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Qui a dit ?

2012 septembre 1

QUI A DIT ?

 

(…) C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas obéir. Nous refusons l’ordre de démolition pour abus de pouvoir.

Nous ne sommes pas ceux qui ont changé. Toute l’Église pendant tous les temps, depuis saint Paul a mis en garde contre ce genre de changements. C’est au nom de l’enseignement pluriséculaire de l’Église infaillible que nous refusons de marcher dans l’auto-démolition de l’Église.

Tant que Rome n’acceptera pas de traiter de ce problème gravissime, nous resterons dans une sorte de cercle vicieux, un dialogue de sourds.

On aura beau agiter tous les épouvantails d’excommunication qu’on voudra, nous continuerons à réclamer à cor et à cri de notre Mère le lait d’une doctrine non frelatée, la foi sans coupes sombres, le droit de louer et adorer Dieu dignement et sans théâtre ni folklore, comme l’ont fait nos pères, celui de recevoir la nourriture substantielle de la grâce par des sacrements non douteux, celui d’être conduits et dirigés vers des pâturages éternels et non dans le désert de l’innovation évolutive, selon le mot de Paul VI : « Le mot de “nouveauté” nous a été donné comme un ordre, comme un programme ».

L’Église se meurt, déchirée par les divisions qu’on occulte sous l’étiquette mensongère : « Ici on est en communion avec le pape » ; elle est empoisonnée par les doctrines délétères de l’hérésie, “répandues à pleines mains” selon les paroles de Jean-Paul II en 1981 ! Rome elle-même s’égare dans les dédales de la “théologie des valeurs terrestres” au lieu de rappeler les lumineuses exigences et les intérêts de notre Créateur et Sauveur.

Menzingen, le 29 septembre 1997, en la fête de saint Michel Archange

+ Bernard Fellay

 

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