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LA GRENOUILLE DANS LA CASSEROLE … ET… RÉCHAUFFER L’EAU PEU À PEU !

CE QUI GERME À ROME POUR CETTE NOUVELLE ANNÉE

2014 février 1

 

Nous vous parlions du principe de la grenouille chauffée… ou « L’histoire de Jean Grenouille qui ne savait pas qu’elle serait cuite… » il y a quelques temps. La réalité de ce bon Jean… Jean Grenouille, tradi-fidèle de la F$$PX, et nous vous précisions que ce principe s’appliquait aussi « à la révolution conciliaire »…

HISTOIRE DE <abbr>JEAN</abbr> <abbr>GRENOUILLE</abbr>

En voici la preuve aujourd’hui avec cet article du vaticaniste conciliaire Sandro Magister de « L’espresso » :
(Le langage de cet article est bien-sûr tout à fait conciliaire et donc à lire avec le décodeur “église ConciliaireÉglise catholique”…)
(Note : le signe ≠ dit en Sciences : différent [not equal])

 

www.chiesa.espressonline.it

Informations, analyses, documents relatifs à l’Église catholique, par Sandro Magister, Rome

 

Quand l’Église de Rome pardonnait

les remariages

 

Aux premiers siècles, on remettait leur faute aux divorcés remariés et on leur donnait la communion mais, par la suite, cette pratique a été abandonnée en Occident. Aujourd’hui le “pape” François l’a remise en discussion et les cardinaux se disputent à ce sujet

par Sandro Magister

Sandro Magister

Le Christ et la femme adultère

Lucas Cranach l’Ancien, « Le Christ et la femme adultère », 1532, Musée des Beaux-Arts, Budapest

ROME, le 31 janvier 2014 – À la mi-février, les “cardinaux” et les “évêques” qui composent le conseil du secrétariat du synode se réuniront afin d’étudier les réponses apportées au questionnaire qui a été distribué, au mois d’octobre, dans le monde entier.

Le synode a pour thème « les défis pastoraux concernant la famille » et il se tiendra à Rome, du 5 au 19 octobre. Sur les trente-neuf questions que comporte le questionnaire, cinq sont relatives aux catholiques divorcés et remariés ainsi qu’à l’impossibilité dans laquelle ils sont de recevoir les sacrements de l’eucharistie et de la réconciliation.

Sur ce dernier point la discussion est très vive et les pressions exercées pour que les divorcés remariés soient autorisés à communier sont très fortes dans l’opinion publique, avec le soutien d’“évêques” et de “cardinaux” de grand renom.

Aujourd’hui, en effet, dans l’Église catholique, le seul moyen, pour les divorcés remariés qui tiennent à leur second mariage, d’être admis à la communion eucharistique, c’est de faire constater la nullité de leur précédent mariage célébré à l’église.

La nullité peut trouver son origine dans de nombreuses causes et les tribunaux ecclésiastiques sont généralement compréhensifs quand il s’agit de résoudre par ce moyen des situations matrimoniales même difficiles.

Mais les tribunaux ecclésiastiques sont dans l’impossibilité de faire face au grand nombre de mariages qui pourraient être invalides. Le “pape” François a indiqué – citant à ce propos son prédécesseur à l’archevêché de Buenos Aires – que les mariages nuls pourraient représenter rien de moins que « la moitié » de ceux qui sont célébrés à l’église, parce qu’ils auraient été célébrés « sans maturité, sans se rendre compte que c’est un engagement pour toute la vie, par convenance sociale ».

Dans la plupart des cas, ces mariages invalides ne sont même pas soumis au jugement des tribunaux ecclésiastiques. Et ce n’est pas tout. Les tribunaux ecclésiastiques n’existent et ne fonctionnent que dans quelques pays, alors que de vastes parties de l’Afrique, de l’Asie et même de l’Amérique latine en sont dépourvues. Dans certaines zones où l’évangélisation est récente, la monogamie et l’indissolubilité du mariage ne sont même pas encore acceptées par la pensée commune catholique, dans un contexte persistant d’unions instables ou de polygamie.

Face à un tel état de fait, comment peut-on remédier à l’impossibilité de résoudre par voie de justice le grand nombre de remariages ?

Joseph Ratzinger, en tant que “cardinal” et aussi en tant que “pape”, a envisagé à plusieurs reprises la possibilité d’accorder l’accès à la communion aux divorcés remariés qui seraient « parvenus à la conviction en conscience motivée de la nullité de leur premier mariage tout en étant dans l’incapacité de faire la preuve de cette nullité par voie de justice ».

Benoît XVI donnait cet avertissement : « le problème est très difficile et doit être encore approfondi ».

En attendant, cependant, l’accès spontané des divorcés remariés à la communion est devenu une pratique courante, tolérée par des “prêtres” et des “évêques”, et même, ici ou là, encouragée et officialisée, comme c’est le cas dans le diocèse de Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Avec le risque de reporter tout le problème sur la conscience de l’individu et d’accroître la distance entre la conception élevée et exigeante du mariage qui apparaît dans les Évangiles et la vie concrète de nombreux fidèles.

Dans cette phase où l’on s’approche du synode consacré à la famille (!!!), le “pape” François a ouvert la possibilité d’une confrontation entre des prises de position différentes sinon opposées, contribuant lui-même à faire naître l’attente d’ »ouvertures ».

D’une part il a voulu la publication en sept langues, dans “L’Osservatore Romano” du 23 octobre, d’une note du préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, Gerhard L. Müller, qui réaffirme de manière très rigoureuse la « sainteté » et l’indissolubilité du mariage chrétien et qui rejette « une mise en conformité avec l’esprit du temps » qui consisterait à accorder la possibilité de communier aux divorcés remariés simplement sur la base de leurs choix de conscience.

D’autre part le “pape” a laissé des “évêques” et des “cardinaux” – y compris certains qui ont notoirement sa confiance, comme Reinhard Marx et Oscar Rodriguez Maradiaga – prendre publiquement position contre Müller et en faveur d’un dépassement de l’interdiction de communier.

Les partisans du changement, lorsqu’ils expliquent leur point de vue, s’appuient en dernière analyse sur la conviction en conscience des individus.

Mais la conscience est-elle l’unique moyen de résoudre le problème des divorcés remariés ?

Si l’on s’en tient à ce qui se faisait aux premiers siècles du christianisme, la réponse est non. À cette époque, la solution était différente.

 

*

 

C’est un “prêtre” du diocèse de Gênes, Giovanni Cereti, expert en patristique et en œcuménisme mais également, depuis plus de trente ans, assistant d’un mouvement de spiritualité conjugale, les Équipes Notre-Dame, qui a récemment attiré l’attention sur la manière dont l’Église des premiers siècles traitait le problème des divorcés remariés.

Cereti a fait réimprimer, il y a quelques mois, une savante étude qu’il avait publiée pour la première fois en 1977 et rééditée en 1998, sous le titre : « Divorce, remariage et pénitence dans l’Église primitive ».

La clé de voûte de cette étude – qui contient un très grand nombre de références aux Pères de l’Église qui étaient aux prises avec le problème des remariages – est le canon 8 du concile de Nicée de 325, le premier des grands conciles œcuméniques de l’Église, dont l’autorité a toujours été reconnue par tous les chrétiens.

Le canon 8 du concile de Nicée dit ceci :

« En ce qui concerne ceux qui se qualifient eux-mêmes de purs, si jamais ils veulent entrer dans l’Église catholique, ce saint et grand concile décide […] avant toute autre chose qu’ils doivent déclarer clairement, par écrit, qu’ils acceptent et suivent les enseignements de l’Église catholique : c’est-à-dire qu’ils devront entrer en communion avec ceux qui se sont mariés en secondes noces et avec ceux qui ont failli dans la persécution, pour lesquels un temps et des modalités de pénitence ont été établis, afin qu’ils puissent suivre en toutes choses les décisions de l’Église catholique et apostolique ».

 

Les « purs » auxquels le canon fait référence sont les novatiens, les rigoristes de cette époque, intransigeants jusqu’à la rupture définitive aussi bien en ce qui concerne les personnes coupables d’adultère et remariées qu’en ce qui concerne ceux qui avaient apostasié afin de sauver leur vie, même s’ils s’étaient ensuite repentis, avaient été soumis à la pénitence et avaient reçu l’absolution de leur péché.

En exigeant des novatiens, pour qu’ils soient à nouveau admis dans l’Église, qu’ils « entrent en communion » avec ces deux catégories de personnes, le concile de Nicée réaffirmait donc le pouvoir qu’a l’Église de pardonner n’importe quel péché et d’accueillir à nouveau dans la pleine communion même les « digames », c’est-à-dire les personnes coupables d’adultère et remariées, et les apostats.

Depuis cette époque, deux tendances ont cohabité au sein de la chrétienté en ce qui concerne les divorcés remariés, l’une plus rigoriste et l’autre davantage disposée à pardonner. Au cours du deuxième millénaire, la première s’est imposée dans l’Église de Rome. Mais antérieurement, pendant plusieurs siècles, la pratique du pardon a eu cours même en Occident.

Le nouveau “cardinal” Müller écrit, dans sa note publiée par “L’Osservatore Romano”, qu’« à l’époque patristique, les croyants divorcés qui s’étaient remariés civilement n’étaient pas admis aux sacrements, même après un temps de pénitence ». Mais, tout de suite après, il reconnaît que « parfois des solutions pastorales ont été recherchées pour de très rares cas limites ».

Ratzinger s’était montré plus proche de la réalité historique, dans un texte qu’il a écrit en 1998 et publié à nouveau le 30 novembre 2011 en plusieurs langues dans “L’Osservatore Romano”, qui résume de la manière suivante l’état de la question selon les plus récentes études :

« On affirme que le magistère actuel ne s’appuierait que sur un filon de la tradition patristique, mais non pas sur tout l’héritage de l’Église ancienne. Si les Pères s’en sont clairement tenus au principe doctrinal de l’indissolubilité du mariage, certains d’entre eux ont toléré, sur le plan pastoral, une certaine souplesse devant des situations particulières difficiles. Sur cette base, les Églises orientales séparées de Rome auraient développé plus tard, à côté du principe d’acribie, de la fidélité à la vérité révélée, le principe de l’économie, c’est-à-dire de la condescendance bienveillante, dans des circonstances particulières difficiles. Sans renoncer au principe de l’indissolubilité du mariage, elles permettraient, dans des cas déterminés, un deuxième et même un troisième mariage qui, par ailleurs, est différent du premier mariage sacramentel et est marqué du caractère de la pénitence. Cette pratique n’aurait jamais été condamnée explicitement par l’Église catholique. Le Synode des évêques de 1980 aurait suggéré d’étudier à fond cette tradition, afin de mieux faire resplendir la miséricorde de Dieu ».

 

Plus loin, dans le même texte, Ratzinger indique que saint Léon le Grand et d’autres Pères de l’Église « ont cherché des solutions pastorales pour de rares cas limites » et il reconnaît que « dans l’Église impériale, après Constantin, on chercha une plus grande souplesse et une plus grande disponibilité au compromis dans des situations matrimoniales difficiles ».

En effet le concile œcuménique de Nicée fut bien convoqué par Constantin et c’est précisément cette orientation qu’exprima son canon 8.

Il faut également préciser que, à cette époque-là, les personnes ayant contracté un second mariage qui étaient de nouveau admises dans la communion de l’Église continuaient à vivre avec leur nouveau conjoint.

En Occident, la période de pénitence, initialement courte, qui précédait la réadmission à l’eucharistie, s’est progressivement allongée au cours des siècles suivants, à tel point qu’elle est devenue permanente, alors que, en Orient, ce phénomène ne s’est pas produit.

Ce sont les tribunaux ecclésiastiques qui, en Occident, traitèrent et résolurent, au cours du deuxième millénaire, les « cas limites » de deuxièmes mariages, en constatant la nullité du mariage précédent. Mais en supprimant, par là même, la conversion et la pénitence.

Aujourd’hui ceux qui, à l’instar de Giovanni Cereti, attirent l’attention sur ce qui était pratiqué par l’Église au cours des premiers siècles, proposent que l’on en revienne à un système de pénitence semblable à celui qui était utilisé à cette époque-là et qui est encore conservé de nos jours, sous une certaine forme, dans les Églises d’Orient.

En étendant aux personnes qui ont rompu leur premier mariage et ont contracté une seconde union le pouvoir qu’a l’Église d’absoudre tous les péchés, on ouvrirait – affirment-ils – la voie à « une plus grande valorisation du sacrement de réconciliation » et à « un retour à la foi de beaucoup de gens qui se sentent aujourd’hui exclus de la communion ecclésiale ».

C’est peut-être à cela que pensait le “pape” François lorsque, interviewé dans l’avion qui le ramenait de Rio de Janeiro, le 28 juillet 2013, il a ouvert et fermé « une parenthèse » – selon ses propres termes – à propos des orthodoxes qui « suivent la théologie de l’ ‘économie’, comme ils l’appellent, et donnent une seconde possibilité de mariage ».

Et d’ajouter tout de suite après :

« Je crois que ce problème [de la communion aux personnes remariées] doit être étudié dans le cadre de la pastorale du mariage ».

 

15 réponses
  1. Avatar
    février 1, 2014

    Le Mariage est un point clé de la religion, puisqu’il fonde la Famille.
    Bien entendu, les modernistes sont totalement disqualifiés sur le sujet, mais ce qui est vraiment grave, c’est qu’à leur actuelle (et depuis bien longtemps), les prêtres n’en donnent aucune définition correcte. Au contraire, ils se l’approprient, l’altèrent, et par conséquent le dénaturent complètement. Qui rappelle que la virginité de la femme, de la future épouse, est une condition sine qua non ? Vraiment, des Mariages il doit y en avoir bien peu, surtout si l’on considère que les femmes ne veulent plus obéir en toutes choses à leur Mari, en cela bien souvent influencées par un prêtre…

    • Avatar
      février 1, 2014

      Le féminisme a réellement pris son essor avec le communisme.
      Qui ont été les principaux protagonistes de la révolution d’octobre en Russie ?
      Les juifs ont trustés jusqu’à 80% des sièges de direction dès la création du parti communiste.
      Quelle a été l’attitude du Vatican face à la demande de la Vierge pour la consécration de la Russie ?
      Réponse : nulle depuis Pie XI (cad depuis le départ).
      En 1974 eut lieu une assemblée de la J. O. C. rassemblant 35000 catholiques dont 45 évêques, tout ce beau monde, évêques compris accueillit Georges Marchais, dirigeant du PCF, au chant de l’internationale ( oui …)
      Un sondage de 1976 nous apprenait que 66 % du clergé Français était très favorable aux idées communistes.
      Chacun en tirera ses propres conclusions.
       
       

      • Laugier Edouard Marie
        Laugier Edouard Marie lien permanent
        février 1, 2014

        Des « Catholiques » ? ou des Modernistes ?

        • Avatar
          février 2, 2014

          Je ne comprend pas le sens de vos interrogations .

  2. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    février 2, 2014

    C’est simple Jollo, en 1974 ce n’est plus la hiérarchie catholique mais bien conciliaire. Ça fait un certain temps que vous fréquentez le blog. Vous devriez être au fait, Rore Sancitifica, l’invalidité intrinsèque des consécrations et ordinations conciliaires depuis 1968/1969.

    • Avatar
      février 3, 2014

      Vous faites tous la même erreur, qui est de croire que tout ce qui existait avant V2 était extraordinaire, et que tous les ennuis ont commencé avec le concile.
      Le communisme avoué par 66% du clergé Français n’est que la conséquence de la non consécration de la Russie par Pie XI et Pie XII.
      Les théories de Marx avaient commencé leur œuvre destructrice dans le clergé depuis belle lurette.
      L’abbé Baruel avait vu clair en 1789 en dénonçant la conduite des clercs, et la Vierge en 1846 à la Salette ne faisait que confirmer ses dires.
      Vatican II n’est que l’aboutissement, la conclusion, d’une déchéance morale du clergé qui s’est amplifiée sournoisement d’année en année.
      Vous perdez vôtre temps à épiloguer sur les diverses péripéties de V2.
      Que le pape soit pape ou pas pape, n’est qu’un détail du cloaque global qu’est V2 (je m’attend à vos hurlements).
      Le pourrissement progressif de l’Église ressemble à s’y méprendre, au pourrissement  du peuple hébreux, de Moïse à l’avènement de Nôtre Seigneur.
      Nous nous chamaillons sur les détails d’une conséquence, et délaissons l’étude des causes de la catastrophe.
      Une approche radicalement différente du problème, permettrait peut  être de déciller les yeux de beaucoup de prêtres, et leur éviterait un ralliement avec l’erreur, le mensonge et l’infamie.

      • Laugier Edouard Marie
        Laugier Edouard Marie lien permanent
        février 3, 2014

        Jusqu’à avant le concile il y avait déjà un clergé en partie vérolé. Mais la tête, le chef était Catholique et donc Pape.
        En installant Roncalli « Jean XXIII » l’ennemi à posé la première pierre visible à l’établissement d’une secte conciliaire, qui n’est pas Catholique malgré quelques apparences trompeuses.
        Se faisant l’Éclipse de l’Église a commencée.

        Dès qu’il n’y a plus la tête, tout s’effondre.
         

      • Avatar
        février 3, 2014

        Je vous rejoins entièrement là dessus Sieur Jollo.
        Il est clair que Vatican d’eux n’est que l’aboutissement de la décadence des prêtres de l’Église catholique qui s’est empirée au fil des siècles. De fait, et tout les catholiques devraient bien le méditer, ce qu’il faut considérer n’est pas tant cette confusion de l’Église catholique, pourtant terrible (Vatican d’eux, la secte moderniste etc.), que la déliquescence généralisée de son clergé. La Vierge Marie à la Salette a dit « les prêtres sont devenus des cloaques d’impuretés ». « Les prêtres », ce n’est pas quelques prêtres, ou une minorité, mais « les » exprime la généralité, voire la totalité. Et puis « cloaque d’impuretés », ça n’est pas une légère accusation.
        Enfin, ce qui est vraiment important, c’est de pointer la source du mal, de s’attaquer à la racine. De ce que j’ai vu du travail de ce blog, les attaques portent en majorité sur V2, évidemment ce n’est pas une mauvaise chose en soi, mais s’y limiter, c’est une grave erreur, car ça signifie ni plus ni moins que de cacher une grande partie de la vérité, et vérité altérée est un mensonge.
        Si l’on ne connait pas la cause, jamais l’on ne pourra trouver une solution aux conséquences. Cependant, nous approchons de la fin, et nous sommes entre les mains de Dieu. Sans intervention divine, il n’y a plus à espérer une quelconque restauration du clergé. Si l’on suppose qu’il existe encore un prêtre qui n’est pas cloaque d’impuretés, étant donné le fait que les ordinations ne sont plus valides, il sera voué à disparaître sans successeurs.
        L’important est de préserver nos Familles, de se former, de s’amender, et de prier le secours de Notre-Seigneur. Pour cela il faut faire attention à n’y laisser pénétrer aucun indésirable. On reconnait les indésirables à ce qu’ils veulent à tout prix, et bien souvent derrière votre dos, cornaquer votre bonne femme (ou vos enfants), afin de la (les) mener à la révolte contre vous. Malheureusement, à notre époque il faut compter les prêtres dans le lot, et ô combien.

        • Avatar
          février 4, 2014

          @Lars
          La vérité altérée est un mensonge.
          Quand je dis que Pie XI et Pie XII n’ont pas fait la consécration de la Russie sous la forme exacte demandée par la Vierge, sur ce blog c’est zéro commentaire, ça dérange.
          Tout le monde critique V2 en pensant  que tout était bien avant.
          Quand je prouve que bien avant le concile, l’épitre de St Paul a été falsifiée, on me répond : oui on verra ça peut être plus tard …!
          Mais à la vérité on voit bien que c’est un sujet explosif, ultra dérangeant car il y a belle lurette que la plupart des intervenants de ce blog sont probablement sous la domination de leurs épouses.
          Donc pas de bruit, pas de vagues, le statut quo n’est pas si mal, et personne n’a d’argument pour convaincre  les « bonnes femmes » (comme vous dites).
          L’attitude des prêtres (tradis, toutes tendances), sur le sujet, est peccamineuse, voire scandaleuse.
          Il est toujours plus facile de traiter les détails, mais ne dit on pas justement que le diable se cache dans les détails.
          Pour briser l’unité qui devrait être de mise entre les tradis il n’y a pas mieux que l’analyse des détails, alors que la démonstration de la globalité de la pourriture de V2 serait cent fois plus productive.
           

          • Avatar
            février 4, 2014

            Quand on voit ce que des sites comme « Bibliothèque de Combat » relaie à travers leurs pages, comme par exemple : http://bibliothequedecombat.wordpress.com/2013/12/03/la-mission-de-la-femme-est-de-sanctifier-son-mari/
            Un enseignement bien féminisé dont personne ne semble s’offusquer, tant on a oublié les véritables valeurs, et évidemment diffusé par un prêtre (comme quoi), l’Abbé Eugène GALAIS et qui plus est, en 1885.
            Détrompons nous des apparences, ce n’est pas parce que le mensonge est plus subtil, qu’il passerait inaperçu pour la plupart, que cela est moins dangereux d’un enseignement bien plus explicite comme celui de V2. Bien au contraire, plus le mensonge passe, qu’on s’en aperçoive ou non, plus il est dévastateur et funeste.
            Encore une fois, je conseille à quiconque d’aller étudier les documents présents sur le site bien nommé, Restauration de la Famille. Et comme vous dites aussi cher Jollo, là-bas, très peu d’approbation, mais bien plutôt un silence de mort, ça dérange, le sujet dérange. Pourtant n’importe qui de bonne foi reconnaîtra qu’il n’y a pas de sujet plus important, de plus essentiel à l’heure actuelle. Point d’approbation, c’est désapprobation. Or dans ce cas, s’il n’y a point de contradicteurs, ce n’est que pure lâcheté, et un abandon total de la charité, qui est de corriger, avec force s’il se doit, celui qui est dans l’erreur.

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            février 4, 2014

            Quand je dis que Pie XI et Pie XII n’ont pas fait la consécration de la Russie sous la forme exacte demandée par la Vierge, sur ce blog c’est zéro commentaire, ça dérange.

            Et vous voudriez en arriver à quoi ? À ce qui se dise que Pie XI et Pie XII n’étaient pas Pape ?
            On peut remonter loin en allant comme cela …

            La pourriture d’avant Vatican d’Eux car nous sommes évidement d’accord sur le fait que Vatican d’Eux est l’aboutissement et non le commencement, cette pourriture là ne touchait que des Hommes d’Église, des prêtres, évêques et cardinaux. Elle demeurait stable avec une hiérarchie.
            Vatican d’Eux marque un changement radical en ce sens que l’autorité Catholique a disparue, n’a pas été remplacée, et qu’une nouvelle secte s’est créée sur l’apparence de l’Église Catholique. 
             
            Et après 

            • Avatar
              février 5, 2014

              Je ne suis à la remorque d’aucunes  théories, je pourrai aussi ajouter que Léon XIII a favorisé le ralliement des Catholique à la république franc maçonne (ça non plus on en entend jamais parler).
              Le récent article de Cave sur les  vues de l’abbé Abrahamowicz confirme en tous points ce que Lars et moi même pensons.
              Que des attaques sur les conséquences et pas un mot sur les causes.
              LHR l’admet aussi quand il dit que les prêtre de Mgr Lefebvre ont été formés avec les mêmes programmes qui ont formés  les pères conciliaires ayant mis en œuvre V2.
              J’ai lu beaucoup d’articles de Virgo Maria, j’ai découvert ce blog et j’y ai trouvé la même façon de procéder : des articles moqueurs et de la haine ad hominem.
              Le fond était bon  mais la forme exécrable.
              On ne va pas chercher les brebis égarées avec un bâton mais avec un seau d’avoine, on n’attrape  pas non plus les mouches avec du vinaigre, mais avec du sucre.
              Ceci dit depuis un certain temps ça va beaucoup mieux.
               
               
               

              • Cave Ne Cadas
                février 5, 2014

                Allez JOLLO ! au boulot !!!

                …si vos articles sont bons, on vous donnera une chance de publication !!!

                 

  3. Louis-Hubert REMY
    février 4, 2014

    C’est pour cela que j’ai recherché et dépensé une vie et une fortune pour retrouver tous les auteurs antilibéraux !
    Ils avaient réponse à tout !
    Après il a fallu les faire connaître. Ce fut le travail des éditions Sant-Remi ! et des cahiers Charlemagne ! 535 textes (les meilleurs) mis en word : des milliers d’heures de travail !
    Vous comprenez combien ce travail gigantesque m’a valu attaques, mépris, moqueries. L’ennemi savait qui était un vrai combattant, qui était des rigolos. Il est navrant que les clercs qui n’étudient pas et ne connaissent pas ces auteurs aient relayé ces attaques.
    C’est dur à vivre, mais çà fait parti du paquetage !
    Ils commencent juste à être lus. Ils ne sont pas enseignés ni dans les séminaires, ni dans les écoles. Ce sera pour la prochaine génération.
    Mgr Lefebvre en créant un séminaire « comme avant », ne connaissant pas les auteurs antilibéraux (comme le Père Aubry, le maître en la circonstance) a fabriqué des clercs « comme avant ». On voit le résultat !
    Continuons à travailler, à combattre ! et si les pleureuses pouvaient travailler un petit peu au lieu de pleurer on avancerait plus.
    J’ai organisé des colloques, des séminaires pour faire connaître tout cela, et maintenant, ayant 71 ans j’espère que des plus jeunes vont prendre le relais.
    J’attends ! non pas des conseils, non pas des critiques, mais des travailleurs, aimant la vérité, non pas pour l’admirer mais pour la servir.
    Servir la vérité c’est LE Servir, car Il est la vérité.

     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      février 4, 2014

      Ah … !!!
      En lisant cet appel de l’ainé, il va de soi que nous sommes une poignée de cadet à nous sentir furieusement pointés du doigt.
      Serons nous à la hauteur du Maitre, tout le moins de ce qu’il était à nos âges …. ??
      Il y a en effet beaucoup de travail. À nous de ne pas tomber dans le découragement et de continuer (et finir) ce qui nous est imparti.

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