité nouvelle depuis 1958 suscite un « étonnement » et une perplexité devant la distorsion constatée.

         2/ L’étonnement légitime le fait que l’on procède alors à une hypothèse pour essayer de résoudre la difficulté. La force du réel (l’apostasie globale/l’Église vivante) doit imposer la recherche d’une autre cause, d’un autre principe, (validité, suppléance…)  qui s’articulera au principe mis en difficulté d’application.

    En revanche, cette hypothèse va devenir erronée dans la mesure où elle trahira cette recherche de la solution droite. Si l’on nie absolument cette distorsion  (la juridiction/l’apostasie), on ne peut le faire qu’en élaborant inéluctablement une hypothèse rigidifiée, selon laquelle la règle de la juridiction devrait continuer à s’appliquer  immuablement à une situation d’apostasie désormais institutionnalisée.

    Il n y a pas évidemment déviation du respect de la règle de la juridiction, mais rigidité dans une bonne intention, — d’où le caractère raisonnable originaire de l’erreur — dans la façon d’appliquer  un principe, ou vérité, partiel.

    En la matière, l’hypothèse d’un anéantissement du sacerdoce va cristallisera l’erreur de voir scrupuleusement respecté le principe de la juridiction, en décidant l’extinction pure et simple de son domaine d’application.

         3/ Enfin dans un troisième temps, cette hypothèse doit être  inexorablement extrapolée dans une fiction, qui  en développe  toutes les conséquences en cascades. Cette fiction s’exprime en un discours  dont le caractère « violent »  par rapport au réel « ne fait que prolonger par inertie la contrainte de la vérité » totale ou du principe supérieur,  et  dont le principe de juridiction appliqué strictement ne constitue qu’une vérité partielle. En l’espèce, l’hypothèse de l’abolition du Sacerdoce oblige nécessairement à imaginer comme réelle la fiction d’une survenue de la fin du monde physique…depuis 1958.

    Citation : « L’erreur ne naît pas de la déviation, mais de la rigidité, ce qui est encore une façon de voir en elle une vérité partielle,  mais qui  ignore son point d’application  particulier dans le tout ».   Le principe de la juridiction doit s’appliquer à ce « tout » qu’est l’Église demeurée semper idem sous l’éclipse de la secte conciliaire.

     

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