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De la Prudence et des Arguments Incertains

2013 octobre 29

De la Prudence et des Arguments Incertains

 

« ……..Ceci étant dit, nous ne voulons pas tomber dans l’excès inverse : nous pensons que la thèse sédé vacantiste est imprudente et s’appuie sur des arguments incertains.  

Nous prions chaque jour pour le pape François au canon de la messe, persuadés que, un jour, le successeur de Pierre prêchera à nouveau la foi catholique intégrale. » Éditorial de l’abbé Bernard de Lacoste Octobre 2013

 

Réponse à (Éditorial de l’abbé Bernard de Lacoste, LAB de l’école Saint-Bernard de Bailly (78) – Pourquoi ne sommes-nous pas ralliès (sic!) ? – Octobre 2013)

 

Parce que penser, qu’un individu incapable de juger moralement un homosexuel militant (comment peut-il confesser ?) qui n’a jamais été de droite, dont le Dieu n’est pas catholique, qui co-signe, avec son double, une énorme hérésie sur la Trinité ; «… nous pensons surtout au contenu du Credo qui a une structure trinitaire : le Père et le Fils s’unissent dans l’Esprit d’Amour. » (Lumen Fidei 45) Il n’y a donc plus de distinction des Personnes et c’est le Credo qui a une « structure » trinitaire ; il serait donc prudent de penser qu’un tel individu puisse être, d’une part catholique, et d’autre part Pape ? Pardonnez-moi, monsieur l’abbé, mais je pense que l’imprudence est plus de votre fait, et qu’il y a une grave responsabilité vis-à-vis des âmes, se faire complice de telles choses ne peut être anodin.

Quand pour contourner ce Magistère incertain, l’on suspend son jugement, ou que l’on déclare que les encycliques ne sont, en fait, que des méditations rêveuses, ou bien encore que le pape est occupé par une idéologie qui ne serait pas catholique, cela serait à considérer comme de solides arguments ?

Il faudrait aussi faire une solide et sérieuse argumentation, sur la différence entre Magistèrovacantiste et sédévancantiste, et nous expliquer en quoi la première opinion est plus juste que la seconde, en quoi elle est plus catholique.

Quand on répète, à satiété, en tronquant même parfois les citations, que Mgr Lefebvre (décédé en 1991) n’était pas sédévacantiste, sans prendre en compte que Mgr Lefebvre, malgré tout ce qu’on lui doit, n’est pas l’alpha et l’oméga du Magistère catholique, et que contrairement aux sectaires qui ne doivent pas dépasser l’horizon de la pensée de leur guru, il est permis, et recommandé dans la Sainte Église d’utiliser ses dons d’intelligence et de sagesse, mus par le Saint-Esprit, qui nous enseigne et nous rappelle avec tout le Magistère passé, que la foi ne peut changer, et que nous sommes confrontés à des faits nouveaux, chaque jour plus scandaleux, il est permis de chercher le pourquoi de cette situation sans précédent.

Quand on déclare que « l’église » conciliaire n’est qu’une tendance de la Saint Église, cela ne relève-t-il pas d’une opinion incertaine et imprudente ? En tout cas c’est une infidélité flagrante avec la pensée de Mgr Lefebvre qui a évoluée.

Nous dire, que vous êtes : « persuadés que, un jour, le successeur de Pierre prêchera à nouveau la foi catholique intégrale » revient à dire que Pierre, François ne prêche pas la foi catholique intégrale, qu’il ne confirme pas ses frères, mais présentez-nous un solide argumentaire pour nous prouver qu’il reste pape, malgré tout, objectivement, en dehors d’un avenir rêvé, en dehors de votre subjectivité. Il ne suffit pas d’être persuadé que cela viendra pour que cela soit.

 

 

2 réponses
  1. octobre 29, 2013

    On a déjà eu l’occasion de dire dans ce site qu’au canon de la messe, les fidèles ne prient pas pour leurs ennemis, ni pour la personne du pape ou pour sa rétractation des erreurs qu’il professe publiquement. Non, la prière te Igitur s’adresse à Dieu et concerne l’ensemble des personnes orthodoxes dans la foi catholique « omnibus orthodoxis atque catholicae et apostolicae fidei cultoribus », c’est-à-dire celles qui son fidèles à la doctrine immuable et sans tâche du magistère infaillible, qui sont fidèles à la vraie doctrine et ont la garde de la foi catholique et apostolique.
     
    Si la FSSPX nous enseigne, avec raison, que Bergoglio et ses prédécesseurs depuis Vatican II, professent une autre foi, elle se contente de critiquer par la parole, mais refuse de passer aux actes, en s’abstenant d’élever évêques et Pape contemporains au rang des personnes fidèles à la vraie foi.
     
    Ce faisant, la FSSPX fait œuvre de pédagogie moderniste : la foi doit être vécue in peto, dans son for intérieur, sans s’exprimer ni se manifester publiquement.
     

  2. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 30, 2013

    Je souscris à cet excellent commentaire d’Inpeto ! Tout le problème de la FSSPX est posé : la foi sans les œuvres actualisées c’est à dire mises en adéquation avec cette même foi, celle qui doit s’incarner chaque jour dans nos vies, nos actes, nos rites, nos mœurs et notre morale… Cette foi, aussi orthodoxe  et impeccable soit-elle, sera en partie stérile car elle deviendra une foi-musée, une foi conservatrice d’un passé révolu, une foi ne pouvant s’affirmer que dans l’attente de l’autre et de sa supposée conversion, une foi ritualiste et quasi-matérialiste, axée sur des bouées de sauvetage que sont la Messe et les sacrements et les dons plus ou moins généreux des fidèles, une foi « en exclusivité »  qui finit par donner à ses fidèles un relent d’esprit sectaire puisqu’il ont conscience d’appartenir à un groupe d’élus de la Vérité, faisant même dire à certains « l’Église Catholique, c’est nous ! »

    La corruption de la prière réservée à Dieu seul – union mystique ineffable qui touche à la Sainteté même de Dieu – au sein et au cœur du Saint Sacrifice, n’est que le fruit vénéneux du châtiment réservé à cette dérive si spéciale et si caractéristique d’un certain cléricalisme traditionaliste.
    Cette atteinte gravissime à l’UNITÉ de l’Église, nous en voyons chaque jour et de plus en plus fréquemment les conséquences directes au sein de la catholicité ou ce qu’il en reste : divisions, querelles, incompréhensions, exclusions chutes, découragements, etc. … Les prêtres étant les premiers touchés, ce qui, après tout n’est que justice ! On ne touche pas au saint des saints ! Dieu ne veut que des sacrifices « purs et sans taches » et Son Église est la première nommée puisque c’est Elle, bien avant le pape, les évêques et les « chrétiens orthodoxes », qui va bénéficier de tous les bienfaits liés à ces offrandes, ces sacrifices purs et sans tache… :  dans l’ordre… :
         1/ le don de la PAIX : sans le Christ pas de vraie paix, car sans Lui nous ne pouvons rien faire…de bon !
         2/ la sécurité (préoccupation à la mode de nos jours !!) : « custodire » dit le canon latin…ce qui veut dire « garder » (protection à la fois surnaturelle et naturelle contre les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur)
         3/ l’UNITÉ (un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister et produire de bons fruits) : adunare (unir)
         4/ la GOUVERNANCE par le Magistère : « regere digneris » ce qui veut dire guider… Et l’on constate avec effroi qu’il n’y a plus guère de guide sûr de la foi, à cause de l’impureté des prêtres au sein même du Saint Sacrifice qu’ils ne devraient approcher qu’avec terreur et tremblements !
         5/ l’UNIVERSALITÉ: « toto orbe terrarum » : elle est bien sûr mise à mal lorsque l’Unité est elle – même bafouée par ceux-là mêmes qui sont les acteurs principaux du Saint Sacrifice et souillent, par leurs impiétés et impuretés doctrinales, l’AUTEL SUBLIME de Dieu ! Sacrilège impie, s’il en est et dont les répercussions seront à la hauteur de la vengeance, du courroux et de la Justice de Dieu !
     

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