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Réponse à la charité libérale

2015 octobre 27

 

Le Christ Roy de Coupole de la Basilique de Domremy

Domremy : Coupole de la Basilique
Cette mosaïque représente le « Christ-Roi ».
Elle se situe sur la coupole de la petite chapelle sud.
La Basilique du Bois-Chenu ou bien encore basilique de Sainte Jeanne-d'Arc de Domremy-la-Pucelle est dédiée à Jeanne-d'Arc.
Elle a été construite au XIXème siècle.

 

Dimanche nous étions dans la joie sainte de la solennité du Christ-Roi, mais aussi au XXIIe dimanche après la Pentecôte.

La fête du Christ Roi est une fête chrétienne importante, instituée par le pape Pie XI, en 1925, par l’encyclique Quas Primas, afin de mettre en lumière l’idée que les nations devraient obéir aux lois du Christ.

 

Pie XI

 

 

On lira aussi avec profit le texte de Dom Jean de Monléon sur le Christ-Roi.

Jean de Monléon est né à Marseille, le 5 mai 1890. Il sera l’aîné d’une famille de onze enfants, parmi lesquels se remarquera le futur philosophe thomiste, Jacques de Monléon. Après avoir acquis une licence de Lettres, il s’engage dans la Cavalerie et demeure dix années sous les drapeaux. En 1917, à Verdun en plein combat, alors que son escadron semble sur le point d’être totalement décimé, il fait vœu de se consacrer à Dieu, s’il s’en sort vivant. À sa libération, prenant au sérieux sa promesse, le jeune officier fait un essai de vie religieuse chez les Bénédictins. Il persévère dans son propos et, le 9 février 1920, il reçoit l’habit monastique au Prieuré d’Auteuil, future Abbaye Sainte-Marie de Paris, rue de la Source à Paris. Il y restera jusqu’à sa mort. Bien souvent dans sa vie, le sourire aux lèvres, il aimera raconter l’origine surprenante de sa vocation religieuse…

« Le Christ-Roi » est un petit ouvrage vite lu, mais fort dense, qui dit peu et contient beaucoup.

disait de lui Jean VAQUIÉ, dans Lecture et Tradition, n° 90, juillet-août 1981 à relire ici :

 

  1. Télécharger en PDF
  2. Télécharger « Le Christ-Roi » de Dom Jean de Monléon

 

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Voici maintenant les commentaires de l’Épitre par Dom Guéranger pour ce vingt-et-unième dimanche après la Pentecôte.

Vraiment d’actualité !

 

Réponse à la charité libérale

 

Dom Guéranger

Dom Prosper Guéranger

Année Liturgique

XXIIè dimanche après la Pentecôte

 

ÉPÎTRE

 

Lecture de l’Épître du bienheureux Paul, Apôtre, aux Philippiens. Chap. I.

L’Apôtre Saint Paul

 

Mes Frères, nous avons cette confiance dans le Seigneur Jésus que celui qui a commencé le bien en vous le perfectionnera jusqu’au jour du Christ Jésus. Il est juste en effet que j’aie ce sentiment de vous tous, parce que je vous ai dans mon cœur comme ayant tous part à ma joie, et dans ma captivité, et dans la défense et l’affermissement de l’Évangile. Car Dieu m’est témoin combien je vous aime tous dans les entrailles de Jésus-Christ. Et ma prière est que votre charité croisse de plus en plus dans la science et en toute intelligence, afin que vous discerniez ce qui est le meilleur, que vous soyez purs et marchiez sans tomber jusqu’au jour du Christ, étant remplis de fruits de justice par Jésus-Christ pour la gloire et la louange de Dieu.

Saint Paul, au nom de l’Église, attire de nouveau notre attention sur l’approche de la fin. Mais ce dernier des jours, qu’il nommait Dimanche le jour mauvais, est appelé aujourd’hui par deux fois, dans le court passage de l’Épître aux Philippiens qu’on vient d’entendre, le jour du Christ Jésus. La lettre aux Philippiens est toute à la confiance, l’allégresse y déborde ; et cependant elle nous montre la persécution sévissant sur l’Église, et l’ennemi mettant à profit la tempête pour exciter les passions mauvaises au sein même du troupeau du Christ. L’Apôtre est enchaîné ; la jalousie et la trahison des faux frères ajoutent à ses maux (Philip, I, 15, 17).

Mais la joie domine sur la souffrance en son cœur, parce qu’il est arrivé à cette plénitude de l’amour où la douleur alimente mieux que toutes délices la divine charité. Pour lui, Jésus-Christ est sa vie, et la mort est un gain (Philip. I, 21) : entre la mort qui répondrait au plus intime désir de son cœur en le rendant au Christ (Ibid. 23), et la vie qui multiplie ses mérites et le fruit de ses œuvres (Ibid. 22), il ne sait que choisir. Que peuvent, en effet, sur lui les considérations personnelles ? Sa joie présente, sa joie future, est que le Christ soit connu et glorifié, peu lui importe en quelle manière (Ibid. 18). Son attente ne sera point confondue, puisque la vie et la mort n’aboutiront qu’à glorifier le Christ en sa chair (Ibid. 20).

De là, dans l’âme de Paul, cette indifférence sublime qui est le sommet de la vie chrétienne, et n’a rien de commun, on le voit, avec l’engourdissement fatal où les faux mystiques prétendirent, au XVIIè siècle, enfermer l’amour. Quelle tendresse prodigue à ses frères le converti de Damas, à cette hauteur où il est parvenu dans le chemin de la perfection ! Dieu m’est témoin, dit-il, combien je vous aime et désire tous dans les entrailles de Jésus-Christ ! L’aspiration qui le remplit et l’absorbe (Ibid. 24-27), est que le Dieu qui a commencé en eux l’œuvre bonne par excellence, cette œuvre de la perfection du chrétien arrivée à sa consommation dans l’Apôtre, la poursuive et l’achève en tous pour le jour où le Christ apparaîtra dans sa gloire (Col. III, 4). Il prie pour que la charité, cette robe nuptiale des bénis du Père qu’il a fiancés à l’unique Époux (Rom. VIII, 28 : II Cor. XI, 2) les entoure d’un éclat non pareil au grand jour des noces éternelles (Durand. Rat. VI, 139).

Or le moyen que la charité se développe en eux sûrement, c’est qu’elle y grandisse dans l’intelligence et la science du salut, c’est-à-dire dans la foi. C’est la foi, en effet, qui forme la base de toute justice surnaturelle. Une foi diminuée (1) ne peut, dès lors, porter qu’une charité restreinte. Combien donc ils se trompent, ces hommes pour qui le souci de la vérité révélée ne va pas de pair avec celui de l’amour ! Leur christianisme se résume à ne croire que le moins possible, à prêcher l’inopportunité de nouvelles définitions, à rétrécir savamment et sans fin l’horizon surnaturel par égard pour l’erreur. La charité, disent-ils, est la reine des vertus ; elle leur inspire de ménager même le mensonge ; reconnaître à l’erreur les mêmes droits qu’à la vérité, est pour eux le dernier mot de la civilisation chrétienne établie sur l’amour. Et ils perdent de vue que le premier objet de la charité étant Dieu, qui est la vérité substantielle, n’a pas de pire ennemi que le mensonge ; et ils oublient qu’on ne fait point acte d’amour, en plaçant sur le même pied l’objet aimé et son ennemi mortel.

Ce n’est point ainsi que l’entendaient les Apôtres : pour faire germer la charité dans le monde, ils y semaient la vérité. Tout rayon nouveau dans l’âme de leurs disciples profitait à l’amour ; et ces disciples, devenus lumière eux-mêmes au saint baptême (Éph. V, 8), n’avaient rien tant à cœur que de ne pactiser point avec les ténèbres. Renier la vérité était, dans ces temps, le plus grand des crimes ; s’exposer par mégarde à diminuer quoi que ce fût de ses droits, était la souveraine imprudence (Ibid. 15, 17).

Le christianisme avait trouvé l’erreur maîtresse du monde ; devant la nuit qui retenait la race humaine immobilisée dans la mort (Matth. IV, 16), il ne connut point d’autre procédé de salut que de faire briller la lumière ; il n’eut point d’autre politique que de proclamer la puissance de la seule vérité pour sauver l’homme, et d’affirmer ses droits exclusifs à régner sur le monde. Ce fut le triomphe de l’Évangile, après trois siècles de lutte acharnée et violente du côté des ténèbres, qui se prétendaient souveraines et voulaient rester telles, de lutte sereine et radieuse du côté des chrétiens, dont le sang versé ne faisait qu’augmenter l’allégresse en affermissant sur la terre le règne simultané de l’amour et de la vérité.

Aujourd’hui que par la connivence des baptisés l’erreur reprend ses prétendus droits, la charité d’un grand nombre a diminué du même coup (Ibid. XXIV, 12) ; la nuit s’étend de nouveau sur un monde agonisant et glacé. La ligne de conduite des fils de lumière ( Éph. V, 8 ) reste la même qu’aux premiers jours. Sans terreur et sans trouble, fiers de souffrir pour Jésus-Christ, comme leurs devanciers et comme les Apôtres (Philip. I, 28-30) ils gardent chèrement la parole de vie (Ibid. II, 16) ; car ils savent que, tant qu’il restera pour le monde une lueur d’espérance, elle sera dans la vérité (Jean. VIII, 32). Ne se préoccupant que de marcher d’une manière digne de l’Evangile (Philip. 1, 27), ils poursuivent, dans la simplicité des enfants de Dieu, leur carrière au milieu d’une génération mauvaise et perverse, comme font les astres au firmament dans la nuit (Ibid. II, 15).

« Les astres brillent dans la nuit, dit saint Jean Chrysostome, ils éclatent dans les ténèbres ; bien loin de perdre à l’obscurité qui les entoure, ils en apparaissent plus brillants : ainsi en sera-t-il de toi-même, si tu demeures juste au milieu des pervers ; ta lumière en ressortira davantage » (Chrys. in Phil. Hom. VIII, 4).

« Comme les étoiles, dit de même saint Augustin, poursuivent leur course dans les sentiers tracés par Dieu, sans se lasser de projeter leur lumière au sein des ténèbres, sans se troubler des maux qui arrivent sur la terre : ainsi doivent faire les saints, dont la conversation est vraiment au ciel (Philip, III, 20), ne se préoccupant pas plus que les astres eux-mêmes de ce qui se dit ou se fait contre eux » (Enarr. in Ps. XCIII, 5-6).

 

 

 


[1] Voici la description de la charité libérale. Le vrai combat est celui de la Foi, la lutte entre l’erreur et la vérité et non la lutte pour une pseudo charité ! La charité libérale déforme les consciences et fait perdre la connaissance de la Vérité, et donc de la Foi, et donc du salut éternel ! Craignons les hérauts de la charité qui oublient de lutter contre l’erreur, ayant peur de la lutte qui, disent-ils, manque à la charité. Dom Guéranger dénonce leur « christianisme ». Ils ne sont pas « nos frères dans la Foi » (LHR).

 

 

5 réponses
  1. Avatar
    Martial lien permanent
    octobre 27, 2015

    « De là, dans l’âme de Paul, cette indifférence sublime qui est le sommet de la vie chrétienne, et n’a rien de commun, on le voit, avec l’engourdissement fatal où les faux mystiques prétendirent, au XVIIè siècle, enfermer l’amour. Quelle tendresse prodigue à ses frères le converti de Damas, à cette hauteur où il est parvenu dans le chemin de la perfection ! Dieu m’est témoin, dit-il, combien je vous aime et désire tous dans les entrailles de Jésus-Christ ! L’aspiration qui le remplit et l’absorbe (Ibid. 24-27), est que le Dieu qui a commencé en eux l’œuvre bonne par excellence, cette œuvre de la perfection du chrétien arrivée à sa consommation dans l’Apôtre », (Dom Guéranger).

    Je me souviens qu’un des critères de la perfection, enseignés par Sainte Thérèse consistait à se maintenir ni trop près, ni trop loin des autres, et tous à égale distance.

    L’acte de charité continue l’acte de la contemplation. Or quand on sait que dans la contemplation, c’est le Saint Esprit « qui nous faire dire « abba » et non notre psychisme personnel, on mesure la nature de cet acte.

    En effet, l’action de charité catholique n’exprime pas l’envie sélective et fugitive de faire telle bonne action; il n’offre pas l’occasion d’obtenir une reconnaissance sociale ; il n’est pas tributaire de la sympathie ou de l’antipathie naturelles que nous inspirent les autres ; il ne sert pas d’exutoire à un goût personnel, ou au contraire n’exécute pas un devoir extérieur.

    Car à l’opposé de la « compassion » bergoglienne, qui risque de s’enfermer dans la mise en scène auto-satisfaite de l’individu imbu de sa vertu bien-pensante, l’acte de charité catholique continue l’acte de contemplation.

    Sous les deux aspects, ce sont  une même participation à la Charité divine, participation de l’effet à sa Cause ; « une même absorption dans l’œuvre que Dieu commence en nous » (Dom Guéranger) par notre adoption par le Saint-Esprit ; une même identification par le don de soi, dans l’acte d’adoration, et dans l’acte de charité, « dans les entrailles de Notre-Seigneur  Jésus-Christ » !

     

  2. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 28, 2015

    Comme votre message est édifiant cher Martial !

    En effet, la compassion bergoglienne est totalement cohérente avec cette nouvelle doctrine qui consiste à considérer l’autonomie de la conscience individuelle comme une qualité indispensable à l’épanouissement de la revendication conciliaire. L’homocentrisme (compassionnel ou pas) de nos nouveaux croyants requiert en effet cette révolution copernicienne des mentalités ex-catholiques !

    « Car à l’opposé de la « compassion » bergoglienne, qui risque de s’enfermer dans la mise en scène auto-satisfaite de l’individu imbu de sa vertu bien-pensante, l’acte de charité catholique continue l’acte de contemplation. »

    Et s’il n’y a plus contemplation, il n’y a plus adoption par l’Esprit Saint, puisque notre adoration s’en trouve parfaitement inversée ! Exit donc la charité…et sans charité……nous devinons tous la suite !!!

     

     

  3. Avatar
    Martial lien permanent
    octobre 29, 2015

    Voyez que dans ce court de Dom Guéranger, cher Charles, on peut discerner l’essentiel de la condition chrétienne :

    Le bien est Dieu :

    « celui qui a commencé le bien en vous le perfectionnera jusqu’au jour du Christ Jésus » (Saint Paul, phil.1)

    donc, la vérité est l’amour du bien :

    « que votre charité croisse de plus en plus dans la science et en toute intelligence, afin que vous discerniez ce qui est le meilleur, que vous soyez purs » (ibid) ;

    donc, la charité est l’amour de la vérité :

    « le premier objet de la charité étant Dieu, qui est la vérité substantielle » (Dom. Guéranger) ;

    donc, la liberté est l’amour de la charité :

    « Sa joie présente, sa joie future, est que le Christ soit connu et glorifié, peu lui importe en quelle manière » (idem, parlant de St Paul, Ibid.1, 18).

    Et vous avez justement fait observer :

    « puisque notre adoration s’en trouve parfaitement inversée ! Exit donc la charité »

    Et si on inverse à partir du subtil Lucifer, on aboutit de façon de plus en plus claire :  au mal, à l’erreur, à la haine, à la servitude,

    au condensé de cette religion soi-disant « à hauteur d’homme et à visage humain » de la secte de François, contradictoirement vénéré jusque par les théocrasseux.

     

  4. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    octobre 30, 2015

    Ce que Bergoglio « oublie » de prêcher :
     
    « La foi nous oblige instamment à croire et à tenir une seule sainte Église catholique et en même temps apostolique, et nous la croyons fermement et la confessons simplement, hors de laquelle il n’y a pas de salut ni de rémission des péchés… ; elle représente l’unique corps mystique le Christ est la tête, Dieu cependant étant celle du Christ. En elle il y a « un seul Seigneur, une seule foi, et un seul baptême » (Ep 4, 5). Unique en effet fut l’arche de Noé au temps du déluge, qui préfigurait l’unique Église ; achevée à une coudée, elle avait un seul pilote et chef, à savoir Noé, et hors d’elle, nous l’avons lu, tout ce qui subsistait sur terre fut détruit.

    Nous la vénérons également comme l’unique, car le Seigneur dit dans le prophète : « Dieu, délivre mon âme de l’épée, et des pattes du chien mon unique » (Ps 22, 2). Car il a prié à la fois pour l’âme, c’est-à-dire pour lui-même, la tête, et pour le corps, puisque le corps il l’a appelé l’unique, c’est-à-dire l’Église, à cause de l’unité de l’époux, de la foi, des sacrements, et de la charité de l’Église. Elle est cette « tunique sans couture » (Jn 19, 23) du Seigneur qui n’a pas été déchirée, mais tirée au sort.

    C’est pourquoi cette Église une et unique n’a qu’un seul corps, une seule tête, non pas deux têtes comme pour un monstre, à savoir le Christ et le vicaire du Christ, Pierre, et le successeur de Pierre, car le Seigneur dit à Pierre lui-même : « Pais mes brebis » (Jn 21, 17). Il dit « mes » en général, et non telle ou telle en particulier, d’où l’on comprend que toutes lui ont été confiées. Si donc les Grecs ou d’autres disent qu’ils n’ont pas été confiés à Pierre et à ses successeurs, il leur faut reconnaître qu’ils ne font pas partie des brebis du Christ, car le Seigneur dit lui-même en Jean : « il y a un seul bercail, un seul et unique pasteur » (Jn 10, 16).

    Les paroles de l’Évangile nous l’enseignent : en elle et en son pouvoir il y a deux glaives, le spirituel et le temporel (Lc 22, 38 ; Mt 26, 52). Les deux sont donc au pouvoir de l’Église, le glaive spirituel et le glaive matériel. Cependant l’un doit être manié pour l’Église, l’autre par l’Église. L’autre par la main du prêtre, l’un par la main du roi et du soldat, mais au consentement et au gré du prêtre. Or il convient que le glaive soit sous le glaive, et que l’autorité temporelle soit soumise au pouvoir spirituel… Que le pouvoir spirituel doive l’emporter en dignité et en noblesse sur toute espèce de pouvoir terrestre, il nous faut le reconnaître d’autant plus nettement que les réalités spirituelles ont le pas sur les temporelles… Comme la Vérité l’atteste : il appartient au pouvoir spirituel d’établir le pouvoir terrestre, et de le juger s’il n’a pas été bon…
    Si donc le pouvoir terrestre dévie, il sera jugé par le pouvoir spirituel ; et si un pouvoir spirituel inférieur dévie, il le sera par celui qui lui est supérieur ; mais si le pouvoir suprême dévie, c’est par Dieu seul et non par l’homme qu’il pourra être jugé, comme l’atteste l’Apôtre : « L’homme spirituel juge de tout, et n’est lui-même jugé par personne » (1 Co 2, 15).

    Cette autorité cependant, bien que donnée à un homme et exercée par un homme, n’est pas un pouvoir humain, mais bien plutôt divin. Donné à Pierre de la bouche de Dieu, confirmé pour lui et ses successeurs dans le Christ lui-même qu’il a confessé, lui, le roc, lorsque le Seigneur dit à Pierre lui-même : « Tout ce que tu lieras », etc. (Mt 16, 19) Quiconque par conséquent résiste à ce pouvoir ordonné par Dieu, « résiste à ce que Dieu a ordonné » (Rm 13, 2) à moins qu’il n’imagine, comme Manès, deux principes, ce que nous jugeons faux et hérétique, car au témoignage de Moïse ce n’est pas dans les principes, mais « dans le principe que Dieu a créé le ciel et la terre » (Gn 1, 1).

    En conséquence nous déclarons, disons et définissons qu’il est absolument nécessaire au salut, pour toute créature humaine, d’être soumise au pontife romain. » Unam Sanctam
     
    Boniface VIII

     

  5. Avatar
    novembre 6, 2015

    Magnifique sermon de Dom Guéranger !

    On peut aller aussi plus loin : la charité libérale est péché mortel, maquillé.

    En effet, la contre-vérité première de cette fausse charité tient au culte de l’homme, homme fin dernière de cette fausse charité.

    Ce culte de l’homme qui remplace le culte de Dieu est « assumé » et revendiqué par Paul-6-Montini en discours de clôture du concile-déchu Vatican2.

    Or le Ier Commandement oblige à adorer Dieu seul.

    Le culte de l’homme est donc péché mortel contre Dieu et ce Ier commandement par idolâtrie.

    La fausse charité rend un culte à un faux-dieu, c’est adorer la créature à la place d’adorer Dieu, c’est un péché très grave.

    Aucun autre dieu devant le Vrai et Unique Dieu, c’est interdit par Dieu.

    La loi triple de la Charité enseignée par Jésus, le Christ, enseigne que le premier amour est d’abord envers Dieu, et envers le prochain pour l’amour de Dieu, le conduire à Dieu et rien d’autre.

    Donc la Charité surnaturelle commande la charité naturelle à aimer son prochain en vue de Dieu, véritable but et fin de l’homme.

    Le culte de l’homme, cette idolâtrie  gravissime des faux papes modernes depuis Jean23-Roncalli-maçon, sinon réprouvés par Dieu, les plonge tous en péché mortel constant, en disgrâce, aveuglement et ténèbres ainsi que tous leurs complices hominidés.

    Par conséquent, tant que ce péché premier (blasphème constant dans l’ordre des Commandements) perdure à Rome et succursales épiscopales, nous ne retrouverons pas un vrai Pape avec de vrais évêques et vrais prêtres.
     

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