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VATICAN D’EUX : “Les origines de Vatican II remontent à 1789 !”

2013 novembre 16

Un fidèle lecteur nous a adressé la remarque suivante :

Je m’adresse à vous, mais aussi à tous les intervenant de ce blog, avez vous eu connaissance de la conférence de Loïc Figoureux du 14 Octobre 2012 dans la Cathédrale d’Arras concernant l’Anniversaire du “Concile” Vatican II ?

Figoureux est un pro V2 mais en lisant les 35 pages du dossier PDF de sa conférence je me suis rendu compte que personne dans le milieu tradi n’avait jamais expliqué aussi clairement les raisons et les buts du concile.

Une phrase assez caractéristique :

« pour Jean XXIII, le monde n’est pas nécessairement le mal, le catholicisme n’est pas univoquement un contre poison contre les erreurs du temps ».

Ce n’est pas nous qui le disons c’est EUX, tout le dossier est du même tonneau.

 


 

Nous sommes allé voir sur le site du Diocèse d’Arras et là nous avons vu des gens (acteurs) qui visiblement ont bien compris les “réformes” de ce grand conciliabule : On y voit un “évêque” (un laïc déguisé en Évêque !), en ouverture de l’anniversaire de ce “concile”, donner la parole à des laïcs assis (cathèdre ?) à une table (l’autel ?) dans le chœur de “sa propre” cathédrale pour faire une conférence sur Vatican II, on pourrait penser à du tragi-comique si l’enjeu n’était pas vital…

Anniversaire concile Vatican II, cathédrale d’Arras

 

Mgr Gery-Jacques-Charles Leuliet“La cathédrale d’Arras a accueilli l’assemblée diocésaine venue fêter le 50ème anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II. Ils étaient plus de 1000 participants venus des différents lieux du diocèse ou venus d’autres horizons spirituels ou géographiques. Par la diffusion Internet plus de 1000 internautes ont visionné l’évènement. Des prêtres aînés ont pu suivre cette journée à la Maison diocésaine, parmi eux Mgr Géry Leuliet, 102 ans (un vrai évêque déguisé en laïc !!! qui a apostasié l’Église catholique…), qui a participé aux trois dernières sessions du concile Vatican II, comme évêque d’Amiens. (Son pedigree est ICI)

“Le premier temps de la journée fut la conférence de Loïc Figoureux, historien, enseignant chercheur à la catho de Lille, auteur d’une thèse de doctorat sur le Journal du père de Lubac au Concile : « Le concile Vatican II, de la préparation à la réception, un aggiornamento pour l’Église ».

 

Pour faire bonne figure à l’œcuménisme était aussi invitée Caroline Pinchbeck, “prêtre” (laïque déguisé en n’importe quoi !!!) Anglican du diocèse de Canterbury (Angleterre)…

Caroline PinchbeckCaroline Pinchbeck, prêtre anglican du diocèse de Canterbury (Angleterre). Elle était aux côtés de Mgr Jaeger pendant la conférence.

« En Grande-Bretagne, nous ne parlons pas du tout de Vatican II. Pourtant, les Anglicans étaient présents au Concile. Les diocèses d’Arras et de Canterbury sont liés par une amitié forte et des échanges réguliers. Nous travaillons sur l’œcuménisme. Les positions de nos Églises romaines et anglicanes m’intéressent beaucoup, c’est pourquoi je suis ici aujourd’hui.

Je connais les avancées de Vatican II et je les trouve très positives. J’ai conscience que c’était une révolution pour vous. Nous les anglicans, nous avons surtout approuvé la volonté d’ouverture, la volonté d’avancer dans l’œcuménisme. »

Soulignons que Carole prononce le mot « œcuménisme » comme le préconisent nos dictionnaires et l’Académie : « écuménisme » ! Finesse que les Français ont tendance à ignorer !

 

Loïc Figoureux. « Les origines de Vatican II remontent à 1789 ! »

 

Le grand événement de la journée était sans aucun doute l’exposé historique de Loïc Figoureux « Vatican II, un aggiornamento pour l’Église ». Loïc Figoureux est agrégé d’histoire, docteur en histoire, avec une thèse sur le père Henri de Lubac au concile Vatican II, soutenue à Lille III, sous la direction de Jacques Prévotat. Enseignant depuis dix ans dans le secondaire, il a aussi enseigné l’histoire du christianisme pendant deux ans à la faculté de théologie de l’Université catholique de Lille. Il a édité les Carnets du concile du Père de Lubac aux éditions du Cerf (2007).

Loïc FigoureuxVatican II n’est pas arrivé par hasard. Depuis 1789, l’Église n’a cessé de s’enfermer dans une autorité qui l’isolait des hommes de son temps. Après la seconde guerre et pendant que la moitié de l’Europe s’enfermait dans le communisme, l’Église a pris conscience qu’il était temps d’ouvrir le dialogue avec le monde. Loïc Figoureux a détaillé l’avant, le déroulement et l’après Vatican II.

Il nous a raconté sa méthode de travail pour mettre au jour des détails souvent ignorés.

« J’ai vécu avec Vatican II sans en être conscient. Par exemple, je n’avais pas compris que la place de la Parole de Dieu et que l’œcuménisme étaient un apport. C’est en travaillant sur Vatican II que j’ai vu tout ce qu’il a apporté.

Pendant mes études d’histoire, j’ai étudié la résistance spirituelle du père de Lubac contre l’antisémitisme pendant la guerre. Très vite, je me suis intéressé à lui. Quand il s’est agi de trouver un sujet de thèse, on m’a proposé « De Lubac et Vatican II ». Évidemment, j’étais ravi. L’occasion était rêvée puisqu’il fallait en même temps éditer les carnets du Concile qu’il avait tenus à Vatican II. De Lubac était l’un des théologiens dont les travaux avaient beaucoup inspiré les réflexions de Vatican II. Il avait notamment beaucoup travaillé au ressourcement — c’est-à-dire retour à la source — de la théologie avant Vatican II. Après le Concile, il a eu un regard un peu inquiet. De fait, il était un témoin intéressant. Il a su montrer la complexité du phénomène.

Pour la journée « Vatican II, c’est aujourd’hui » à Arras, j’ai rédigé un historique d’une trentaine de pages. Mes sources ont été nombreuses. J’ai d’abord consulté les écrits des historiens du Concile comme O’Malley. Si j’ai un historien du Concile à conseiller, c’est lui. Son livre s’appelle « L’événement Vatican II ».

J’ai aussi profité de tout le travail que j’avais fait pour ma thèse. J’étais allé consulter les archives du Vatican, celles des jésuites. Cela m’a permis d’avoir une bonne vue d’ensemble de l’événement. J’aurais sans doute trouvé beaucoup de choses dans les archives des diocèses, mais il aurait fallu en consulter beaucoup pour obtenir le même résultat. J’ai eu la chance d’avoir accès à des documents que l’on ne voit pas ailleurs : des témoignages, comment fonctionne concrètement une commission, les débats dans les commissions, les textes de préparation… Cela m’a beaucoup aidé pour me rendre compte de ce qu’était la vie au quotidien du Concile.

Beaucoup de participants ont tenu un journal qui n’a pas forcément été publié. Lire cela, c’est vraiment se replonger dans les émotions du moment et les questionnements des pères conciliaires, on apprend comment ils ont vécu le Concile. »

 

 

Anniversaire concile Vatican II

(De gauche à droite)
« Abbé » Paul Agneray, « Mgr » Jean-Paul Jaeger, Révérend Caroline Pinchbeck - représentait le diocèse de Canterbury, Marie Yvonne Devitton, Genevieve Jovenet.

 

 


 

 

Passons maintenant à la conférence du Professeur Figoureux :

« Le concile Vatican II
de la préparation à la réception
»

Un aggiornamento pour l’Église

 

 

Quand Jean XXIII est élu, en 1958, après le long pontificat de Pie XII, cet homme débonnaire passe pour un pape de transition, étant donné son âge (quasiment 77 ans). Pourtant, il devait engager l’Église dans un évènement qui est devenu une référence obligée pour quiconque s’intéresse à l’histoire contemporaine de l’Église catholique.

Ainsi, trois mois seulement après son élection, en janvier 1959, Jean XXIII annonça-t-il sa volonté de réunir un concile, décision que lui-même a présentée comme une inspiration de l’Esprit-Saint. Cela ne manqua pas d’étonner, car, depuis le concile du Vatican (Vatican I, 1869-1870), et sa définition de l’infaillibilité pontificale, des théologiens s’étaient interrogés sur l’opportunité de réunir de nouveaux conciles. Le pape ne pouvait-il pas presque les suppléer ? Certes, Pie XI et Pie XII avaient eu des projets de concile, mais ceux-ci étaient restés secrets.

Des évêques du monde entier allaient donc être conviés à Rome, non pas pour rehausser le décorum de quelque cérémonie, mais pour assumer leur charge à l’égard de l’Église universelle. Le fait même, tout comme les premiers signes lancés par Jean XXIII (pensons notamment à son annonce, en juillet 1959, que ce concile serait le concile de Vatican II, signe qu’il ne s’agissait pas simplement de compléter le premier concile du Vatican, interrompu par les troupes italiennes en 1870), pouvaient laisser espérer que l’Église adopte une nouvelle attitude, sorte de ce que l’on a appelé un « long 19ème siècle » (J. W. O’Malley) et du traumatisme suscité par les Lumières et la Révolution française.

 

Lire la suite sur le PDF (Les accentuations sont de nous)

Télécharger la Conférence en PDF

 

 

24 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    novembre 17, 2013

    Quel spectacle désolant ! Certes mais nous ne devons pas nous émouvoir outre mesure si l’on considère que tous ces lieux conciliaires, jadis consacrés au culte catholique, ont perdu leur consécration….
    L’éclipse est à présent totale et met en lumière, si l’on peut dire, la face sombre d’une institution apostate.
    « Le culte divin, la liturgie, le cérémonial, le rituel, tels que les prescriptions de l’Église romaine les règlent, subira une transformation à la suite d’un concile œcuménique qui lui rendra la simplicité respectable de l’âge d’or apostolique, en accord avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation moderne.(…)
    La nouvelle Église, qui probablement ne pourra plus rien garder de l’enseignement et de la forme primitive de l’ancienne Église, recevra néanmoins la bénédiction et la juridiction canonique de Rome ». (…)
    Le Christianisme aura une nouvelle exégèse, des dogmes nouveaux. (…)
    Un nouveau sacerdoce et un nouveau pontificat apparaîtront, et la femme elle-même, transfigurée sera «comme un agent de rénovation sociale ». Chanoine ROCA.
    Voici une petite anthologie, extrêmement brève, car Roca a ses idées sur tout.

    Au point de vue religieux tous les dogmes fondamentaux sont conservés au moins de nom, mais expliqués ésotériquement. (C’est une façon pour dire que…air connu…)

    Dieu est « le non-être dans le sens ésotérique du Zohar, c’est-à-dire l’Essence incréée, éternelle et de plus incommunicable, par laquelle l’être est à tous les êtres, l’esprit à tous les esprits, l’âme à toutes les âmes et la vie à toutes les vies ». (MN, 213,)

    « Et c’est parce que Dieu n’a pas de corps, qu’il est présent partout dans l’infini du temps et de l’espace, sous les voiles de la lumière cosmique et de l’éther astral, qui lui servent de vêtements, et par la diffusion des fluides électriques, magnétiques, inter-atomiques, inter-planétaires, inter-sidéraux et soniques, qui lui servent de véhicules et d’agences providentielles ». (MN, 230.) Pour lui « l’univers est un être vivant, constitué comme nous d’un esprit, d’une âme et d’un corps ».

    Le péché originel : « Le cataclysme qui précipita notre monde et notre humanité dans la matière, fut le châtiment d’un crime effroyable, d’une révolte audacieuse dont parlent les traditions de tous les Temples et que l’Église chrétienne appelle le péché d’origine. Nous avions, nous, prêtres, manqué de lumière jusqu’ici pour expliquer ce phénomène biologique, qui est un fait certain de physiologie et de sociologie, comme je vais essayer de l’expliquer ». (MN, 231.)

    La Rédemption : « Nous avons déjà vu, au chapitre précédent, que le dogme de la déchéance originelle répond à la loi physique de la pesanteur, et que la chute des essences spirituelles s’explique de la même manière que celle des corps graves. Il nous reste à voir, dans celui-ci, comment le dogme de la Rédemption répond à son tour à la loi physique de d’attraction, et comment le relèvement des sociétés humaines se fait de la même manière que l’ascension et le balancement des sphères matérielles dans l’espace infini ». (MN, 283.) (Naturalisme typique. Tout s’explique naturellement. Il n’y a pas de surnaturel ni de miracles air connu.)

    Le Christ : « Il est de foi, encore aujourd’hui, en attendant que ce soit de science demain, que le nouvel Adam, ou Jésus-Christ, est la seconde édition de l’Adam Kadmon, réintégré dans la plénitude des attributs qu’il perdit lors de la catastrophe sociale qui porte le nom de péché originel. Il est de foi aussi que tel fut le Christ dans son humanité glorieuse, rendue visible sur le Thabor, tel sera l’homme au jour de son complet relèvement, demain ». (MN, 67).

    « Il y a le Christ solaire du Zohar, et il y a les Christs planétaires qui l’incarnent dans les mondes. Il y a le Christ-Esprit céleste et il y a les Christs terrestres qui l’ont manifesté durant le cycle antique et très long de l’initiation primitive ». (MN, 516.)

    Le Saint-Esprit : « Les naturalistes ont nommé cette force l’essence vitale, les Mahatmas Akas, Akas ou Prakrit, les spirites fluide médianimique, les hypnotiseurs fluide magnétique, les physiciens fluide électrique, Moïse Ruach Elohim, les Grecs Ether Divin, les Romains Mens ou Spiritus : elle est tout cela en même temps, et quelque chose de plus encore. Le Christ lui donna son véritable nom, quand il l’appela le Saint-Esprit, le souffle vivant de Dieu… »

    Et il ajoute : « De quelque nom qu’on baptise la force cosmique mise par le Créateur à la disposition de l’homme, il est certain que la science arrivera tôt ou tard à l’utiliser tout entière, comme elle utilise la vapeur depuis Papin, le gaz depuis Lebon, le fluide électrique depuis Franklin et le fluide magnétique depuis Mesmer ». (MN, 73.) « En toute vérité, les Chrétiens qui répètent à genoux cette magnifique prière de notre liturgie : Emitte Spiritum tuum et creabuntur et renovabis faciem terrae ne font pas autre chose que solliciter En-Soph, l’éternel principe masculin, de verser son fluide générateur dans le sein d’Ochmach, le principe féminin vivant. Le mystère de la fécondation universelle s’opère partout dans la création, comme il s’opérait typiquement dans les entrailles immaculées de la Vierge de Nazareth » (MN, 209). Pour lui encore : « L’Esprit traverse de bas en haut toute la région matérielle, et sort du règne de l’animalité, pour aller atteindre sa pleine éclosion dans le cerveau de l’homme, dans son intelligence et son génie, d’où il s’élance, radieux, dans la sphère angélique ». (MN, 228.) (Teihardisme avant l’heure…)

    Le miracle : « Pas de mystère qui doive toujours rester mystère ! Pas de miracle dont on n’arrive tôt ou tard à découvrir la loi et à reproduire les effets car des voies méthodiques et sûres. Par conséquent pas de tradition sacrée qu’on ne vienne à bout de justifier rationnellement à son heure ». (MN, 242.) (naturalisme rationaliste…)

    Les sacrements : « Dans tous les cas ce serait de la magie blanche, comme celle de nos sacrements, de nos rites et des prodiges accomplis soit par le Christ, soit par les thaumaturges. Nous entrons dans une voie scientifique qui nous conduira loin et très haut ». (MN, 249.)

    Le Souverain Pontificat : Il n’est qu’une étape qui évoluera. « Jusqu’ici nous n’avons eu de cette Institution que l’ombre seule, une ombre qui nous reste comme un vestige du passé, comme un prélude de l’avenir. La papauté romaine est tout à la fois un débris de ce qui fut, et une ébauche de ce qui sera, un souvenir et une espérance ». (MN, 449.)
    (vers l’église démocratique collégiale Cf…martini, maître de B….)

    La Force du Christ : « J’ai découvert par des expériences personnelles, (faux miracles démoniaques) auxquelles je dois d’avoir recouvré la vue, que grâce à l’influx du Christ-Esprit dans notre cœur et dans notre cerveau, ce cœur et ce cerveau peuvent devenir des générateurs d’une force cosmique de la plus haute et de la plus pure qualité, mieux que cela des laboratoires où ce n’est plus l’homme seul qui opère, mais où travaille avec nous le Christ lui-même, comme saint Paul l’enseigne formellement : Vivo, jam non ego ; vivit vero in me Christus. Tous les Chrétiens savent cela, mais ils le savent comme le charbonnier, par la foi morte ! Ah ! c’est bien autre chose, de le savoir par la science vive, par la science expérimentale, rationnelle et positive ». (MN, 554). (Spiritisme charismatique….)

    À partir de ce corps de doctrine Roca aborde ce que l’on appelait alors la question sociale. Puisque la Rédemption est le salut du cosmos tout entier, matériel et spirituel, elle se fera par « le Christ social » ou par « le christianisme social ». Dans les dernières années de sa vie, alors qu’il est tombé dans le plus complet anticléricalisme, il emploie même les mots de “prolétariat”, de “masses populaires”, avec une violence qui rappelle celle de certains leaders politiques contemporains. Il se dit lui-même socialiste, mais à sa manière qui est celle du XIXe siècle. Il prévoit ainsi la formation d’associations syndicales, des groupements nouveaux, des fédérations de peuples, et même, ce qui est plus étonnant, la formation des États-Unis-d’Europe (MN, ch. XII, p. 406). « Il faut changer le monde B… »

    En politique, alors que l’ensemble du clergé de son diocèse, et nous pourrions dire de France, est monarchiste, lui est républicain. Tient-il cela de ses origines familiales ou du vieux fonds traditionnellement démocrate des Catalans ? « Je crois que la démocratie de nos jours est fille légitime de l’Église catholique, issue de l’union de Jésus-Christ avec cette Église… Je crois que cette rédemption est accomplie dans la société nouvelle par l’avènement de la démocratie ». (CP, 302.) « La société moderne est la fille de 89… Mais elle est aussi la fille du Christ et de l’Église… Et pourquoi ? À cause de l’Esprit du Christ devenu l’esprit public de tous les peuples civilisés… »

    Tout cela trouvera son application pratique dans ce qu’il appelle “la divine synarchie”, selon une constitution qui groupera tous les peuples, avec des parlements, des chambres, où tous les corps de la société, toutes les religions seront représentées. Dans ce conglomérat, le Pape n’aura plus qu’une primauté spirituelle et l’église catholique y sera entièrement diluée (MN, p. 372, et passim). Après tout cela que reste-t-il de la spécificité de l’Église Catholique ? Pratiquement rien. C’est certainement ce qui contribua, entre autres choses, à le faire condamner par Rome.(« Il faut que l’église se fonde dans le monde » Père C… expert au Concile)

    À travers tant de développements, de raisonnements obscurs, de statistiques plus ou moins justes, d’utopies généreuses, nous trouvons quelques prévisions étonnantes… (Il avait reçu des “lumières” d’en bas)

    Le progrès : « Quand on pense qu’il n’y a pas un demi-siècle, l’un de nos plus fameux hommes d’État, disait sérieusement, du haut de la tribune parlementaire, que jamais les chemins de fer ne remplaceraient les diligences, le pays de France étant trop accidenté » !!!

    Et qu’aurait donc répondu M. Thiers à celui qui lui aurait affirmé ceci : avant de mourir, vous aurez le privilège de déjeuner à Paris et de dîner à Marseille, le même jour ; cinquante ans après vous on fera le tour du monde en chemin de fer, et l’on entendra ce cri à la gare de l’Est : Messieurs les voyageurs pour la Russie, la Chine, le Kamschatka, le Canada, les États-Unis, le Mexique, Panama, le fleuve des Amazones, la Terre de Feu, en voiture !… Le moment approche où la distance sera devenue par la téléphonie, comme elle l’est déjà pour la télégraphie, un facteur négligeable ; on téléphonera de Paris non plus seulement au Havre ou à Marseille, comme aujourd’hui, mais à Alger, Yokohama, Melbourne, San Francisco… » Il prévoit même les câbles sous-marins et la téléphonie dans le train. « L’inextricable réseau des conduites électriques de la voix humaine enveloppera le monde dans ses mailles serrées et sans fin ». (MN, 86.)

    Les États-Unis d’Europe : « Ainsi s’expliquent les tendances qui se font jour chez les nations modernes, cet instinct oui les pousse irrésistiblement à se fédérer en Europe ; comme elles se sont fédérées dans les États-Unis d’Amérique, sous l’impulsion du même Esprit, le Saint-Esprit de l’Évangile ». Il voit dans une confédération Rhénane-Alpine «le premier noyau des États-Unis d’Europe » (MN, 406).

    Le féminisme : « J’annonce le prochain avènement de la femme, et de son ministère religieux et social… » L’heure est venue pour les hommes « de céder quelque chose de leur suprématie et leurs hautaines prétentions, d’émanciper la femme et de l’admettre dès aujourd’hui dans les Conseils du Gouvernement, à la participation des droits civils et des offices publics, dont ils s’étaient brutalement arrogé le monopole jusqu’à présent ». « L’accession de la femme à l’autel, son ordination, sa consécration pour l’offrande publique du sacrifice, tout cela ressort de la gnose sacrée et fait partie essentielle du grand dépôt de la tradition ». (MN, ch. XV, passim.)

    Dans l’ordre religieux catholique proprement dit, il prône et annonce un changement complet de la papauté, des sacrements et de la liturgie, l’abandon de la soutane, le mariage des prêtres, la sécularisation, etc. « Un concile seul peut résoudre ces problèmes, et les questions qui s’y rapportent, en reproduisant dans l’ordre ecclésiastique, le spectacle que donnèrent, dans l’ordre politique, les États Généraux de France en 1789 ». (CP, 273.) « Je crois que le culte divin, tel que le règlent la liturgie, le cérémonial, le rituel et les préceptes de l’Église romaine, subira prochainement, dans un concile œcuménique, une transformation qui, tout en lui rendant la vénérable simplicité de l’âge d’or apostolique, le mettra en harmonie avec l’état nouveau de la conscience et de la civilisation chrétiennes… » (Id. 300.)

    Les prêtres : « Ils prendront charge civile, eux aussi, charge nationale, charge communale, charge familiale, au municipe comme au foyer. La hideuse plaie du célibat, source de corruption et de stérilité chez tous les peuples qui ont souffert de ce fléau, disparaîtra, même des casernes, le jour où elle aura disparu des presbytères ». (MN, 472.) Voilà, entre autres choses, ce que sera le Monde Nouveau, d’après Roca.

     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      novembre 17, 2013

      Tout le programme de la F∴M∴ !!!

  2. Charles
    Charles lien permanent
    novembre 17, 2013

    “Un homme averti en vaut deux” dit le dicton populaire. Après un premier et sanglant avertissement avec 1789, sacrilège révolutionnaire destiné à extirper la vraie foi de tous les cœurs français, le clergé fut ensuite averti de nombreuses fois au cours du XIXème siècle, à la fois par ses papes et ses saints. Il n’en a guère tenu compte malgré une élite cléricale de très haut niveau, mais fort limitée. Avec ces extraits du Chanoine Roca, les hommes d’Église auraient du considérer ces avertissements préternaturels et prophétiques. Puis ce furent les guerres mondiales….
    Après  le conciliabule apostat, les traditionalistes n’ont pas reçu tous ces messages d’avertissement et notamment leur clergé. Le châtiment est effroyable: aveuglement pertinace et extinction du sacerdoce ! et parmi ceux qui restent encore vrais prêtres…combien peuvent véritablement offrir à Dieu l’Oblation pure ?
    Le temps est venu à chacun de s’interroger gravement sur ce point capital et d’écouter avec une oreille catholique les paroles mêmes de Notre-Dame…
    “Cloaques d’impuretés” ? avons-nous bien mesuré toute l’ampleur apocalyptique de cette expression ?

     

  3. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    novembre 17, 2013

    Finalement et si je comprend bien, ce sont les ennemis eux mêmes qui disent plus clairement les choses, même si ce n’est pas une intention de Vérité, que les pseudos traditionalistes, autant du côté de la Fraternité que des partisans des thèses (V 2.0 ou 3.0)  de Cassiciacum.

    L’ennemi sait donc qu’il atteint un point très avancé, voir de non retour, dans ses rangs, et il peut tout divulguer.

    On ne peut que se réjouir de voir quel “camps” a vu et voit juste et que tout, absolument tout se confirme dans le même sens. Et constater une fois de plus l’aveuglement du clergé sensé être le clergé de la Vérité, offrant l’Oblation Pure. Et notamment les clercs qui continuent à penser que Roncalli est autre chose que “le Pape du Concile” ou qui, le pensant, n’en tirent pas les conclusions.

    J’ai posé la question par mail à l’abbé Seuillot hier soir j’attends sa réponse :
     
    Le 27 Avril 2014  “Canonisation” du Bon “Pape” Jean XXIII par l’église des conciliaires

    Question :

    Puisque Roncalli / “Jean XXIII” est le Saint Pape des conciliaires, peut il être le Pape des Catholiques ?

         Indication numéro 1 : Principe Thomiste de non contradiction.
         Indication numéro 2 : Nul ne sert deux maitres.
         Indication numéro 3 : 2e semaine des exercices St Ignace (2 Étendards).
         Indication numéro 4 : Cité de Dieu, Saint Augustin (2 Étendards). 

    Il serait GRAND TEMPS D’ARRÊTER le CIRQUE et plus particulièrement le NUMÉRO D’ÉQUILIBRISTE avec toute ces acrobaties théologiques, et de TRANCHER !!

    • Avatar
      novembre 18, 2013

      Cette “perle” a été publiée sur le Salon Beige début 2013.
      L’auteur se lamentait du spectacle de cette conférence dans le chœur de l’église, et disait : “regardez si vous voulez moi j’ai abandonné au bout de 10 MN”.
      Pas curieux le garçon !
       

      Sinon, M. Laugier, pour continuer nos échanges fraternels sur le droit ou le devoir de se mettre en colère,
      vous dites que les violeurs, les menteurs etc … ne sont pas nos frères.
      Ce ne sont pas des animaux, ils ont une âme comme nous que la charité nous demande de sauver ;
      ils sont nos frères, et il faut tout mettre en œuvre légalement avant de commencer à batailler avec eux publiquement.
      Nous n’avons pas à entraver la justice légalement établie mais nous ne pouvons pas faire justice nous même si cette justice est constatée inexistante ou supposée défaillante.
      Dans tous les cas un procès équitable doit avoir lieu, en instruisant à charge et à décharge et ne jamais oublier qu’un présumé coupable est présumé  innocent tant que sa condamnation n’a pas été actée.
      Si les faits reprochés ne peuvent être  jugés par une justice légalement établie la moindre des choses  est de rencontrer le présumé coupable qui sera en mesure de se justifier.
      Mais si vous voulez qu’une rencontre soit possible il ne faut pas le condamner et l’injurier publiquement avant de l’avoir rencontré et l’avoir sondé, à quoi lui servirait-il de discuter avec vous ?
      S’il a commis une faute vous contribuez à l’enfermer sur lui même et jamais vous ne pourrez lui faire prendre conscience de son erreur et l’aider à faire pénitence.
      Il ne faut en aucun cas commettre une erreur en voulant combattre l’erreur.
      St Jean Chrysostome demandait à la Vierge de l’aider à combattre les fausses allégations de Nestorius et celle ci lui fit entendre : “prouve-moi que tu es mon fils et je te prouverai que je suis ta mère”.
      Le Christ nous dit : “soyez parfaits, comme vôtre père céleste est parfait”.
       

      En résumé la meilleure façon de lutter contre le péché c’est de ne pas pécher soi même.
      Faut-il rappeler cet épisode de la vie de Ste Thérèse qui apprenant qu’un prisonnier était condamné à la peine capitale fit dire une messe afin de lui permettre de regretter ses fautes.
       La joie de Thérèse fut grande quand elle apprit par les journaux que le condamné accepta d’embrasser le crucifix avant de monter à l’échafaud ; elle s’écria : “il est sauvé”.
       

      Une sainte colère est de mise sur  LES SUJETS DONT VOUS ÊTES LE MAÎTRE, quand après maintes recommandation, remontrances et avertissements ceux-ci continuent dans l’erreur ; vôtre autorité est incontestable et en général vous disposez de tous les éléments pour juger.
      Si vous contestez les écrits, les paroles ou les actes d’une personne QUI A LA MÊME CONDITION QUE LA VÔTRE,  il vous faudra redoubler de prudence et de diplomatie pour dans un premier temps lui démontrer  la vérité, s’il ne comprends pas il vous faudra agir comme Ste Thérèse ou le St curé d’Ars afin qu’il comprenne et se repente.
      Quand nous sommes LES SUJETS D’UN MAÎTRE QUI SE TROMPE, contester devient cornélien.
      Par principe nous devons obéïssance au maître et lui démontrer qu’il se trompe relève d’un exercice d’équilibriste, il faut soi-même être sûr de ne pas être dans l’erreur ni dans le péché.
      Certains disent que les chefs Vendéen se mirent en campagne avec  “FEMMES ET MAITRESSES”
      et que la cause de leur défaite serait due à leur impudicité (à vérifier).
      En tous cas dans l’ancien testament, pendant la conquête de la terre promise (donc voulue par Dieu), Dieu donnait la victoire aux juifs quand ils attaquaient sur ses ordres et selon sa volonté.
      Quand ils attaquaient d’eux même par vengeance ou par orgueil, Dieu ne les soutenaient  pas et les opérations se terminaient en désastres .
      Quand nous combattons pour Dieu la victoire a un prix à payer d’avance et sans remises possibles :
      humilité, charité, vérité et toutes les vertus connues.
      Pour Satan c’est : orgueil, haine, mensonge, crime et autres joyeusetés du genre.
      VOUS EN APPELEZ SANS CESSE AU JUGEMENT DE DIEU, C’EST TRÈS SAGE, MAIS SON JUGEMENT N’ÉPARGNE PERSONNE, PAS MÊME CEUX QUI COMBATTENT SOUS SES ORDRES.
       
       
       

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        novembre 18, 2013

        Jollo,
        Votre “catalogue à la Prévert” n’a ni queue ni tête
        …vous étirez des citations !!!
         

        • Avatar
          novembre 18, 2013

          C’est quand même étonnant pour un catholique combatif comme vous de dire que les paroles de la Vierge n’ont ni queue ni tête quand elle dit : “montrez que vous êtes mon fils, je vous montrerai que je suis vôtre mère”.
          Ou quand le Christ dit : “soyez parfaits …”
          Non … ???

          • Cave Ne Cadas
            Cave Ne Cadas lien permanent*
            novembre 18, 2013

            Ça y est !
             
            Jollo vous le faites exprès !!! (On va repartir pour combien de post comme cela !)
             
            Savez-vous ce que veut dire : Un “catalogue à la Prévert” (ou “inventaire à la Prévert”) :

            Locution nominale
            inventaire à la Prévert masculin
            Liste, énumération hétéroclite, inventaire qui n’a apparemment ni queue ni tête.

             
            Ce ne sont pas les paroles Ni de NS Jésus-Christ, Ni de la TSV Marie qui “n’ont ni queue ni tête”…!!!
            C’est votre présentation…type “inventaire à la Prévert” (énumération hétéroclite, inventaire qui n’a apparemment ni queue ni tête.)
             

            • Avatar
              novembre 18, 2013

              La forme de mon inventaire à la Prévert ne vous plait pas, tiens…! je croyais que sur ce blog  la forme n’avait pas d’importance.
              Vous êtes à court d’idées il me semble !!!

      • Avatar
        novembre 18, 2013

        Merci Jollo.
        Réaction typique du SB.

        • Cave Ne Cadas
          Cave Ne Cadas lien permanent*
          novembre 18, 2013

          Qu’est-ce qu’un “SB” ?

          • Avatar
            novembre 18, 2013

            Ce n’est pas vous, c’est le Salon Beige : ils reconnaissent eux-même que leur politique est de cacher (mentir) ce qui dérange dans un but de pacification ! Ils sont extrêmement pernicieux et séducteurs.
            Le mouvement LMPT fut du pain béni (pardonnez-moi l’expression) pour eux, car il a détourné l’attention des questions doctrinales.

            • Cave Ne Cadas
              Cave Ne Cadas lien permanent*
              novembre 18, 2013

              Donc si je comprends bien :
                 — SB = Salon Beige
                 — LMPT = La Manif Pour Tous
               
              Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement – Et les mots pour le dire arrivent aisément…

              • Avatar
                novembre 19, 2013

                Certes, mais les sigles sont parfois plus supportables pour désigner certaines entités, et évitent de leur faire de la publicité.
                Ceux qui connaissent comprennent…

            • Avatar
              novembre 18, 2013

              Le Salon Beige est une émanation, sinon la vitrine de la Fraternité St Pierre.
              Leurs positions sont “pro papes”, “pro manif pour tous”, “pro Marine Lepen”, contre l’IVG qui a été leur premier cheval de bataille fédérateur servant de prétexte pour défendre Rome, comme les actions solidaires servent de prétextes au Rotary, à la Table Ronde, et au Lion’s pour réunir et embrigader l’élite bourgeoise.

  4. Avatar
    Abbé Daniel Maréchal lien permanent
    novembre 17, 2013

    “L’église conciliaire” est une contre-Église, hérétique et apostate, une église anglicane bis qui donne des “Chrétiens” mâtinés de quelques usages Chrétiens, mais qui ne sont pas des Catholiques ! Cette secte ne trompe que les ignorants, les pervertis et les apostats ! Faut il aussi que ces gens soient diaboliques pour comparer leur secte à l’église Apostolique ! ! ! Ces gens sont les instruments du mal contre le Christ et son Épouse Mystique, la Sainte Église Catholique.

     

    • Charles
      Charles lien permanent
      novembre 17, 2013

      Merci Monsieur l’Abbé Maréchal pour ces claires paroles !
      @ Olivier : la vieillesse n’est pas toujours, peu s’en faut, un gage de protection….
      @ Édouard : vous n’aurez peut-être pas de réponse….

  5. Avatar
    Olivier Lagardère lien permanent
    novembre 17, 2013

    Avez-vous remarqué que dans les photos les laïcs sont en règle générale des vieux ou gens d’un certain âge ? on ne voit pas beaucoup de jeunes.
     
    Vivement que la justice divine passe et que cette église Conciliaire Vatican d’Eux disparaissent. Ces gens là sont des franc-maçons.
     
    Bon Dimanche, union de prière

  6. Avatar
    Olivier Lagardère lien permanent
    novembre 17, 2013

    Mon cher Charles,
     
    Quand je parle des vieux j’aurai du préciser qu’ils (les vieux) ont connu la Tradition et l’Église en ordre bien que le vers était dans le fruit depuis longtemps.
    Ils ont apostasié, sont devenus hérétiques en suivant Vatican 2.
    Les jeunes n’ont rien connu que Vatican 2, ils sont plus excusables que ces vieux. Il faut avoir du respect pour les anciens mais c’est aussi en partie à cause des générations d’avant que nous nous retrouvons dans cette situation.
     
    Bravo à l’abbé Maréchal pour cette cette explication clair et nette   ça fait plaisir de voir des prêtres qui ont compris mais malheureusement il y en a peu.
     
    Bon dimanche à tous

  7. Avatar
    petittroupeau lien permanent
    novembre 17, 2013

    Ce conférencier se gargarise de l’organisation des débats sur Vatican II avec la préparation lors des commissions et le échanges dans ces commissions mais il oublie bien de mentionner qu’un travail préparatoire avait été lancé dont faisait d’ailleurs parti Mgr Lefebvre et tout ce travail fut balancé avec l’eau du bébé pour reconvoquer des commissions et des schémas qui opteraient pour une vision plus moderniste et libérale et approuvée par Jean 23 et Paul 6 ensuite, c’est un putsch pris par l’aile libérale dans l’Église c’est tout pas besoin de se gargariser sur la beauté, l’harmonie d’une discussion entre experts théologiques c’est seulement une terrible prise de pouvoir avec une subtile imposition des idées libérales dans l’Église sans qu’aucun père conciliaire pratiquement n’en soit outré, dans leur grande majorité ils ont été tous endormis tels les Apôtres sur le Mont des Oliviers qui dormaient alors que le Christ souffrait seul son agonie. Et nous en payons aujourd’hui les fruits pourris, séparons nous de cette “église” Conciliaire un point c’est tout , elle n’est pas catholique ! C’est une autre religion.

     

  8. Charles
    Charles lien permanent
    novembre 17, 2013

    Cher Petitroupeau,
    Je pense que pour ce qui est de la séparation, c’est fait pour une grande majorité d’entre nous !!!!! Malheureusement, il n’en est pas de même dans le camp traditionaliste qui est très vaste….
    Non, je pense que la plupart des pères conciliaires ne se sont pas endormis lors du conciliabule pour la bonne et simple raison que bon nombre d’entre eux dormaient déjà bien avant  d’un mauvais sommeil, tout peuplé de cauchemars, d’idées folles et de rêves insensés, et qu’au plus profond de leur cœur ils n’étaient pas convaincus suffisamment des enjeux démoniaques ou avaient quelque faiblesse secrète pour les idées nouvelles…..le tout formant, INTELLECTUELLEMENT et SPIRITUELLEMENT ce fameux “CLOAQUE” plus qu’évoqué par la Sainte Vierge….à qui “on ne la fait pas” !
     
     

  9. Charles
    Charles lien permanent
    novembre 18, 2013

    Méditons sur l’évangile du jour (St Mathieu-VIII)……
    Extrait :

    “Aussi je vous le déclare, beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident, et auront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob, dans le royaume des cieux : tandis que les enfants du royaume seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura pleur et grincement de dents.”

    La très récente actualité (attaque de ce matin même, aux fumigènes et boules puantes,  de St Nicolas du Chardonnet à Paris pendant la grand messe !) ne nous délivre-t-elle pas un avertissement supplémentaire ?
    Oremus…..
     

  10. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    novembre 19, 2013

    Après le coup de force du rejet de toute la préparation l’aggiornamento bien piloté par les “experts” de la nouvelle théologie, a provoqué une “nouvelle Pentecôte”, “nouvelle Pentecôte” de l’esprit libéral d’où est sortie la nouvelle église Conciliaire œcuménique qui n’est pas l’Église catholique.
    Le cardinal Suenens, l’un des conjuré, avait lui même qualifié le concile de 1789 dans l’Église et le P. Congar de révolution d’octobre, en bref Monsieur Figoureux a découvert l’eau chaude.

  11. Avatar
    Roger Boivin lien permanent
    avril 27, 2015

    MANUEL d’Histoire Ecclésiastique
    adaptation de la seconde édition hollandaise du R. P. Pierre Albers, S. J.
    par le R. P. René Hedde, O. P.
    Tome Second
    1931
    page 540 :

    Après la prise de Rome (20 septembre) on ne pouvait plus penser à continuer le concile, qui fut suspendu par Pie IX (20 octobre) jusqu’à des temps meilleurs. Léon XIII déclara plus tard le concile du Vatican définitivement clos.

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