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DEVITA HÆRETICUM HOMINEM – MGR WILLIAMSON COMBAT LE SÉDÉVACANTISME

2014 février 22
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par Cave Ne Cadas

 

Le combat contre le sédévacantisme est l’affaire principale des « pilotes » de la néo-Résistance… que ce soit l’abbé Chazal (nous l’avons vu et nous le reverrons encore prochainement) ou Monseigneur Williamson, qui n’en fini pas… tous essayent de justifier leur schisme en le camouflant derrière la plus grande infamie qui soit : dire « qu’il n’y a plus que des antipapes à Rome »Le sédévacantisme !

Sede Vacante

Dernièrement, Mgr Williamson en est allé encore une (deux… trois !!!) fois de son couplet “anti-sédévacantiste” dans ses Commentaire Eleison n° 343, 344 & 345 et s’est en plus embrouillé avec Infaillibilité de l’Église !!!

Richard Nelson Williamson

Avant de voir sont combat “anti-sédévacantiste” commençons par son embrouille avec Infaillibilité de l’Église :

Dans son Commentaire Eleison n° 343, il dit :

Numéro CCCXLIII (343)

8 février, 2014

Infaillibilité de l’Église – I

Le problème principal des sédévacantistes, c’est probablement l’infaillibilité de l’Église (les Papes Conciliaires sont horriblement faillibles, donc ils ne peuvent être Papes). Mais ce n’est point que pour soulager le sédévacantisme qu’il faut étudier l’infaillibilité. Le problème moderne qui consiste à préférer l’autorité à la vérité est vaste.

« L’infaillibilité » signifie l’impossibilité de faillir, ou de tomber dans l’erreur. Le premier Concile du Vatican a défini en 1870 que le Pape ne peut errer lorsque quatre conditions sont présentes : il doit (1) parler comme Pape, (2) sur une question de Foi ou de mœurs, (3) de façon définitive, et (4) avec l’intention claire de lier ou d’obliger l’Église tout entière. Tout enseignement qui arbore ces quatre conditions appartient à ce qu’on appelle son « Magistère Extraordinaire », car d’une part les Papes n’engagent que rarement toutes les quatre conditions ensemble, et d’autre part tout Pape enseigne beaucoup d’autres vérités qui ne peuvent être erronées ni fausses parce que l’Église les a toujours enseignées, et donc elles appartiennent à ce que Vatican I a appelé le « Magistère Ordinaire Universel » de l’Église, également infaillible. Alors comment le Magistère Extraordinaire du Pape se tient-il par rapport à ce Magistère Ordinaire de l’Église ?

Notre Mère l’Église enseigne que le Dépôt de la Foi, ou la Révélation publique, fut complétée avec la mort du dernier Apôtre, disons en 105 AD. Depuis lors aucune vérité supplémentaire n’a été ajoutée à ce Dépôt ou corps de vérités révélées, ni ne saurait y être ajoutée. Donc aucune Définition « extraordinaire » ne saurait y ajouter un iota de vérité, elle ne fait qu’y ajouter pour le bien des fidèles une certitude à quelque vérité qui appartient déjà au Dépôt de la Foi, mais dont cette appartenance n’avait pas été assez claire avant. Donc nous avons dans l’ordre : d’abord une RÉALITÉ objective, indépendante de tout esprit hu main, comme par exemple le fait historique pour la Très Sainte Vierge d’avoir été conçue sans péché originel. Ensuite vient la VÉRITÉ dans tout esprit qui se conforme à cette réalité. En troisième lieu seulement survient une DÉFINITION lorsqu’un Pape engage toutes les quatre conditions pour définir cette vérité, et en dernier lieu surgit de cette définition pour les fidèles la CERTITUDE quant à cette vérité. Ainsi là où la réalité engendre la vérité, la définition ne crée pas plus que la certitude quant à cette vérité.

Mais la réalité et la vérité appartenaient déjà au Magistère Ordinaire parce qu’il est hors de question qu’un Pape définisse infailliblement une vérité en-dehors du Dépôt de la Foi. Il s’ensuit que le Magistère Ordinaire se tient au Magistère Extraordinaire comme le chien se tient par rapport à sa queue, et pas comme la queue par rapport au chien. Le problème en présence, c’est que la Définition de 1870 a donné au Magistère Extraordinaire un tel prestige que le Magistère Ordinaire a été mis à l’ombre, à tel point que les Catholiques, même des théologiens, se sont efforcés de trouver pour lui une infaillibilité comme celle du Magistère Extraordinaire. Mais cela n’a point de sens. Le Magistère Extraordinaire présuppose le Magistère Ordinaire, et n’existe que pour donner (4) certitude à une (2) vérité déjà enseignée par le Magistère Ordinaire.

Qu’une montagne dont la cime est couverte de neige serve comme illustration. D’aucune façon la montagne ne dépend de la neige si ce n’est pour être encore plus visible. Par contre la neige dépend complètement de la montagne pour se tenir là où la neige se trouve. De même le Magistère Extraordinaire ne fait pas plus pour le Magistère Ordinaire que de le rendre plus clairement ou certainement visible. Au fur et à mesure que l’hiver approche, la chape de neige descend plus bas. Et au fur et à mesure que la charité se refroidit dans les temps modernes, de plus en plus de définitions du Magistère Extraordinaire peuvent devenir nécessaires, mais cela ne constitue pas la perfection du Magistère de l’Église. Au contraire, un surcroît de définitions signale une faiblesse de la part des fidèles dans leur saisie des vérités de la foi. Plus un homme se porte bien, moins il a besoin de pilules.

La semaine prochaine, l’application de cette analyse au sédévacantisme, comme à la crise actuelle de la Fraternité St Pie X.

Kyrie eleison.

 

Résumé : Le Magistère Ordinaire de l’Église se tient par rapport au Magistère Extraordinaire du Pape comme le chien à sa queue et pas comme la queue à son chien.

 

La F$$PX ayant toujours eu cette tare congénitale (et apparemment incorrigible chez eux !!!) sur le Magistère de l’Église…en enseignant que les papes ne sont infaillibles que très rarement, seulement lorsqu’ils proclament solennellement un dogmede manière rarissime, et qu’ils peuvent parfois enseigner l’hérésie, même à toute l’Église …puisque c’est ce que firent Roncalli puis Montini et successeurs que la F$$PX tient pour vrais papes. La F$$PX récusant ainsi le Magistère infaillible défini par le Concile Vatican (I) et cru depuis toujours…

Nous donnons quelques sources d’études avec les documents suivant :

  1. Quarante ans d’erreurs : « Réfutation des arguments erronés sur l’infaillibilité de l’Église » de l’abbé Michel Marchiset (1, 43 pages)
  2. Quarante ans d’erreurs : « Réfutation des arguments erronés sur l’infaillibilité de l’Église » de l’abbé Michel Marchiset (1b, 31 pages)
  3. Forts dans la Foi : « Infaillibilité du Magistère ordinaire du Pape » par le Père Noël Barbara
  4. Constat Doctrinal sur la Tradition Catholique et sur la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X (FSSPX) Fondée par Mgr Marcel Lefebvre de l’abbé Michel Marchiset

 

* * *

 

Willy en goguetteCe jour, Mgr Williamson « en rajoute une couche » dans son Commentaire Eleison n° 345, affirmant que « le sédévacantisme partage avec les libéraux d’aujourd’hui l’une de leurs erreurs fondamentales, à savoir l’exagération de l’infaillibilité papale. »« Cette erreur en toute sa profondeur s’étale sur les 700 dernières années. » … Et va même pousser le bouchon un peu loin… en affirmant « que l’Église se vit obligée à renforcer sa propre autorité par la Définition en 1870 de son Magistère » et que « Ce processus d’humanisation a engendré une infaillibilité envahissante qui devait d’une façon presque inévitable aboutir dans la prétention grotesque de Paul VI de refondre la Tradition de l’Église au nom d’un « Solennel Magistère Ordinaire ». »

De fait, vers la fin du 19ème siècle le libéralisme était devenu si puissant que l’Église se vit obligée à renforcer sa propre autorité par la Définition en 1870 de son Magistère opérant au maximum de son pouvoir, à savoir chaque fois que 1) un Pape 2) définit 3) un point de Foi ou de morale 4) de manière à obliger en conscience toute l’Église. Mais mus depuis lors par une pensée trop humaine, trop de Catholiques, au lieu de rapporter ce Magistère Extraordinaire à Dieu et à l’immuable Vérité du Magistère Ordinaire de l’Église, ont eu tendance à prêter à la personne humaine du Pape une infaillibilité qui provient de Dieu et qui n’appartient qu’à Dieu seul. Ce processus d’humanisation a engendré une infaillibilité envahissante qui devait d’une façon presque inévitable aboutir dans la prétention grotesque de Paul VI de refondre la Tradition de l’Église au nom d’un « Solennel Magistère Ordinaire ». La grande majorité des Catholiques l’ont suivi docilement, et jusqu’à ce jour la plupart d’entre eux deviennent jour après jour libéraux en suivant les Papes Conciliaires, tandis qu’une petite minorité de catholiques se voit acculée à nier que les responsables de la folie conciliaire puissent être Papes tout simplement.

 

* * *

 

Pour l’analyse du Commentaire Eleison n° 344, nous laissons la parole à Osko pour son très bon article paru sur Radio Cristianda le samedi 15 Février, 2014, dont nous vous proposons la traduction en français :

 

Osko : Devita Hæreticum HominemMons. Williamson Combat le Sédévacantisme

On le sait à présent : mieux vaut être libéral que sédévacantiste ? Ce n’est pas vrai ? Demandez-le donc à Mgr Williamson…

Un nouveau et équivoque Eleison

 Richard Nelson Williamson

Devita Hæreticum Hominem

DinoscopusUn nouvel Eleison. Mgr Williamson semble parti pour combattre la pensée sédévacantiste (il l’a du reste toujours fait). On pourra toujours dire qu’il combat aussi la pensée libérale, mais à notre avis, la chose n’est pas claire ; quant à l’intention de faire passer l’une et l’autre pensées pour les deux faces de la même médaille, elle est frauduleuse.

Le titre de cet article (Devita Haereticum Hominem) est la devise que saint Herménégilde avait empruntée à saint Paul et qui signifie que nous devons Éviter l’Hérétique. Cette devise ne signifie évidemment pas que si nous voyons venir vers nous un hérétique, nous devons traverser la rue… Parmi ce qu’il nous faut éviter, il y a la communication avec les hérétiques dans les choses sacrées.

 

Commentaire Eleison 344

Infaillibilité de l’Église – II

Il y a beaucoup à dire sur l’infaillibilité de l’Église, en particulier pour corriger des illusions qui trouvent (par erreur) leur origine dans la Définition en 1870 de l’infaillibilité Papale. Aujourd’hui par exemple, les sédévacantistes et les libéraux pensent que leurs positions sont totalement opposées. Mais s’arrêtent-ils un instant pour voir à quel point, au moins sur l’infaillibilité, ils ont une démarche intellectuelle parallèle ? Majeure : les Papes sont infaillibles. Mineure : les Papes Conciliaires sont libéraux. Conclusion libérale : nous devons devenir libéraux. Conclusion sédévacantiste : ils ne peuvent être Papes. L’erreur ne se situe ni dans la logique ni dans la Prémisse Mineure. Elle ne peut donc se situer que dans une incompréhension des deux côtés au sujet de ce que l’on entend par infaillibilité dans la Majeure. Une fois encore, l’homme moderne place l’autorité au dessus de la Vérité.

 

En premier lieu, il semble nécessaire de préciser que les positions des sédévacantistes et des libéraux doivent s’analyser en fonction du seul objet de cette question, qui n’est autre que la situation du Siège apostolique. En effet, il peut se trouver des sédévacantistes plus ou moins libéraux à d’autres égards et, par ailleurs, des libéraux ne croyant pas en l’infaillibilité pontificale ou la relativisant, de sorte qu’ils se soucient de toute cette question comme de l’an quarante (ce que l’on peut du reste attendre d’eux).

Mgr Williamson juge opportun de s’exprimer abondamment sur l’infaillibilité de l’Église. À l’en croire, après la définition de l’infaillibilité pontificale en 1870, il se serait produit une déformation génératrice de quelques « illusions ». Pour ce qui est des déformations, on ne saurait lui donner tort, mais…

Nous pensons qu’il n’est pas nécessaire de tant écrire pour apporter des précisions sur ce qui touche à l’hypothèse selon laquelle « le Siège est vacant ».

De même, selon nous, étant donné que la crise actuelle de l’Église est absolument inédite et qu’elle s’est déclenchée de façon inopinée, il n’avait été conçu préalablement aucun mécanisme permettant de prévoir une crise de cette nature et de cette ampleur, ce qui signifie fort logiquement que le Code de droit canonique, la théologie et le Magistère de l’Église ne peuvent apporter que des solutions partielles au problème.

À quoi sommes-nous confrontés au juste depuis plusieurs décennies ?

On a pu parler il y un certain temps déjà du « coup de maître de Satan », car cela va très au-delà de Tout ce que le maudit avait fait auparavant.

Il nous semble bon de partir de l’idée que le diable « met le paquet » quand il s’agit pour lui d’élaborer une stratégie destinée à assurer son triomphe, bien que nous sachions que ce triomphe est impossible.

Il reste que Satan croit justement tout le contraire…

Si nous pensons vraiment que le diable a trouvé le meilleur moyen de faire un « Coup de Maître », ne doutons pas que ce sera celui-là. Et s’il s’agit de cela, ne restons pas dans la demi-teinte, car ce qui est en jeu, c’est l’apostasie au stade terminal, la crise ultime et définitive.

C’est relativement simple : jamais personne n’aurait cru possible ce qui est en train de se produire ; par conséquent, nul n’aurait jamais pu imaginer comment résoudre cela. Une chose est l’invasion générale de l’hérésie (cas de l’arianisme), une autre – bien différente – est l’apostasie complète, globale, affectant toute la hiérarchie de l’Église (1) ; et cela – au surplus – dans un monde entièrement acquis à une laïcisation intégrale, d’où son attitude quasi constante de « profanation » de tout ce qui est sacré, jusqu’à la nature elle-même. Ce viol de la nature est manifeste si l’on songe aux politiques Imposées de manière presque totalitaire en faveur des aberrations sexuelles, à la pseudo-culture sodomitique qui s’insinue dans les jeunes esprits depuis le jardin d’enfants et que soutiennent implacablement tous les moyens de communication.

Alors, Mgr Williamson… il nous coûte d’avoir à vous dire que vous êtes En Retard, que le débat que vous proposez dans vos commentaires Eleison est d’arrière-garde et contribue Uniquement à accroître la confusion chez les fidèles ainsi qu’à les détourner des vrais problèmes.

Tout cela nous paraît être en fait une opération de diversion.

Nous incluons dans cette dernière la prétention de conférer un semblant de sérieux à son petit jeu des Prémisses Majeure et Mineure.

Surtout, Mgr Williamson prétend que sédévacantistes et libéraux pensent « De Manière Analogue ». Mais en est-il ainsi ? Nous répondons : Non, en aucun cas.

Voyez les conclusions exposées par l’évêque quelques lignes à peine après l’affirmation ci-dessus : « Conclusion libérale : nous devons devenir libéraux. Conclusion sédévacantiste : ils ne peuvent être Papes »

Où le prélat anglais voit-il une Analogie entre ces deux positions ?

Pourquoi disons-nous que Mgr Williamson se livre à un petit jeu au sujet des Prémisses pour conférer un semblant de sérieux à son postulat ?

Pour ce qui est des Prémisses, en effet, Mgr Williamson semble avoir oublié que pour parvenir à conclure un raisonnement, il faut parfois recourir à des prémisses subsidiaires, c’est-à-dire supposer l’existence d’informations autres que celle prise en compte dans le raisonnement ; par exemple, partir du contraire de ce que l’on se propose de démontrer. Si l’on déduit de ce présupposé une absurdité, on peut alors conclure sans difficulté. La prémisse est ce qui tient compte d’une décision et qui la rend plus claire, plus superficielle, d’où la possibilité de prendre ensuite une décision adéquate.

Les paroles de Mgr Williamson sont claires et évidentes, mais elles le sont dans un sens contraire à celui dans lequel l’intéressé prétend conclure ; il dit : « Une fois de plus, l’homme moderne place l’autorité au dessus de la vérité. »… et par cette conclusion, il vise à la fois les libéraux et les sédévacantistes.

Or, ce raisonnement est Faux, et on le voit à ceci : les pensées et conclusions respectives des libéraux et des sédévacantistes soutiennent en pratique des positionnements diamétralement opposés : les libéraux se soumettront à une hiérarchie apostate, ce qui les conduira eux-mêmes à apostasier. Les sédévacantistes, en revanche, s’opposeront à cette hiérarchie et la rejetteront, et ils essaieront tant bien que mal (en prenant des coups au passage) de rester fermes dans la Foi de toujours, de continuer à pratiquer ce qui ne peut plus être modifié : La Tradition.

Ce sont les libéraux qui concluent de la manière signalée par Mgr Williamson. Et ils concluent à la fois sur le plan théorique et sur le plan pratique. Les sédévacantistes (il existe certes divers types de sédévacantistes et de sédévacantisme) concluent autrement sur ces deux plans.

Aucune analogie, par conséquent.

 

Dieu Éternel est la Vérité même, absolument infaillible. Dans le temps créé, par l’intermédiaire de Son Fils Incarné, Il institua son Église avec une doctrine pour le salut des âmes humaines. Venant de Lui cette doctrine ne pouvait qu’être inerrante, mais pour la maintenir hors d’atteinte des erreurs des hommes d’Église à qui Il devait la confier, Son Fils allait leur promettre l’« Esprit de Vérité » pour les guider « pour toujours » (Jn.XIV,16). En effet, sans une garantie aussi formelle, comment Dieu aurait-Il pu exiger des hommes, sous peine d’éternelle damnation, de croire à son Fils, à sa doctrine et à son Église (Mc.XVI,16) ?

Cependant, malgré ce qui vient d’être dit, Dieu n’allait pas retirer aux hommes d’Église cette liberté (pas un droit) d’errer dont il les avait dotés. Et Il permettra à cette liberté d’aller aussi loin qu’ils le désirent, mais pas au point de rendre sa Vérité inaccessible aux hommes. Cela va loin, et cela comprend une série de Papes gravement défectueux dans l’histoire, mais le pouvoir de Dieu va encore plus loin que la méchanceté des hommes (Isaïe LIX,1-2). Au Concile Vatican II par exemple, les erreurs des hommes d’Église allèrent très loin sans toutefois que Dieu permît à son Église de défaillir totalement dans sa présentation aux hommes de la Vérité, exempte d’erreur grâce à sa propre infaillibilité. Même les Papes Conciliaires ont dit bon nombre de vérités catholiques à côté de leurs erreurs Conciliaires.

 

Dans la phrase que nous avons mise en rouge, on trouve la raison et l’origine de l’erreur williamsonienne : « L’erreur de l’Église est allée très loin » (2)Or, l’erreur, c’est Mgr Williamson qui la commet, et l’on peut en juger par la rédaction tortueuse et confuse de tout ce passage.

Mais Mgr Williamson ne peut ignorer que l’Église est douée d’inerrance… ; si les hommes d’Église errent comme l’ont fait les Modernistes, ils se mettent eux-mêmes en dehors de l’Église. L’Église n’erre pas, ce sont des hommes qui errent.

Le galimatias williamsonien s’entortille jusqu’à cette lapalissade : « Les Papes conciliaires ont dit beaucoup de vérités catholiques à côté de leurs erreurs conciliaires » Combien Mgr Williamson a dû méditer pour aboutir à cette conclusion !… Nous lui en proposons une autre, et l’on verra ce qu’il en pense :

« Luther et ceux qui l’ont suivi ont dit beaucoup de vérités catholiques à côté de leurs erreurs protestantes »

On pourrait étendre ce raisonnement à Calvin, Zwingli, Huss, de Lammenais, Marc Sangnier, voire à Hans Kung et Leonardo Boff. On serait ainsi en communion de pensée avec Mgr Williamson, et l’on dirait la vérité, mais cela ne ferait pas pour autant de tous ces hommes des catholiques, et moins encore des « Autorités » catholiques, ni même des intellectuels ou des théologiens catholiques. Aussi tout fidèle catholique Se Doit-Il de les Éviter.

 

Mais alors comment moi, une âme simple, puis-je distinguer entre ce qu’ils ont dit de vrai et leurs erreurs ? En premier lieu si je recherche vraiment Dieu d’un cœur droit, Il me guidera vers Lui, comme la Bible le dit en de nombreux endroits. En second lieu, la doctrine de Dieu étant aussi immuable que Dieu, elle doit être cette doctrine que l’on trouve chez (presque) tous les hommes d’Église qui l’ont enseignée et maintenue dans (presque) tous les endroits et au cours de (presque) toutes les époques, autrement dit la Tradition. Depuis le début de l’Église, cette permanence dans la transmission a été le test le plus sûr de l’authenticité de ce que Notre Seigneur Lui-même a enseigné. Au cours des siècles la Tradition sans erreurs a été l’œuvre de millions d’hommes d’Église. C’est pour elle que Dieu a doté son Église comme un tout, et pas seulement ses Papes, de la conduite infaillible de l’Esprit Saint.

 

Mgr Williamson aurait dû commencer par là, s’épargnant ainsi la pirouette que nous avons commentée en termes critiques. Il aurait dû voir que si dès le début, comme il le dit lui-même, l’Église fut (Et Demeure) la pierre de touche la plus sûre pour reconnaître ce que Notre Seigneur a enseigné, il ne saurait y avoir le moindre doute que ce Dépôt est Préservé et à l’abri de ceux qui forniquent avec les idoles, les faux dieux et les puissants de ce monde.

Loup couvert de peau de BrebisCes puissants ressemblent extérieurement à ce que nous autres fidèles savons être les ministres du Seigneur, mais en réalité, ce sont des Loups Couverts de Peaux de Brebis.

Que l’évêque anglais veuille bien nous pardonner, mais nous allons nous référer à l’Apocalypse : la Femme fut enlevée au désert, elle fut mise hors de portée du Dragon ; là elle sera alimentée tandis que l’apostasie continuera de croître et que nous attendrons la manifestation du Seigneur… Voilà notre « erreur » et notre « péché »… Entre-temps, trouvez-nous donc, Monseigneur, de « meilleures » interprétations à Akita

 

Et c’est la Tradition qui est la pièce maîtresse de l’infaillibilité de l’Église sur laquelle viennent se poser les Définitions solennelles des Papes qui ne sont que comme le sommet enneigé, précieux et nécessaire, de l’infaillibilité de l’Église, sans en constituer la masse montagneuse. Observons en premier lieu que les Définitions du Magistère Extraordinaire des Papes n’existent pas seulement depuis 1870 mais depuis le début de l’Église, et qu’elles n’existent pas pour rendre la Tradition vraie mais pour rendre certain ce qui appartient à la Tradition depuis les origines, et ce qui ne lui appartient pas, lorsque les errements des hommes l’avaient rendu incertain. Recherchant avant tout la vérité, Monseigneur Lefebvre, avec raison a préféré la Tradition inerrante aux Papes gravement errants. Ses successeurs n’ayant jamais compris leur Fondateur, comme tous les libéraux modernes qui n’ont pas assez le sens de la vérité, sont en train de préférer les Papes errants à l’inerrante Tradition. Sous-estimant la vérité et surestimant les Papes, les sédévacantistes répudient totalement les Papes errants, et peuvent être tentés d’abandonner entièrement l’Église. Que Dieu nous prenne tous en pitié.

 

Laissons de côté les références aux délicieuses confitures confectionnées par l’évêque anglais, et relisons le passage (en rouge) de ce dernier paragraphe de l’Eleison 344, dans lequel Mgr Williamson parle des Libéraux et des Sédévacantistes : selon lui, les libéraux sont portés à préférer les Papes Errants et à laisser de côté la Tradition Inerrante. Or, il ne s’agit pas de Papes Errants, il s’agit d’Apostats, d’homme dont Mgr Williamson affirme – quoique non expressément – qu’on ne peut dire qu’ils Ne Sont Pas Papes. (Tout ce qu’il y a d’Errant ou plutôt de Divagant ici, c’est la pensée égarée de l’évêque anglais.)

Selon Mgr Williamson, les Sédévacantistes peuvent être tentés d’abandonner entièrement l’Église… Mais il ne développe pas cet argument. Voudrait-il insinuer par là que les sédévacantistes sont sujets à des inclinations de type schismatique ?… Là encore, il ne fournit aucune précision.

Si, d’après Mgr Williamson, on peut dire des libéraux qu’ils « Sous-Estiment la Vérité et Surestiment les Papes Errants », on pourrait alors dire des sédévacantistes qu’ils « Répudient les Errants et Surestiment la Vérité » : telle serait la formulation exacte, qui n’est pas celle de l’évêque… Cette supposition de Mgr Williamson selon laquelle ils « peuvent être tentés d’abandonner entièrement l’Église » est parfaitement arbitraire et reflète ce que nous avons toujours dit : pour Mgr Williamson, toutes les autorités romaines actuelles, de Bergoglio jusqu’au dernier fonctionnaire de la Curie Vaticane, sont les autorités réelles et véritables de l’Église catholique.

Conclusion : Monseigneur Williamson Désobéit à ceux que Lui-Même reconnaît comme étant les véritables autorités de l’Église, se plaçant ainsi dans ce qui nous semble être une situation de Schisme Subjectif.

 

Kyrie eleison.

Résumé : Le Magistère Ordinaire est certainement infaillible, mais son infaillibilité provient de Dieu et non du Magistère Extraordinaire.

 

Notre résumé – Remettez-Nous Ça, Monseigneur

 

 

Source : Osko ; Radio Cristiandad : http://radiocristiandad.wordpress.com/2014/02/15/osko-devita-haereticum-hominem-mons-williamson-combate-el-sedevacantismo/

 

Traduction CatholicaPedia.net

(Que notre traducteur soit encore une fois et toujours remercié pour son travail professionnel)

 

 


[1] Ndlr du CatholicaPedia : Ici malheureusement, Osko ne fait pas la différence, ou ne précise pas qu’il s’agit de l’église Conciliaire qui n’a rien à voir avec la Sainte Église catholique de NsJC et qui l’éclipse… Aujourd’hui l’apostasie (quasi) générale concerne une nouvelle église (secte) qui n’est pas l’Église catholique ; bien sûr au moment du conciliabule Vatican d’Eux (1962-1965) toute la hiérarchie de ce qui était encore l’Église a apostasié mais l’assemblé des fidèles (l’ecclesia ou ekklesia) innocente (quand bien même libérale donc portée à (favorable) la nouveauté…) était encore catholique…avant de se retrouver, quelques années plus tard, protestantisée.

[2] Ndlr du CatholicaPedia : Apparemment il y a ici une grosse erreur de traduction et d’interprétation du texte livré en Espagnol… Nous avons reproduit le texte du Commentaire Eleison 344 livré en Français qui dit bien : « les erreurs des hommes d’Église allèrent très loin », alors que le texte livré en Espagnol dit : « el error de la Iglesia llegó bien lejos »… d’où l’interprétation d’Osko !

La phrase en Espagnol lisible sur Radio Cristiandad :

En el Vaticano II, por ejemplo, el error de la Iglesia llegó bien lejos, sin que Dios, sin embargo, permitiera a Su Iglesia ser totalmente defectible en lo que hace a su presentación a los hombres de la Verdad inerrante proviniendo de Su propia infalibilidad. Aún los Papas Conciliares han dicho muchas verdades católicas al lado de sus errores Conciliares.

 

8 réponses
  1. Wiking
    février 23, 2014

    Il est intéressant de constater que Mgr Williamson porte son attaque contre le sédévacantisme alors que le problème de la canonisation de jp2 commence à prendre de l’ampleur au sein de la FSSPX.
    On sait déjà quelle va être l’argumentation de la FSSPX pour concilier l’inconciliable a savoir :
         1) les canonisations sont infaillibles ;
         2) la canonisation de jp2 par François zéro n’est pas infaillible.
    La conclusion – in fine – sera de la canonisation de jp2 sera :
         a) continuer à laisser croire aux fidèles que les « papes » conciliaires sont de vrais papes ;
         b) continuer à laisser croire aux fidèles que l’église de Vatican II est l’Église catholique ;
         c) continuer de faire croire aux fidèles que l’on peut désobéir constamment aux autorités légitimes, en particulier à celle du Pape dont Notre Seigneur lui a pourtant assure son assistance.
    Pauvres fidèles de la FSSPX.

  2. abbé Marchiset lien permanent
    février 23, 2014

    Permettez-moi de vous livrer cette anecdote. Il y a quelques années, lors d’une rencontre avec Monseigneur W.., celui-ci prit une feuille et un crayon pour m’expliquer le problème, selon lui, du pape (qu’il considère comme pape légitime). Il me dessina donc sur cette feuille un grand cercle. « C’est l’Église » me dit-il. Puis il dessina un autre cercle, plus petit, à cheval sur la circonférence de ce grand cercle, puis d’ajouter à propos de la partie dans le cercle : « Ça c’est ce que le pape enseigne de catholique », et désignant la partie hors du cercle : « Ça c’est ce qui n’est pas catholique ». Voilà encore une comparaison tordue de l’Évêque. Je lui ai alors répondu que l’Église et le pape n’étaient pas des figures géométriques !
    Je puis vous dire aussi, toujours à propos de cette rencontre, ce qu’il m’a répondu quant à l’Église éclipsée, termes précis, nous le savons, de la très sainte Vierge dans le secret de La Salette : « C’est du subjectivisme ». Voilà donc deux témoignages sur la pensée de cet évêque d’une partie de la fausse majorité traditionnelle. 
     
     

    • Cave Ne Cadas
      février 23, 2014

      Merci Monsieur l’abbé pour ce témoignage…
      …Mgr Williamson (lui aussi) « une voie sans issue ! »

  3. Edouard-Marie Laugier
    Edouard-Marie Laugier lien permanent
    février 23, 2014

    Et les crétins « plukontumeurs » de tout horizons continuent à ne pas voir que Willy est un agent en mission.

    • charles
      charles lien permanent
      février 25, 2014

      …et un agent de la pire espèce…du même esprit que les Grands Prêtres Gourous du blog LA QUESTION !

  4. charles
    charles lien permanent
    mars 2, 2014

    Mgr Williamson nous dit :
    « Entre cet Évangile et Vatican II la contradiction est évidente, donc nous devons accepter et croire en la Tradition si nous désirons sauver nos âmes, quelles que soient les apparentes autorités de l’Église qui disent le contraire. Que Dieu nous y aide. Mais comment alors la propre Fraternité de Monseigneur Lefebvre, la Fraternité Saint Pie X, peut-elle chercher officiellement à se soumettre aux autorités de Vatican II comme elle le fait actuellement ? »
     
    Réponse à Mgr : la nature de l’homme est ainsi faite qu’elle ne peut se résoudre à vivre éternellement ou du moins durablement dans la schizophrénie la plus caractérisée. Ainsi, les autorités de la FSSPX reconnaissant l’autorité des faux princes de Vatican II, ont une propension toute naturelle à rechercher non seulement le dialogue mais aussi l’entente et l’accord avec leurs autorités naturelles. Il  y a donc entre ces clercs pour le rapprochement avec Rome et entre ceux qui continuent à résister, au nom de l’orthodoxie (dévoyée car obligatoirement schismatique !) au moins l’avantage pour les premiers d’avoir une approche logique du problème. Les second choisissent de rester dans un rapport schizophrénique (donc schismatique) avec l’autorité que, tout comme les premiers, ils reconnaissent aux prélats et pontifes conciliaires… J’attends votre réponse, Mgr !
     
    Par ailleurs, ce que vous avez omis de préciser, Monseigneur, dans votre dessin des cercles à M. l’Abbé Marchiset, c’est que dessiner un petit cercle à cheval sur le premier, ne signifie pas du tout que ce cercle soit divisible par le premier ! Vous n’ignorez sans doute pas que la corruption de la foi même d’un iota, entrainera que c’est la totalité du petit cercle qui tout logiquement tombera dans l’escarcelle, si j’ose dire, du grand cercle qui est censé représenter l’Église…..
     
    Avez-vous quelque chose à ajouter là-dessus Mgr ? Nous serions bien heureux de vous lire !!!
     

  5. charles
    charles lien permanent
    mars 2, 2014

    Petite précision pour Mgr Williamson afin que ma pensée soit bien perçue dans toute sa clarté !
     
    Entendons-nous bien, Mgr, lorsque vous dessinez à l’Abbé Marchiset un grand cercle et que vous lui dites : « C’est l’Église » il n’y a même pas besoin de présupposer que pour vous l’Église désignée est en fait l’église Conciliaire puisqu’elle est pour vous la véritable église catholique ! Vous ne me contredirez pas sur ce point à moins que votre pensée soit hors de toute logique ! Ainsi le petit cercle dessiné à cheval sur le grand ne peut-il désigner qu’une excroissance mortifère et maligne étrangère à l’organisme sain de l’Église. Le fait que dans cette excroissance, il y ait quelques cellules saines et qui résistent de par leur nature propre (donc apparemment catholique !) ne modifie en rien le caractère hautement « cancéreux » de l’ensemble de cette excroissance, qui finira donc par envahir totalement l’organisme sain et viendra tout naturellement se fondre, s’inclure dans le grand cercle jusqu’à s’y substituer et à rendre mutantes ses caractéristiques principales en les transformant en leurres très subtils. Nous aurons toujours un grand cercle mais ce sera un nouvel organisme, entièrement nouveau, avec grosso modo les mêmes apparences, mais qui ne sera plus du tout l’Église Catholique…sa substance, de saine qu’elle était sera entièrement cancérisée !
     
    Vous avez tout suivi Monseigneur ? Je vous remercie pour votre bienveillante attention !
     

  6. charles
    charles lien permanent
    mars 2, 2014

    Et pour être encore plus clair, Mgr, et que ma pensée ne soit pas taxée par vous de sophistique, je vais encore préciser que dans la première hypothèse dans laquelle le grand cercle représenterait pour vous véritablement la Sainte Église catholique, il ne pourrait y avoir qu’expulsion, au premier stade, du petit cercle qui représente l’élément malin. Un organisme sain peut et doit expulser tout organisme génétiquement modifié et qui représente un réel danger pour la partie saine. Ainsi le petit cercle, n’étant plus à cheval sur le grand, on ne voit pas comment ceux qui lui appartiennent pourraient être considérés comme catholiques, puisque de toute manière, comme nous l’a si bien appris St Pie X, la caractéristique principale du modernisme est d’être double : un jour catholique, un autre moderniste ! Etc… La contamination du petit cercle étant donc totale, l’organisme sain ne peut que le rejeter !
     
    Dans la seconde hypothèse, surréaliste, où pour vous Mgr le grand cercle représente bien l' »église » Conciliaire, on ne voit guère l’intérêt de dessiner un petit cercle à cheval sur le premier !!! La partie soi-disant « catholique » de ce petit cercle ne pouvant être qu’un leurre caractérisé. Ce qui ne serait pas étonnant de la part des autorités dites conciliaires !….
     
    Alors, dans ce s conditions, Mgr, je ne vois pas très bien où vous verriez du catholicisme authentique dans ces deux cercles là ! Vous devrez m’expliquer…ou reprendre vos crayons pour me faire de bien plus jolis dessins ! Et pourquoi pas y ajouter quelques couleurs liturgiques pour faire encore plus joli… Je ne connaissais pas vos talents de dessinateur et cela me laisse toujours admiratif car je suis nul en dessin !
     
    J’espère ne pas avoir trop ennuyé Votre Grâce et espère vivement que vous me donnerez votre sentiment sur toutes ces belles figures géométriques dont vous vous plûtes de gratifier quelques uns de nos bons prêtres. Votre serviteur……
     

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