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15 février 1559 : UNE LUMIÈRE POUR LES TÉNÈBRES CONCILIAIRES

2015 février 14

 

Demain 15 février 2015, Sa Sainteté le pape Paul IV fixait à jamais, il y a 456 ans, les règles canoniques qui permettent de discerner un vrai Pape d’un intrus.

 

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La Bulle “ Cum Ex Apostolatus ” du Pape Paul IV

Fixant à jamais les règles canoniques qui permettent de discerner le vrai Pape de l’intrus.

 

Sa Sainteté le pape Paul IV

Une Lumière Dans Les Ténèbres Conciliaires :
La Bulle “Cum Ex Apostolatus” Du Pape Paul IV
du 15 février 1559

 

Par M. l’Abbé Henri Mouraux †

 

Le 23 mai 1555, en pleine crise protestante, le Sacré Collège porte au Souverain Pontificat le Cardinal Jean-Pierre Carafa. C’est un Religieux à la volonté de fer, au sacerdoce d’une pureté angélique, un prélat savant et énergique à souhait. Il va incarner dans sa personne et son gouvernement la Contre-Réforme catholique en face des hérésies de Luther. Il coiffe la tiare sous le nom de Paul IV. Le 15 février 1559, il publie la Bulle « Cum ex Apostolatus » qui, dans une fidélité absolue à la tradition, fixe à jamais les règles canoniques qui permettent de discerner le prélat légitime de l’intrus. Deux principes dominent le texte dont nous reproduisons l’essentiel ci-dessous, à savoir :

  • Si le Pape ne peut être jugé par aucun tribunal humain, on DOIT cependant « le contredire s’il dévie dans les matières de FOI » ;
  • Si le Souverain Pontife lui-même a, avant son élection au trône de Saint Pierre, dévié dans la FOI, ou est tombé dans l’hérésie, « son Élection Est Nulle, Sans Valeur Et Non Avenue. Son pontificat ne peut être tenu comme légitime, en aucun de ses actes ».

 

Voici la traduction des passages essentiels de la Bulle :

§ 1 – Nous considérons la situation actuelle assez grave pour que le Pontife romain, Vicaire de Dieu sur la terre, revêtu de la plénitude du pouvoir sur les nations et les royaumes, juge de tous les hommes et ne pouvant être jugé lui-même en ce monde par personne, puisse toutefois être Contredit s’il Dévie dans la Foi.

 

§ 6 – Si jamais un jour il apparaissait qu’un évêque, faisant même fonction d’Archevêque, de Patriarche ou de Prélat ; qu’un cardinal de l’Église romaine, même Légat ; qu’un Souverain Pontife, lui-même, Avant sa promotion et élévation au cardinalat ou au Souverain Pontificat, déviant de la Foi Catholique, soit tombé en quelque hérésie, sa Promotion ou Élévation, même si elle a eu lieu dans la Concorde et avec l’Assentiment Unanime des cardinaux, Est Nulle, Sans Valeur, Non Avenue. Son entrée en charge, gouvernement, administration, Tout Devra Être Tenu Pour Illégitime.

S’il s’agit du Souverain Pontife, on ne pourra prétendre que son intronisation, l’agenouillement devant lui, l’obéissance à lui jurée, même une courte durée de règne, que tout cela a convalidé son pontificat ; car celui-ci ne peut être tenu pour légitime en aucun de ses actes. De tels hommes, évêques, archevêques, patriarches, primats, cardinaux ou même Souverain Pontife, ne peuvent être censé avoir reçu ou pouvoir recevoir Aucun Droit, ni dans le domaine spirituel, ni dans le domaine temporel. Toutes leurs paroles, faits et gestes, toute leur administration, tout est dénué de valeur, et ne confère par conséquent Aucune Autorité, Aucun Droit à Personne. Ces hommes ainsi promus seront donc, sans besoin d’aucune déclaration ultérieure, privés par le fait même de toute dignité, place, honneur, titre, fonction, et pouvoir.

 

En Face de Textes Aussi Nets, Aussi Conformes à la Tradition, Raisonnons et Réfléchissons.

 

Le Pape Paul IV déclare que sa Bulle sera valable à perpétuité, qu’elle est promulguée en vertu de son pouvoir apostolique. Les mots dont il se sert sont précis, et ne laissent aucune place à l’équivoque. Les voici : « Nous décidons, statuons, décrétons et définissons ». De plus, il n’invente rien. Il est en accord avec la tradition constante de l’Église et en accord parfait avec l’Évangile. Jésus, en effet, a établi Pierre chef de son Église seulement après lui avoir fait confesser sa FOI en ces termes : « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Math. XV, 13-19). Et ce n’est qu’après cet acte solennel qu’il devient le fondement inébranlable de l’Église et reçoit le pouvoir des Clefs. Ajoutons qu’il serait illogique et indigne de Dieu de supposer que Celui qui dit à saint Jean « être venu pour donner sa vie pour ses brebis » les livres « au voleur » (Jean. X, 10), c’est-à-dire, pour parler clairement : à l’Hérétique, au Démagogue, qui se fait ovationner par des foules dépourvues de sens religieux, qui se coudoie avec les Ennemis de la Foi catholique, fréquente leurs temples ou leurs synagogues… Et pourtant, Pie IX a découvert dans les documents qu’il fit saisir dans les Loges, que c’était d’un tel pape que rêvait la Maçonnerie, pour ruiner l’Église catholique. Heureusement, Dieu donna à son fidèle serviteur Paul IV une science prophétique qui lui fit écrire un texte qui empêche à jamais pareil malheur, car il dégage les Fidèles de l’obéissance à un Pontife qui n’est pas en communion de Foi avec son Maître, Notre Seigneur Jésus-Christ.

Saint Pie X avait inséré cette bulle dans le corps même du Code du Droit canonique. La mort le surprit avant qu’il n’est pût le publier. Ce fut son successeur Benoît XV qui fit cette promulgation. Mais, dans l’ombre du pape, le cardinal Gaspari, imbu de l’esprit de Rampolla retira, avant la publication, du corps des lois canoniques la Bulle de Paul IV et la plaça dans le corps des lieux canoniques. Substitution gravissime, dont la confidence m’a été faite par un Prélat du Vatican… C’est un acte de forfaiture. Mais un acte parfaitement nul en droit puisque, nous le redisons, la bulle est quand même placée dans le corps des lieux canoniques. Mais si l’effet juridique est nul, l’effet psychologique fut et demeure réel chez ceux qui connaissent peu ou pas le droit canonique. Ajoutons que pour qu’une loi dans l’Église soit supprimée, il faut qu’un document le déclare expressément. Cela ressort des 30 premiers chapitres du Code publié par Benoît XV. Or, aucun document officiel ne supprima la Bulle de Paul IV.

Persévérants, les adversaires de la Bulle de Paul IV insistent en disant que Pie XII a publié une Constitution Sede vacante, en 1945, qui stipule que « aucun cardinal ne peut être exclu de l’élection du Souverain Pontife, sous le prétexte d’excommunication, de suspense ou empêchement ecclésiastique ; que toutes ces censures sont levées à l’occasion du Conclave ; mais restent en vigueur, par ailleurs »… La lecture de cette phrase montre à l’évidence que l’objection est sans valeur. Il ne s’agit pas ici, en effet, comme dans la Bulle de Paul IV, d’Hérésie, mais de Censures Disciplinaires.

De plus, cette bulle a été confirmée par Saint Pie V le 21 décembre 1566 par son motu proprio intitulé “Inter multiplices curas” (Cf. Bull, Rom. volume VII, pp. 499-502). Et qu’on ne dise pas que le canon 6 du Code de Benoît XV annule toutes les lois antérieures aux siennes. Car il annule uniquement les lois disciplinaires qu’il ne reprend pas, lui, mais sans toucher à celles qu’a conservé la liturgie, ni aux lois qui reposent sur le droit naturel et divin. Voici le texte : « Si qua ex ceteris disciplinaribus legibus, quae usque adhuc viguerunt, nec explicite nec implicite in Codice contineatur, ea vim omnem amississe dicenda est, nisi in probatis liturgicis libris reperiatur, aut lex sit juris divini, sive positivi, sive naturalis » (Toute loi disciplinaire en vigueur jusqu’ici qui n’est ni explicitement ni implicitement reprise, est abrogée, à moins qu’elle ne soit de droit divin, positif ou naturel, ou qu’elle ne se trouve dans quelque livre liturgique approuvé).

En outre, le code reprend au canon 188/4° l’essentiel de la bulle de Paul IV :« Ob tacitam renutiationem ab ipso jure admissam quaelibet officia vacant ipso facto et sine ulla declaratione, si clericus a fide catholica publice defecerit (4°) » (Un office est vacant par tacite renonciation, si le sujet qui l’occupe fait publiquement un acte opposé à la foi catholique).

C’est là l’enseignement du pape Innocent III qui déclare « Un pape qui tomberait dans l’hérésie et s’y obstinerait cesserait du même coup d’être membre de l’Église, et par conséquent cesserait d’être pape. Il se déposerait lui-même » (Cf. Dictionnaire de Théologie, Tome IV, col. 520).

 

Certains ont cru échapper à ces lois en disant qu’elles n’auraient aucune valeur d’application sur un Pontife qui aurait la conscience faussée, et qui croirait accomplir son devoir en enseignant l’hérésie ou en coudoyant les hérétiques et les païens jusque dans leurs rites impies. Une telle opinion est totalement fausse et condamnée « de Fide » par Vatican I ( Dz. 1794 ) : « Si quelqu’un dit…que les Catholiques peuvent avoir une juste cause pour suspendre leur adhésion à la foi qu’ils ont reçue du Magistère de l’Église ou pour la révoquer en doute, qu’il soit anathème ».

 

Qu’après avoir étudié ce texte le Catholique soucieux de s’éclaire sur la légitimité des successeurs de Sa Sainteté le Pape Pie XII, lise leurs écrits et examine leurs actes antérieurs à leur promotion. Ils y trouveront les racines des hérésies de leurs gouvernements, et tireront, pour leur conduite personnelle, une conclusion appuyée solidement sur la bulle du Pape Paul IV.

De plus, puisqu’un Pontife perd toute autorité s’il est avéré qu’il a erré dans la Foi avant son élection, il est évident que s’il propage l’hérésie comme pape, il se dépose lui-même.

 

“Non UNA CUM” en 431. “Vie des Pères du Désert d’Orient”, par le Père Michel-Ange Marin (tome 9, édition de 1856).

 

Ou l’on voit qu’en 431, un religieux comme Saint Hypace se refusait à entacher la sainte Messe en continuant à y nommer dans le saint Canon son évêque ou son patriarche devenu hérésiarque.

 

… Mais une des plus remarquables prophéties du Saint fut celle qu’il fit au sujet de l’hérésiarque Nestorius, et que nous allons rapporter comme son historien nous l’a apprise. Lorsque Denis, qui commandait la milice d’Orient, conduisit Nestorius, en 428, pour prendre possession de la chaire de Constantinople, et qu’il approchait de la ville, saint Hypace eut une révélation dans laquelle il lui sembla voir que plusieurs séculiers plaçaient ce nouvel évêque sur le trône pontifical, et en même temps il entendit une voix qui dit :

« Encore trois ans et demi, et ces ivraies seront arrachées ». Il comprit aisément le sens de ces paroles, et dit à ses religieux et à quelques personnes de confiance : « Je crains que ce nouveau prélat ne tombe dans l’erreur ; mais son gouvernement ne durera que trois ans et demi »

 

…Au bout de trois ans, cet hérésiarque commença à manifester ses erreurs : ce que saint Hypace ayant appris, effaça son nom des sacrés diptyques dans son Église (una cum ……), et n’en fit plus mémoire dans la célébration des saints Mystères. Eulale, évêque de Chalcédoine, qui ne l’aimait point, lui en fit des reproches menaçants ; mais il lui répondit avec fermeté, que depuis que Nestorius avait commencé de publier sa doctrine impie, il s’était séparé de sa communion ; et que quant aux menaces qu’il lui faisait, il pouvait les exécuter, parce qu’il était prêt à tout souffrir pour le soutient de la véritable Foi.

On ne tarda pas de tenir le Concile œcuménique d’Éphèse, et Nestorius y fut déposé précisément au temps qui avait été révélé à notre Saint. C’est ainsi que la vision qu’il avait eue se vérifia sans qu’on pût le soupçonner d’illusion, comme l’impie Nestorius avait voulu le faire croire.

 

 


 

SS Paulus IV Constitutio ‘Cum Ex Apostolatus’

 


 

Armoiries du pape Paul IV : de gueules aux trois fasces d'argent

 

Constitution Apostolique “Cum Ex Apostolatus”

15 février 1559

Paul IV, Pape

La charge apostolique, à Nous confiée par Dieu malgré notre indignité, nous impose le soin général du troupeau du Seigneur. Pour le garder dans la foi et le conduire dans la voie du salut, Nous devons, en Berger attentif, veiller sans cesse et pourvoir soigneusement à écarter de la bergerie du Seigneur ceux qui, à notre époque, livrés aux péchés, confiant en leurs propres lumières, s’insurgent avec une rare perversité contre la règle de la vraie foi et, faussant la compréhension des saintes Écritures par des arguties subtiles et vaines, méditent de déchirer l’unité de l’Église catholique et la tunique sans couture du Seigneur : s’ils dédaignent d’être disciples de la vérité, ils ne doivent pas continuer à enseigner l’erreur.

§ 1. – Devant la situation actuelle si grave et si dangereuse, il ne faut pas que l’on puisse reprocher au Pontife romain de dévier de la foi. Il est sur terre le Vicaire de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; il a la plénitude de l’autorité sur les nations et les royaumes, il est le juge universel et n’a a être jugé par personne ici-bas.

D’ailleurs, plus le danger est grand, plus la vigilance doit être entière et attentive, pour que les faux prophètes, ou même d’autres hommes, revêtus d’une juridiction séculière, ne puissent prendre lamentablement dans leurs filets les âmes simples et entraîner avec eux à la perdition et à la ruine de la damnation les peuples innombrables confiés à leur soin et à leur direction, au spirituel comme au temporel ; et aussi pour que jamais Nous ne soyons témoin dans le lieu saint de l’abomination de la désolation annoncée par le prophète Daniel, alors que Nous désirons de tout notre pouvoir avec l’aide de Dieu, selon notre charge pastorale, capturer les renards qui s’ingénient à saccager la vigne du Seigneur et écarter les loups des bergeries, afin de ne pas ressembler à des chiens muets incapables d’aboyer, ni Nous perdre avec les mauvais agriculteurs, ni être comparé à un mercenaire.

§ 2. – Après mûre délibération à ce sujet avec nos vénérables frères les Cardinaux de la sainte Église romaine, sur leur conseil et avec leur assentiment unanime, de par notre autorité apostolique, Nous approuvons et renouvelons toutes et chacune des sentences, censures et peines d’excommunication, suspense, interdit et privation et autres qu’ont portées et promulguées, de quelque façon que ce soit, contre les hérétiques et les schismatiques tous les Pontifes romains, nos Prédécesseurs – ou tenus pour tels –, jusque par leurs lettres extravagantes ou les saints Conciles admis par l’Église de Dieu, ou les décrets et statuts des Saints Pères ou les saints Canons, Constitutions et Ordonnances apostoliques.

Et Nous voulons qu’elles soient observées à perpétuité et remises en pleine vigueur, si besoin en est, et qu’elles le demeurent. Elles s’appliquent aussi à tous ceux qui, jusqu’ici, auront été pris sur le fait, auront avoué ou auront été convaincus d’avoir dévié de la foi catholique ou d’être tombés en quelque hérésie ou d’avoir encouru le schisme ou de l’avoir suscité ou commis. Elles s’appliquent encore (mais Dieu veuille l’empêcher dans sa clémence et sa bonté envers nous) à ceux qui, à l’avenir, dévieront soit en tombant dans l’hérésie ou en encourant le schisme, soit en les suscitant ou en les commettant, qu’on les prenne sur le fait, qu’ils avouent ou qu’on les en convainque.

Quels que soient leurs état, rang, ordre, condition et dignité, Évêque, Archevêque; Patriarche, Primat ou autre dignitaire ecclésiastique supérieur, Cardinal et Légat perpétuel ou temporaire du Siège Apostolique, où que ce soit, quelle que soit également leur autorité ou dignité dans le monde, Comte, Baron, Marquis, Duc, Roi, Empereur : qui que ce soit parmi eux Nous voulons et décrétons qu’il encoure les sentences, censures et peines susdites.

§ 3. – Et ne considérant pas moins qu’il convient de détourner du mal par la crainte des peines ceux qui ne s’en abstiennent pas par amour de la vertu et que les Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux, Légats, Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs, chargés d’instruire les autres et leur donner le bon exemple pour les garder dans la foi catholique, pèchent plus gravement en prévariquant (ils se perdent eux-mêmes, mais aussi entraînent avec eux à la perdition et à l’abîme de la mort d’innombrables peuples confiés à leur soin et à leur autorité, ou soumis à eux par ailleurs) ; sur un semblable conseil et assentiment des Cardinaux, en vertu de cette Constitution nôtre valide à perpétuité, par haine d’un si grand crime, le plus grave et pernicieux possible dans l’Église de Dieu, dans la plénitude de notre pouvoir apostolique, Nous décidons, statuons, décrétons et définissons que les sentences, censures et peines susdites gardant toute leur force et leur efficacité, avec leurs effets, tous et chacun des Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux, Légats, Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs qui à ce jour, comme il est déclaré ont dévié et sont tombés dans l’hérésie ou ont encouru le schisme, ont été pris à les susciter ou les commettre, qu’ils soient pris sur le fait, qu’ils avouent ou qu’ils en soient convaincus, vu que leur crime les rend plus inexcusables que les autres, outre les sentences, censures et peines susdites, seront par là-même, sans aucun recours au droit ou au fait, privés de leurs églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, de leur dignité cardinalice, de toute charge de Légats, comme aussi de toute voix active et passive, avec ou sans charge, qu’ils soient séculiers ou réguliers de tous Ordres, qu’ils auraient obtenus par concessions et dispensations apostoliques, comme titulaires, commendataires, administrateurs, ou de toute autre manière, en lesquels ou sur lesquels ils jouiraient de quelque droit ; ils seront privés également de tous les fruits, rentes et produits annuels à eux assignés et réservés ; de même, les Comtes, Barons, Marquis, Ducs, Rois et Empereurs en seront privés radicalement, totalement, perpétuellement.

Par ailleurs, tous ces gens seront considérés comme inaptes et impropres à de telles fonctions, comme des relaps et des subversifs, en tout et pour tout, comme s’ils avaient abjuré publiquement une telle hérésie ; jamais, à aucun moment, ils ne pourront être restitués, replacés, réintégrés et réhabilités en leur précédent état, en leurs églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, en leur dignité cardinalice, ou quelque autre dignité majeure ou mineure, en leur voix active ou passive, en leur autorité, leurs monastères et bénéfices, leurs comtés, baronnies, marquisats, duchés, royaumes et empires ; bien plus, ils seront abandonnés à la décision du pouvoir séculier pour subir leur juste punition, à moins que, montrant les signes d’un vrai repentir et les fruits d’une pénitence proportionnée, ils ne soient, par bonté et clémence du Saint-Siège lui-même, relégués dans quelque monastère ou autre lieu régulier, pour s’y livrer à une pénitence perpétuelle, nourris du pain de la douleur et abreuvés de l’eau de l’affliction.

Ils seront considérés, traités et réputés comme relaps et subversifs par tous, de quelque état, rang, ordre, condition et prééminence qu’on soit, et de quelque dignité, même épiscopale, archiépiscopale, patriarcale, primatiale ou autre dignité ecclésiastiques même la dignité cardinalice ; ou encore, de quelque autorité séculière et excellence qu’on soit revêtu Comte, Baron, Marquis, Duc, Roi ou Empereur : comme tels, on devra les éviter et les priver de toute consolation humaine.

§ 4. – Ceux qui prétendront avoir un droit de patronage ou de nomination de personnes aptes à gouverner des églises cathédrales, métropolitaines, patriarcales, primatiales, ou des monastères et autres bénéfices ecclésiastiques devenus vacants par ces privations, pour ne pas les exposer aux inconvénients d’une longue vacance après les avoir arrachés à l’esclavage des hérétiques, et afin de les confier à des personnes aptes à diriger fidèlement les peuples dans les voies de la justice, ceux-là devront présenter les dites personnes aux églises, monastères et autres bénéfices dans les limites du temps fixé par le droit canonique ou des contrats particuliers, ou statué en accord avec le Saint-Siège ; de même ils seront tenus de les présenter à Nous-mêmes ou au Pontife romain alors régnant ; sinon, le laps de temps écoulé, la pleine et libre disposition des églises, monastères et bénéfices susdits reviendra de plein droit à Nous et au Pontife romain susdit.

§ 5. – En outre, quiconque prendra sur lui, sciemment et de quelque manière que ce soit, d’accueillir, défendre, favoriser ou croire les coupables arrêtés sur aveux ou preuves d’hérésie, ou encore d’enseigner leurs erreurs, celui-là encourra, du fait même, une sentence d’excommunication. Il deviendra hors la loi : il ne pourra participer ni oralement, ni en acte, ni par écrit, ni par délégation ou procuration, aux fonctions publiques ou privées, Conseils, Synodes, Concile général ou provincial, Conclave des Cardinaux, assemblée des fidèles, élections, témoignage en justice. Il n’y sera point admis.

De plus, il sera inapte à tester, à hériter et personne ne sera contraint de répondre pour lui en aucune affaire. S’il est juge, ses sentences n’auront aucune valeur et nulle cause ne pourra être soumise à son jugement ; s’il est avocat, son patronage ne sera nullement accepté ; s’il est notaire, ses actes n’auront aucune portée, aucune importance.

De plus, les clercs seront privés de toutes et chacune de leurs églises, même cathédrales, métropolitaines, patriarcales et primatiales, de leurs dignités, de leurs monastères, de leurs bénéfices et fonctions ecclésiastiques, même obtenus, comme il est dit, régulièrement. Eux-mêmes, comme les laïcs, bien que revêtus régulièrement des dignités susdites, seront privés, même en possession régulière, ipso facto, de tout royaume, duché, domaine, fief et autres biens temporels ; leurs royaumes, duchés, domaines, fiefs et autres biens de cette sorte seront confisqués et deviendront propriété publique ; de droit, ils appartiendront au premier acquéreur si celui-ci, avec une foi sincère, se trouve uni à la sainte Église romaine, sous notre obédience ou celle de nos successeurs, les Pontifes romains canoniquement élus.

§ 6. – Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur et on ne pourra dire qu’elle est devenue valide ou qu’elle devient valide parce que l’intéressé accepte la charge, reçoit la consécration ou ensuite entre en possession ou quasi-possession du gouvernement et de l’administration, ou par l’intronisation du Pontife romain lui-même ou par l’adoration (= hommage à genoux) devant lui ou par la prestation d’obéissance à lui rendue par tous ou par quelque laps de temps écoulé pour ces actes : on ne pourra la tenir pour légitime en aucune de ses parties et elle ne confère ni ne peut être censée conférer quelque pouvoir d’administration au spirituel ou au temporel à de tels hommes promus Évêques, Archevêques, Patriarches ou Primats, ou élevés au Cardinalat ou au Souverain Pontificat.

Tous leurs dits, faits et gestes, leur administration et tout ce qui en découle, tout est sans valeur et ne confère aucune autorité, aucun droit à personne. Ces hommes ainsi promus et élevés seront par le fait même, sans qu’il faille quelque déclaration ultérieure, privés de toute dignité, place, honneur, titre, autorité, fonction et pouvoir, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la foi, tombant dans la schisme ou l’hérésie, qu’après son élection, soit en le suscitant, soit en l’embrassant.

§.7. – Les sujets tant clercs séculiers et réguliers que laïcs, y compris les Cardinaux qui auraient participé à l’élection du Pontife romain déjà hors de la foi catholique par hérésie ou schisme, ou qui y auraient consenti et qui lui auraient accordé l’obéissance et fait hommage ; le personnel du Palais, les préfets, capitaines et autres officiers de notre Ville-Mère et de tout l’État ecclésiastique ; ceux qui se seraient liés et obligés par hommage, serment, engagement envers ces hommes promus et élevés pourront toujours se dégager impunément de l’obéissance et du service envers eux et les éviter comme des magiciens, païens, publicains, hérésiarques ; ces mêmes sujets pourront néanmoins demeurer attachés à la fidélité et à l’obéissance des futurs Évêques, Archevêques, Patriarches, Primats, Cardinaux et du Pontife romain entrant canoniquement en fonction : s’ils veulent continuer à gouverner et à administrer, pour une plus grande confusion de ces hommes ainsi promus et élevés, ils pourront faire appel contre eux au bras séculier et si à cette occasion ils se retirent de la fidélité et de l’obéissance envers ces hommes promus et élevés, ils n’encourront pas, comme ceux qui déchirent la tunique du Seigneur, la vengeance de quelque peine ou censure.

§ 8. Nonobstant [= nous annulons] les décisions et dispositions apostoliques, ou encore les privilèges, indults et écrits apostoliques qui auraient été donnés à de tels [hérétiques] promus invalidement pseudo-évêques, archevêques, patriarches, primats ou cardinaux ou à toute autre personne. [Nous cassons de tels écrits en leur faveur, quelle que soit la manière dont ils aient été formulés]: peu importe le contexte, la forme, les clauses. [Tout cela est nul,] fût-ce des décrets, des motu proprio ou [des formulations telles que] « de science certaine » et « dans la plénitude la puissance apostolique ». [Nous frappons de même de nullité] tout consistoire ou encore tout autre moyen mis en œuvre : approbations répétées et renouvelées, insertion dans le corps des lois ecclésiastiques, chapitres des CONCLAVES, serment, confirmation apostolique ou toute autre confirmation, eût-elle été corroborée par serment par nous-même !

Toutes les choses accordées à ceux qui ont été mentionnés expressément plus haut [= les clercs et les chefs de gouvernement] conservent leur valeur par ailleurs [= ceux qui n’ont PAS dévié de la foi gardent évidemment leur charge !] ; nous les supprimons seulement et spécialement pour ces cas-là [les cas de ceux qui ONT dévié de la foi], sans que quiconque puisse y opposer quoi que ce soit.

§ 9. Mais pour que le présent écrit arrive à la connaissance de tous les intéressés, nous voulons que l’original (ou une copie signée par la main d’un notaire public et authentifiée par le sceau d’un dignitaire ecclésiastique; nous déterminons que l’on doit y ajouter foi) soit publié et affiché par quelques-uns de nos hérauts – aux portes de la basilique du prince des apôtres [= la basilique St. Pierre à Rome], – à la chancellerie apostolique, – et aussi au bord du Campo dei Fiori, et qu’une copie y soit laissée affichée. La publication et l’affichage et le fait d’y laisser une copie affichée suffisent et doivent être tenus pour solennels et légaux; il n’y a aucune autre publication à réclamer ou à attendre.

§ 10. En conséquence, il ne sera permis à aucune personne d’enfreindre ce texte de notre approbation, innovation, sanction, statut, dérogation, volonté et décret avec une téméraire audace. Si quelqu’un avait la présomption de le tenter, qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul.

Donné à Rome, à St. Pierre, en la mille cinq cent cinquante- neuvième année de l’Incarnation du Seigneur, le 15 des calendes de mars [= 15 février 1559], en la quatrième année de notre pontificat.

Ego Paulus, catholicae Ecclesiae episcopus.

Ego Io. Bellayus, episcopus Ostiensis.

Ego R. cardinalis de Carpo, episcopus Tusculanus. Etc.

Suivent les 52 signatures des cardinaux « subscriptiones »

 

Dominus mihi adjutor.

 

(Moi, PAUL [IV], évêque de l’Église catholique)

(Le Seigneur est mon Auxiliaire.)

(Donné le jour du 15 février 1559, en la quatrième année du pontificat.)

 

 

 

 


 
Vous pouvez aussi suivre ce lien pour participer à la discussion sur le Forum du CatholicaPedia :
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27 réponses
  1. gg
    février 15, 2015

    Merci à mon Oncle d’avoir si lumineusement exposé à l’avance ce qui nous est malheureusement arrivé !

     

    Méditons sa Bulle, qui est si claire !
     

  2. Avatar
    Escorial lien permanent
    février 15, 2015

    Toutes mes félicitations pour la commémoration d’un si heureux anniversaire !

    Ce document a lui seul détruit complètement et de fond en comble tous les arguments que les ennemis de l’Église Romaine, fussent-ils « tradis », ont amoncelé pour essayer d’en annuler ou au moins d’en diminuer la portée.

    Il est à noter que le Pape Paul IV suppose que l’Église se trouvera devant un prélat qui aura très soigneusement caché son schisme ou hérésie, de telle manière qu’il sera difficile, ou même impossible, de déceler la moindre trace de sa véritable condition en examinant ses faits, dires, écrits ou omissions, et qui en outre, pourrait même jouir d’une grande réputation de sainteté et de science. C’est bien ce qui arrivait à son époque, avec les cardinaux Morone et Pole.

    C’est pour cette raison qu’il précise que même s’il avait été reçu à l’unanimité et dans la joie universelle, pendant de nombreuses années, cela ne convalide en aucune manière son élection, ni AUCUN de ses actes.

    Mais à l’instant même où il aura été surpris dans une quelconque erreur contre la Foi, ou bien, ses actes de gouvernement, ou ses omissions, auront manifesté le secret jusqu’alors caché en son for interne, il faut impérativement que tous les fidèles concluent, non qu’un vrai Pape est tombé dans l’hérésie, chose impossible, mais qu’un usurpateur a enfin tombé le masque.

    Les tenants de la « Thèse de Cassiciacum » devraient noter soigneusement que le Pape définit que TOUS les actes du faux Pape son nuls, aussi les actes administratifs, c’est à dire, qu’ils ne peuvent pas prétendre que les nominations, notamment cardinalices, faites par leur « Pape materialiter » auraient quand même une certaine validité, et que l’élu de ces « cardinaux » jouirait d’un véritable droit à la Papauté.

     

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      février 15, 2015

      Merci de ces éléments cher Escorial !

      Vous dites :

      « Il est à noter que le Pape Paul IV suppose que l’Église se trouvera devant un prélat qui aura très soigneusement caché son schisme ou hérésie »

      Combien plus la Bulle vaut contre les « prélats » conciliaires qui eux n’ont pas eu autant de soins à cacher leurs hérésies.
       

    • Jean-Marie de la Salle
      Jean-Marie de la Salle lien permanent
      février 15, 2015

      Je suis en parfaite harmonie avec votre commentaire cher Escorial, vous dites

      Il est à noter que le Pape Paul IV suppose que l’Église se trouvera devant un prélat qui aura très soigneusement caché son schisme ou hérésie, de telle manière qu’il sera difficile, ou même impossible, de déceler la moindre trace de sa véritable condition en examinant ses faits, dires, écrits ou omissions, et qui en outre, pourrait même jouir d’une grande réputation de sainteté et de science. C’est bien ce qui arrivait à son époque, avec les cardinaux Morone et Pole.

      C’est tout à fait le prototype même de Jean XXIII Roncalli qui a traversé les époques et les papes, monté les échelons de la hiérarchie sans que son schisme et son hérésie et son apostasie ne soient décelés. Cela ressort de l’étude sans conclusion de l’abbé Ricossa. Pour la grande majorité du clergé, ses faits, ses dires, écrits et omissions n’ont pas provoqué la réaction de la part premièrement de ses confrères, mais aussi de la majorité des prêtres et des fidèles.

      Quant à la réputation de sainteté c’est là le prototype de Wojtyla, quant à la science c’est là le prototype du chouchou de la Fraternité et particulièrement de de Mgr Fellay qu’est Ratzinger.

      C’est un grand jour merci au Saint-Esprit qui anime de tous temps la Sainte Église et qui 456 avant nous a prémunis contre les agents qui provoquèrent l’Éclipse de l’Épouse Immaculée de Notre Seigneur Jésus-Christ. On est toujours reconnaissant envers le Bon Dieu pour le Pape Paul IV qui nous a mis en garde par cet excellent document qui est magnifique à lire.

      Je retiendrai ce passage qui doit guider notre conduite face a toute la hiérarchie conciliaire :

      ceux qui se seraient liés et obligés par hommage, serment, engagement envers ces hommes promus et élevés pourront toujours se dégager impunément de l’obéissance et du service envers eux et les éviter comme des magiciens, païens, publicains, hérésiarques

      Nous pouvons attendre les commentaires de la chorale de la charité libérale.

      Bref, Bon dimanche de la Quinquagésime ! Bonne Préparation au Saint  temps du Carême et Bon Carême à tous les Amis du Christ Roi de France !

       

      PS: Chaleureux remerciements pour l’excellent article Cave ne Cadas.
       

  3. Avatar
    Un lecteur lien permanent
    février 15, 2015

    Mon cher « cave non cadas »,

    Je viens juste vous rappeler ma réponse du 21 décembre dernier :

    sintque ipsi sic promoti, et assumpti, eo ipso absque aliqua desuper facienda declaratione, omni dignitate, loco, honore, titulo, auctoritate, officio, et potestate privati, liceatque omnibus, et singulis sic promotis, et assumptis, si a fide antea non deviassent, nec haeretici fuissent, neque schisma incurrissent, aut excitassent, vel commisissent.

    auquel vous n’avez répondu que par un argument ad hominem.

    Bon dimanche
     

  4. Charles
    Charles lien permanent
    février 15, 2015

    Je m’associe de tout cœur au message d’Escorial et aux félicitations qu’il prodigue à l’occasion de la commémoration de cet heureux anniversaire !

    Bulle prophétique et divinement inspirée, ce document du magistère pontifical doit être lu avec attention et regard scrupuleux sur tous les petits détails et cas de figure qui y figurent ! Il faudra donc être de mauvaise foi avérée pour ne pas y voir le remède aux maux actuels dus à l’état éclipsé de l’Église.

    Afin de ne pas tomber dans le travers du commentaire pour le commentaire ou bien d’un commentaire qui serait comme surajouté, je me contenterai pour finir ce message, d’inciter  vivement tous les lecteurs et lectrices qui sont susceptibles de se passionner pour ce sujet (âmes sensibles ou rétives à la disputatio s’abstenir !) de lire ou relire la disputatio sans précédent, et par son ampleur, et par la qualité intellectuelle de ses intervenants, disputatio qui eut lieu en son temps (décembre 2011)  sur le blogue La Question de très funeste mémoire, blogue qui notamment s’illustra par la « générosité » des mots d’oiseaux à notre égard, nous les « semper idem »…qualifiés de sédévacantistes par nos « frères ennemis »…

    Voici le lien qui vous permettra d’y accéder :

    https://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/12/19/la-bulle-de-paul-iv-cum-ex-apostolatus-officio-na-plus-de-valeur/

    Bonne lecture !
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      février 15, 2015

      Alors même…
       
      Donnons la réfutation des inepties du blogue LA QUESTION par notre confère Clément LECUYER :
       
      Cette déclaration est maintenant bien connue mais fait toujours grincer des dents les faux traditionalistes dont font partie les rédacteurs de La Question. D’où notre dossier pour mettre définitivement fin aux nombreuses contre-vérités et dénoncer les graves erreurs de La Question.
       
      En PDF : http://wordpress.catholicapedia.net
       
      En ligne : http://www.catholique-sedevacantiste.com/article-la-bulle-de-paul-iv-ex-cathedra-et-irreformable-notre-reponse-a-la-question-115169807.html
       

      • Avatar
        février 17, 2015

        Rappelons également que j’avais en partie repris la très longue et excellente réfutation de Mr Lecuyer face au Père Laurent (Capucin affilié à la Fraternité dite de Saint Pie X) et que ce dernier avait effectivement reconnu que la bulle de Sa Sainteté Paul IV était toujours en vigueur après avoir soutenu que les constitutions de Saint Pie X et de Sa Sainteté Pie XII l’abrogeait, toutefois cela n’a eu aucune conséquence sur la ligne doctrinale tenue par les capucins, même au contraire plusieurs mois après le Père Jean faisait un sermon scandaleux sur les fausses canonisations et les capucins réaffirmaient leur loyauté à Mgr Fellay et son institution dans une lettre à leurs amis.

         

        Pourtant la bulle de Sa Sainteté Paul IV est on ne peut plus clair et si on la reconnaît il suffit d’en tirer les conclusions qui s’imposent, je pense également que nous pouvons discerner une mauvaise foi implacable des una cum qui a poussé Mr Lecuyer à devoir produire un tel document qui lors d’un débat entre catholiques n’aurait pas lieu d’être puisque la bulle de Sa Sainteté Paul IV s’inscrit de manière indiscutable dans le magistère extraordinaire donc infaillible donc irréformable !

        Le débat donc lancé par « la question » n’a tout simplement même pas lieu d’être, le fait qu’il ait été lancé ne fait que prouver à quel point ceux ci sont prêt à toutes les pirouettes pour ne pas se soumettre à l’enseignement de L’Église.

        Soulignons tout particulièrement pour tous nos chers una cum, afin que ceux ci prennent cette bulle un peu plus au sérieux et se rendent bien compte que leur salut éternel est en jeu, le passage disant que « Si quelqu’un avait la présomption de le tenter (nb d’enfreindre la bulle), qu’il sache que cela lui fera encourir l’indignation de Dieu tout-puissant et des bienheureux apôtres Pierre et Paul. »

         

        Vous l’aviez déjà souligné mais je tenais à le mettre une fois encore évidence, un homme averti en vaut deux.

         

        Errare humanae est, perseverare diabolicum.
         

  5. Charles
    Charles lien permanent
    février 15, 2015

    Merci cher Cave Ne Cadas ! Avec vous les références sont toujours quasiment exhaustives ! Ainsi, nous autres lecteurs, n’auront plus aucune excuse pour nous faire une idée juste du problème…et des mauvais procès d’intention concoctés par nos ennemis, de l’intérieur comme de l’extérieur…http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

    Bon ! je sais…c’est un peu votre métier, donc votre rôle de nous renvoyer aux bons textes doctrinaux et argumentaires vraiment catholiques…mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous remercier !     http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif
     

  6. Charles
    Charles lien permanent
    février 15, 2015

    Cher Jean-Marie de La Salle !

    Votre intervention (rare) sur ce blogue montre que vous avez bien saisi la profondeur du problème et votre observation très pertinente  au sujet de Jean XXIII met en relief le silence relatif qui entoure ce prélat.

    Savez-vous, cher Jean-Marie, que dans les années 70 et suivantes, d’excellents auteurs catholiques désignaient les « pontifes conciliaires » sous le nom de « LA BANDE DES QUATRE » ? Ainsi se trouvaient désignés Jean XXII, Paul VI, Jean-Paul Ier et Jean-Paul II…

    Avez-vous pris conscience que les faits de sacrilèges et de saturnales relatés par des témoins oculaires directs dans les années 70 au sein même de certaines de nos églises, le furent sous un clergé et un épiscopat validement ordonné et sacré bien avant l’année 1969 ? (je vous laisse imaginer leur probable destinée éternelle…) Il s’agit donc bien là du châtiment du clergé (le « cloaque d’impuretés ») annoncé par Notre-Dame à La Salette ! Dieu nous envoie toujours des signes…plus ou moins forts. Ces signes furent, en ce qui me concerne, proprement annonciateurs de ce qui allait forcément se produire : la perte de la consécration de nos églises et cathédrales profanées, désacralisées par l’hérésie érigée en acte (synaxe conciliaire) et déchues de leur consécration par l’apostasie formelle d’un clergé qui organisait ou laissait faire de telles saturnales (je reprends l’expression employée à l’époque) dans la Maison de Dieu !

    Ainsi la Bulle de Paul IV nous éclaire largement sur les causes profondes de tout cela : car n’oublions pas que Paul IV n’évoque pas que le schisme ou l’hérésie comme cause directe de la mise en dehors de l’Église, mais aussi la simple (si l’on peut dire !) déviation de la foi, le fameux iota vous savez…

    Cet édifice divin, lorsqu’il est ébranlé, fait s’écrouler toutes les orgueilleuses constructions humaines aussi « sublimes » et intellectuelles qu’elles soient, car « sans Moi, vous ne pouvez rien faire » comme nous le rappelle Notre-Seigneur…

    Ce clergé anté et pro-conciliaire s’est ainsi ravalé au rang de païen, de publicain, de magicien et d’hérésiarque, par le simple fait qu’il a dévié de la foi. Et ses « œuvres » ont, comme une chanson de geste, parlé en sa défaveur…ce sont les mauvais fruits auxquels Notre-Seigneur fait si souvent allusion dans l’Évangile !

    Un auteur a pu écrire au sujet des acteurs de mai 68 que c’était de la « mauvaise graine »… Il en est de même pour ce clergé catholique des années 60 : la mauvaise graine s’est transformée, grâce au conciliabule, en ivraie et a contaminé pratiquement tout le reste du clergé, conformiste et/ou obéissant, à de très rares exceptions.

    L’Ennemi du genre humain a trouvé entre temps la parade — suprême châtiment de ce clergé prévaricateur — et, avec la permission de Dieu, il a inventé le moyen d’éteindre au fil des ans et des générations le sacerdoce valide, grâce à un rituel d’ordination non catholique ! Ainsi le clergé catholique a-t-il été puni par où il a péché: lorsqu’un prêtre (a fortiori un évêque ou un pontife) n’est pas à la hauteur de la sublimité de son sacerdoce, Dieu le prive de ce privilège insigne qui lui ouvre la porte du Ciel et fait de lui dans la Création un être à part, si cher au cœur de Dieu que même les anges lui envient cette participation au mystère divin incarné! Dieu retire ainsi au clergé d’une église apostate les pouvoirs inhérents à sa charge ! On peut parler, mutatis mutandis, d’une forme de malédiction, que l’on voit à présent s’exercer sur les « descendants directs » de ces prêtres et évêques des années soixante…

    Il est gravissime de constater que beaucoup de traditionalistes laïcs ont hérité de cet aveuglement, fruit direct de ce châtiment du clergé, qui leur fait encore confondre en 2015 la véritable Église et son véritable clergé consacré avec les leurres diaboliques que le clergé  catholique a lui-même contribué à mettre en place …par un juste jugement de Dieu.

    Pour terminer une petite citation de Bernanos :
    « Il n’est rien de pire que le prêtre médiocre, tant le contraste est saisissant entre la sublimité du mystère qu’il prêche et l’effrayante vilenie de ses actions. »
     
    Georges BERNANOS (1888 – 1948)
    et du saint Curé d’Ars : « Voyez la puissance du prêtre ! La langue du prêtre, d’un morceau de pain, fait un Dieu ! C’est plus que de créer le monde. »

     

  7. Avatar
    Escorial lien permanent
    février 16, 2015

    Il est sans doute intéressant de nous demander, pourquoi l’hérésie ou le schisme supposent t’ils des obstacles si insurmontables pour devenir Pape, supposément un office seulement juridictionnel, qui pourrait donc être rempli, selon certains, par un non-catholique ? Pourquoi aucune abrogation au monde, fût-elle la plus claire et solennelle, ne saurait elle lever ce genre d’obstacle, qui relèvent du droit divin, parce qu’ils relèvent de la constitution naturelle et surnaturelle donnée par Dieu Lui même a la hiérarchie de son Église ?

    Parce que Dieu a promis que le Souverain Pontife serait toujours l’indéfectible roc de la Foi, tous les jours, à tout instant, Notre Seigneur Jésus-Christ a prié une fois pour toutes pour la Foi de Pierre, pour qu’elle ne chancelât jamais. Et là, il parlait de la Foi d’une personne concrète, de même que sont concrètes chacune des personnes des successeurs légitimes de Saint Pierre, qui héritent aussi de cette prérogative d’une Foi indéfectible, racine d’où naît l’infaillibilité de leur enseignement officiel.

    Les personnes élues canoniquement par le conclave reçoivent cette indéfectibilité tout juste après leur acceptation canonique, et elle ne cesse qu’avec leur mort, ou leur démission du Souverain Pontificat.

    Comme il le fît à la Pentecôte, le Saint-Esprit fortifie parfaitement la Foi de l’élu, et la rend invincible aux assauts de l’enfer.

    Mais pour que cela arrive, il est de tout point nécessaire qu’il y ait quelque chose à fortifier, c’est-à-dire, que l’élu possède la Foi Catholique.

    Or, si par l’hérésie, simplement au for interne, même sans aucune manifestation externe, cet élu a volontairement renoncé la Foi, il est absolument incapable de recevoir ce renforcement de la Foi, il est absolument impossible qu’il devienne Pierre.

    Comme le Pape est le garant indéfectible de l’unité de Foi, et à ce titre, ne peut tomber dans l’hérésie, de même, il est aussi le garant indéfectible de l’unité de communion et charité, c’est à dire, de juridiction, dans l’Église.

    C’est pour cette raison qu’il ne peut pas plus devenir schismatique qu’hérétique.

    Mais si l’élu du conclave était déjà schismatique avant son élection, il ne peut en aucune manière se convertir en effecteur, en cause efficiente de l’unité de l’Église militante.

    Il n’y a aucune place ici pour un « Pape Materialiter », simplement quelqu’un qui n’était pas matière apte pour recevoir le Pontificat et devenir Pierre.

     

  8. Charles
    Charles lien permanent
    février 17, 2015

    Belle démonstration de bon sens catholique cher Escorial !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yes.gif

    « Or, si par l’hérésie, simplement au for interne, même sans aucune manifestation externe, cet élu a volontairement renoncé la Foi, il est absolument incapable de recevoir ce renforcement de la Foi, il est absolument impossible qu’il devienne Pierre. » http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif

    Le « iota » d’une déviation de la foi, ainsi évoqué par Paul IV dans sa Bulle, prend ici tout son sens !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    Et comme dirait  très certainement ma gardienne portugaise…les chiens ne font pas des chats !!!!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
     

    • Avatar
      Alexandre lien permanent
      février 18, 2015

      Hummm concernant l’hérésie au for interne, je n’en suis pas sûr ! Car cela signifierait que l’Église pourrait être dirigée par un intrus sans que personne ne le sache puisque l’hérésie est au for interne !

       

      Saint Robert Bellarmin :

      « les hérétiques occultes sont toujours de l’Église, qu’ils en sont membres et qu’ils en font partie, et que conséquemment le Pape qui est occultement hérétique demeure toujours Pape. » De Romano Pontifice, livre II, chap. 30

       

      • Avatar
        Escorial lien permanent
        février 18, 2015

        Mon cher Alexandre, je vous félicite, vous avez parfaitement compris !

        En effet, c’est exactement ce que suppose Paul IV, l’Église dirigée par un intrus, pendant de nombreuses années même, sans que personne ne le sache, ni même ne le soupçonne, jusqu’à ce qu’un, ou une série d’actes, de paroles, ou omissions viennent montrer ce qui jusqu’à présent n’était qu’interne. Cas encore plus difficile et dangereux que celui des pontifes conciliaires, qui n’ont pas été aussi discrets…

        Quant à la citation de Saint Robert Bellarmin, elle pourrait s’appliquer à quelqu’un qui est déjà véritablement Pape, mais pas  à un intrus qui ne l’a jamais été.

        En outre, l’hérétique occulte fait encore partie de l’Église visible, mais en réalité, il n’appartient plus à l’Église, à l’âme de l’Église, condition indispensable pour pouvoir devenir Pape.
         

  9. Avatar
    Jean-Baptiste lien permanent
    février 18, 2015

    La Bulle de Paul IV signifie simplement que dans le cas où un hérétique formel convaincu comme tel par jugement ecclésiastique ferait partie d’un conclave, le conclave serait nul. C’est tout.

    On ne s’improvise pas juriste…
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      février 18, 2015

      …parce que vous l’êtes vous ???
       

    • Avatar
      Alexandre lien permanent
      février 18, 2015

      Paul IV ne parle pas d’hérétique mais d’un prélat « tombé dans l’hérésie ou déviant de la foi », c’est différent. Il semble qu’il ait écarté cette problématique d’hérétique materialiter ou formaliter.
       

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        février 18, 2015

        Un article publié prochainement sur lequel je travaille dit que :

        B/ La Bulle de Paul IV « cum ex apostolatus » précise que l’hérésie formelle ou non est incompatible avec une quelconque charge dans l’Église.

        … La bulle de Paul IV est un document d’une grande importance, revêtu de tous les caractères de l’autorité pontificale et des caractères de perpétuité qui en font justement un document ecclésial inégalable tant dans son caractère disciplinaire que dans son caractère pénal.
         
        1) Cette Bulle est donc marquée du sceau de la perpétuité, et perpétuité appliquée d’ailleurs aux documents antérieurs comme le Pontife Romain le déclare au § 2 de cette constitution. Ce qui montre bien que celui-ci respecte ce qui a le caractère de perpétuité !… Il y a donc ici assimilation parfaite de la Tradition et nette affirmation de son autorité comme tout catholique doit le comprendre.
        2) Il faut noter la différence du paragraphe 6 par rapport aux autres paragraphes et le style particulièrement solennel du Pape : « Nous décidons, statuons, décrétons, définissons ce qui suit… » Il semble facile à voir par le terme de définissons que dans l’esprit du Pape le document ne se contentera pas de contenir une collection de sentences purement disciplinaires, car celles-ci ne sont justement pas des définitions !…
        3) Le paragraphe 6 mérite vraiment une place à part dans l’ensemble de cette constitution car :
        — le pontife pose en principe inaliénable le fait de l’incompatibilité radicale qui existe entre l’hérésie et n’importe quelle charge apostolique. Ceci ayant pour conséquences ma-jeures d’entraîner l’ILLÉGITIMITÉ d’une telle charge apostolique, même celle d’un Pape. Et ici l’illégitimité procède de l’incompatibilité comme de son principe.
        — L’incompatibilité radicale entre l’hérésie et toute charge apostolique n’est pas réductible à un problème purement disciplinaire. Elle est sous-tendue par un fait doctrinal qui proclame que pour qu’un Magistère soit authentique, il faut nécessairement qu’il soit dans l’intégrité de Foi et de Vérité de l’Église Catholique.
        — Le Pape l’affirme clairement en précisant que même si l’élévation à une charge de souverain pontificat a eu lieu dans la concorde et avec l’accord unanime de tous les Cardinaux, cette élévation est cependant INVALIDE par le fait de l’hérésie de celui qui a reçu cette élévation. Or ici on, ne dit pas que l’acte d’élévation est illicite, mais que l’hérésie est un empêchement dans tous les cas de figure. Ici nous avons donc bien un rappel doctrinal et non seulement disciplinaire. Et ceux qui soutiennent le contraire sont soit de mauvaise foi, soit ne comprennent rien à rien !… La concorde générale et l’accord unanime ne sont donc pas des critères suffisants comme on peut ainsi le constater et comme veulent nous le faire avaler certains libéraux hypocrites et modernistes qui se moquent des décisions pontificales quand elles n’abondent pas dans le sens de leurs petits intérêts qui évidemment ne sont pas ceux de l’Église.
         
        OR, il est certain que Karol Wojtyla et sa bande de malfaiteurs du Vatican (ainsi que ses trois prédécesseurs et ses suiveurs jusqu’à aujourd’hui Bergo(go)glio ; ndlr) sont hérétiques dès le début, pertinaces comme chacun peut le constater dans toutes leurs hérésies qu’il serait trop long de citer ici tant elles sont multiples et diverses. Wojtyla (et aussi sa clique) est donc déchu de sa charge ipso facto comme le dit la Bulle de Paul IV, et invalidé de façon certaine sans qu’aucune décision ultérieure ne soit nécessaire d’une quelconque autorité comme le dit aussi la même Bulle.
        Ceux qui sont d’accord pour dire qu’il est hérétique formel comme le prouvent ses écrits publics et ses actes officiels, mais prétendent fallacieusement qu’il est encore l’autorité tant qu’il n’a pas été déposé soit par un Concile soit par un de ses successeurs, sont des menteurs et des libéraux qui n’obéissent pas à l’Église et qui pour le moins font le jeu de l’Ennemi !… Alors, QU’ILS OBÉISSENT à l’ÉGLISE et tout ira mieux ! Sinon anathema sint !
         
        Citons Paul IV pour finir ce paragraphe :

        « Ces hommes ainsi promus seront donc SANS BESOIN D’AUCUNE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privés de toute dignité, place, honneur, titre, AUTORITÉ, fonction et POUVOIR, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la Foi en tombant dans l’hérésie ou le schisme qu’APRÈS LEUR ÉLECTION, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs. »

        Ce texte est clair, et il faut la malice du Diable ou la tortuosité d’un esprit malade ayant perdu le sens de la foi pour chipoter dessus et en discuter la limpidité.
        Le peuple catholique et leurs clercs légitimes ont donc le droit et même le devoir de déclarer déposés de tels hérétiques pertinaces et de ne plus reconnaître leur autorité et de soupçonner au moins de collusion avec l’Ennemi ceux qui les persécutent pour de tels propos.
         

        • Charles
          Charles lien permanent
          février 18, 2015

          Ah !!! cher Cave Ne Cadas ! à vous lire, je bois littéralement du petit lait !!! Quelle belle démonstration d’une lecture vraiment catholique de la bulle de Paul IV.

          Mais il y aura toujours des esprits qu’inspirera le diable en ses « tortuosités » et « malices »……

          Comme quoi cette bulle, divinement inspirée, est à elle seule capable de mettre tout l’Enfer en émoi !…

          Dieu est grand !
           

          • Cave Ne Cadas
            Cave Ne Cadas lien permanent*
            février 18, 2015

            Mon cher frère, vous n’allez pas être déçu avec l’article en préparation…
            …ça sera du petit lait…avec du miel !!!
             

            • Charles
              Charles lien permanent
              février 19, 2015

              Hummmm pas gentil d’exciter ainsi mes neurones en ce début de Carême……la chair est faible…la matière grise aussi…parfois ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

        • Avatar
          Escorial lien permanent
          février 19, 2015

          Attention à un certain genre de traduction :

          « Ces hommes ainsi promus seront donc SANS BESOIN D’AUCUNE DÉCLARATION ULTÉRIEURE, privés de toute dignité, place, honneur, titre, AUTORITÉ, fonction et POUVOIR, même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la Foi en tombant dans l’hérésie ou le schisme qu’APRÈS LEUR ÉLECTION, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs. »

          Ce passage « même si tous et chacun de ces hommes n’a dévié de la Foi en tombant dans l’hérésie ou le schisme qu’après leur élection, soit en suscitant soit en embrassant ces erreurs… » est mal traduit.

          Entre autres choses, il supposerait que le Pape peut dévier de la Foi, tomber dans le schisme ou l’hérésie, après son élection, ce qui est faux, et une des faiblesses de l’argumentaire tradi depuis maintenant quarante ans et plus. Cela équivaut à donner à nos ennemis anti-infaillibilistes des verges pour nous battre.

          À la fin du Nº6, une fois qu’il a déclaré la totale illégitimité et privation de n’importe quel droit ou pouvoir desdits hérétiques, schismatiques ou déviants, Paul IV, en commençant au mot « liceat », enchaine une autre période, en laquelle il va parler de toutes ces personnes qui jusqu’à présent étaient soumises à ce Pontife apparent, et pour lesquelles il décrète : « Et ces personnes promues et élevées (illégitimement), qu’il soit licite à toutes les personnes qui jusqu’alors étaient leurs sujets, à condition qu’elles (les personnes sujettes) n’aient pas dévié de la Foi, ne soient pas hérétiques, ou ne soient pas tombées dans le schisme,   …. (qu’il leur soit licite) de les abandonner impunément à n’importe quel moment, et de les éviter comme si elles étaient des magiciens, des païens, des publicains et des hérésiarques, etc… »

          Il n’est pas toujours facile de traduire le latin des Bulles, dont les originaux n’avaient pas de distinction entre les paragraphes, ni de numérotation, choses qui ont été ajoutées par la suite par les éditeurs de ces Bulles, sans pouvoir éviter quelques fois d’en difficulter la compréhension.
           

          • Avatar
            février 20, 2015

            Quel est donc le texte latin ???

            Quelle est donc la vraie traduction ???

            Il ne s’agirait pas de pratiquer un bidouillage pour les besoins de la cause.

            « en tombant dans l’hérésie après leur élection » Paul IV admettrait qu’un pape puisse défaillir après son élection.

            Ce qui ferait de Paul IV un hérétique niant l’infaillibilité pontificale et de ce fait détruirait cette bulle ???

             

            • Cave Ne Cadas
              Cave Ne Cadas lien permanent*
              février 20, 2015

              Morin, vous suivez, ou pas ??? ou est-ce par intermittence ?
               
              La Bulle en LATIN est donnée en téléchargement dans l’article…
              Télécharger la Bulle en PDF (Latin) : http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/02/1559-02-15_SS_Paulus_IV_Constitutio_Cum_Ex_Apostolatus_LT.pdf
               
              Et n’essayez pas, VOUS, de « bidouiller pour les besoins de la cause »…
               
              SS Paul IV ne prétend nulle part qu’un Pape puisse tomber dans l’hérésie après son élection
              Lorsqu’il dit « en tombant dans l’hérésie après leur élection », il envisage toutes les fonctions de dignitaires quelque soit leurs rangs qu’il énumère :
              fin §2 :

              Quels que soient leurs état, rang, ordre, condition et dignité, Évêque, Archevêque, Patriarche, Primat ou autre dignitaire ecclésiastique supérieur, Cardinal et Légat perpétuel ou temporaire du Siège Apostolique (*), où que ce soit, quelle que soit également leur autorité ou dignité dans le monde, Comte, Baron, Marquis, Duc, Roi, Empereur : qui que ce soit parmi eux Nous voulons et décrétons qu’il encoure les sentences, censures et peines susdites.

               
              En revanche, il parle du Pape (antipape) au § 6 :

              Nous ajoutons que si jamais il advient qu’un Évêque, même ayant fonction d’Archevêques, de Patriarche ou de Primat ; qu’un Cardinal de l’Église romaine, même Légat, qu’un Souverain Pontife même, avant leur promotion ou leur élévation au Cardinalat ou au Souverain Pontificat, ont dévié de la foi catholique ou sont tombés dans quelque hérésie, la promotion ou l’élévation – même si cette dernière a eu lieu dans l’entente et avec l’assentiment unanime de tous les Cardinaux – est nulle, non avenue, sans valeur…

               
              …d’où il ressort que lorsqu’il parle expressément d’un pape (antipape) tombé dans l’hérésie… c’est avant son élection !!!
               


              (*) Légat perpétuel ou temporaire du Siège Apostolique : Le légat apostolique (du latin legatus, « envoyé »), ou plus communément légat du pape, ou légat pontifical, est un représentant extraordinaire du pape chargé d’une mission spécifique, généralement diplomatique. Il se distingue en cela du nonce apostolique qui est un ambassadeur permanent du Saint Siège auprès des gouvernements étrangers.
               

    • Avatar
      Escorial lien permanent
      février 18, 2015

      Mon estimable Jean-Baptiste, pensez-vous que S.S. Paul IV s’improvisait juriste ? Et tout le Sacré Collège avec lui ?

      Je vous prie de relire la Bulle. Le Pape ne parle pas d’hérétique formel condamné comme tel, c’est précisément pour parer à une situation en laquelle rien de cela n’arrivera qu’il promulgue un document si solennel.
       

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