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Mgr Fellay envisage publiquement une scission de la FSSPX

2012 mai 21

Mgr Fellay envisage publiquement sur CNS (américain) une scission de la FSSPX : il place désormais tous ses espoirs dans Benoît XVI

 

Un commentaire reçu d’une source bien informée :

Après la divulgation le 10 mai 2012 des correspondances épistolaires épiscopales, Mgr Fellay vient de franchir le Rubicon dans la presse américaine et de faire son “Outing Pro-Ratzinger”, de son propre aveu la scission de la FSSPX ne lui paraissant désormais que secondaire par rapport à son objectif personnel d’intégrer l’église Conciliaire“I cannot exclude that there might be a split.” (« je ne peux pas exclure qu’il y ait une scission »). 

Par cette déclaration, il bafoue le cadre de la mission que lui avait donné le chapitre général de 2006 pour négocier avec Rome (“aucun accord pratique avant la conversion de Rome”), pour lui substituer un objectif personnel qu’il s’est attribué lui-même (sans mandat de l’institution qu’il représente). Il contredit  sa propre lettre du 14 avril 2012 où il affirmait que le supériorat de la FSSPX était le principe de l’unité de la Fraternité : “le principe qui fait l’unité dans notre Fraternité, c’est le Supérieur général”. Dans cette même lettre, il se contredisait déjà lui-même en revendiquant la volonté de dissimuler aux évêques de la FSSPX, les termes et les démarches de sa négociation avec Rome : “votre attitude ces derniers mois (…) a empêché le supérieur général de vous communiquer et faire partager ces grands soucis, auxquels il vous aurait si volontiers associés, s’il ne s’était pas trouvé devant une incompréhension si forte et passionnée. Combien il aurait aimé pouvoir compter sur vous, sur vos conseils”

Par de tels propos, Mgr Fellay se désigne ainsi comme le véritable responsable d’une perte de confiance du chapitre général à son égard, et dont le synode des trois autres évêques s’est fait le porte-parole le 7 avril 2012 par une première monition canonique qu’il lui a adressée.

Par cette déclaration du 11 mai 2012 dans un média américain, Mgr Fellay est désormais prêt à payer la signature d’un accord pratique avec la Rome moderniste au prix de la destruction de l’unité de la FSSPX, de sa scission et de tous les malheurs qui en résulteront par les haines, les procès, le trouble des âmes, la perte des sacrements et de la foi pour les abbés, les séminaristes, les religieux, les religieuses, les familles, les enfants, les fidèles de toutes origines et les catéchumènes qui demandent le baptême et la confirmation, l’éclatement et la ruine des écoles, etc.

Mgr Fellay piétine ainsi sans vergogne, et au nom d’une mission personnelle et divine qu’il s’est auto-suggérée (phénomène de défaillance mentale d’auto persuasion propre aux sectes et aux milieux charismatiques et pentecôtistes, terrain psychologique où fleurissent les gourous), la consigne donnée par son consécrateur Mgr Lefebvre enjoignant en 1987 aux quatre futurs évêques dans leur lettre de mission, derester toujours unis“, tous les quatre. Le fondateur ne faisait alors que reprendre la note d’unité de l’Église formulée par le Credo : “Unam Ecclesiam”, l’unité étant procurée par une même foi.

Désormais, Mgr Fellay reconnaît que la division (dont il est l’auteur) au sein de l’œuvre catholique de la FSSPX, n’est qu’une sorte de reflet nécessaire et inévitable de celle qui règne au sein de l’église Conciliaire entre modernistes progressistes et modernistes conservateurs : “If we see some discrepancies within the society, definitely there are also (divisions) in the Catholic Church.” (“Si nous voyons des désaccords au sein de la Fraternité, de toute évidence il y en aussi dans l’Église catholique”). Cette même église Conciliaire qui a perdu la note d’unité de l’Église catholique.

Perdant chaque semaine davantage la conscience de la portée de ses déclarations et de ses actes publics, au regard des responsabilités qui sont les siennes, le pouvoir de Mgr Fellay sombre de plus en plus dans l’illégitimité, apportant publiquement les arguments de la nécessité de sa prochaine révocation par le chapitre général qui doit se réunir en juillet 2012. Un négociateur qui trahit le cadre de la mission de négociation qui lui a été donné, dénature son statut en le troquant contre celui d’une simple personne privée. Il s’exclut lui-même de son poste et perd son mandat auprès de l’institution qui la lui a confiée.

Cette déchéance de sa fonction de supérieur de l’œuvre de Mgr Lefebvre, ne confère aux déclarations de Mgr Fellay pas plus d’autorité que celle d’une personne privée, comme pourrait l’être un vicaire subalterne d’une chapelle isolée de la FSSPX. Par l’existence d’accusations sérieuses justifiant un procès, est rendue inéluctable une motion de mise en accusation  (“impeachment” stricto sensu) lors du prochain chapitre général de juillet 2012 afin d’engager le procès de Mgr Fellay pour constater et sanctionner la perte mentale de son sens de sa mission et de ses responsabilités, et la nécessité de procéder à l’élection d’un nouveau supérieur général qui assume pleinement et consciemment la responsabilité du bien commun et de l’accomplissement de la finalité de l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre : la préservation du Sacerdoce catholique dans une Arche providentielle, ainsi que le courageux archevêque l’a revendiqué en 1991 dans la préface aux statuts qu’il a donnés à son œuvre : la FSSPX.

Ndlr : Nous savons maintenant que Mgr Fellay a décidé d’annuler le Chapitre Général extraordinaire de juillet 2012, peut être avait-il conscience de ce risque de destitution !

 

Regarder le dernier reportage de CNS Vatican de Rome (Anglais) :

Le chef traditionaliste de la FSSPX parle de son mouvement, Rome

Regarder l’interview exclusive avec Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, au quartier général de la Fraternité à Menzingen, en Suisse. Mgr Fellay a été au cœur d’un drame au sein de l’Église catholique depuis qu’il a été ordonné illicitement par le fondateur du groupe, Mgr Marcel Lefebvre, en 1988, pour protester contre les réformes de modernisation du Deuxième Concile du Vatican. Depuis 2009, il a été impliqué dans les discussions doctrinales privées avec Rome dans un effort pour surmonter la division entre sa société traditionaliste et le Vatican. Une annonce est attendue d’ici la fin du mois de mai concernant le résultat de ces entretiens. CNS – 15 mai 2012

video

 

Le Supérieur Général de la Fraternité Saint-Pie X (FSSPX / SSPX), Mgr Bernard Fellay, a été interviewé par Catholic News Service (CNS), l’agence de nouvelles de la Conférence des États-Unis des évêques catholiques.

http://www.catholicnews.com/data/stories/cns/1201931.htm

Télécharger la vidéo HD en FLV


 

http://rorate-caeli.blogspot.com/2012/05/fellay-speaks-to-usbishopss-catholic.html

 

Fellay speaks to U.S.Bishops’s Catholic News Service:
“The move from the Holy Father is genuine”

 

The Superior General of the Society of Saint Pius X (FSSPX / SSPX), Bishop Bernard Fellay, spoke today to Catholic News Service (CNS), the news agency of the United States Conference of Catholic Bishops. The main excerpts are the following. (Note: comments may be made on the post of the Letter of the General Council.)

“There are some discrepancies in the society,” Bishop Fellay told CNS. “I cannot exclude that there might be a split.”

“I think that the move of the Holy Father — because it really comes from him — is genuine. There doesn’t seem to be any trap,” he said. “So we have to look into it very closely and if possible move ahead.”

“The thing is not yet done,” the bishop said. “We need some reasonable understanding that the proposed structure and conditions are workable. We are not going to do suicide there, that’s very clear.”

“Personally, I would have wished to wait for some more time to see things clearer,” he said, “but once again it really appears that the Holy Father wants it to happen now.”

Bishop Fellay spoke appreciatively of what he characterized as the pope’s efforts to correct “progressive” deviations from Catholic teaching and tradition since Vatican II. “Very, very delicately — he tries not to break things — but tries also to put in some important corrections,” the bishop said.

Although he stopped short of endorsing Pope Benedict’s interpretation of Vatican II as essentially in continuity with the church’s tradition — a position which many in the society have vocally disputed — Bishop Fellay spoke about the idea in strikingly sympathetic terms.

“I would hope so,” he said, when asked if Vatican II itself belongs to Catholic tradition.

“The pope says that … the council must be put within the great tradition of the church, must be understood in accordance with it. These are statements we fully agree with, totally, absolutely,” the bishop said. “The problem might be in the application, that is: is what happens really in coherence or in harmony with tradition?”

Insisting that “we don’t want to be aggressive, we don’t want to be provocative,” Bishop Fellay said the Society of St. Pius X has served as a “sign of contradiction” during a period of increasing progressive influence in the church. He also allowed for the possibility that the group would continue to play such a role even after reconciliation with Rome.

“People welcome us now, people will, and others won’t,” he said. “If we see some discrepancies within the society, definitely there are also (divisions) in the Catholic Church.”

“But we are not alone” in working to “defend the faith,” the bishop said. “It’s the pope himself who does it; that’s his job. And if we are called to help the Holy Father in that, so be it.”

 

Labels: Decision 2012

Posted by New Catholic at 5/11/2012 04:34:00 PM 

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