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« FRANÇOIS, C’EST PAR TOI QUE JE MEURS !!! »

2015 octobre 14
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par Pierre Legrand

 

« François, c’est par Toi que je Meurs !!! »

 

François m'a tuer

 

Ce cri déchirant, mais pitoyable, vient d’être lancé par M. l’Abbé Beauvais, F$$PX, dans une longue et remarquable allocution devant la « nonciature apostolique » (sic!) à Paris…

 

Il faut lire intégralement cette allocution de l’Abbé qui rappelle ce que devrait rappeler tout prêtre véritablement catholique.

Hélas, mille fois hélas, la “voie sans issue” de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, s’exprime en conclusion de tous ces excellents rappels et vient comme neutraliser cette saine et opportune réaction d’un prêtre de Jésus-Christ.

VOIES SANS ISSUES" width="400" height="224" srcset="https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/10/Dead-End-fsspx-civitas.jpg?w=800 800w, https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2015/10/Dead-End-fsspx-civitas.jpg?resize=300%2C168 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />

Il serait trop long et fastidieux de soumettre mes lecteurs à une analyse trop détaillée de toutes les assertions de l’Abbé. Une simple lecture attentive leur suffira, d’autant que nous partageons toutes les affirmations de l’Abbé dans ce qu’elles sont représentatives de la foi catholique de toujours, semper idem

Je ne vais donc pas trop m’étendre sur le sujet et me contenterai de leur proposer, à titre de mémoire réflexive, un simple rappel des grandes lignes de force de cette allocution, avec de temps à autre quelques observations personnelles en ma couleur. Le lecteur s’attachera d’une part à méditer sur la portée essentiellement éducative de ces rappels doctrinaux, mais d’autre part aussi sur les contradictions plus ou moins apparentes qui ressortent des rappels de l’Abbé. Voici donc ce que j’ai retenu pour l’essentiel (chacun est libre bien sûr d’avoir une autre grille de lecture que la mienne !) :

 

1/ le démantèlement de la morale familiale et conjugale et ce, non plus par des gouvernements fantoches et impies comme le nôtre, mais par les plus hautes autorités catholiques. Nous savons, de certitude de foi, que cela est impossible dans l’Église et que de telles autorités n’ont plus RIEN de catholique !

2/ (…) et au final l’apostasie générale (…)     Sans commentaire !

3/ « Ce synode pourrait avoir de graves conséquences sur la vie de l’Église et de la société ». (Abbé Bouchacourt)

4/ c’est tout à l’honneur de Civitas et de son président d’organiser ces trois journées de 3, 10 et 17 octobre…

5/ (…) si les autorités ecclésiastiques suivent la sagesse du monde et ses méthodes, finissant par trahir Notre Seigneur Jésus-Christ et son Évangile comme son Magistère de toujours, et conduisant l’Église et la société à leur perte (…)   La conclusion normale serait de dire que de telles autorités ne peuvent être et/ou ne sont plus catholiques…

6/ Ce qui est un mal est bientôt considéré comme indifférent, puis comme un bien, puis comme la norme.

7/ Dans la fausse liberté ou licence, il y a décadence de la personnalité. On est dominé, on est de plus en plus une chose et de moins en moins un homme, un chrétien.

8/ le Pape vient de sortir deux décrets Motu Proprio qui révisent la procédure de déclaration de nullité de mariage. Il l’avait annoncé, il n’y a pas eu de Commission officielle comme les évêques l’avaient demandée. Ces décrets ont pour but de faciliter les annulations…

9/ Il y a eu des protestations de cardinaux, d’ évêques, mais mollement.

10/ Le Pape a donc pris les devants et montre sans état d’âme sa volonté de faire bouger les choses, voire de tout chambouler. « la foi du Pape est toujours révolutionnaire ». (François Zéro)

11/ En aucun cas nous n’écouterons sa voix (celle du “Pape” !) en ce domaine…   Et pourtant c’est VOTRE “PAPE” !!!

12/ Non, ce n’est pas en passant sous silence la vérité doctrinale auprès des pécheurs que la grâce leur sera retrouvée, pas plus qu’en démolissant cette Vérité de manière à ne plus lui conférer le sens traditionnel auquel l’Église s’est toujours tenue.

13/ le Pape François a rappelé au début du synode quelques éléments doctrinaux, il ne peut être passé sous silence qu’en s’appuyant sur le sinistre cardinal Walter Kasper, le Pape veuille favoriser la possibilité d’une deuxième chance pour ceux dont le premier mariage religieux a été un échec. (…) tentative, non seulement inédite mais scandaleuse et catastrophique, de justifier l’adultère, l’état d’adultère (…)

14/ Malheur à vous donc, ecclésiastiques hypocrites (ce sont des laïcs déguisés en clercs), parce que vous fermez alors, au nez des hommes, le royaume des cieux par une pastorale qui n’est qu’hypocrisie et lâcheté !

15/ voilà cinquante ans que la pastorale conciliaire fait l’impasse sur la doctrine…

16/ Qui aurait pu imaginer cette révolution doctrinale qui se prépare sous couvert de pastorale ?

17/ c’est le concile Vatican II qu’il faut dénoncer. Concile catholique alors ? Si non, ne parlons que de « conciliabule » M. l’Abbé !!!

18/ À l’objectivité de la prudence, par conséquent, se substitue peu à peu la subjectivité de la conscience, origine du chaos actuel dans la pensée moderne et, hélas aujourd’hui, dans la pensée des hommes d’Église les plus hauts placés.

19/ (…) scandale, elle (« l’Église » !!!) prône l’accueil des invertis en tant que tels et n’appelle plus à la conversion, à la pénitence, au combat contre des tendances désordonnées et peccamineuses.

20/ « Comment des hommes d’Église (sic !) peuvent-ils trouver des valeurs positives ou des sujets d’édification dans de tels vices qui sont autant de situations de péché ? ». (Abbé Thouvenot) Trouvez la réponse…………!

21/ En appliquant maintenant aux mœurs l’esprit et la théologie nouvelle du concile Vatican II, qui substitue l’adoration de la créature à celle du Créateur et se tourne vers une exaltation de la dignité presque infinie de la personne humaine, c’est tout l’anthropocentrisme du concile Vatican II qui s’impose, c’est-à-dire l’évacuation de toute référence à Dieu pour ne considérer que l’homme dans son indépendance. Comment ces abominations pourraient-elles provenir de l’Église ? C’est IMPOSSIBLE !

22/ (…) Ce fut chose faite quant à la foi au concile Vatican II. (…) Les fruits sont terriblement amers.

23/ Vatican II n’a pas terminé ses ravagesSans commentaire !

24/ Et c’est ainsi que le pape François continue 1789. C’est qu’en effet la révolution ne s’arrête pas tant qu’elle n’a pas atteint ses objectifs.

25/ la pastorale conciliaire a déplacé son objet. (…) elle exalte l’homme en cherchant à le diviniser sans purification, au rabais, le diviniser sans Dieu mais pour en faire un dieu.

26/ Nous crions aujourd’hui à la trahison, une trahison où la foi cède la place à tout un pathos sentimental. (…) la doctrine et la liturgie ont été quasiment réduites en miettesQuel constat !!!…

27/ Il ne peut y avoir opposition entre miséricorde et Vérité.

28/ (dans la secte conciliaire) cette miséricorde est entendue comme une sorte d’humanitarisme universel qui prétend unir les hommes, non plus sur Jésus-Christ et la Vérité, mais sur les droits de l’homme et des peuples, dans un mondialisme multi culturaliste et œcuméniste.

29/ La miséricorde dévoyée est la pire des choses.

30/ « Qui suis-je pour juger ? » (…) Une telle affirmation est l’indice d’une incompréhension de ce qu’est la compassion. (M. l’Abbé oublie de rappeler, même si tout le monde le sait, que cette interrogation est de « son pape » François Zéro !!!)

31/ la compassion est donc potentiellement dangereuse puisqu’elle peut favoriser non seulement le bien mais aussi le mal.

32/ Parler donc de compassion qui ne juge pas est une contradiction dans les termes (…) Il n’existe pas de plus grande cruauté…

33/ Alors, par pitié, Très Saint Père, (…) parlez-nous de Jésus-Christ Sauveur du monde, de grâce parlez-nous en PapeTrès Saint Père, vos actes et vos paroles font de nous des affamés (…)                               Sans commentaire !!!

 


 

Note de fin : Un “évêque” italien, “Mgr” Lorenzo Ghizzoni, vient d’autoriser la F$$PX à célébrer dès le deuxième dimanche d’octobre deux messes dans une paroisse de son diocèse. (…) “Mgr” Ghizzoni ne passait pourtant pas pour un ami du Motu proprio Summorum Pontificum (sic !) … (…) C’est donc une bonne nouvelle (…) (Riposte Catholique dixit !) Bientôt en France ?

Encore une fois, sans commentaire !!!!!

 


[Abbé Xavier Beauvais, fsspx] « Le 4 octobre s’est ouvert à Rome un synode… »

SOURCE – Abbé Xavier Beauvais, fsspx – via medias-presse.info – 10 octobre 2015


 

L’abbé Xavier Beauvais, ancien curé de St Nicolas du Chardonnet, aujourd’hui Prieur à Marseille et conseiller doctrinal de Civitas, s’adressait ce samedi 10 octobre 2015 à une délégation de militants de Civitas réunis devant la nonciature apostolique à Paris pour manifester leur inquiétude au sujet du Synode sur la famille organisé par PapeFrançois. Civitas fixe un prochain rdv le samedi 17 octobre à 15h à hauteur du n°7 de l’avenue Président Wilson (16ème arrondissement) face à la Nonciature.

 

 

Synode sur la famille

À l’initiative de l’Institut Civitas, le samedi 10 octobre 2015 un chapelet a été récité devant la Nonciature, médité par le RP Pierre, capucin, Supérieur du Couvent Saint-Bonaventure à Pontchardon (maison-mère : Morgon) et a été suivi de l’allocution suivante, prononcée par Monsieur l’abbé Xavier Beauvais :

[Allocution devant la nonciature apostolique à Paris]

 

Le 4 octobre s’est ouvert à Rome un synode sur la famille dont la première partie a eu lieu il y a un an, et qui avait déjà ouvert la voie de la reconnaissance des couples d’invertis, et à la possibilité de l’accès aux sacrements pour les divorcés remariés. C’est parce qu’un risque se présentait que de nombreuses voix se sont élevées et qu’ont été dirigées vers Dieu de nombreuses prières de par le monde.

De quel risque s’agit-il ? Celui d’achever le démantèlement de la morale familiale et conjugale et ce, non plus par des gouvernements fantoches et impies comme le nôtre, mais par les plus hautes autorités catholiques. Le risque d’achever la confusion parmi les catholiques eux-mêmes, le relativisme moral et doctrinal et au final l’apostasie générale, rendant les nations et les peuples de notre Europe chrétienne et du monde encore plus vulnérables face à toutes les entreprises de dissolution, à tous les poisons immoraux et contre-nature.

Certains parmi nous ont estimé inopportun ce genre de rassemblement. Question d’opinion ! Nous sommes d’une opinion contraire.

Certains pensent que les catholiques auraient tort de dépenser tant de zèle pour maintenir la doctrine intégrale de l’Église. Bien des choses vont mal mais, disent-il, tout s’arrangera puisque Dieu nous l’a promis. Ne vous en faites pas, tout ira bien. Lorsque Notre Seigneur recommande à Ses disciples de ne pas craindre les impies et de ne pas se troubler au cours des persécutions, ce n’est pas du tout pour les inviter à l’optimisme mais pour qu’ils se préparent, les yeux fixés sur Lui, aux souffrances et aux sévices qu’attirera sur eux l’amour qu’ils Lui portent.

Beaucoup de catholiques, prenant la sainte Écriture au sérieux, voyant ce qui se passe, prévoyant ce qui va venir, n’éprouvent pas du tout le besoin de prendre un air guilleret et de s’exclamer en se frottant les mains : « Allons, allons, pas de bile ; Nous avons lieu de nous réjouir et même, pourquoi pas, de danser la carmagnole en prêchant l’insouciance. Évidemment, il arrive des aventures fâcheuses à l’Église, mais ne nous en occupons pas trop, surtout vous les laïcs. Dieu aplanira tout un jour ou l’autre ».

Or, pour que le règne de Dieu arrive, il ne suffit pas de concéder que bien des choses vont mal, puis de faire une pirouette et de se réfugier ensuite dans un optimisme béat et dans la seule prière, en laissant à qui voudra le soin de lutter pour l’Église. Certes, nous savons que Dieu la protège, mais nous savons aussi que pour la défense de sa doctrine, et maintenant en plus de sa morale, Il exige notre collaboration perpétuelle. Ce rassemblement aujourd’hui est une des manifestations de cette collaboration. Nous dérober, c’est nous conduire en fatalistes, et dans ce cas nous nous rendons indignes que Dieu écarte de nous la tentation et qu’Il nous délivre du mal car la foi qui n’agit pas, est-ce encore une foi sincère ?

Le synode sur la famille s’est donc ouvert à Rome depuis quelques jours. Comme l’a écrire Monsieur l’abbé Bouchacourt, supérieur du district de France pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X : « Il pourrait avoir de graves conséquences sur la vie de l’Église et de la société ». Face à ce danger, le district de France a organisé une semaine de prières. La société est concernée, et si, devant un tel péril pour nos âmes et pour la société nous ne pouvons rester passifs, c’est tout à l’honneur de Civitas et de son président d’organiser ces trois journées de 3, 10 et 17 octobre, comme une profession publique de la foi catholique et de la morale que l’Église a toujours enseignée, et comme un acte de non passivité. Je ne peux donc que recommander fortement de vous procurer le livre de Monsieur François-Xavier Peron (1), livre qui vient de sortir sur ce sujet.

Ne pas prendre parti pour qui a raison — en l’occurrence le Magistère de l’Église de toujours en matière morale — c’est prendre parti pour l’erreur et se faire complice du désordre. Dans leur souci de rester au dehors et au dessus de la mêlée, c’est à quoi aboutissent ces faux spirituels. Civitas a choisi de n’être pas de ceux-là cet après-midi.

Il y a un abandon à Dieu qui vient de la force et de la piété, il y en un qui vient de la paresse. S’abandonner à Dieu sans faire, de son côté, tout ce qu’on peut c’est lâcheté et nonchalance que Dieu ne nous pardonnera pas quand il s’agit, ici en l’occurrence, de la morale chrétienne et spécialement du sacrement de mariage qu’Il a lui-même institué.

Nous ne pouvons donc pas rester indifférents. Nous voyons le comble de l’horreur dans l’indifférence au bien et au mal vers laquelle notre époque s’enlise avec une rapidité effrayante et qui s’explique sans s’excuser par la répétition des omissions, des lâchetés de ceux qu’elle envahit, en chloroformant leur esprit d’abord, leur conscience ensuite. Indifférence qui ne se contente pas d’exister honteusement mais qui ose s’afficher comme chrétienne, qui ose se justifier en prostituant le mot de miséricorde ; et elle a, de plus, l’audace de s’ériger en juge sévère de ceux qui s’entêtent à rester intraitables pour le péché.

L’époque de la réaction, c’est toujours aujourd’hui car si les autorités ecclésiastiques suivent la sagesse du monde et ses méthodes, finissant par trahir Notre Seigneur Jésus-Christ et son Évangile comme son Magistère de toujours, et conduisant l’Église et la société à leur perte, c’est à vous, catholiques, laïcs catholiques, de réagir. Trop souvent silencieux et impuissants, nous n’avons pas le droit de subir le déferlement d’un raz de marée qui menace de submerger le véritable esprit de l’Église.

Quand on veut faire abstraction de la morale chrétienne, on revient aux plus sombres heures de l’Histoire qui ont précédé la naissance du Christ. « À force de tout voir, on finit par tout supporter. À force de tout supporter, on finit par tout accepter ». Ainsi s’exprimait saint Augustin.

Et c’est toute la raison de notre présence ici et du combat que mène inlassablement Civitas pour vivre de la Vérité et ne pas supporter, accepter, approuver le mal. Il n’y a pas pire chose que celle de s’habituer au mal, au péché.

À force de côtoyer le mal, le péché, l’erreur, le vice, on risque de ne plus réagir contre lui, de vivre avec, on n’en prend plus la mesure, on l’accepte peu à peu et on l’assimile. Ce qui est un mal est bientôt considéré comme indifférent, puis comme un bien, puis comme la norme. C’est là la triste histoire de toutes les décadences et de tous les abandons, au point même qu’on entend parfois, parmi les meilleurs d’entre nous, finir par dire : « Faut pas exagérer ». Mais où est donc le ressort qui nous permet de rejeter toutes les perversions morales destructrices de la famille, de l’ordre naturel, qui ont pignon sur rue, que la loi civile prétend même nous interdire de fustiger et qui, hélas, semblent trouver une place de choix au Vatican ?

Combattons toute présomption en ce domaine. Oh, on peut toujours arguer qu’on veille au grain, qu’on tient les remèdes à portée de main et qu’on ne se laissera pas surprendre. C’est oublier qu’une pratique, une personne, une institution ont beaucoup plus d’influence par ce qu’elles sont, par les principes qu’elles mettent en jeu ou professent, que par ce qui paraît à l’extérieur par les paroles ou les intentions.

N’ayons pas d’illusion, nous sommes fortement marqués par l’esprit du monde, par les erreurs universelles professées par ce que saint Paul appelle : « Les esprits des ténèbres répandus dans les airs ». Bon gré, mal gré, nous héritons de manière plus ou moins marquée, nous héritons du monde une mentalité individualiste, un mépris du bien commun et de la discipline qu’il requiert, l’illusion que chacun de nous est un cas particulier ayant droit à des privilèges intangibles.

En laissant triompher les forces d’en bas, celles de la nature et de la chair, il est clair que, bien loin d’acquérir l’autonomie et la liberté, nous les perdons et devenons de plus en plus esclaves, avec de moins en moins de personnalité. Dans la fausse liberté ou licence, il y a décadence de la personnalité. On est dominé, on est de plus en plus une chose et de moins en moins un homme, un chrétien.

Défendons donc notre liberté contre la tyrannie de la perversité.

Que se passe-t-il alors aujourd’hui ?

On a beau rappeler que le mariage est indissoluble, on a beau rappeler que le mariage c’est entre un homme et une femme, mais que valent de si beaux rappels si tout, dans la pratique, dans les actes publics, ces rappels sont foulés aux pieds au point que certains parlent déjà d’un divorce catholique ? On croit rêver ! On feint de rappeler les principes pour mieux les transgresser allègrement. On rappelle la théorie de l’indissolubilité du mariage, mais en pratique on l’édulcore.

Or, le Pape vient de sortir deux décrets Motu Proprio qui révisent la procédure de déclaration de nullité de mariage. Il l’avait annoncé, il n’y a pas eu de Commission officielle comme les évêques l’avaient demandée. Ces décrets ont pour but de faciliter les annulations.

Première chose, et c’est la grande révolution, c’est que maintenant il n’y a plus besoin que d’une sentence au lieu de deux. Il n’y a plus d’appel automatique à un deuxième tribunal, ce qui enlève une garantie car, jusqu’à maintenant, quand un mariage était déclaré nul, on avait la certitude qu’il était passé au moins par six juges ecclésiastiques. Ajoutez à cela, un avocat et un défenseur du lien. Selon le nouveau décret, une seule sentence suffit et, de plus, le Pape autorise à ce que le jugement soit porté par un seul juge. C’est la première révolution. On aura donc une accélération des procès de mariage.

En plus de cela, le Pape demande qu’on introduise une procédure accélérée. On est donc ici, dans une situation catastrophique parce que, là, c’est l’indissolubilité du mariage qui est directement atteinte. Il sera donc beaucoup plus facile de divorcer.

Quelles en seront les conséquences ? Et bien, c’est que les gens vont se marier beaucoup moins sérieusement parce que ce sera relativement facile d’obtenir un divorce. On s’expose alors la question : n’y aurait-il pas là une manœuvre oblique pour la communion des divorcés-remariés ? Obtenant si facilement la nullité de leur mariage, leur remariage serait ainsi rendu possible.

C’est dramatique et pour l’Église et pour la société.

Il y a eu des protestations de cardinaux, d’évêques, mais mollement. Ce qui vient de se passer est dramatique. C’est pour cela que nous réagissons ici, car on ne peut laisser passer cela dans l’indifférence générale. Ce qui se passe est extrêmement grave. De l’état de santé du mariage dépend l’état de santé de la société et de la société ecclésiastique. Le Pape a donc pris les devants et montre sans état d’âme sa volonté de faire bouger les choses, voire de tout chambouler. Ces deux documents, bourrés de sauce miséricordieuse, sont sortis pour accélérer et simplifier la procédure de nullité de certains mariages.

Une révolution qui correspond à ce que le pape François a déclaré lui-même en Équateur de sa propre foi, « la foi du Pape est toujours révolutionnaire ».

En aucun cas nous n’écouterons sa voix en ce domaine et les arguments fallacieux de ceux qui ont déjà détruit tant de vérités et qui entament désormais une destruction complète de la morale chrétienne et même naturelle. Il n’est pas possible de jeter un voile pudique sur ne révolution en marche, une révolution qui s’évertue à calmer les craintes pour amenuiser les réactions et lui permettre de poursuivre tranquillement un travail de sape.

Ainsi, comme l’écrivait il y a peu Monsieur l’abbé de la Rocque : « Que vient faire au synode monseigneur Bonney, évêque d’Anvers, fervent promoteur de la cause homosexuelle ? ».

Non, ce n’est pas en s’adaptant à l’homme, soi-disant parvenu désormais à l’âge adulte que l’Église ramènera plus facilement les pécheurs à la Vérité.

Non, ce n’est pas en relâchant son ancienne rigueur pleine de charité, et en se montrant plus indulgente à l’égard des aspirations et des exigences des peuples modernes, que l’Église nous conduira à la vie éternelle.

Non, ce n’est pas en passant sous silence la vérité doctrinale auprès des pécheurs que la grâce leur sera retrouvée, pas plus qu’en démolissant cette Vérité de manière à ne plus lui conférer le sens traditionnel auquel l’Église s’est toujours tenue.

On nous dit qu’il faut introduire une certaine liberté dans l’Église, afin que la puissance et la vigilance de l’autorité en matière doctrinale sur le mariage indissoluble et l’attitude des invertis aient la faculté de développer plus librement les ressources de leur activité et de leur initiative dans l’Église elle-même.

Non, cette liberté ne serait autre qu’un libertinage aspergé d’eau bénite.

Nous serions alors dans l’hypocrisie la plus totale. On aura beau dire : si le Pape François a rappelé au début du synode quelques éléments doctrinaux, il ne peut être passé sous silence qu’en s’appuyant sur le sinistre cardinal Walter Kasper, le Pape veuille favoriser la possibilité d’une deuxième chance pour ceux dont le premier mariage religieux a été un échec. Il s’agit donc ni plus ni moins d’une tentative, non seulement inédite mais scandaleuse et catastrophique, de justifier l’adultère, l’état d’adultère, avec petite bénédiction à la clef s’il vous plaît.

Chez quelqu’un qui doit être le guide des aveugles dans la foi et la morale – et c’est le cas des évêques et du Pape –, l’hypocrisie qui détourne de la Vérité et de la sainteté des mœurs est une abomination d’autant plus grande, que grande est l’autorité du Pape auprès du peuple.

Malheur à vous donc, ecclésiastiques hypocrites, parce que vous fermez alors, au nez des hommes, le royaume des cieux par une pastorale qui n’est qu’hypocrisie et lâcheté !

La subversion étant toujours à l’œuvre dans l’Église, voilà cinquante ans que la pastorale conciliaire fait l’impasse sur la doctrine et, par voie de conséquence, a laissé s’éclore les désordres les plus grands jusque dans les familles. Et l’Église voudrait maintenant adapter l’enseignement de l’Église pour justifier les dégringolades pastorales les plus lamentables ? Il se justifie l’adage : « À force de ne pas vivre comme on pense, on finit par penser comme on vit ». On est donc ici en pleine morale de circonstance et en plein laxisme :

Accès des divorcés remariés à la communion,

Acceptation des remariages de divorcés,

Approbation des unions homosexuelles.

 

On adapte ainsi la pastorale aux signes des temps. Mai 68 a produit une « libération sexuelle », mais qui aurait pu imaginer qu’aujourd’hui il en serait de même dans l’Église ? Qui aurait pu imaginer cette révolution doctrinale qui se prépare sous couvert de pastorale ?

Quelques voix se sont faites entendre pour rappeler les principes doctrinaux, quelques cardinaux, quelques évêques qui ont tenté de réagir, de dénoncer le nouveau langage, de dénoncer ces glissements dans les formulations qui permettent de dire une chose qui, doctrinalement, ne souffre aucune contestation pour finir par une proposition irrecevable ou équivoque.

Très bien, mais Messieurs les cardinaux et évêques, soyez logiques, allez jusqu’au bout, c’est le concile Vatican II qu’il faut dénoncer. Vous dénoncez un mal, mais vous attaquez-vous aux causes ? N’hésitez plus, allez-y, c’est l’humanisme de Vatican II axé sur le culte de l’homme et de la personne qu’il faut attaquer, car c’est lui qui fait oublier l’existence de la morale naturelle la plus élémentaire.

L’Église ne pourra maintenir la sainteté de sa morale que par l’intégrité de sa foi. Si, comme aujourd’hui on épure les dogmes chrétiens, on leur retire toute valeur de commandement moral et intellectuel, toute existence objective, particulièrement au profit d’un vague sentimentalisme qui n’est pas catholique.

Était-il prudent de réunir un tel synode en cette époque de subjectivisme qui submerge toute pensée, où la morale tend de plus en plus à ne plus dépendre que de la conscience ? C’est aujourd’hui du sein de la conscience et séparée de tout ce qui n’est pas elle que jaillissent désormais les valeurs morales. Déjà à partir de Kant, toute la morale, au lieu de dépendre de la prudence, reine des vertus morales, ne dépendra plus que de la conscience. À l’objectivité de la prudence, par conséquent, se substitue peu à peu la subjectivité de la conscience, origine du chaos actuel dans la pensée moderne et, hélas aujourd’hui, dans la pensée des hommes d’Église les plus hauts placés. La conscience individuelle va s’érigeant d’elle-même, peu à peu, en juge unique du bien et du mal, d’où le danger présent au synode d’incliner la morale vers le subjectivisme, substituant la logique au réel et l’utopie à l’être. Saint Thomas d’Aquin s’était pourtant bien gardé d’accorder à la conscience une place exorbitante dans l’activité morale de l’homme. Comme l’a si bien expliqué Marcel de Corte : « Son sens de l’objet pressentait combien cette réflexivité continue, propension maladive de tant d’intellectuels débranchés du réel, dénature la morale et finit pas naturaliser le surnaturel lui-même ».

C’est ce que nous constatons aujourd’hui : la disparition de la vertu de prudence a engendré l’apparition d’un succédané qui a, lui-même, dégénéré en vice : on ne peut appeler autrement « la conscience collective, alibi de toutes les démissions ».

Par notre attitude ferme dans la foi, et dans la morale chrétienne qui en découle, nous accorderons à ces pauvres pécheurs qui demeurent nos frères, ce que le pape Pie XII appelait la première charité, celle de la Vérité. Et c’est cette Vérité qui les délivrera. N’oublions jamais cette remarque de saint Pie X : « Si Jésus a été bon pour les égarés et les pécheurs, Il n’a pas respecté leurs convictions erronées, quelques sincères qu’elles paraissent ; Il les a tous aimés pour les instruire, les Convertir et les sauver ». Voilà la seule attitude chrétienne concevable pour les divorcés remariés et les homosexuels : les aimer pour les instruire, les corriger, les guérir, les convertir et les sauver, prier pour eux, les encourager à les sortir de leur état de péché, les aider à surmonter les difficultés pour se mettre en règle avec la loi de Dieu, dût-il y avoir réprimande sévère au pécheur en vue de le réconcilier avec Dieu.

Il en est de même en ce qui concerne les invertis. L’homosexualité est un désordre grave, un péché dont l’acte spécifique est rangé par la Sainte Écriture parmi « les péchés criant contre le ciel ». Et l’Église doit échapper à la pression venue d’un monde dépravé et de mœurs corrompues. Or, scandale, elle prône l’accueil des invertis en tant que tels et n’appelle plus à la conversion, à la pénitence, au combat contre des tendances désordonnées et peccamineuses.

« Comment, écrivait Monsieur l’abbé Thouvenot, comment un comportement contre nature et intrinsèquement désordonné peut-il être présenté positivement ? Comment un péché qui crie contre le ciel est-il devenu une « orientation sexuelle » capable d’apporter « des dons et des qualités » à la communauté chrétienne ? Que signifie cet éloge à peine déguisé du sens du sacrifice entre personnes inverties ? Veut-on aller jusqu’à comparer cette « aide précieuse pour la vie des partenaires » à la fidélité et au soutien des époux dans le mariage ? Ce serait l’un de ces « rapprochements blasphématoires » entre l’Évangile et la révolution que saint Pie X dénonçait il y a plus d’un siècle. Comment des hommes d’Église peuvent-ils trouver des valeurs positives ou des sujets d’édification dans de tels vices qui sont autant de situations de péché ? ».

Je vous le demande : que peuvent donc bien nous apporter comme dons et qualités les personnes inverties ? Garantissons-leur un espace de fraternité ? Et quoi encore ! ces dons et qualités viendraient-ils de leur homosexualité ? Depuis quand l’Église devrait-elle accepter un comportement désordonné et contre-nature, nommé pudique orientation ?

Dans le combat que nous menons, gardons-nous de tout romantisme. Les romantiques sont essentiellement ceux qui n’appellent pas les choses par leur nom. Individualistes, ils nomment cet individualisme « charité », font goûter l’amour humain comme divin, ont mis l’homme à la place de Dieu et l’ont appelé Dieu, leur lyrisme a partout substitué de fausses et confuses images à des notions réelles et précises. Ces confusions du langage, cette corruption des mots, signe d’un déséquilibre de la pensée et du cœur, sont d’autant plus redoutables que, le langage étant essentiellement social, a un pouvoir de contagion immédiat. C’était une citation d’Henri Massis.

En appliquant maintenant aux mœurs l’esprit et la théologie nouvelle du concile Vatican II, qui substitue l’adoration de la créature à celle du Créateur et se tourne vers une exaltation de la dignité presque infinie de la personne humaine, c’est tout l’anthropocentrisme du concile Vatican II qui s’impose, c’est-à-dire l’évacuation de toute référence à Dieu pour ne considérer que l’homme dans son indépendance.

« On sort, écrira le cardinal Burke, on sort du cadre traditionnel où prévaut l’institution du mariage pour entrer dans celui très moderne où prime l’individu ».

Le bien de la personne semble aujourd’hui être ce qu’il y a de premier. On a même entendu qu’on ne pouvait opposer la loi au bien de la personne, pour ne pas trahir sa propre vérité.

 

Fin XIXème, on entendait déjà des ecclésiastiques, ainsi le P. Hecker, clamer :

« L’Église est fermée, et pour faire entrer les dissidents dans son enceinte, il ne suffit pas de les amener à elle, il faut abaisser les barrières, élargir les portes ».

Ce fut chose faire quant à la foi au concile Vatican II. On a ouvert les fenêtres par lesquelles tant d’erreurs se sont engouffrées. Les fruits sont terriblement amers. Mais, de même qu’un autre sinistre personnage du nom de Peillon a pu dire en son temps que 1789 n’était pas terminé, de même Vatican II qui fut, aux dires du cardinal Suenens, 1789 dans l’Église, Vatican II n’a pas terminé ses ravages. Après avoir laissé les portes ouvertes à toutes sortes d’hérésies et de pratiques insensées du point de vue doctrinal, voilà qu’on continue cette œuvre de destruction en touchant à la morale. Et c’est ainsi que le pape François continue 1789. C’est qu’en effet la révolution ne s’arrête pas tant qu’elle n’a pas atteint ses objectifs. La révolution copernicienne dans l’Église, c’est la pastorale se substituant au dogme.

Or, si l’apôtre doit semer la Vérité toute entière, la donner parfois par miettes, il ne peut jamais la cacher, l’édulcorer, la déformer.

Il doit la donner avec l’autorité de l’Église de toujours, l’autorité qu’elle tient de Notre-Seigneur Jésus-Christ, une autorité qui peut, à l’occasion, être adoucie de compréhension mais qui doit, cependant, toujours s’affirmer.

Or, la pastorale conciliaire a déplacé son objet. Au lieu de faire à Dieu sa place haute et grande, elle exalte l’homme en cherchant à le diviniser sans purification, au rabais, le diviniser sans Dieu mais pour en faire un dieu. C’est cette pastorale qui, oubliant Dieu et Ses exigences, va orienter les âmes sur le social, l’écologie, la protection de la planète et autres billevesées mondialistes.

Et l’ont trahit l’Évangile. Nous crions aujourd’hui à la trahison, une trahison où la foi cède la place à tout un pathos sentimental. Depuis 2014, nous arrivons ainsi à une nouvelle étape : la doctrine et la liturgie ont été quasiment réduites en miettes, il faut alors passer à la vitesse supérieure et attaquer les principes de la morale catholique en justifiant le péché. Et cela nous ne le pouvons pas.

 

Il faut enfin dire un mot sur un thème qui plane depuis quelques temps sur le synode et dans les expressions du pape François, un thème qui reviendra comme un refrain tout au long de l’année qui vient : celui de la miséricorde.

Il convient avant tout de rappeler et de marteler ce que saint Pie X disait aux âmes, certes généreuses, mais dévoyées du Sillon : « La doctrine catholique nous enseigne que le premier devoir de la charité n’est pas dans la tolérance des convictions erronées, même sincères, ni dans l’indifférence théorique ou pratique pour l’erreur ou le vice où nous voyons plongés nos frères, mais dans le zèle pour leur amélioration intellectuelle et morale non moins que pour leur bien être matériel ».

Il ne peut y avoir opposition entre miséricorde et Vérité. Pour qu’il y ait une authentique miséricorde, il faut qu’elle soit fondée sur la Vérité. Or, on sait que les « exceptions pastorales » des progressistes finiront par devenir la règle. Toute miséricorde doit être finalisée par la conversion, et cette dernière est toujours une conversion à la Vérité.

Quand le pape François cite le discours de Jean XXIII pour l’ouverture du concile Vatican II : « Aujourd’hui, l’Épouse du Christ, préfère recourir au remède de la miséricorde plutôt que de brandir les armes de la sévérité », on sait bien ce que signifie, au fond, cette miséricorde et tous les abandons qu’elle contient ; La vérité c’est que condamner l’erreur est précisément une grande miséricorde parce que l’erreur menace le troupeau.

La vraie miséricorde est celle qui consiste à avoir grande pitié de ces âmes gisant dans l’ombre de la mort, à leur prêcher la Vérité incarnée, Jésus-Christ, la foi indispensable au salut.

Or, la nouvelle doctrine sur la miséricorde permet de donner à l’église Conciliaire un esprit, une mystique qui lui corresponde. Cette miséricorde est entendue comme une sorte d’humanitarisme universel qui prétend unir les hommes, non plus sur Jésus-Christ et la Vérité, mais sur les droits de l’homme et des peuples, dans un mondialisme multi culturaliste et œcuméniste. En s’hypnotisant par une fausse miséricorde sur certains cas limites, douloureux certes, on risque fort de perdre de vue le bien commun de la société toute entière et de l’Église.

Pastorale de miséricorde et non de répression ? Nous voilà en plein relativisme ! Pénitence, regret, conversion ne seraient-ils plus que des termes correspondant à une pastorale de répression ? C’est là une dialectique inacceptable ! Elle trompe sur les mots et détruit la vraie notion de miséricorde. La miséricorde dévoyée est la pire des choses.

Notre Seigneur Jésus-Christ n’a pas hésité à fréquenter les pécheurs, mais dans le but de faire du bien à leurs âmes, dans le but de les attirer à la Vérité et les convertir et certainement pas en prenant des moyens soi disant pastoraux qui les auraient maintenus dans leurs péchés.

Comme tout ce qui existe sur terre, ce noble sentiment de miséricorde, de compassion, peut être déformé et utilisé abusivement.

 

« Qui suis-je pour juger ? » a-t-on entendu. Une telle affirmation est l’indice d’une incompréhension de ce qu’est la compassion. Au cœur de ce malentendu se trouve l’idée fausse que la compassion vient seulement des émotions, sans implication de la raison et en particulier du jugement moral.

Dans cette perspective erronée, la compassion envers le prochain se concentre exclusivement sur la satisfaction des besoins et le soulagement de la souffrance. Mais si cette souffrance est causée par une conduite pécheresse, comme c’est le cas dans l’homosexualité, alors la compassion consisterait à accepter cette conduite et non à la rejeter. C’est la compassion libérale qui embrasse tout et ne juge pas.

Cette compassion qui ne juge pas est à la fois fausse et absurde. Saint Thomas d’Aquin enseigne que le sentiment de compassion ne devient une vertu que quand il est guidé par la raison car il est essentiel pour la vertu humaine que les mouvements de l’âme soient régulés par la raison. Sans cette régulation, la compassion n’est qu’une passion. Comme les passions, la compassion est alors une inclination puissante mais irrationnelle, et elle est donc potentiellement dangereuse puisqu’elle peut favoriser non seulement le bien mais aussi le mal.

Tout faire pour aider les pécheurs ne signifie pas les aider à pécher ou à rester dans le vice. À cause de la faiblesse humaine, un pécheur mérite pitié, compassion, miséricorde. Mais le vice et le péché doivent être exclus de cette compassion car le péché ne peut jamais être le véritable objet de la compassion.

Parler donc de compassion qui ne juge pas est une contradiction dans les termes puisque cela revient à nier le rôle fondamental de la raison et de la morale.

D’un point de vue catholique et rationnel, la compassion n’est authentique que lorsqu’elle vise au bien du prochain. Ce bien consiste avant tout dans son salut éternel et comprend aussi le soulagement de ses souffrances temporelles. L’aider à rester dans le vice et le péché à cause d’une pitié inconsidérée pour ses souffrances temporelles revient à faire fi de son bien spirituel et de son salut éternel. Il n’existe pas de plus grande cruauté.

Alors, par pitié, Très Saint Père, ne nous parlez plus d’écologie, de pauvreté révolutionnaire, de protection de l’environnement, ne nous parlez plus d’accueil des migrants, parlez-nous de Jésus-Christ Sauveur du monde, de grâce parlez-nous en Pape, c’est de cela dont le peuple a faim et soif. Très Saint Père, vos actes et vos paroles dont de nous des affamés, nous avons faim et soif, ne nous laissez pas mourir, nous ne voudrions pas devoir dire un jour ce que sainte Jeanne d’Arc avait dit à l’évêque Cauchon :

« François, c’est par toi que je meurs ».

 

Abbé Xavier Beauvais
Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

(Voie sans issuendlr du CatholicaPedia)

 

 

 


[1] « Octobre 2015 – Octobre 2015 – Le Synode sur la famille, la révolution du pape François »

par François-Xavier Peron.148 pages. 10 euros + ports.

 

18 réponses
  1. Edouard Marie
    Edouard Marie lien permanent
    octobre 14, 2015

    La Messe de Saint Pie V (la Messe tout court) va revenir en force dans les « paroisses » modernistes. Avec évidemment un jeune « prêtre » qui n’est pas plus prêtres que Pierre Legrand ou moi même.

    Virgo Maria l’avait dit il y a près de 10 ans !! Quand il n’y aura plus aucun prêtre validement ordonné, ils ré-autoriseront la vraie Messe.

    Hélas ce serait du pain et du vin.

     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 15, 2015

      Les leurres, cher Édouard, la puissance des leurres est absolument indispensable à leurs rites démoniaques ! La coquille est vidée de sa substance mais il faut la garder extérieurement intacte le mieux possible !!!…… (bon ! c’est vrai, nous on ne s’y trompe pas, mais le fidèle -conciliaire- disons « moyen » n’y voit souvent que du feu !)

      Et puis c’est quoi cette attaque ad hominem contre vous-même et votre bien-aimé serviteur !???… Hihihi ! Bien sûr que si …nous sommes tous deux les grands prêtres de la vérité et subséquemment du Catholicahttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

      Je plaisante, et vous connaissez si bien tous mes défauts………http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifcher EML…!

      Mais reconnaissons que l’affaire est menée de main de maître (de l’Enfer !) : faire dire une messe invalide par « un prêtre non prêtre » et qui par son traditionalisme a voué son célibat à la défendre…cette messe……c’est vraiment tout droit sorti d’une cervelle infernale et vicieuse !

      Faites de beaux rêves cher ami……

       

      • Edouard Marie
        Edouard Marie lien permanent
        octobre 15, 2015

        L’ennemi est très fort, nous sommes donc tombés bien bas.

         

        http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

  2. Louis-Hubert REMY
    octobre 15, 2015

    Toujours l’erreur de s’en prendre aux mauvais effets des mauvais principes, au lieu d’attaquer les mauvais principes.

    Il ne suffit pas d’attaquer le concile, il faut attaquer toute la ‘religion’ conciliaire qui n’est pas la religion catholique, avec ses faux papes, ses faux évêques, ses faux prêtres, ses faux sacrements, etc.

    Ce qui n’était pas tout à fait clair il y a vingt ou trente ans, est maintenant tellement évident pour qui a la foi catholique !
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 15, 2015

      Ce qui veut dire, également en clair, cher Louis-Hubert, qu’il n’y a plus guère de foi catholique sur la face de la terre…mis à part un très petit nombre…et sur ce très petit nombre, combien feront partie du « petit reste » ???
      Très peu…très peu…très très peu…

      Oremus. Parce Domine !
       

      • Abenader lien permanent
        octobre 15, 2015

        Tellement peu, cher Charles, qu’il est dit que les brebis du petit troupeau se connaîtront tous par leur nom…

        Verumtamen Filius hominis veniens, putas, inveniet fidem in terra?
         

  3. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 15, 2015

    Je me dois d’informer nos lecteurs qui n’auraient pas encore eu la possibilité de le faire, que, à l’occasion du synode d’Eux, le sieur François-Xavier Peron vient de sortir un ouvrage intitulé « La Révolution du Pape François » aux éditions…Civitas ! (ça ne s’invente pas !)

    C’est ce même auteur qui dans un petit discours s’est exclamé « Mais Pape François, vous êtes Pape !!! »    http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
    SANS COMMENTAIRE.

    Et…cerise sur le gâteau pour nos lecteurs qui ont été bien sages, une préface, qui vaut son pesant, a été commise par un certain Frère Antoine de Fleurance, OFM Cap.

    J’ai mis en gras les passages les plus « admirables » !…http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

    Voici donc cette préface :
     

    Préface du Père Gardien du Couvent Saint-François de Morgon (Fr. Antoine de Fleurance O.F.M Cap.)

     

    Après la lecture de cet ouvrage je ne peux que féliciter et remercier ceux qui ont œuvré généreusement et avec persévérance à sa rédaction. Qu’ils soient bénis de Dieu pour la défense valeureuse de Ses droits et de Son honneur.

    Dans ces lignes nous trouvons :

     

    une fidélité exacte et précieuse aux enseignements de Notre Seigneur Jésus Christ et à l’authentique Tradition de l’Église,
    un exposé objectif et paisible des faits et déclarations qui ont eu lieu durant la première partie du Synode ou qui l’ont entourée,
    enfin une prévision clairvoyante de la suite des événements.

     

    Cet ouvrage permet de constater, une fois de plus, l’état dramatique dans lequel se trouve l’Église conciliaire. L’esprit de Vatican II est totalement dans ce synode. Les prélats actuels ne suivent plus Notre Seigneur Jésus Christ ! Ils sont toujours davantage à la remorque du monde, ils vont encore terriblement avilir notre Mère la Sainte Église, Mère et Maîtresse de vérité,  Épouse Immaculée de Notre Seigneur Jésus Christ.

    Que nombreux soient ceux qui auront le courage d’élever leur voix avec autorité pour dénoncer cette dénaturation profonde et intense de la Belle Morale Catholique. Ils seront peut-être comme les prophètes de l’Ancien Testament prêchant dans le désert, constatant avec effroi comme le prophète Isaïe que  leurs « Contemporains boivent l’Iniquité avec l’eau !… ». Ils auront toutefois la consolation d’avoir réalisé leur vrai devoir devant Dieu !

    Ce qui est le plus terrible et le plus pitoyable au milieu de tout cela c’est que le sens du péché – et ses conséquences – disparaissent de plus en plus ce qui entraîne par le fait même des notions fausses sur la charité, la bonté et la Miséricorde de Dieu et même en définitive l’inutilité de la Rédemption par notre Sauveur.

    Que la Sainte Famille, dont notre Sauveur trois fois Saint est issu, intercède auprès de la sainte Trinité afin que soient promues à nouveau dans l’Église les vraies valeurs catholiques de la famille pour que refleurisse aux quatre coins du monde la Sainteté chrétienne et qu’enfin soit définitivement renouvelée la face de la Terre comme nous le récitons dans le « Veni Sancte Spiritus » !

    Fr. Antoine de Fleurance O.F.M Cap.

    Père Gardien du Couvent Saint-François de Morgon

     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 15, 2015

      Avec un tel “Gardien”… le Couvent de Morgon et la “Tradition” sont bien mal gardés !
       
      … le Frère Gardien (Portier ?) ne sait pas faire la différence entre l’Église catholique et l’église [secte] Conciliaire… et non moins entre ce qui est Catholique et ce qui ne l’est pas !!!
       

      Civitas & F$$PX = <abbr>VOIES</abbr> <abbr>SANS</abbr> <abbr>ISSUES</abbr>

       

       

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 15, 2015

        Oui, cher Cave Ne Cadas…et une seule phrase suffit à jeter l’opprobre sur les propos de ces bons pères :

        Les « prélats » actuels ne suivent plus Notre Seigneur Jésus Christ !

        Alors franchement dites-moi, cher Gardien, sont-ils encore  catholiques et peuvent-ils prétendre à ce titre ?

        Nous attendons votre réponse !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

         

        « Que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement », (Jc 5 :12).

         

        « Que votre parole soit oui, oui, non, non ; ce qu’on y ajoute vient du malin. » (Mat. 5:37)

         

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 15, 2015

       

      Un de nos amis et fidèle lecteur du CatholicaPedia Bog habitant à proximité des capucins de Morgon a été amené à les fréquenter de manière assidue (ce sont eux qui l’ont baptisé) avant de préférer faire un plus gros sacrifice et d’aller à l’IMBC à Lyon…

      Ordinations des Capucins par la F$$PX

      Ayant débattu avec Le père gardien (qui fut son directeur spirituel) du sédévacantisme et de la question de l’infaillibilité pontificale, il put constater que ce “directeur spirituel” n’y connaissait rien du tout, en ayant eu droit à des réponses du genre :

      — La très mythique « si votre père vous demande de vous tuer, vous ne le faites pas mais il reste toujours votre père »

      — « donc le pape est hérétique ? » (lui) — « Non, on ne dit pas que le pape est hérétique mais qu’il dit des hérésies » (le Père Antoine)

       

      R.P. Antoine, capucin

       

       

      Disputatio avec le RP Laurent (Capucin de Morgon)
      … où l’incompétence doctrinale !

      http://wordpress.catholicapedia.net/?p=15604
       

       

  4. Martial lien permanent
    octobre 15, 2015

    « N° 16. Qui aurait pu imaginer cette révolution “doctrinale” qui se prépare sous couvert de pastorale ? »  déplore  M. l’abbé Beauvais, à propos de la destruction de la morale catholique, « troisième étape du programme ».

    Il faut donc croire que les  étapes précédentes ne permettaient donc pas aux sentinelles de la tradition de l’« imaginer ». Alors de même,  dans une génération, un autre abbé exprimera la même lamentation, lorsque la Constitution de l’Église, prochaine étape d’inclusion dans « le grand Tout »,  sera explosée en une polysynodie de « soviets démocratiques de clercs des deux sexes, appariés ou non, etc. » !

    Guidés par de tels aveugles, comment s’étonner de ce qu’un Perron-Austremoine  s’égare jusqu’à encourager son pape à être pape (! !), puisque les  vrais principes mêmes (LH Remy) et les sacrements valides de prêtres valides (Charles) ne pourront plus  physiquement,  être transmis de décennie en décennie ? Voilà ce sur quoi devrait plutôt s’interroger le Gardien de Morgon, lorsqu’il écrit : « le sens du péché – et ses conséquences – disparaissent de plus en plus, ce qui entraîne par le fait même des notions fausses sur la charité, la bonté et la Miséricorde de Dieu, et même en définitive l’inutilité de la Rédemption par notre Sauveur ».
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 18, 2015

      Absolument cher Martial…et vous donnez vous-même la solution ou plutôt l’explication : « Guidés par de tels aveugles (…) »

      L’aveuglement engendre l’égarement, et l’égarement engendre le mépris du principe de non-contradiction qui lui-même engendre la folie de la raison raisonnante qui ne s’appuie plus que sur elle-même, ce qui à son tour engendre un aveuglement pertinace… On tourne donc en rond au sein même de du traditionalisme ; certes le tout est enrobé, et bien enrobé, des magnifiques enluminures catholiques qui ont fait la joie de notre jeunesse, mais le déraillement est général et entretient l’auto-illusion de se croire toujours dans la Sainte Église catholique !

      Mais cet aveuglement n’est pas apparu ex nihilo ;il faut donc chercher ses causes qui sont parfois lointaines et concernent principalement les clercs.

      Louis-Hubert Remy a tout dit ou presque à ce sujet et il suffit de se référer à ses écrits.

      Les péchés en amont, qui engendrent leur châtiment d’aveuglement et qui sont prioritairement des péchés sur la doctrine, ruinent le plus sûrement du monde les vrais principes et lorsque cette digue a sauté, cela donne libre cours à la rage destructrice des légions infernales, qui n’ont de cesse de leurrer les fidèles en leur faisant croire, par exemple, à la validité des « sacrements » conciliaires !

      Faire de l’Église -institution humaine- de Jésus-Christ un gigantesque leurre vidé de sa substance, constitue la plus grande réussite (provisoire) actuelle de Satan-Lucifer et de ses cohortes, par un juste jugement de Dieu en punition des péchés des hommes et surtout de leurs élites y compris religieuses.

      Quant à l’imagination des clercs, pour reprendre votre idée, cher Martial, elle se trouve par le fait même comme figée dans le temps et comme ayant perdu ses propres facultés de prospective prudente et sage, tout simplement parce que, du fait de l’aveuglement des clercs, cette même imagination a été mise au service du démon. Car c’est son domaine de prédilection pour dicter ou suggérer aux clercs ses (fausses) solutions et ses remèdes empoisonnés. On le voit bien lorsque les fidèles sont comme « déboussolés » et pour certains même  « ne savent plus à quel saint (prêtre) se vouer » !!!…

      Sans doute est-il permis, selon les circonstances des malheurs des temps, de se tromper ou de s’illusionner quelque peu par une sorte de faiblesse humaine bien naturelle dans des périodes de trouble. Mais cela n’empêche nullement et ne doit empêcher la sage évolution de la pensée et votre emploi du mot « sentinelle » est extrêmement bien choisi, cher Martial, car il renferme à lui seul, une notion très importante de prudence, de vigilance, de surveillance et aussi d’alerte. C’est pour avoir méconnu ou méprisé cela que l’imagination des clercs a été livrée aux convoitises de Satan.

      Quoiqu’il arrive de mauvais, quels que  soient nos chutes, faiblesses  ou états d’âme du moment, demandons à Notre-Seigneur la grâce d’être et de rester toujours les sentinelles vigilantes de la foi, afin de préserver nos âmes et celle de notre prochain de la folie meurtrière de l’aveuglement !
       

  5. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 15, 2015

    Merci pour ces rappels de 2014 cher Cave Ne Cadas !
    Il est bon de les relire…et d’être horrifié par exemple par les propos d’un certain MeinBruder ou d’un sieur Jean…vous savez ces petits diablotins « intégristes »  qui ne sortent de leur boîte-bénitier qu’une fois l’an et appartiennent à la « grande majorité traditionaliste »… celle qui régulièrement nous traite de luthériens et nous voue aux flammes de l’Enfer …sans aucun état d’âme !!! Fort heureusement, Abenader lui a réglé son compte……

    Oui, même chez les catholiques, « il existe un Sahara spirituel bien pire que le Sahara de l’Afrique. » (Cardinal OTTAVIANI)
     

  6. Louis-Hubert REMY
    octobre 15, 2015

    Rappel :
     
    http://www.a-c-r-f.com/documents/HOLZHAUSER-Interpretation_Apocalypse.pdf
     
    saint François d’Assise, fit en 1226 une prophétie très importante, jamais traduite en français. On y retrouve le mot exterminateur déjà utilisé par Holzhauser pour définir Luther qui « se glorifiait lui-même de ce nom » (1). Il semble que cette prophétie gêne certains. On se demande pourquoi ?
     

    PRÉDICTION DE SAINT FRANÇOIS D’ASSISE.

     

    Un grand schisme dans l’Église et une future tribulation.

    Ayant convoqué ses frères peu de temps avant de mourir (1226) il les a avertis des tribulations futures, disant : “ Mes frères agissez avec force, ayez de la fermeté et soyez dans l’attente du Seigneur. Une grande époque de tribulations et d’affliction dans laquelle de grands périls et des embarras (2) temporels et spirituels pleuvront, la charité d’un grand nombre se refroidira et l’iniquité des méchants surabondera. Le pouvoir des démons sera plus grand que d’ordinaire, la pureté immaculée de notre congrégation religieuse et des autres sera flétrie, au point que très peu parmi les chrétiens voudront obéir au vrai Souverain Pontife (3) et à l’Église Romaine avec un cœur sincère et une charité parfaite. Au moment décisif de cette crise, un personnage non canoniquement élu, élevé à la Papauté, s’efforcera avec adresse de communiquer à beaucoup le poison mortel de son erreur. Alors les scandales se multiplieront, notre congrégation religieuse sera divisée, plusieurs parmi les autres seront complètement détruites, parce que leurs membres ne s’opposeront pas mais consentiront à l’erreur. Il y aura tant et de telles opinions et divisions dans le peuple, et chez les religieux et chez les clercs que si ces jours mauvais n’étaient abrégés, comme l’annonce l’Évangile, même les élus tomberaient dans l’erreur (si cela se pouvait), si dans un tel ouragan ils n’étaient pas protégés par l’immense miséricorde de Dieu. Alors notre Règle et notre manière de vivre seront attaquées très violemment par certains. D’effroyables tentations surviendront. Ceux qui auront été très éprouvés en bien recevront la couronne de vie. Malheur éternel à ceux qui s’attiédiront en mettant leur seule espérance dans leur vie de religion, qui ne résisteront pas fermement aux tentations permises pour l’épreuve des élus. Ceux qui dans la ferveur de l’esprit s’attacheront à la piété avec charité et le zèle de la vérité, recevront des persécutions et des injures comme désobéissants et schismatiques. Car leurs persécuteurs, aiguillonnés par les esprits mauvais diront que c’est faire un grand hommage à Dieu de tuer et de faire disparaître de la terre des hommes si mauvais. Alors le Seigneur sera le refuge des affligés et il les sauvera parce qu’ils auront espéré en Lui. Et alors pour se conformer à leur Chef, ils agiront selon la Foi et ils choisiront d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes, gagnant par la mort la vie éternelle. Ne voulant pas consentir à l’erreur et à la perfidie, ils ne craindront absolument pas la mort. Alors la vérité sera tenue dans le silence par certains prédicateurs alors que d’autres la foulant aux pieds la nieront. La sainteté de vie sera tenue en dérision par ceux qui la professent extérieurement, c’est pourquoi Notre Seigneur Jésus-Christ leur enverra non pas un digne pasteur, mais un exterminateur (4) ”.

     

     
     On nous a objecté que cette prophétie pouvait s’appliquer à la période du grand schisme d’Occident. Pour toute personne connaissant bien cette époque et la nôtre, il est évident que cette prophétie est bien pour notre temps. Lors du schisme d’Occident, plusieurs des critères exposés, comme l’annonce d’un exterminateur ou la perte de la Foi ne se sont pas réalisés. De plus pourquoi la trouve-t-on dans une édition des Opera Omnia de 1880 ? N’avait-on pas étudié sérieusement le problème avant ? Cet argument nous semble définitif contre les contradicteurs de la prophétie. Depuis plus de 500 ans, elle aurait été expurgée.

     


    [1] « Comme Lucifer, le roi des ténèbres trouva dans Luther un instrument utile pour l’exécution de ses plans, il le choisit pour chef dans la guerre d’extermination qu’il allait déclarer à l’Église latine. Lucifer donna à ce moine, pour le diriger, un docteur d’une malice et d’une astuce consommée, que saint Jean appelle avec raison l’ange de l’abîme et le docteur de tous les hérésiarques, comme on l’a vu plus haut, et dont le nom en latin signifie Exterminateur. Or, on sait que Luther se glorifiait souvent lui-même de ce nom qui lui convient en effet. »
     


    [2] Embarras : état de perplexité où l’on se trouve lorsqu’on ne sait quel parti prendre, ni par quelle voie se tirer d’une position difficile. Gêne, malaise où l’on se trouve, quand on ne sait que dire ni que faire.

    [3] Donc : beaucoup parmi les chrétiens voudront obéir à un faux souverain pontife.

    [4] Exterminer : anéantir. Ce qu’avait compris Monseigneur Lefebvre en le traitant d’antichrist.
     

     

  7. Cave Ne Cadas
    Cave Ne Cadas lien permanent*
    octobre 15, 2015

     

    “Synode” con-ciliaire : l’antipape F.Ø se met en colère et fait un malaise !!!

     
    MPI s’est fait l’écho il y a quelques jours de la lettre de treize pseudo-cardinaux s’opposant au clown blanc et contestant les procédures “synodales”-conciliaires manipulées d’une façon très autoritaire par le Clown Blanc François. Plusieurs journaux italiens rapportent qu’en prenant connaissance de cette lettre l’antipape a eu un accès de colère ayant entraîné une tachycardie – accélération brusque du rythme cardiaque.
     

    kenzosmileys   kenzosmileys   kenzosmileys

     
    Depuis on sait que plusieurs pseudo-cardinaux conciliaire (inconciliants) se sont débinés : Scola, Vingt-Trois, Piacenza, Erdö et Pell, avec des prétextes ou explications divers et variés.

    Le pépère Lombardi, porte parole du Vatican-d’Eux, a quant à lui fait une « mise au point » à la langue de bois bien romaine :

    Des soi-disant treize signataires, on sait déjà que les faux-Cardinaux Scola, Vingt-Trois, Piacenza et Erdö ont déclaré y être étrangers. Quant au faux-Cardinal Pell, il a déclaré que privée sa lettre devait rester réservée, mais aussi que le texte diffusé par la presse ne correspondait pas entièrement au sien, pas plus que les signatures qui accompagnaient la lettre adressée au Saoul-Père. Les questions critiques figurant dans la lettre avaient été évoquées lundi dernier lors de la congrégation de l’après-midi, et je les avais sommairement signalées. Tout le monde savait que, le lendemain matin, le Papy Blanc et son Secrétaire Général y avaient amplement répondu. Par conséquent, qui ? des jours plus tard, a diffusé ce texte et ces souscriptions a sciemment opéré un dam qui n’était pas dans les intentions des faux-Cardinaux (tout au moins des plus en vue). Il convient donc de ne pas accorder l’importance qu’elle n’a pas à cette initiative.

    Avancer des critiques sur la méthodologie suivie au “Synode”-conciliaire n’a rien de nouveau, ni de particulièrement choquant. Mais une fois qu’elle a été fixée on ne peut que l’appliquer au mieux, ce qui est le cas. La collaboration des participants en vue d’un bon déroulement des assises “synodales”-conciliaires est large. Et à ce propos, on note que certains des faux-Cardinaux signataires de la soi-disant lettre au Papy Blanc, Modérateurs de Circuli Minores, y prennent une part notable. D’ailleurs le climat des travaux est clairement positif.

    Le faux-Cardinal Napier m’a prié de démentir un passage de son interview à Crux, car une affirmation qui lui est attribuée ne correspond pas à son opinion : À propos de la composition de la Commission des Dixy en charge de rédiger le texte conclusif du “Synode”-conciliaire, il n’a pas dit estimer que le Papy Blanc n’avait pas le droit de choisir (quelqu’un ou quelque chose), mais au contraire que personne ne peut lui nier ce droit.

     
    L’antipape veut soumettre la morale de la secte Conciliaire au Nouvel Ordre Mondial (d’EUX) et supporte mal la moindre opposition. La révolution continue…

    kenzosmileys

     

  8. octobre 23, 2015

     



     
    J’ai consulté votre blog à plusieurs reprises, notamment lorsque j’étais à la recherche de mon église.  Baptisé catholique, je le regrette aujourd’hui, mais nous avons l’habitude de recevoir le baptême très tôt et par conséquent, je n’ai pas eu l’occasion de donner mon consentement avisé.  Je me permets de vous joindre cette video qui, hormis les passages quelque peu spectaculaires et inutiles, relate bien l’ambiance qui reigne auourd’hui dans le monde Chrétien qui  soit dit en passant n’est pas dupe.   Pour ma part, je ne me reconnais pas dans cette église catholique romaine, trop pompeuse et suffisante, d’ailleurs les écritures précisent bien et très clairement qu’aucun édifice et aucune statut ne sera faite (c’est très loin d’être représentatif de l’église catholique romaine depuis qu’elle est église…consternation), comment un chrétien qui lit la Bible peut il se reconnaître dans cette église ?

    L’Église de Dieu, la Vraie étant l’ensemble des chrétiens croyants, éparpillés dans le monde, ne déplaise à votre chef qui nous/vous prend ouvertement pour des imbéciles, car plus c’est gros plus ça passe.  J’ai eu beaucoup de mal à trouver une Bible (ancienne et… protestante) qui ne soit pas « trafiquée », je me suis d’ailleurs amusé à comparer les versets et…effectivement, le sens de certains versets changent complètement selon les versions… »Tu ne changeras pas un iota ».
    Je ne sais même pas pourquoi je vous adresse ce message, par compassion peut être, mais peut être aussi pour vous rappeler que vous êtes responsables, en tant que prêtres, de garantir à vos ouailles une guidance spirituelle fidèle aux Écritures Saintes ! Induire et entretenir des Chrétiens dans l’erreur devrait faire réagir les vrais croyants… Y a t’il un pilote dans l’avion ?
    Je  suis scandalisé, sidéré, mais…  je demeure fidèle jusqu’à la mort au seul et unique Dieu, Notre Seigneur et Créateur, à Jésus-Christ mort pour nous sur la Croix, dans la souffrance,  pour nous sauver, devant Lequel nous devrons un jour – tous sans exception – nous agenouiller pour rendre compte de nos actes.  De nos actes.

    Nous ne sommes pas dans le monde de Dieu sur cette pauvre jeune terre.  Je prie pour tous et pour vous.  FEAR NO EVIL

    • Cave Ne Cadas
      octobre 23, 2015

      Brian, vous avez tout faux !
       
      Si vous avez consulté notre blogue plusieurs fois… vous ne l’avez pas lu ! vous ne l’avez pas compris !
      …ou alors vous y cherchiez ce que vous voulez absolument trouver… mais qui n’est pas catholique !
       


       
      1° — La vidéo que vous nous soumettez ne vaut rien pour nous Catholiques semper idem… (semper idem [c’est du latin, la langue officielle de l’Église] veut dire en français : « toujours pareil »…
      (semper = toujours ; idem = la même chose)
       
      Nous sommes donc des catholiques qui restons fidèles à l’Église catholique de toujours qui fut fondée par Notre Seigneur Jésus-Christ lors de son Incarnation et à la suite de sa Résurrection. Elle est Catholique, Apostolique et Romaine.
      Son dernier Pape est mort le 9 octobre 1958 (il y a cinquante sept [57] ans) et s’appelait : Eugenio Maria Giuseppe Giovanni Pacelli, élu pape le 2 mars 1939 sous le nom de Pie XII.
       
      Depuis ce temps là une fausse église [secte] Conciliaire éclipse la Sainte Église Catholique. Et ce que vous voyez actuellement à Rome (et dans votre vidéo) N’EST PAS l’Église Catholique de N.S. Jésus-Christ.
       
      Ce que vous voyez à Rome et sur cette vidéo est donc la secte conciliaire.
      Une chose concernant cette polémique sur plusieurs vidéos anti-catholique (ou anti-Conciliaire) qui dit (en gros) que « le diacre du pape » invoque Lucifer au cours de la liturgie de la Veillée Pascale et dit que Jésus est son Fils.



       
      Ce passage est à la fin du chant de l’Exultet lors de la veillée pascale. J’invite les personnes curieuses à lire la traduction française de l’Exultet. C’est un chant magnifique. Les Papes, les Évêques, les prêtres catholiques l’ont toujours chanté…
       
      Que signifie le mot « Lucifer » ?

      Il est un mot dérivé du latin racine lux (lumière) et ferre (porter).

      Il signifie « porteur de lumière », et il n’a jamais été utilisé à l’origine dans ce cadre avec le diable…
       
      Kévin Dupuy, dans les commentaires de la dernière vidéo dit bien justement :

      Est-il réellement nécessaire de rappeler que « lucifere » signifie en latin « porter la Lumière », venant du mot « Lux » signifiant lumière. Lucifere (porter la Lumière) et Lucifer (Porteur de Lumière) sont deux choses différentes. Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, Lumière, né de la Lumière, ne porte-t-il pas la lumière à nos cœur également ?

      Pour votre gouverne : Lucifer apparaît aussi dans la Vulgate comme un titre de Christ, dans « et Lucifer oriatur in cordibus vestris » (2 Pierre 1:19). Je trouve cela attristant de la part des protestants ou alors d’athées christianophobes de s’attaquer à l’Église Catholique. Les protestants, se basant sur la « Sola Scriptura », n’êtes vous point capable de comprendre la Bible ? Vous avez voulu abandonner l’usage du latin pour le culte, mais vous avez oubliez que la Latin était/est la langue liturgique de l’Église depuis des siècles. Je ne dis pas que l’Église est parfaite, mais pensez vous être mieux en faisant de la fausse propagande et en mentant par omission ? Vous vous faites les portes-paroles du Diable, et vous vous permettez de critiquer ? Regardez vous, et que Dieu prenne pitié de vos mensonges.

       

       
      Ce qui nous amène directement au point 2° : Votre Protestantisme…
       
      Vous dites :

      je ne me reconnais pas dans cette église catholique romaine, trop pompeuse et suffisante, d’ailleurs les écritures précisent bien et très clairement qu’aucun édifice et aucune statut ne sera faite (c’est très loin d’être représentatif de l’église catholique romaine depuis qu’elle est église…consternation), comment un chrétien qui lit la Bible peut il se reconnaître dans cette église ?

       
      Je vous renvoie à ce que dit « Kévin Dupuy » plus haut…
       
      Convertissez-vous avant qu’il ne soit « trop tard »… (la mort)… les Protestants n’auront pas la Grâce Éternelle :

      9 Ils subiront la peine d’une perdition éternelle, loin de la face du Seigneur et de l’éclat de sa puissance,
      10 au jour où il viendra pour être glorifié dans ses saints et reconnu admirable en tous ceux qui auront cru. — Pour vous, vous avez cru au témoignage que nous avons rendu devant vous.
      (2 Thessaloniciens 1v9-10)

       

  9. octobre 23, 2015

    Merci de votre réponse.

    Ce que je voulais pointer au travers de ce témoignage, c’est la sidération totale des personnes qui tombent sur ces informations.   Des millions de gens ignorent ce qu’il se passe au Vatican, comment pourraient ils faire la différence entre des prêtres Semper idem et les autres, beaucoup de gens ne cherchent pas car ils ne s’imaginent même pas que cela puisse exister au sein de l’Église, le rythme actuel de la vie laisse peu de temps pour se poser des questions spirituelles sérieuses.  Découvrir ces choses c’est le ciel qui nous tombe sur la tête et c’est assez horrifiant. Peut-être suis-je dans l’erreur également, je suis Chrétien de cela je suis certain, mon Livre de chevet est la Bible, mon église est dans mon cœur…Je ne me fie à aucun homme.

    Merci de votre écoute.

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