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21 janvier 1793, il y a 222 ans mourait martyr de la Foi Catholique le Roi Très Chrétien Louis XVI

2015 janvier 20
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par Cave Ne Cadas

 

In memoriam

 

Souvenons-nous, ce 21 janvier, il y aura 222 ans que mourait martyr de la Foi Catholique le Roi Très Chrétien Louis XVI.

Voilà les réflexions que Nous avons jugées les plus propres à vous offrir quelques consolations dans un si hor­rible désastre. C’est pourquoi, pour achever ce qui nous reste à dire, Nous vous invitons au service solennel que Nous célé­brerons avec vous, comme de coutume, pour le repos de l’âme du roi Louis XVI. Quoique ces prières funèbres puis­sent paraître superflues, quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyr, puisque saint Augustin dit que l’Église ne prie pas pour les martyrs, mais qu’elle se recommande plutôt à leurs prières, cependant cette sentence du saint docteur doit s’entendre et s’interpréter, non pas de celui qui est simplement réputé martyr par une personne purement humaine, mais de celui qui est formellement re­connu tel par un jugement du Saint Siège apostolique. En conséquence Nos vénérables frères, on vous indiquera par notre ordre le jour où Nous procéderons ensemble selon l’usage, dans Notre chapelle pontificale, aux obsèques publi­ques de Sa Majesté très chrétienne, Louis XVI, roi de France.

En téléchargement, connue mais pas assez, l’allocution du Pape Pie VI du 17 juin 1793 au sujet de cet assassinat.

 

Il y a 222 ans, le 21 janvier 1793 à 10h22, Louis XVI était exécuté par décapitation à Paris, sur la place de la Révolution (Paris) (ancienne place Louis XV, devenue en 1795 la place de la Concorde).

 

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Louis XVI fut déclaré « martyr » par le Pape Pie VI.

 

XVI, 21 janvier 1793" width="500" height="717" srcset="https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2013/01/louis_xvi_21_janvier_1793.jpg?resize=714%2C1024&ssl=1 714w, https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2013/01/louis_xvi_21_janvier_1793.jpg?resize=209%2C300&ssl=1 209w, https://i0.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2013/01/louis_xvi_21_janvier_1793.jpg?w=800&ssl=1 800w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" />

Ô jour de triomphe pour Louis XVI à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice ! Nous avons la ferme confiance qu’il a heureusement échangé une couronne royale toujours fragile et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable, que les anges ont tissu de lys immortels.

Discours du Pape Pie VI prononcé au Consistoire secret du 11 juin 1793 suite à la mort du Roi Louis XVI le 21 janvier 1793.

 

Pape Pius VI

Giannangelo, comte Braschi ou Giovanni Angelico Braschi à sa naissance, Jean Ange Braschy pour l'état civil français (Lors de son décès à Valence), le 250e pape de l'Église catholique, sous le nom de Pie VI

 

« Vénérables Frères, comment Notre voix n’est-elle point étouffée dans ce moment par Nos larmes et par Nos sanglots ? N’est-ce pas plutôt par Nos gémissements que par Nos paroles, qu’il convient d’exprimer cette douleur sans bornes que Nous sommes obligés de manifester devant vous en vous retraçant le spectacle que l’on vit à Paris le 21 du mois de janvier dernier.

« Le Roi très Chrétien Louis XVI a été condamné au dernier supplice par une conjuration impie et ce jugement s’est exécuté. Nous vous rappellerons en peu de mots les dispositions et les motifs de la sentence. La Convention Nationale n’avait ni droit ni autorité pour la prononcer.

« En effet, après avoir aboli la monarchie, le meilleur des gouvernements, elle avait transporté toute la puissance publique au peuple, qui ne se conduit ni par raison, ni par conseil, ne se forme sur aucun point des idées justes, apprécie peu de chose par la vérité et en évalue un grand nombre d’après l’opinion ; qui est toujours inconstant, facile à être trompé, entraîné à tous les excès, ingrat, arrogant, cruel… La portion la plus féroce de ce peuple, peu satisfaite d’avoir dégradé la majesté de son Roi, et déterminée à lui arracher la vie, voulut qu’il fût jugé par ses propres accusateurs qui s’étaient déclarés hautement ses plus implacables ennemis. Déjà, dès l’ouverture du procès, on avait appelé, tour à tour, parmi les juges quelques députés plus particulièrement connus par leurs mauvaises dispositions, pour mieux s’assurer de faire prévaloir l’avis de la condamnation par la pluralité des opinions.

« On ne put cependant pas assez augmenter le nombre pour obtenir que le Roi fût immolé en vertu d’une majorité légale. À quoi ne devait-on pas s’attendre et quel jugement exécrable à tous les siècles ne pouvait-on pas pressentir en voyant le concours de tant de juges pervers, et de tant de manœuvres employées pour capter les suffrages.

« Toutefois, plusieurs d’entre eux ayant reculé d’horreur au moment de consommer un si grand forfait, on imagina de revenir aux opinions, et les conjurés ayant ainsi voté de nouveau, prononcèrent que la condamnation était légitimement décrétée. Nous passerons ici sous silence une foule d’autres injustices, de nullités et d’invalidités que l’on peut lire dans les plaidoyers des avocats et dans les papiers publics. Nous ne relevons pas non plus tout ce que le Roi fut contraint d’endurer avant d’être conduit au supplice : sa longue détention dans diverses prisons d’où il ne sortait jamais que pour être conduit à la barre de la Convention, l’assassinat de son confesseur, sa séparation de la Famille Royale qu’il aimait si tendrement ; enfin cet amas de tribulations rassemblé sur lui pour multiplier ses humiliations et ses souffrances. Il est impossible de ne pas en être pénétré d’horreur quand on n’a point abjuré tout sentiment d’humanité. L’indignation redouble encore de ce que le caractère de ce Prince était naturellement doux et bienfaisant ; que sa clémence, sa patience, son amour pour son peuple furent toujours inaltérables…

 

« Mais ce que Nous ne saurions pas surtout passer sous silence, c’est l’opinion universelle qu’il a donnée de sa vertu par son testament, écrit de sa main, émané du fond de son âme, imprimé et répandu dans toute l’Europe. Quelle haute idée on y conçoit de sa vertu ! Quel zèle pour la religion catholique ! Quel caractère d’une piété véritable envers Dieu ! Quelle douleur, quel repentir d’avoir apposé son nom malgré lui à des Décrets si contraires à la discipline et à la Foi orthodoxe de l’Église. Prêt à succomber sous le poids de tant d’adversités qui s’aggravaient de jour en jour sur sa tête, il pouvait dire comme Jacques Ier, Roi d’Angleterre, qu’on le calomniait dans les Assemblées du peuple, non pour avoir commis un crime, mais parce qu’il était Roi, ce que l’on regardait comme le plus grand de tous les crimes…

« Et qui pourra jamais douter que ce monarque n’ait été principalement immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ? Déjà depuis longtemps les calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique.

« Mais pour y parvenir, il fallut préparer les esprits et abreuver les peuples de ces principes impies que les novateurs n’ont ensuite cessé de répandre dans les livres qui ne respiraient que la perfidie et la sédition. C’est dans cette vue qu’ils se sont ligués avec des philosophes pervers. L’Assemblée Générale du Clergé de France de 1755 avait découvert et dénoncé les abominables complots de ces artisans d’impiété. Et Nous-mêmes aussi, dès le commencement de Notre Pontificat, prévoyant les exécrables manœuvres d’un parti si perfide, Nous annoncions le péril imminent qui menaçait l’Europe dans Notre Lettre Encyclique adressée à tous les Évêques de l’Église Catholique…

« Si l’on avait écouté Nos représentations et Nos avis, Nous n’aurions pas à gémir maintenant de cette vaste conjuration tramée contre les rois et contre les empires.

« Ces hommes dépravés s’aperçurent bientôt qu’ils avançaient rapidement dans leurs projets ; ils reconnurent que le moment d’accomplir leurs desseins était enfin arrivé ; ils commencèrent à professer hautement, dans un livre imprimé en 1787, cette maxime d’Hugues Rosaire ou bien d’un autre auteur qui a pris ce nom, que c’était une action louable que d’assassiner un souverain qui refuserait d’embrasser la réforme ou de se charger de défendre les intérêts des Protestants en faveur de leur religion.

« Cette doctrine ayant été publiée peu de temps avant que Louis fût tombé dans le déplorable état auquel il a été réduit, tout le monde a pu voir clairement quelle était la première source de ses malheurs. Il doit donc passer pour constant qu’ils sont tous venus des mauvais livres qui paraissaient en France, et qu’il faut les regarder comme les fruits naturels de cet arbre empoisonné.

« Aussi a-t-on publié dans la vie imprimée de l’impie Voltaire, que le genre humain lui devait d’éternelles actions de grâces comme au premier auteur de la Révolution Française.

« C’est lui, dit-on, qui en excitant le peuple à sentir et à employer ses forces, a fait tomber la première barrière du despotisme : le pouvoir religieux et sacerdotal. Si l’on n’eût pas brisé ce joug, on n’aurait jamais brisé celui des tyrans. L’un et l’autre se tenaient si étroitement unis que le premier, une fois secoué, le second devait l’être bientôt après. En célébrant comme le triomphe de Voltaire la chute de l’Autel et du Trône, on exalte la renommée et la gloire de tous les écrivains impies comme autant de généraux d’une armée victorieuse. Après avoir ainsi entraîné, par toutes sortes d’artifices, une très grande portion du peuple dans leur parti pour mieux l’attirer encore par leurs œuvres et par leurs promesses, ou plutôt pour en faire leur jouet dans toutes les provinces de France, les factieux se sont servis du mot spécieux de liberté, ils en ont arboré les trophées et ils ont invité de tous côtés la multitude à se réunir sous ses drapeaux. C’est bien là, véritablement, cette liberté philosophique qui tend à corrompre les esprits, à dépraver les mœurs, à renverser toutes les lois et toutes les institutions reçues. Aussi fut-ce pour cette raison que l’Assemblée du Clergé de France témoigna tant d’horreur pour une pareille liberté, quand elle commençait à se glisser dans l’esprit du peuple par les maximes les plus fallacieuses. Ce fut encore pour les mêmes motifs que Nous avons cru, Nous-mêmes, devoir la dénoncer et la caractériser en ces termes :

« Les philosophes effrénés entreprennent de briser les liens qui unissent tous les hommes entre eux, qui les attachent aux Souverains et les contiennent dans le devoir. Ils disent et répètent jusqu’à satiété que l’homme naît libre et qu’il n’est soumis à l’autorité de personne. Ils représentent, en conséquence, la Société comme un amas d’idiots dont la stupidité se prosterne devant les prêtres et devant les rois qui les oppriment, de sorte que l’accord entre le Sacerdoce et l’Empire n’est autre chose qu’une barbare conjuration contre la liberté naturelle de l’homme. Ces avocats tant vantés du genre humain ont ajouté au mot fameux et trompeur de liberté cet autre nom d’égalité qui ne l’est pas moins. Comme si entre des hommes qui sont réunis en société et qui ont des dispositions intellectuelles si différentes, des goûts si opposés et une activité si déréglée, si dépendante de leur cupidité individuelle, il ne devait y avoir personne qui réunît la force et l’autorité nécessaires pour contraindre, réprimer, ramener au devoir ceux qui s’en écartent, afin que la Société, bouleversée par tant de passions diverses et désordonnées, ne soit précipitée dans l’anarchie et ne tombe pas en dissolution.

« … Après s’être établis, selon l’expression de Saint Hilaire de Poitiers, Réformateurs des Pouvoirs publics et arbitres de la religion, tandis que le principal objet est au contraire de propager partout un esprit de soumission et d’obéissance, ces novateurs ont entrepris de donner une constitution à l’Église elle-même par de nouveaux décrets inouïs jusqu’à ce jour.

« C’est de ce laboratoire qu’est sortie une constitution sacrilège que Nous avons réfutée dans Notre réponse du 10 mars 1791 à l’exposition des principes qui Nous avait été soumise par cent trente Évêques. On peut appliquer convenablement à ce sujet ces paroles de Saint Cyprien : “ Comment se fait-il que les Chrétiens soient jugés par des hérétiques, les hommes sains par des malades … les juges par des coupables, les prêtres par des sacrilèges ? ”.

« Que reste-t-il donc de plus que de soumettre l’Église au capitole ? Tous les Français qui se montraient encore fidèles dans les différents ordres de l’État et qui refusaient avec fermeté de se lier par un serment à cette nouvelle Constitution, étaient aussitôt accablés de revers et voués à la mort. On s’est hâté de les massacrer indistinctement ; on a fait subir les traitements les plus barbares à un grand nombre d’ecclésiastiques. On a égorgé des Évêques … ceux que l’on persécutait avec moins de rigueur se voyaient arrachés de leurs foyers et relégués dans des pays étrangers, sans aucune distinction d’âge, de sexe, de condition. On avait décrété que chacun était libre d’exercer la religion qu’il choisirait, comme si toutes les religions conduisaient au salut éternel ; et cependant la seule religion catholique était proscrite.

« Seule, elle voyait couler le sang de ses disciples dans les places publiques, sur les grands chemins et dans leurs propres maisons. On eût dit qu’elle était devenue un crime capital. Ils ne pouvaient trouver aucune sûreté dans les États voisins où ils étaient venus chercher asile … Tel est le caractère constant des hérésies. Tel a toujours été, dès les premiers siècles de l’Église, l’esprit des hérétiques, spécialement développé de notre temps par les manœuvres tyranniques des calvinistes qui ont cherché avec persévérance à multiplier leurs prosélytes par toutes sortes de menaces et de violences. D’après cette suite ininterrompue d’impiétés qui ont pris leur origine en France, aux yeux de qui n’est-il pas démontré qu’il faut imputer à la haine de la religion les premières trames de ces complots qui troublent et ébranlent toute l’Europe ? Personne ne peut nier que la même cause n’ait amené la mort funeste de Louis XVI. On s’est efforcé, il est vrai, de charger ce Prince de plusieurs délits d’un ordre purement politique. Mais, le principal reproche qu’on ait élevé contre lui, portait sur l’inaltérable fermeté avec laquelle il refusa d’approuver et de sanctionner le décret de déportation des prêtres, et la lettre qu’il écrivit à l’Évêque de Clermont pour lui annoncer qu’il était bien résolu de rétablir en France, dès qu’il le pourrait, le culte catholique. Tout cela ne suffit-il pas pour qu’on puisse croire et soutenir, sans témérité, que Louis fut un martyr ?

« … Mais, d’après ce que nous avons entendu, on opposera ici, peut-être, comme un obstacle péremptoire au martyre de Louis, la sanction qu’il a donnée à la Constitution, que Nous avons déjà réfutée dans Notre susdite réponse aux Évêques de France. Plusieurs personnes nient le fait et affirment que lorsqu’on présenta cette Constitution à la signature du Roi, il hésita, recueilli dans ses pensées, et refusa son seing de peur que l’apposition de son nom ne produisit tous les effets d’une approbation formelle. L’un de ses ministres que l’on nomme, et en qui le Roi avait alors une grande confiance, lui représenta que sa signature ne prouverait autre chose que l’exacte conformité de la copie avec l’original, de manière que Nous, à qui cette Constitution allait être adressée, Nous ne pouvions sans aucun prétexte élever le moindre soupçon sur son authenticité.

« Il paraît que ce fut cette simple observation qui le détermina aussitôt à donner sa signature. C’est aussi ce qu’il insinue lui-même dans son testament quand il dit que son seing lui fut arraché contre son propre vœu.

La cathédrale de Reims

Le 11 juin 1775 en la cathédrale de Reims, Louis XVI est sacré selon la tradition remontant à Pépin le Bref.

« Et, en effet, il n’aurait pas été conséquent et se serait mis en contradiction avec lui-même, si, après avoir approuvé volontairement la Constitution du Clergé de France, il l’eût rejetée ensuite avec la plus inébranlable fermeté, comme il fit lorsqu’il refusa de sanctionner le Décret de déportation des Prêtres non assermentés, et lorsqu’il écrivit à l’Évêque de Clermont qu’il était déterminé à rétablir en France le culte catholique.

« Mais quoiqu’il en soit de ce fait, car Nous n’en prenons pas sur Nous la responsabilité, et quand même Nous avouerions que Louis, séduit par défaut de réflexion ou par erreur, approuva réellement la Constitution au moment où il souscrivit, serions-Nous obligés pour cela de changer de sentiment au sujet de son martyre ? Non, sans doute. Si Nous avions eu pareil dessein, Nous en serions détournés par sa rétractation subséquente aussi certaine que solennelle et par sa mort même qui fut votée en haine de la religion catholique ; de sorte qu’il paraît difficile que l’on puisse rien contester de la gloire de son martyre.

« … Appuyé sur cette raison, celle du Pape Benoît XIV, et voyant que la rétractation de Louis XVI, écrite de sa propre main et constatée encore par l’effusion d’un sang si pur, est certaine et incontestable, Nous ne croyons pas Nous éloigner du principe de Benoît XIV, non pas, il est vrai, en prononçant dans ce moment un Décret pareil à celui que Nous venons de citer, mais en persistant dans l’opinion que Nous Nous sommes formée du martyre de ce Prince, nonobstant toute approbation qu’il avait donnée à la Constitution Civile du Clergé quelle qu’elle eût été.

« Ah ! France ! Ah ! France ! toi que nos prédécesseurs appelaient le miroir de la chrétienté et l’inébranlable appui de la foi, toi qui, par ton zèle pour la croyance chrétienne et par ta piété filiale envers le siège apostolique, ne marche pas à la suite des autres nations, mais les précède toutes, que tu Nous es contraire aujourd’hui ! De quel esprit d’hostilité tu parais animée contre la véritable religion !

« Combien la fureur que tu lui témoignes surpasse déjà les excès de tous ceux qui se sont montrés jusqu’à présent ses persécuteurs les plus implacables ! Et cependant, tu ne peux pas ignorer, quand même tu le voudrais, que la religion est la gardienne la plus sûre et le plus solide fondement des empires, puisqu’elle réprime également les abus d’autorité dans les puissances qui gouvernent, et les écarts de la licence dans les sujets qui obéissent. Et c’est pour cela que les factieux adversaires des prérogatives royales cherchent à les anéantir et s’efforcent d’amener d’abord le renoncement à la foi catholique.

« Ah ! encore une fois, France ! Tu demandais même auparavant un Roi catholique. Tu disais que les lois fondamentales du Royaume ne permettaient point de reconnaître un Roi qui ne fut pas catholique, et c’est précisément parce qu’il était catholique que tu viens de l’assassiner !

« Ta rage contre ce monarque s’est montrée telle que son supplice même n’a pu ni l’assouvir, ni l’apaiser. Tu as voulu encore la signaler après sa mort sur ses tristes dépouilles ; car tu as ordonné que son cadavre fut transporté et inhumé sans aucun appareil d’une honorable sépulture.

« Ô jour de triomphe pour Louis XVI à qui Dieu a donné et la patience dans les tribulations, et la victoire au milieu de son supplice !

« Nous avons la confiance qu’il a heureusement échangé une couronne royale toujours fragile et des lys qui se seraient flétris bientôt, contre cet autre diadème impérissable que les anges ont tissé de lys immortels.

« Saint Bernard nous apprend dans ses lettres au Pape Eugène, son disciple, ce qu’exige de Nous dans ces circonstances Notre ministère apostolique, lorsqu’il exhorte à multiplier ses soins afin que les incrédules se convertissent à la Foi, que ceux qui sont convertis ne s’égarent plus et que ceux qui sont égarés rentrent dans le droit chemin. Nous avons, Nous aussi, pour modèle la conduite de Clément VI, Notre prédécesseur, qui ne cessa de poursuivre la punition de l’assassinat d’André, Roi de Sicile, en infligeant les peines les plus fortes à ses meurtriers et à leurs complices, comme on peut le voir dans ses Lettres Apostoliques. Mais que pouvons-Nous tenter, que pouvons-Nous attendre, quand il s’agit d’un peuple qui, non seulement n’a eu aucun égard pour Nos monitions, mais qui s’est encore permis, envers Nous, les offenses, les usurpations, les outrages et les calomnies les plus révoltantes ; et qui est enfin parvenu à cet excès d’audace et de délire, de composer sous Notre Nom des lettres supposées et parfaitement assorties à toutes les nouvelles erreurs.

« Laissons-le donc s’endurcir dans sa dépravation puisqu’elle a pour lui tant d’attraits, et espérons que le sang innocent de Louis crie en quelque sorte et intercède pour que la France reconnaisse et déteste son obstination à accumuler sur elle tant de crimes, et qu’elle se souvienne des châtiments effroyables qu’un Dieu juste, Vengeur des forfaits, a souvent infligés à des Peuples qui avaient commis des attentats beaucoup moins énormes.

« Telles sont les réflexions que Nous avons jugées les plus propres à vous offrir quelques consolations dans un si horrible désastre.

« C’est pourquoi pour achever ce qui Nous reste à dire, Nous vous invitons au Service solennel que Nous célébrerons avec vous pour le repos de l’âme du Roi Louis XVI, quoique les prières funèbres puissent paraître superflues quand il s’agit d’un chrétien qu’on croit avoir mérité la palme du martyre, puisque Saint Augustin dit que l’Église ne prie pas pour les martyrs, mais qu’elle se recommande plutôt à leurs prières… »

Discours du Pape Pie VI prononcé au Consistoire secret du 11 juin 1793 suite à la mort du Roi Louis XVI le 21 janvier 1793.

 

 


 

Après ce magnifique discours retentissant du Pape Pie VI, nous vous proposons d’écouter le Testament de Louis XVI fait a la tour du Temple le 25 Décembre 1792 :

 

Louis XVI fit lui-même de nombreuses erreurs. On le voit encore dans son testament ci-dessus. Testament de grand chrétien, testament d’une âme de grande Foi, de grande Charité, de grand pardon, testament de chef de famille, mais pas Testament de Roi.

Il parle de ses problèmes, de sa famille, mais oublie de parler aux français. Rien pour les conseiller, les mettre en garde contre nos ennemis, contre ceux qui allaient tout détruire ! Pas un mot pour ses sujets ! juste une courte demande de prières ! alors qu’un Roi doit faire passer ses gouvernés avant sa famille. Repensons au testament de Notre-Seigneur pendant la cène ! Souvenons-nous en particulier du Vigilate et orate, consigne si riche, si importante !

« mon fils s’il avait le MALHEUR de devenir Roi » écrit-il !

Combien on est loin de saint Louis qui écrivait dans son testament à son fils : « si Dieu vous fait la GRÂCE d’être Roi » !

Comment ne pas penser que cette phrase étant écrite, Dieu ne permit pas que la descendance de Louis XVI règne ! Un LieuTenant malheureux de régner !!!

« Je n’ai jamais prétendu me rendre juge », « mais je ne prétends pas les juger » écrit-il.

Voilà l’erreur : c’est le propre du Roi, c’est la vocation du Roi, c’est le devoir d’état du Roi de prendre conseil, de juger et de gouverner.

Il est sacré pour avoir les grâces de discernement, pour juger.

Il est sacré pour avoir le courage, les forces, pour gouverner, c’est-à-dire imposer ses décisions.

« qu’en régnant suivant les Lois ». C’est lui le principe, c’est lui qui fait les Lois, c’est lui qui doit faire exécuter ses décisions. En suivant les lois il a fini à l’échafaud ! Voilà la sanction d’une inversion des principes.

Ces trois exemples prouvent que le sens de la fonction royale était dévoyé.

Déjà on s’était moqué du sacre ! Le sermon de l’évêque consécrateur à Reims scandalisa tellement, que Louis XVI interdit qu’il soit imprimé ! Il se moquait trop des Traditions sacrées royales !

Par son martyr Louis XVI racheta ses fautes personnelles, nous mérita les promesses de saint Pie X (enseignées par le Cardinal Pie) promesses nous assurant le pardon divin et la Restauration d’un véritable ordre chrétien. Mais ce martyr fut-il suffisant pour mériter le LieuTenant du Règne du Sacré-Cœur ? N’avons-nous pas encore aujourd’hui un devoir de prières de demandes intenses et de sacrifices généreux pour que Sa volonté soit faite ?

En 2015 le mal continue et nous refusons de nous convertir : nous rêvons d’un peu de monarchie pour ses fastes, pour sa gloire, pour ses triomphes, pour ses palais, etc. mais pas pour la Lieutenance de Dieu. La preuve en est que, d’une façon générale, nous rêvons à une solution par… une Le Pen et Cie ! même des clercs (c’est la démocratie chrétienne de notre génération ; que nos pères seraient scandalisés !) ; et que nous sommes toujours prêts à voter, que nous n’attendons rien de ce que Dieu veut ! Aujourd’hui encore nous renouvelons les mêmes péchés (voir le livre de LHR : Vrais et Faux Principes et Maîtres, 456 pages, 25 € aux ACRF)

Continuons le combat chers amis, prions les uns pour les autres, prions pour pouvoir mériter un jour de crier :

Vive le Christ Roi de France !

 

 


 
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32 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    janvier 20, 2015

    Quelle meilleure manière que de rappeler, à l’occasion de cet anniversaire, la lettre écrite par notre ami Louis-Hubert Remy il y a une douzaine d’années à l’attention de tous les catholiques semper idem :

    Louis-Hubert, le 22 janvier 2003

    Chers amis, bonjour,

    Comme chaque année depuis (?, 60 ans ?) j’ai eu la grâce d’assister à la messe anniversaire de l’assassinat du Roi Louis XVI, de l’assassinat de la monarchie française et du rejet de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans les lois. Une très belle messe chantée, très pieuse, pleine de Foi ! Que cette liturgie est belle, surnaturellement belle, consolante, solennelle ! Quel respect, quel amour pour les morts !

    Malheureusement que le nombre de fidèles était petit ! L’officiant, pour Le Pen, rassemble plus de monde ! Que le nombre de ceux qui croient encore sérieusement à la vocation de la France et aux promesses du Sacré-Cœur est maigre ! Combien de prêtres ? combien de fidèles ? que d’aveuglement ! que de lâchetés !

    210 ans ! Depuis 210 ans des millions de Français sont restés fidèles à la famille royale, à la monarchie française, au Christ régnant par Son LieuTenant. Dans notre génération, cette fidélité devient rare.

    Et pourtant se savoir liés à une telle fidélité, être nous-mêmes le relais de cette fidélité, quelle source de grâces !

    Je méditais hier combien il a fallu de péchés pour que Dieu impose un tel châtiment ! Un roi, le Roi de France, le plus grand Roi chrétien, martyr ! Cent ans de patience après 1689, et la sanction est tombée !

    Et nous n’en sommes pas encore sortis 210 ans après ! Pourquoi ne nous prêche-t-on jamais sur les péchés qui ont mérité un tel châtiment ? Est-ce parce qu’il faudrait parler des trahisons des élites, des clercs ?

    Je viens de lire L’ancien clergé de France, Les évêques avant la Révolution de l’abbé Augustin Sicard, 1912. (Je vais essayer de faire rééditer ce livre). Oui, ce furent 1. les rois, 2. les évêques, 3. la noblesse qui nous ont mérité par leurs trahisons l’énorme châtiment que Dieu dans Sa juste justice a infligé.

    Trahisons toujours actuelles ! Trahisons mesquines, basses ! je viens de les vivre ! Que Dieu pardonne à ces sots, mais que leurs sottises sont graves !

    Louis XVI fit lui-même de nombreuses erreurs. On le voit encore dans son testament recopié ci-dessous.

    Testament de grand chrétien, testament d’une âme de grande Foi, de grande Charité, de grand pardon, testament de chef de famille, mais pas Testament de Roi.

    Il parle de ses problèmes, de sa famille, mais oublie de parler aux français. Rien pour les conseiller, les mettre en garde contre nos ennemis, contre ceux qui allaient tout détruire ! Pas un mot pour ses sujets ! juste une courte demande de prières ! alors qu’un Roi doit faire passer ses gouvernés avant sa famille. Repensons au testament de Notre-Seigneur pendant la cène ! Souvenons-nous en particulier du Vigilate et orate, consigne si riche, si importante ! « mon fils s’il avait le MALHEUR de devenir Roi » écrit-il !

    Combien on est loin de saint Louis qui écrivait dans son testament à son fils : « si Dieu vous fait la GRÂCE d’être Roi » !

    Comment ne pas penser que cette phrase étant écrite, Dieu ne permit pas que la descendance de Louis XVI règne ! Un LieuTenant malheureux de régner !!!

    « Je n’ai jamais prétendu me rendre juge « , « mais je ne prétends pas les juger » écrit-il.

    Voilà l’erreur : c’est le propre du Roi, c’est la vocation du Roi, c’est le devoir d’état du Roi de prendre conseil, de juger et de gouverner.

    Il est sacré pour avoir les grâces de discernement, pour juger.

    Il est sacré pour avoir le courage, les forces, pour gouverner, c’est-à-dire imposer ses décisions. « qu’en régnant suivant les Lois ». C’est lui le principe, c’est lui qui fait les Lois, c’est lui qui doit faire exécuter ses décisions. En suivant les lois il a fini à l’échafaud ! Voilà la sanction d’une inversion des principes.

    Ces trois exemples prouvent que le sens de la fonction royale était dévoyé.

    Déjà on s’était moqué du sacre ! Le sermon de l’évêque consécrateur à Reims scandalisa tellement, que Louis XVI interdit qu’il soit imprimé ! Il se moquait trop des Traditions sacrées royales !

    Par son martyr Louis XVI racheta ses fautes personnelles, nous mérita les promesses de saint Pie X (enseignées par le Cardinal Pie) promesses nous assurant le pardon divin et la Restauration d’un véritable ordre chrétien. Mais ce martyr fut-il suffisant pour mériter le LieuTenant du Règne du Sacré-Cœur ?

    N’avons-nous pas encore aujourd’hui un devoir de prières de demandes intenses et de sacrifices généreux pour que Sa volonté soit faite ?

    En 2003 le mal continue et nous refusons de nous convertir : nous rêvons d’un peu de monarchie pour ses fastes, pour sa gloire, pour ses triomphes, pour ses palais, etc. mais pas pour la Lieutenance de Dieu.

    La preuve en est que, d’une façon générale, nous rêvons à une solution par… un Le Pen et Cie ! même des clercs (c’est la démocratie chrétienne de notre génération ; que nos pères seraient scandalisés !) ; et que nous sommes toujours prêts à voter, que nous n’attendons rien de ce que Dieu veut ! Aujourd’hui encore nous renouvelons les mêmes péchés (voir dans mon livre Vrais et Faux Principes et Maîtres).

    Continuons le combat chers amis, prions les uns pour les autres, prions pour pouvoir mériter un jour de crier :

    VIVE le CHRIST ROI de FRANCE ! 

     


     

    TESTAMENT DE S.M. LOUIS, ROI DE FRANCE
    ET DE NAVARRE :

     

    Au nom de la Très Sainte Trinité du père du Fils et du Saint Esprit, aujourd’hui vingt cinquième jour de Décembre, mil sept cent quatre vingt douze, Moi Louis, XVIè du nom Roy de France, étant depuis plus de quatre mois enfermé avec ma famille dans la Tour du Temple à Paris par ceux qui étaient mes sujets, et privé de toute communication quelconque, même depuis le onze du courant avec ma famille ; de plus impliqué dans un Procès, dont il est impossible de prévoir l’issue à cause des passions des hommes et dont on ne trouve aucun prétexte ni moyen dans aucune Loi existante, n’ayant que Dieu pour témoin de mes pensées et auquel je puisse m’adresser, je déclare ici en sa présence mes dernières volontés et mes sentiments.

    Je laisse mon âme à Dieu mon créateur, je le prie de la recevoir en sa miséricorde, de ne pas la juger d’après ses mérites, mais par ceux de Notre Seigneur Jésus Christ, qui s’est offert en sacrifice à Dieu son Père, pour nous autres hommes quelqu’indignes que nous en fussions et moi le premier.

    Je meurs dans l’union de notre sainte Mère l’Église Catholique Apostolique et Romaine qui tient ses pouvoirs par une succession non interrompue de St Pierre auquel Jésus Christ les avait confiés. Je crois fermement et je confesse tout ce qui est contenu dans le Symbole et les commandements de Dieu et de l’Église, les Sacrements et les Mystères tels que l’Église Catholique les enseigne et les a toujours enseignés.

    Je n’ai jamais prétendu me rendre juge dans les différentes manières d’expliquer les dogmes qui déchire l’Église de Jésus Christ mais je m’en suis rapporté et rapporterai toujours si Dieu m’accorde vie, aux décisions que les supérieurs Ecclésiastiques unis à la Saint Église Catholique donnent et donnèrent conformément à la discipline de l’Église suivie depuis Jésus Christ. Je plains de tout mon cœur nos frères qui peuvent être dans l’erreur, mais je ne prétends pas les juger, et je ne les aime pas moins tous en Jésus Christ suivant ce que la charité Chrétienne nous l’enseigne.

    Je prie Dieu de me pardonner tous mes péchés. J’ai cherché à les connaître scrupuleusement, à les détester, à m’humilier en sa présence, ne pouvant me servir du Ministère d’un Prêtre Catholique je prie Dieu de recevoir la confession que je lui en ai faite et surtout le repentir profond que j’ai d’avoir mis mon nom (quoique cela fut contre ma volonté) à des actes qui peuvent être contraires à la discipline et à la croyance de l’Église Catholique à laquelle je suis toujours resté sincèrement uni de cœur, je prie Dieu de recevoir la ferme résolution où je suis s’il m’accorde vie, de me servir aussitôt que je le pourrai du Ministère d’un Prêtre Catholique pour m’accuser de tous mes péchés, et recevoir le Sacrement de Pénitence.

    Je prie tous ceux que je pourrais avoir offensés par inadvertance (car je ne me rappelle pas d’avoir fait sciemment aucune offense à personne) ou ceux à qui j’aurais pu donner de mauvais exemples ou des scandales de me pardonner le mal qu’ils croient que je peux leur avoir fait.

    Je prie tous ceux qui ont de la Charité d’unir leurs prières aux miennes, pour obtenir de Dieu le pardon de mes péchés.

    Je pardonne de tout mon cœur, à ceux qui se sont fait mes ennemis sans que je leur en ai donné aucun sujet et je prie Dieu de leur pardonner, de même que ceux qui par un faux zèle, ou par un zèle malentendu, m’ont fait beaucoup de mal.

    Je recommande à Dieu, ma femme, mes enfants, ma sœur, mes tantes, mes frères, et tous ceux qui me sont attachés par les Liens du Sang ou par quelqu’autre manière que ce puisse être. Je prie Dieu, particulièrement de jeter de yeux de miséricorde, sur ma femme, mes enfants et ma sœur qui souffrent depuis longtemps avec moi, de les soutenir par sa grâce s’ils viennent à me perdre, et tant qu’ils resteront dans ce monde périssable.

    Je recommande mes enfants à ma femme, je n’ai jamais douté de sa tendresse maternelle pour eux, je lui recommande surtout d’en faire de bons Chrétiens et d’honnêtes hommes, de leur faire regarder les grandeurs de ce monde-ci (s’ils sont condamnés à les éprouver) que comme des biens dangereux et périssables et de tourner leurs regards vers la seule gloire solide et durable de l’Éternité, je prie ma sœur de vouloir bien continuer sa tendresse à mes enfants, et de leur tenir lieu de mère, s’ils avaient le malheur de perdre la leur.

    Je prie ma femme de me pardonner tous les maux qu’elle souffre pour moi, et les chagrins que je pourrais lui avoir donné dans le cours de notre union, comme elle peut être sure que je ne garde rien contre elle, si elle croyait avoir quelque chose à se reprocher.

    Je recommande bien vivement à mes enfants, après ce qu’ils doivent à Dieu, qui doit marcher avant tout, de rester toujours unis entre eux, soumis et obéissants à leur mère, et reconnaissant de tous les soins et peines qu’elle se donne pour eux, et en mémoire de moi je les prie de regarder ma sœur comme une seconde mère.

    Je recommande à mon fils s’il avait le MALHEUR de devenir Roi, de songer qu’il se doit tout entier au bonheur de ses concitoyens, qu’il doit oublier toute haine et tout ressentiment et nommément tout ce qui a rapport aux malheurs et aux chagrins que j’éprouve, qu’il ne peut faire le bonheur des Peuples qu’en régnant suivant les Lois, mais en même temps qu’un Roi ne peut les faire respecter, et faire le bien qui est dans son cœur, qu’autant qu’il a l’autorité nécessaire, et qu’autrement étant lié dans ses opérations et n’inspirant point de respect, il est plus nuisible qu’utile.

    Je recommande à mon fils d’avoir soin de toutes les personnes qui m’étaient attachées autant que les circonstances où il se trouvera lui en donneront les facultés, de songer que c’est une dette sacrée que j’ai contractée envers les enfants ou le parents de ceux qui ont péris pour moi et ensuite de ceux qui sont malheureux pour moi, je sais qu’il y a plusieurs personnes de celles qui m’étaient attachées qui ne se sont pas conduites envers moi comme elles le devaient, et qui ont même montré de l’ingratitude, mais je leur pardonne (souvent dans les moments de troubles et d’effervescence on n’est pas le maître de soi) et je prie mon fils, s’il en trouve l’occasion, de ne songer qu’à leur malheur.

    Je voudrais pouvoir témoigner ici ma reconnaissance à ceux qui m’ont montré un véritable attachement et désintéressé, d’un côté si j’étais seulement touché de l’ingratitude et de la déloyauté des gens à qui je n’avais jamais témoigné que des bontés, à eux à leurs parents ou amis, de l’autre j’ai eu de la consolation à voir l’attachement et l’intérêt gratuit que beaucoup de personnes m’ont montrés, je les prie d’en recevoir tous mes remerciements, dans la situation où sont encore les choses, je craindrais de les compromettre si je parlais plus explicitement mais je recommande spécialement à mon fils de chercher les occasions de pouvoir les reconnaître.

     

    Je croirais calomnier cependant les sentiments de la Nation si je ne recommandais ouvertement à mon fils M. De Chamilly et Hue, que leur véritable attachement pour moi, avait porté à s’enfermer avec moi dans ce triste séjour, et qui ont pensé en être les malheureuses victimes, je lui recommande aussi Cléry des soins duquel j’ai eu tant lieu de me louer depuis qu’il est avec moi comme c’est lui qui est resté avec moi jusqu’à la fin, je prie Messieurs de la Commune de lui remettre mes hardes, mes livres, ma montre, ma bourse, et les autres petits effets qui ont été déposées au Conseil de la Commune.

    Je pardonne encore très volontiers à ceux qui me gardaient, les mauvais traitements et les gènes dont ils ont cru devoir user envers moi, j’ai trouvé quelques âmes sensibles et compatissantes, que celles-là jouissent dans leur cœur de la tranquillité que doit leur donner leur façon de penser.

    Je prie Messieurs de Malesherbes, Tronchet et de Sèze, de recevoir ici tous mes remerciements et l’expression de ma sensibilité, pour tous les soins et les peines qu’ils se sont donnés pour moi.

    Je finis en déclarant devant Dieu et prêt à paraître devant lui que je ne me reproche aucun des crimes qui sont avancées contre moi.

    Fait en double à la tour du Temple le vingt cinq décembre mil sept cent quatre vingt douze.

    LOUIS

     

  2. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    janvier 21, 2015

    De stercore bourbonis, libéra nos Domine !

    Notre ami Cave ne Cadas pourrait il mettre en ligne la formidable conférence de notre ami Bourcier sur les Sacres des Rois, et d’un autre de nos amis (Joël M.) sur la Sainte Ligue de Jean Boucher ?

    Il en serait remercié ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    Cela permettrait d’éclairer sur l’infection de la « race » des Bourbons qui, Dieu merci, ne remontera JAMAIS sur le Trône de France.

    Quelle consolation Seigneur !
     

    • Avatar
      janvier 21, 2015

      Il existe aussi la vidéo d’une formidable conférence de Dominique Godbout sur le même sujet (les derniers Bourbons), datant d’une vingtaine d’années, mais je ne la retrouve plus sur la toile… http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

      • Edouard Marie Laugier
        Edouard Marie Laugier lien permanent
        janvier 21, 2015

        Cher JPHE,

        Elle est disponible ici :

         

        http://www.liberius.net/blog/files/18df5b7c96cb0986cdee072f615050c4-120.html
         


         

        L’orgueil et la déchéance de la vieille France et de la Nouvelle-France

        Voici la conférence de Maître Godbout en 1997 à Montréal sur l’orgueil et la déchéance de la vieille France et de la Nouvelle-France. Maître Godbout affirme l’initiation maçonnique de Louis XVI ; personnellement nous n’en croyons rien faute de preuves.

        Merci aux Éditions Héritage-Québec de nous permettre de diffuser cette vidéo.

        Vidéo pour Windows :

         

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          janvier 21, 2015

          Notre ami de la Nouvelle-France ne croit pas personnellement à l’initiation maçonnique de Louis XVI… (faute de preuves)…
           
          C’est étonnant qu’il ne connaisse pas ce document de LHR :
           
          Le livre capital de notre ami Maître Godbout, L’orgueil et la déchéance, qui donne les documents prouvant les trahisons qui ont mérité les châtiments de la Révolution, révèle (en citant Louis Amiable), que Louis XVI était franc-maçon. Cette accusation ayant choqué plusieurs lecteurs, voici les éléments que nous avons trouvés à ce sujet.
           

           

        • Avatar
          janvier 21, 2015

          Merci bien, cher ami… http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

        • Charles
          Charles lien permanent
          janvier 21, 2015

          ÉDOUARD!!!! Vous êtes le mage bienfaisant du CatholicaPedia…le Merlin de l’Internet et le surdoué des semper idem !!! Grâce à vous nous n’allons bourse délier…ce qui en arrangera, je suppose, beaucoup !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

          La relève est vraiment assurée !

          Bienvenue au Club des futurs « canoniques » ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

           

          • Edouard Marie Laugier
            Edouard Marie Laugier lien permanent
            janvier 25, 2015

            Pour l’instant c’est un plutôt un  (fort) mage « entre-deux », sur le plan de l’âge.

  3. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    janvier 21, 2015

    « immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques ? Déjà depuis longtemps les calvinistes avaient commencé à conjurer en France la ruine de la religion catholique »

    Je ne soulignerais que ce passage de cette magnifique Lettre de Pie VI. Les châtiments sont là, ils ont tout détruit, ils occupent maintenant même la Chaire de Vérité, le Saint-Siège, et déverse leurs erreurs pour la perdition du plus grand nombre.

    Ils nous restent qu’à combattre, en enfants de lumière, sous la bannière de Notre Dame et du Roi des Rois.

    In Christo Rege et Maria Regina

     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      janvier 21, 2015

      Cher Ludovicus,

       

      Auriez vous également la lettre ou Pie VI demande, implore au Roi Louis XVI de NE PAS SIGNER la constitution Civile du Clergé ?

      Soyez en remercié car moi je ne la trouve pas.
       

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        janvier 21, 2015

        C’est le 22 juillet 1790 il me semble…

        Pie VI fait savoir le 22 juillet 1790 au Roi de France Louis XVI, qu’il s’oppose au projet de constitution civile du clergé. ll excommunie la Nation Française.

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          janvier 21, 2015

          Le pape Pie VI écrit le 9 juillet 1790 à Louis XVI :

          « Nous devons vous dire avec fermeté et amour paternel, que si vous approuvez les décrets concernant le Clergé, vous induirez en erreur votre Nation entière, vous précipitez votre Royaume dans le schisme et peut-être dans une guerre civile de religion. »

          Cité par Viguerie, Christianisme et Révolution, p. 82.
           

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        janvier 21, 2015

        Cher Édouard Marie Laugier, que Louis XVI ait fait des erreurs, nul ne le conteste, qu’il fut un bourbon, personne ne le nie, mais qu’il fut immolé en haine de la Foi et par un esprit de fureur contre les dogmes catholiques, paraît difficilement contestable, et c’est cela que je soulignais. Maintenant, Bourbons, Orléans, Valois, Mérovingiens, Capétiens………on peut toujours trouver à redire, la république maçonnique c’est tellement mieux.

         

        • Edouard Marie Laugier
          Edouard Marie Laugier lien permanent
          janvier 22, 2015

          La république maçonnique est la conséquence principalement des « erreurs » des Bourbons et de la noblesse … et enfin du peuple qui suivit ses nobles et ses rois.

          L’« erreur », puisque vous qualifiez ainsi les règnes lamentables des bourbons, d’un roi a des conséquences sur TOUTE la patrie qui peut ainsi se trouver excommunier à cause de son seul roi.

          Il n’a donc aucune excuse.
          Et quoi qu’on en dise et que l’on compare le grand Godbout à d’Alencourt (sic), les faits montrent qu’il y a très clairement un obstacle qui empêcha louis XVI de régner comme un Roi, de prendre les bonnes décisions, d’agir avec force.

          Mais bien heureusement la France étant ce qu’elle est, et son peuple ayant un tel génie et une telle prédominance, au dessus de tout les autres peuples, elle a accompli des choses extraordinaire, préfigurant pour le 6è âge de l’Église Catholique, le règne du Christ sur la France et par la France sur le Monde.

          Même un historien américain, et nous savons que ce pays est infect, ne put se garder de dire :
           
          « La civilisation espagnole a écrasé l’Indien ; la civilisation anglaise l’a méprisé et négligé ; la civilisation française l’a étreint et chéri. »

          Francis Parkman, historien américain.
           Et Jean Marc Soyez dans Historama de rajouter :

          « Car il ne faut pas oublier que de tous les étrangers qui ont abordé ou aborderont en Amérique, les Français sont les seuls à y avoir été invités par les autochtones. »

          À méditer :
           

           




           

          • Ludovicus
            Ludovicus lien permanent
            janvier 23, 2015

            On a les chefs que l’on mérite, donc cessons de geindre.

            Sans oublier l’orgueil des parlements, jansénistes et gallicans.

            Heureusement il y a eut l’humilité du « Messie de la Révolution » qui a même fait mourir un pape en France, donc ils ne nous reste plus qu’à expier.
             

            • Ludovicus
              Ludovicus lien permanent
              janvier 23, 2015

              Sans oublier que nous serons juger plus sévèrement que les juifs car nous avons plus reçu.

              • Edouard Marie Laugier
                Edouard Marie Laugier lien permanent
                janvier 23, 2015

                Quand un peuple prévarique en falsifiant les écritures et en reniant les promesses et la Mission, il est malhonnête de dire qu’il a « moins reçu ».

                Le peuple juif n’a PAS VOULU RECEVOIR !!
                Ils ont été 4000 ans dans la Vérité, ils ont eu une connaissance de TOUTE la Vérité (qu’ils ont falsifié sans cesse).

                Quand on se prive d’un droit, on ne va pas invoquer comme argument de défense la privation des bienfaits que nous avons refusé en conscience.
                Ce serait trop facile.
                 

            • Edouard Marie Laugier
              Edouard Marie Laugier lien permanent
              janvier 23, 2015

              Avant d’avoir les chefs qu’on mérite nous avons ceux que nous ont mérité nos ancêtres par leur prévarications.

              Et que je sache le sens du pouvoir étant du haut vers le bas, c’est avant tout nos chefs qui ont prévariqué et c’est parce qu’ils ont failli que le peuple a subi et subi encore les pires malheurs liés à la trahison des élites.

              Nous ne sommes responsable que de ce dont nous avons la charge. 

              Notre tort sera d’être toujours dans cette situation, parce que par nos péchés individuels et collectifs, nous ne faisons pas notre part de travail, à savoir la réparation des offenses passées, et présente.
              Le Bon Dieu n’ayant alors aucune raison valable de nous donner Sa Solution si nous ne la voulons pas.

              La première responsabilité demeurant chez les chefs.
              C’est eux qui impriment le mouvement, c’est eux qui doivent donner l’exemple, c’est eux qui ont l’exercice du pouvoir et les grâces d’état qui vont avec.

              C’est eux qui auraient pu et du « dompter » le parlement, museler les janséniste, réprimer les parpaillots, étouffer le gallicanisme au lieu de le laisser se propager toute ces belles idées.

              Quand au gallicanisme justement, il est le fait non du peuple mais, si on remonte aux causes, d’un Roi, Philippe le Bel, qui en est un des « inspirateurs ».

              Il ne faut pas tout confondre ni charger la mule outre mesure.
               

  4. Cave Ne Cadas
    janvier 21, 2015

    Un rappel important :

    La Révolution dite française et l’Église

    Le 14 juillet commémore la révolution qui a mis fin à l’Ancien Régime en France et a conduit à l’établissement d’un nouvel ordre qui devait réformer complètement la société.

    Alors que la Révolution Américaine avait été engagée pour conserver les droits et maintenir l’ordre politique, la Révolution Française a détruit le tissu de la société française. Aucun aspect de la vie humaine ne fut épargné. Le Comité de Salut Public – sous l’influence de Rousseau – prétendait que pour convertir la Nation française à la démocratie, « il fallait régénérer entièrement la société que l’on veut rendre libre, détruire ses préjugés, modifier ses habitudes, restreindre ses besoins, extirper ses vices, purifier ses désirs. »

    Pour atteindre cet objectif, le nouvel État rationnel, dont la fondation idéologique était que la souveraineté du « peuple » est illimitée, a entrepris d’éliminer les traditions, les normes et les croyances religieuses. Les dirigeants révolutionnaires étaient particulièrement déterminés à détruire tout vestige de l’Église catholique romaine dans la mesure où la France était considérée par Rome comme la « fille aînée » de l’Église et que le roi avait dédié « notre personne, notre État, notre Couronne et nos sujets » à la Sainte Vierge.

    L’Assemblée constituante a commencé cette campagne contre l’Église en stipulant dans la « Déclaration des Droits de l’Homme », que « nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément (de la Nation). » En d’autres termes, l’Église n’avait plus son mot à dire dans les affaires publiques. L’État laïque aurait désormais le dernier mot dans tout ce qui concerne la vie de l’homme et de la société.

    Ensuite, le gouvernement a abrogé le Concordat de 1516 qui réglait les relations entre la France et le Vicaire du Christ. oute relation diplomatique et financière avec la Papauté fut rompue. Au nom de la liberté, les vœux monastiques furent abolis. En février 1790, les congrégations monastiques furent supprimées et leurs biens confisqués.

    La Constitution civile du clergé votée le 12 juillet 1790 décréta que la prêtrise était un emploi public. Les évêques et les prêtres seraient désormais élus par le peuple et rémunérés par l’État. Le pape n’aurait rien à dire. Les membres du clergé devaient prêter serment à la Constitution. Les « réfractaires » devaient démissionner de leur charge et plusieurs furent poursuivis comme criminels. Les Catholiques loyaux envers le pape seraient considérés comme des rebelles et des traîtres.

    Alors que seuls quatre des 135 évêques avaient prêté ce serment en 1791, l’Assemblée législative – plus radicale – prit de nouvelles mesures contre l’Église. Toutes les congrégations religieuses furent supprimées. Le port de l’habit ecclésiastique fut interdit. Les prêtres loyaux au pape furent déclarés coupables de « fanatisme » et condamnés à une peine de dix ans d’emprisonnement. Les processions furent interdites, crucifix et objets religieux vidés des églises. Les prêtres « jureurs » eurent le droit de se marier ; le divorce fut autorisé ; le mariage devint civil. L’enseignement, assuré par l’Église depuis des siècles, fut nationalisé.

    Afin de déchristianiser la France, une religion civile fut introduite – le patriotisme. Le calendrier grégorien fut supprimé et remplacé par des notions tirées de la nature. Afin de briser le respect dominical, les mois furent divisés en trois semaines de dix jours, avec un jour de repos tous les dix jours.

    Les fêtes catholiques furent remplacées par des fêtes nationales et des célébrations publiques. Le « Culte des grands hommes » (Rousseau) remplaça la vénération des Saints. L’usage du mot « saint » fut défendu. Le gouvernement révolutionnaire décréta qu’« il n’y aurait d’autre culte public et national que celui de la liberté et de la sainte égalité. »

    Chaque ville et village devait ériger un « autel de la Patrie » et organiser en juillet les rites patriotiques du « mois de la Fédération ». La fête de la Nature était célébrée en août et le Culte de la Raison célébré à Paris au Temple civique, ex-Cathédrale Notre Dame. Une danseuse était sacrée Déesse de la Raison et se produisait devant l’assemblée.

    En 1794, le culte déiste de l’Être Suprême remplaça l’adoration athée de la Raison. Lors de la première célébration, son grand-prêtre autoproclamé, Robespierre, prononça une « homélie » dans laquelle il déclara que « l’idée de l’Être Suprême et de l’immortalité de l’âme est un rappel constant de la justice et est donc sociale et républicaine. »

    En dépit de tous les efforts des missionnaires de la terreur, l’Église ne fut pas éradiquée. L’héroïsme de milliers d’évêques, prêtres, religieuses et religieux inspira des millions de fidèles et suscita un renouveau spirituel dans la France du XIXe siècle.

    Le Prince de Talleyrand, homme politique notoirement fourbe et évêque excommunié d’Autun, considérant cette période terrible de persécution, avoua : « Abstraction faite de mon propre rôle dans l’affaire, j’admets volontiers que la constitution civile du clergé… fut sans doute la plus grande erreur politique de l’Assemblée, indépendamment des crimes horribles qui s’ensuivirent. »

    Un général républicain, Henri Clarke, était d’accord. Dans un rapport au gouvernement en 1796, il écrivait : « Notre révolution, en matière religieuse, est un échec complet. La France est devenue encore plus catholique romaine, et nous aurons bientôt besoin du pape lui-même pour nous assurer du soutien du clergé à la Révolution. »

    Les idéologues français, comme leurs héritiers barbares au XXe siècle, ont appris que tout effort pour détruire l’Eglise et éliminer les croyants est voué à l’échec. Le Christ lui-même l’avait dit : « Les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle. »

    Source : http://www.thecatholicthing.org

     

     

  5. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    janvier 21, 2015

    Merci à Cave ne Cadas.

    Et donc voilà un « Roi Très Chrétien » qui, contre l’avis du souverain Pontife signe la Constitution Civile du Clergé.
    Un « Roi Très Chrétien » qui plonge sa nation dans l’excommunication.
    Un « Roi Très Chrétien » incapable de réprimer un soulèvement illégitime, sous le faux prétexte de « ne pas verser de sang Français ».

    Et si la question de son initiation à la Franc Maçonnerie (« la Militaire-des-Trois-Frères-Unis ») peut faire encore débat faute de preuves irréfutables et définitives, dans les actes, par les « fruits », tout porte à croire que cela est exact.
    http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Bourbons_francs-macons.pdf

    Alors parler de Roi Très Chrétien, célébrer des Messes de Requiem pour le Bon Roi Louis XVI, nous bassiner avec son testament, comme du côté de la rue d’Allonville.
    Ou bien encore nous piétiner l’aorte avec la défense de Versailles, temple païen, maison de débauche, incarnation du règne infâme des bourbons.

    Et bien (non) merci !!

    Les bourbons constituent une abomination dans l’histoire de France, et nous survivons dans leur monde putride, ainsi que le rappelle (d’une bien meilleure manière il est vrai) notre ami Louis-Hubert dans sa lettre.

    Moi si j’étais prêtre je célèbrerais plutôt une Messe de Requiem pour LUI :

    http://storage.lechoabitibien.ca/v1/dynamic_resize/sws_path/jdx-prod-images/-174780_ORIGINAL.jpg?quality=80&size=650x&stmp=1334291297372

    Et pour ces longues soirées pluvieuses d’hiver voici un livre indispensable pour comprendre pourquoi nous en sommes là.

    L’Orgueil et la Déchéance, de la Vieille France et de la Nouvelle France. Monsieur Dominique Godbout.

    Disponible ICI :
    http://www.a-c-r-f.com/documents/ACRF_livres-pour-NOEL-2014.pdf

    Avec une belle préface et dédicace de LHR.
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      janvier 21, 2015

      Merci, cher Édouard, pour tous ces rappels opportuns et ces belles références ! Malheureusement, il n’existe, à ma connaissance, aucun lien de téléchargement direct et gratuit de l’ouvrage de M. Godbout (dont on admirera la symbolique patronymique !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif God = Dieu en anglais et bout = pas besoin de vous faire un dessin ! ce Monsieur aurait pu aussi se nommer God »gonds », car si Dieu n’était pas Dieu il y a longtemps qu’il serai sorti de ceux-là-les gonds ! —  et  comme l’eau à 100°C, il bout rien qu’à voir comment on Le traite dans Charlie Hebdo !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif)

      DONC, il va falloir mettre la main au porte-monnaie si nous voulons lire cet ouvrage passionnant !

      Mais, et c’est là où je veux en venir, cher Édouard, au-delà de la faillite (bien réelle !) des Bourbons, nous devons, en tant que catholiques (semper idem !) hausser nos regards bien plus haut et regarder en amont parmi toutes les causes de cette faillite, celles qui sont de nature plus spécifiquement surnaturelles. Dans le texte qui suit, on voit bien les causes, les conséquences et les mauvais fruits de cette déliquescence du sentiment religieux et de l’abandon subséquent de toute notion de surnaturel dans la société pré-révolutionnaire de l’Ancien régime. Il ne faut donc pas s’étonner des sanctions passées que l’on connait et du châtiment que nous sommes en train de vivre dans cette fin du temps des nations.

      On lira donc, avec une attention redoublée et un effort pour élever son esprit à une prise de conscience de la nature éminemment surnaturelle des châtiments qui frappent les hommes d’Église (et leurs ouailles !), le petit chapitre intitulé « Depuis 3 siècles, l’Église Catholique a délaissé la lutte contre le démon ».

      Et on puisera, dans la suite des chapitres un regain d’intérêt et de foi pour ce monde surnaturel et préternaturel dont beaucoup trop de catholiques font si peu de cas…

       

      Satan au Vatican.

      Le nouveau rite de l’exorcisme de 2001 est « absolument inefficace » 
       
      Témoignage stupéfiant et fracassant de l’exorciste de Rome Don Amorth dans une interview à « Trente jours » : « La fumée de Satan entre partout. Partout !
      On nous a peut-être exclus de l’audience du Pape parce qu’on avait peur que tant d’exorcistes ne réussissent à chasser les légions de démons qui se sont installées au Vatican. »
      Ratzinger est complice de cette annulation du rite traditionnel de l’exorcisme. Le nouveau rite a été instauré pour protéger Satan, peut-on déduire des propos de Don Amorth.

       
      UN PARALLÉLISME ÉVIDENT ENTRE LA SUPPRESSION DU RITE TRADITIONNEL DE CONSÉCRATION ÉPISCOPALE ET LA SUPPRESSION DU RITE TRADITIONNEL DE L’EXORCISME
       
      Vous allez être stupéfié par ces déclarations accablantes de Don Amorth.
      L’exorciste officiel de Rome démontre la volonté du Vatican de protéger le démon par l’instauration d’un rite d’exorcisme délibérément conçu pour être inefficace.
      Le parallèle peut être fait entre la création de ce rite d’exorcisme et la création du nouveau rite de consécration épiscopale du 18 juin 1968 (Pontificalis Romani).
      Dans les deux cas, ces nouveaux rites conciliaires sont inefficaces et impropres à produire leur finalité.
      • Dans le cas du « faux » exorcisme conciliaire, ce nouveau rite conciliaire ne chasse pas les démons.
      • Dans le cas de la « fausse » consécration épiscopale conciliaire, ce nouveau rite conciliaire ne confère pas la Plénitude du Sacerdoce sacrificiel catholique avec les pouvoirs sacramentels propres à l’évêque catholique, en particulier ce nouveau rite conciliaire ne confère nullement le pouvoir sacramentel épiscopal de transmettre le Sacerdoce sacrificiel catholique.
       
      1. Dans le cas du « faux » exorcisme conciliaire, son inefficacité est visible, car les possédés ne sont pas délivrés.
      2. Dans le cas de la « fausse » consécration épiscopale conciliaire, l’effet n’est pas directement visible, car le caractère épiscopal, ni la non-transmission du Sacerdoce sacrificiel catholique ne sont pas choses visibles ni mesurables.
      Mais dans les deux cas, les effets sont les mêmes : « absolument nuls et totalement vains » selon la conclusion de la Bulle infaillible Apostolicae Curae (1896) du Pape Léon XIII, à propos de la nullité des ordres anglicans.
      Et dans les deux cas, ces innovations procèdent de la volonté de la secte rosicrucienne maçonnique – qui depuis longtemps contrôle étroitement la secte anglicane britannique – infiltrée aujourd’hui dans l’Église Catholique, et qui en a pris le contrôle des biens, de détruire le Corps mystique du Christ, en détruisant surtout tout spécialement le caractère sacrificiel du véritable sacerdoce catholique, et en interrompant d’abord sa transmission sacramentelle valide.
       
      UN NOUVEAU RITUEL D’EXORCISME CONÇU POUR ÊTRE INEFFICACE CONTRE SATAN
       
      Le nouveau rituel empêche l’exorciste de chasser le démon, et tout particulièrement il interdit d’être pratiqué dans 90% des cas (les cas de maléfices), ni d’être entrepris s’il n’y a pas certitude absolue de présence du démon (contrairement au catéchisme catholique), alors que cette certitude absolue n’est précisément acquise que par l’administration même du rite de l’exorcisme.
      « Et nous, exorcistes (…) sur de nombreux points, nous n’étions pas d’accord avec le nouveau Rituel (…) le texte de base en latin est resté le même dans cette traduction revue. Ce Rituel tant attendu s’est transformé en farce. Une incroyable entrave qui risque de nous empêcher d’agir contre le démon »
      « Au point 15 (…) Le maléfice est le mal que l’on cause à une personne en recourant au diable (…) les mauvais sorts, les malédictions, le mauvais œil, le vaudou, le macumba (…) Le nouveau Rituel déclare (…) catégoriquement, qu’il est absolument interdit de faire des exorcismes dans ces cas-là. Absurde. Les maléfices sont (…) au moins 90% des cas. C’est comme dire aux exorcistes de ne plus pratiquer l’exorcisme. »
      « Le point 16, ensuite, déclare solennellement qu’il ne faut pas faire d’exorcisme si l’on n’a pas la certitude de la présence du diable. C’est un chef-d’œuvre d’incompétence : la certitude que le démon est présent chez quelqu’un, on ne peut l’avoir qu’en faisant l’exorcisme. D’ailleurs, les rédacteurs du Rituel ne se sont pas aperçus qu’ils contredisaient, sur ces deux points, le Catéchisme de l’Église Catholique. »
       
      Ce rite est tellement opposé à sa finalité prétendue, qu’il semble provenir d’incompétents ou d’ignorants, selon l’exorciste de Rome.
      Nous émettons une autre hypothèse : ce rite est délibérément rendu inefficace afin de protéger l’action du diable dans le monde.
      Don Amorth démontre que le rite a été conçu en tenant délibérément éloignées toutes les personnes qui avaient une compétence en matière d’exorcisme.

      « Les déclarations contenues dans le nouveau Rituel sont très graves et très néfastes. Elles sont le fruit de l’ignorance et de l’inexpérience ».
      « Je peux affirmer avec certitude qu’aucun des membres de ces commissions n’a jamais fait d’exorcisme ».
      « À l’improviste, le 4 juin 1990, est sorti le Rituel ad interim, c’est-à-dire à l’essai. Cela a été une vraie surprise pour nous, qui n’avions pas été consultés auparavant »
      « Nous demandions, entre autres, que soient retouchées les prières pour qu’y soient introduites des invocations à la Vierge, lesquelles étaient totalement absentes, et que le nombre des prières spécifiques d’exorcisme soit augmenté. Mais on ne nous avait laissé aucune possibilité d’apporter notre contribution quelle qu’elle fût. »
      « J’ai réuni dix-huit exorcistes que j’avais choisis parmi les plus experts de la planète. Nous avons examiné le texte avec une grand attention. Nous l’avons utilisé. »

       
      RATZINGER EST COMPLICE DE CETTE PROTECTION ACCORDÉE À SATAN
       
      L’évêque apostat Wojtyla-Jean-Paul II et le « cardinal » abbé apostat Ratzinger (aujourd’hui Benoît XVI) ont été dûment informés de cette situation ahurissante de mépris envers les exorcistes catholiques lors de la rédaction du nouveau rite conciliaire, mais ils se sont bien gardés de ne rien faire pour intervenir ni modifier en quelque manière cette rédaction perverse.
       
      L’abbé apostat Joseph Ratzinger dans la salle Paul VI au Vatican
      L’abbé apostat Joseph Ratzinger a donc, en pleine connaissance de cause, été le complice de cette annulation du rite de l’exorcisme au sein de l’église conciliaire.

      « Lorsque nous nous sommes mis à examiner la partie pratique, qui demande une connaissance spécifique du sujet, l’inexpérience totale des rédacteurs est apparue en pleine lumière. Nous avons fait de nombreuses observations, article par article, et nous les avons fait parvenir à toutes les parties intéressées : Congrégation pour le culte divin, Congrégation pour la doctrine de la foi, Conférences épiscopales. Un exemplaire a été remis directement au Pape. »

       
      Don Amorth a été confronté au mépris et à la calomnie de la part des autorités du Vatican qui ont supervisé la suppression du rite traditionnel de l’exorcisme catholique et imposé la création du nouveau rite conciliaire inefficace.

      « Comment vos observations ont-elles été accueillies ?
      Don Amorth : Accueil très mauvais, efficacité nulle (…) nous nous sommes trouvés devant un mur de refus et de mépris »
       
      « Le secrétaire de la Congrégation pour le culte divin a fait une relation à la commission cardinalice dans laquelle il a dit que ses interlocuteurs, c’étaient les évêques et non les prêtres et les exorcistes ».
      « Et il a ajouté textuellement (…) « qu’un groupe d’exorcistes et de « démonologues », ceux qui par la suite se sont constitués en Association internationale, orchestrait une campagne contre le rite. » Une accusation indécente : nous n’avons jamais orchestré aucune campagne ! »

       
      Pour Don Amorth, l’intention des faiseurs du nouveau rite conciliaire était de protéger l’action de Satan dans le monde en rendant inefficace les prières de l’exorcisme.
      Wojtyla-Jean-Paul II a répudié 150 exorcistes officiels venus à Rome de toute la planète en refusant de les recevoir, malgré leur inscription préalable.

      « Cela veut donc dire que, pour vous, le nouveau Rituel est inutilisable dans la lutte contre le démon ?
      Don Amorth : Oui. Ils voulaient nous donner une arme émoussée. Les prières efficaces, des prières qui avaient douze siècles d’existence, ont été supprimées et ont été remplacées par de nouvelles prières, inefficaces. »
      « Nous avons organisé un congrès international d’exorcistes, près de Rome. Nous avons demandé à être reçus par le Pape (…) Mais la veille de l’audience, Mgr de Nicolo nous a dit (…) de ne pas nous présenter à l’audience, que nous n’étions pas admis. Incroyable ! 150 exorcistes venant des 5 continents, des prêtres parfaitement nommés par leurs évêques conformément aux règles du droit canon qui exigent des prêtres de prière, de science et de bonne réputation – et donc un peu la crème du clergé – qui demandent à participer à une audience publique du Pape et qui sont mis à la porte ! »

       

      DEPUIS TROIS SIÈCLES, L’ÉGLISE CATHOLIQUE A DÉLAISSÉ LA LUTTE CONTRE LE DÉMON
       
      L’Église catholique a délaissé depuis trois siècles le ministère de l’exorcisme, ce qui explique l’extraordinaire ignorance des clercs face à l’ennemi et la réussite du complot contre l’Église depuis la Révolution française.
      Ne rencontrant plus les défenses que les exorcismes établissaient autour de l’Église, le démon a pu, plus facilement, faire rentrer des loups dans la bergerie et placer ses suppôts dans des postes déterminants de la hiérarchie de l’Église, préparant ainsi le terrain pour Vatican II.
       
      De façon très curieuse, les Orthodoxes se sont mieux protégés contre l’action du démon.
      Cette baisse de la garde de l’Église explique la réussite du complot Rose+Croix-Anglican pour détruire le Sacerdoce sacrificiel catholique, et l’aveuglement persistant sur cette question des meilleurs parmi les membres du clergé catholique.
       

      « Vous vous battez contre le démon tous les jours. Quel est le plus grand succès de Satan ?
      Don Amorth : Réussir à faire croire qu’il n’existe pas. Et il y a presque réussi (…) Depuis trois siècles, l’Église latine – au contraire de l’Église orthodoxe et de différentes confessions protestantes – a presque entièrement abandonné le ministère de l’exorcisme. Comme le clergé ne pratique plus les exorcismes, comme il ne les étudie plus et ne les a jamais vus, il n’y croit plus. Et il ne croit plus non plus au diable. »
      « Il y a des pays dans lesquels il n’y a pas un seul exorciste, comme, par exemple, l’Allemagne, la Suisse, l’Espagne, le Portugal. Une carence terrifiante ».

       
      LA FSSPX SE REFUSE À NOMMER UN EXORCISTE ET À ENTREPRENDRE UNE LUTTE EFFICACE CONTRE SATAN
       
      L’évêque a le pouvoir de nommer un exorciste.
      Pourquoi donc, aucun des évêques de la FSSPX n’a nommé d’exorciste ?
      Pourquoi donc cette extraordinaire absence des quatre évêques de la FSSPX sur le terrain de la lutte contre Satan ?
      Nous ne pouvons que constater que cette démission incompréhensible pour des évêques catholiques coïncide avec une absence complètement naïve et dangereuse du sens de l’ennemi et des complots contre l’Église au sein de la FSSPX.
       
      La FSSPX s’est refusée à nommer un seul exorciste, et dans le même temps, l’abbé Grégoire Celier, l’Initiateur des jeunes au ‘dieu mortel’ de l’apostasie, le nouveau ‘théologien hygiéniste’ IUT Bac+2 de la FSSPX, amateur spécialiste du rockeur sataniste drogué Jim Morrison, le propagandiste « officiel » du ralliement de la FSSPX à Ratzinger, est couvert obstinément par l’autorité pour propager partout les erreurs proclamant que la gnose n’existe pas et qu’il n’y a aucun complot contre l’Église.
       
      Une source nous informe d’ailleurs que l’abbé Celier nierait l’existence des maléfices et réduirait l’action du diable à des phénomènes psychiques auto-suggérés.
      C’est ainsi que pour n’avoir pas décidé de lutter contre l’action du démon, par la nomination d’un ou plusieurs exorcistes, Mgr Fellay se retrouve aujourd’hui sous le charme envoûtant de l’hypnose Ratzinguérienne, poursuivant un ‘processus de réconciliation’ qui conduit l’œuvre de préservation du Sacerdoce sacrificiel catholique sacramentellement valide de Mgr Lefebvre à l’éclatement et à la ruine rapides.
       

      « Est-ce à l’évêque de nommer les exorcistes ?
      Don Amorth : Oui. Quand un prêtre est nommé évêque, il se trouve face à un article du Code de droit canonique qui lui donne l’autorité absolue pour nommer des exorcistes. Le minimum que l’on puisse demander à un évêque, c’est qu’il ait assisté à un exorcisme au moins, vu qu’il a à prendre une décision aussi importante. »
      « Expliquez-moi bien : la conséquence est qu’il y a beaucoup d’évêques et de prêtres qui ne seraient pas catholiques ?

      D. A. : Disons qu’ils ne croient pas à une vérité évangélique. Je les accuserais donc éventuellement de propager une hérésie. Mais entendons-nous : quelqu’un est formellement hérétique s’il est accusé de commettre une erreur et s’il persiste dans celle-ci. Mais personne aujourd’hui, en raison de la situation de l’Église, n’accusera jamais un évêque de ne pas croire au diable, aux possessions démoniaques et de ne pas nommer d’exorcistes parce qu’il n’y croit pas. Je pourrais citer une quantité d’évêques et de cardinaux qui, à peine nommés dans un diocèse, ont retiré à tous les exorcistes la faculté d’exercer. »

       

      L’ÉGLISE CONCILIAIRE COLLABORE DÉSORMAIS DIRECTEMENT À CETTE PROTECTION DE SATAN ET DE SES DÉMONS, ELLE N’EST PAS DU CAMP DE DIEU
       
      Pour Don Amorth, Satan a mis la main aux réformes liturgiques de 1968-1969 !

      « Nous qui touchons tous les jours du doigt le monde de l’au-delà, nous savons qu’il a mis la main à beaucoup de réformes liturgiques »

       
      L’exercice pratique du nouveau rite de l’exorcisme démontre son absolue inefficacité.
      Même le baptême dans l’église conciliaire est désormais adultéré et ses exorcismes neutralisés.

      « Nous tous, exorcistes, nous avons essayé les nouvelles prières du nouveau Rituel ad interim et nous nous sommes rendu compte qu’elles sont absolument inefficaces. »
      « Mais le rite du baptême des enfants a lui aussi été abîmé. Il a été bouleversé au point qu’en a presque été éliminé l’exorcisme contre Satan, qui a toujours eu une très grande importance pour l’Église, une importance telle qu’on l’appelle l’exorcisme mineur. »

       
      La volonté de protection du démon par les autorités conciliaires transparaît à tous les niveaux.
      Cette protection du diable a été appliquée systématiquement dans les 1200 pages du bénédictionnaire conciliaire.

      « Même détérioration du rite dans le nouveau bénédictionnaire. J’ai lu minutieusement ses 1200 pages. Eh bien ! Toute référence au fait que le Seigneur doit nous protéger contre Satan, que les anges nous protègent des attaques du démon, a été systématiquement supprimée. Toutes les prières pour la bénédiction des maisons et des écoles ont été supprimées. Tout devait être béni et protégé, mais aujourd’hui, il n’y a plus de protection contre le démon. Il n’existe plus de défenses ni de prières contre lui. »

       
      Le discours de l’église conciliaire théorise le mal, le dé-personnifie, pour faire jusqu’à oublier l’existence de la personne de Satan.
      Dans le même temps, Don Amorth constate le déferlement du satanisme dans la société actuelle et dans sa jeunesse.

      « On parle d’un mal général dont, dans le fond, on ne connaît pas l’origine : au contraire, le mal contre lequel Notre-Seigneur Jésus nous avait appris à combattre est une personne concrète : c’est Satan. »
      « Vous êtes dans un lieu d’observation privilégié : avez-vous l’impression que le satanisme se répand ?

      D.A. : Oui. Énormément. Quand la foi recule, la superstition fait des progrès. En termes bibliques, je peux dire que l’on abandonne Dieu pour se livrer à l’occultisme. Le terrible recul de la foi dans toute l’Europe catholique fait que les gens se jettent dans les bras des magiciens et des cartomanciens, et que les sectes sataniques prospèrent. Le culte du démon fait l’objet d’une grande publicité auprès des masses entières, à travers le rock satanique [NDLR : qui serait tant apprécié par l’abbé Grégoire Celier], de personnages comme Marilyn Manson. On s’attaque aussi aux enfants : il y a des journaux et des bandes dessinées qui enseignent la magie et le satanisme. Les séances de spiritisme dans lesquelles on évoque les morts pour qu’ils répondent à certaines questions sont très répandues. »
      « Et cela fonctionne ?

      D.A. : Il n’y a pas de différence entre magie blanche et magie noire. Quand la magie fonctionne, c’est toujours l’œuvre du démon. Toutes les formes d’occultisme, comme ce grand recours aux religions d’Orient, avec leurs suggestions ésotériques, sont des portes ouvertes au démon. Et le diable entre tout de suite. »

       
      La « bénédiction » du faux pape l’évêque apostat Wojtyla-Jean-Paul II aurait-elle aggravé la possession d’une jeune fille qui, depuis cette rencontre, est devenu un cas insoluble.
      Ne faudrait-il pas qu’un évêque de la FSSPX prononce lui-même l’exorcisme traditionnel pour libérer cette jeune fille de cette possession et de ses tortures ?
       

      « Quel est le cas le plus difficile que vous avez rencontré ?
      D.A. : Je l’ai en « traitement » en ce moment, et cela depuis deux ans. C’est la jeune fille qui a été bénie – il ne s’agit pas d’un véritable exorcisme – par le Pape en octobre, au Vatican, et dont le cas a fait grand bruit dans la presse. Elle est frappée vingt-quatre heures sur vingt-quatre et en proie à des tortures indicibles. Les médecins et les psychiatres n’y comprennent rien. Elle est tout à fait lucide et très intelligente. Un cas vraiment douloureux. »

       

      LA PRISE DU POUVOIR DE SATAN PAR LES INITIATIONS DANS LES LOGES
       
      « Concupiscence, succès et pouvoir » sont les trois artifices principaux du démon pour séduire les hommes.
      Ces trois armes s’exercent aussi à l’égard des clercs qui rentrent en loge et qui se mettent, la bouche pleine de charité, à servir Satan.

      « Comment s’y prend le démon pour séduire l’homme ?
      D.A. : Il a une stratégie monotone. Je le lui ai dit et il le reconnaît… Il fait croire que l’enfer n’existe pas, que le péché n’existe pas et qu’il n’est qu’une expérience de plus à faire. Concupiscence, succès et pouvoir sont les trois grandes passions sur lesquelles s’appuie Satan. »

       
      En demandant l’initiation, notamment par le 18° degré du « Chevalier illuminé » Rose+Croix et par des pratiques occultistes, les clercs dévoyés se mettent volontairement sous l’emprise du démon.
      C’est aujourd’hui le cas dans le pseudo-« clergé » de la secte conciliaire.
       
      Qu’en est-il réellement aujourd’hui au sein de la FSSPX ?
      Il est possible de se poser cette question après les nombreuses révélations publique factuelles et vérifiables du site Virgo Maria.
       

      « Comment devient-on victime du démon ?
      D.A. : On peut être soumis aux attaques du démon dans quatre cas. Ou parce que cela constitue un bien pour la personne et c’est le cas de beaucoup de saints, ou en raison de la persistance irréversible dans le péché, ou parce que l’on est victime d’un maléfice lancé à travers le démon, ou lorsqu’on se livre à des pratiques d’occultisme. »
       
      « Durant l’exorcisme de personnes possédées, quel type de phénomènes se produit-il ?
      D.A. : Je me rappelle un paysan analphabète, qui, pendant l’exorcisme, me parlait seulement en anglais et j’avais besoin d’un interprète. Il y a des gens qui manifestent une force surhumaine, d’autres qui se soulèvent complètement de terre et que l’on n’arrive pas, même à plusieurs, à maintenir assis sur leur fauteuil. Mais c’est seulement le contexte dans lequel ces phénomènes se produisent qui nous fait parler de présence démoniaque. »

       
      LES AUTORITÉS CONCILIAIRES ONT PEUR DES EXORCISTES
       
      Pour Don Amorth, les nouvelles autorités conciliaires, redoutent les exorcismes qui pourraient révéler leur véritable nature et leur maître Satan, et nuire ainsi à leur projet de destruction de l’Église.

      « Il ne vous arrive jamais d’avoir peur du démon ?
      D.A. : Moi peur de cette bête ? C’est lui qui doit avoir peur de moi ; moi, j’agis au nom du Seigneur du monde. Et lui, il n’est que le singe de Dieu. »
       
      « Père Amorth, le satanisme se répand de plus en plus. Le nouveau Rituel empêche, en pratique, de faire des exorcismes. On empêche les exorcistes de participer à une audience du Pape place Saint-Pierre. Dites-moi franchement : que se passe-t-il ?
      D.A. : La fumée de Satan entre partout. Partout ! On nous a peut-être exclus de l’audience du Pape parce qu’on avait peur que tant d’exorcistes réussissent à chasser les légions de démons qui se sont installées au Vatican.
      Vous plaisantez, n’est-ce pas ?
      D.A. : Cela peut sembler une plaisanterie, mais je ne crois pas que cela en soit une. »

       
      Il y aurait encore beaucoup à dire sur ces déclarations stupéfiantes de l’exorciste officiel de Rome qui sont autant d’actes d’accusation contre l’église Conciliaire qui n’est pas l’Église catholique, mais une secte d’« antichrists » (selon le terme même choisi par Mgr. Lefebvre) qui a investi la Sainte Église Catholique, une secte de « loups » qui se sont travestis avec la peau de l’« Agneau de Dieu » pour mieux la détruire de l’intérieur.
       
      L’Église catholique pourrait-elle être la Mère d’une telle protection donnée au démon ?
      Évidemment non.
      Désormais il devient de plus en plus clair, que la Secte de l’abbé apostat Ratzinger, cette « Bête de la Terre » prophétisée par Saint Jean dans l’Apocalypse et commentée par Beato de Lebana au IX° siècle, éclipse aujourd’hui la véritable Église catholique, accomplissant ainsi, après 122 ans, la Prophétie précise de Notre-Dame à La Salette, le 19 septembre 1846.
       
      Continuons le bon combat
      La rédaction de Virgo-Maria
      © 2008 virgo-maria.org

       
      http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2008/005_2008/VM-2008-05-08/VM-2008-05-08-B-00-Exorciste_de_Rome.htm
       

      Publié par G-D FRANCS à http://geste-dieu.blogspot.fr/2010/03/satan-au-vatican.html

       

      • Edouard Marie Laugier
        Edouard Marie Laugier lien permanent
        janvier 22, 2015

        La vidéo n’empêche en rien de se procurer aux ACRF le livre qui vaut le coup.
        Vous y lirez précisément pourquoi l’infamie des Bourbons, leur inconsistance, leur prévarication, disons le mot, participe des causes surnaturelles de cette déplorable fin de la Monarchie.

        Pourquoi ? Mais tout simplement parce que dans le Royaume de France, Le Roi, le premier Roi, Notre Seigneur Jésus Christ, n’était plus servi par son Lieu-tenant le Roi.

        Lequel favorisait les « dieux » du paganisme, et notamment à travers Versailles.

        Versailles, cette maison close pour une noblesse damné, cette maison de jeux, ce cabaret royal, ce musée du paganisme, ce temple solaire … Lisez l’ouvrage.

        Et Louis XIV qui refuse de consacrer la France au Sacré Cœur ? N’est ce pas là une des causes surnaturelles expliquant ce chaos organisé et mérité de la Révolution Française ?

        En France, de toute façon, Monarchie et Catholicisme sont liées « ontologiquement » et c’est d’avoir brisé ce lien ontologique qui fait que nous avons eu la Révolution. Si cela n’est pas une cause surnaturelle …

        Il y aurait tellement à dire sur le sujet … tellement à dire.
         

        • Charles
          Charles lien permanent
          janvier 22, 2015

          En effet, Édouard, vous avez parfaitement raison ! Votre diagnostic sur Versailles est accablant mais juste. Lorsque j’étais enfant — donc avant le conciliabule — j’étais émerveillé par ce qui me paraissait incarner la grandeur de la monarchie, ses fastes, sa puissance, son prestige international… J’avais, osons le dire, un regard païen et sensualiste sur une institution dont le « lien ontologique », comme vous le dites si bien, m’échappait quelque peu…

          NÉANMOINS, je ne pouvais me départir d’un sentiment de malaise en considérant le rôle dans lequel le Roi et la Cour cantonnaient la noblesse de France. Car — et c’est un mystère pour moi — j’eus toujours une haute idée de cette noblesse et de son rôle très spécifique dans une société éminemment chrétienne d’Ancien Régime… C’est donc par ce biais, quelque peu insolite, que j’acquis une sorte de défiance naturelle et instinctive envers Versailles et Louis XIV. La fascination envers  ces derniers  ne m’empêchant nullement d’en voir tous les défauts et tares.

          C’est un vaste sujet, de première importance et il y aurait tellement à dire en effet, cher Édouard, qu’on ne saurait l’épuiser en quelques mots, quelques phrases…

          Pardonnez-moi d’avoir évoqué quelques bribes de mon enfance, bribes qui me menèrent tout naturellement à la radicalité atypique du royalisme, Action Française d’abord (avec un parcours similaire à notre administrateur) puis providentialiste ensuite, le monarchisme orléaniste forcené de l’A.F. m’ayant toujours apparu comme étant  une insupportable monstruosité !…
           

          • Edouard Marie Laugier
            Edouard Marie Laugier lien permanent
            janvier 22, 2015

            Non mais on voit bien à l’aune de votre témoignage qu’il y a comme une sorte d’instinct « naturel » qui pousse certaines personnes à avoir une défiance envers ce qui pue.

            Pour ma part j’ose penser que c’est en avançant de manière juste mais ferme la critique de Versailles que nous pouvons savoir à quel type de royalistes nous avons affaire.

            Du reste ce que je transcris ici ne sont que des constats de lectures et non des découvertes que j’aurais faites moi même.

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      janvier 21, 2015

      Édouard,
      …vous parlez d’un martyr de la Foi catholique, dixit le Pape Pie VI…
       
      Attention à votre langage s’il vous plait.
       

      • Edouard Marie Laugier
        Edouard Marie Laugier lien permanent
        janvier 21, 2015

        Justement je me suis largement dominé  http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif, et je vous épargne le brouillon.

        Faut arrêter le légalisme un instant …

        Mr Capet martyr oui bien évidemment, puisque Église le dit, par la voix même de celui à qui le martyr a désobéi (sic).
        Alors de grâce, le légalisme, à d’autres !
        Parce que finalement c’est un peu « grâce » à la Révolution, si on peut dire (ça va jaser mais je m’en fiche), qu’il est martyr.
        Parce qu’en définitive, si Dieu avait retenu son bras, pour ne laisser éclater la Révolution que sous Louis XVII, ne donnant pas à Louis XVI cette opportunité de se racheter, nul ne peut prédire ce qui se serait passer  mais …

        Mais Roi très Chrétien, NON NON et encore NON.

        Dieu est bon, il est très bon, et il s’en tient au Pacte et prend pitié d’un Roi dont le personnage privé à vécu en dévot, quoi qu’il est possible en allant un peu loin de dire qu’il a failli dans son devoir d’état.

        Enfin Dieu est bon, Mr Louis Capet est au Ciel, mais nous on paie ses inconséquences, alors là dessus que les défenseurs de la mémoire de Louis XVI et des bourbons la jouent modeste.
         

  6. Charles
    Charles lien permanent
    janvier 21, 2015

    Édouard! Est-ce à la lettre du 9 juillet 1790 que vous faites allusion ? On y trouve notamment ce passage : « Nous devons vous dire avec fermeté et amour paternel, que si vous approuvez les décrets concernant le clergé, vous induirez en erreur votre nation entière, vous précipiterez votre Royaume dans le schisme et peut-être dans une guerre civile des religions »  
    Prémonitoire, non ?!……

    Le 10 juillet des brefs de Pie VI demandent au Roi de refuser la Constitution.

    Ces brefs sont remis à Louis XVI le 23 juillet

    Or, la veille, le roi a annoncé qu’il accepterait les décrets ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    Croyant le Pape mal informé des affaires de France, et persuadé de l’urgence, le roi sanctionne et promulgue les décrets le 24 août 1790 !
     

  7. Louis-Hubert REMY
    janvier 23, 2015
     
    Le Vénérable Libermann et la France
     
      
    La fondation de trois évêchés ne put s’accomplir si heureusement, sans qu’il restât dans la commission, dans les ministères, à la nonciature apostolique, à la Propagande, et jusque dans les plus hautes régions de l’Église et de l’État, une opinion générale que le vénéré Supérieur était non seulement un saint prêtre, mais de plus un administrateur exercé, un esprit juste, fécond et distingué, un homme de précieux conseil, à qui Dieu n’avait refusé ni la sagesse de son caractère sacré, ni l’intelligence de sa position délicate, ni la prudence dans les affaires du siècle.
     
     Cet ensemble de qualités extérieures et comme accidentelles, qui se trouve toujours en lui proportionné à la situation que Dieu lui faisait, nous voudrions pouvoir l’exprimer d’un seul mot, qui en désigne le caractère et la source : il avait comme un sens spécial, le sens surnaturel, et cela, parce qu’en toute occasion il considérait de préférence le côté surnaturel des choses et des hommes.
     
     Cette vue de foi était comme un instrument délicat qui lui donnait avec justesse, dans les plus diverses occurrences, le point de vue à prendre, le véritable horizon à établir.  
     
    Ceux qui l’ont vu de près ont pu en faire souvent l’expérience ; on s’étonnait qu’il fût si bien renseigné et si prompt à peser, au vrai poids du sanctuaire, ce qui se passait. Il voyait bien, parce qu’il considérait tout en Dieu. Même dans ses rapports avec les hommes les plus étrangers à cet ordre d’idées, comme dans ses relations administratives les plus positives et les plus matérielles, il n’était jamais à terre, ni sa foi inactive ou prise à l’improviste.  
     
    On en jugera par les réflexions suivantes qu’il écrivait quelques jours après la révolution de février (1) :
     

    « Vous me demandez ce que je pense de notre révolution. Je pense que c’est un acte de justice que Dieu a exercé contre la dynastie déchue, parce qu’elle a plutôt cherché son propre établissement que le bien du peuple qui lui était confié ; parce qu’elle sacrifiait à son établissement les intérêts de Dieu et de l’Église, dont elle avait une idée exacte, qu’elle reconnaissait par un sentiment intime, au moins comme devant procurer le bonheur des peuples.
    « M. Guizot, tout protestant qu’il était, avait ce sentiment. De plus, tout ce qu’elle fit dans l’intérêt de la religion, était toujours dans la même vue de son établissement. Les Bourbons de la branche aînée ont déjà mérité d’être châtiés pour leurs infidélités. Ils ont vendu l’Église par faiblesse ; la branche cadette l’a livrée par prévarication. Je croirais que Louis XVI a été puni pour l’orgueil de Louis XIV et pour la conduite de Louis XV. Ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour subjuguer l’Église de Dieu et pour accabler leur peuple, le premier par des maux temporels, et le second par des maux moraux. Louis XVI y a gagné une belle couronne, mais sa race a été châtiée rigoureusement.
    « La restauration a péché, au moins par faiblesse, vis-à-vis de la religion en général, et plus que par faiblesse contre l’Église, en reprenant les orgueilleuses prétentions gallicanes de Louis XIV. Par ces prétentions, le pouvoir temporel cherchait à se rendre maître de l’Église de Jésus-Christ. Dieu ne devait pas laisser impunie une telle faute, commise après avoir reçu la faveur du recouvrement du trône ; Il a donc de nouveau renversé ce trône, et la dynastie de la branche cadette me paraît être le Jéroboam de la France. Si elle avait été fidèle, elle serait demeurée debout sur les débris de la branche aînée ; mais, ayant prévariqué, elle fut jetée bas par les mêmes mains dont Dieu s’était servi pour l’élever, et elle fut jetée bas avec ignominie.
     
    « Cet acte de justice atteint tous les souverains de l’Europe. Tous, par leurs orgueilleuses prétentions, voulaient s’élever au-dessus de Dieu ; tous traitaient l’Église, comme une esclave ; tous aussi aggravaient les maux des peuples, et ils ne craignaient pas de les démoraliser, pour consolider leur pouvoir, et pour s’acheminer de plus en plus vers l’absolutisme ou s’y affermir. Je crois bien que le torrent de la révolution française les atteindra tous, et en abattra peut-être un grand nombre. L’autocrate, de Russie aura bien son tour, lui aussi.
     
    « Vous trouverez peut-être mon langage fort singulier. Je vous assure cependant que c’est dans le calme du recueillement que je parle, et en considérant les choses au point de vue de la foi, me représentant le langage que tiendrait Notre-Seigneur Jésus-Christ Lui-même Je ne désire pas, et personne ne doit désirer les troubles et les renversements. Si Dieu voulait réparer les maux causés à l’Église dans l’ordre de la foi, et ceux des peuples dans l’ordre de la religion, de la morale et même du matériel, je L’en bénirais, mais il ne me paraît pas que les choses arriveront ainsi, et je vois en cela la justice divine qui agit pour le renversement de l’orgueil des hommes. Peut-on s’affliger du renversement de cet orgueil ?
     
    « Ce même acte de la justice divine frappe encore nos grands politiques. Par leurs ruses et leur maudite astuce, ils sacrifiaient Dieu et le genre humain à leur propre agrandissement, et vendaient à bon compte la foi et les mœurs, avec le bien des peuples qu’ils gouvernaient ; la justice et l’humanité n’existaient plus en aucun gouvernement dès qu’il s’agissait de son intérêt, quelque mince qu’il fût. N’est-il pas naturel que le bras de Dieu se lève contre tant de criminels, qui ne faisaient justice qu’à ceux qu’ils craignaient ? Car ils étaient forts avec les faibles et faibles avec les forts, au point de sacrifier impitoyablement les faibles à ceux qu’ils redoutaient.
     
    « Qu’on considère tous les maux qui ont été causés dans ces derniers temps contre l’Église, la justice et la vérité, en France, en Angleterre, en Autriche, en Russie, en Bavière, en Prusse même, je veux dire par les hommes qui gouvernaient ces pays, sans parler de plusieurs autres, et l’on ne sera nullement étonné de voir la vengeance de Dieu commencer à se faire sentir. J’adore la Justice divine ; prions notre bon Sauveur qu’il y mêle Sa miséricorde pour Son Église et pour le salut des peuples. J’ai suivi un peu, depuis deux ou trois ans, les affaires de ce monde, et mon âme a toujours été sous le pressoir, en voyant l’horrible injustice, l’indigne mauvaise foi de tous ces hommes, et tous les maux qu’ils causaient. Je vous avoue que, malgré l’incertitude de l’avenir, je ne puis m’empêcher de sentir un profond sentiment de reconnaissance envers Dieu, de ce qu’enfin Il s’est montré, qu’Il a soufflé sur ces prétendus puissants ; et que de Son souffle il abat leur orgueil et les réduit au néant.
     
     
    « Une autre catégorie d’hommes, qui a été battue par cette tempête, c’est cette aristocratie bourgeoise, ce qu’on appelait le pays légal, qui outrageait si fièrement l’Église et refusait toute justice à son égard, qui foulait aux pieds tous les intérêts des pauvres, qui sacrifiait son âme et son pays à un misérable égoïsme et à ses intérêts particuliers. La colère, ou plutôt la justice de Dieu, a balayé tous ces orgueilleux égoïstes ; grands et petits, tout a été jeté bas en France, et le sera probablement tôt ou tard dans toute l’Europe.
     
    « Enfin cette grande et incompréhensible justice divine s’appesantit sur le grand crime de tout ce monde pervers, qui a fait tout son possible pour remplacer le culte de Dieu par celui de l’or ; leur divinité, c’était l’argent, et toute leur religion était l’industrie, portée jusqu’aux plus grands excès. La France et l’Europe se perdaient, se corrompaient par l’amour et l’instinct de l’or ; tout autre sentiment aurait été effacé dans peu de tous les cœurs. Dieu a abattu leur idole. Que de coupables vont être ruinés ! C’est la main de Dieu qui a frappé. Voilà l’édifice qui a été abattu ; Dieu a soufflé dessus, et il a croulé. Mais quel sera celui qui le remplacera ? Je ne voudrais pas me charger de pronostiquer ».
     

     
     Interrogé, peu auparavant, sur les événements plus compliqués de l’Italie, il n’hésita pas à exprimer aussi résolument son avis, à montrer que la différence des temps exigeait une conduite diverse, et qu’il en sortirait tôt ou tard le bien de la religion, la consolation de la papauté et le triomphe de l’Église :
     

    « Les apparences, dit-il, m’ont presque toujours paru favorables, même au milieu des circonstances les plus graves, et les choses semblent s’améliorer. Cependant, humainement parlant, notre bon Pape aura de la besogne pour de longues années, avant de se tirer d’affaire. Ce qui me console le plus, c’est la pensée que Dieu mène Son Église et la soutient contre toute puissance ennemie. Les hommes remuent, s’agitent et s’épuisent autour de cette forteresse. Elle reste debout, et eux passent et s’évanouissent avec toute leur puissance. Ils ne comprennent pas cela ! Ils devraient penser qu’il leur arrivera ce qui est arrivé à tant d’autres plus puissants qu’eux. Mais non : ils ne veulent pas voir ; leur orgueil les aveugle ! (2) »

     
     La vue de Dieu agissant dans le monde n’était point pour lui une spéculation métaphysique, ni la Providence une chose abstraite. Dieu dans le monde, c’était l’Église ; et pour lui, comme pour saint François de Sales, le Pape et l’Église, c’est tout un. De là, envers le Saint-Siège, un amour toujours actif, actuel et universel. C’est ainsi qu’il entendait le mot de saint Paul :

    « En Lui nous avons la vie, le mouvement et l’être, car nous sommes Ses fils. In ipso enim vivimus, movemur et sumus. Ipsius enim et genus sumus ».

     
    Vie du Vénérable Libermann par le Cardinal Pitra
     
    Édition Poussielgue, 1882, pp. 531-536.
     
     
     


    [1] Lettre du 20 mars 1848. vol. IV, n° 173.
     
    [2] Lettre du 8 octobre 1847. Vol. IV, n° 172.
      

    • Avatar
      janvier 23, 2015

      Ne croyez vous pas que nous pourrions reprendre mot pour mot les réflexions du vénérable Libermann, non pas en parlant des rois des nobles et des bourgeois, mais en parlant des hommes d’Église qui nous ont menés à la révolution conciliaire ?

      N’ont ils pas été aveuglés d’orgueil, tout comme l’a été aussi le « peuple élu » ?
       

  8. Louis-Hubert REMY
    janvier 23, 2015

     

    DOMINIQUE GODBOUT

     
    L’orgueil et la déchéance
     
    de la vieille France et de la nouvelle France

     
    Préface de l’édition française
     
    Louis-Hubert REMY

     

     
     
    « Mais alors jusqu’où allons-nous devoir remonter pour échapper à cette glissade ? »
     
    « Il faut, si l’on veut trouver un terrain solide, remonter jusqu’au Sacre de Clovis par saint Remy, à Reims, le jour de Noël 496. C’est là que la race de nos rois a été désignée par Dieu qui a envoyé une huile céleste pour servir désormais de sacramental pour le Sacre. C’est à ce moment-là que Dieu a fondé une autorité temporelle chrétienne pour être le rempart et l’épée de la Sainte Église. C’est jusque là qu’il faut remonter pour trouver une base ferme de raisonnement ».
     
     Jean Vaquié, Lecture et Tradition n° 126.

     
     
     
     
     
    Depuis 2000 ans, deux dates priment sur toutes :
     
    — celle du vendredi 15 avril 33, où, par le Saint Sacrifice de la Croix, la seconde personne de la Très Sainte Trinité, Notre-Seigneur Jésus-Christ, a sauvé et racheté le genre humain ;
     
    — et celle du 26 Août 1789, vote (1) de la Déclaration des Droits de l’homme (décalogue de Satan) mettant Notre-Seigneur Jésus-Christ hors-la-loi. C’était La Révolution, qui, de la France, a envahi le monde.
     

    « Si, arrachant le masque à la Révolution, vous lui demandez : Qui es-tu ? elle vous dira : « Je ne suis pas ce que l’on croit. Beaucoup parlent de moi, et bien peu me connaissent. Je ne suis ni le carbonarisme qui conspire dans l’ombre, ni l’émeute qui gronde dans la rue, ni le changement de la monarchie en république, ni la substitution d’une dynastie à une autre, ni le trouble momentané de l’ordre public. Je ne suis ni les hurlements des Jacobins ni les fureurs de la Montagne, ni le combat des barricades ni le pillage, ni l’incendie ni la loi agraire, ni la guillotine ni les noyades. Je ne suis ni Marat ni Robespierre, ni Babeuf ni Mazzini, ni Kossuth. Ces hommes sont mes fils, ils ne sont pas moi. Ces choses sont mes œuvres, elles ne sont pas moi. Ces hommes et ces choses sont des faits passagers, et moi je suis un état permanent.
     
    « Je suis la haine de tout ordre religieux et social que l’homme n’a pas établi et dans lequel il n’est pas roi et Dieu tout ensemble ; je suis la proclamation des droits de l’homme contre les droits de Dieu ; je suis la philosophie de la révolte, la politique de la révolte, la religion de la révolte ; je suis la négation armée ; je suis la fondation de l’état religieux et social sur la volonté de l’homme au lieu de la volonté de Dieu ! en un mot, je suis l’anarchie ; car je suis Dieu DÉTRÔNÉ et L’HOMME à sa place. Voilà pourquoi je m’appelle Révolution ; c’est-à-dire renversement, parce que je mets en haut ce qui, selon les lois éternelles, doit être en bas, et en bas ce qui doit être en haut ».
     
    (p. 18-19 de LA RÉVOLUTION, RECHERCHES HISTORIQUES par Mgr GAUME (2)).

     
    Il est navrant de voir que souvent, dans nos milieux, on perd son temps à attaquer les prétendues « erreurs » post-révolutionnaires des papes. Combien d’études, d’articles, sur le Concordat, sur le Ralliement ou sur la condamnation de l’Action Française ? Souvent pour condamner d’un ton infaillible, tel ou tel pape.
     
    Appliquant le principe terrible :

    « Qui vous méprise, Me méprise ; or celui qui Me méprise, méprise Celui qui M’a envoyé » (Luc, x, 16)

    il nous paraît très imprudent d’écrire n’importe quoi sur de tels sujets. Ceux qui le font agissent comme de vrais révolutionnaires. Fuyons-les, surtout que lorsqu’on approfondit l’étude des documents, on découvre vite que ces articles sont très superficiels, imprudents dans leurs jugements, excessifs dans leurs condamnations (3).
     
     
     
    Dans le même temps on interdit tout interdit sur l’Ancien Régime. Peu d’études. Encore moins de condamnations. Et pourtant ! Ne devrait-on pas plutôt méditer sur ce qui a mérité un tel châtiment ? réfléchir sur les causes en amont plutôt que sur les problèmes en aval ? Qui sont les vrais responsables ? Quelles leçons en tirer ? Comment en sortir ?
     
    Si nos milieux ont su souligner l’importance des loges, des idées philosophiques, des ennemis de l’Église et de la Royauté, a-t-on su bien étudier les graves responsabilités des rois (4), de la noblesse (5), du haut clergé, c’est-à-dire des gouvernants, des autorités, de l’élite ?
     
     
     
    « La France est encore chrétienne dans sa vie privée ; mais, précisément, pour dire comment elle est chrétienne, je suis obligé de dire qu’elle l’est dans sa vie privée, c’est-à-dire dans les individus, et non plus dans le corps social. La politique, les institutions, le gouvernement se sécularisent — et vous savez ce qu’on entend par là. L’idée théologique n’est plus l’inspiratrice première, la règle souveraine de toute vie sociale ; elle disparaît pour faire place à l’intérêt terrestre de la dynastie. Le christianisme, respecté, ne gouverne plus ; déjà vous le voyez dans un domaine circonscrit, comme une institution particulière, et une des diverses religions possibles ; il semble évident qu’alors la France, encore chrétienne — parce qu’une nation ne perd pas si vite la foi — est en travail de se refaire un ordre nouveau, non fondé sur l’Évangile, une civilisation païenne » (6).
     
     
     
    Ce livre ose porter de graves accusations, surprenantes, choquantes, mais bien réelles. Le lecteur en jugera, à la lecture des documents présentés. En agissant ainsi, l’auteur n’a pas voulu attaquer la Monarchie. Il a voulu souligner les défaillances graves de certains monarques et surtout faire ressortir que, dans la pratique, ils trahirent les engagements faits par serment lors de leur sacre. On ne se moque pas de Dieu (Gal. vi, 7) surtout après de nombreux avertissements. Mane, thecel, pharés.
     
    L’auteur sait tirer les leçons de ces erreurs pour bien nous exposer les conditions d’un renouveau.
     
     
     


     

    « Ce qu’il nous faut, ce sont des chrétiens et des prêtres radicaux dans le bien.
     
    Lorsque les idées régnantes, les désertions et les scandales, auront enlevé à l’Église
     
    la moitié,
     
    puis les trois quarts,
     
    puis les neuf dixièmes,
     
    puis les quatre-vingt-dix-neuf centièmes,
     
    puis les neuf cent quatre-vingt-dix-neuf millièmes de sa famille,
     
    si le millième demeuré fidèle est excellent et radical, tout sera gagné, car ce millième formera la petite mais vaillante armée de Gédéon, la semence saine et irréprochable d’une nouvelle société.
     
    Combien serait plus puissante, pour la régénération d’un peuple comme le nôtre, une telle phalange, sortie d’écoles théologiques solides, armée de toute la force surnaturelle de l’Évangile, fortifiée de principes sûrs et inébranlables contre l’esprit du siècle ! Elle se répandrait partout, occuperait les positions sacerdotales, comme des postes militaires où elle doit faire sentinelle et combattre, saupoudrerait en quelque sorte la société et lutterait avec ce bel ensemble contre l’erreur. Certainement elle vaincrait, à moins que l’Écriture n’ait menti en disant : Hæc est victoria quæ vincit mundum, fides nostra (I Jean., v, 4).
     
    On dit souvent : « Les hommes manquent ! » Je n’en crois rien ; ce sont les principes qui manquent, et il y a toujours assez de chair humaine. La France est trop féconde pour manquer d’hommes ; quand on a les bons principes, on fait des merveilles avec quelques hommes. Notre-Seigneur a précisément voulu, par le choix des apôtres, prouver que la pauvreté d’hommes n’est pas un obstacle, mais une ressource souvent, toujours même, moyennant des principes.
     
    Le mal, c’est qu’il y a des hommes, beaucoup d’hommes, mais peu de principes ».
     
    J.-B. Aubry, Essai sur la Méthode des Études Ecclésiastiques en France,
     
    1890, 1ère partie, p. 265.

     

     


    [1] « Lorsqu’on lit dans Le Moniteur le compte-rendu des séances consacrées à la fameuse Déclaration, sur 291 ecclésiastiques (dont 48 évêques, 35 abbés ou chanoines), membres de l’Assemblée Nationale, aucun n’a protesté de remplacer la vague dénomination de l’Être Suprême par le nom clair de Jésus-Christ » (abbé Joseph Lémann). Ne soyons pas surpris du châtiment.
     
    [2] Ce livre passionnant est disponible aux Éd. Saint-Remi, et mérite une étude attentive. C’est un maître livre.
     
    [3] Rappelons que si Maurras et l’Action Française avaient réussi à mettre sur le trône de France un d’Orléans, nous aurions eu un nouveau roi révolutionnaire, qui n’aurait rien arrangé, au contraire. Quelle parodie burlesque !
     
    [4] Trois faits entre mille :
    Le discours de Louis XV, le 3 mars 1766 où, s’il rappelle que son pouvoir est absolu, il omet toute référence à Dieu !
    Le parlement de Paris, qui dans un arrêt, le 11 juin 1771, proscrit le culte du Sacré-Cœur !
    Le sermon du sacre de Louis XVI où Mgr de Boisgelin se moque tellement des traditions du sacre que le Roi interdit qu’il soit imprimé.
     
    [5] Les allées de la Révolution sont peuplées de nobles. La Révolution a apporté à la noblesse une formidable plus-value patrimoniale. Parmi les victimes de la Révolution il n’y a que 8 % de nobles. La classe sociale dans laquelle il y a le plus d’incroyants virulents est la noblesse. Le cardinal Pacca, envoyé par le Pape auprès des nobles immigrés, à Coblence, témoigne de la débauche la plus totale et de l’antichristianisme le plus absolu.
     
    [6] Le P. Aubry et la réforme des études ecclésiastiques par Mgr Justin FÈVRE, 1902. Éd. Saint Remy.

     

  9. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    janvier 24, 2015

    Nous serons juger plus sévèrement que les juifs car nous avons plus reçu, ce n’est pas moi qui le dit, mais Saint Augustin.

    Oui, les nobles et les rois ont prévariqué, il suffit de penser à Charles VII et son manque de reconnaissance envers sainte Jeanne d’Arc, de même tous les papes ne furent pas saints, bien que Vicaire du Christ.

    Quand à Louis XIV, Louis le Dieudonné,  son plus grand crime fut de refuser  au Sacré-Cœur son triomphe par ses armes, mais on remarquera que le Sacré-Cœur ne dédaigne pas le bourbon.

    Le martyr de Louis XVI fut pour lui une grâce, comme tout martyr, personne ne le mérite.

    Maintenant que la révolution soit un acte de justice, me parait assez discutable, car cette justice fut pour le moins inféconde sinon en châtiments.

    L’islam va sans doute aussi faire bientôt acte de justice en France.
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      janvier 26, 2015

      « L’islam va sans doute aussi faire bientôt acte de justice en France. » 
       
      C’est ma foi fort possible, cher Ludovicus, si nous restons (de notre faute) sous l’économie du châtiment… Je soumets à tous nos amis lecteurs cette thèse en quelques points qui en intéressera sans doute plus d’un. http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif
       

      L’opinion proposée ici par Guillaume Faye diffère des idées reçues d’une idéologie dominante qui regarde le monde à court terme et par le petit bout de la lorgnette. Je ne vais pas rabâcher ici tous les faits connus diffusés par la marée médiatique, mais aller simplement et directement à l’analyse, non pas émotionnelle, mais politique. Voici les 13 points de la thèse que je défends : le danger, c’est moins le terrorisme islamiste que l’islamisation.
       
       On se focalise sur la menace « islamiste » de tueurs fanatiques, type Merah ou Nemmouche, pseudo-Français qui commettent des attentats et assassinats barbares, et qui peuvent revenir, aguerris, du Moyen-Orient, formés par l’« État islamique ». Mais le terrorisme, d’où qu’il vienne, désolé de le rappeler, n’a jamais fait énormément de morts ni de destructions. Bien moins que les accidents, les épidémies, les guerres. Simplement, aveugle et ultramédiatisé, il frappe et stupéfie l’opinion. Mais c’est une piqure de guêpe. Il y a beaucoup plus grave que l’islamisme terroriste, c’est l’islamisation par le bas, comme l’humidité qui ronge les murs.
       
       Au contraire, la violence islamiste provoque paradoxalement un effet « anti islamique », celui de créer un éveil de conscience contre le danger même de l’islamisation et la vraie nature de l’islam. De même, tous les excès des musulmans en France, dans leur phase de conquête (Dar al-Arb) sont créateurs d’une prise de conscience : revendications identitaires, provocations, agressions, femmes voilées intégralement, émeutes, exactions antijuives, sites et blog Internet djihadistes…
       
       C’est la raison pour laquelle les Arabo-musulmans intelligents et rusés qui veulent conquérir en douceur l’Europe (par immigration et démographie) condamnent toutes les violences « islamistes » stupides et toutes les provocations d’un islam fondamentaliste et radical. Ils l’estiment maladroit et prématuré, contreproductif. Calcul stratégique et rusé. Très souvent, les dénonciations des égorgements d’Occidentaux sont des larmes de crocodile.
       
       Seuls les ignorants croient qu’il existe une différence de nature entre islamisme et islam. C’est simplement une question de degré, de phase, de stratégie du lieu et du moment dans le combat de conquête, le djihad, ce dernier pouvant prendre toutes les formes. L’islam est un bloc. Intolérant à tout autre qu’à lui-même, qu’il soit sunnite ou chiite. L’islam modéré ou laïc, ou « corrigé » par aggiornamento, est une impossibilité et correspond à un fantasme de mouton occidental naïf qui se laisse prendre au piège, comme le Chaperon rouge, par le gentil loup déguisé.
       
       La stratégie occidentale qui consiste (sous direction US) à aller guerroyer et bombarder dans les pays musulmans pour y éradiquer des foyers terroristes islamistes qui nous menaceraient – et pour y instaurer une « démocratie » incompréhensible pour ces populations – est d’une ineptie complète. Nous n’avons rien à faire dans ces pays-là. (1) Cette démarche est contre productive ; elle aboutira à l’enlisement militaire et à la défaite comme en Afghanistan et ailleurs. Et à la fanatisation accrue des masses musulmanes face aux « croisés ».
       
       Le seule solution sensée aurait été le « cordon sanitaire » : bloquer toute immigration arabo-musulmane en Europe et assurer une sécurité intérieure sérieuse. À partir du moment où, depuis les années 70, on a laissé s’installer en Europe des millions de musulmans (sans compter les autres immigrés), on a fait entrer le loup dans la bergerie.
       
       D’innombrables déclarations d’autorités musulmanes en Europe et à travers le monde, en parfait accord avec les exhortations coraniques, appellent à une conquête de l’Europe, en particulier de la France, par l’islam sunnite. Ces appels ne se réclament nullement d’un djihad islamiste violent. Ils recommandent une prise de pouvoir progressive, par le bas, grâce à la démographie et aux flux migratoires. La France est destinée à terme, dans leur esprit, à devenir Dar al-islam (domaine de l’islam). Ces appels et cet objectif sont largement diffusés par le Net et par bien d’autres canaux chez tous les musulmans de France et ne tombent pas dans les oreilles de sourds.
       
       Extrêmement préoccupants sont les deux éléments suivants : non seulement la progression numérique des Européens de souche convertis mais, notamment en France, l’islamophilie des autorités politiques et judiciaires, celle de nombreuses élites médiatiques et culturelles, inconscientes ou complices. L’islam acquiert un statut privilégié et protégé et l’« islamophobie » n’est pas tolérée par l’État « laïc ». Tandis que la christianophobie est ignorée et la judéophobie mollement réprimée, surtout en fonction de l’origine des coupables… Cette islamophilie officielle, syndrome de soumission par avance, prépare le terrain de l’islamisation généralisée.
       
       On note donc une contradiction absolue entre, d’une part les efforts désespérés, avec des moyens militaires en berne, pour aller combattre à l’extérieur le djihadisme islamiste (qu’on a largement aidé par ailleurs par une « politique arabe » stupide, comme en Libye et en Syrie) ou pour essayer de traquer les tueurs islamistes potentiels en France et, d’autre part, l’incroyable encouragement à l’implantation massive et continue de l’islam en France. C’est de la schizophrénie.
       
      10° Les attentats islamistes (on en verra, c’est sûr) sont évidemment à court terme, une chose horrible, mais qui permettent une prise de conscience de la désignation de l’ennemi. Beaucoup plus terrible est la perspective au cours du XXIe siècle de la disparition de la France, de son identité millénaire, de son être. Les projections démographiques (immigration incontrôlée et encouragée et natalité intérieure) sont inquiétantes. Idem pour d’autres pays d’Europe. Car l’islam, à terme, ne tolère rien d’autre que lui-même. Contrairement à la pusillanimité insouciante des idéologies occidentales, il possède les défauts et qualités suivants : mémoire, ténacité, intolérance, hypocrisie, patience et ruse, fanatisme ouvert et violent ou bien dissimulé, simplisme dogmatique, volonté de domination brutale. Sa grande faiblesse est que, comme toute force d’hégémonie primaire et impitoyable, il craint le châtiment et verse facilement dans la lâcheté et la soumission dès que le rapport de force s’inverse.
       
      11° Ce n’est pas l’islamisme barbare et tueur de l’EIIL qui provoque seul le martyre des chrétiens d’Orient et leur éradication. Il ne fait qu’achever leur élimination par l’islam lui-même, à l’œuvre depuis plusieurs siècles. Mais, comme nous le disent les chrétiens d’Orient (2), nous autres Européens devons nous méfier : le même sort peut nous arriver demain si nous nous laissons coloniser par une immigration en majorité musulmane, surtout avec la radicalisation et le retour aux sources de l’islam mondial. La cohabitation à terme avec une autre civilisation ou d’autres croyances est fondamentalement inacceptable pour l’islam, sauf provisoirement. À terme, il faut se soumettre ou bien disparaître.
       
      12° La question est celle de Carl Schmitt : quel est l’ennemi ? Non pas l’adversaire, c’est-à-dire le compétiteur, (par exemple les USA) mais l’ennemi. L’ennemi est celui qui te menace et veut ta perte, ta mort, à court ou à long terme, même s’il ne te l’avoue pas ; l’adversaire veut seulement t’affaiblir et gagner le match. Il faut avoir le courage de désigner l’ennemi principal : le « terrorisme islamiste » me semble être un leurre, ou plutôt un avatar. Un avatar de ce qui le surplombe, l’inspire et le motive : l’islam lui-même, dans sa vérité ancestrale.
       
      13°Terminons sur une note positive. À divers signes, sociologiques et politiques, les populations de souche (surtout en France) des classes populaires, celles qui sont au contact avec le réel et qui ont du bon sens, manifestent une sourde révolte contre l’islamisation et, au delà, contre l’immigration voulue et incontrôlée. À l’inverse des intellectuels et des élites des grands médias et des partis pour l’instant au pouvoir, aux cerveaux nuageux. C’est une bonne nouvelle. À condition que cela débouche sur la conviction suivante : la solution ne passera ni par des négociations, ni par les fantasmes d’« intégration » mais sur ce simple mot d’ordre : désislamiser la France et l’Europe. Chacun chez soi, selon le bon sens aristotélicien.

       

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