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Le blogue LA QUESTION : ces traditionalistes qui “talmudisent” le Droit Divin

2014 avril 9

 Important

Le blogue La Question : ces traditionalistes qui “talmudisent” le Droit Divin

par Iéschoua incorrect alias Amabilus Manziaci

 

le blogue La Question :

le blogue La Question

Ces Traditionalistes qui « Talmudisent » Le Droit Divin

Brève esquisse de réponse
à un « fake » de la tradition, 
parodie sur internet
du catholicisme semper idem

 

Aux termes de l’Écrit de Damas, ils [Paroushim (1)] sont traités de bâtisseurs de murs et de vaticinateurs (Lawrence H.Schiffman)

Lorsque l’Église n’était pas défigurée et masquée par ceux qui refusent qu’en elle le surnaturel se communique à l’humanité sans s’avilir cependant en immanence, il n’était point périlleux de ne pas saisir ce point-clé de la Révélation et de la Tradition. Mais depuis que les clercs de l’Adversaire sont remontés « des veines de l’Église » jusqu’à sa tête, le milieu superficiel et libéral de la « tradition » se trouve profondément châtié. Ne s’étant jamais réellement interrogé sur l’origine de sa Foi, et ne semblant pas avoir vécu en profondeur la vie de l’Église, dès lors que les représentants apparents de cette dernière n’enseignent plus la Vérité, ne sanctifient plus, ne disciplinent plus, comment les traditionalistes comprendraient-ils alors ce qu’est l’Église en désordre, et en désordre précisément du point de vue du Droit Divin ?

Ils s’évertuent vainement, et les rédacteurs du blogue La Question en offre un triste spécimen, – à copier-coller une explication stérilement verbeuse, et chimériquement éclairante ; et ils croient l’appuyer en prônant une légaliste conduite à tenir. Ainsi caressent-ils le rêve de tracer une frauduleuse voie moyenne entre d’un côté l’Église militante en ordre qui appartient au temps révolu et de l’autre, une Église ayant sombré dans le désordre, qu’ils dénient.

Ce faisant, ils mettent de la sorte cruellement à nu un détournement doctrinal sans précédent, en pratiquant une herméneutique de nature pharisienne. En vertu de celle-ci, le Dépôt de la Foi et le Magistère sont avilis jusqu’à servir à de fondement scripturaire, donc révélé, à une innovation visant à assujettir notamment la perpétuité de la Papauté à la nécessité que les « structures traditionnelles » des sociétés demeurent physiquement encore debout. Cette persistance, ce « miracle » du genre des « signes » tant réclamés déjà par les Pharisiens à notre Divin Maître, nécessiterait qu’un vestige aussi vénérable puisse encore trôner physiquement au milieu des décombres de la totalité des autres institutions en ce XXI° Siècle.

Après avoir jeté un bref regard sur ce passé où le Droit divin harmonisait la Loi et la Foi, nous nous pencherons sur l’instrumentalisation procédurière que lui font subir certains ; ainsi ceux qui professent que « ce qui importe dans l’examen […] des déclarations ou actes pontificaux, est de déterminer ce qui sert ou non la cause de la Tradition » (La Question, 13 octobre 2011). Puis nous nous livrerons à aperçu rapide de la conception sécularisée qui prévaut depuis Vatican d’Eux, avant de nous pencher sur la version subjective et nostalgique de cette conception qu’en donnent la majorité des traditionalistes : Le Droit divin aurait désormais pour destin de se volatiliser en mille petites « traditions » humaines. Dès lors, nous pourrons examiner comment le Droit Divin exige que nous comprenions la visibilité de l’Église Catholique sous l’éclipse que lui inflige l’entité Conciliaire.

 

* * *

 

Non seulement les rédacteurs de La Question ne semblent pas posséder les outils intellectuels maîtrisés en revanche par nombre de théologiens conciliaires, néanmoins si coupables, ni une culture philosophique et générale pénétrante. La méchanceté, le phrasé littéraire, et les luxueuses illustrations graphiques, ne pallient pas l’absence de rigueur, de structuration et de qualification. La copie intelligente des vénérables et véridiques mémentos élémentaires du passé, ne doit pas se limiter à une mise en scène de propagande. Alors ne seraient-ils que des « littéraires » ? mais alors des littéraires ratés, une imitation de ces journalistes qui sont les pires pourvoyeurs d’âmes trompées au profit des monstres révolutionnaires. Et s’il s’agit de théologiens d’état, songeons que les « professionnels » sur le plan matériel sont astreints, au titre d’une présomption irréfragable, à une obligation de résultat : qu’en sera-t-il donc de l’obligation des « professionnels » sur le plan surnaturel ?

Amabilus Manziaci, 3 avril 2014.

 

* * *

 

Table des matières
(liens, cliquez pour accéder)

Le blogue La Question : ces traditionalistes qui “talmudisent” le Droit Divin.

I. L’Église est Conforme au Droit Divin

a.) L’économie de la Révélation condamne par avance certains accommodements traditionalistes

b.) En ce qui concerne l’acte de foi en l’Église

c.) S’agissant de l’être surnaturel de l’Église

d.) Pour l’Enseignante et pour l’enseigné, un garant infaillible : le Pape

II. L’Église Monarchique Caricaturée

1.) Une déconstruction d’esprit talmudique du Droit Divin positif Révélé

a.) la société divine et humaine qu’est l’Église serait contenue dans la société juridique

b.) Et ce « sujet matériel » catholique est interprété en « sujet » d’une pseudo-monarchie

2.) La dissolution idéologique pratiquée par les traditionalistes

a.) Examinons le procédé « juridiste »

b.) Voici ce que l’Église oppose

c.) comparaison avec les « squatters »

3.) Un constructivisme d’esprit talmudique appliqué au Droit Divin

a.) Rappelons un précédent religieux funestement fondateur

b.) Considérons ensuite le processus théologique en jeu

c.) Un exemple des procédés séducteurs de La Question

III. L’église Conciliaire

IV. Le Droit Divin Profané par les Conciliaires

1.) Un réflexe primitif : dénier le défi du réel Révolutionnaire

2.) Le présupposé irrationnel et sectaire niant le Magistère de l’Église

3.) L’abolition de toute raison dans la machination entreprise

4.) Une exégèse des auteurs, spécieusement idéologique

5.) La manipulation idéalisatrice

6.) Le Droit divin positif (surnaturel) est corrompu en légalisation positive (humaine) de la doctrine et des rites

7.) Une implicite exégèse mythologisatrice de la Fondation de l’Église

8.) La ruse du diagnostic anachronique de la situation présente

9.) La diabolisation des catholique semper idem antilibéraux

V. Après Vatican d’Eux

A.) Respecter les faits, leur appliquer une logique adéquate, afin de les qualifier « théo-logiquement »

B.) Assujettir la situation factuelle de l’Église au Droit Divin positif

C.) Le raisonnement conforme à la théologie catholique en conséquence

D.) Où est, en pratique ET en théorie, la succession Apostolique aujourd’hui ?

I. Dans l’ordre de la réalité éclipsée de l’Église

II. Dans l’ordre de la réalité faussement apparente de l’Église Catholique qui est celle de la réalité, intruse et simulée, de l’entité Conciliaire

 

 

 


[1] Paroushim de peroushim, mot hébreu qui se traduit « les séparés ». («séparés» des mécréants [du reste], bouffis d’orgueil) ; le mot désigne alors par extension soit un hypocrite, soit un formaliste content de soi et jugeant les autres !

Les Paroushim sont les inventeurs de la religion de l’interprétation !
qui ont remplacé la religion hébraïque qui était vouée à annoncer et attendre NSJC, par leur interprétation (Talmud) oral d’abord puis a été écrit, et ensuite commenté à l’infini.

Par référence les modernistes et les conciliaires, à la suite des protestants continu le même esprit, le même système, et la même religion !

Nos amis tradis de La Question constituent une variation ou un version réactionnaire de cette erreur.
Ils interprètent et substituent leur interprétation à une situation de fait que subit l’Église par l’éclipse !

7 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    avril 10, 2014

    Une réponse sérieuse et étayée, cependant je relève pour ma part cette imprécision : Saint Thomas n’a pas domestiqué la philosophie moderne de son temps pour la conjuguer avec la Révélation, mais il a utilisé la philosophie réaliste d’Aristote, en l’épurant de ses erreurs, comme instrument rationnel valable au service de la théologie, au service de l’intelligence et de la défense de la foi. La philosophie aristotélicienne, comme telle, n’a pas été conjuguer avec la Révélation ce qui n’a aucun sens.

  2. charles
    charles lien permanent
    avril 10, 2014

    « respecter les faits, leur appliquer une logique adéquate, afin de les qualifier théologiquement »……voilà, entre autre, ce que nous dit et nous démontre magistralement Ieschoua incorrect dans son étude sur ces « traditionalistes qui talmudisent le droit divin. »
     
    Les qualificatifs et noms d’oiseaux reviennent ainsi, tels des boomerangs de la Justice Divine, sur la tête de ces traditionalistes qui n’aiment tant la Vérité que parce qu’elle leur confère honneur, puissance et gloire dans une église idéalisée et frauduleusement restaurée (ou en puissance de l’être…) à l’aune de leurs compromissions criminelles…je dis bien « criminelles » car il en va ici, stricto sensu,  du salut des âmes et de leur pleine et entière adhésion à la vérité connue et non à des slogans dogmatisés d’un droit divin pharisaïque et talmudisé !
     
    La claire démonstration de Iéschoua sera méprisée, ostracisée et combattue par ces âmes aveuglées par leur propre « lumière ». Ils se sont accaparé le bien spirituel et surnaturel de l’Église pour en faire une caverne de brigands idéologique où les bons cohabitent avec les méchants dans une symbiose véritablement blasphématoire. Ils ajoutent à leur pensée impie, la suffisance mondaine et l’orgueil du paraître qui ne trompent que ceux que l’on trompe depuis trop longtemps au sein même du traditionalisme. Ils ont mis leur espérance dans ce qu’il y a seulement d’humain et de contingent dans l’Église du passé, et n’auront que les (mauvais) fruits apparents de leurs folles manigances et du déni permanent de la réalité éclipsée de l’Église.
     
    Il faut donc lire et relire cet exceptionnel travail Ad Majorem Dei Gloriam, le crayon à la main et l’âme humiliée aux pieds de Son Sauveur, de peur de tomber nous aussi à notre tour dans je ne sais quelle prétention humaine à connotation de droit divin !!!
     

  3. Louis-Hubert REMY
    avril 10, 2014

    Travail absolument remarquable, à étudier et diffuser.

  4. Avatar
    Martial lien permanent
    avril 12, 2014

     
    M. Saglio clôt son éloge si mérité  pour l’œuvre magnifique du Disciple pénitent, en évoquant avec pertinence la bonne volonté. Cette notion spirituelle et morale qualifie exactement ce qui a parfait la victoire de ce dernier sur son contradicteur. Cette « disputatio » comme  l’ensemble de notre polémique avec La Question semblent d’ailleurs mettre en évidence la ligne de démarcation qu’elle trace. 
    L’on a l’impression que de son côté, La Question  se fonde sur une intuition religieuse première qui est faussée pour diverses raisons humaines et circonstances.  
    Ce blocage altère le jugement intellectuel, et donc fausse  son analyse à un degré tel qui la fait ressembler à une manifestation d’une insigne mauvaise foi. 
    Puis la tendance religieuse et le travail intellectuel dévié se mêlent en une « conclusion » incluant le refus rigide, apeuré et vaniteux,  d’effectuer tous approfondissements quelconques :   c’est là en fait que la mauvaise volonté est constituée en toute sa triste splendeur. 
     
    Sur le premier point, je profite donc de l’occasion pour saluer le combat opiniâtre et inlassable que Charles mène en première ligne sur La Question, et sur les thèmes qui lui sont chers, pour démasquer les sources naturelles et surnaturelles de l’erreur fondamentale. 
     
    Sur le second, le Disciple Pénitent a su combattre victorieusement les artisans d’erreurs, sur le terrain technique, dont ils prétendent faire croire qu’il serait leur chasse gardée.
     
    Enfin sur le troisième, le CatholicaPedia et tous ses amis autour de notre cher L.H.Rémy  veulent mener et mènent le bon combat quoi qu’il en coûte : L’acte de Foi au lieu des attachements religieux, l’intelligence de la Foi à la place des théories mondaines, enfin l’ascèse des remises en question des faux acquis spirituels !                   
     

  5. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    avril 17, 2014

    La vérité exige que l’on dise que cette étude n’est remarquable qu’en apparence et qu’elle comporte de nombreuses erreurs et approximations même si la thèse défendue est assez juste.

    • Cave Ne Cadas
      avril 17, 2014

      Très cher Ludovicus,

      Si « La vérité exige que l’on dise que cette étude n’est remarquable qu’en apparence et qu’elle comporte de nombreuses erreurs et approximations même si la thèse défendue est assez juste »,
      nous attendons donc de votre part une réfutation de tout le document, qui mériterait, selon vous, d’être fortement revu pour notre édification et la manifestation de la Vérité…

      Le débat est ouvert ! Et une étude thomiste de la thèse défendue (qui « est assez juste »…) ne pourra qu’apporter une valorisation de cette Brève esquisse de réponse à un « fake » (*) de la tradition, parodie sur Internet du catholicisme semper idem du blogue LA QUESTION : « ces traditionalistes qui “talmudisent” le Droit Divin » à laquelle Iéschoua incorrect ne pourra qu’applaudir !
       
      Bon temps du triduum pascal à tous.

      (*) Le terme fake, terme anglais signifiant « contrefaçon », « faux » « imitation » « imposture » (en parlant d’une chose) ou « imposteur » (en parlant d’une personne)

  6. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    avril 17, 2014

    Non, le débat n’est pas ouvert et n’en vaut pas la peine. La Question qui refuse le réel de l’hérésie des occupants du Siège de Pierre, qui falsifient les citations, qui veut nous éblouir par des conditionnels inexistants….ne mérite pas même que l’on perde son temps.
    De même pour la réponse, je n’ouvre pas la polémique ; il y a des choses plus intéressantes à étudier.

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