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Williamson : antisédévacantisme et soupe dans les têtes modernes…

2014 février 25

 

Dans cette conférence du 30 octobre 2013, enregistrée à Montréal (QC), Mgr Williamson joue son couplet anti-sédévacantiste qu’il donne de partout et nous apprend que nous sommes des « fils des années 50′ (1950) où l’on exagérait l’infaillibilité du Pape » !… (Cela se rapporte aussi bien évidemment aux Commentaire Eleison n° 343, 344 & 345 de ces dernières semaines)

Nous vous donnons ci-dessous un extrait des Réponses aux Questions qui ont suivi cette conférence. Le lecteur pourra visionner le conférence complète sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=1CCAPqDj2a0.

Vous découvrirez dans cet extrait que selon Mgr Williamson « Caïphe, le souverain prêtre (au temps de Notre Seigneur) » est l’exemple du mauvais Souverain Pontife qui donne tort aux sédévacantistes :

Christ devant Caïphe de Matthias Stom

« Caïphe, le souverain prêtre (au temps de Notre Seigneur) a comploté l’assassinat de Notre Seigneur — les hommes d’Église peuvent être de très grands criminels —, Caïphe dit : “il faut qu’il meure pour tout le peuple” et Saint Jean de dire (à la fin du Chapitre 11) : “en disant cela, Caïphe a parlé comme Prêtre Souverain, comme Suprême Pontife” (légitime), donc il était valable [comme Souverain Pontife] et c’est un argument contre les sédévacantistes… parce que l’Évangile dit que Caïphe était le suprême pontife de la religion mosaïque au moment où il complotait le crime le plus horrible de toute l’histoire de l’humanité… »

 

 

On dirait que l’aveuglement de Monseigneur Williamson lui a fait perdre toute les grâces de son Épiscopat !

 

* * *

Évangile selon saint Jean ; Chapitre 11

1. Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.
2. Marie est celle qui oignit de parfum le Seigneur, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et c’était son frère Lazare qui était malade.
3. Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que vous aimez est malade. »
4. Ce qu’ayant entendu, Jésus dit : « Cette maladie ne va pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. »
5. Or, Jésus aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare.
6. Ayant donc appris qu’il était malade, il resta deux jours encore au lieu où il était.
7. Il dit ensuite à ses disciples : « Retournons en Judée. »
8. Les disciples lui dirent : « Maître, tout à l’heure les Juifs voulaient vous lapider, et vous retournez là ? »
9. Jésus répondit : « N’y a-t-il pas douze heures dans le jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne se heurte point, parce qu’il voit la lumière du monde.
10. Mais s’il marche pendant la nuit, il se heurte parce qu’il manque de lumière. »
11. Il parla ainsi, et ajouta : « Notre ami Lazare dort, mais je me mets en route pour le réveiller. »
12. Ses disciples lui dirent : « S’il dort, il guérira. »
13. Mais Jésus avait parlé de sa mort, et ils pensaient que c’était du repos du sommeil.
14. Alors Jésus leur dit clairement : « Lazare est mort ;
15. et je me réjouis à cause de vous de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez ; mais allons vers lui. »
16. Et Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui. »
17. Jésus vint donc et trouva Lazare depuis quatre jours dans le sépulcre.
18. Or, Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
19. Beaucoup de Juifs étaient venus près de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
20. Dès que Marthe eut appris que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison.
21. Marthe dit donc à Jésus : « Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort.
22. Mais maintenant encore, je sais que tout ce que vous demanderez à Dieu, Dieu vous l’accordera. »
23. Jésus lui dit : « Votre frère ressuscitera. »
24. « Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera lors de la résurrection, au dernier jour ;
25. Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra ;
26. Et quiconque vit et croit en moi, ne mourra point pour toujours. Le croyez-vous ? »
27. « Oui, Seigneur », lui dit-elle, « je crois que vous êtes le Christ, le Fils de Dieu, qui devait venir en ce monde. »
28. Lorsqu’elle eut ainsi parlé, elle s’en alla, et appela en secret Marie, sa sœur, disant : « Le Maître est là, et il t’appelle. »
29. Dès que celle-ci l’eut entendu, elle se leva promptement et alla vers lui.
30. Car Jésus n’était pas encore entré dans le village ; il n’avait pas quitté le lieu où Marthe l’avait rencontré.
31. Les Juifs qui étaient avec Marie, et la consolaient, l’ayant vue se lever en hâte et sortir, la suivirent en pensant : « Elle va au sépulcre pour y pleurer. »
32. Lorsque Marie fut arrivée au lieu où était Jésus, le voyant, elle tomba à ses pieds, et lui dit : « Seigneur, si vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort. »
33. Jésus la voyant pleurer, elle et les Juifs qui l’accompagnaient, frémit en son esprit, et se laissa aller à l’émotion.
34. Et il dit : « Où l’avez-vous mis ? » « Seigneur, lui répondirent-ils, venez et voyez. »
35. Et Jésus pleura.
36. Les Juifs dirent : « Voyez comme il l’aimait. »
37. Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux d’un aveugle-né, faire aussi que cet homme ne mourût point ? »
38. Jésus donc, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au sépulcre : c’était un caveau, et une pierre était posée dessus.
39. « Ôtez la pierre », dit Jésus. Marthe, la sœur de celui qui était mort, lui dit : « Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu’il est là. »
40. Jésus lui dit : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez, vous verrez la gloire de Dieu ? »
41. Ils ôtèrent donc la pierre ; et Jésus leva les yeux en haut et dit : « Père, je vous rends grâces de ce que vous m’avez exaucé.
42. Pour moi je savais que vous m’exaucez toujours ; mais j’ai dit cela à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est vous qui m’avez envoyé. »
43. Ayant parlé ainsi, il cria d’une voix forte :
44. « Lazare, sors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »
45. Beaucoup d’entre les Juifs qui étaient venus près de Marie et de Marthe, et qui avaient vu ce qu’avait fait Jésus, crurent en lui.
46. Mais quelques-uns d’entre eux allèrent trouver les Pharisiens, et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.
47. Les Pontifes et les Pharisiens assemblèrent donc le Sanhédrin et dirent : « Que ferons-nous ? Car cet homme opère beaucoup de miracles.
48. Si nous le laissons faire, tous croiront en lui, et les Romains viendront détruire notre ville et notre nation. »
49. L’un d’eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit :
50. « Vous n’y entendez rien ; vous ne réfléchissez pas qu’il est de votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que toute la nation ne périsse pas. »
51. Il ne dit pas cela de lui-même ; mais étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation ;
52. Et non seulement pour la nation, mais aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu qui sont dispersés.
53. Depuis ce jour, ils délibérèrent sur les moyens de le faire mourir.
54. C’est pourquoi Jésus ne se montrait plus en public parmi les Juifs ; mais il se retira dans la contrée voisine du désert, dans une ville nommée Ephrem, et il y séjourna avec ses disciples.
55. Cependant la Pâque des Juifs était proche, et beaucoup montèrent à Jérusalem, avant la Pâque, pour se purifier.
56. Ils cherchaient Jésus et ils se disaient les uns aux autres, se tenant dans le temple : « Que vous en semble? Pensez-vous qu’il ne viendra pas à la fête ? » Or, les Pontifes et les Pharisiens avaient donné l’ordre que, si quelqu’un savait où il était, il le déclarât, afin qu’ils le fissent prendre.

Jésus devant le Sanedrin

8 réponses
  1. charles
    charles lien permanent
    février 25, 2014

    Mgr Williamson est adulé par le blog LA QUESTION, blog acharné à détruire toute trace de sédévacantisme, c’est donc tout dire !!! Nos ennemis ne sont pas seulement du côté de la secte conciliaire….

  2. charles
    charles lien permanent
    février 25, 2014

    Quant à la soupe que nous sert Mgr W (j’attire votre attention sur la symbolique prophétique de cette lettre, symbolique partagée avec le patronyme de JP II…) c’est un brouet complètement empoisonné et qui n’a pas fini de tuer à petit feu le monde traditionaliste qui en viendra à conclure tout naturellement qu’il nous faut attendre l’intervention divine pour refaire une soupe comestible et revigorante !!!! Sauf que, dans ces conditions d’aveuglement et de blasphème extrêmes que nous propose Mgr W, je vous parie qu’il y a fort peu de chance que Dieu intervienne mais au contraire accentue le châtiment de Son absence en laissant les misérables que nous sommes dans leur brouet corrompu qui à terme se transformera en infâme purin de basse fosse !
     
    Mgr W nous traite de libéraux ? Il ne pouvait pas trouver mieux comme arme de destruction massive puisqu’il assimile dans un même combat les deux faces d’une même pièce !!!! C’est subtil, pervers et très anglo-saxon !!!
     
    Nous devons déclarer la guerre sans tarder à ce redoutable représentant de la perfide Albion et dénoncer sans nous lasser son entreprise de déstabilisation des consciences catholiques !
    Nous ne voulons pas de sa soupe de sorcière et nous allons ameuter le monde entier pour bien manifester notre refus indigné !
    Tout ce qui vient de la FSSPX : VOIE SANS ISSUE !!!!!!

     

  3. Louis-Hubert REMY
    février 26, 2014

    « ces années 50 où l’on exagérait l’infaillibilité des Papes »
    Une seule question à Mgr Williamson :
    Si l’on exagérait l’infaillibilité des Papes, donnez des exemples, non : un exemple, d’un texte, non : d’une phrase faillible d’un Pape.
    Ce doit être facile pour vous qui parlant haut et fort répétez toujours cette accusation.
    Monseigneur on attend votre réponse.
     

  4. Wiking
    février 26, 2014

    Répondons à la soupe williamsonnienne et en particulier sur l’usage qu’il fait du personnage de Caïphe contre le sédévacantisme.
    Mgr Williamson :

    « Caïphe, le souverain prêtre (au temps de Notre Seigneur) a comploté l’assassinat de Notre Seigneur — les hommes d’Église peuvent être de très grands criminels —, Caïphe dit : “il faut qu’il meure pour tout le peuple” et Saint Jean de dire (à la fin du Chapitre 11) : “en disant cela, Caïphe a parlé comme Prêtre Souverain, comme Suprême Pontife” (légitime), donc il était valable [comme Souverain Pontife] et c’est un argument contre les sédévacantistes… parce que l’Évangile dit que Caïphe était le suprême pontife de la religion mosaïque au moment où il complotait le crime le plus horrible de toute l’histoire de l’humanité… »

    L’argument de Mgr Williamson consiste à dire que puisse Caïphe s’est trompé en tant que suprême pontife du judaïsme qui était alors la vraie religion alors les papes conciliaires peuvent aussi se tromper et donc ils sont quand même papes et donc le sédévacantisme [celui qui refuse les papes conciliaires comme papes légitimes de l’Église catholique] est à condamner. 
    L’abbé Augustin Lémann va répondre de manière définitive à Mgr Williamson. Nous utiliserons pour cela son livre intitulé « Histoire complète de l’idée messianique ».
    Voici le titre du chapitre X de la section 2.

    L’enseignement officiel de l’ancienne Synagogue exempt cependant des ténèbres de l’erreur jusqu’à la veille de la Passion.

    Puis voici les sous-titres de ce chapitre :

    I. Que par une protection divine, le Magistère dans la Synagogue est demeuré fidèle à la vérité religieuse durant tous les siècles de l’Ancien Testament.

    II. Que le Grand Prêtre, expression du Magistère, était juge suprême des controverses, et que ses décisions tranchaient non seulement les questions morales, cérémoniales et judicielles, mais aussi les questions de doctrine ou de foi.

    III. Infaillibilité du Grand Prêtre quand il enseignait et décidait dans la chaire de Moïse, c’est-à-dire quand il tranchait une question d’après la loi, et pour tout Israël.

    IV. Que le Sanhédrin ne s’écartait pas de la vérité doctrinale, lorsqu’il enseignait ou décidait, uni au Grand Prêtre.

    V. Que l’enseignement privé donné hors de la chaise de Moïse soit par le Grand Prêtre soit par le Sanhédrin pouvait être entaché d’erreur.

    VI. Que l’enseignement doctrinal public par rapport au Messie a été exempt d’erreur, soit de la part du grand Prêtre, soit de la part du Sanhédrin uni à lui, jusqu’au jour du jeudi saint :
         a) la croyance au Messie souffrant conservé intacte
         b) aussi la croyance à un Messie fils consubstantiel de Dieu;
         c) également la croyance à un royaume messianique où, à côté de biens temporels, les biens spirituels prédomineraient.

     
    Pour conclure ce chapitre, l’abbé Lemann écrit :

    Ce fut à l’heure où, sous l’instigation de Satan, que cette Assemblée (celle du Sanhédrin associée à Caïphe) prononca contre Jésus la sentence : Reus est mortis. Il est digne de mort ! que la Synagogue tomba dans l’erreur.

    Ceci signifie la fin de l’Ancienne Alliance et le début de la Nouvelle Alliance.

    De même, après le repas, il prend le calice des deux mains, il prit ce précieux calice dans ses mains saintes et adorables, il incline de nouveau la tête, vous rendit grâces encore, tenant le calice de la main gauche, il le signe de la droite, le bénit et le donna à ses disciples en disant : Prenez et buvez-en tous.
    Il prononce les paroles de la consécration sur le calice, attentivement et sans interruption, le tenant un peu élevé.
    CAR CECI EST LE CALICE DE MON SANG, LE SANG DE L’ALLIANCE NOUVELLE ET ÉTERNELLE : LE MYSTÈRE DE LA FOI : QUI SERA VERSÉ POUR VOUS ET POUR BEAUCOUP EN RÉMISSION DES PÉCHÉS.

    – * – * – * –

    Se servir donc de Caïphe contre argument contre le sédévacantisme est profondément malhonnête car
         1) le Grand Prêtre a toujours été infaillible comme le Pape l’est.
         2) le Sanhédrin uni au Grand Prêtre a toujours été infaillible comme les évêques unis au Pape le sont.
         3) La synagogue est tombée dans l’erreur – c’est-à-dire lorsqu’elle a condamné à mort NSJC – au moment même au prenait fin l’Ancienne Alliance.
         4) La Nouvelle Alliance n’ayant pas été révoquée, elle bénéficie toujours des promesses de NJSC en particulier en ce qui concerne l’infaillibilité du Pape et des évêques unis au Pape.
         5) La thèse de la FSSPX (FSSPX-SO ou FSSPX-SS) consistant à demander la conversion des autorités qu’elle juge légitimes va directement à l’encontre de la foi et aux promesses divines d’assistance prononcées par NSJC.

    – * – * – * –

    Il n’y a donc rien à tirer de cette pseudo-résistance instrumentalisée par Mgr Williamson ou l’abbé Chazal. Ils s’opposent à la politique menée par Mgr Fellay et Menzingen mais ne renient en rien les erreurs d’Écône.
     

    • charles
      charles lien permanent
      février 27, 2014

      WIKING….vous avez prononcé le seul mot qui convienne à l’égard de tous ce « tradis-intégristes du droit divin » de la pseudo-résistance :

      la malhônneteté !!!!

      C’est pour cette raison que les gourous de La Question ont une affinité toute naturelle avec Mgr W. !!!!!!

  5. Wiking
    février 26, 2014

    À la suite de de la conclusion (« Ce fut à l’heure où, sous l’instigation de Satan, que cette Assemblée (celle du Sanhédrin associée à Caïphe) prononça contre Jésus la sentence : Reus est mortis. Il est digne de mort ! que la Synagogue tomba dans l’erreur ».) , l’abbé Lemann ajoute une note en bas de page. La voici, car elle est importante :

    Dans ses instructions pastorales sur les promesses de l’Église, Bossuet a excellemment montré la différence qui existe entre les promesses faites par Dieu à l’ancienne synagogue, et celles faites par Jésus-Christ à l’Église catholique. Les promesses de Dieu à l’ancienne Synagogue étaient conditionnelles, celles de Jésus-Christ sont absolues : « On vous a tu, mes chers frères, écrivait l’illustre Évêque de Meaux aux protestants, la condition expressément opposée à la promesse de la Synagogue, et vous ne voulez pas voir la différence entre cette promesse absolue : « Et voilà que je suis avec vous tous les jours » ; et celle-ci : « J’y serai si vous faites bien ». Votre ministre objecte souvent : Quoi donc ! ne faudra-t-il point quitter l’Église si elle tombe dans l’idolâtrie et dans l’erreur ? Illusion, puisque c’est là précisément ce qui est exclu comme impossible par cette promesse absolue. « Je suis avec vous tous les jours », étant choses visiblement incompatibles, et que Jésus-Christ soit avec elle tous les jours, « et qu’elles soit quelques jour livrée à l’idolâtrie et à l’erreur, avec lesquelles Jésus-Christ ne demeure pas. » (Bossuet, Seconde Lettre pastorale sur les Promesses de l’Église, edit. Vivès, t. XVII, p.161, Paris 1864)

     

  6. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    février 26, 2014

    Je vous tire Mon chapeau Wiking et je vous remercie bien pour ces précisions très très importantes.

  7. charles
    charles lien permanent
    mars 2, 2014

    C’est bientôt le Carême…et j’ai envie de me faire un petit plaisir, dans l’attente des pénitences et de l’ascèse du silence qui convient plus particulièrement à cette période.
    Alors on ne m’en voudra pas trop si je titille respectueusement Mgr Williamson sur ces dernières proses et déclarations ainsi que sur ses talents de dessinateur dont on trouvera dans un autre article la narration élogieuse de Monsieur l’Abbé Marchiset !

    Mgr Williamson nous dit :
    « Entre cet Évangile et Vatican II la contradiction est évidente, donc nous devons accepter et croire en la Tradition si nous désirons sauver nos âmes, quelles que soient les apparentes autorités de l’Église qui disent le contraire. Que Dieu nous y aide. Mais comment alors la propre Fraternité de Monseigneur Lefebvre, la Fraternité Saint Pie X, peut-elle chercher officiellement à se soumettre aux autorités de Vatican II comme elle le fait actuellement ? »
     
    Réponse à Mgr : la nature de l’homme est ainsi faite qu’elle ne peut se résoudre à vivre éternellement ou du moins durablement dans la schizophrénie la plus caractérisée. Ainsi, les autorités de la FSSPX reconnaissant l’autorité des faux princes de Vatican II, ont une propension toute naturelle à rechercher non seulement le dialogue mais aussi l’entente et l’accord avec leurs autorités naturelles. Il  y a donc entre ces clercs pour le rapprochement avec Rome et entre ceux qui continuent à résister, au nom de l’orthodoxie (dévoyée car obligatoirement schismatique !) au moins l’avantage pour les premiers d’avoir une approche logique du problème. Les second choisissent de rester dans un rapport schizophrénique (donc schismatique) avec l’autorité que, tout comme les premiers, ils reconnaissent aux prélats et pontifes conciliaires… J’attends votre réponse, Mgr !
     
    Par ailleurs, ce que vous avez omis de préciser, Monseigneur, dans votre dessin des cercles à M. l’Abbé Marchiset, c’est que dessiner un petit cercle à cheval sur le premier, ne signifie pas du tout que ce cercle soit divisible par le premier ! Vous n’ignorez sans doute pas que la corruption de la foi même d’un iota, entrainera que c’est la totalité du petit cercle qui tout logiquement tombera dans l’escarcelle, si j’ose dire, du grand cercle qui est censé représenter l’Église…
     
    Avez-vous quelque chose à ajouter là-dessus Mgr ? Nous serions bien heureux de vous lire !!!

       

    Petite précision pour Mgr Williamson afin que ma pensée soit bien perçue dans toute sa clarté !
    Entendons-nous bien, Mgr, lorsque vous dessinez à l’Abbé Marchiset un grand cercle et que vous lui dites : « C’est l’Église » il n’y a même pas besoin de présupposer que pour vous l’Église désignée est en fait l’église Conciliaire puisqu’elle est pour vous la véritable église catholique ! Vous ne me contredirez pas sur ce point à moins que votre pensée soit hors de toute logique ! Ainsi le petit cercle dessiné à cheval sur le grand ne peut-il désigner qu’une excroissance mortifère et maligne étrangère à l’organisme sain de l’Église. Le fait que dans cette excroissance, il y ait quelques cellules saines et qui résistent de par leur nature propre (donc apparemment catholique !) ne modifie en rien le caractère hautement « cancéreux » de l’ensemble de cette excroissance, qui finira donc par envahir totalement l’organisme sain et viendra tout naturellement se fondre, s’inclure dans le grand cercle jusqu’à s’y substituer et à rendre mutantes ses caractéristiques principales en les transformant en leurres très subtils. Nous aurons toujours un grand cercle mais ce sera un nouvel organisme, entièrement nouveau, avec grosso modo les mêmes apparences, mais qui ne sera plus du tout l’Église Catholique…sa substance, de saine qu’elle était sera entièrement cancérisée !
    Vous avez tout suivi Monseigneur ? Je vous remercie pour votre bienveillante attention !

    Et pour être encore plus clair, Mgr, et que ma pensée ne soit pas taxée par vous de sophistique, je vais encore préciser que dans la première hypothèse dans laquelle le grand cercle représenterait pour vous véritablement la Sainte Église catholique, il ne pourrait y avoir qu’expulsion, au premier stade, du petit cercle qui représente l’élément malin. Un organisme sain peut et doit expulser tout organisme génétiquement modifié et qui représente un réel danger pour la partie saine. Ainsi le petit cercle, n’étant plus à cheval sur le grand, on ne voit pas comment ceux qui lui appartiennent pourraient être considérés comme catholiques, puisque de toute manière, comme nous l’a si bien appris St Pie X, la caractéristique principale du modernisme est d’être double : un jour catholique, un autre moderniste ! Etc… La contamination du petit cercle étant donc totale, l’organisme sain ne peut que le rejeter !
     
    Dans la seconde hypothèse, surréaliste, où pour vous Mgr le grand cercle représente bien l’ »église » Conciliaire, on ne voit guère l’intérêt de dessiner un petit cercle à cheval sur le premier !!! La partie soi-disant « catholique » de ce petit cercle ne pouvant être qu’un leurre caractérisé. Ce qui ne serait pas étonnant de la part des autorités dites conciliaires !….
     
    Alors, dans ce s conditions, Mgr, je ne vois pas très bien où vous verriez du catholicisme authentique dans ces deux cercles là ! Vous devrez m’expliquer…ou reprendre vos crayons pour me faire de bien plus jolis dessins ! Et pourquoi pas y ajouter quelques couleurs liturgiques pour faire encore plus joli… Je ne connaissais pas vos talents de dessinateur et cela me laisse toujours admiratif car je suis nul en dessin !
     
    J’espère ne pas avoir trop ennuyé Votre Grâce et espère vivement que vous me donnerez votre sentiment sur toutes ces belles figures géométriques dont vous vous plûtes de gratifier quelques uns de nos bons prêtres. Votre serviteur…
     

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