Aller au contenu

30 juin 1988 ~ 30 juin 2013 : 25 ans des sacres épiscopaux de Mgr Lefebvre

2013 juillet 2
tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,
par Cave Ne Cadas

Les consécrations épiscopales du 30 juin 1988, vues par Mgr Michel-Louis Guérard des Lauriers, O.P. (1898-1988). Vingt-cinq ans d’erreurs et de déliquescences…

sacres_1988

Que peut-on reprocher, sur le plan doctrinal, à Monseigneur Lefebvre ?

 


SODALITIUM n° 13, mars 1988, p. 18-34
INTERVIEW DE MONSEIGNEUR GUÉRARD DES LAURIERS


 

9)    Sodalitium : Que pensez-vous d’un éventuel sacre d’évêques de la part de Mgr Lefebvre, qui reconnaît Jean Paul II comme étant vraiment le Pape, mais lui désobéit régulièrement ?

Mgr Guérard : Éventuelles Consécrations d’Évêques par Mgr Lefebvre ?

 

(I) Ce qui importe primordialement en l’occurrence (c’est-à-dire eu égard à l’état de l’Église), c’est évidemment la personne du “Consacré”. C’est donc à partir des conditions concernant la personne du Consacré qu’il faut préciser (ou examiner) celles qui concernent la personne du Consécrateur.

(II) Or, l’Évêque apte à perpétuer la MISSIO dans l’Église militante doit satisfaire aux conditions suivantes :

A. Être consacré validement, licitement, légalement autant qu’il est possible (Cf 7)

Faire partie de l’Église, CERTAINEMENT. Or, pour qu’on puisse affirmer avec certitude (morale), de tel fidèle qui professe intégralement toute la MISSIO, que ce fidèle a effectivement la Foi et qu’il fait partie de l’Église militante, il est nécessaire, nous l’avons montré [1].

B. Que ce fidèle pose en principe que tout membre de l’Église militante doit examiner attentivement la question du Pape jusqu’à ce qu’il l’ait résolue catégoriquement

C. Que ce fidèle affirme la vacance pour le moins « formelle » du Siège apostolique

D. Que ce fidèle professe de devoir se soumettre au Pape, lorsque le Christ en donnera un à Son Église.

 

(III) Un Évêque consacré par Mgr Lefebvre pourrait-il satisfaire à ces conditions ?

La réponse affirmative ne présente de difficulté que pour les conditions B & C. Mgr Lefebvre, en affirmant que Mgr Wojtyla est pape, et en intimant aux fidèles de ne pas examiner cette question, rend IMPOSSIBLE d’affirmer AVEC CERTITUDE que lui-même fasse partie de l’Église fondée par Jésus Christ. On doit certes le désirer, et on peut le supposer ; mais il est impossible d’en être assuré. La même incertitude hypothèquerait évidemment le fait de l’appartenance à l’Église par un Évêque consacré par Mgr Lefebvre tant que celui-ci continuera à reconnaître et à exiger de reconnaître que Wojtyla est investi de la suprême Autorité.

 

(IV) La réponse à la question (9), est subordonnée à la Déclaration que fera (?) Mgr Lefebvre en l’acte d’une éventuelle Consécration. Si, à l’occasion d’une éventuelle Consécration, Mgr Lefebvre désavoue son actuelle position, et affirme la vacance au moins formelle du Siège apostolique, toutes les conditions (II) seront en fait réalisées.

On ne pourrait alors que se réjouir. La MISSIO serait assurée par l’œuvre d’Écône débouchant enfin, LOYALEMENT, dans la réalité. C’est d’ailleurs bien à Mgr Lefebvre, lui ancien Archevêque de Dakar et de Tulle, qu’il incombe d’abord d’achever cette œuvre ; puisque Mgr NGO DINH THUC est décédé le 13 décembre 1984, et qu’au moins en ce qui concerne l’agir, Mgr de Castro-Mayer ne fait que suivre Mgr Lefebvre. En ce qui me concerne, si Mgr Lefebvre professe ENFIN la saine doctrine qui peut SEULE justifier son action, je ne désire que demeurer dans la Solitude d’où je ne suis sorti que pour l’OBLATIO MUNDA.

SI, à l’occasion d’une éventuelle Consécration, Mgr Lefebvre NE DÉCLARE PAS ET PUBLIQUEMENT le désaveu de son actuelle position, et même si extérieurement il ne réaffirme pas reconnaître Wojtyla comme étant en acte le Vicaire de Jésus-Christ : alors, la duplicité [2] que met systématiquement en œuvre Mgr Lefebvre EXIGE de redouter la pire des compromissions. De telles “Consécrations” seraient ordonnées, sataniquement et magistralement, à mieux assurer le “ralliement” [3] de la phalange “traditionnelle” à l’“église” officielle.

 

 

* * *

 

lefebvre_s

En quoi surtout fait défaut l’attitude de Mgr Lefebvre au point de vue doctrinal ?

La viciosité principale du “Lefebvrisme” consiste en une radicale duplicité, laquelle inocule l’hérésie.

a) « in verbis »Duplicité. À propos de chaque évènement, il y a toujours deux affirmations contraires entre elles concernant les rapports avec “Rome” : L’une pour les cercles restreints (« Rien à attendre de Rome, Mgr Lefebvre va consacrer des Évêques ») ; l’autre pour les grands auditoires (Confirmations, Ordinations : « Tout va s’arranger. Ne compromettez rien. Pas de Consécrations épiscopales »). Le dernier “numéro” de cette pantomime qui dure depuis dix ans a eu lieu le 8 décembre 1986. Mgr Lefebvre, dans une lettre ouverte à Jean Paul II, tenue secrète jusqu’au 8 Décembre, et ensuite passée sous silence, tient « qu’il faut considérer comme nuls toutes les réformes conciliaires et tous les actes de Rome qui sont accomplis dans cette impiété« . Cette déclaration, lue le 8 décembre au matin dans les Prieurés y a retenu des Séminaristes qui étaient déterminés à ne pas renouveler leur promesse et donc à quitter la Fraternité. Cependant la consigne étant donnée aux Écôniens de « ne pas parler de cette lettre », Mgr Lefebvre continue d’affirmer que Jean Paul II est vraiment pape. Ainsi, selon Mgr Lefebvre, une personne étant l’Autorité, les actes que pose cette personne en tant qu’elle est l’Autorité peuvent être NULS, « doivent être considérés comme nuls » Mgr Lefebvre a un si extraordinaire habitus de la duplicité qu’il la pousse avec cynisme jusqu’à affirmer les contradictoires.

b) « In factis »Tromperie et blasphème. La pratique des Prieurés enseigne en fait, par l’agir quoique sans le dire que, d’une authentique “autorité” (Mgr Wojtyla est vraiment “pape”, il est en acte le Vicaire de Jésus Christ), procède une “mission” tellement viciée (la dite nouvelle messe, l’œcuménisme… Assise et le reste) que Mgr Lefebvre refuse de s’y conformer. C’est, dans l’agir, un blasphème contre la sainteté de l’Église. LA MISSIO QUI VRAIMENT PROCÈDE DE L’ÉGLISE NE PEUT QU’ÊTRE SAINTE.

c) « in verbis et in factis » Tromperie, diffusion de l’hérésie. Depuis dix ans au moins, on a enseigné à Écône, on a répété et imposé aux fidèles des Prieurés, et aux enfants (innocents et sans défense !) qui fréquentent les écoles tenues par la Fraternité St Pie X, que le Magistère est infaillible SEULEMENT si le Pape parle “ex cathedra”. Cela revient à nier linfaillibilité du Magistère ordinaire universel, laquelle est cependant affirmée par toute la Tradition, notamment par Vatican I. Le “Lefebvrisme” diffuse donc lHÉRÉSIE, afin de pouvoir proclamer que Mgr Wojtyla est vraiment Pape, et de pouvoir ainsi conserver les suffrages des généreux fidèles qu’on met sur le chemin de l’enfer au lieu de leur déclarer la Vérité.

 

* * *

 

Les consécrations épiscopales du 30 juin 1988, vues par l’Institut Mater Boni Consilii.

Les consécrations épiscopales du 30 juin 1988 :
le sacrilège de Mgr Lefebvre

Mgr Lefebvre a répété de nombreuses fois (cf. “Dossier sur les Consécrations Épiscopales”, recueil de documents distribués le 30 juin, ainsi que l’homélie du même jour) qu’il était en communion avec Jean-Paul II, et qu’il le reconnaissait comme Pape en acte de l’Église catholique ; il l’exprimait d’ailleurs chaque jour en célébrant la Messe (même le 30 juin) “una cum famulo tuo Joanne Paulo”.
En même temps, il procède à des sacres explicitement interdits par Jean-Paul II (monition canonique du 17 juin).

Ces faits impliquent inéluctablement (1) :

[(1) Nous rappelons que, dans un acte humain, l’intention suffit à elle-seule à vicier tout l’acte, même s’il était bon en soi. Le catéchisme le rappelle souvent par l’exemple d’une aumône faite pour se faire voir : l’intention vaniteuse ruine toute la bonté de l’acte, qui n’est qu’un péché pour celui qui fait l’aumône, malgré le bien qui peut en sortir pour autrui. Dans le cas des sacres du 30 juin 1988, quoiqu’il en soit du bien qui pourrait en sortir, l’intention apparaît sacrilège et schismatique étant donnée que Mgr Lefebvre reconnaît Jean-Paul II comme vrai Pape.]

1° un sacrilège et un schisme capital (2)  (cf. Sodalitium n°13, p-23-4).

[(2) L’expression de “schisme capital”, qui est de Mgr Guérard des Lauriers, désigne —a) non un schisme réel mais une “faute qui est dans le genre du schisme”, —b) et fait référence au fait que le “schisme” s’est fait par la tête de l’Église (caput, capitis en latin) en la personne de Paul VI et ses successeurs, et non pas par un membre seulement.]

Toute messe célébrée “una cum famulo tuo Joanne Paulo”  comporte objectivement ce double délit ; celle du 30 juin très spécialement, étant donnée la nécessité encore plus grande de témoigner en cette circonstance en faveur de la Vérité et non pas du mensonge.

• Sacrilège : car alors la Messe, l’Oblation Pure, est profanée lorsqu’on affirme au cœur même de celle-ci cette contre-vérité, que Mgr Wojtyla et l’Église sont “una cum” (une seule chose).

• Schisme capital : du fait qu’on adhère au “schisme capital” de Jean-Paul II, en se déclarant “una cum” (en communion) avec lui.

2° Une pratique de nature schismatique

L’Institut Mater Boni Consilii constate que Mgr Lefebvre et ceux qui le suivent n’ont pas commis formellement un schisme, car ce n’est pas faire schisme que de désobéir à Jean-Paul II qui n’est pas formellement pape. Pour la même raison Jean-Paul II ne peut excommunier personne, étant totalement privé d’autorité, et l’on ne peut davantage appliquer les censures prévues par le droit vu l’absence d’autorité.
Toutefois Mgr Lefebvre et sa Fraternité Saint-Pie X inoculent aux fidèles qui les suivent une pratique – qui se transforme toujours plus en doctrine – absolument schismatique, selon laquelle, en fait, l’on doit désobéir même dans les matières les plus  graves au légitime et véritable Vicaire du Christ, sans tenir aucun compte de sa juridiction universelle et immédiate sur les fidèles catholiques. Dans leur perspective, le fondateur, les membres et les fidèles de la Fraternité Saint-Pie X agissent d’une manière objectivement schismatique.
Cette attitude schismatique, dans les circonstances présentes, est aggravée par la futilité des motifs mis en avant (date des consécrations autorisée par “Rome”, nombre des membres de la Fraternité dans la future Commission pour la défense de la tradition, etc…) comme si un vrai Souverain Pontife ne pouvait pas décider si et quand sacrer un évêque et qui nommer dans une Congrégation Romaine !
Si au contraire on fait état, pour justifier cette désobéissance au Pape, de motifs de foi en affirmant que les Papes ont alors utilisé leur autorité contrairement à la fin pour laquelle cette autorité leur a été donnée (Mgr Lefebvre, 23 avril 1988, p.8 du Dossier), l’on n’a pas le droit de conclure que les papes en question ont droit à notre désobéissance (ibidem), mais bien plutôt qu’ils ne sont plus (ou qu’ils n’ont jamais été) formellement Papes, puisqu’une autorité qui n’assure pas objectivement le bien commun et la finalité pour laquelle elle a été instituée n’est pas légitime.

3° Une vivante contradiction, signe manifeste de l’erreur

Mgr Lefebvre affirme que la Chaire de Pierre et les postes d’autorité sont occupés par des anti-Christ (28 août 1987, Dossier p.1) et que Jean-Paul II n’est pas catholique (Conférence du 15 juin 1988). En même temps il affirme aussi que Jean-Paul II (l’anti-Christ) est le Vicaire du Christ et par conséquent qu’un non-catholique est chef de l’Église catholique !
Le principe de non-contradiction est le fondement de toute vérité ; sa négation est à la base de toute erreur et, en définitive, de l’absurde. Mgr Lefebvre est la négation vivante du principe de non-contradiction, il est l’absurde vivant.

La position de l’Institut Mater Boni Consilii

Pour toutes ces raisons, l’Institut Mater boni Consilii fait siennes les paroles de Mgr Guérard des Lauriers :
Des consécrations épiscopales qui seraient accomplies selon le rite traditionnel, mais ultra-ultra-secrètement, una cum Jean-Paul II, de telles consécrations seraient valides; mais, étrangères à la saine doctrine, chargées de sacrilège puisqu’injurieuses pour le Témoignage de la très sainte Foi, elles ne s’expliqueraient que par l’astuce de Satan (Sodalitium n°16, p.17).
Si, à l’occasion d’une éventuelle consécration, Mgr Lefebvre ne déclare pas et publiquement le désaveu de son actuelle position, et même si extérieurement il ne réaffirme pas reconnaître Wojtyla comme étant en acte le Vicaire de Jésus-Christ : alors la duplicité que met systématiquement en œuvre Mgr Lefebvre exige de redouter la pire des compromissions (Sodalitium n°13, p.31).

Cette position est celle de l’Institut depuis sa fondation. Dans le Communiqué aux fidèles du 7 juin 1986 nous accusions la Fraternité :

— de vouloir sacrer des Évêques tout en reconnaissant Jean-Paul II comme Pape, même sans son autorisation (c’est la réalité depuis le 30 juin 1988) ;
— de chercher des compromis avec “Rome” (c’est manifeste depuis le 5 mai 1988) ;
— en cédant sur la messe et sur le nouveau code (c’est évident depuis le 5 mai 1988).

À ce sujet, rappelons que Mgr Lefebvre lui-même a écrit qu’il aurait signé l’accord du 5 mai même si celui-ci avait comporté la permission de faire célébrer la nouvelle messe à St. Nicolas du Chardonnet (Le Cardinal nous fait savoir qu’il faudrait laisser alors célébrer une Messe nouvelle à Saint-Nicolas du Chardonnet. Il insiste sur l’unique Église, celle de Vatican II. Malgré ces déceptions, je signe le Protocole du 5 mai – Mgr Lefebvre, 19 juin 1988, Dossier p.4). Pareillement, nous rappelons que le document officiel de la Fraternité Saint-Pie X pour justifier les Sacres épiscopaux (Écône 1988 : Dossier sur les Consécrations Épiscopales) inclut une étude du Professeur May entièrement fondée sur le nouveau code de droit canonique. Mgr Lefebvre nous accusait de mentir (homélie du 19 janvier 1986 à Montalenghe) ; les faits nous donnent raison.

Le devoir de Mgr Lefebvre

1° Ce qu’il devrait faire :

– rétracter ses erreurs ;
– s’excuser du scandale donné ;
affirmer la vacance formelle du Siège Apostolique et par là récupérer sa juridiction ;
admonester avec autorité Mgr Karol Wojtyla et pourvoir ainsi par la suite au bien de l’Église universelle et non pas à l’intérêt particulier de la Fraternité Saint-Pie X.

2° Ce qu’il annonce devoir faire :

Exactement le contraire. Il a en effet déclaré: “J’ai entendu dire que Rome accepterait mes quatre évêques (Il Sabato  25 juin, 1 juillet 1988 ; affirmations confirmées dans 30 Jours n°7, juillet 1988, p.10). De futures négociations ne sont pas exclues ; bien plus elles sont…  projetées.
La tromperie continue comme et plus qu’avant.

Conclusion

Tout vrai catholique doit refuser catégoriquement les consécrations du 30 juin, comme sacrilèges, contradictoires et de nature schismatique. Tout catholique doit dénoncer le scandale donné aux fidèles avec la signature du protocole du 5 mai par Mgr Lefebvre.
Enfin, les événements récents confirment la position qu’a prise, dans la crise actuelle, en esprit de Foi, Mgr Guérard des Lauriers.

Nichelino, juillet 1988.

 

http://www.sodalitium.eu/index.php?pid=93

 

 


[1] « L’Église militante au temps de Mgr Wojtyla ».

[2] Le dernier (en date !) épisode de cette satanique duplicité est le « coup du 8 décembre 1986 ». Lue intégralement intra muros, dans les Prieurés où il fallait convaincre les Séminaristes hésitants (et même résolus à quitter Écône) de renouveler leur engagement le 8 décembre, la « Déclaration » de Mgr Lefebvre (et de Castro-Maver), N’A PAS ÉTÉ LUE PUBLIQUEMENT en son intégralité, au moins en certains Prieurés, Saint Nicolas en particulier ; la partie principale, désavouant Vatican II et Wojtyla a été omise. Ainsi, les Séminaristes « durs » sont restés ; et les fidèles continuent d’être bernés.

[3] Et cela, même si Mgr Lefebvre persiste à vouloir ne pas le voir. Je l’ai expliqué dans l’article cité : Note 4.

mm

12 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 2, 2013

    Excellent rappel du CatholicaPedia blog de ce schisme capital perpétré en 1988 par Mgr Lefebvre et sa Fraternité !
    J’attire l’attention de nos amis lecteurs sur deux points bien précis :
         1/ affirmer la vacance formelle du Siège Apostolique et par là récupérer sa juridiction
         2/ Mgr Lefebvre est la négation vivante du principe de non-contradiction (Mgr G. dixit !)
    D’où il ressort gravement que les quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre en 1988 sont :
              a/ des simulacres d’évêques car non investis de la plénitude de leur sacerdoce
              b/ et par conséquent des évêques sataniquement ordonnés, au cours d’un rite de consécration schismatique, sacrilège et blasphématoire, « à mieux assurer le “ralliement” de la phalange “traditionnelle” à l’ “église” officielle. »

    Il ne faudra donc pas s’étonner que ces évêques soient dépossédés de tout pouvoir surnaturel d’exercer le « bien fin  » de l’Église, comme aurait dit Mgr Guérard.

  2. Avatar
    Ab Oriente lien permanent
    juillet 2, 2013

    MERCI ! MERCI ! MERCI !
    C’est criant de VÉRITÉ et d’intransigeance toute catholique, vraiment conforme à la charité surnaturelle cet article.
     

  3. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 2, 2013

    Il y eut, dans l’histoire de la résistance à l’apostasie conciliaire, deux « géantes rouges » qui éclipsèrent véritablement toute la résistance authentiquement catholique et prête à conclure à la vacance du Siège :
    1/ la première, devenue depuis un « trou noir » , fut la Contre-Réforme Catholique au XXème siècle de feu l’Abbé Georges de Nantes. Astre maléfique et dont l’attractivité n’est pas réduite à néant mais subsiste de manière sectaire et confidentielle chez un petit nombre de tradis, il aspire toute l’énergie résiduelle et la renvoie dans une connivence de fait sinon de doctrine (?), à la nébuleuse traditionaliste dans une complicité de partenariat quasiment avouée.
    Le blog emblématique de ce partenariat étant le blog La Question !
    2/ le second astre, devenu depuis une supernova et en passe de devenir une nébuleuse interstellaire, fut la FSSPX de Mgr Lefebvre qui par son pragmatisme insensé bloqua littéralement, à l’usage du plus grand nombre, toute velléité de tomber dans le sédévacantisme tant honni.
    Ces deux astres ont été permis par Dieu pour châtier et les clercs et les fidèles de leur esprit mondain et de leur peu d’amour de la vérité.
    Qu’en pensez-vous Ab Oriente ?

    • Avatar
      Ab Oriente lien permanent
      juillet 3, 2013

      Je souscris à 200 % à cette brillante analyse ! Oui cette fraternité a fait feux de tout bois (médiatique) telle une supernova, captivant l’attention d’un grand nombre, pour finir en cadavre stellaire, telle une étoile à neutrons compulsive ou tout simplement en un autre trou noir …
       
      Tout cela en châtiment comme vous le dites bien, pour les mêmes raisons d’esprit mondain, de peu d’amour de la Vérité, de naturalisme larvé, etc …
       
      Mais n’oubliez pas les ralliés-apostats hypocrites (notamment chez les clercs, dont plusieurs sont adeptes de la dite « thèse » selon les « épitres » des apostats papes maranes Barthe, Blignière, Lucien et consort, … ) dont le pouvoir de nuisance et de séduction dépasse celui des autres, car ceux-là veulent jouer sur tous les tableaux (faste liturgique, pseudo-orthodoxie, pseudo-tradition, pseudo-piété, pseudo-théologie, pseudo-obéissance, nombre, activisme, arrivisme, etc …)  et avoir le beurre et l’argent du beurre, en insensés qu’ils sont …

  4. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    juillet 2, 2013

    On peut même parler du 3e désastres qui est la résistance avec la Thèse, tant du côté de l’Institut M.B.C. que des prêtres de la thèse mais contre l’IMBC.

    Ce dernier empêche les âmes de tirer clairement les bonnes conclusions sur la secte conciliaire, l’hérésie dite formelle et ouvertement affichée des conciliaires et les conséquences de l’invalidité des rituels modernistes ….

  5. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    juillet 3, 2013

    Une fois éliminé Mgr Lefebvre par le Père Guérard ; une fois éliminé le Père Guérard par Myra Davidoglou ; une fois l’église éliminée par l’éclipse ; il reste à traiter de l’indéfectibilité, de l’apostolicité et de l’élection possible d’un pape catholique.

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      juillet 3, 2013

      Tout un programme !

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      juillet 3, 2013

      Mais précisément est ce vraiment à nous, et cela les guérardiens ne l’admettent pas, de nous poser ces questions là.

      Si Dieu nous enlève la « visibilité » de ces choses là, qu’il nous prive du recours à l’autorité d’un pape et à la succession apostolique des évêques (cela est un fait), c’est sans nul doute par châtiment.

      Dès lors je suis pour ma part convaincu, au nom de la Foi assurée de cette indéfectibilité, que Dieu n’a pas privé son Église d’autorité ni de succession, qu’elle existe, qu’elle est assurée, mais qu’elle nous est cachée parce que pour l’heure non indispensable.

      Et pour cause on peut encore se sauver, nous avons toute la doctrine, toute les prières efficaces, tout les sacrements, certes en petit nombre.

      Dieu interviendra quand « tout sera fichu », et que les derniers survivants se saigneront les genoux au sol pour supplier Dieu, en pleine rue, comme l’annonce les prophéties.
      Vouloir « maitriser » le plan de Dieu avec des solutions toute juridiques comme le veulent les guérardiens et les fraternitaires, est une manque de vue surnaturelle.

      Et quoi ? Que ne devrions nous pas faire une confiance aveugle à Dieu ??

      • Avatar
        Ab Oriente lien permanent
        juillet 3, 2013

        CQFD d’un point de vu surnaturel, le seul qui vaille vraiment ici.
         
        Dieu demande de combattre les trois adversaires et les concupiscences désordonnées, chacun selon ses moyens. Par la prière (spécialement par le rosaire et la prière fervente à Notre-Dame), par la pénitence, par la mortification, par une réception plus digne, plus fervente des sacrements, par des actes de réparation, par la plume, par la langue, par les actes quotidiens posés en vu de plaire à Dieu, de faire sa volonté (par exemple en mettant un point d’honneur et un soin tout particulier à édifier saintement et à tous les niveaux, les petites âmes qui sont confiées par la Providence à nos soins, etc …), par l’invocation aux Saints anges, aux saints de France, spécialement à Saint Michel, par la formation et le développement de nos facultés …
         
        Bref, tout se résume dans : « cherchez le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît »
         
        On retombe dans le sujet traité par Jean Vaquié dans « la bataille préliminaire ».
         
        Pour le reste, il appartient au seul Maître de décider du comment et du quand.

  6. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 4, 2013

    La visibilité de l’Église doit être manifeste aux yeux de tous pour quatre raisons :

    1° le bien des fidèles qui peuvent ainsi facilement suivre les enseignements de l’Église et obéir en toute sécurité à ses préceptes ;

    2° la nécessité pour les fidèles, exposés à perdre la foi, de pouvoir discerner facilement des sectes hérétiques de  l’Église catholique dont la vérité est devenue si resplendissante ;

    3° la nécessité, pour les infidèles qui veulent embrasser la foi catholique, de pouvoir aisément reconnaître l’Église catholique ;

    4° enfin la gloire de Jésus-Christ dont le règne su r toute la terre brille ainsi d’un merveilleux éclat.

    Le Père Hugon OP, dans “La vie spirituelle” n°35, p p. 355-356 affirme que :

    « Trois principes fondamentaux constituent le corps de l’Église :

    — un magistère visible et la profession d’une même foi par tous les croyants ;

    — un ministère visible et la communion de tous les fidèles au même culte ;

    — un gouvernement visible et l’obéissance de tous les sujets aux mêmes pasteurs ».

    On résume ces trois principes par une formule simple :

    profession de la même foi, participation aux mêmes sacrements, obéissance aux mêmes pasteurs. (…)

    Ne retenir que le raccourci pour principe de la visibilité de l’Église et ce dans une église qui n’est plus catholique (même si elle veut nous faire croire qu’elle est l’église catholique) c’est une imposture, une tromperie. (…)

    Alors ne retenir que comme critère de la visibilité, ce « pape » usurpateur hérétique, cette hiérarchie apostate et ennemie, c’est se tromper et c’est tromper ceux que l’on enseigne.

    (L.H.Rémy)

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      juillet 4, 2013

      Mon cher Charles, en effet, et ceux qui pratiquent les retraites de Saint Ignace avec un esprit antilibéral le savent.

      A Contrario, certains, comme par exemple Bontemps répètent comme des ânes que les retraites de Saint Ignace ne sont que des moyens de réformes personnelles et intérieures sur sa propre vie.
      Et ils viennent nous donner des leçons d’une « théologie »…

      D’autres quand à eux, conscient qu’il s’agit certes bien d’un moyen de réforme personnelle, savent que c’est également un moyen de discernement du vrai contre le faux dans le combat extérieur contre des ennemis visible. (Et pas toujours là où on le pense).

      Ce n’est pas pour rien qu’il y a la méditation des deux étendards, les trois classes d’hommes, et le discernement des esprits.
      On y apprends à connaitre ce qui vient de Dieu de ce qui vient du malin.
      Quelles actions, quel comportements (ensuite constatables publiquement chez certains) est de Dieu et quelles actions/comportements est du malin.

      Quand on médite les deux étendards pour savoir comment rester sous le bon camps celui de Jésus Christ, on sait également discerner qui, au regard de ses propos/actes publics, est objectivement dans le mauvais camps.

      À partir de là il est donc aisé de comprendre que la secte conciliaire n’a rien de Catholique, qu’elle est intégralement du camps de Satan et que ses chefs ne pouvant pas servir deux maitres, servent uniquement le malin.

      Et donc pouvoir établir une grille ami/ennemi et se prémunir des libéraux endurcis

      J’ai mémoire d’une retraite où participait un honorable vieillard qui, au sortir, continuait à soutenir que le pseudo général De Gaulle incarnait la France.
      D’autres quand à eux persistaient à donner de la vertu au vote républicain.

      Ceux là, dans la « tradition » depuis des années n’avaient toujours pas compris que tout ce qui est estampillé républicain était anathème.
      Il était dès lors inimaginable de parler du poison de certains mouvements « royalistes » pire, du poison des bourbons.

      Bien sur ils adhéraient à la thèse de Cassiciacum et plus graves certains enseignaient.

      Mais c’est avec des gens comme ça que Messieurs Lecuyer et sedevacantiste/sedevacantisme-qui-n’assume-pas-son-nom veulent que nous fassions corps, que nous soyons unis.

      J’ai même entendu dire « voyons ce qui nous uni et pas ce qui nous divise » (sic).

  7. Charles
    Charles lien permanent
    juillet 4, 2013

    Air connu……Édouard…de la part de ces gens-là…notamment en politique ! Seulement en matière religieuse seule la Vérité peut UNIR véritablement !!! Partant d’une bonne intention mais viciée dès le départ, « sauver la visibilité de l’Église », ils en arrivent à des raisonnements subtils et sophistiques qui les mènent à des dérives qu’ils n’accepteraient pas si elles leur étaient présentées différemment. Lorsqu’une « bonne intention » n’est qu’humaine et parfois en sus  légèrement teintée soit d’orgueil clérical soit d’esprit mondain, le Malin a vite fait de venir corrompre cette fameuse « bonne intention » de départ pour la faire servir exclusivement, sous le masque du bien, à son propre camp. Ensuite c’est pour lui un jeu « d’enfant » de renforcer l’accroche sensible et d’obtenir de la part de ses théoriciens un esprit sectaire que viendra alimenter sans cesse une recherche intellectuelle pointilleuse et accrue, une non soumission à l’évidence des choses et un renforcement de la croyance de détenir la seule explication qui vaille (s’accompagnant le plus souvent d’une condamnation des opposants les plus durs (=sédévacs) ). ET sans s’en rendre compte par le seul biais d’une bonne intention et d’une thèse utilitariste, certains d’entre eux ne se rendent pas compte qu’ils servent à leurs dépens le camp du démon ! Espérons que ce soit pour beaucoup…à leur corps défendant !!!

Les commentaires sont fermés.