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La secte des barbus a encore frappé !
L’Abbé Chazal réclame sa part du gâteau !

2014 mars 12

 

La secte des barbus a encore frappé !

L’Abbé Chazal réclame sa part du gâteau !

(Article facétieux de Pierre Legrand)

 

Que mes lecteurs me pardonnent mais je ne suis rédacteur en chef ni de Closer ni de Détective Magazine !… Mon but n’est pas de trop adoucir votre Carême, mais de vous faire partager un petit moment de détente chrétienne…

 

Dans un passé récent, j’ai dû affronter quelques “blocages neurologiques” avec ce prêtre poilu à la prose si atypique et « border line »

Je ne pense pas être tout à fait guéri mais je veux vous faire partager ce matin ma bonne humeur en lisant le dernier « post » de cet abbé, dont le titre surréaliste est à lui tout seul un petit programme ! « Accuser les excuses » est en effet une formule inédite, sauf erreur de ma part ! On a beau être habitué aux tradi-loufoqueries et aux contorsions traditionalistes, on reste coi lorsque le talent clérical vous sort de telles trouvailles !

Dans ce petit éditorial, l’Abbé, qui cache son humour dans une barbe épaisse et fleurie (?), nous explique sans fard que Mgr Fellay doit rendre leur part du gâteau aux résistants de la FSSPX qui, après tout l’ont amplement méritée !

L’Abbé commence par une flatterie …mitigée puisqu’il compare Mgr Fellay à Saül ! Rien que ça ! Mais un Saül dont les actions ne connaissent pas d’infléchissement réel… Aïe ! Mgr serait-il accusé par l’Abbé de gamberger uniquement dans la cinquième dimension ? C’est à craindre…

Ensuite notre cher Abbé Bouchacourt est élevé au rang de libéral par la secte pilaire. C’est lui faire beaucoup d’honneur, alors que le brave homme n’est que le symbole du prêtre pieux et cohérent, respectueux de sa hiérarchie et qui entend lui obéir… (il fut un temps mon confesseur et je peux vous assurer qu’il n’avait rien de libéral !)

Après une rapide revue des « crimes » de Mgr, l’Abbé en vient à parler du Père Jean (autre résistant !) puis à nous entretenir, en termes barbares, d’une certaine DQA (déclaration du 15 avril…ça ne s’invente pas !) pour ensuite nous envoyer à la figure un OVNI lexical en la personne (?) de …accrochez-vous !… « la théorie de réingurgitation sélective du concile ». Quesaco ???! Quand je vous dis que les entités supérieures extraterrestres ont infiltré la tradition, je ne me trompe guère…. Cette réingurgitation ne serait-elle pas l’apanage de clercs reptiliens ? Pardon, chers lecteurs, si vous me lisez à l’heure du repas !!!

Ensuite l’Abbé pose ses conditions pour le partage du gâteau et la réinsertion des clercs résistants dans le laboratoire – c’est ainsi que l’on nomme le lieu où s’élaborent les pâtisseries en tous genres – de la Tradition et où les hommes de l’art s’évertuent, par des dosages secrets et minutieux, de rendre le gâteau appétissant et bien dosé en sucre….sans oublier le glaçage final, pour le coup d’œil !

Rappeler la « vieille garde » semble être le leit motiv principal de l’Abbé car une vieille garde est obligatoirement composée des éléments les plus « sûrs aux postes importants ». Affirmation téméraire ? Que nenni ! Énoncé de ce qu’on appelle une obligation de résultat, tout simplement ! Et pour qu’il y ait résultat, l’Abbé nous rappelle les 3 points incontournables :

1/ condamnation des erreurs passées (1 Mgr averti en vaut 2 !)

2/ casse des mesures prises et rappel de la fameuse vieille garde (of course!)

3/ retour aux lois (?) antérieures et affirmation du dogme du « Nulla Pars » !

Je passe sur la formule magique incantatoire, destinée à mieux faire passer le message… Il ne faut rien négliger : docere-regere-lex ferre (inutile d’attendre la pleine lune dois-je préciser…)

Quel beau programme n’est-ce pas ! Sauf que le Mgr en question n’a pas envie de voir ses troupes fondre de moitié ! On le comprend. Et assez perfidement l’Abbé ajoute que l’esprit libéral de Mgr ne va pas jusque-là ! Que voulez-vous, une grosse machinerie comme la F$$PX doit maintenir ses comptes en équilibre !!!…

Mais il y a pire pour notre Abbé : si Mgr n’obtempère pas aux fringales sucrées (le gâteau !) de notre Abbé, ce dernier va jusqu’à le menacer – indirectement – de perdre toute crédibilité auprès de…je vous le donne en mille…. ROME !!! Ah ! cher Abbé ! Il a tout compris !

Seulement l’Abbé qui n’est pas complètement à l’ouest sait pertinemment que les (ses) menaces ne marchent pas toujours…la preuve c’est que l’Abbé de Cacqueray a eu un traitement de faveur (noblesse oblige !!!) : l’anesthésiant a été administré à petites doses de manière à ce que notre clerc au sang bleu ne s’aperçoive de rien… Que voilà de la « belle ouvrage » comme on dit en patois normand !!! Bravo Mgr…le Cacqueray est dans l’filet !

La tentation est forte pour notre Abbé – il le reconnait à moitié – de comparer Mgr au Malin. Fort heureusement Saül vient lui sauver la mise, si j’ose dire ! Gageons que notre Saül, moderne roi d’Israël, aura pris soin de consulter la sorcière d’Endor ce qui lui vaudra le qualificatif peu flatteur de machiavélique par notre Abbé pileux !

Bref ! Avec l’Abbé Chazal on passe toujours un bon moment…lorsqu’on n’est pas, comme moi, allergique aux poils !

Je vous remercie de votre attention.

 


 

Faut-il accuser les excuses de Mgr Fellay à Flavigny ?

par l’abbé Chazal

abbé François Chazal, 10/06/2012

Faut-il accuser les excuses de Mgr Fellay à Flavigny ? Dans le meilleur des cas, il est comme Saül, capable d’exprimer ses regrets envers David, tandis que ses actions ne connaissent pas d’infléchissement réel.

Il nomme des libéraux comme l’abbé Bouchacourt aux postes élevés, défend l’abbé Pfluger au lieu de le remettre en place l’abbé Pfluger, ne punit pas la délinquance doctrinale comme celle de l’abbé Champroux, signe les actes d’exclusion des confrères, interdit les livres de l’abbé Pivert et exclut leur auteur, ne casse pas le procès Pinaud, laisse interdire la revue des Dominicains, et surtout maintient le principe du chapitre de 2012 et demanderait (nous n’en sommes pas encore sûrs) au Père Jean de s’excuser d’avoir défendu le principe contraire publiquement, et continue à maintenir la DQA quant à sa substance et la théorie de la réingurgitation sélective du concile, etc. etc. etc.

Que croire ? Les excuses ne valent que si :

1. (Docere) : Monseigneur condamne ses erreurs doctrinales passées, en particulier sur le Concile, le Nouveau Code qu’il doit cesser d’utiliser, et la nouvelle messe.

2. (Regere) : Cesse de mettre les libéraux aux commandes et rappelle la vieille garde, ou des confrères sûrs aux postes importants comme aux séminaires. Il faut qu’il reconnaisse que nous avons eu raison de nous élever publiquement et casse les mesures prises.

3. (Lex ferre) : Rétablisse le principe du Nulla Pars, retourne aux lois antérieures.

Mais peut être craint-il seulement une nouvelle vague de départ, avec Morgon, (si Morgon s’accroche), ce qui entraînerait d’autres départs en chaîne, auquel cas il perdrait la moitié de la Tradition depuis 2012, chose inconcevable, même pour son esprit libéral qui n’en est pas au point de souhaiter une telle déconfiture. N’est ce qu’une manœuvre ? Il est certain que si Monseigneur n’éteint pas les flammes ce coup-ci, il rentre dans l’histoire et perd même sa crédibilité à Rome.

Les menaces ne marchent pas toujours, et je pense que ce n’est pas comme cela que Monseigneur s’y est pris avec l’abbé de Cacqueray, qui va être gentiment et progressivement écarté malgré ses services, comme tant d’autres.

Mais que valent les paroles douces si les actions les contredisent sans cesse ? Elles ne sont qu’une autre forme d’iniquité.

Il est possible que ces excuses soient faites dans un esprit machiavélique, mais je préfère comparer Monseigneur plus à Saül qu’au divisé par excellence, le Diable. (Son nom veut dire divisé). À Dieu de juger, en son temps.

In Iesu et Maria,

François Chazal †

 

Source : Avec l’Immaculée : http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2014/03/faut-il-accuser-les-excuses-de-mgr.html

 

 

15 réponses
  1. Cave Ne Cadas
    mars 12, 2014

    Vous êtes décidément un lecteur assidu d’Avec l’Immaculée !!! mon cher Grégoire…

    Oups!… c’est Pierre Le Grand,

    …pas Grégoire le Grand !!!

     

  2. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    mars 12, 2014

    Ce clergé là, même s’il ouvrait une boutique non una cum, je ne sais pas s’il serait fréquentable. J’imagine bien l’« esprit » qui y règnerait …

    Aligné dans la cour de la chapelle, au garde à vous, avec l’abbé qui “ne veut voir qu’une seule tête, pas une oreille qui dépasse du rang” et “tout le monde qui le suit et obéit”. 

    Ce genre de piège à cléricaux, c’est pas pour les fortes têtes qui en ont marre de se faire piétiner l’aorte par les soutanes. 

    • Wiking
      mars 12, 2014

      Troufion Laugier !
      Corvée de chiottes ! Et que ça saute !

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        mars 12, 2014

        Oui pour mettre dedans tout les bulletins et articles de Willy. Considérons cela comme un honneur pour les papelards en question.

  3. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    mars 12, 2014

    Ils ne manquent pas d’humour Avec l’Immaculée
     
    Communiqué officiel du Président du PIRR
     
     

     
    Le jury du “Prix International du Ralliement avec Rome” (PIRR) 2014 se réunira au cours du mois de mars dans un lieu resté secret afin d’éviter toute pression. Il faut dire que les enjeux sont de taille.
     
    Retour sur l’histoire et les finalités du PIRR. 
     
    Pour la première fois, l’an passé, a été décerné le “Prix International du Ralliement avec Rome” (PIRR). 
    http://aveclimmaculee.blogspot.fr/2013/01/le-pirr-2013-ete-attribue.html
     
    Il s’agit d’honorer, de distinguer, de valoriser les efforts d’une personnalité qui a œuvré pour un rapprochement entre Rome et la FSSPX, durant l’année 2013, que ce soit sur un plan théorique, sur un plan pratique ou médiatique. Sont prises en compte toutes les démarches visant à montrer que “ce qui nous unit est plus grand que ce qui nous sépare.” 
     
    Nouveauté cette année : l’attribution du prix tient compte aussi de l’action contre les éléments déchaînés de la Résistance, ceux qui quittent le bon combat du ralliement progressif, gradué et pédagogique au profit d’une proclamation crûe et outrancière de la vérité catholique. Le PIRR désire mettre ses pas dans ceux du Supérieur du District de France qui trace une route claire dans son fax n°5445, daté du 2 juillet 2013 : “Il serait vraiment paradoxal et une œuvre du diable que de vouloir quitter la Fraternité alors qu’une telle Déclaration vient d’être produite. C’estsous la houlette de notre Supérieur général, et non pas en francs-tireurs, que nous devons continuer à mener le combat de la foi.” 
     
    Sélection des dossiers de candidatures
     
    La sélection des candidats est extrêmement sévère et contraignante. Le candidat au prix doit évidemment avoir brillé de façon exceptionnelle. L’action du candidat doit :
     
    – être publique, claire, sans ambiguïté
     
    – utiliser des supports de diffusion moderne afin d’avoir la meilleure visibilité possible (internet, presse, etc.)
     
    – être constante, opiniâtre, sans signe de faiblesse
     
    – être habile, séduisante, bref intelligente
     
    Il s’agit d’honorer une véritable personnalité qui a marqué ou marquera la Tradition. Il ne s’agit pas forcément d’une personnalité en vue dans le monde de la Tradition ; en effet, le but du prix est aussi de mettre en valeur des personnalités plus discrètes mais dont la valeur n’est plus à démontrer. Le prix se doit de susciter de jeunes talents.
     
    Des préparatifs fébriles
     
    Malgré ces critères de sélection dignes de Dracon, les candidatures affluent en ce moment, signe que tout ne va pas aussi mal dans le monde qu’on le dit, et que les gens de valeur sont nombreux. Il faut dire que nous sommes dans les derniers jours, dans la dernière ligne droite. Nous rappelons le règlement du PIRR déposé chez maître Picard. Afin de conserver l’équité entre les candidats, il est formellement interdit aux candidats de multiplier leur nom de plume. Conformément à la tradition française, un seul nom de plume est autorisé, le nom personnel restant… personnel. L’an passé, il y avait eu rupture d’égalité entre les candidats. Par exemple, un prêtre avait présenté trois identités différentes trompant ainsi certains membres du jury (et trompant aussi ses lecteurs). Heureusement, la ruse avait été éventée à temps.
     
    Accréditation des journalistes
     
    Afin de conserver au PIRR toute son indépendance et d’éviter toute pression des puissances d’argent et des faiseurs d’opinion, les journalistes désireux de couvrir l’événement seront priés de suivre l’actualité en temps réel sur le site Avec l’Immaculée. C’est à ce prix que le PIRR restera un gage de référence et d’objectivité et donc d’attractivité. La fierté du lauréat du PIRR doit être méritée et justifiée, nous nous y employons.
     
    À nos amis du monde entier, je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la remise du PIRR 2014. 
     
    Prix
     
    Le prix est doté d’un voyage à Rome avec rencontre des gens qui comptent : responsables de Dicastères, de loges maçonniques, etc. Le prix a aussi une dimension honorifique car la personnalité retenue a droit à voir son nom publié sur le site Avec l’immaculée, ce qui est une gratification peu commune étant donné l’audience internationale du site, son rayonnement dans le monde francophone et même au-delà, site qui est lu par les plus hautes autorités (suisses, vaticanes).
     
    Cette année, suite au don d’un généreux mécène, le PIRR offre, en outre,une récompense, une pièce unique. Nous tenons à garder un entier mystère sur la nature précise de ce prix qui sera remis au lauréat. Sachez seulement qu’il est de l’ordre de l’exception.
     
    Vive le PIRR ! 
     
    Vive la Tradition !
     
     
     
    Le Président du Jury International du PIRR 2014

     

  4. charles
    charles lien permanent
    mars 13, 2014

    Cher Jean-Marie de la Salle ! Vous me coupez l’herbe sous le pied !!! Moi aussi j’avais noté le côté très savoureux de cet article ! On ne peut faire ….PIRR !!! Ça rejoint en goût les pâtisseries de Pierre Legrand !
    Comme quoi cher Jean-Marie les grands esprits se rencontrent !!! :lol: :P :wink:

  5. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mars 13, 2014

    Je ne sais si l’abbé Bouchacourt est libéral, mais il nie que l’on puisse accuser de déicide le peuple juif, ce qui est peu traditionnel.
    C’est maintenant le temps favorable, le temps de la poutre, laissons s’envoler les pailles.
    Saint Carême.

  6. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    mars 13, 2014

    Cessons de toujours ramener la référence à des passages de la Sainte Écriture qui sont sans rapport. (La paille et la Poutre)

    Que dit l’Église :

     

    vv. 3-5

    S. Aug. (serm. sur la mont., 2, 30). Notre-Seigneur vient de nous prémunir contre le jugement téméraire et injuste, jugement téméraire dont se rendent coupables ceux qui se prononcent légèrement et avec sévérité dans les choses incertaines, qui aiment mieux blâmer et condamner que de corriger et de ramener au bien, ce qui est toujours un effet de l’orgueil et de l’envie. Il poursuit sa pensée et ajoute : “Pourquoi voyez-vous une paille dans l’œil de votre frère, tandis que vous ne voyez pas une poutre dans le vôtre ?” – S. Jér. Le Sauveur parle ici de ceux qui, esclaves qu’ils sont du péché mortel, ne pardonnent pas à leurs frères des fautes bien plus légères. — S. Aug. (serm. sur la mont., 2, 31). Ainsi encore votre frère pèche par colère et vous le reprenez par haine ; or entre la colère et la haine il y a la différence qui existe entre une paille et une poutre, car la haine c’est la colère invétérée. Il peut se faire qu’en vous mettant en colère contre un homme, votre intention soit de le ramener au bien, ce qui vous sera toujours impossible si vous avez pour lui de la haine.

    S. Chrys. (hom. 24). Il en est plusieurs qui en voyant un moine porter de riches vêtements ou user d’une nourriture abondante, le blâment avec amertume, tandis qu’eux-mêmes se livrent tous les jours à la rapine ou aux excès de la table. — S. Chrys. (sur S. Matth). Ou bien encore Notre-Seigneur s’adresse ici aux docteurs, car la gravité ou la légèreté d’une faute se mesure sur la personne qui la commet, et le péché d’un simple fidèle n’est qu’une paille légère auprès du péché d’un prêtre, péché qui est ici comparé à une poutre.

    S. Hil. (can. 5 sur S. Matth). Ou bien le péché contre le Saint-Esprit consiste à nier la puissance de la vertu divine, et à refuser de reconnaître une substance éternelle en Jésus-Christ, par qui l’homme doit s’élever de nouveau jusqu’à Dieu, parce qu’étant Dieu lui-même il s’est abaissé jusqu’à se faire homme. D’après Notre-Seigneur, il y a donc autant de différence entre le péché contre le Saint-Esprit et les autres crimes, qu’entre une poutre et un fêtu de paille, et les infidèles se rendent coupables de ce péché lorsqu’ils reprochent aux autres leurs fautes extérieures, sans voir eux-mêmes le crime qui pèse sur eux, c’est-à-dire leur incrédulité aux promesses de Dieu, parce qu’ils ont l’œil de l’âme aveugle comme si une poutre était tombée sur leurs yeux. “Ou comment pouvez-vous dire à votre frère : Laissez-moi tirer la paille de votre œil, pendant que vous avez une poutre dans le vôtre ?” — S. Chrys. (sur S. Matth). C’est-à-dire de quel front osez-vous reprendre votre frère, vous qui êtes coupable de la même faute et peut-être plus coupable que lui ?

    S. Aug. Lors donc que nous serons obligés de faire une réprimande, faisons-nous d’abord cette question : N’ai-je jamais commis cette faute ? et pensons alors qu’étant aussi des hommes fragiles, nous aurions pu la commettre. Si nous en avons été coupables, et que nous ayons cessé de l’être, rappelons-nous notre commune fragilité, afin que notre réprimande soit inspirée non par la haine, mais par la miséricorde. Mais si nous découvrons en nous ce même péché, abstenons-nous de tout reproche, confondons nos gémissements et excitons-nous mutuellement à de courageux efforts pour en sortir. Ce n’est du reste que rarement et lorsqu’il y a nécessité pressante qu’il faut employer les réprimandes sévères, et jamais dans des vues personnelles, mais dans l’intérêt de la gloire de Dieu.

    S. Chrys. (sur S. Matth). Ou bien dans un autre sens : “Comment dites-vous à votre frère”, c’est-à-dire dans quelle intention ? Est-ce par charité, pour assurer son salut ? Non, car alors vous chercheriez tout d’abord à vous sauver vous-même. Ce que vous vous proposez, ce n’est donc pas de guérir les autres, mais de vous servir de la saine doctrine comme d’un manteau pour couvrir vos actions coupables ; vous recherchez auprès des hommes une vaine réputation de science, et non pas la récompense que Dieu accorde à celui qui édifie. Aussi écoutez ce que vous dit le Sauveur : “Hypocrite, enlevez plutôt la poutre de votre œil”. — S. Aug. (serm. sur la mont). Il n’appartient qu’à la vertu de reprendre le vice, et lorsque les méchants essaient de le faire, ils usurpent un rôle qui leur est étranger. C’est ce que font les comédiens qui cachent sous un déguisement emprunté ce qu’ils sont, et s’en servent en même temps pour paraître ce qu’ils ne sont pas.

    S. Chrys. (hom. 24 sur S. Matth). Il est à remarquer que toutes les fois que Notre-Seigneur veut signaler un péché d’une certaine gravité, il débute par un terme de reproche. “Mauvais serviteur, dit-il ailleurs, je vous ai remis toute votre dette”, et ici : “Hypocrite jetez d’abord”, etc. On connaît mieux ce qui est en soi, que ce qui se passe chez les autres ; on voit plus facilement ce qui est grand que ce qui est petit ; et on a pour soi plus d’affection que pour son prochain. C’est pour cela que Notre-Seigneur défend à celui qui s’est rendu esclave de fautes nombreuses, de juger avec amertume les péchés des autres, alors surtout qu’ils sont légers. Ce n’est pas qu’il nous interdise la correction ou la réprimande ; mais il ne veut pas qu’en fermant les yeux sur nos propres fautes, nous poursuivions avec sévérité les fautes des autres. Commencez par examiner avec soin votre propre conduite, avant de discuter la conduite du prochain.” Et alors, ajoute Notre-Seigneur, vous songerez à ôter le fêtu de l’œil de votre frère”.
    S. Aug. (serm. sur la mont., 2, 30). Une fois que nous aurons ôté de notre œil la poutre de la jalousie, de la malice, de la fausseté, nous songerons à enlever la paille de l’œil de notre frère.

     
    Peut-on dire que les fautes des clercs, que nous pouvons aussi commettre, bien sur, mais qui est pour l’heure surtout de leur fait (péché contre le Saint Esprit, propagation d’un libéralisme à peine voilé) sont moins graves que les fautes “ordinaires” ?

    Qu’est ce qui est le plus grave ?
    Nos péchés personnels, ou l’obstination contre la Vérité ?

    Vouloir systématiquement dire que la poutre est chez nous et que le voisin a systématiquement une paille, est de l’hypocrisie, de la connerie, de la fausse humilité.

     

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      mars 14, 2014

      Merci, pour cette solide correction fraternelle.
      Hypocrite, con et faussement humble, ramenant tout à la Sainte Écriture sans à propos, me voilà bien équipé, terrassé par les plus éminents docteurs de Notre Sainte Mère l’Église.
      Le plus grave, c’est le péché.
      Je ne savais pas que l’abbé Bouchacourt était sédévacantiste.

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        mars 14, 2014

        Vous parlez de la paille et de la poutre, en ces temps de Carême.

        Je vous ai peut-être mal compris, mais s’il est question d’abandonner la paille des libéraux de la fraternité, comme celle de l’abbé Bouchacourt et bien d’autres pour les poutres que nous aurions dans nos yeux, alors oui, je maintiens mon propos.

        Nous sommes dans la Vérité, nous y adhérons de toute nos forces et au mépris de tout, c’est un constat et un souhait (celui que cet état perdure chez nous).
        Eux sont dans l’erreur grave, et même pour certains à la fraternité, dans l’hérésie et en tout cas aveuglés comme le sont ceux qui pèchent contre le Saint Esprit.

        Donc non, nos péchés ordinaires, à moins que nous commettions des meurtres atroces, de la sorcelleries, des avortements, des sacrifices humains et j’en passe ce qui n’est pas le cas, et bien non nos péchés sont résolument moins grave que les péchés contre la Vérité de ces sinistres soutanes de la fraternité (principalement).

        Non c’est peut être de l’orgueil mais les poutres ne sont pas dans nos yeux mais dans celle de ce clergé vérolé.

        Les plus graves péchés sont contre la Foi.

  7. Wiking
    mars 14, 2014

    Pauvre Pierre Legrand ! Lui qui pensait pouvoir se reposer…
    Voici que son blog favori reprend déjà du service (avec en prime une belle lettre de Mgr Fellay !!)
    Je ne peux résister à vous donner une citation

    A propos de la phrase : “nous suivons la ligne que Mgr Lefebvre nous a donnée” [dixit Mgr Fellay] : une étude d’Avec l’Immaculée est en préparation sur le sujet. Il faut étudier toutes les paroles de Mgr Lefebvre [dixit le blog l’immaculée]

    On est reparti pour un tour… Mgr Lefebvre contre Mgr Lefebvre. Acte 78565. Tournez !!!!
    Devant ce futur numéro de Lefebvre contre Lefebvre, je me pose alors la question suivante : qui dans la FSSPX a reçu de Dieu le don d’infaillibilité pour l’interprétation des textes de Mgr Lefebvre ? Grave question à laquelle j’avoue ne pas avoir encore la réponse. Je pensais bêtement mais fort logiquement que cela devait être Mgr Fellay en sa qualité de chef. Mais il semble que son infaillibilité soit remise en question par plusieurs. Mgr Fellay refuserait-il d’employer son infaillibilité ? À moins que les canonisations (celle par exemple des paroles, sermons, écrits et actes du vénérable fondateur d’Écône) modernes ne soient plus infaillibles. Cette dernière hypothèse me semble probable. Ma raison se fonde sur la difficulté qu’il y a à interpréter les propos, écrits, etc, de l’ancien archevêque de Dakar. On a jamais vu en effet dans l’Église une telle difficulté pour un autre saint. Normalement, c’est clair et limpide et ne donne aucune place à diverses interprétations contradictoires. Qui croire ? J’avoue que la situation n’est pas facile !
     
    Comme lors des noces de Cana, nous vous servons le meilleur pour la fin. Attention, ceci est à déguster avec attention. Chaque phrase voire chaque mot doit se savourer pleinement. C’est un très grand cru et ce n’est pas tous les jours que l’on vous en servira.
     
    Voici donc, tirée du forum lefebvriste (qui porte décidément bien son nom), cette tirade d’un dénommé Parvulus :
     

    Deo gratias!
    Soyez béni Mr l’abbé pour votre vigoureuse déclaration qui remet les pendules à l’heure , après vous avoir lu hélas un peu moins “sûr” de vous quelques fois (Allam, obéissance factice ou pas…).
     
    Quant à Torquemada, les papes conciliaires sont en train d’inventer des canonisations non infaillibles, voilà la réponse !
    Un pape n’est infaillible que dans Notre Église.
    Dans une autre église recomposée par le nouveau droit canon, où d’une part aucune vérité n’est immuable, et d’autre part le “pape” a son infaillibilité contrôlée en permanence par le collège des évêques, les canonisations se feront selon un droit canon de 1983 invalide selon celui de 1917. En effet, il instaure une “église” dans laquelle le pape ne peut exercer aucune infaillibilité sur le fonds comme sur la forme!

    Le pape reste le pape, mais ce même sujet de juridiction ordinaire suprême ne peut exercer son infaillibilité que dans Notre Eglise, à condition qu’il ne la quitte pas ou n’en institue pas une autre, humaine mais pas divine!
    Or NOTRE pape se situe clairement dans une “église” dont la tête est le Concile Vatican II, mis en lieu et place de la tête invisible qu’est NSJC dans Notre Église !
    Les canonisations du pape “conciliaire” ne peuvent avoir l’infaillibilité de celles d’un pape anti-conciliaire : pour qu’elles le soient, il faut d’abord que le pape se “resitue” dans l’Église qui lui redonne tous ses pouvoirs d’infaillibilité!

    CQFD
    http://forum.lefebvristes.fr/viewtopic.php?p=908#p908

     
    CQDF comme il dit…
    En effet, CQFD ! :lol:
     

    • Jean-Marie de la Salle
      Jean-Marie de la Salle lien permanent
      mars 15, 2014

      Pierre Legrand en aura pour son argent :
      Commentaire surréaliste d’Avec l’Immaculée suite a la lettre de Mgr Fellay :

      À propos de l’expression “les autorités légitimes de l’Église” : nous avons étudié, grâce à la Sapinière, que n’est légitime en droit canon que quelque chose qui est conforme à la loi divine.(1)
      Aussi, bien que cela diffère de ce que Mgr Lefebvre disait, Avec l’Immaculée propose qu’on ne parle plus d’autorités légitimes de l’Église, mais seulement d’autorités valides. Exactement comme pour la nouvelle messe qui est illégitime mais probablement valide si le prêtre qui la célèbre est validement ordonné et s’il a l’intention de consacrer, lorsqu’il prononce les paroles de la consécration. Les miracles eucharistiques faits dans le novus ordo, en protestation contre le manque de révérence envers les saintes espèces, nous paraissent confirmer puissamment cette thèse.
      Ceux qui profèrent des hérésies et détruisent la foi ne peuvent pas être légitimes,  à notre avis, mais seulement validement élus et donc par le fait même, autorités valides. 
      Il nous semble difficile d’affirmer que la nouvelle messe est illégitime tout en disant que les autorités qui la promulguent (ou affirment qu’elle est le “rite ordinaire” de l’Église) sont légitimes.

       
       
      Heureusement qu’ils ne sont pas chirurgiens sinon ils feraient de la charcuterie. C’est pas possible, un tel niveau de mensonge, de niaiseries,de négation de l’évidence. On est dans le psycho affectif le plus complet : on a la synaxe de Luther et ses dégâts au niveau de la Foi, et parce qu’il y a des miracles eucharistiques diaboliques on la reconnait comme valide. Ils me font vomir mais nous sommes en temps de Carême. Je vais faire pénitence et offrir mes pauvres prières et mes chapelets pour tous ces ennemis de la Vérité et de Notre Seigneur Jésus-Christ que sont les Frateux, Mgr Williamson, La Question etc. etc.
      Ça fait mal. Que Dieu nous prenne en pitié.
       

  8. charles
    charles lien permanent
    mars 15, 2014

    Cher Jean-Marie, il n’est pas interdit de vomir même en temps de Carême ! :lol: …au contraire !
    Nous devons châtier notre organisme en expulsant tous ces miasmes blasphématoires qui l’empoisonnent… :twisted: Parfois ça fait mal, surtout si l’on a quelques résidus  de ce “psycho-affectif” que vous rappelez à juste titre, mais c’est le prix à payer pour parfaire au plus profond de son âme et de son cœur (voyez que je n’oublie pas complètement l’affect, car nous sommes des créatures faites de chair et de sang…) la connaissance et l’amour de la vérité.
     
    Tous ces malheureux clercs tournent en rond avec eux-mêmes ; même les meilleurs ne s’en sortent pas, tout simplement parce que c’est impossible de s’en sortir si l’on accepte, par ignorance, obéissance ou malice, un seul iota étranger à la pure doctrine de l’Église.
    C’est le châtiment :evil:  des clercs catholiques (= validement ordonnés) qui s’accomplit à travers ce qu’il convient d’appeler une malédiction transgénérationnelle. (95%, pour être gentil, des clercs traditionalistes à l’heure actuelle).
    Quant aux autres( les conciliaires et assimilés !), non catholiques car hérétiques, apostats ou non validement ordonnés (ou sacrés), ils n’ont pas besoin de ce châtiment puisqu’ils subissent déjà  celui -terrible-  de s’être mis volontairement hors de l’Église ! N’aimant pas suffisamment la vérité, Dieu leur a envoyé une puissance d’égarement telle qu’ils sont devenus inconvertissables…
     

  9. charles
    charles lien permanent
    mars 15, 2014

    Cher Jean-Marie (et vous aussi amis lecteurs !) voici un petit bijou qui vous mettra en joie !
     
    Nous le devons à notre expert joaillier, j’ai nommé S.E. Mgr Williamson…of course!
     
    Mgr, qui est encore plus coquin qu’on ne pense, nous livre l’une des clés du châtiment (mérité) des clercs et à travers eux des générations de clercs qui les ont précédés :
    « Pourquoi n’y a-t-il pas de « Résistance » par ici ? Je crois l’avoir compris. Vous avez souvent fait remarquer que la plupart des chefs des débuts de la FSPX n’ont jamais vraiment compris Mgr. Lefebvre. Je crois que cela s’applique à bon nombre des fondateurs de notre chapelle ici. Ce sont les mêmes gens qui s’accrochent à la FSPX et à ses chefs actuels. Comment cela ? Pourquoi n’agissent-ils pas pour protéger contre la menace du dedans les fruits de leurs labeurs ? 
     

    « Dimanche, c’est une dame âgée qui me l’a résumé. Selon son mari et elle, ils ont bataillé bravement dans les années 1970 et 1980, et le fruit de leurs efforts c’est la chapelle elle-même. La Messe avec tout ce qui l’entoure, la propriété, les édifices, les bancs, les statues, les ornements – voilà ce que menace la seule existence de la « Résistance ». Pendant tout ce temps-là ils ont bataillé pour restaurer pour eux-mêmes le catholicisme de leur jeunesse. POUR EUX IL N’Y VA PAS DU TOUT DE LA DOCTRINE. La dame est membre d’un Tiers Ordre, mais elle croit que les questions de doctrine reviennent aux prêtres et aux évêques, pas aux laïcs. Par exemple, étudier les Encycliques des Papes, c’est s’occuper de choses réservées par Dieu à la hiérarchie. “

     
    (N.B. : les soulignés ou les mises en capitales sont de moi !)
     
     
     

    « Je lui ai demandé s’il ne fallait pas comprendre sa foi, si chaque âme ne devra pas répondre à Dieu de sa connaissance de sa foi ? La réponse m’a semblé aussi sincère qu’étonnante. Ils ont dit, « Non ! La responsabilité du Catholique, c’est d’obéir à ses Supérieurs. » Et si ceux-ci se trompent ? « Obéir quand même ! Toute autre chose, c’est de la rébellion. » Rien qu’interroger ses Supérieurs en matière de doctrine est de la part d’un Catholique « signe de rébellion », parce que cela ne le concerne pas. Si le Supérieur est en erreur, c’est Dieu qui le jugera. « On ne se trompera jamais en obéissant au prêtre. » Et voilà ! Les Résistants sont des rebelles qui désobéissent et manquent de respect. Comment osent-ils interroger leurs Supérieurs ? Quelle présomption que d’étudier la doctrine, d’interroger ses Supérieurs là-dessus ! Les Résistants sont méchants, pas parce que leur doctrine serait fausse (NDLR : quoique…), mais parce que leurs mots et actions menacent le catholicisme des années cinquante.

     

    « Mais, dis-je, l’obéissance aveugle est ridicule ! Que devons-nous faire, nous autres brebis, lorsque le Pasteur est frappé et les brebis dispersées ? Nous leurrer que tout va bien et nous laisser dévorer par les loups au nom de l’obéissance ? Que dire à de tels gens ? Ils sont volontairement ignorants, en croyant que l’IGNORANCE VOLONTAIRE EST UNE VERTU ! Comment arrive-t-on à croire une énormité pareille ? Quelle erreur s’est infiltrée (NDLR : il faut remonter bien en arrière !) dans l’Église pour persuader les Catholiques d’éteindre leurs esprits ? La seule conclusion que je puisse en tirer, c’est que s’il ne reste à la FSPX que des troupeaux de brebis lobotomisées (NDLR : une brebis c’est déjà pas en soi un parangon d’intelligence mais lorsqu’elles sont lobotomisées…….!!!), ce sera pour Rome un jeu d’enfants d’éliminer la dernière forteresse de la Tradition ! Il suffira de soumettre au contrôle de l’évêque du lieu les chapelles de la FSPX par un accord en due forme, ou par une coopération de fait avec les prêtres du Novus Ordo, chose qu’on a observée par ici. “

     
    Voilà cher Jean-Marie ! Et n’allez pas croire que ce couple est une caricature solitaire dans le monde traditionaliste ! Certes, le trait est fort appuyé mais les schémas pieux qui règnent dans ce monde essentiellement borné et passéiste sont hélas légions….
     
    Pour une fois remercions notre coquin de Mgr pour sa contribution involontaire, je pense, à notre édification ! :roll: :lol: :mrgreen:
     

  10. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    mars 16, 2014

    C’est un aveu consternant et c’est dit avec une telle candeur à pleurer. Don Sarda pour cette gentille dame doit être un fieffé coquin, un hérétique, un luthérien. 
    Bon le Mgr dénonce mais n’a rien fait pour combattre cela aux dernières nouvelles.
     

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