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La Victoire de la Foi !

2015 octobre 26

 

La Victoire de la Foi !

 

C’est au Jour Mauvais que nous devons nous revêtir de l’armure de Dieu pour le Combat de la Foi.

Dans son encyclique, Léon XIII nous donne toutes les recettes pour distinguer ceux qui sont en dehors de l’Église et ceux qui ne le sont pas….

 

XIII, né Vincenzo Gioacchino Raffaele Luigi Pecci" width="300" height="374" srcset="https://i1.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/10/600px-Leo_XIII.jpg?w=600&ssl=1 600w, https://i1.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/10/600px-Leo_XIII.jpg?resize=241%2C300&ssl=1 241w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />

 

Chers amis lecteurs,

Le 19 octobre 2015, Louis-Hubert REMY (lien permanent) nous incitait, dans un message posté sur notre site favori (CatholicaPedia pour nous, “DiabolicaPedia” pour d’autres… !) à Chercher l’Erreur…celle du traditionalisme bon teint et majoritaire, l’œil véritablement fixé sur une chimère, celle d’une secte conciliaire hérétique et apostate qui serait néanmoins bien catholique (et conservatrice !), quoique (parfois !) révolutionnaire, et destinée, en vertu des décrets traditionalistes, à se convertir par la grâce des mêmes et, subséquemment, par celle de Dieu ! (qui n’aime tant que les croyants qui bafouent le principe de non-contradiction !)

Fort de tous ces éléments, nous nous sommes mis à (re)lire de près cette fameuse encyclique Satis Cognitum – (S.C.) de S.S. Léon XIII, étrangement occultée, “oubliée”, par les dits traditionalistes, et avons eu pour finalité de démasquer ce qui pouvait bien avoir déplu si fort à nos frères dans la foi traditionnelle pour qu’ils adoptent de concert et quasi à l’unisson cette conspiration du silence. Cette analyse de texte ne pouvait se contenter d’être par trop formelle, répétitive ou scolaire, au risque de lasser nos lecteurs. Aussi avons-nous pris le parti non seulement de mettre en relief tous les traits saillants de ce monstrueux déni traditionaliste, mais aussi de tenter de les relier par une sorte de fil logique, comme un grand ouvrage de dame dont le fil de trame servirait à maintenir la cohésion apparente de tout le reste…

Et ce que nous avons découvert nous semble assez explicite pour le temps présent… L’on ne dira jamais assez que, sur certains points, le pontificat de Léon XIII fut véritablement prophétique !

(on s’attachera tout particulièrement à méditer sur les passages en gras, en italique ou en couleurs)

Ce bien modeste travail ne servirait de rien s’il n’avait pour principale vertu et objectif de donner à la mémoire de nos lecteurs une vision synthétique et globale des traits saillants de cette encyclique mais aussi d’essayer de leur montrer le fil de trame « subliminal » qui constitue le véritable drame du traditionalisme aux XXème et XXIème siècles.

 

 

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Préliminaires

 

Le thème central de Satis cognitum est l’« Unité de l’Église » (de unitate ecclesiae).

Léon XIII nous rappelle tout d’abord que l’Église est à la fois spirituelle et extérieure donc nécessairement visible. Composée de membres de chair et de sang, cette Église, dont les apôtres ont accompli la mission d’enseigner, accomplit sa propre mission par des paroles et des actes sensibles. C’est en effet par ses actes que l’Église est animée par un principe de vie surnaturelle. « Car on croit de cœur pour la justice, mais on confesse de bouche pour le salut. » (Rom.,10)

Ainsi pour qu’il y ait unité il faut nécessairement que « les parties visibles tirent leur force et leur vie des dons surnaturels et autres éléments invisibles » (Léon XIII).

On ne peut imaginer que l’Église chancelle, nous dit encore Léon XIII, puisque c’est le Christ qui est sa tête et qu’on n’imagine pas que le Christ puisse en effet chanceler !

Le Pontife s’interroge alors gravement sur l’Église : quelle unité a voulu lui donner son fondateur, c’est à dire Notre-Seigneur ?

L’édifice mystique que l’on nomme “Église” ne peut être qu’une seule et même Église puisque Notre-Seigneur la fait Sienne lorsqu’il dit « Je bâtirai Mon Église ». Cela exclut radicalement toute notion de sectes, de communautés disparates et distinctes, car ce serait porter atteinte au cœur même de cette unité que le Christ a voulu comme un « sommet de la perfection ».

« La mission de l’Église est donc de répandre au loin parmi les hommes et d’étendre à tous les âges le Salut opéré par Jésus-Christ. » (S.C.)

Ainsi cette mission a deux caractéristiques incontournables : la durabilité et la perpétuité.

Afin d’assurer cette durabilité et cette perpétuité, la divine Providence a fait descendre sur ses disciples « l’Esprit de Vérité » pour assurer au genre humain la sainteté sur terre, et le bonheur éternel au Ciel.

 

I. Constitution de l’Église selon le Plan Divin

 

D’emblée, Léon XIII nous explique que pour produire la sainteté dans les âmes, Dieu a mis à la naissance de l’Église des principes intangibles aux effets immédiats.

De par sa nature éminemment Spirituelle l’Église produit la sainteté dans les âmes.

« Mon royaume n’est pas de ce monde » fonde en droit cette spiritualité comme réalité mystique et don parfait qu’est l’Église.

Saint Michel ArchangeDe par sa nature extérieure et visible, elle communique à ses membres les moyens de ses dons spirituels. En effet, une spiritualité par trop désincarnée et privée de moyens ne parviendrait pas au but dernier qu’elle s’est assignée : la sainteté dans les âmes, préalable indispensable au salut et, par voie de conséquence naturelle et logique, à l’éternité de bonheur que ce même salut nous annonce et nous promet. Car il est dans la nature de l’homme de tout faire pour obtenir et parvenir à ce bonheur, et même lorsque l’être humain s’épuise à le rechercher dans des biens ou des voies terrestres, il garde le plus souvent au fond de son âme cette nostalgie, certes corrompue, mais très réelle d’un destin de l’homme pour le bonheur, précisément parce qu’il a été fait à l’image de Dieu et que seul Dieu peut combler notre être d’un bonheur éternel. L’« Eritis sicut Deus » a été habilement détourné par celui qui fut précipité du haut du Ciel…folie définie et inspirée par le diable…qui veut se faire l’égal de Dieu ! St Michel avait répondu à cette folie par son célèbre « Quis ut Deus? » et Notre-Seigneur Jésus avait répondu à sa façon : « Ut omnes unum sint sicut ego et Pater unum sumus »…ce qui constitue une différence essentielle dans l’accession de l’homme à la divinité !…

De par ses paroles et ses actes sensibles, l’Église est aussi un corps qui confesse de bouche pour le salut, nous explique Léon XIII. Car, comme le corps du Christ s’est incarné et a souffert pour nous racheter, le corps de l’Église ne peut s’établir que par les sens pour communiquer la grâce et nous apporter le salut. C’est parce qu’elle est un corps que l’Église est visible aux yeux !

On aurait tort de penser qu’il y a comme une distance entre la vie surnaturelle de l’Église et ses actes. Bien au contraire, ses actes produisent chaque jour les principes de la vie surnaturelle et alimentent véritablement ses membres de la Vertu du Christ.

Ainsi, si l’Église ne saurait être cachée et invisible, elle ne saurait être non plus privée, même temporairement, de la communication des dons de la grâce divine qui seuls attestent véritablement de la vie surnaturelle puisée en Dieu. On se demande alors comment des catholiques pieux et respectables peuvent considérer sérieusement une “église” conciliaire qui jouirait, comme à la carte, de cette communication des dons de la grâce tout en étant regardée et considérée comme la véritable Église de Jésus-Christ ?

Admettre ce genre de raisonnement blasphématoire reviendrait à dire que l’Église est évolutive, multiforme, mutante, variable, adaptative et que, selon l’éclairage, elle est critiquable ou elle ne l’est pas ! On serait en pleine folie volontariste !

Saint Jean ChrysostomeL’Église est une montagne, nous dit St Jean Chrysostome, car sa solidité est inébranlable

Il est impossible de saisir le sens profond de ces paroles si l’on ne conçoit pas clairement que non seulement l’Église a pour fondement le Christ « qui ne chancelle jamais » mais aussi que vouloir comme séparer, même d’un iota, sa nature spirituelle et surnaturelle, de ses actes et de sa constitution humaine en tant que corps, est une aberration de l’esprit et le fruit d’un aveuglement (châtiment intellectuel) invincible ! Ils sont véritablement « infidèles » (même s’ils se prétendent catholiques et/ou de tradition) ceux qui pensent que l’Église peut fléchir et délivrer quelque temps un message corrompu !

Tout ce qui ne tire plus sa force et sa vie des dons surnaturels invisibles ne fait plus partie de l’Église visible car rompre l’union du corps mystique retranche par le fait même de la partie visible de l’Église et par conséquent interrompt la communication de la grâce céleste.

 

II. L’Unité de l’Église Voulue par son Fondateur

 

Jésus-Christ

C’est la nature même de l’Église qui la constitue dans l’Unité ! Léon XIII nous dit et nous assure que cette unité est le sommet de sa perfection. Ainsi, tout ce qui est en dehors, (même d’un petit doigt de pied !), de l’Église, ne peut participer de cette perfection.

Cette perfection ne se conçoit que par celle de son fondateur et bâtisseur : Jésus-Christ, qui a dit « Je bâtirai Mon Église ». Tout chantier différent de ce chantier divin, même si ses architectes sont archi-diplômés, ne peut appartenir à la véritable Église ! On peut alors véritablement parler de « contrefaçon »

En nous associant à cette œuvre de construction, Dieu nous associe avec le seul et véritable architecte agréé : Son propre Fils ! Et, nous précise Léon XIII, cette construction doit être unique, pour toute l’étendue du monde et pour toute la durée des temps.

Le Fils de Dieu est la tête de cette Église-montagne inébranlable et les membres de cette même Église sont tenus à cette « tête » par une union nécessaire et naturelle.

Si l’Église est le corps mystique du Christ, alors l’Église est le seul moyen pour les hommes de participer à sa sainteté et d’acquérir la vie bienheureuse et le salut éternel.

Ils sont donc vains et stupides tous ceux qui imagineraient trouver une autre tête à l’Église et qui ne serait pas semblable au Christ ! Tout membre coupé ou qui se coupe volontairement du Corps de l’Église, se retranche aussi, Avec son Âme, de cette vie de la grâce qui n’existe que dans l’Église Catholique. Et quiconque se sépare de la vie de l’Église, va à sa perte !

Qu’est-ce donc qu’aller à sa perte ? C’est refuser l’unité, c’est refuser d’être configuré à l’image du Père et de Son Fils, c’est de mépriser la seule chose qui peut procurer à l’homme le bonheur éternel : « (…) Vous êtes en Moi et Moi en Vous » (Jean, XVII, 21).

Cela suppose bien sûr une absolue concorde et une union des intelligences, d’où suivra une harmonie des volontés et donc l’accord dans les actions.

Pourquoi observons-nous des divisions partout dans l’Église ? à cause de l’unité de foi qui a été rompue, cette rupture entrainant le schisme, l’aveuglement intellectuel et la dispersion du troupeau (agneaux et brebis) !

Et pourquoi cette unité de foi a-t-elle été rompue ? parce que les hommes (d’Église) ont cessé de mettre la science des faits au-dessus de leur opinion propre, de leur sentiment ou de la dictature de la conjecture. On le voit bien dans la majorité traditionaliste : les faits y sont analysés et compilés scrupuleusement mais ils ne servent de rien à leurs auteurs car ils ont préféré leur opinion propre, leur thèse particulière, leur conception juridique de l’Église, à la vérité des faits et surtout aux enseignements qu’elle nous donne au sujet de l’unité et de la nature de l’Église.

Ils ont donc perdu la raison, tous ceux qui pensent donner à l’Épouse du Christ des défauts qu’elle ne peut avoir et la qualifier de telle sorte qu’il soit permis de lui désobéir !…

Mais qu’est-ce que perdre la raison pour un catholique ? (d’où la notion de “déni” : action de nier, refus d’accorder à l’enseignement divin – Jésus-Christ – l’assentiment qui lui est dû…)

C’est refuser de croire un seul point de l’enseignement divin…

C’est mépriser les miracles qui prouvent que la mission de l’Église est divine…

C’est refuser au Christ une foi entière à Son Enseignement…

C’est faire fi ou peu de cas des sanctions éternelles promises à ceux qui ne croient pas à Ses Œuvres…

C’est mépriser Ses récompenses promises à ceux qui écoutent fidèlement la parole de Dieu…

C’est refuser en toute malignité son assentiment à l’autorité même du Fils de Dieu…

C’est à terme, nier la divinité du Fils de Dieu, vrai Dieu et vrai homme, dans toutes ses implications…et faire de l’institution religieuse une idole indépendante, capable de se régir elle-même selon les lois de la chair et du monde…

 

III. La Doctrine des Apôtres est celle de Jésus-Christ

 

Les apôtres sont les témoins vivants de tout ce qu’ils ont non seulement appris mais aussi de tout ce qu’ils ont vu et entendu.

Comment se comportent-ils et quels sont les signes qui permettent de dire que leur mission est divine ?

1/ « Partout où ils posent le pied, nous dit Léon XIII, ils se présentent comme les envoyés de Jésus Lui-même ». Ils incarnent donc véritablement leur mandat divin par leur attitude et leur assurance de ne parler qu’au nom de Jésus. Mais cela ne suffit pas puisque Dieu fait éclater la divinité de leur mission par des prodiges publics que tout un chacun ayant vécu en ce temps là peut observer pour être à son tour un témoin oculaire.

2/ Les apôtres ne peuvent taire tout ce qu’ils ont vu ou entendu : ce point est crucial pour comprendre qu’être témoin d’un prodige engage absolument le tout d’un être humain et le relie obligatoirement à la volonté divine qui veut le salut de tout le genre humain.

3/ Les apôtres ont la certitude que leur mission doit durer jusqu’à la consommation des siècles, ce qui veut dire que les vrais croyants, les vrais témoins de Jésus-Christ savent que le Fils de Dieu ne cessera jamais d’être avec eux…tant qu’ils accepteront d’être Ses disciples.

4/ Les apôtres désignèrent et consacrèrent leurs successeurs à cette vaste mission tout en leur recommandant de faire pareil et de se désigner des successeurs propres à cette fonction et qu’ils revêtiront de la même autorité que celle qu’ils ont reçu eux-mêmes des apôtres.

5/ La mission d’enseigner étant immuable, tous ceux qui ne seraient pas entièrement d’accord avec cette mission, tous ceux qui ne la considèreraient pas comme immuable, tous ceux qui retrancheraient de la doctrine à enseigner ne serait-ce qu’un iota, tous ceux qui ne se sentiraient pas entièrement avec le Christ, non seulement disperseraient par le fait même le troupeau mais aussi deviendraient les ennemis de Notre-Seigneur, puisque leurs positions font d’eux des adversaires qui dispersent et atteignent le plus sûrement l’intégrité de la foi.

6/ Ne pas penser comme l’Église pense, fait de celui qui se laisse aller à de telles dérives un rebelle que l’Église s’est toujours fait un devoir de chasser de son sein. Et même si le rebelle n’a pas abandonné la doctrine catholique tout entière mais seulement une petite partie, c’est par un jugement unanime des Saints Pères que l’Église les a considérés comme étant séparés de l’Unité de l’Église.

7/ L’unité parfaite, réclamée par Saint Paul, est le critère absolu pour éviter tout danger d’erreur. Et quels sont les seuls garants établis par le Christ pour assurer cette unité parfaite ?

Ce sont les apôtres, les docteurs et les pasteurs qui, selon la primitive tradition ecclésiastique, transmettent la véritable sagesse qui est la doctrine des Apôtres.

8/ Seules les Églises Apostoliques peuvent prétendre être la mère et la source primitive de la foi puisque ce sont elles qui ont reçu des apôtres et du Christ le témoignage de la vérité et par conséquent la vraie doctrine et la vraie foi.

9/ L’Église Catholique est une barque à bord de laquelle seul le Verbe de Vie réside et se fait entendre. Tous ceux qui sont en dehors de cette barque sont stériles et inutiles et ne peuvent avoir l’intelligence de la parole divine.

 

IV. Le Magistère est Vivant, Authentique et Perpétuel :
il incarne le devoir de l’Église

 

Saint-Pierre-de-Rome

Ce magistère, nous assure infailliblement Léon XIII, est investi de l’autorité même du Christ.

Et quels sont les critères qui permettent de reconnaître ce magistère comme véritablement investi ?

1/ Il est revêtu de l’Esprit de Vérité

2/ Il est confirmé par des miracles et des prodiges

3/ Il exclut toute erreur de pensée au niveau de la foi

 

Et là, Léon XIII, nous met en garde et nous dissuade de penser qu’il y aurait comme une équivalence entre l’erreur morale qui n’est qu’une interprétation de la volonté corrompue du pécheur (or tout homme est pécheur !) et l’erreur de pensée qui bafoue la vertu surnaturelle de la foi (adhésion aux vérités divinement révélées) et conduit au refus de se soumettre à Dieu en tant qu’Il est la Souveraine Vérité et le motif propre de foi.

En effet, ce serait s’appuyer sur son propre jugement, que de ne prendre que ce qu’il nous plaît dans la doctrine chrétienne. Ils font donc de leur intelligence une idole qu’ils révèrent et commettent ainsi le plus grand blasphème qui consiste à se préférer soi-même plutôt que de se soumettre à Dieu.

Refuser de se jeter dans le sein de l’Église, comme le nourrisson se jette sue le sein de sa mère, c’est accepter de se livrer à une souveraine impiété ou faire preuve d’une arrogance désespérée. Dans l’un et l’autre cas, cet orgueil téméraire empêche de faire son salut et de parvenir à la félicité éternelle.

 

V. Le Culte Rendu à Dieu pour Sanctifier et Sauver
Tous les Hommes

 

Sainte Messe

La foi seule, nous explique Léon XIII, ne saurait suffire à réaliser un si grand dessein, à savoir la sanctification et le salut de tous les hommes.

Il faut y ajouter :

1/ le culte rendu à Dieu

2/ le Sacrifice divin

3/ les sacrements

4/ la sainteté des lois morales

5/ la discipline

 

Tout ce que nous venons d’énumérer, se doit d’être saisi dans sa plénitude et sa perfection.

En effet, les moyens du salut, sont procurés par l’Église qui est Une, Sainte et Apostolique.

Les hommes choisis parmi les successeurs des apôtres doivent eux-mêmes répondre à certains critères :

a/ ils doivent être capables et dignes d’administrer les Saints Mystères ;

b/ ils doivent exercer le pouvoir de commander ;

c/ ils doivent gouverner le troupeau qui leur a été confié et le paître avec l’autorité même que Jésus leur a transmise par l’intermédiaire des apôtres. Ce qui oblige le peuple chrétien à leur être soumis et obéissant ;

d/ ils doivent être à la fois ministres du Christ et dispensateurs des mystères de Dieu, c’est à dire d’être des témoins permanents de la réalité du surnaturel à l’œuvre dans l’Église et dans la vie de chaque croyant ;

e/ ils doivent être des guides et des juges pour conserver à chacun la perfection convenable à leur dignité ;

f/ ils doivent enfin administrer les intérêts chrétiens propres à la société civile, tant qu’il n’y a pas empiètement sur les droits des souverains.

 

Divine, surnaturelle et humaine, l’Église est donc une Société Parfaite où doivent se réfugier toutes les brebis du Christ.

Qui dit société parfaite dit société divinement constituée, laquelle requiert une unité de gouvernement et comprend donc l’unité de communion.

Deux grands axes vont donc définir l’Unité de l’Église, nous dit Léon XIII :

1/ connexion et communication des membres de l’Église entre eux ;

2/ liaison de tous les membres de l’Église à un seul chef.

 

 

 

VI. Le Pasteur Suprême Évite
le Schisme et la Division

 

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Diviser l’Église n’est pas un moindre mal que de tomber dans l’hérésie, nous assure Léon XIII avec St Jean Chrysostome…

Saint AugustinIl n’est rien de plus grave que le sacrilège de schisme, nous dit aussi St Augustin…

Dire que l’unique pasteur est Jésus-Christ, qu’Il est l’unique Époux de l’Église Unique n’est pas suffisant. Car lorsqu’il a dit à Pierre : « Pais mes brebis », Il a fait de son ministre le garant perpétuel investi de Son Autorité pleine et entière.

Seul Pierre, établi Souverain Chef, peut donner à l’édifice une cohésion véritablement fondatrice : sans cette cohésion indissoluble, l’édifice religieux n’a pas ou n’a plus la sécurité et la solidité nécessaires pour assurer l’œuvre rédemptrice du Christ !

Léon XIII nous rappelle que les portes de l’enfer ne peuvent atteindre ceux qui sont au-dedans de la « pierre » mais peuvent prévaloir sur tous ceux qui sont en dehors(« vous les reconnaitrez à leurs fruits »…)

En exerçant l’autorité du gouvernement, le Pasteur Suprême guide le troupeau, veille à son salut, écarte les dangers, démasque les pièges, repousse les attaques violentes et confirme ses frères toutes les fois que cela est nécessaire.

Ainsi, dans la société chrétienne, la cause efficiente de l’unité, est l’Église Romaine.

Quiconque se sépare de la foi romaine n’est point catholique.

 

VII. Les Évêques sont les Héritiers du Pouvoir Ordinaire
Des Apôtres

 

Jésus-Christ choisit ses Apôtres

L’ordre épiscopal fait partie de la constitution divine de l’Église et les évêques, en tant que “prélats ordinaires”, possèdent une autorité qui leur est propre.

Si le lien épiscopal se dénoue avec Pierre, le peuple chrétien n’est plus qu’une multitude qui se dissout et se désagrège et donc ne peut plus former un seul corps et un seul troupeau !

Lorsque le Souverain Grand Prêtre est bafoué jusque dans Son Autorité, il y aura alors dans l’Église autant de schismes que de prêtres !!!

Ce qu’il faut bien comprendre ici c’est que SEUL Pierre possède :

1/ le pouvoir de lier et de délier

2/ le pouvoir de paître le troupeau

Tout ce que possèdent comme pouvoir et autorité les évêques l’est conjointement avec Pierre. Retirez Pierre, et aussitôt le corps épiscopal se disperse nécessairement en une multitude où règnent la Confusion et le Désordre.

Si Pierre a le “pouvoir des clés” cela veut dire qu’il a la puissance suprême et l’autorité véritable pour paître les agneaux et les brebis. Il est donc pasteur des pasteurs, c’est à dire qu’il gouverne les prélats. Colonne de l’Église Universelle, Pierre l’est assurément et lorsqu’un édifice est privé de sa colonne…il finit par s’effriter puis s’effondrer !

C’est si vrai que même réunis tous ensembles, les descendants des apôtres – les évêques – ne sauraient sauvegarder la solidité et l’unité de l’édifice tout entier. Le collège des apôtres ne saurait l’emporter en autorité sur son maître…

Le rôle du Pontife est précisément de ratifier ou infirmer les décrets et sentences des Conciles, car il a toute autorité pour convoquer, transférer ou dissoudre des conciles et annuler les actes d’un conciliabule.

Deux « autorités » qui coexisteraient au sein de l’Église, entraineraient un grave trouble de l’ordre et des relations mutuelles au sein d’un même gouvernement.

L’autorité du Souverain Pontife est indépendante alors que celle des évêques ne l’est pas !

 

VIII. Épilogue :
L’Unique Bercail pour une Abondance de Fruits Salutaires

 

Tous ceux qui ont à l’égard de la tête un sentiment différent de celui des Écritures Saintes ont beau se trouver dans tous les lieux où est (était) établie l’Église, ils ne sont point d’Église.

Reconnaître pour frère Jésus-Christ et pour mère l’Église est absolument indispensable au salut.

Nul ne peut être attaché à la mère s’il offense le Père…et nul ne saurait servir le Père s’il offense la mère…

 

Pierre Legrand. (en gratitude à S.S. le pape Léon XIII dont l’encyclique fut donnée à Rome le 29 juin 1896 en Son Pontificat le dix-neuvième)

 

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15 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    octobre 27, 2015

    Tout d’abord on ne peut que se réjouir de savoir que Pierre Legrand adhère au Magistère de la Saint Église, tout en sachant qu’il ne se limite pas à une encyclique.

    Pardonnez-moi, j’ai beaucoup de mal à lire ce type d’article bariolé et je préfère l’original :
     
    Léon XIII définit ce que doit être le véritable œcuménisme ;

    Si, pour revenir à cette mère très aimante, ceux qui ne la connaissent pas bien encore ou qui ont eu le tort de la quitter, doivent acheter ce retour, tout d’abord ce ne sera point sans doute au prix de leur sang (et pourtant c’est d’un tel prix que Jésus-Christ l’a payée) ; mais s’il leur en doit coûter quelques efforts, quelques peines bien plus légères à supporter, du moins, ils verront clairement que ces conditions onéreuses n’ont pas été imposées aux hommes par une volonté humaine, mais par l’ordre et la volonté de Dieu : et par suite, avec l’aide de la grâce céleste, ils expérimenteront facilement par eux-mêmes la vérité de cette divine parole Mon joug est doux et mon fardeau léger (Mt 11, 30).

     
    Il nous rappelle quelle est  la cause finale, la cause des causes :

    Mais comme Sa mission divine devait être durable et perpétuelle, Il s’est adjoint des disciples auxquels Il a fait part de Sa puissance, et ayant fait descendre sur eux du haut du ciel l’Esprit de vérité, Il leur a ordonné de parcourir la terre entière et de prêcher fidèlement à toutes les nations ce que Lui-même avait enseigné et prescrit, afin qu’en professant Sa doctrine et en obéissant à Ses lois, le genre humain pût acquérir la sainteté sur la terre et, dans le ciel, l’éternel bonheur.

     
    Il définit ce qu’est l’Église à la suite de saint Paul :

    C’est pour toutes ces raisons que l’Église, dans les saintes Lettres, est si souvent appelée un corps, et aussi le corps du Christ. Vous êtes le corps du Christ (I Co 12, 27). Parce que l’Église est un corps, elle est visible aux yeux ; parce qu’elle est le corps du Christ, elle est un corps vivant, actif, plein de sève, soutenu qu’il est et animé par Jésus-Christ qui le pénètre de Sa vertu à peu près comme le tronc de la vigne nourrit et rend fertiles les rameaux qui lui sont unis. Dans les êtres animés, le principe vital est invisible et caché au plus profond de l’être, mais il se trahit et se manifeste par le mouvement et l’action des membres : ainsi le principe de vie surnaturelle qui anime l’Église apparaît à tous les yeux par les actes qu’elle produit.

     
    Il dénonce les fausses conceptions :

    Il s’ensuit que ceux-là sont dans une grande et pernicieuse erreur, qui, façonnant l’Église au gré de leur fantaisie, se l’imaginent comme cachée et nullement visible ; et ceux-là aussi qui la regardent comme une institution humaine, munie d’une organisation, d’une discipline, de rites extérieurs, mais sans aucune communication permanente des dons de la grâce divine, sans rien qui atteste, par une manifestation quotidienne et évidente, la vie surnaturelle puisée en Dieu. L’une et l’autre de ces deux conceptions est tout aussi incompatible avec l’Église de Jésus-Christ que le corps seul ou l’âme seule est incapable de constituer l’homme. L’ensemble et l’union de ces deux éléments est absolument nécessaire à la véritable Église, à peu près comme l’intime union de l’âme et du corps est indispensable à la nature humaine.

    L’Église n’est point une sorte de cadavre : elle est le corps du Christ, animé de Sa vie surnaturelle. Le Christ Lui-même, chef et modèle de l’Église, n’est pas entier, si on regarde en Lui, soit exclusivement la nature humaine et visible, comme font les partisans de Photin et de Nestorius, soit uniquement la nature divine et invisible, comme font les Monophysites ; mais le Christ est un par l’union des deux natures, visible et invisible, et Il est un dans toutes les deux ; de la même façon, Son corps mystique n’est la véritable Église qu’à cette condition, que ses parties visibles tirent leur force et leur vie des dons surnaturels et des autres éléments invisibles ; et c’est de cette union que résulte la nature propre des parties extérieures elles-mêmes.

     
    Il condamne à l’avance la fausse unité, « dans la diversité », et sa recherche insultante :

    Jésus-Christ n’a point conçu ni institué une Église formée de plusieurs communautés qui se ressembleraient par certains traits généraux, mais seraient distinctes les unes des autres, et non rattachées entre elles par ces liens, qui seuls peuvent donner à l’Église l’individualité et l’unité dont nous faisons profession dans le symbole de la foi Je crois à l’Église… une………

    La mission de l’Église est donc de répandre au loin parmi les hommes et d’étendre à tous les âges le salut opéré par Jésus-Christ, et tous les bienfaits qui en découlent. C’est pourquoi, d’après la volonté de son Fondateur, il est nécessaire qu’elle soit unique dans toute l’étendue du monde, dans toute la durée des temps. Pour qu’elle pût avoir une unité plus grande, il faudrait sortir des limites de la terre et imaginer un genre humain nouveau et inconnu……

    Qu’on cherche donc une autre tête pareille au Christ, qu’on cherche un autre Christ, si l’on veut imaginer une autre Église en dehors de celle qui est Son corps.

     
    La foi est la cause efficiente de cette unité :

    Or, une si grande, une si absolue concorde entre les hommes doit avoir pour fondement nécessaire l’entente et l’union des intelligences ; d’où suivra naturellement l’harmonie des volontés et l’accord dans les actions. C’est pourquoi, selon Son plan divin, Jésus a voulu que l’unité de foi existât dans Son Église : car la foi est le premier de tous les liens qui unissent l’homme à Dieu et c’est à elle que nous devons le nom de fidèles. Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême (Ep 4, 5) ; c’est-à-dire, de même qu’ils n’ont qu’un seul Seigneur et qu’un seul baptême, ainsi tous les chrétiens, dans le monde entier, ne doivent avoir qu’une seule foi.

     
    Le Magistère est établi pour la conservation parfaite de la foi intégrale :

    Pénétrée à fond de ses principes et soucieuse de son devoir, l’Église n’a jamais rien eu de plus à cœur, rien poursuivi avec plus d’effort, que de conserver de la façon la plus parfaite l’intégrité de la foi. C’est pourquoi elle a regardé comme des rebelles déclarés, et chassé loin d’elle tous ceux qui ne pensaient pas comme elle, sur n’importe quel point de sa doctrine. Les Ariens, les Montanistes, les Novatiens, les Quartodécimans, les Eutychiens n’avaient assurément pas abandonné la doctrine catholique tout entière, mais seulement telle ou telle partie : et pourtant qui ne sait qu’ils ont été déclarés hérétiques et rejetés du sein de l’Église ? Et un jugement semblable a condamné tous les fauteurs de doctrines erronées qui ont apparu dans la suite aux différentes époques de l’histoire. « Rien ne saurait être plus dangereux que ces hérétiques qui, conservant en tout le reste l’intégrité de la doctrine, par un seul mot, comme par une goutte de venin, corrompent la pureté et la simplicité de la foi que nous avons reçue de la tradition dominicale, puis apostolique » (Auctor, Tractalus de Fide Orthodoxa contra Arianos). Telle a été toujours la coutume de l’Église, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Église quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique. Épiphane, Augustin, Théodoret ont mentionné chacun un grand nombre des hérésies de leur temps. Saint Augustin remarque que d’autres espèces d’hérésies peuvent se développer, et que, si quelqu’un adhère à une seule d’entre elles, par le fait même, il se sépare de l’unité catholique. De ce que quelqu’un, dit-il, ne croit point ces erreurs (à savoir les hérésies qu’il vient d’énumérer), il ne s’ensuit pas qu’il doive se croire et se dire chrétien catholique. Car il peut y avoir, il peut surgir d’autres hérésies qui ne soient pas mentionnées dans cet ouvrage, et quiconque embrasserait l’une d’entre elles, cesserait d’être chrétien catholique (De Hæresibus, n. 88).

     
    Cependant elle doit aussi procurer les moyens de sanctification et de salut :

    C’est donc, sans aucun doute, le devoir de l’Église de conserver et de propager la doctrine chrétienne dans toute son intégrité et sa pureté. Mais son rôle ne se borne point là, et la fin même pour laquelle l’Église est instituée n’est pas épuisée par cette première obligation. En effet, c’est pour le salut du genre humain que Jésus-Christ S’est sacrifié, c’est à cette fin qu’Il a rapporté tous Ses enseignements et tous Ses préceptes ; et ce qu’Il ordonne à l’Église de rechercher dans la vérité de la doctrine, c’est de sanctifier et de sauver les hommes. Mais ce dessein si grand, si excellent, la foi, à elle seule, ne peut aucunement le réaliser ; il faut y ajouter le culte rendu à Dieu, en esprit de justice et de piété et qui comprend surtout le sacrifice divin et la participation aux sacrements ; puis encore la sainteté des lois morales et de la discipline. Tout cela doit donc se rencontrer dans l’Église, puisqu’elle est chargée de continuer jusqu’à la fin des temps les fonctions du Sauveur : la religion, qui par la volonté de Dieu a en quelque sorte pris corps en elle, c’est l’Église seule qui l’offre au genre humain dans toute sa plénitude et sa perfection ; et de même tous les moyens de salut qui, dans le plan ordinaire de la Providence, sont nécessaires aux hommes, c’est elle seule qui les leur procure.

     
    L’Église est une société divine et humaine surnaturelle :

    Ainsi Jésus-Christ a appelé tous les hommes sans exception, ceux qui existaient de son temps, et ceux qui devaient exister dans l’avenir, à Le suivre comme chef et comme Sauveur, non seulement chacun séparément, mais tous ensemble, unis par une telle association des personnes et des cœurs, que de cette multitude résultât un seul peuple légitimement constitué en société : un peuple vraiment uni par la communauté de foi, de but, de moyens appropriés au but, un peuple soumis à un seul et même pouvoir……

    Bien plus, Dieu a fait de l’Église la plus excellente, à beaucoup près, de toutes les sociétés ; car la fin qu’elle poursuit l’emporte en noblesse sur la fin que poursuivent les autres sociétés, autant que la grâce divine l’emporte sur la nature, et que les biens immortels sont supérieurs aux choses périssables. Par son origine, l’Église est donc une société divine ; par sa fin, et par les moyens immédiats qui y conduisent, elle est surnaturelle ; par les membres dont elle se compose et qui sont des hommes, elle est une société humaine.

     
    Le Christ a délégué son autorité à Pierre :

    Assurément, le Christ est le roi éternel, et éternellement, du haut du ciel, Il continue à diriger et à protéger invisiblement Son royaume ; mais, puisqu’Il a voulu que ce royaume fût visible, Il a dû désigner quelqu’un pour tenir Sa place sur la terre, après qu’Il serait lui-même remonté au ciel. Si quelqu’un dit que l’unique chef et l’unique pasteur est Jésus-Christ, qui est l’unique époux de l’Église unique, cette réponse n’est pas suffisante. Il est évident, en effet, que c’est Jésus-Christ Lui-même qui opère les sacrements dans l’Église ; c’est Lui qui baptise, c’est Lui qui remet les péchés ; Il est le véritable prêtre qui S’est offert sur l’autel de la croix, et par la vertu duquel Son corps est consacré tous les jours sur l’autel ; et cependant, comme Il ne devait pas rester avec tous les fidèles par Sa présence corporelle, Il a choisi des ministres par le moyen desquels Il pût dispenser aux fidèles les sacrements dont nous venons de parler, ainsi que nous l’avons dit plus haut. De la même façon, parce qu’Il devait soustraire à l’Église Sa présence corporelle, il a donc fallu qu’Il désignât quelqu’un pour prendre à Sa place le soin de l’Église universelle. C’est pour cela qu’Il a dit à Pierre avant Son ascension : « Pais mes brebis ». (S. Thomas Contra gentiles lib. IV cap.76)

     
    L’Église à son tour est la cause efficiente de l’unité de la société chrétienne :

    Saint Cyprien affirme, lui aussi, de l’Église romaine, qu’elle est la racine et la mère de l’Église catholique (Epist. XLVIII ad Cornelium n. 3), la chaire de Pierre et l’Église principale, d’où est née l’unité sacerdotale (Epist. LIX ad Cornelium n. 14). Il l’appelle la chaire de Pierre, parce qu’elle est occupée par le successeur de Pierre ; l’Église principale, à cause du principat conféré à Pierre et à ses légitimes successeurs, celle d’où est née l’unité, parce que, dans la société chrétienne, la cause efficiente de l’unité est l’Église romaine.

     
    Il rappelle quel le rôle exact du pape et des évêques :

    Si la puissance de Pierre et de ses successeurs est pleine et souveraine, il ne faudrait cependant pas croire qu’il n’y en a point d’autre dans l’Église. Celui qui a établi Pierre comme fondement de l’Église a aussi choisi douze de Ses disciples, auxquels Il a donné le nom d’Apôtres (Lc 4, 13). De même que l’autorité de Pierre est nécessairement permanente et perpétuelle dans le Pontife romain, ainsi les évêques, en leur qualité de successeurs des Apôtres, sont les héritiers du pouvoir ordinaire des Apôtres, de telle sorte que l’ordre épiscopal fait nécessairement partie de la constitution intime de l’Église. Et quoique l’autorité des évêques ne soit ni pleine, ni universelle, ni souveraine, on ne doit pas cependant les regarder comme de simples vicaires des Pontifes romains, car ils possèdent une autorité qui leur est propre, et ils portent en toute vérité le nom de prélats ordinaires des peuples qu’ils gouvernent.

     
    Ceci étant rappelé, il nous faut chercher : qui professent cette foi intégrale, qui l’enseigne, qui la défend, qui a l’autorité pour le faire, où se trouve cette société humaine divine et surnaturelle qui nous procure les moyens de sanctification et de salut sous l’autorité de Saint Pierre en cette période d’éclipse.

     

     

  2. Avatar
    Martial lien permanent
    octobre 27, 2015

    De l’excellent commentaire de Pierre Legrand, à la fois  didactique et pénétré de contemplation catholique, je me permets de souligner et d’extraire quelques citations :

    « Et pourquoi cette unité de foi a-t-elle été rompue ? parce que les hommes (d’Église) ont cessé de mettre la science des faits au-dessus de leur opinion propre, de leur sentiment ou de la dictature de la conjecture. On le voit bien dans la majorité traditionaliste : les faits y sont analysés et compilés scrupuleusement mais ils ne servent de rien à leurs auteurs car ils ont préféré leur opinion propre, leur thèse particulière, leur conception juridique de l’Église, à la vérité des faits. »

    Ces thèses personnelles à chaque coterie, — l’Église pécheresse en lutte contre elle, l’Église-légitime-État matériel, Église des « saints de derniers jours », etc. — se ramènent à une erreur unique, due à la  faiblesse culturelle congénitale des traditionalistes :  la primauté de l’ordre du politique, sur  celle de l’ordre du « miracle » (miracle au sens de E.Renan : « si le miracle a quelque réalité, alors mon livre [le vie de Jésus] est un tissu d’erreurs »).  Et est-il besoin de préciser que le surnaturel n’est pas le surnaturalisme ?

    Quitter la large avenue sans issue, supposerait commencer par se mettre à l’école de la science des faits. Et cela serait subordonné encore à un préalable : emprunter une voie étroite.

    Apprendre la souveraine simplicité et l’absolue rigueur de l’acte de prier.

    Acquérir la logique juridique, le droit n’étant pas un catalogue de « recettes » toutes faites, mais un système de principes supérieurs, et de principes qui leurs sont subordonnés, aboutissant à une organisation des faits.

    Dépasser, en théologie, au contraire la logique de l’essence métaphysique, par l’intelligence de l’être, en tant qu’acte d’être, des choses divines et humaines.

    S’astreindre à étudier, disséquer, comparer, les faits historiques du Catholicisme et de la religion en général, et à les mesurer au regard de l’histoire des idées en général.

    Nous, nous n’attendons pas que François, subitement, abjure son apostasie et qu’il mette à la porte de l’Église, donc de l’âme de l’Église,  les démons qui y règnent…

    Nous nous cantonnons à attendre, pour le salut des âmes, que des hommes d’Église se lèvent et enseignent la Vérité en face de la situation présente,  ne se contentent plus de recopier tels quels les écrits d’éminents théologiens qui n’ont jamais envisagé  cette situation présente. Donc instrumentaliser des enseignements d’autorité, qui sont par définition hors-sujet, relève au mieux d’une certaine incompétence.

    À défaut de cela, nous sommes témoins d’opinions personnelles provenant d’hommes, à propos desquels, Pierre Legrand écrit : « En effet, ce serait s’appuyer sur son propre jugement, que de ne prendre que ce qu’il nous plaît dans la doctrine chrétienne. Ils font donc de leur intelligence une idole qu’ils révèrent et commettent ainsi le plus grand blasphème qui consiste à se préférer soi-même plutôt que de se soumettre à Dieu. Refuser de se jeter dans le sein de l’Église, comme le nourrisson se jette sur le sein de sa mère »

    C’est à quoi aboutissent les thèses blasphématoires osant alléguer que l’Église serait un lieu de lutte entre le Bien et le Mal, ou les thèses du même genre qui ne font de la légitimité de sa hiérarchie qu’un élément de sa légalité, en vertu d’un non-dit  « métapolitique  traditionaliste » et alors que « [les apôtres ont donné mission] …de se désigner des successeurs propres à cette fonction  et qu’ils revêtiront de la même autorité que celle qu’ils ont reçu eux-mêmes des apôtres ».

    Dès lors Pierre Legrand est bien en droit de s’interroger sur le sérieux de certains : « On se demande alors comment des catholiques pieux et respectables peuvent considérer sérieusement une “église” conciliaire qui jouirait, comme à la carte, de cette communication des dons de la grâce tout en étant regardée et considérée comme la véritable Église de Jésus-Christ ? »

     

     

  3. Pierre LEGRAND
    Pierre LEGRAND lien permanent
    octobre 27, 2015

    Je remercie Ludovicus pour « cette autre grille de lecture » qu’il met talentueusement en avant. Que n’eût-il fait l’article à ma place ! Il  nous aurait alors  très certainement orienté vers une réponse absolument certaine, si j’en juge par son dernier paragraphe qui, si je l’ai bien suivi, est une sorte d’appel à la recherche ! Ce qui donne : 

         Qui professe la foi intégrale ?

         Qui l’enseigne ?

         Qui la défend ?

         Qui a « autorité » pour le faire ?

         Où se trouve la véritable Église ?

    Nous restons un peu sur notre faim…à moins que nous nous contentions, comme j’avais tenté de le suggérer aux lecteurs, de trouver des réponses certaines dans l’encyclique en question… Évidemment ce sont des réponses par défaut car il serait dommageable de trop se leurrer étant donné que nous sommes dans l’économie du châtiment !

    Que Ludovicus se rassure : j’adhère totalement au Magistère de l’Église tel que défini par Léon XIII et avec les critères énumérés par son encyclique. Moi aussi je préfère en général les originaux, sauf qu’il n’est pas interdit peut-être de « barioler » quelque peu le message papal à l’adresse des âmes qui ont besoin de points sur les « i » …ou de redonner des couleurs à leur âme.

    Bon ! Promis je ne le ferai plus ! Je range mes crayons de couleurs et autres instruments de fantaisie !……http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    P. Legrand
     

    • Edouard Marie
      Edouard Marie lien permanent
      octobre 27, 2015

      Bon ! Promis je ne le ferai plus ! Je range mes crayons de couleurs et autres instruments de fantaisie !……
       

      Oui c’est cela, rangez vos instrument de bariolages, et cessez de faire le mbariole  http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 28, 2015

        Toujours le mot pour rire ce cher Édouard !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif Nul doute que Ludovicus va apprécier !…
         
        Quant à P. Legrand je n’en sais fichtre rien !……http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
         

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      octobre 28, 2015

      Pardonnez-moi mon cher Pierre Legrand,

      Personne ici n’étant le Magistère, ou ne possédant le charisme d’interprétation authentique du Magistère infaillible, je me suis permis de communiquer, à mon tour, ma petite lecture qui ne prétend pas supplanter la vôtre.

      S’il n’est pas interdit de barioler, il n’est pas interdit, non plus, d’être un peu réfractaire au bariolage, ce n’est qu’une question de forme et non de fond, et peut être est-il permis dans la limite de l’intégrale foi catholique de n’être pas entièrement d’accord ?

      Je m’en suis tenu à l’essentiel du texte qui, de mon point de vue, oblige à se poser les questions que j’ai formulées.

      Quel est aujourd’hui le successeur des Apôtres, l’évêque ayant juridiction, qui professe la foi intégrale, qui la défend contre les démolisseurs et cela publiquement, au grand jour comme le réclame la visibilité de l’Église ?

      L’encyclique nous l’enseigne le Magistère est vivant ce n’est pas un Magistère uniquement de papier.

      La science de l’Église n’est pas la science des faits, mais la science de Dieu, la science de la révélation divine, la science du réel, de l’Être.

      Manquant, à n’en pas douter de votre clairvoyance, de votre intelligence, je n’ai pas trouvé les réponses dans l’encyclique elle-même.

      Vous faites très bien de souligner l’erreur des « traditionalistes » qui voient tout sous l’objet quo politique, ce qui revient à un naturalisme, sans parler de la capillarité et autre billevesée. Il faudrait compléter par une considération sur tous les contre-révolutionnaires révolutionnaires, mais cela sort un peu du sujet.

      Vous faites aussi très bien de distinguer le surnaturalisme et le surnaturel.

       

      • Pierre LEGRAND
        Pierre LEGRAND lien permanent
        octobre 28, 2015

        Je remercie encore Ludovicus qui me communique son essai de réponse à toutes les questions qui se posent.

        Il va de soi que nous ne prétendons pas, nous (vous et moi !)  comme tous les autres catholiques, avoir toutes les réponses dès lors que les postures et inventions modernistes et libérales sortent du cadre déjà connu des vieilles erreurs toujours remises au goût du jour.

        La science des faits n’est sans doute pas la science de l’Église mais elle constitue un guide sûr dans la recherche de l’Unité de la foi, comme nous l’enseigne Léon XIII, en excluant le danger de faire passer sa propre opinion conjecturée avant celle des pasteurs et docteurs de l’Église…ce qui mène infailliblement à l’esprit sectaire et au schisme.

        Cordialement.

        P. Legrand.
         

        • Ludovicus
          Ludovicus lien permanent
          octobre 28, 2015

          Cher Pierre Legrand,

          Vous l’avez souligné il fort difficile de se faire comprendre. Je ne fais pas d’essai de réponse, j’adhère à la Foi que m’enseigne la Sainte Église, et là, est l’unité.

          La Foi étant une vertu théologale qui nous unit à Dieu, elle ne dépend pas entièrement des faits. Le catholique ne recherche pas l’unité, laissons cela aux « papes » conciliaires qui après avoir protestantisé l’Église ont adopté aussi la recherche de l’unité problème des protestants, s’il en est. Notre unité, en l’absence du garant de celle-ci ne peut être fondée que sur les dogmes. La règle prochaine de la foi, le Magistère vivant faisant défaut il nous faut nous baser sur ce qui était juste avant, pour éviter les dérives sectaires, schismatiques et les élucubrations du premier gourou venu. Nous sommes tout à fait d’accord, enfin je l’espère.
           

  4. Pierre LEGRAND
    Pierre LEGRAND lien permanent
    octobre 27, 2015

    Martial !

    Quel réconfort de vous lire ,non pas à cause des quelques amabilités que vous daignez me prodiguer malgré ma modeste intelligence si « bariolée » (on fait ce qu’on peut !), mais précisément, à vous lire, on saisit d’emblée que vous avez compris ET le fond de ma démarche ET surtout la nature profonde du problème qui se pose à toute conscience catholique aujourd’hui.

    Oui, cher Martial, je m’interroge à juste titre dans mon article mais je donne et/ou plutôt suggère des réponses doctrinales même si certaines d’entre elles peuvent sembler être  à la limite du subliminal.

    J’ose penser et espérer qu’il en sera de même de beaucoup de nos lecteurs et qu’ils trouveront des réponses réconfortantes à plusieurs de leurs questions essentielles… dans la voie de l’Esprit de Vérité.

    Je retiendrai de votre intervention, Martial, quelques axes qui m’ont paru tout à fait pertinents :

         1/ emprunter la voie étroite

         2/ faire de la prière un acte de simplicité et de rigueur

         3/ acquérir l’intelligence de l’être des choses divines et humaines

         4/ étudier les faits historiques du catholicisme

    Voilà ! Et pour vous laisser un dernier petit clin d’œil,  je vous dirai que « si je suis en droit de m’interroger sur le sérieux de certains », je suis bien davantage EN DEVOIR de chercher une réponse à cette interrogation, persuadé que seule l’Église peut nous la donner, car Notre-Seigneur l’a instituée missionnaire pour tous les temps jusqu’à la consommation des siècles.

    P. Legrand.
     

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      octobre 28, 2015

      Cher Pierre Legrand,

      Je ne vous ai sans doute pas compris, mais je n’ai jamais dit que votre intelligence était bariolée.

      Il est évident que seule la Sainte Église catholique apostolique et romaine, Colonne et Maitresse de Vérité, dont le Chef est Notre Seigneur Jésus-Christ, possède toutes les réponses.
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 28, 2015

        Cher Ludovicus !

        Je pense que Pierre Legrand usait ainsi de la polémique amicale qui sied entre catholiques de bonne volonté, polémique teintée d’humour et de bonne humeur (ça va de pair !), lorsqu’il parlait de son « intelligence bariolée » ! Bien sûr que vous ne parliez pas de son intelligence en disant qu’à une forme bariolée vous préfériez la forme tout court de l’original!Ce qui est votre droit.

        J’ai constaté, à lire vos messages respectifs, que vous étiez d’accord sur l’essentiel, (même si certaines questions semblent rester sans réponse), alors je pense qu’il ne faut pas penser que P. Legrand aille jusqu’à imaginer que vous ne l’avez pas compris.

        Disons que vous avez tous deux des sensibilités et des approches  différentes…
         

        • Ludovicus
          Ludovicus lien permanent
          octobre 28, 2015

          Cher Charles,

          Oui, je pense que nous sommes d’accord sur le fond, ce qui n’empêche pas la diversité des approches, les formations étant sans doute fort différentes, mais la saine polémique quand elle apporte quelque chose, quelle est constructive, sied.

          Je vous fait seulement, amicalement remarquer, que j’ai dit que c’était moi qui ne l’avais pas compris.

          Comme quoi la communication est parfois fort difficile.
           

          • Charles
            Charles lien permanent
            octobre 28, 2015

            Pas grave…nous sommes tous si différents !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

            Mais à mon tour, permettez-moi de vous faire remarquer que si vous dites à P. Legrand que vous craignez de ne pas l’avoir compris, il est légitime qu’à son tour il s’interroge sur sa propre compréhension…http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

            Bonne soirée.
             

            • Ludovicus
              Ludovicus lien permanent
              octobre 29, 2015

              Cher Charles,

              Je ne crains pas de ne l’avoir pas compris, je ne l’ai pas compris car j’ai beaucoup de mal avec le subliminal.

              Le fait de proposer ma lecture n’entraine nullement que je méprise celle de Pierre Legrand, il est vrai que mon introduction est un peu abrupte et manquant de diplomatie.
               

  5. Avatar
    novembre 6, 2015

    Je n’ai rien compris à votre article.

    Ce n’est pas le triomphe de la foi seule qui compte.

    Ça, c’est du protestantisme pur et dur …

    Que veut dire « triomphe de la foi » ? vous ne définissez pas ces termes.

    Le triomphe n’appartient qu’à Celui qui est l’objet de notre foi, le but de notre vie. La Foi n’est pas un triomphe, mais le Don Gratuit (sans mérite) reçu au Saint Baptême et nourri par la Pure Charité Divine, les Sacrements.

    Car sans la Charité (présence sûre de la Sainte Trinité dans l’âme) nous ne sommes rien, comme l’affirme St Paul.

    Rien à voir avec la charité moderniste et mondaine, niaise et informe.

    Or le vêtement des Noces, celui du Salut sûr, c’est bien la Charité.

    La Foi n’est pas un but mais un moyen passager indispensable. Donc le vrai triomphe est celui de la Charité, le triomphe de Dieu et ses Fils, ses Filles véritables.

    P. Legrand, je ne crois pas que le retour à cette ecclésiologie traditionnelle que vous rappelez soit possible humainement, car la Transmission est rompue depuis plus de 50 ans au moins.

    Cette Église de Léon XIII n’est plus, elle s’est volatilisée par le fait même du départ de la Charité des âmes des hommes d’église conciliaire et des suivistes.

    L’arbre se juge à ses fruits comme l’enseigne NSJC.

    Par conséquent, il n’y a que Dieu Lui-même qui puisse nous donner un vrai pape qui remette de l’ordre : non pas en sermonnant sur une nostalgie cléricale, mais en affrontant les erreurs et péchés de notre temps qui forme une boule compacte, ainsi qu’en proclamant la vérité apostolique qui s’oppose à l’esprit du monde, sans se marier avec ce dernier en quoi que ce soit.

    Ça, c’est la troisième vertu théologale, l’Espérance qui supplie Dieu de nous donner un Pape vraiment soumis à Lui, un homme droit quoi, un vrai pape avec de vrais évêques et de vrais prêtres.

    Mais il n’y aura pas de triomphe de l’Espérance non plus, car elle est aussi un moyen passager.

    Non vraiment, le seul triomphe est celui de la Charité, celui de Dieu Lui-Même.

     

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