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Une réponse aux arguments fallacieux employés par l’Abbé Chazal contre le sédévacantisme

2014 février 23

 

Nous vous proposons une réponse aux arguments fallacieux employés par l’Abbé Chazal contre le sédévacantisme (du latin sede vacante : « le siège étant vide »).

Abbé François Chazal

Cette réponse est parue sur le site Novus Ordo Watch et a pour auteur Gregorius.

Nous remercions vivement notre traducteur pour son travail !

 


 

Présentation par le site Novus Ordo Watch :

Un Implacable Rappel à la Réalité

Vous ne pouvez plier le réel à votre volonté :

Réponse aux arguments employés par l’Abbé Chazal contre le sédévacantisme dans sa lettre du 8 décembre dernier au “Père” Paul Kramer

par Gregorius

 

Paul KramerFin novembre 2013, Paul Kramer (ci-contre), prêtre traditionaliste (1) célébrant le Novus Ordo et éditeur du livre à grand succès The Devil’s Final Battle (la bataille finale du diable), a publiquement déclaré que François ne pouvait être le Pape de l’Église catholique et que le Saint-Siège était vacant. Étant donné que Kramer entretenait jusqu’alors certaines relations avec le Fatima Center, The Remnant et Catholic Family News et qu’il avait rejoint l’opposition notoire au sédévacantisme, cette annonce en a surpris plus d’un. Peu après, cependant, il a commencé à exprimer sa conviction que bien que François ne fût pas un vrai Pape, la démission de Benoît XVI le 28 février 2013 était invalide et que celui-ci régnait toujours en tant que Pape véritable. (Nous donnons à cette position inédite le nom de « démissionisme ».) On pourra lire ci-dessous nos deux comptes rendus sur la conversion du Père Kramer :

 

Abbé François ChazalLe 8 décembre 2013, l’Abbé François Chazal (ci-contre), ancien membre de la Fraternité Saint-Pie X faisant maintenant partie de la « Fraternité Saint-Pie X de la Stricte Observance » (ou « FSSPX-SO ») a adressé au Père Kramer une brève missive dans laquelle il exprime à l’intéressé son désaccord quand au fait que Benoît XVI soit toujours Pape, mais le félicite d’avoir porté – dit-il – « un coup sévère au sédévacantisme ». Il lui expose ensuite ses objections à la position sédévacantiste en l’assurant (et en cherchant à s’assurer lui-même, probablement) qu’il s’agit d’une impasse. Mais est-ce vraiment une impasse ? Les enseignements de l’Église catholique permettent-ils seulement de défendre toute autre position ?

 

Il est vraiment tragique qu’après tout ce qui a transpiré depuis la mort du Pape Pie XII en 1958, et surtout depuis l’élection de Jorge Bergoglio comme dernier “pape” imposteur en date, des prêtres continuent à ne pouvoir ou vouloir reconnaître que la position théologique du sédévacantisme, malgré quelques difficultés reconnues par ses propres tenants, n’en est pas moins la seule position capable d’expliquer l’apostasie de l’église Moderniste créée par Vatican II sans pour autant apporter la moindre contradiction aux enseignements de l’Église de toujours (voir ici comment la position du sédévacantisme se distingue de celles de l’indult ou de la “Résistance”).

 

Nous allons exposer à présent les arguments de l’Abbé Chazal contre le sédévacantisme et y répliquer par un rappel dégrisant à la réalité (le texte de la lettre de l’Abbé Chazal peut être consulté intégralement ici, en anglais).

* * *

Par conséquent, nous choisissons le possible plutôt que l’impossible, ce qui est déplaisant et improbable de préférence à ce qui est inconciliable et antithétique. Voici pourquoi nous sommes sédévacantistes :

parce que cette position est possible, alors que toutes les autres sont impossibles. Il existe beaucoup de raisons bidon de ne pas adhérer au sédévacantisme, et une seule d’y adhérer : parce qu’il est vrai. Mais cette unique raison suffit à ceux qui aiment la vérité, parce que le Christ est la Vérité et que comme Il l’a enseigné, « la vérité vous rendra libres » (Jn, 8, 32 ; Jn, 14,6).

 

Dans la suite de sa lettre, l’Abbé Chazal n’invoque pas d’autres arguments contre le sédévacantisme.

En un mot comme en cent, voici la réponse que nous lui adressons, ainsi qu’à tous les autres prêtres qui « résistent tout en reconnaissant » : si vous voulez être catholique, alors soyez-le et soumettez-vous aux enseignements catholiques, à tous les enseignements catholiques. L’Église catholique, c’est cela, ce n’est pas l’auberge espagnole : vous ne pouvez plier le réel à votre volonté.

 

_______

Source : http://www.novusordowatch.org/sspx-chazal-sedevacantism.html

Traduction CatholicaPedia.net

(Que notre traducteur soit encore une fois et toujours remercié pour son travail professionnel)

 

 


[1] Ndlr du CatholicaPedia : Ici Gregorius fait à notre avis un jeu de mots : “traditionaliste” dans le sens où « il est de tradition » Novus Ordo !!!

Rien qu’à voir le personnage et ce qu’il déclare :

Paul Leonard Kramer, Nicholas Gruner et Renato Martino

Rev. Paul Leonard Kramer (à droite au centre), Father Nicholas Gruner, Cardinal Renato Martino (à gauche au centre)

ROME, 15 Mai 2012

Interview du pasteur Paul Kramer

1) Lorsque le siège est vacant, que doivent faire selon vous les bons chrétiens ?

Réponse. À mon avis, le siège n’est pas occupé par Bergoglio, mais il n’est pas proprement vacant. Selon l’information que j’ai reçue, la démission du pape Benoît XVI a été forcée, et donc invalide. Benoît XVI, à mon avis et d’après les informations que j’ai, Ndr – il est encore le pape ;

2) Dans certains milieux, on croit que le Siège est déjà vacant avec Jean XXIII, parce que pour vous la vacance commence maintenant ?

Réponse. Dans le passé, d’autres Papes ont exprimé des positions hérétiques (!!!). Cela en soi ne fait pas d’une personne un apostat. L’hérésie matérielle ne conduit pas à l’excommunication « latae sententiae ». Bergoglio a reçu la formation jésuite pour l’ordination sacerdotale (totalement invalide !!!). Il sait très bien que l’Église a affirmé la révocation de l’alliance avec les Juifs, et il sait que le premier Concile du Vatican a déclaré que ces propositions dogmatiques sont « irréformable en soi » ; toutefois, il a exprimé son mépris pour les déclarations infaillibles du magistère suprême par l’explicite violation d’un dogme expressément prononcé. Aucun autre pape, autant qu’il en soit à connaissance, n’a jamais fait cela auparavant ;

Source : http://radiospada.org/2013/12/scoop-rev-kramer-bergoglio-deve-dimettersi-il-vero-papa-e-benedetto-xvi-e-stato-obbligato-alle-dimissioni/

Il est clair que le “R.P.” Kramer n’est pas un vrai catholique. Il tient des hérésies sur le dogme du salut ; il a été ordonné dans le nouveau rite d’ordination totalement invalide ; et il n’a pas (pour autant que nous sachons) rejeté les antipapes de Vatican II précédents Bergoglio. Il ne semble pas non plus se rendre compte que l’hérésie de Bergoglio (dans Evangelii Gaudium n° 247, sur Les relations avec le judaïsme dont l’Alliance avec Dieu n’a jamais été révoquée) qu’il mentionne dans son article sur sa page Facebook (et qui l’a convaincu que François n’est pas pape) a été “enseignée” à Vatican II et par les autres précédents antipapes de Vatican II.

 

33 réponses
  1. Avatar
    lecanon lien permanent
    février 23, 2014

    On aimerait un jour pouvoir lire ici des développements sur la traduction française du « Te Igitur » : même parmi les fidèles lecteurs de ce site, on peut s’attendre à des débats et des conflits.
    Sans parler des différents missels, contenant chacun une version différente, même ceux autorisés, antérieurs à 1962, ou encore du 804, imprimatur de 1956 mais quand même corrigé et mise à jour en 2010, aux éditions Sainte-Madeleine. 
    Il me semble que le point essentiel porte sur les dernières phrases de cette prière (omnibus orthodoxis atquae), plus que sur l’una cum à proprement parler. En effet, cette formule revient à élever François au rang des fidèles défenseurs de la foi catholique.
    Pourquoi Mgr Williamson et la FSSPX continuent-t-ils de prononcer cette prière en l’état, en contradiction avec leurs critiques, très fondées, sur les hérésies conciliaires ? 
    Le risque pour les fidèles conscients et approbateurs de ce qu’ils lisent et disent est de se trouver en état de péché contre l’esprit, quand bien même ils sortiraient du confessionnal quelques minutes auparavant. Avec les conséquences que peu connaissent.
     

    • Cave Ne Cadas
      février 24, 2014

      Cher,
      tout à déjà été dit sur cette affaire :

      Causerie de Mgr. Guérard des Lauriers
      « Le problème de l’ « una-cum » et les propos de Mgr Wojtyla sur l’infaillibilité du pape, qui change les notions d’infaillibilité. »
      – 8m39s : http://catholicapedia.net/pages_html/audio.html#audio10

      « La mention du Pape au « Te igitur » : mentionner François Ø élu « pape », au canon de la messe, c’est signifier qu’on offre la messe avec lui. »

      et avec Le problème de l’Una cum : http://www.a-c-r-f.com/documents/LHR-Probleme_Una_cum.pdf

      Et les « éditions Sainte-Madeleine » ne sont pas une référence !!! …loin de là ! nullam partem avec les Ralliers !!!

      Et ceux qui élèvent « François [ZérØ] au rang des fidèles défenseurs de la foi catholique »… sont dans la « voie sans issue » !!!

       

    • Avatar
      Un lecteur lien permanent
      février 24, 2014

      Bravo Lecanon : c’est une très bonne idée. L’étude est pour sa plus grande part réalisée, mais je n’ai pas le temps de la rédiger de manière serrée, comme il va convenir pour une question particulièrement controversée. On s’aperçoit notamment que, n’en déplaise aux guérardolâtres et autres « nonunacumistes », la traduction simple(iste) de l’« una cum » qu’ils retiennent n’est pas celle qui figure dans les missels autorisés par les imprimatur épiscopaux depuis au moins le XVIIe sc., à quelques exceptions modernes près. Il va aussi falloir là-dedans faire la part qui revient au gallicanisme. Histoire à suivre, mais, n’en déplaise à Cave Ne Cadas, le père Guérard des Lauriers n’est pas couvert par une quelconque infaillibilité, pas plus que ses disciples.

      • Cave Ne Cadas
        février 24, 2014

        Seriez-vous contre son épiscopat cher lecteur pour ne pas lui donner le titre qui lui revient ???
        Monseigneur Guérard des Lauriers… (et dont il a pourtant reçu les grâces…)
         

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        février 24, 2014

        Una Cum = Un avec

        Pourquoi cela serait forcément complexe, compliqué, ambigu ?
        Pour légitimer le fait de citer le nom de ces renégats au Canon de la Messe ?

        Défendez vous, montrez donc le scan de vos missels qui ne traduisent pas « Una Cum » par « en communion avec » avec les références des Missels svp.
         
        Merci.

      • gg
        février 25, 2014

        Monsieur ‘un lecteur’,
         
        Bien au delà de la question de la traduction – alors que tous les gens de bon sens, y compris les latinistes les plus distingués s’accordent sur le sens de « en communion », « un » « avec » – il est une question de théologie JAMAIS abordée, y compris et surtout par la frat et autres ralliés, c’est le « fait théologique » que c’est la Pape légitime, qui « impère » la célébration du Saint Sacrifice ! Il est donc parfaitement absurde et profondément schizophrène… de persister à vouloir célébrer « sur ordre » de berne-gogo, un Saint Sacrifice… dont il ne VEUT PAS, et surtout, selon un rite qu’il exècre et qu’il ne célèbre pas lui-même !
         
        Comment être « en communion avec », une seule âme, avec un individu dont toute la « théologie » et toute la « Liturgie » sont directement contraire à la Catholique ????
         

        • Avatar
          ligitur lien permanent
          février 26, 2014

          Oui, entièrement d’accord. Pour le dire avec des mots simples, à destination de nos frères en voie de récupération ou d’assimilation, par la secte conciliaire qu’ils combattent pourtant à juste titre :
           
           
          À supposer que vous avez raison, que le pape puisse se tromper, qu’il ne soit infaillible qu’en de rares occasions, seulement quelques minutes par an, que d’autres papes se soient trompés par le passé (Libère), etc. Eh bien, la prière Te Igitur ne permet pas pour autant de citer ces papes-là au canon de la Messe.
           
          Pourquoi ? Parce que cette prière concerne les « atquae omnibus orthodoxis », c’est-à-dire les prélats et tous les saints qui défendent et incarnent une foi pure, sans erreur, immaculée et sans tâche, comme la Messe elle-même, à laquelle vous aspirez et pour laquelle vous combattez à juste titre, à la suite de Mgr.
           
          Bref, toute l’astuce des ennemis de l’Église consiste à attirer à eux les fidèles de bonne foi (les militaires diraient « fixer l’ennemi », c’est-à-dire, éviter qu’il ne s’éparpille sur le territoire national) avant de les conduire à accepter le ralliement à la secte (les militaires diraient « traiter l’ennemi »).
           
          Historiquement, la phase de rassemblement a été attribuée à la FSSPX : choix d’un évêque aux talents oratoires exceptionnels (de préférence à d’autres figures, telles l’abbé Georges de Nantes, ou d’autres), puis autorisation par Rome de créer le séminaire d’Écone, accord des autorités de l’État de disposer d’une église phare à Paris, de créer des écoles, et sans doute accord des banques pour prêter et s’étendre à l’international, etc.
          La phase de traitement devait être réalisée avec les accords de 1988, qui furent rétractés dans la nuit, par Mgr lui-même, dans l’attente de temps plus propices. Cette politique de ralliement est inscrite dans les gènes de la FSSPX.
           
          Comment enfin obtenir des fidèles qu’ils acceptent le ralliement, le temps venu ?
          À mon avis, par deux mécanismes psychologiques :
               1°/ Car les gens n’aiment pas être placés en situation de contradiction avec leurs propres choix. Ce choix répété chaque dimanche, consiste à élever les papes critiqués, parmi les fidèles défenseurs de la foi.
               2°/ Car le langage gestuel (prière du canon), l’emporte sur le langage verbal (critiques orales du concile Vatican II), lorsqu’ils expriment deux idées contradictoires. Un exemple simple : le langage gestuel de celui qui se bouche les oreilles l’emporte si cette personne vous assure verbalement qu’elle vous écoute.
           
          Voilà pourquoi lesdits « sedevacantistes » ont été exclus dès les origines de la FSSPX, avec une violence et une constance incompréhensibles, jusqu’à nos jours et l’achèvement final de l’œuvre de Mgr Lefebvre.
            

        • Avatar
          Un lecteur lien permanent
          mars 2, 2014

          On se calme et on essaie d’être un peu moins bas de plafond.
          Tout le monde est sans doute d’accord sur le fait que la question est d’importance : elle mérite donc qu’on prenne le temps, pour éviter de tomber dans des jugements simplets et simplistes. Je n’en fais pas personnellement un point de clivage, ni dans un sens, ni dans l’autre, évitant de vouer les uns ou les autres aux gémonies selon leur position sur ce fameux « una cum ». Manifestement, en prenant les traductions de très nombreux missels, la signification est loin d’être aussi évidente que veulent bien le dire certains mentors et leurs disciples. C’est ce que j’avais appris, du temps de ma jeunesse, de vieux amis prêtres qui relativisaient beaucoup quand certains voulaient au contraire radicaliser.
           
          Voici deux traductions, prises parmi une trentaine que vous pouvez facilement retrouver par Internet :
               ·  Missel Romain traduit en français par Monsieur Charles Huré, à Paris, chez de Nully, rue Saint Jacques  MDCCXIII (Missel romain selon le règlement du Concile de Trente : latin et français) : « que nous vous offrons premièrement pour votre sainte Église Catholique ; afin qu’il vous plaise de lui donner la paix, de la protéger, de la conserver, dans l’union, & de la gouverner dans tous les lieux de la terre, où elle est répandue : comme aussi pour notre saint Père le Pape N. votre serviteur, pour notre Évêque N. Pour notre Roi N. & pour tous les orthodoxes, & pour ceux qui font profession de la foi Catholique, & Apostolique. »
               ·  Missel vespéral noté 804 1956 Desclée et missel quotidien et vespéral Dom Gaspar Lefebvre et chanoine Osty 1961 : « Tout d’abord nous vous les offrons pour votre sainte Église catholique – daignez, à travers le monde entier, lui donner la paix, la protéger, la rassembler dans l’unité et la gouverner – et aussi pour votre serviteur notre pape N., pour notre évêque N., et pour tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, ont la garde de la foi catholique et apostolique. »
          Ces traductions figurent dans des missels ayant bien entendu obtenu, dans des temps encore indiscutables, toutes les autorisations requises. Bien sûr, on trouve aussi la traduction « obvie » :
               ·  Missel livret du site http://motupropriochicoutimi.overblog.com/pages/Ancien_Missel_Romain-1053202.html : « TOUT D’ABORD, nous vous les offrons pour votre sainte Église catholique. Daignez à travers le monde entier, lui donner la paix, la protéger, la rassembler dans l’unité et la gouverner, en union avec votre serviteur notre pape N., et notre évêque N., et avec tous ceux qui, fidèles à la vraie doctrine, ont la garde de la foi catholique et apostolique. »
           
          La question est beaucoup plus complexe que certains veulent bien le dire, et ça me fait de la peine de menacer leur fonds de commerce, mais il faut savoir, à un moment donné, modérer des avis péremptoires qui n’ont peut-être pas tout le fondement requis, même si on les rabâche depuis des décennies.
          N’en déplaise aux honorables contributeurs qui m’ont interpellé suite à ma réponse à lecanon, je prendrai le temps qu’il me faudra pour livrer une étude solide… si j’y parviens. La précipitation et les affirmations abruptes et péremptoires ne font, en la matière, qu’aggraver les choses.
           

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            mars 2, 2014

            « La question est beaucoup plus complexe que certains veulent bien le dire, »

            Ce « vieux refrain », véritable tube depuis plus de 50 ans permet de justifier tout les bidouillages, les remises en cause et le libéralisme possible.
            Ce n’est « pas aussi simple », c’est « une affaire de prêtre et non de laïcs », etc. etc. pour pouvoir ensuite chercher des justifications à un point de vue partisans plutôt que des éléments factuels pour la Vérité.

            Dieu est simple dans ses jugements … beaucoup plus simple et sans confusion possible sur des matières aussi graves.

            La question de l’Oblation Pure est capitale et majeure, il est impensable que NSJC nous ait laissé autant de possibilité de doute et de confusions.

            Que quelques missels aient traduits par « prier pour » ne changer rien au fait que tout les autres traduisent par « Un Avec » ou « En communion Avec ».

            Au risque d’énerver les grands esprits intellectualistes, l’expression UNA CUM, prise séparément donne ceci.

            UNA = UN
            CUM = AVEC

            Pourquoi donc l’Église aurait choisie cette expression au Canon pour exprimer « prier pour le Pape » qui se traduit, si je ne dis pas de bêtise (je sis un peu bas de plafond, cela est vrai) par « Oremus Pro ».

            Depuis quand prend-on des mots pour en exprimer d’autres… ?

            La question est du reste pour nous tous ici, parfaitement réglée et entendue.
            Allez donc intellectualiser là dessus, ça nous laisse de marbre.
             

            • Avatar
              Un lecteur lien permanent
              mars 2, 2014

              Décidément, le plafond baisse et je vais sortir, de peur de me cogner : good luck.
              Je vais auparavant mettre en ligne une liste de ceux qui, quoique recevant ce blog et participant occasionnellement aux « débats » (si on peut appeler ainsi une suite de simplismes assénés grossièrement) vont aussi à des messes una cum, sans que cela ne leur pose de problème. Qui êtes-vous pour prétendre : « La question est du reste pour nous tous ici, parfaitement réglée et entendue » ?
              Restez bien au chaud avec vous-même : c’est plus rassurant !
              Pour la question de la traduction, peut-être vos talents de latiniste ecclésiastique vont-ils pouvoir, aussi brillamment, nous éclairer par exemple sur « inducas » dans le Pater ?
               

  2. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    février 24, 2014

    Le problème de l’abbé Chazal, c’est qu’il n’a pas d’argument contre le sédévacantisme qui est pour lui une boite de Pandore, donc qu’il faut éviter d’ouvrir. Il faut éviter de réfléchir, éviter de tirer des conclusions, éviter de penser, en cela il est infidèle à Mgr Lefebvre et à Mgr de Castro-Mayer, qui avaient donnés les éléments de base, mais il fallait poursuivre la réflexion et en tirer la conclusion. Il est vrai que le problème est ardu, jamais vu dans l’histoire de l’Église, seulement la solution ne peut être celle de l’autruche, du faire « comme si ».

  3. Wiking
    février 24, 2014

    Merci à l’équipe du CatholicaPedia pour la traduction de cet article. Il est certes un peu long à lire mais cela vaut le coup.
    Que le webmestre m’excuse bien de mettre le lien de cet article dans mon message, craignant que certains ne cliquent pas sur le dit lien qui suit la présentation ci-dessus.
    http://catholicapedia.net/pages_html/2013-12-19_Gregorius_NOW_Reponse-a-l.Abbe-Chazal-contre-le-sedevacantisme.html
     
    Il tord le coup à l’un des arguments phares de la FSSPX contre le sédévacantisme : « Voyez comme les sédévacantistes sont éclatés en divers courants qui se combattent. Cela ne peut pas être de Dieu. Au contraire, sachons bien rester unis comme nous le sommes dans la FSSPX ».
     

  4. Avatar
    février 24, 2014

    Si, il existe une autre solution possible que le lefebvrisme ou le sédévacantisme :
    http://prophetiesaintmalachie.over-blog.com/

    • Cave Ne Cadas
      février 24, 2014

      Jean-Baptiste arrêtez vos bêtises !!!
      Ça ne marche pas chez-nous… (Peut-être dans quelques contrées Bretonnes…mais pas ici !!!)

      Je précise que nous ne mettons pas en cause la possibilité d’une « survivance » car à Dieu, Rien d’impossible !
      …mais :

      — d’une : qu’à Dieu ne plaise… Ça m’étonnerai qu’il (p666) lui fût agréable…

      — de deux : quand bien même un « sosie » lui fût substitué (pour quelle raison ?) il (p666) n’était plus catholique et donc plus du tout « pape » bien avant sa « substitution »…si tant bien qu’elle fut…

       

      • Avatar
        Jean-Baptiste lien permanent
        février 26, 2014

        Cela a commencé avant l’affaire du sosie de 1972. Bonaventure Meyer l’a très bien expliqué quant à la nouvelle liturgie, par exemple. Vous y croirez a posteriori.
        D’un point de vue catholique, il n’y a pas que le lefebvrisme qui pose problème. Vous devriez bien commencer à comprendre que l’affirmation selon laquelle le Saint-Siège peut demeurer vacant pendant plus de cinquante ans pose problème. Très peu de théologiens ont osé le soutenir dans le passé, et encore ont-ils mis les plus grandes réserves. Un jour, cette thèse pourrait être condamnée.
        Lefebvrismes comme sédévacantistes ne connaissent pas le dénouement de la crise, ils imaginent beaucoup de choses… Nous, nous la connaissons. La possédée suisse, encore en vie, et qui doit souffrir lors de ses possessions le désespoir de damnés tels que Juda (!) – citez moi beaucoup de saints dans ce cas – SAIT POURQUOI ELLE SOUFFRE.

        • gg
          février 27, 2014

          Monsieur Jean Baptiste,
           
          cette question d’une vacance longue se pose à tout le monde, et elle rejoint la question de la « visibilité de l’Église » ! et celle de la nature même de la Fonction, du Pape ;
          Notre Seigneur a institué Pierre… non pas pour « présider » de façon virtuelle et sans utilité, la multinationale « Église », mais pour que tous soient « en communion » (« una-cum » !) de VIE Surnaturelle et de Doctrine salvifique… ce qui implique, de façon logique et basique… de suivre fidèlement son enseignement : « qui vous écoute M’écoute ! »
           
          Il s’en suit que les période de vacance sont une épreuve pour les fidèles, car ils n’ont plus de magistère VIVANT, surtout lorsque cette vacance dure, car la confusion parvient à son comble : les sectateurs conciliaires sont « unis » derrière les pontifes intrus, les neo-saintpidistes, derrière « l’esprit de Monseigneur », etc….
          Et – en tout état de cause – si Paul VI – repentant – était maintenu prisonnier de geôles au Vatican, cela ne permet pas d’y recourir, pour se faire enseigner et gouverner par lui !
          Pourtant, Notre Seigneur Lui même nous avait prévenus : « lorsque le Fils de l’Homme reviendra, retrouvera t il la Foi sur la terre ? »
          En effet, la « tenue » dans la Foi, sans Magistère vivant est chose bien difficile, comme nous le constatons dans l’histoire, avec le maintien de la chrétienté en Asie pendant des siècles… sans prêtres ni sacrements, et comme l’enseignait le Saint Curé d’Ars : « laissez une paroisse sans prêtre : bientôt on y adorera des bêtes ! »

           

          • Avatar
            Jean-Baptiste lien permanent
            février 28, 2014

            Nous vous avons expliqué de nombreuses fois que Paul VI n’était plus au Vatican depuis belle lurette. Il s’est exilé le 12 juillet 1981 ; combien de fois faudra-t-il le dire ?
            Cette moquerie quant aux geôles du Vatican vient du livre « Ils l’ont découronné », et elle a été écrite par des FM infiltrés de la FSSPX ; d’où leur jeu de mots « le Pape au visage double ». Sale jeu de mots, en vérité.
            Il n’y a aucune commune mesure entre les interrègnes, souvent très courts et n’ayant jamais excédé trois ans et demi, et une vacance de plus de 50 ans, soit trois générations.
            Sans Pape, plus de garantie de l’unité de l’Église, ni de sa visibilité. C’est écrit noir sur blanc dans le catéchisme.

            • Cave Ne Cadas
              février 28, 2014

              Vous nous en “apprenez” de bonnes là !!! JB…

            • gg
              mars 1, 2014

              Si des interrègnes, ou des périodes de confusion ont pu être longues (jusqu’à 40 ans) périodes pendant lesquelles il n’y avait plus de pape « visible », auquel on aurait pu s’adresser… afin d’Être « confirmé » dans la Foi » ;
               
              De même, un Paul VI exilé, inconnu, que personne ne connait et auquel personne ne peut recourir : à quoi sert il ?
               
              LA fonction, l’Être même du Pape, c’est de « confirmer ses frères dans la Foi » : s’il est inconnu et/ou qu’on ne peut y recourir : quelle est son utilité ?
               
              C’est la même question que les prétentions belmontesques : l’Église étant hiérarchique, il existe des évêques… donc je fais confirmer mes jeunes fidèles… par un évêque conciliaire !!!
              mais… je ne me fais pas « confirmer dans la Foi » par cet évêque… parce que je ne suis pas sur de sa doctrine !!!
               
              Mais à quoi sert donc un évêque (Église enseignante !) si je ne me fais pas « enseigner » par lui ???

               

              • Avatar
                Jean-Baptiste lien permanent
                mars 1, 2014

                Il n’y a jamais eu d’absence pendant quarante. Pendant le grand schisme d’Occident, les théologiens s’accordent généralement à dire qu’il y a eu des papes, mais si on ignore lesquels étaient les vrais.
                Quant à l’utilité du Pape en exil, on peut comparer son utilité au jeûne de quarante jours du Christ dans le désert. Son expiation soutient l’Église. Sans cette expiation, l’Église n’existerait plus. Les exorcismes suisses de la fin des années 85-90, moins connus que ceux des années 75-80, ont très bien expliqué cela. Vous pouvez les trouver sur mon site (avertisssements 2).

                Peu de temps avant le retour de Paul VI, un ouvrage sera publié – non de moi – et vous apprendra beaucoup sur la question.

                • Edouard-Marie Laugier
                  Edouard-Marie Laugier lien permanent
                  mars 2, 2014

                  Il ne faudra pas qu’il rate une marche. À son âge, une chute serait fatale. Mince, le « saint père » s’est cassé le pif après avoir passé 50 ans d’exil ….
                   
                  Un peu de sérieux.
                  La crise peut encore durer 30 ans.
                   

  5. Avatar
    ligitur lien permanent
    février 24, 2014

    Avec le recul, on constate que les critiques de la Frate contre le sédévacantisme sont cantonnées, de manière volontaire et préméditée, aux seuls aspects doctrinaux ou académiques entourant l’infaillibilité.
     
    Elle aborde sous diverses plumes talentueuses les exemples historiques, l’apport du concile Vatican I, les sources évangéliques, les définitions, etc. avec une compétence que la plupart des catholiques traditionalistes lui accordent les yeux fermés. On le voit concrètement lorsque leurs discours tournent invariablement autour de l’idée « un pape peut-il se tromper ? »  et d’enfiler une collection de considérations philosophiques ou doctrinales sur le sujet.
    Et comme la Frate s’est constituée autour du fond de commerce des critiques, fondées et souvent justes, contre le concile Vatican II, elle se trouve ipso facto considérée comme la plus légitime et compétente pour aborder ce sujet, et conduire ses fidèles là où précisément les ennemis de l’Église veulent les conduire. 
     
    Pourquoi n’abordent-ils jamais, mais jamais, l’aspect surnaturel (magique, diraient nos ennemis) du saint Sacrifice de la Messe ? 
    Plaît-il à NSJC que des hérétiques soient élevés au rang de fidèles défenseurs de la foi (orthodoxis), alors que la Messe est un sacrifice pur et sans tâche, pour des fidèles eux-mêmes en état de grâce ? Quelles conséquences sur les prêtres célébrant de telles Messes et sur leurs fidèles ?
     
    Autrement dit, à la question « Pour le bien de l’Église, un pape peut-il se tromper de magistère ? » substituer celle-ci : « Pour le salut de son âme, un paroissien peut-il se tromper de Messe ? »
    Les dégâts sur le saint Sacrifice de la Messe d’un canon offensant pour le bon Dieu, voilà la question dont la Frate ne veut pas entendre parler. 
      
     

    • charles
      charles lien permanent
      février 25, 2014

      Bonjour Ligitur ! Vos observations rejoignent mes intuitions sur l’aberration traditionaliste qui consiste à n’avoir qu’un seul ennemi réel : le sédévacantiste (ou assimilé !)….et à cantonner les critiques dans un domaine parfaitement restreint et aux apparences totalement catholiques…
       

  6. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    février 25, 2014

    Le 8 décembre 2013, l’Abbé François Chazal, ancien membre de la Fraternité Saint-Pie X faisant maintenant partie de la « Fraternité Saint-Pie X de la Stricte Observance » (ou « FSSPX-SO »)

    Fraternité Saint Pie X de la Stupidité Sacerdotale … plutôt.
    Pas sur que le sigle soit au gout de tout le monde.

  7. Wiking
    mars 8, 2014

    Besoin d’un nouveau blog francophone spécialisé sur la Rome moderniste et François
     
     

    Le clown François 1er

    L’abbé Chazal voudrait la création d’un nouveau blog. Il écrit :

    « L’idéal serait que quelqu’un fasse un blog spécial, absolument spécifique sur la question [du Pape François et de la Rome moderniste] genre novus ordo watch des sédévacantistes ou traditio [sédévacantiste ?] ou tradition in action d’Atila Sinke Guimarães » [pas sédévacantiste]. 
     
    L’abbé Chazal ajoute qu’il faudrait que ce soit « quelque chose de spécifique, détaillé, objectif, avec le ton qu’il faut. De telle façon nous aurions ce système de détection permanent. » 
     
    L’abbé Chazal précise aussi que ce devrait être : « un travail de spécialiste, faisant autorité, consulté par tous. Une sorte de Pierre m’aimes-tu permanent. » 
     
    Précisions d’Avec l’Immaculée : Il faudrait donc que ce blog ne soit pas sédévacantiste mais s’inspire du sérieux de leurs études. Qu’il soit bien documenté, percutant, posé, attrayant (photos, vidéos éventuelles) et sérieux en même temps. Exactement le même style que le livre Pierre m’aimes-tu ? Il faut que le travail soit fait régulièrement pour tenir les modernistes et le Pape à l’œil, en permanence. Il faut donc quelqu’un de bien formé qui puisse fournir un travail régulier de longue haleine et qui commente bien les événements au fur et à mesure qu’ils se présentent.
     

    • gg
      mars 11, 2014

      Moi, je croyais naïvement que c’était le Pape et les évêques qui « tenaient à l’œil » (epi-scopein !) les fidèles… mais avec la néo-FSSPX, c’est l’église enseignée… qui tient l’Église enseignante « à l’œil » : quelle inversion ! Quelle folie !

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        mars 11, 2014

        Bon alors tout d’abord dans le milieu traditionaliste, ce sont les prêtres c’est à dire L’ÉGLISE ENSEIGNÉE qui se prennent pour des petits Papes.
        Ensuite c’est aux fidèles que revient la lourde tache de surveiller et de recadrer ce clergé, prêtres ou évêques, responsables majeurs de la crise et qui résolument disent une accumulation impressionnante d’âneries.

        • gg
          mars 12, 2014

          « Ensuite c’est aux fidèles que revient la lourde tache de surveiller et de recadrer ce clergé, prêtres ou évêques, responsables majeurs de la crise et qui résolument disent une accumulation impressionnante d’âneries. »
           
          tu quoque ?

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            mars 12, 2014

            Tout ceux qui peuvent le faire. 

  8. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    mars 10, 2014

    Précisions d’Avec l’Immaculée : Il faudrait donc que ce blog ne soit pas sédévacantiste mais s’inspire du sérieux de leurs études.

    Bel « aveu ».
     

    • Avatar
      Gilles Roberge lien permanent
      octobre 3, 2014

      Les sédévacantistes sont contre les papes, contre les vicaires du Christ.

      • Cave Ne Cadas
        octobre 3, 2014

        Mon pauvre !!!
         
        Vous n’avez rien compris… Lisez correctement ce blogue depuis son origine…
        Les « sédévacantistes » comme vous dites, qui sont des Catholiques semper idemvénèrent LE PAPE, lui sont soumis et lui obéissent !!!
         
        En revanche, ils savent reconnaitre un FAUX papeet le considèrent – comme l’Église – comme un ANTI-PAPE !!!
        D’où votre conclusion qui devrait s’écrire logiquement comme :

        Les sédévacantistes sont contre les antipapes, contre les faux vicaires du Christ.

         

      • Avatar
        Abenader lien permanent
        octobre 3, 2014

        Bonjour M. Roberge.

         

        Vous parlez de sédévacantistes. Personnellement, je ne sais pas ce que c’est. Pourriez-vous m’en donner une définition ?

         

        En vous remerciant par avance.
         

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