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Première homélie de papeFrançois…

2013 mars 19

Lors de son premier sermon  à la chapelle Sixtine, le 14 mars 2013, le « pape » conciliaire n’a fait référence qu’à une seule personne : N-S ? la TSVM ? un évangéliste ? un saint ? un pape ?

NON : à Léon Bloy. De même en recevant les journalistes le lendemain il fait de nouveau référence à Léon Bloy.

bloy_young

Léon Bloy, jeune

* * *

arton16981-fa376Première homélie du pape François : l’Église n’est pas une ONG philanthropique

Avec, en prime, une citation de Léon Bloy !

Extrait de l’homélie décapante du pape François :

« Cheminer, édifier, confesser. La première chose que Dieu dit à Abraham : Marche en ma présence et sois parfait. Donc la vie est un voyage et lorsqu’on s’arrête, plus rien ne va. Il ne faut pas cesser d’avancer en la présence du Seigneur, dans la lumière du Seigneur, en essayant de vivre avec la qualité irréprochable que Dieu demanda à Abraham. Édifier ! Pour construire l’Église, il est question de pierres, mais de pierres qui ont une consistance, de pierres vivantes, bénies par l’Esprit en vue de bâtir l’Église, l’Épouse du Christ, dont la pierre angulaire est le Seigneur en personne. Le troisième point est confesser. Nous pouvons marcher tant que nous le voulons, construire un tas de choses, mais si nous ne confessons pas Jésus Christ, rien ne va. Nous deviendrions une philanthropique ONG mais non l’Église, l’Épouse du Seigneur. Si on ne bâtit pas sur la roche il arrive ce qu’il arrive aux enfants sur la plage avec leurs châteaux de sable. Sans consistance, ils s’effondrent. »

Puis le pape François a cité une phrase de Léon Bloy à propos de qui ne confesse pas Jésus Christ :

« Celui qui ne prie pas Dieu, prie pour le Diable, car qui ne confesse pas le Christ confesse la mondanité du Diable… Marcher, construire et confesser aujourd’hui n’est pas si facile, parce qu’il y a des secousses, des mouvements de terrains et des tractions arrière.

Le passage de l’Évangile proposé dans la liturgie se poursuit avec une situation particulière. Le même Pierre qui a confessé en Jésus le Christ, réplique : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Je te suivrai, mais pas sans parler de croix. Que cela voudrait-il dire sans la croix ? Quand nous marchons sans la croix, quand on construit sans la croix et quand nous confessons le Christ sans croix, nous ne sommes pas les disciples du Seigneur mais des serviteurs de ce monde. Nous sommes des évêques et des prêtres, des cardinaux et des papes, mais pas les disciples du Seigneur ! Je voudrais qu’après ces jours de grâce nous ayons tous le courage, simplement le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est a été versé sur la croix, et de confesser la gloire du Christ crucifié. Ainsi seulement l’Église ira de l’avant. J’espère pour chacun d’entre nous que l’action de l’Esprit, la prière de Marie, notre Mère, nous accorde cette grâce de marche, de construire et de confesser Jésus, le Christ crucifié. »

 

Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Premiere-homelie-du-pape-Francois-l-Eglise-n-est-pas-une-ONG-philanthropique-16981.html

 

Sur YouTubehttp://www.youtube.com/watch?v=QI6d6bb-R0k

 

Est-ce un message « aux initiés » ?

Toujours est-il qu’il est bon de ressortir ce livre qui explique qui est Léon Bloy.

On lira le conclusion avec grand intérêt.

Un Prophète Luciférien Léon Bloy

leon_bloy

Raymond Barbeau

Aubier, éditions Montaigne, Paris, 1957

Son mysticisme eschatologique et son symbolisme caché, dépouillés d’un style amphigourique à souhait, se résumaient en quelques idées-mères qui renouaient sournoisement, – à l’intérieur même de l’Église, – par leur base et leur conclusion avec toute une tradition ésotérique, maçonnique, initiatique, théosophique, manichéenne et gnostique. Léon Bloy, par son secret, récapitulait les données fondamentales des divers courants martinistes, caïnites, rosicruciens, kabbalistiques, anthroposophiques, spirites, swedenborgistes, paraclétistes, trinosophiques, lucifériens, hermétistes et satanistes du XIXe siècle.

Notre intention, en publiant aujourd’hui cette étude, n’est pas de vouloir soutenir un paradoxe sur ce que Léon Bloy a pu croire, mais seulement d’exposer, aussi loyalement que possible, sa pensée réelle,telle qu’il aurait dû la faire connaître lui-même, – à la lumière de textes totalement inaperçus ou indéchiffrés, sinon camouflés, jusqu’à ce jour par des dizaines de commentateurs qui ont accepté la légende du Bloy catholique alors qu’indiscutablement il fut le Prophète de Lucifer. L’heure est venue de répondre à cette accusation : « J’ai la sensation nette que tout le monde se trompe, que tout le monde est trompé, que l’esprit humain est tombé dans les plus épaisses ténèbres »[1]. Nous verrons par qui et par quoi « tout le monde est trompé ».

Dans le conclusion :

Son mysticisme s’ouvre sur un monde où le mystère divin, se dégradant en mythe, se laisse, dès lors, pénétrer par l’initié audacieux, délibéré et phénoménal que fut Léon Bloy, l’un des grands écrivains français du XIXe siècle. Son œuvre se présente comme une fête du sacré démoniaque, un sabbat de cynisme, un chef-d’œuvre de licence exégétique, de débauche érotico-mystagogique, de sacrilège prémédité, où tous les symboles simili-chrétiens prennent une forme caricaturale. Il s’agissait avant tout, pour Bloy, de mimer les prophètes dans le but inavoué de plonger, à l’instar de Baudelaire, « au fond de l’Inconnu, pour trouver du nouveau ». Comme les « poètes maudits », il fut fasciné par l’épouvante et la terreur du Gouffre, et l’on est justifié de donner comme sous-titre à ses écrits, non pas Une Saison en Enfer, mais Une Vie en Enfer, car c’est bien de cet endroit que sa pensée scruta la vie intra-divine, en raturant la Révélation, pour tenter une des plus colossales aventures spirituelles de notre temps, au moyen de l’intuition et du « blasphème par amour ». Pour arriver, par l’imagination, à la vision du face à face illusoire sur cette terre, il n’a même pas craint d’annuler le dogme, lui qui désirait prononcer un fiat mais ne sut que clamer un non serviam.

 


[1] Le Mendiant Ingrat, le 29 mai 1892.

 

8 réponses
  1. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mars 20, 2013

    Il est bon de rappeler en effet qui était Léon Bloy apprécié par certains « traditionalistes », le citation de ce dernier est révélatrice, dis-moi qui tu hantes je te dirai qui tu es.

  2. Avatar
    STEYER Jean-Martin lien permanent
    mars 20, 2013

    Quelle extraordinaire tristesse, quelle pauvreté d’esprit pour celui qui doit conduire la chrétienté, qui devrait tout faire « pour emmener au ciel toutes les âmes »…

  3. Edouard Marie Laugier
    Edouard Marie Laugier lien permanent
    mars 20, 2013

    Phrase étonnante :

    Quand nous marchons sans la croix, quand nous édifions sans la croix et quand nous confessons un Christ sans croix, nous ne sommes pas des disciples du Seigneur : nous sommes des personnes du monde, nous sommes des évêques, des prêtres, des cardinaux, des papes, mais pas des disciples du Seigneur.

  4. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mars 20, 2013

    « Je voudrais qu’après ces jours de grâce nous ayons tous le courage, simplement le courage, de marcher en présence du Seigneur, avec la croix du Seigneur, d’édifier l’Église sur le sang du Seigneur, qui est a été versé sur la croix, et de confesser la gloire du Christ crucifié. Ainsi seulement l’Église ira de l’avant..… »

    Un beau programme, il faut alors rétablir en tout lieu le saint sacrifice de la Messe et prohiber sa caricature, il faut restaurer les canaux de la grâce découlant du Calvaire, en retournant aux rites des sacrements d’avant la « réforme ». Il faut enfin revenir à la saine doctrine et condamner toutes les innovations.

    • Edouard Marie Laugier
      Edouard Marie Laugier lien permanent
      mars 20, 2013

      Cher Ludovicus :

      Je suis bien d’accord avec vous quand vous dites :

      il faut restaurer les canaux de la grâce découlant du Calvaire, en retournant aux rites des sacrements d’avant la « réforme »

      Mais hélas suite aux abominables magouilles de ces satans formaliter, destructeurs de la Foi et assassins des âmes, cette coupure des canaux de la grâce est irréversible…. à vue humaine.

      Combien de temps le milieu catholique et antilibéraux tiendront-ils ? Combien de temps les bons prêtres non una cum seront encore en place ?
       
      Dieu rétablira les choses de belle façon, mais certainement pas en passant par cette engeance cette racaille, qui n’est plus rien, quoi qu’en pense les tristes rigolos qui défendent l’ignominieuse thèse matérialiter/formaliter, prétendant faire de ces engeances l’authentique succession apostolique.

  5. Avatar
    lecoeur lien permanent
    mars 20, 2013

    Il ne faut pas oublier que pour bon nombre d’initiés, Jésus est considéré comme le premier illuminé. Les renvois aux évangiles et les allusions à sa vie ne suffisent donc pas à établir que la doctrine professée est saine.
     
    Ainsi, le personnage historique de Jésus et son enseignement sont ré-interprétés dans un sens ésotérique. Jésus nous inviterait à nous défaire du poids du regard des autres (la société, la morale, les dogmes) dans un premier temps, puis de notre propre ego (notre intuition naturelle du bien et du mal), et même jusqu’à l’autorité des faits (qui n’existent que relativement à une personne), pour atteindre la connaissance de l’autorité royale (l’Univers se manifestant à notre conscience, sous forme de flash lumineux, pour qui sait conserver un œil ouvert).
     
    Bref il s’agit de nous débarrasser de notre subjectivisme et de notre sensibilité, pour nous épanouir librement, et atteindre le statut de sur-homme, au terme d’un parcours initiatique, réservé à une élite.
     
    Par exemple :








    (FM)
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      mars 21, 2013

      ATTENTION (!) :

      Cher LeCoeur, je ne sais pas où vous voulez en venir !

      Concernant ce personnage :

      Charles Rittmeyer

      Il est surnommé le « Renan vaudois » dans cet article de Pierre Jeanneret publié sur le blog domainepublic.ch. Comme le Blog Maçonnique, beaucoup auront découvert Charles Rittmeyer (1919-2002) sur YouTube où ont été mises en ligne ses nombreuses conférences dont plusieurs consacrées à la Franc-Maçonnerie.

      Ici, Pierre Jeanneret traite d’un livre de Robert Nicole sur une personnalité à la théologie hétérodoxe à savoir Charles Rittmeyer, ce pasteur qui fut révoqué de son ministère en 1957 par l’Egllise nationale vaudoise pour ses positions hétérodoxes. Apparemment, le pasteur Rittmeyer voulait appliquer la méthode cartésienne aux évangiles. Sans emploi ni salaire, Rittmeyer a, selon l’article, assuré la survie matérielle de sa famille et la diffusion de ses idées via d’innombrables conférences pendant des décennies.

      Jésus ce maître de sagesse méconnu. La vie et l’œuvre de Charles Rittmeyer ingénieur géomètre et licencié en théologie de Robert Nicole (Editions à la Carte, 2007) en vente sur le site des Editions à la Carte

      Sur le site suisse Evoluer, portrait de Charles Rittmeyer et présentation de ses écrits sur Jésus dont Points de vue de Jésus et conceptions maçonniques

      Jiri Pragman

      Source : Blog Maçonnique par Jiri Pragman

  6. Avatar
    avril 17, 2013

    Il est bon de préciser tout de même que le livre de Barbeau est un tissu d’âneries, c’est le résultat d’une thèse bâclée. Il avait annoncé les preuves de ce qu’il avance pour plus tard, mais il ne les a jamais publiées. Il est mort aujourd’hui, après avoir fait carrière dans la charlatanerie. Bloy était un Pauvre, voilà ce qu’on peut en dire et c’est déjà beaucoup…

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