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LA FÊTE DE NOTRE-DAME DE LA SALETTE : Mélanie et les prêtres.

2014 septembre 19

 

Monsieur l’Abbé Jacques-Marie SEUILLOT, grand dévot de “La Salette” nous donne pour ce 19 septembre, une évocation de la bergère de La Salette avec les prêtres qui n’est pas tendre avec les mauvais prêtres dont elle a la connaissance des graves défauts…

La Salette 1950

 

« Bulletin Dominical » le N° 1639 du 14 septembre 2014

Abbé Jacques-Marie SEUILLOT.

La Salette et les Fidèles

 

Comme trop souvent dans les domaines un peu délicats, on retient l’un des aspects caractéristiques en négligeant les autres, sans grand soucis de la justice, de la vérité, de l’équité, voire du simple équilibre vertueux que doit pratiquer le Catholique moyen.

Bien entendu, le fidèle « traditionaliste » laïc et quelque peu anticlérical — parce qu’il aura compris que la crise dans l’Église est la faute principale voire exclusive de clercs haut placés — se persuade d’autant plus de cet aspect que la Sainte Vierge est venue le proclamer à La Salette. Pour ceux-là, la conviction est telle parce qu’elle repose sur les secrets de La Salette, un peu à la manière (pardon pour la comparaison très inadéquate, mais on en comprendra le sens) des Juifs s’appuyant sur la Mishna et le Talmud, écrits de rabbins et super-bibles non révélées, surpassant la Torah (la Loi révélée dans le Pentateuque).

Que Notre-Dame soit venue le 19 septembre 1846 sur la montagne de La Salette, c’est parfaitement clair : l’Église s’est manifestée très officiellement en ce sens, et le message et les secrets font partie intégrante de l’Apparition. Mais cela reste du domaine des « révélations privées » et ne saurait renverser la hiérarchie des certitudes enseignées par l’Église. Ce n’est pas la source mais une sorte de post-scriptum pour attirer l’attention : les choses vont mal dans l’Église, cela se constate depuis longtemps, la sainte Écriture en parle, Notre Seigneur annonce ces moments difficiles, nous voyons particulièrement les résultats, nous pouvons assez facilement remonter à la cause, les hommes depuis le péché originel sont bien faibles, et il y en a même de très mauvais. Tout cela donc n’est ni nouveau ni surprenant.

Ceux qui ont des yeux pour voir, peuvent en quelque sorte être confortés dans leur analyse par l’Apparition mariale de La Salette. Il ne faut donc pas s’appuyer sur La Salette pour déclarer que les choses vont mal, mais bien sur la réalité elle-même correctement observée, et éventuellement en mieux comprendre les ressorts par les éclaircissements qu’en donne l’Apparition.

 

La Salette et les Intégroïdes

 

Certains donc, du genre intégroïde, effrayés à juste titre par la révolution dans l’Église, le machiavélisme de certains dignitaires et l’effondrement d’une partie du clergé, s’appuient sur le Message de la Sainte Vierge pour mieux asseoir leur conviction. Ils ne se rendent pas compte qu’ils révolutionnent l’Ordre dans l’Église avec un principe faux. Pour faire simple, disons que la sainte Vierge n’a pas autorité sur la terre (à Lourdes, elle ne confirme pas un dogme), c’est l’Église qui la possède. Ce qui ne saurait lui interdire de venir parler et même pleurer sur notre triste sort. Et certes, ce qu’elle dit ne peut être inutile. À nous d’en faire notre profit comme il convient, et de tenir compte de ses avis pour nous protéger, nous affermir dans la Foi et nous sanctifier.

 

Mélanie de la Salette et les Prêtres

 

Sœur Marie de la Croix

Sœur Marie de la Croix,
bergère de La Salette
vers la fin de sa vie (1831-1904)

Quant aux privilégiés de l’Apparition, les deux petits bergers Mélanie et Maximin, ils ont été décriés, calomniés, comme seuls le sont, habituellement, les prêtres… La vie de Mélanie est vraiment étonnante au témoignage de nombreux témoins parfaitement crédibles.

L’abbé Bonnet, chapelain de La Salette (prêtre séculier, remplaçant les religieux, opposés à Mélanie, chassés par le gouvernement français en 1901) écrit dans les Annales de novembre 1902 : « Non, jamais tant de candeur ne survécut à tant d’années [Mélanie avec qui il s’entretenait avait 71 ans]. Jamais la franchise ne brilla de cet éclat souverain, sous aucune paupière humaine ».

Dans certaines circonstances (en privé, à des prêtres) où Mélanie doit se prononcer, elle n’est pas tendre avec les mauvais prêtres dont elle a la connaissance (toujours surnaturelle) des graves défauts.

« Ah ! si les sentinelles [c’est le sens étymologique d’évêque] avaient fait leur devoir, en premier lieu par les bons exemples, et puis en criant bien fort : “Ô [sic] loup ! ô loup !” nous n’en serions pas là. » (Lettre à l’abbé Roubaud, 15 avril 1894).

« …mais l’Épiscopat, le Clergé, les Chrétiens se dérangent-ils le moins du monde pour défendre leur foi, l’honneur de DIEU, leur culte, etc., etc. ? Ils font moins que rien !… Instruisent-ils au moins le peuple sur les vérités de la Foi ?… pas du tout !… C’est effrayant, l’apostasie, si elle n’est pas encore officielle pour tous, est un fait presque accompli par les œuvres. Les francs-maçons lucifériens n’auront pas grand combat à nous livrer, la place leur est acquise. » (Lettre au chanoine de Brandt, 22 avril 1895).

Mais comme elle les aime, les prêtres ! Dans tous ses écrits c’est du genre :

« Pauvres Prêtres, pauvres Prêtres, je voudrais bien qu’ils comprissent leur sublime vocation et que le Bon Dieu ne les mit pas entre les mains des méchants. Si le Bon Dieu voulait accepter ma vie ou n’importe quoi, je suis toute à Lui, toute à sa disposition. J’aime tant les Prêtres parce qu’ils sont les ministres de Notre Seigneur, ses lieutenants sur la terre. Ô Dieu… » (Lettre à l’abbé Le Baillif, 15 décembre 1879).

 

La Salette

 

Mélanie découvre une « Belle Dame » en pleurs

Statue en bronze sur le site de l’Apparition.
Mélanie découvre
(avec Maximin)

une « Belle Dame » en pleurs.

Apparition, le 19 septembre 1846, de la Très Sainte Vierge Marie à deux enfants sur la montagne de La Salette. Mélanie Calvat et Maximin Giraud, bergers qui ne se connaissaient pas.

 

La sainte Vierge va délivrer un message et à chacun un secret, parties intégrantes de l’Apparition.

ND de La Salette pleurant
 
Source : http://www.cassicia.com/FR/La-Salette-les-fideles-les-integroides-et-les-pretres-No_1485.htm
 

 

26 réponses
  1. Louis-Hubert Remy
    septembre 19, 2014

    « Certains donc, du genre intégroïde, effrayés à juste titre par la révolution dans l’Église, le machiavélisme de certains dignitaires et l’effondrement d’une partie du clergé, s’appuient sur le Message de la Sainte Vierge pour mieux asseoir leur conviction. Ils ne se rendent pas compte qu’ils révolutionnent l’Ordre dans l’Église avec un principe faux. Pour faire simple, disons que la sainte Vierge n’a pas autorité sur la terre (à Lourdes, elle ne confirme pas un dogme), c’est l’Église qui la possède. Ce qui ne saurait lui interdire de venir parler et même pleurer sur notre triste sort. Et certes, ce qu’elle dit ne peut être inutile. À nous d’en faire notre profit comme il convient, et de tenir compte de ses avis pour nous protéger, nous affermir dans la Foi et nous sanctifier. »

     

    Ah ces gens d’Écône ! ! !

    Ça me rappelle une conversation avec l’abbé Rioult.

    Comme je disais et développais que tout était dans La Salette, il m’interrompit pour me préciser que mon approche n’était pas assez théologique.

    Je lui répondis : pardonnez-moi ; en effet j’ai complètement oublié un paramètre important : la TSVM n’est pas passé par Écône.

    Allez les intégroïdes ! Quelle tristesse ! surtout pas d’explications par La Salette !

     

    Ah ces clercs !

     

  2. Avatar
    Abenader lien permanent
    septembre 19, 2014

    Petit résumé du post de LHR modo fertfertfertiniani :

     

    Ah ! ces gens déconnent !

    Ah c’est clair !!!

     

    ***

     

    Excusez-moi, mais je suis un gros débilos, et il y a des choses simples que je n’arrive pas à assimiler, et pour lesquelles j’ai besoin d’explications.

     

    a) vous avez fait la liste des évêques qui sont morts subitement — liste qui fait froid dans le dos —  alors qu’ils combattaient l’apparition de La Salette. Cependant, bien que j’y croie, l’Église ne commande pas de croire aux apparitions privées, n’est-ce pas ? Dans ce cas, pourquoi punir ceux qui s’y sont opposés ?

     

    b) vous parlez de l’abbé Belmont, qui n’y croit pas à La Salette. C’est bien l’abbé Belmont de Quicumque, ou s’agit-il d’un homonyme ?
     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      septembre 19, 2014

      Cher Abenader,

      pour répondre à vos questions :

      A/ Il y a une différence notable entre ne pas croire à des apparitions qui sont effectivement des révélations privées, et le fait de les combattre !! Et qui plus est quand on est prêtre.

      In médio stat virtus, aussi il ne s’agit pas pour un clerc de parler de la Salette matin midi et soir, mais d’enseigner ce qui devait l’être à ce sujet.

       

      C’est « quand même » Notre Dame qui parle …

      B/ Il s’agit bien de l’abbé Belmont de Quicumque.
       

  3. Avatar
    Abenader lien permanent
    septembre 20, 2014

    Merci cher Édouard.

  4. Avatar
    François lien permanent
    septembre 20, 2014

    Quid des tiédoïdes, des ralliéroïdes et des pré-apostoïdes ?

    Le sarcasme sied décidément bien mal aux produits d’Écône…

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      septembre 20, 2014

      C’est bien vrai !

      Ce terme là n’a aucun fondement sérieux il faut bien le dire. Par ailleurs je ne sais pas, et j’ai eu l’occasion d’en discuter plusieurs fois avec l’abbé Seuillot, qui seraient ces « intégroïdes » (sic) qui feraient de l’apparition de Notre Dame de La Salette un dogme, au dessus des autres dogmes.

       

      http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

      • Charles
        Charles lien permanent
        septembre 23, 2014

        Cher Édouard,

        Vous qui avez l’air de bien connaitre cet Abbé Seuillot, pouvez-vous me dire s’il est officiellement pour la « thèse » ?

        • Edouard-Marie Laugier
          Edouard-Marie Laugier lien permanent
          septembre 23, 2014

          Partisan de la Thèse en effet.
          Mais sans doute parce qu’il n’a pas suffisamment de compétences pour comprendre.
           
          Pourtant c’est simple :

          « Il est impossible qu’un même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps et sous le même rapport à une même chose » Aristote

          Comprendre :

          Il est impossible que l’attribut (fonction de Pape) appartienne (matériellement) et n’appartiennent pas (pas formaliter) en même temps (actuellement) et sous le même rapport (celui de la Foi Catholique) à une même chose (un personnage ex : les pseudos papes).
          Un personnage ne peut pas exercé matériellement une fonction de Pape Catholique tout en ayant pas formellement la Foi Catholique.
          La Thèse est un tissu d’âneries anti-thomiste.

          Ses partisans se cachent derrière le paravent malhonnête d’une grande science d’intellectualiste, de « théologiens » pour prétexter des subtilités qui nous empêcherait, nous pauvres laïcs de comprendre …

          Pour le clerc il faut être « initié » si on peut dire à Écone pour être un théologien compétent afin de comprendre comment faire son Salut.
           
          C’est de l’enfumage !
           

        • gg
          février 24, 2016

          L’Abbé Seuillot a même été la cheville ouvrière de l’édition de la Thèse, et son mail actuel est bien évocateur du sujet…

          Connaissant l’épaisseur intellectuelle de l’Abbé, par ailleurs ingénieur surdiplomé, il me parait un tantinet dérisoire de l’affubler d’une insuffisance de « de compétences pour comprendre »…

          On peut déplorer les errements des néo-thésards.. ; sans nécessairement mépriser la terre entière…
           

          • Edouard-Marie
            Edouard-Marie lien permanent
            février 25, 2016

            Au demeurant il ne faut pas lier Mr l’abbé Seuillot, et son ami l’abbé Belmont, à l’Institut Mater Boni Consilii, que les deux abbés ne peuvent pas voir en peinture, du fait des ‘sacres sans Mandats’ Romain de Mgr Guérard et de Mgr Stuyver, et des ordinations sacerdotales qui en découlent.

             

            De fait, les abbés Seuillot et Belmont ne partagent en rien les développements thésardeux de l’IMBC.

            Je ne suis pas certain qu’ils considèrent de manière ferme et établie la secte conciliaire comme étant matériellement l’Église Catholique, mais l’abbé Seuillot soutenait cependant que les « évêques » conciliaire ne pouvaient être qualifié d’hérétique formels, qu’ils n’avaient pas quitté officiellement l’Église Catholique et que s’ils se convertissaient, ils garderaient « rang d’évêque ».
             

            • Cave Ne Cadas
              Cave Ne Cadas lien permanent*
              février 25, 2016

              …donc c’est du pareil au même !!!
               
              Tout ce ‘beau monde’ ferait mieux d’étudier « RORE-SANCTIFICA », la plume à la main…
              …et se rendrait compte que la Vérité EST dans l’invalidité des « nouveaux ‘rituels' » de la secte marrane Conciliaire…
              …et que ces foutus « évêques » con(s)-ciliaires ne sont rien que des pitres (laïcs) déguisés [quelques fois pour les plus sincères] en prêtres ou en évêques…
               

               

              • Edouard-Marie
                Edouard-Marie lien permanent
                février 25, 2016

                Non ce n’est pas exactement la même chose.

                Les deux compères ne vont pas aussi loin dans la Thèse, elle reste quelque peu figée à l’époque de Mgr Guérard.

                Outre-plus, ils savent pertinemment que les pitres conciliaires ne sont pas validement sacrés.

                Simplement ils ne font pas échos au travail de Rore Sanctifica, ce qui est certes déplorable.

                Et enfin, ils n’ont pas le même pouvoir du nuisance que l’IMBC.

                Il convient d’être précis.
                 

  5. Avatar
    Hagetmau lien permanent
    septembre 20, 2014

    Quand la Mère du Créateur de toutes choses descend du Ciel pour mettre les hommes en garde, c’est que l’heure est grave et le moins que nous puissions faire c’est de prêter attention à ce qu’elle nous dit. Que sont de simples prêtres, de simples évêques, de simples cardinaux, de simples papes face à La MÈRE de DIEU ?… Qui sont-ils pour oser remettre en question ces avertissements, qui sont-ils pour trafiquer des prières directement enseignées par le Ciel (comme « Auguste Reine des Cieux ») ? Dans le cas de La Salette, Pie IX et Léon XIII ont bien compris et furent des protecteurs de Mélanie en butte aux persécutions d’ennemis cléricaux féroces, ennemis à propos desquels la Sainte Vierge avait dit : « Les prêtres sont devenus des cloaques d’impureté ». À voir ce qui se passe aujourd’hui (cloaques de mœurs, cloaques doctrinaux, …) c’était plutôt bien vu, et cela dès 1846 !…
     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      septembre 20, 2014

      Exactement, les prêtres sont devenus des cloaques d’impuretés !
      Et cela ne s’est certainement pas arrangé maintenant.

      Ce qui fait que aujourd’hui les clercs ne parlent plus de La Salette, et les clercs qui en parlent, comme Mr l’abbé Seuillot sont ennuyés par ces accusations directes contre le sacerdoce, donc contre eux !!

       

      Au lieu, messieurs les abbés, de chercher des excuses pour ne pas voir retomber sur vous l’accusation de Notre Dame, prenez là comme telle et agissez de la manière opposée à ce qui est reproché aux clercs, prenant le contrepied de milliers de prêtres et évêques qui hélas confirment par leurs attitudes * que Notre Dame n’est pas venue parler en vain.

       


      * Sur les attitudes des clercs les faits et les noms sont connus, et scandalisent encore et toujours … et ils continuent malgré des dénonciations publiques !
      Les laïcs ne sont pas les seuls à devoir aller se confesser !
       

    • Avatar
      Abenader lien permanent
      septembre 20, 2014

      En effet. Et lorsque l’on met en parallèle l’exorcisme de Léon XIII et le « l’Église sera éclipsée… » de La Salette, on a, avec une précision surprenante, la prophétie de la vacance actuelle.

       

      Domine ! Salve nos : perimus !
       

  6. Louis-Hubert Remy
    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      septembre 20, 2014

      Et pourtant les deux ne peuvent pas se voir en peintures …

  7. Avatar
    hagetmau lien permanent
    septembre 20, 2014

    Bien vu, E.M. Laugier.

    La Salette (idem pour Fatima) agit comme un « révélateur photographique », traçant une ligne de partage, définissant les deux camps. Il n’y a pas de milieu ou de moyen terme : ou on est un défenseur de la Salette et de Mélanie (un « mélaniste » comme disent les opposants avec mépris) ou on est un ennemi de la Salette avec tout ce que cela implique de conséquences (voir la liste des clercs morts de façon terrible). Et tout compte fait il vaut mieux être du camp de la Sainte Vierge …
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      septembre 20, 2014

      QUESTION : pourquoi la grande majorité des clercs ignore volontairement ou ne prend pas (suffisamment) en compte les analyses (basées sur la doctrine catholique et les auteurs antilibéraux) des laïcs ?

      RÉPONSE : parce que ce sont des clercs !!! Et que comme tels, leur mépris du laïc n’a d’égal que leur orgueil clérical……

      En 2014, le cléricalisme a encore de beaux jours devant lui……!
       

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        septembre 20, 2014

        D’ailleurs, le combat sur l’invalidité des rites de 1968 a été mené quasi exclusivement par des laïcs.
        Quelques prêtres ont étudiés, mais c’est le C I R S qui a tranché d’une manière définitive, avec une démonstration irréfutable et irréfutée à l’invalidité. Un non Catholique peut comprendre sans peine les travaux de Rore, d’où l’excellente pédagogie …

        Mais apparemment les prêtres, les Sacrements, ils en ont « rien à fiche ».
         

  8. Avatar
    Joseph-Marie lien permanent
    septembre 20, 2014

    AU SUJET de  « Pour faire simple, disons que la sainte Vierge n’a pas autorité sur la terre » !!!!

     

    « Ab Ecclesia » – « Ab Maria »
    Mes très chers frères, nous allons souligner l’opportunité de la fête que nous célébrons eu égard à la situation dans laquelle se trouve l’Église. Nous avons déjà dit ensemble que, selon le Concile de Trente, la Messe est offerte « ab ecclesia per Sacerdotes ». Per Sacerdotes, c’est inéluctable, puisque la force sacramentelle du sacrifice exige un sacerdoce ministériel. Mais il y a également, primordialement, ab ecclesia, c’est-à-dire toute messe, en droit, est impérée par l’Église et donc en fait par celui qui a l’Autorité dans l’Église. En sorte que le sacrifice qui est offert,  qui est substantiellement  celui du Christ, reste même à l’intérieur de l’Église, en ce qui concerne l’Église expressément le sacrifice du Christ, et ainsi c’est d’ailleurs l’unité du sacrifice qui se trouve assurée : toute messe est en droit offerte ab ecclesia par intimation du Pape, cela par la hiérarchie et par les pouvoirs qui sont communiqués aux prêtres. Or actuellement ce point est   clos ; et si cette chose n’est pas sensible, elle n’en est pas moins très très grave. C’est l’économie de l’Église elle-même, qui se trouve mise en cause, et c’est en fait l’unité du sacrifice qui est également compromise, sur un point secondaire, il est vrai, mais enfin il n’y a pas de détail dans les choses de Dieu, et cela donc, nous devons en souffrir ; il y a un manque, il y a un état de privation dans toutes messes, même celles qui sont les plus correctes, les plus conformes à ce qu’elles doivent être, il y a dans toutes messes un état de déficience, une privation eu égard à cette intimation absente. Et nous pouvons dans ces circonstances extrêmes, auxquelles il n’y a pas de remède, pas de remède humain sur ce point, nous pouvons nous tourner vers la Très Sainte Vierge : « habeamus cum fiducia » adressons-nous à Elle avec confiance ; il n’est pas question de dire qu’il ait un remplacement parce que l’ordre sacramentel est l’ordre sacramentaire, et donc l’Église en tant qu’institution ne peut pas être remplacée par autre chose qu’elle-même, c’est le drame que nous vivons, mais cependant il y a une suppléance ; s’il n’y a pas remplacement il peut y avoir suppléance, c’est-à-dire l’effet qui est produit par l’intimation de l’Église, la conséquence de l’ « ab ecclesia »  peut très bien être réalisée par la Très Sainte Vierge même, et d’une manière plus précise, par Dieu, il suffit pour le comprendre de revenir à l’origine des choses, à la source des choses : comment Jésus fonde-t-il l’Église, c’est à une communication qui est issue de Lui-même, a d’abord primordialement pour objet Lui-même. Lui-même en état de sacrifice. Et puis, cette communication constitue par ordre les membres de l’Église et parmi eux, ceux qui ont pouvoir, plus précisément de perpétuer l’Église. Eh ! bien Jésus donne aux prêtres, aux évêques, au Pape, donne prise par le pouvoir qu’Il leur communique ; Il leur donne prise sur cette communication même dans laquelle Il fonde l’Église. Et donc il y a premièrement, en vertu du sacerdoce, une prise sur la communication physique que Jésus fait de Lui-même, c’est le sacrifice de la Messe, et il y a par l’épiscopat une prise sur les membres de l’Église qui sont le corps mystique du Christ. Et cela donc c’est pour ainsi dire irrécupérable ; c’est-à-dire que  cela ne peut être que comme cela. Et cependant cette communication que Jésus exerce, et qu’Il exerce par les prêtres à qui Il donne pouvoir sur sa propre communication ; cette communication, elle appartient à la Très Sainte Vierge en droit. Cela est un mystère que nous devons adorer ; Tout ce qui émane de Jésus, parce que Lui-même procède de Marie, et parce qu’Il a voulu associer la Très Sainte Vierge à sa propre œuvre rédemptrice, à cause de cela, tout ce qui émane de Lui en droit, émane d’Elle. Et donc, la prise que Jésus a communiquée  à Son Église sur ce qui émane de Lui, et qui constitue l’Église ; cette sorte d’autoréflexion en Sa personne et de l’Église elle-même, parce que l’Église prend possession d’elle-même en vertu du pouvoir que Dieu exerce sur elle, cela c’est vrai ici en un autre sens plus intime, plus personnel, plus caché. Cette communication sur laquelle l’Église a prise, sur laquelle le Pape, les évêques, les prêtres ont prise sur cette communication Marie a prise, Elle d’abord. C’est ce mystère qu’aujourd’hui nous devons contempler. Et s’il y a une déficience, actuellement, dans l’état de privation,  dans la prise de conscience que l’Église fait de son propre privilège, nous pouvons bien penser que la Très Sainte Vierge le sait, le porte, qu’Elle le vit, et par conséquent, quant à l’effet qui est produit, quant à la conséquence qui doit résulter de cette prise de possession de la communication exercée par le Christ par l’Église, quant à l’effet donc, la Très Sainte Vierge arrange ; Elle fait comme si, Elle fait que les choses soient comme si. Il suffit que nous lui demandions, que nous nous tournions vers Elle, et je ne vous apprends rien, tous nous savons cela, mais cependant ce point, même parmi les traditionalistes est un peu obscur ; on ne fait pas attention à cela, et cependant c’est peut-être le point le plus important parce que c’est le culte même de Dieu qui est là en cause ; c’est la splendeur du Sacrifice, c’est l’économie du Sacrifice qui se trouve mis en état de dégradation, et l’una-cum ne fait que se greffer là-dessus, pour ainsi-dire, la querelle de l’una-cum est une question parasite, pour ainsi-dire, par rapport à celle de la doctrine que nous venons de rappeler. Eh ! bien, la Très Sainte Vierge est là, et puisque nous ne pouvons pas dire que la messe soit « ab Ecclesia », nous pouvons, nous devons dire qu’elle soit : « ab Maria » La Très Sainte Vierge assiste autrement par le lien personnel qu’elle a avec Notre-Seigneur, elle a prise sur cette même communication qui est pour l’Église constituante, constituante pour l’Église, aussi bien de chaque fidèle que de ceux qui, dans l’Église exercent des fonctions. La Très Sainte Vierge Marie a prise sur tout cela ; Elle est Mère, Elle est Mère de l’Église, Elle est Mère des fidèles, Elle est Mère de ceux qui ont pouvoir dans l’Église, Elle est Mère de tous et de chacun et donc Elle a prise sur cette communication…. Et donc Elle est qualifiée, et dans son cœur ; On peut imaginer un dialogue pour dire à Jésus l’hommage de ces messes que nous célébrons ; c’est lui qui en donne la substance, mais l’hommage des messes doit revenir d’abord à Lui, Il est l’auteur et le consommateur de la foi, Il est l’auteur et le consommateur du sacrifice. Eh ! bien, cette valeur d’hommages propres, les messes ne l’ont plus par la voie hiérarchique, par la voie de l’Église, parce qu’ils ne sont pas proclamés et, affirmés ; ils  ne peuvent pas être vécus en étant : « ab Ecclesia ». Ce qui leur  manque du côté de l’Église, provisoirement éclipsée, c’est la Très Sainte Vierge Marie qui peut le leur rendre. Encore une fois, ce n’est pas un remplacement, c’est une suppléance. Nous pouvons observer que la Très Sainte Vierge opère dans son cœur maternel l’accueil et le désir de ses enfants frustrés, parce que son Cœur est d’abord, en premier lieu, et Elle supplée par les sentiments de son Cœur, par sa fidélité, par sa veille, par sa prière, par la continuation de la Corédemption qu’Elle a acquise dans le ciel, par tout cela, Elle fait que chaque messe qui, provisoirement ne peut pas être « ab Ecclesia », chaque messe soit : « ab Maria ». 
     
        Mgr L.M. Guérard  des Lauriers

     

     

    • Edouard-Marie Laugier
      Edouard-Marie Laugier lien permanent
      septembre 20, 2014

      C’est quand même autre chose que la bouillie actuelle de l’évêque Williamson.
      Merci Joseph-Marie pour cette citation.

  9. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    septembre 22, 2014

    La Très Sainte Vierge Marie, Co-Rédemptrice et Médiatrice de toute grâce, n’a pas autorité sur la terre, mais comme son titre l’indique toutes les grâces passent par elle, et elle nous dit : « Faites tout ce qu’Il vous dira », elle nous place sous l’autorité du Roi des rois. Ad Jesum per Mariam.
     

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    combat pour la vie eternelle lien permanent
    février 13, 2016

    Nous voyons sur la médaille miraculeuse Marie ayant sous ses pied le globe de la terre. En tant que Co-Rédemptrice, Elle a mérité d’être la Mère de tout les hommes. Sans passer par Marie pouvons-nous aller a Jésus ? En ce sens, Elle a toute autorité sur la terre.

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    Combat pour la vie éternelle lien permanent
    juin 7, 2016

    MARIE TRÈS SAINTE  « REINE DE L’UNIVERS CRÉE »

    Le Christ transmet sa Royauté à Marie sa Mère et sa Corédemptrice.

    Jésus Christ, Créateur et Rédempteur de toutes les créatures fait participer la Sainte Vierge à sa royauté.

    En tenant compte du fait que Jésus Christ, en tant que Créateur et Rédempteur de toutes les créatures du ciel et de la terre est Roi de l’univers créé, nous nous demandons si  Marie, en tant que sa Mère et sa Corédemptrice, est aussi Reine de l’univers créé.

    La réponse à notre question est amplement donnée et documentée par Pie XII dans son Encyclique « Ad Caeli Reginam » dont nous rapportons quelques passages ;

    [ Dès les premiers âges de l’Église Catholique, le peuple chrétien fût montés vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale….. Mère du divin Roi Jésus Christ… Considérant les relations étroites qu’unissant la Mère au Fils (le peuple chrétien) a reconnu sans peine la dignité royal suprême de la Mère de Dieu. C’est pourquoi il n’est pas étonnant que les anciens écrivains ecclésiastiques…aient déjà appelé Marie « la Mère du Roi », « la Mère du Seigneur » montrant clairement qu’en vertu de la dignité royale de son Fils Elle possédait une grandeur et une excellence à part… Les théologiens de l’Église ont élaboré la doctrine selon laquelle ils appellent la Très Sainte Vierge Reine de toutes les créatures, Reine du monde, Souveraine de l’univers… Cependant la bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu Elle joua dans l’œuvre de notre salut éternel un rôle des plus éminents… Comme le Christ pour nous avoir racheté  est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont Elle contribua à notre rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l’offrant volontairement pour nous. ]

    En conclusion, le Magistère de l’Église nous enseigne que Marie est Reine de l’univers créé que ce soit en tant que Mère de Dieu qu’en tant que Corédemptrice.

    La Très Sainte Vierge Marie a toute autorité sur la terre.
     

     

    • Edouard Marie
      Edouard Marie lien permanent
      juin 8, 2016

      Ça va faire bondir l’abbé Seuillot de son fauteuil s’il lit ça.   :lol:

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