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Le saint Curé d’Ars : priez !

2015 janvier 9

 

Le saint Curé d’Ars : priez !

 

Jean-Marie Baptiste Vianney, le saint Curé d'Ars

 

Oh ! que nous serions malheureux si le Bon Dieu ne nous aimait que comme nous L’aimons !

Ce qui fait qu’on est malheureux, c’est qu’on n’aime pas Dieu. Si nous L’aimions, que nous serions heureux !

Le seul bonheur que nous ayons sur la terre est d’aimer Dieu et de savoir qu’Il nous aime.

Rien de si ordinaire parmi les chrétiens que de dire : « Mon Dieu, je vous aime », rien de plus rare que l’amour de Dieu.

Il y en a qui pleurent de ne pas aimer Dieu : eh bien, ceux-là L’aiment.

Le Bon Dieu n’a pas besoin de nous : s’Il nous commande de prier, c’est parce qu’Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là. Le Bon Dieu veut nous rendre heureux, et nous, nous ne le voulons pas.

Les peines fondent sous l’effet de la prière bien faite comme la neige sous le soleil.

On n’a pas besoin de tant parler pour bien prier. On sait que le Bon Dieu est là, on Lui ouvre son cœur, on se complaît en Sa sainte présence. C’est la meilleure prière, celle-là. La prière est l’élévation de l’âme jusqu’au Ciel.

Il faut prier comme un enfant de quatre ans, qui n’a pas de malice et qui dit tout à sa maman. Le Bon Dieu nous aime plus que notre mère.

Il suffit de nous tourner vers notre Bonne Mère pour être exaucés, elle n’est qu’amour, tendresse et miséricorde. La dévotion à la Sainte Vierge est moelleuse, douce et nourrissante. Demandez à la Sainte Vierge d’offrir au Père éternel son divin Fils tout sanglant, tout déchiré pour la conversion des pécheurs : c’est la meilleure prière que l’on puisse faire. Toutes les fois que j’ai obtenu une grâce, je l’ai demandée de cette manière, cela n’a jamais manqué.

Ce ne sont ni les longues ni les belles prières que le Bon Dieu entend, mais celles qui partent du fond du cœur, avec un grand respect et un véritable désir de Lui plaire.

Par la prière, l’âme est comme un poisson dans l’eau. Plus les eaux sont abondantes, plus le poisson est content. Plus on prie, plus on veut prier, comme un poisson qui nage d’abord en surface puis plonge de plus en plus profond. L’âme se plonge, s’abîme, se perd dans les douceurs de la conversation avec Dieu. La prière est le bonheur de l’âme sur la terre. L’âme s’y plonge, elle est comme noyée dans l’amour. Tirez un poisson hors de l’eau, il ne vivra pas.

Oh ! que j’aime ces petites mortifications qui ne sont vues de personne, comme de se lever un quart d’heure plus tôt, de se lever un petit moment pour prier la nuit. Mais il y en a qui ne pensent qu’à dormir…

On ne peut pas comprendre le pouvoir qu’une âme pure a sur le Bon Dieu : ce n’est pas elle qui fait la volonté de Dieu, c’est Dieu qui fait sa volonté ! Il est impossible au Bon Dieu de nous refuser ce que nous demandons par la prière bien faite. L’âme pure est une belle rose et les trois Personnes de la Très Sainte Trinité descendent du Ciel pour en respirer le parfum.

Le démon redoute que l’on atteigne par la prière un si grand degré d’amour de Dieu que l’âme ne peut plus lui appartenir, au moins durablement.

Prier pour les pécheurs est la plus utile de toutes les prières et la meilleure de toutes les dévotions. Les justes sont sur le chemin du Ciel, les âmes du Purgatoire sont sûres d’y entrer un jour, mais les pauvres pécheurs…oh ! les pauvres pécheurs…!

Les pécheurs ne doivent leur conversion qu’à la prière bien faite. Les damnés ne sont en enfer que parce qu’ils n’ont pas prié, ou qu’ils ont mal prié.

Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu’une mère n’aura retiré son enfant du feu.

Celui qui tire une âme de l’enfer sauve cette âme et en même temps la sienne.

Le bruit du monde fait partir le Saint-Esprit.

Si nous étions bien pénétrés de la sainte présence de Dieu, nous ne pécherions jamais. Nous ne devrions pas plus perdre la présence de Dieu que nous ne perdons la respiration.

Celui qui est empli du Christ ne trouvera pas difficile de gagner les autres au Christ.

Saint Thomas de Villeneuve dit que les premiers mots qu’il prononça enfant quand il commença à parler furent : « Jésus ! Marie ! ».

Priez le matin à genoux avant toute autre action. Si vous priez à genoux et comme il faut, Dieu vous donnera toutes les grâces dont vous aurez besoin pendant cette journée.

Disons chaque matin : « Tout pour Vous plaire, ô mon Dieu ! toutes mes actions avec Vous ! ».

On dit : « Je ne peux être un saint ». Si vous n’êtes pas un saint, vous serez un réprouvé : il n’y a pas de milieu. On est soit l’un, soit l’autre. Nous voulons aller au Ciel en prenant toutes nos aises, sans nous gêner en rien. Prenez garde !

Nous pouvons devenir des saints : si ce n’est par l’innocence, ce sera par la pénitence.

Faites de bonnes œuvres tant que vous voudrez : si vous ne priez pas souvent et comme il faut, jamais vous ne serez sauvés.

Toute prière qui est faite sans préparation est une prière mal faite.

Faisons présenter nos prières par la Très Sainte Vierge, elles auront un tout autre mérite, car elle est la seule créature humaine à n’avoir jamais offensé Dieu.

 

 

2 réponses
  1. charles
    charles lien permanent
    janvier 10, 2015

     

    St Jean-Marie Vianney, priez pour nous, pauvres pécheurs !

    Ste Philomène, la petite sainte préférée du St Curé d’Ars, ora pro nobis !

     

  2. Avatar
    Martial lien permanent
    janvier 10, 2015

     

    Merci Cher Cave Ne Cadas de nous citer le si cher Saint Curé d’Ars.

    Quelques réflexions :

    1.Le Bon Dieu nous a créés pour le contempler :

    « Le Bon Dieu n’a pas besoin de nous : s’Il nous commande de prier, c’est parce qu’Il veut notre bonheur, et que notre bonheur ne peut se trouver que là ». Ainsi, en priant « comme il faut », « ce n’est pas [l’âme] qui fait la volonté de Dieu, c’est Dieu qui fait sa volonté ! »

    2.Par le baptême, il nous a conféré le statut d’enfants adoptifs.

    Donc « il faut prier comme un enfant de quatre ans ». Comme lui, il dirige son regarde vers son Père :

    — dans sa vie en général en demeurant en état de grâce,

    — dans la prière (par le Rosaire, et/ou par l’oraison mentale)  dans laquelle il plonge  « […] de plus en plus profond. [Il] se plonge, s’abîme, se perd dans les douceurs de la conversation avec Dieu »

    3. Les fils prodigues qui refusent de revenir à la Maison.

    Ce sont ceux qui, malgré le regard d’amour que le Père leur porte inlassablement, négligent de lever les yeux sur Lui. Ce qui inspire ces paroles à Saint Jean-Marie Vianney :

    — s’agissant de leur prière : « Les damnés ne sont en enfer que parce qu’ils n’ont pas prié, ou qu’ils ont mal prié », ainsi que cet avertissement : « Faites de bonnes œuvres tant que vous voudrez : si vous ne priez pas souvent et comme il faut, jamais vous ne serez sauvés. »

    — Et en ce qui concerne leur vie en général, cette exhortation : « Nous pouvons devenir des saints : si ce n’est par l’innocence, ce sera par la pénitence.

    La prière est la pénitence des commençants, l’épreuve du feu des persévérants  dans « les nuits », et  « le bonheur de l’âme sur la terre » de ceux qui en auront fait le roc leur obtenant « un si grand degré d’amour de Dieu que l’âme ne peut plus appartenir [au Démon], au moins durablement ».
     
    St Jean-Marie Vianney, qui avez été mon docteur et mon pasteur, priez pour nous, pauvres pécheurs !

     

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