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In memoriam : Robert Brasillach (1909-1945)

2015 février 6

 

Aujourd’hui est un jour de souvenir et de mémoire, de Mr Robert Brasillach, assassiné il y a 70 ans au fort de Montrouge par la racaille gaullisto-communiste…

Prier pour lui, et pour tout ceux qui, en prison ou dans les rues, ont été “épurés” par la racailles gaullistes.

Robert Brasillach(31 Mars 1909 – 6 Février 1945)

Robert Brasillach déclara lors de son procès :

“J’ai pu me tromper sur des hommes, sur des faits ou sur des circonstances, mais je n’ai rien à regretter de l’intention qui m’a fait agir”.

Brasillach au sortir de l'ENS.Entré à l’ENS en 1928, il collabora à l’Action Française à partir de 1930. Il fut l’auteur d’une Histoire du cinéma et d’une Histoire de la guerre d’Espagne. Ses romans constituèrent une sorte de quête du bonheur. Épousant toutes les thèses du fascisme, il devint rédacteur en chef de Je suis partout (1937-1943) où il joua un rôle de premier plan dans la propagande provichyste. À la “Libération”, sa condamnation et son exécution le placèrent au centre des débats sur la responsabilité politique de l’écrivain.

Après avoir été inhumé au carré des fusillés du cimetière de Thiais, il fut transféré au Père Lachaise.

Robert Brasillach au Père Lachaise

Tombe du Père Lachaise

Ses restes furent transférés une ultime fois dans le cimetière de Charonne, dans la tombe actuelle.

Robert Brasillach au cimetière de Charonne

 

aujourd’hui dans l’histoire
Franck Ferrand6 février 1945, la mort de Robert Brasillach par Franck FERRAND

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Chaque matin, Franck Ferrand nous fait revivre l’histoire à travers les évènements qui ont marqué la date du jour.

 

Biographie de Robert Brasillach

 

Né à Perpignan en 1909, Robert Brasillach fait des études au lycée de Sens, puis à Paris, au lycée Louis-le-Grand. Il entre à l’École Normale Supérieure en 1928 et y est encore élève lorsqu’il publie son premier livre « Présence de Virgile ».

Critique littéraire à l’« Action Française », auteur d’études qui font autorité : « Portraits », « Corneille », « Les Quatre jeudis », il aborde tous les genres littéraires. Ses romans, notamment « Le Marchand d’oiseaux », « Les Sept Couleurs », « Comme le temps passe », son « Histoire du Cinéma », écrite en collaboration avec Maurice Bardèche, son « Anthologie de la Poésie grecque » montrent la diversité du talent d’un des écrivains les plus doués de sa génération. Dans « Notre Avant-Guerre », ouvrage constamment réédité, il fait revivre le bouillonnement littéraire, artistique et politique du Paris de sa jeunesse, restituant l’atmosphère d’une époque non dénuée d’insouciance, malgré les orages qui s’annoncent.

Attiré par le fascisme qui représente pour lui, comme pour Drieu La Rochelle, la possibilité d’une réconciliation du « social » et du « national », Brasillach collabore à l’hebdomadaire « Je Suis Partout » et publie une « Histoire de la Guerre d’Espagne ».

Après la défaite de 1940, il passe plusieurs mois dans un camp de prisonniers en Allemagne. Rentré en France, il défend dans « Je Suis Partout » et « Révolution Nationale » la politique de collaboration du gouvernement de Vichy.

Condamné à mort à la “Libération”, Brasillach est fusillé le 6 février 1945 malgré une pétition adressée au général De Gaulle par une cinquantaine de personnalités, François Mauriac en tête, pour soutenir le recours en grâce déposé par le condamné. Les poèmes qu’il avait écrits pendant son incarcération seront publiés sous le titre de « Poèmes de Fresnes ».

http://raknagar.blogspot.fr/2008/02/robert-brasillach-pomes-de-fresnes.html

 


Poèmes de Fresnes I/III


Poèmes de Fresnes II/III


Poèmes de Fresnes III/III

 

 


 
Vous pouvez aussi suivre ce lien pour participer à la discussion sur le Forum du CatholicaPedia :
http://wordpress.catholicapedia.net/forums/sujet/in-memoriam-robert-brasillach-1909-1945/
 


 

23 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    février 6, 2015

    Récit de l’exécution de R. Brasillach par Me Jacques Isorni
     

    À 8 heures 30, devant les grilles du Palais de Justice, se forme le cortège des six voitures noires qui doivent conduire à Fresnes les personnes requises par la loi et l’usage pour l’exécution. Tout le long du parcours un important service d’ordre constitué par des gardiens de la paix armés de mitraillettes. Aux abords de Fresnes, le service d’ordre est beaucoup plus dense. Dans l’allée de la prison des gardes mobiles font la haie. Nous attendons quelques instants avec les différentes personnalités devant la grille d’accès au grand couloir qui mène à la détention.

     
    À 9 heures juste, nous nous rendons, suivis d’un peloton de gardes mobiles, à la division des condamnés à mort. Le commissaire du gouvernement François ouvre la porte de la cellule de Robert Brasillach et lui annonce d’une voix sèche que son recours en grâce a été rejeté.
     
    Je pénètre à ce moment dans sa cellule avec Maître Mireille Noël et l’aumônier. Robert Brasillach nous embrasse tous les trois. Puis il demande à rester seul avec l’aumônier. Deux gardiens viennent lui retirer ses chaînes. Après sa confession et quelques minutes d’entretien avec le prêtre il me fait appeler ainsi que Mademoiselle Noël. Il me donne alors ses dernières lettres qu’il a préparées pour sa mère, pour sa famille, pour ses amis, pour Mademoiselle Noël et pour moi-même.
     
    Il me donne également les manuscrits des poèmes écrits en prison et une feuille contenant quelques lignes avec ce titre : « La mort en face ». De temps en temps il me regarde avec un bon sourire d’enfant. Il avait compris, dès hier, que ce serait pour ce matin.
    « Vous savez, me dit-il, j’ai parfaitement dormi ! »
     
    Comme il doit revêtir son costume civil à la place du costume du condamné à mort qu’il porte, Mademoiselle Noël se retire et je demeure seul avec lui.
    « Oui, restez près de moi », me dit-il.
    Il me montre la photographie de sa mère et celle de ses deux neveux.
    Il les met dans son portefeuille et m’exprime le désir de mourir avec ces photographies sur son cœur. À ce moment, il a une légère défaillance, il pousse un soupir, et des larmes coulent de ses yeux. Il se tourne vers moi et dit, comme s’il voulait s’excuser : « C’est un peu naturel. Tout à l’heure je ne manquerai pas de courage. Rassurez-vous ».

     

     

  2. Charles
    Charles lien permanent
    février 6, 2015

    Les derniers instants de Robert Brasillach :
     

    Il s’habille alors tranquillement, avec beaucoup de soin, refait la raie de ses cheveux devant sa petite glace, puis, songeant à tout, retire d’une miche de pain un petit canif et une paire de ciseaux qu’il y avait dissimulées et qu’il me remet. Il m’explique : « pour que personne n’ait d’ennuis ».
     
    Il range ses affaires personnelles dans un grand sac. À ce moment, il a soif. Il boit un peu d’eau dans sa gamelle. Puis il achève sa toilette. Il a le pardessus bleu qu’il portait au procès. Autour de son cou il a passé un foulard de laine rouge.
     
    Il demande à s’entretenir avec Monsieur le Commissaire du Gouvernement Reboul.
    Celui-ci s’avance. Il est raidi par l’émotion, le visage tourmenté, d’une grande pâleur.
    D’une voix sourde, Brasillach lui fait alors la déclaration suivante :

    « Je ne vous en veux pas, Monsieur Reboul, je sais que vous croyez avoir agi selon votre devoir ; mais je tiens à vous dire que je n’ai songé, moi, qu’à servir ma patrie. Je sais que vous êtes chrétien comme moi. C’est Dieu seul qui nous jugera. Puis-je vous demander un service ? »

    Monsieur Reboul s’incline. Robert Brasillach continue :

    « Ma famille a été très éprouvée, mon beau-frère est en prison, sans raison, depuis six mois. Ma sœur a besoin de lui. Je vous demande de faire tout ce que vous pourrez pour qu’il soit libéré. Il a été aussi le compagnon de toute ma jeunesse ».

    Le commissaire du Gouvernement lui répond : « Je vous le promets ».
    Robert Brasillach lui dit pour terminer :

    « Consentirez-vous, Monsieur Reboul, à me serrer la main ? »

    Le commissaire du Gouvernement la lui serre longuement.
     
    Robert Brasillach m’embrasse une fois encore. Il embrasse également Maître Mireille Noël qui vient de rentrer et lui dit :

    « Ayez du courage et restez près de ma pauvre sœur ».

    Il est prêt. Il ouvre lui-même la porte de sa cellule. Il s’avance au devant des personnalités qui attendent et leur dit :

    « Messieurs, je suis à vos ordres ».

     
    Deux gardes mobiles se dirigent vers lui et lui passent les menottes. Nous gagnons le grand couloir de la sortie. En passant devant une cellule, d’une voix claire, Robert Brasillach crie : « Au revoir Béraud ! » et, quelques mètres plus loin : « Au revoir Lucien Combelle ! ».
    Sa voix résonne sous la voûte, au-dessus du bruit des pas.
     
    Lorsque nous arrivons à la petite cour où attend la voiture cellulaire, il se retourne vers Mademoiselle Noël et lui baise la main en lui disant :

    « Je vous confie Suzanne et ses deux petits ».

    Il rajoute :

    « C’est aujourd’hui le 6 février, vous penserez à moi et vous penserez aussi aux autres qui sont morts, le même jour, il y a onze ans ».

     
    Je monte avec lui dans la voiture qui va nous conduire au fort de Montrouge. Il s’est assis, impassible, en me prenant la main. À partir de ce moment, il ne parlera plus.
     
    Le poteau est dressé au pied d’une butte de gazon. Le peloton, qui comprend 12 hommes et un sous-officier, nous tourne le dos. Robert Brasillach m’embrasse en me tapotant sur l’épaule en signe d’encouragement. Un sourire pur illumine son visage et son regard n’est pas malheureux. Puis, très calme, très à l’aise, sans le moindre tressaillement, il se dirige vers le poteau. Je me suis un peu détaché du groupe officiel. Il s’est retourné, adossé au poteau. Il me regarde. Il a l’air de dire : « Voilà… c’est fini ».
     
    Un soldat sort du peloton pour lui lier les mains. Mais le soldat s’affole et n’y parvient pas. Le maréchal des logis, sur ordre du lieutenant essaye à son tour. Les secondes passent… On entend la voix du lieutenant qui coupe le silence : « Maréchal des logis !… Maréchal des logis !… ».
     
    Robert Brasillach tourne lentement la tête de gauche à droite. Ses lèvres dessinent un sourire presque ironique. Les deux soldats rejoignent enfin le peloton.
     
    Robert Brasillach est lié à son poteau, très droit, la tête levée et fière. Au-dessus du cache-col rouge elle apparaît toute pâle. Le greffier lit l’arrêt par lequel le pourvoi est rejeté.
     
    Puis, d’une voix forte, Robert Brasillach crie au peloton :

    « Courage ! »

    et, les yeux levés :

    « Vive la France ! »

     
    Le feu de salve retentit. Le haut du corps se sépare du poteau, semble se dresser vers le ciel ; la bouche se crispe. Le maréchal des logis se précipite et lui donne le coup de grâce. Le corps glisse doucement jusqu’à terre. Il est 9 heures 38.
     
    Le docteur Paul s’avance pour constater le décès. L’aumônier et moi-même le suivons et nous inclinons. Le corps est apparemment intact. Je recueille, pour ceux qui l’aiment, la grosse goutte de sang qui roule sur son front.
     
                                                Fait à Paris le 6 février 1945,
     
                                                Jacques Isorni
                                                Avocat à la Cour d’Appel
     

     

     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      février 6, 2015

      Merci Charles pour ce témoignage de Maître Isorni…
       
      Toujours aussi émouvant à relire…
       

  3. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    février 6, 2015

    Merci à Cave ne Cadas d’avoir pensé à honorer la mémoire de ce …  osons le dire …  de ce géant !

    Une si grande âme, un poète hors pair, un vrai Franc qui, tombant sous les balles ennemies, emporta avec lui un des derniers pans de murs de ce qui restait d’Occident Chrétien.
    Un monde s’écroula avec la disparition de ces derniers grands Hommes.
    Fasse Dieu qu’au commencement des jours meilleurs, au matin du Relèvement, de nouvelles générations d’Hommes de cette trempe soient suscitées et puissent laver l’offense faite à leur honneur ainsi bafoué.

    Comme le disait un ami, “nous n’aurons pas la mémoire courte”.

    Pour ceux que cela intéressent lire le livre de l’abbé Popot  “J’étais Aumonier à Fresnes”. On y comprend pas mal de choses.
     

  4. Nordland
    Nordland lien permanent
    février 6, 2015

    À lire “À Fresnes au temps de Robert Brasillach” par Francois Brigneau.

    Publié en trois petits volumes dans la série intitulée “Mes derniers cahiers”.

    Ces volumes sont toujours disponibles chez Chiré DPF. Je viens de vérifier.
     
    1) http://www.chire.fr/A-143915-mes-derniers-cahiers-3eme-serie-n-4-a-fresnes-au-temps-de-brasillach–t1.aspx
    2) http://www.chire.fr/A-144114-mes-derniers-cahiers-4eme-serie-n-1-a-fresnes-au-temps-de-robert-brasillach–t2-un-rude-hiver.aspx
    3) http://www.chire.fr/A-144304-mes-derniers-cahiers-4eme-serie-n-2-a-fresnes-au-temps-de-brasillach–t3.aspx
     
    “Les poèmes de Fresnes” sont magnifiques…

    On pourra écouter Le Pen à ce sujet… Assez savoureux face à tous ces journaleux !!! (à 8mn34) (bien évidemment, je ne cautionne pas le FN… si il fallait le préciser).
     

     
    Aller à 8’34


     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 8, 2015

      Le journaliste :   “J’ai l’impression que vous défendez monsieur Assad ?”

      Jean Marie Le Pen :   “Je défend la Vérité monsieur”

      Le journaliste :   “En défendant la Vérité vous défendez monsieur Assad”

      http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      La malhonnêteté de la journaliste : “On essaie de comprendre votre point de vue [ … ] il est de dire que monsieur Assad est libre de bombarder des populations civiles”

      Ah la “liberté” de la presse … http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
       

  5. Avatar
    Alexandre lien permanent
    février 7, 2015

    Il est évident que Brasillach a été condamné à mort injustement, c’est un fait qu’il est un grand écrivain mais ce n’est pas pour autant que nous devons nous emballer à l’admirer, lui qui croyait faussement que le fascisme était une bonne chose, que l’Allemagne nazie était le salut de la France, ce depuis les années 1930 et que notre pays devait s’allier avec l’Allemagne d’Hitler.

    Doit-on rappeler que le nazisme a été condamné avec force par l’Église catholique et même ses responsables excommuniés ?

    Doit-on oublier que le fascisme reprend des thèses rejetées et condamnées par l’Église catholique, tout comme c’est le cas du communisme ? Conciliant voire favorable au départ, le Pape Pie XI va peu à peu exprimer ses inquiétudes et ses réserves quant au régime “mussolinien” se mettant en place, condamnant la conception totalitaire du droit et du rôle de l’État et l’idolâtrie sur laquelle se fonde la doctrine fasciste, notamment dans son encyclique Non abiamo bisogno en 1931. La conception politique de Mussolini “Tout dans l’État, rien contre l’État, rien hors de l’État” est jugée par le Pape en contradiction formelle avec la doctrine catholique ; au contraire, l’Église considère que l’organisation sociale doit respecter le principe de subsidiarité (encyclique Quadragesimo anno).

    Plus tard, il va plus loin :

    Pie XI :

    “Il y a quelque chose de bien pire que l’une ou l’autre formule de racisme et de nationalisme, c’est l’esprit qui les dicte. Il y a quelque chose de particulièrement détestable, c’est cet esprit de séparatisme, de nationalisme exagéré, qui précisément parce qu’il n’est pas chrétien, parce qu’il n’est pas religieux, finit par n’être même pas humain.” (Allocution devant le clergé de l’Action catholique italienne, 21 juillet 1938)

    Pie XI : 

    “Catholique signifie universel, non raciste, non nationaliste, au sens séparatiste de ces deux attributs (…) on oublie que le genre humain, tout le genre humain, est une seule, grande, universelle race humaine (…) On peut donc se demander comment il se fait que, malheureusement, l’Italie ait eu besoin d’imiter l’Allemagne.” (Allocution  devant le collège de la Propagation de la Foi le 28 juillet 1938)

    Bien évidemment, on n’oubliera pas l’encyclique Mit brenneder Sorge qui vise le nazisme mais aussi certains aspects du fascisme.

    Selon les archives vaticanes, Pie XI avait même résolu, en 1939, de prononcer devant tous les évêques italiens un discours très sévère contre le régime fasciste, critiquant notamment le climat d’oppression et d’espionnage que le fascisme faisait régner contre l’Église catholique et ceci en présence de Mussolini lors de la célébration du dixième anniversaire du concordat qui unissait l’Italie et le Vatican, le 11 février. Mais “étonnement”, la mort le surprit juste dans la nuit avant la cérémonie, le 10 février… arrêt cardiaque nous dit-on. Avec raison, on peut penser à un éventuel assassinat de Pie XI à la veille d’un discours important, sur ordre de Mussolini, soupçons accrus par le fait que l’un des médecins du Pape était le docteur Francesco Petacci, père de la maîtresse de Mussolini, Clara Petacci et que ce dernier était présent cette nuit-là près du Pape. Ces accusations furent réitérées par le cardinal Tisserant en 1972, qui affirma que Petacci avait fait une injection mortelle la veille à Pie XI. Quelques semaines après cette révélation, Tisserant décédait.

    Bref, ce n’est pas parce que nous sommes anti-gaullistes, anti-communistes, antidémocrates que nous devons, nous catholiques, être attirés par le fascisme et le nationalisme. Le régime de Mussolini était loin d’être bon, il a persécuté plus ou moins l’Église.

    Alors que Brasillach ait adhéré au fascisme et se soit identifié comme national-socialiste, ce n’est pas à son honneur !

    Vive le règne du Christ-Roi et de l’Église !
     

  6. Charles
    Charles lien permanent
    février 7, 2015

    Merci à Alexandre pour toutes ces précisions nécessaires auxquelles je souscris obligatoirement. Il serait  hasardeux et surtout très long de disserter sur le problème de fond  que pose un “mouvement” national (FN) qui n’est qu’un épiphénomène de la démocratie…

    Il serait un peu facile ici d’émettre en une formule du style “les extrêmes se rejoignent” l’opinion que l’enthousiasme d’un Édouard est aussi légitime qu’une approche plus circonspecte d’un Alexandre…

    Je laisse donc à chacun le soin d’exercer son devoir personnel de mémoire et de discernement.

     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 7, 2015

      Cher Charles,

       

      La question du FN, est réglée depuis longtemps dans nos milieux (ACRF). Avec tout le mal que ce parti a fait en trompant les Catholiques dans des voies sans issues, il n’a sa place que dans les poubelles de l’histoire. Quand bien même une once de sympathie pourrait s’exprimer pour ce vieux chef frontiste proche hélas du Jugement.

       

      Mais les réflexions d’Alexandre, auxquelles je tacherais d’apporter des réponses, sont symptomatiques de ce manque grave de jugement dans nos milieux, et surtout sur l’importance du danger.

      Parler de menace nazie aujourd’hui est ridicule, néanmoins il est bon de rappeler au souvenir collectif que si nous devons de ne pas parler Russe aujourd’hui, c’est pour partie du au Sacrifice de divisions de Waffen SS sur le front de l’Est.  Et certainement pas aux “alliés” des démocraties occidentales, que Pie XII tenait hélas, pour “camps de la paix”.

      Mais est-ce prudent d’aborder ces sujets sensibles sur un blog hébergé en France, par les temps qui courent ?

       

      • Avatar
        Alexandre lien permanent
        février 7, 2015

        Parce que vous pensez sérieusement que l’idéologie nazie est meilleur que le communisme ? Vous rêvez ! Dites-cela aux allemands catholiques ayant connu les persécutions nazies, vous verrez ce qu’ils vous rétorqueront ! Associations catholiques dissoutes, prêtres et évêques arrêtés, emblèmes chrétiens profanés, archevêchés incendiés, écoles catholiques et facultés de théologie fermées, censure de la presse catholique et tout cela avant la guerre… si vous êtes nostalgique de ce régime, je me demande en quoi vous pouvez vous prétendre catholique ! Pie XI dans son homélie de Noël 1937 déclarait lui-même :

        “pour appeler les choses par leur nom : en Allemagne, c’est la persécution religieuse, c’est la persécution à laquelle il ne manque ni la force et la violence, ni les pressions et les menaces, ni les ruses de l’astuce et du mensonge”  (cité dans Pie XII et la Seconde Guerre mondiale , d’après les archives du Vatican, Pierre Blet, p. 65)

        Pour Pie XI, la croix gammée “est une croix ennemie de la croix du Christ” affirme-t-il le 4 mai 1938 devant l’Académie d’archéologie sacrée.

        Ne venez pas me sortir que des prélats allemands ont soutenu le national-socialiste. Oui, il y en a eu au départ qui se sont montrés conciliants mais non seulement Rome s’est toujours désolidarisé d’eux mais ils ont vite désenchantés et regrettés un tel soutien en voyant le nazisme dans toute sa splendeur !

        Communisme, nazisme, fascisme, démocratie, tout ça à la poubelle !

        Viva Cristo Rey !
         

        • Edouard Marie Laugier
          Edouard Marie Laugier lien permanent
          février 7, 2015

          Apprenez à lire.

  7. Avatar
    Martial lien permanent
    février 7, 2015

    Communisme, nazisme, fascisme, démocratie, tout ça à la poubelle !

     

    Voilà, les dénonciations en long, en large, et en travers, des idéologies et des systèmes communiste,  national-socialiste, fasciste, démocratique, et en dernier lieu musulman, abondent chez les catholiques !

    En revanche, l’idéologie, le système, et l’origine et l’inspiration du libéralisme ne semblent guère les troubler. Les multiples et variées espèces du libéralisme ne sont perçus par eux, que sous leur forme aléatoire d’anecdotes contingentes, de conjonctures relatives, et de manifestations individuelles de diverses coteries et de laboratoires d’idées ;  là on observe en effet et parfois quelques dénonciations, comme s’ils sentaient qu’il convient de respecter malgré tout une chimère d’équilibre…

    Un deux poids deux mesures qui prouve un aveuglement libéral terrifiant !
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      février 7, 2015

      Bien dit Martial !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

       

  8. Avatar
    Martial lien permanent
    février 7, 2015

    Avez-vous observé Charles que sur certains sites de “riposte” marrane, le MPT par exemple ne serait qu’un accident inconfortable dû à une lubie du “socialiste” Hollande, tandis que “le voile” au contraire serait un cavalier de l’apocalypse en Fronce ??
     

  9. gg
    février 8, 2015

    Le Magistère de la Sainte Église Catholique s’est prononcé infailliblement et a CONDAMNÉ socialisme, nazisme, fascisme, libéralisme…

     

    Mais certains ont un magistère personnel.. qui est bien au dessus… n’est-il pas ?

    Le Bon Dieu balaiera ces grandes gueules bouffies d’orgueil et de petitesse… au moment opportun…

     

    En attendant tenons dans la prière et cultivons un jugement sain !

     

    “apprenons à bien penser, c’est là le principe de la morale !”
     

  10. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    février 8, 2015

    Souvenons-nous que les “bons” SS qui combattirent les méchants cocos, étaient financés eux aussi par les mêmes “bons” banquiers talmudistes, et tout cela à n’en pas douter pour la plus grande gloire de Dieu. In Gold we trust.
     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 8, 2015

      Je ne parlais pas des SS, mais de la Waffen SS.

      C’est fou comme un simple article sur un homme d’honneur et quelques lignes rappelant un fait de guerre exaltant l’honneur de combattants quoi qu’ennemi, provoquent un déchainement de “bonnes consciences” s’empressant à rappeler les heures les plus sombres et les condamnant avec la plus grande fermeté, on se croirait sur le site de Libé !

      Qui comme ce bon gg, regardent l’histoire d’une manière parfaitement binaire et étroite, se croyant eux, les purs, être doux et humble et peut être même déjà sauvé.

      Ah les bons résistants, souvent gaullistes d’ailleurs, et soldats de l’antifascisme avant l’heure, qui grossissent les rangs des Catholiques.
      Ces parfaits petits diocésains pré-concile, membres de l’Action Catholique (créé  par de Mun et soutenu par les Congar, Chenu, et autres Maritains), ces jac, jec, jic, joc, et Cie, votant comme le leur demande leurs évêques dont les catéchismes imposent le vote sous peine de péché, et hélas voteront même la constitution de 1958.
      Et qui, au “concile”, iront majoritairement dans la benne moderniste les deux pieds joints … il s’y étaient déjà entrainé.

      Ah oui quel exemple vivifiant ! Quel repère moral sur et droit !

      Pourtant à un aucun moment il n’y a eu sur ce fil une tentative de réhabilitation du national-socialisme, simplement un rappel de faits épi-phénoménaux de fait de guerre, de faits d’honneur. 

      Un ami me contait comment un vieux prêtre (pré Vat’ d’Eux) de ses amis, il y a fort longtemps, célébrait chaque année une Messe pour les âmes de ces Waffen SS tombés sur les fronts pour défendre l’Occident.
      Défendre à leur manière oui, mais contre un ennemi oriental à la doctrine intrinsèquement pervers.
      Quelle horreur, une Messe pour eux …
      Je me m’étonne pas de l’épuration, et des exécutions de Fresnes, en lisant certains commentaires  …

      Les réflexes …
       

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        février 8, 2015

        “Les réflexes …” ???  les “bonnes consciences”… gaullistes..l’épuration en sus, me voilà bien loti.

        Je voulais simplement rappeler que les soviets et les nazis qui persécutaient, avec une même hargne, les catholiques étaient financés par les mêmes et furent aussi condamnés par l’Église.

         

        • Edouard Marie Laugier
          Edouard Marie Laugier lien permanent
          février 8, 2015

          Je ne m’adressais pas à vous personnellement mais d’une manière générale.

          Et vous répondez à côté, de sorte que je me demande si ce n’est pas l’émotion qui prime sur ces questions là.

          Relisez moi ou, à défaut, lâchez l’affaire …

          • Ludovicus
            Ludovicus lien permanent
            février 8, 2015

            Pardonnez-moi cher Édouard Marie, mais vu la disposition du commentaire ce n’était pas évident. Oui, comme trop souvent, nous sommes ici dans le passionnel et c’est tout ce qui gâche ce blogue, par ailleurs fort intéressant.

            De fait, mon post était beaucoup trop rapide. Je vais maintenant cesser de perdre trop de temps à ce genre de chose.

            Bon dimanche à vous.
             

            • Edouard Marie Laugier
              Edouard Marie Laugier lien permanent
              février 8, 2015

              En effet,

               

              J’avais d’ailleurs pris soin de préciser plus haut qu’il n’était peut être pas conseillé de poursuivre pareil débat ici.

              Il y aurait beaucoup à en dire,  quoi qu’en penses des imbéciles comme gg, mais pas dans ce cadre là.

              Dans une brasserie autour d’une bonne bière bavaroise par exemple.

               

               

  11. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    février 8, 2015

    D’ailleurs j’espère que tout le monde a brulé ses ouvrages de Drumont, pensez donc, cet antisémite !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
     

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