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François demande pardon à la Secte vaudoise

2015 juin 25

 

Après « La purification de la mémoire » qui était « une démarche effectuée dans le cadre de la repentance de l’Église catholique » en l’an 2000 afin de :

  • demander pardon pour les erreurs commises par l’Église dans l’Histoire (croisades, croisade des Albigeois, etc.)
  • pardonner.

Des démarches préliminaires ont eu lieu entre 1979 et 1992 au sujet de l’affaire Galilée ; entre 1995 et 1998 au sujet de la Shoah…

Cette démarche qui faisait partie des souhaits de l’anti-pape Jean-Paul II plusieurs années avant l’an 2000… a ouvert de nombreuses « repentances » chez ses successeurs, Bénoïte I (alias B16) et maintenant François Ø (qui ne veux pas qu’on l’appelle F1)…

La demande de pardon de l’anti-pape François à la Secte vaudoise a été l’événement de ce lundi matin, 22 juin, à Turin : c’était la première fois qu’un pape (ou faux pape) entrait dans un temple vaudois, sous le signe de la “fraternité qui unit tous ceux qui croient en Jésus-Christ”. (dixit Anita Bourdin de ZENIT.org de Rome, le 22 juin 2015)

 

papeFrancois (g) est accueilli par le pasteur Eugenio Bernardini (d) Moderateur de la Table Vaudoise à Turin, le 22 juin 2015

François Ø (g) est accueilli par le pasteur Eugenio Bernardini (d) Modérateur de la Table Vaudoise à Turin, le 22 juin 2015

(Radio Vatican) Au deuxième jour de son déplacement dans le Piémont, dans le nord-ouest de l’Italie, François a rencontré lundi matin la Secte évangélique Vaudoise. Devant les représentants de cette dernière, le clown Blanc a demandé pardon au nom de « l’Église catholique » (pour laquelle il usurpe le Siège Apostolique) pour « les attitudes et les comportements non chrétiens, même non humains, que, dans l’Histoire, nous avons eu contre vous ». « Au nom du Seigneur Jésus Christ, pardonnez-nous ! » a clamé l’anti-Pape.

 

Une visite et un pardon historiques du Clown Blanc à la secte Vaudoise

Une visite et un pardon historiques du Clown Blanc à la secte Vaudoise

Ce dernier regrette que les « frères » « n’acceptent pas leurs différences et finissent par faire la guerre les uns contre les autres ». Il « ne peut que s’attrister face aux différends et les violences commises au nom de la propre foi ». Le Sous-pape demande « au Seigneur de nous donner la grâce de nous reconnaitre tous pécheurs et de savoir nous pardonner les uns les autres » (ça m’étonnerai qu’il soit entendu !), car il faut que « s’ouvre de nouvelles routes pour vivre notre fraternité, ce à quoi nous ne pouvons pas nous soustraire » : ainsi le Clown Blanc a demandé pardon.

 

« De la part de l’Église catholique, je vous demande pardon pour les attitudes et les comportements qui ne sont pas chrétiens, parfois non humains, et que, dans l’Histoire, nous avons eus contre vous. Au nom du Seigneur Jésus-Christ, pardonnez-nous ! »

a imploré François dans le temple de la secte Vaudoise de Turin.

Temple de la secte Vaudoise de Turin

Mais ces « dernières années », le Sous-pape s’est réjoui de la « redécouverte de la fraternité qui unit ceux qui croient en Jésus Christ et qui ont été baptisé en son nom ». Cela « nous permet de cueillir le profond lien qui nous uni déjà, malgré nos différences, poursuit le Clown Blanc. Il s’agit d’une communion encore en chemin. » Et à François Ø d’espérer qu’elle « puisse devenir pleine et visible, dans la vérité et la charité », grâce à « la prière, la conversion personnelle continuelle et communautaire et avec l’aide des théologiens ».

L’anti-Pape s’est aussi dit « reconnaissant » envers le Seigneur (!!!) en constatant que « les relations entre catholiques (conciliaires) et les vaudois aujourd’hui sont toujours plus fondées sur le respect mutuel et la charité fraternelle ». Dans les faits, cela passe par exemple par la collaboration pour la publication en italien d’une traduction interconfessionnelle de la Bible, par les ententes pastorales pour la célébration du mariage et, plus récemment, par la rédaction d’un appel conjoint contre la violence faite aux femmes.

L’unité, selon le Sous-pape, ne signifie cependant pas « uniformité ». François Ø reconnait à tous les « frères » une « même origine », bien qu’ils « ne soient pas identiques » : les communautés chrétiennes n’avaient pas toutes « le même style, ni la même organisation interne », explique-t-il. Parfois même, à l’intérieur de la même petite communauté y avait-il « divers charismes ». Également « l’annonce de l’Évangile pouvait être différent ». Mais nous « sommes appelés à continuer de cheminer ensemble », notamment dans l’évangélisation, « un cadre dans lequel s’ouvrent de vastes possibilités de collaboration », pour « aller ensemble à la rencontre des hommes et femmes d’aujourd’hui, qui semblent parfois tellement distraits et indifférents ».

Un autre domaine dans lequel les deux Secte-églises peuvent travailler ensemble, selon François : « le service à l’humanité qui souffre, aux pauvres, aux malades, aux migrants », aux « derniers ».

La secte Vaudoise, ou Table vaudoise, est née au XIIème siècle, quatre siècles avant la « Réforme de Luther ». Après avoir été déclaré hérétique un siècle plus tard, elle a été victime de persécutions (selon Eux !). Elle compte aujourd’hui 45’000 fidèles, dont 30’000 en Europe, surtout en Italie du nord.

 

Table vaudoise réunie à Torre Pellice

Table vaudoise réunie à Torre Pellice

 

Charles Beckwith, Lt. Colonel Anglais, Bienfaiteur des Vaudois.

Charles Beckwith, Lt. Colonel Anglais, Bienfaiteur des Vaudois.

 

L’antipape François a aussi rendu hommage à l’excommunié pour hérésie Jean Hus, figure de la Réforme protestante…

Jan Hus

Une délégation de l’église (secte) Hussite et de l’église (secte) Évangélique (luthérienne) de la République tchèque était présente à Rome lundi 15 juin.

 

6 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    juin 26, 2015

    Revue d’histoire de l’Église de France (1936) :

    « La plupart des sectes hérétiques qui ont surgi en si grand nombre au Moyen Âge, au cours du xviie siècle surtout, procédaient d’une tendance commune, à savoir une réaction vigoureuse contre les abus qui s’étaient développés dans l’Église à cette époque. Enrichi par les offrandes de toute nature, et surtout par les dons de terres que lui prodiguaient les souverains, les seigneurs ou même les simples fidèles, le clergé chrétien risquait de perdre son caractère primitif et de devenir infidèle à sa mission. Trop engagé dans la société féodale, préoccupé de jouir des biens et revenus dont la possession était liée à l’exercice des charges ecclésiastiques, depuis les plus hautes jusqu’aux plus humbles, il négligeait de remplir un de ses devoirs essentiels, qui consistait à répandre par la prédication la parole divine, et donnait aussi le fâcheux exemple d’une existence peu conforme aux maximes évangéliques. Comment s’étonner que l’autorité morale de l’Église en ait été fortement diminuée, et qu’on ait vu se former, sur plusieurs points de l’Occident, des groupes rebelles à ses enseignements ? Le remède à cette crise si grave devait sortir du sein même de l’Église : ce furent la naissance et le développement rapide de nouveaux ordres religieux dits « Ordres mendiants », parce qu’ils professaient un renoncement absolu aux biens temporels, et prétendaient ne tirer leurs ressources que des seules aumônes. L’austérité de leur vie, leur zèle de prédicateurs les rendirent vite populaires. Dès lors les sectes dissidentes, dénoncées par le Saint-Siège et poursuivies avec rigueur, ne tardèrent pas à s’éteindre. La plus dangereuse, celle des Cathares ou Albigeois, répandue surtout dans le Midi de la France, contre laquelle fut menée une véritable croisade et dressé le redoutable appareil de l’Inquisition, avait à peu près disparu au xive siècle. Il en fut autrement de celle des Vaudois, dits aussi « Pauvres de Lyon ». Seule entre toutes, elle survécut à toutes les persécutions, qui redoublèrent de violence jusqu’à la fin du xve siècle, sans réussir à la détruire. Le puissant mouvement de la Réforme religieuse du xvie siècle lui donna même un regain de vie. Sans se confondre toutefois avec aucune des églises Protestantes, l’église Vaudoise s’est maintenue intacte jusqu’à nos jours. Elle conserve encore dans notre région du Sud-Est, en particulier dans nos vallées alpestres, un certain nombre de fidèles. En Italie même, elle possède un statut légal, un chef, M. Emilio Comba, qui s’est constitué aussi son principal historien ; il existe une Société, présidée par M. Teofilo Gay, vouée spécialement aux recherches historiques qui la concernent. Les Vaudois ont fait, depuis le xviie siècle et jusqu’à nos jours, le sujet de vives discussions et ont été étudiés avec intérêt, souvent avec sympathie, par des savants de toute religion, tant protestants que catholiques.

     
    Ce n’est pas seulement la surprenante vitalité de leur secte qui a ramené sur eux l’attention des érudits : c’est aussi la physionomie originale qu’elle a toujours revêtue, et surtout la simplicité de vues de son fondateur, et le but vraiment élevé qu’il paraît s’être proposé. Traité d’abord avec bienveillance par les plus hautes autorités ecclésiastiques, même par le pape, le bourgeois lyonnais que les historiens appellent communément Pierre Valdo, et dont ses disciples ont tiré leur nom, peut être considéré comme un précurseur malheureux de saint François, le poverello d’Assise. »

     
    Pouzet Philippe. Les origines lyonnaises de la secte des Vaudois. In : « Revue d’histoire de l’Église de France ». Tome 22. N°94,
    1936. pp. 5-37.
     

     

  2. Charles
    Charles lien permanent
    juin 26, 2015

    la secte des Vaudois (1170-1215)
     

    « De la secte des vaudois et premièrement de ses origines et de ses débuts. La secte et l’hérésie des vaudois ou pauvres de Lyon prit naissance vers l’an du Seigneur 1170. Son auteur et responsable fut un habitant de Lyon nommé Vaudès, d’où le nom de ses sectateurs. Il était riche, mais, ayant abandonné tous ses biens, il se proposa d’observer la pauvreté et la perfection évangélique à l’instar des apôtres. S’étant fait traduire en langue vulgaire les Évangiles et quelques autres livres de la Bible ainsi que quelques passages tirés des saints Augustin, Ambroise, Jérôme et Grégoire, distribués sous des titres que lui et ses partisans appelèrent sentences. Il se mit à les lire avec beaucoup d’assiduité mais sans y comprendre grand-chose, de sorte que, gonflés d’orgueil, bien qu’ils fussent peu instruits, ils finirent par usurper la fonction des apôtres ; péchant de présomption, ils osèrent prêcher l’Évangile dans les rues et sur les places publiques. Ledit Vaudès fut suivi par un grand nombre de disciples des deux sexes, qu’il envoyait à son tour prêcher en les rendant ainsi complices d’une telle présomption. 

    Ces gens, bien qu’étant ignorants et illettrés, parcouraient les villages et pénétrant dans les maisons, les hommes comme les femmes, prêchant sur les places et même dans les églises, les hommes surtout, ils répandirent partout autour d’eux une foule d’erreurs. 

    Convoqués par l’archevêque de Lyon, le seigneur Jean Belles-Mains, qui leur interdit d’être si présomptueux, ils refusèrent de lui obéir, soutenant, pour pallier leur folie, qu’il fallait obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, car Dieu avait enjoint aux apôtres de prêcher l’Évangile à toute créature. C’est ainsi que, s’appliquant à eux-mêmes ce qui était réservé aux apôtres, dont ils se proclamaient les imitateurs et les successeurs par une fausse profession de pauvreté et sous l’image déguisée de la sainteté, ils méprisaient prélats et clercs, parce qu’ils étaient pleins de richesses et vivaient dans les délices. Aussi, désobéissants par leur arrogante usurpation de l’office de la prédication, et puis coutumaces, furent-ils excommuniés et bannis de leur ville et leur patrie. Finalement, convoqués au concile qui se tint à Rome avant celui du Latran, ils y furent jugés comme schismatiques entêtés et ensuite condamnés comme hérétiques. S’étant multipliés et répandus dans la province et les régions voisines jusqu’aux confins de la Lombardie, séparés et retranchés de l’Église, ils se mêlèrent à d’autres hérétiques, dont ils absorbèrent les erreurs, de sorte qu’ils mêlèrent à leurs élucubrations les erreurs et les hérésies des hérétiques antérieurs ». 

    Source : Bernard Gui, Manuel de l’Inquisiteur, éd. G. Mollat, t.1, Paris, 1926, « Les Classiques de l’histoire de France au Moyen Âge », p. 34-39.

     

  3. Charles
    Charles lien permanent
    juin 26, 2015

    …et les traditionalistes français demandent pardon à François Zéro d’avoir pu, dans un accès d’aveuglement, le prendre pour le vrai Pape de la Sainte Église Catholique !!!!!!!!!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
     

     
    Ben quoi ? On n’a plus le droit de rêver ?!…
     

  4. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    juin 27, 2015

    C’est parfaitement logique et cohérent.

    Reconnaissons à nos ennemis, que dans leur inversion diabolique,  ils ont le mérite d’aller jusqu’au bout.

    C’est extrêmement intéressant pour étayer l’implacable réalité et véracité du constat que la secte conciliaire n’est pas l’Église Catholique.

     

    • Charles
      Charles lien permanent
      juin 27, 2015

      Cher Édouard-Marie, vous avez parfaitement raison ! Non seulement la logique est évidente et cohérente, mais nous avons la parfaite démonstration que ces personnages de la secte ne sont et ne peuvent être d’Église……

      Le seul et vrai mystère d’iniquité, c’est l’aveuglement (châtiment non seulement des péchés en amont, notamment des clercs, mais aussi de leurs idolâtries psycho-affectives actuelles, de leur pusillanimité, de leur manque de « radicalité » et de l’amour de leurs œuvres) de l’immense majorité des clercs et laïcs traditionalistes d’aujourd’hui.

      Nul ne devrait appeler à la conversion hypothétique de son prochain, avant que de s’être converti soi-même et d’en avoir goûté les fruits amers mais consolants de l’humilité et du total abandon.

      Bref ! Que de chemin avons-nous encore à parcourir !…

      Kyrie Eleison.
       

      • Charles
        Charles lien permanent
        juin 28, 2015

        Note explicative sur l’aveuglement des clercs :
        « Les péchés de l’intelligence, l’orgueil, le refus de croire et d’obéir sont appelés ténèbres :
         
        — parce qu’ils sont d’épaisses et noires émanations du cœur trouble et corrompu qui fuit la lumière de la Vérité et les reproches de la conscience.
         
        — parce qu’ils privent l’âme de la lumière du Soleil Éternel qui l’eusse rendue pure et féconde. — Parce que les ténèbres du péché font jaillir les éclairs et la grêle des châtiments divins
         
         
        — parce que les ténèbres progressent et s’aggravent mutuellement, séparant les hommes de Dieu et les hommes entre eux dans une confusion totale où les pécheurs aveuglés s’entre-déchirent. »
         

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