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Avec Bergolio, le Stalinisme revient !

2014 octobre 14

 

La revue de la F$$PX, “Courrier de Rome”, publie dans son édition de septembre 2014 la traduction de l’article d’un dénommé Maurizio Blondet * du site italien Effedieffe.com paru le 1 août.

Maurizio BlondetSon article est intéressant à plus d’un titre car il nous décrit un Bergoglio stalinien et « j’en foutiste » un homme revêche, grincheux et désagréable, un autoritaire arbitraire un homme fruste, mal élevé ; quelqu’un de rancunier ; quelqu’un qui est soumis à des passions et des détestations très fortes, sans motifs, envers les gens…

Mais bien sûr ni l’un ni les autres ne trouvent aberrant d’appeler ce “clown blanc” : « Notre Saint Père » le « Pape »… « bien-aimé Saint Père »… l’esprit de la Fraternité $$ Pie X est là !!!

(*) Maurizio Blondet (catholique traditionaliste), né à Milan le 22 février 1944, est un journaliste et essayiste italien, connu pour ses théories du complot et ses écrits sur l’ufologie. Il dirige le journal en ligne Effedieffe.com.

 


 

“…Rome deviendra le siège de l’Antéchrist”

 

Courrier de Rome

Courrier de Rome, septembre 2014

 

Pour Mieux Comprendre Le Pape François ! ! !

 

teologia bergogliana

 

Je lis sur un site catholique que « La revue internationale de théologie Concilium a consacré son dernier numéro au sujet suivant : « De l’ “anathema sit” au “Qui suis-je pour juger ?” » à partir de la fameuse phrase du Pape François sur l’homosexualité : « qui suis-je pour juger ? », prononcée à son retour du Brésil, en juillet 2013.

Les auteurs « considèrent que les formules et les dogmes ne peuvent pas comprendre l’évolution historique, et que chaque problème doit être placé dans son contexte historique et sociopolitique. La notion d’orthodoxie doit être dépassée, ou au moins redimensionnée, parce qu’elle est utilisée comme « point de repère pour étouffer la liberté de pensée et comme arme pour surveiller et punir »… Ils définissent l’orthodoxie comme “une violence métaphysique”. Au primat de la doctrine doit être substitué celui de la praxis pastorale… (Concilium, 02/2014, p. 11).

Concilium est la revue fondée par Karl Rahner, Hans Küng et Yves Congar, « à laquelle collaborent plus de 500 théologiens du monde entier » : nous nous empressons d’exprimer toute notre reconnaissance à cette revue si prestigieuse, parce qu’elle fait la lumière sur la doctrine catholique que nous devons suivre depuis que François est Pape. Car il ne fait aucun doute que ce qui est écrit dans Concilium reflète la pensée du pontife. Par exemple, celui-ci a déclaré il y a quelque temps à La Civiltà Cattolica : « Ceux qui aujourd’hui cherchent toujours des solutions disciplinaires, ceux qui tendent de façon exagérée vers la “sécurité” doctrinale, ceux qui cherchent obstinément à récupérer le passé perdu, ont une vision statique et régressive. Et de cette façon, la foi devient une idéologie parmi tant d’autres. »

Il est plus ou moins clair que Bergoglio considère la dogmatique et la théologie bimillénaires comme un poids et un obstacle à l’action pastorale. Mais le mérite de Concilium est de développer les pensées que le Pape livre çà et là dans des homélies improvisées, des interviews occasionnelles, des propos familiers et volontiers laissés en suspens (du genre : « Supposons que demain arrive sur terre une expédition de martiens, et que l’un deux déclare : « Je veux le Baptême ! » Que se passerait-il ?… »). Ce qu’il se passerait, il ne nous le dit pas. Mais par chance Concilium complète ces phrases, remplace les points de suspension, leur donne un contenu ; la revue explicite ce qui dans la théologie implicite du Pape n’est pas exprimé, ce qui est laissé en suspens. Elle nous permet ainsi de répondre à la question que nous nous sommes souvent posée : quelle est la théologie de Bergoglio ?

De même que les archéologues épigraphistes sont capables de reconstituer des inscriptions latines sur d’anciennes pierres brisées, où manquent des lettres et des mots, de même nous pouvons aujourd’hui reconstituer de façon conjecturale la théologie papale à laquelle nous sommes obligés d’obéir aujourd’hui. Grâce à la revue Concilium, une clarté éblouissante illumine certaines actions du Pape qui semble en opposition avec ses paroles.

Certains n’arrivaient pas à comprendre comme s’accorde le « qui suis-je pour juger ? » avec la mise sous tutelle d’un commissaire apostolique sans aucune explication des Franciscains de l’Immaculée, et la punition et l’assignation à résidence forcée du père Manelli, le fondateur. Cela semblait une contradiction. Plus généralement, comme l’a noté le vaticaniste Sandro Magister, le Pape ne cesse « d’exhorter à ne pas émettre de jugements… celui qui juge « se trompe toujours », a-t-il dit dans son homélie du 23 juin à Sainte Marthe. Et il se trompe, a-t-il poursuivi, « parce qu’il prend la place de Dieu, qui est le seul juge ». Il s’arroge « le pouvoir de tout juger : les personnes, la vie, tout ». Et « avec la capacité de juger », il pense aussi avoir « la capacité de condamner ». »

Et pourtant « François est un Pape qui juge, se prononce, absout, condamne, promeut, destitue. Mais en même temps il affirme continuellement que l’on ne doit jamais juger, ni accuser, ni condamner ». Il a accompli une purge systématique de prélats et de théologiens importuns pour lui et pour son école, de don Antonio Livi au père Cavalcoli ; il a brutalement destitué des prélats du Vatican comme Mgr Piacenza ; il a destitué des évêques qu’il détestait en Argentine. N’y a-t-il pas une opposition ? Nous, nous ne devons pas juger, et c’est très bien, mais lui, juge et tranche sur tout.

Dans les homélies de Sainte Marthe, il ne perd jamais une occasion de condamner – sans jamais les nommer – les chrétiens, enfants dévots de l’Église, qui (comme le pauvre Mario Palmaro) ont protesté à cause de ses lettres et interviews avec Eugenio Scalfari, où il ratifiait des phrases comme « la question pour celui qui ne croit pas en Dieu est d’obéir à sa conscience. Le péché, même pour celui qui n’a pas la foi, existe lorsque l’on va contre sa conscience. » Mais c’est du relativisme, ont dit les bons chrétiens, c’est une erreur non seulement théologale mais aussi psychologique : la conscience des Scalfari est endurcie, la conscience ne reproche jamais rien à l’homme riche de l’Évangile ni au pharisien – qui sont toutefois condamnés par Dieu…

Qu’a fait le Pape François ? Il ne répond pas, n’explique pas, ne corrige pas. Homélie après homélie, il appelle les fidèles laïcs qui le critiquent « pélagianistes », « onctueux », « tristes », « effrayés par la joie », « chrétiens chauves-souris », il les insulte et les condamne… mais sans dire précisément à qui il se réfère.

Peut-être considériez-vous cette façon de faire comme déloyale et peu chrétienne, et surtout en opposition patente avec la phrase la plus citée par les laïcistes enthousiastes : « Qui suis-je pour juger… » (un homosexuel) ? Et bien nous savons maintenant grâce à Concilium qu’il n’y a aucune contradiction. Que la phrase « je ne juge pas » et la brutale répression des Franciscains de l’Immaculée sans explication viennent de la même théologie.

Mais tâchez de bien comprendre quelle est cette théologie. Vous pourriez en effet vous tromper. Vous pourriez conclure que le fondateur des Franciscains a été puni, et son ordre mis sous tutelle préfectorale, pour le simple fait d’être orthodoxe, et donc, comme l’explique Concilium, pour avoir commis une « violence métaphysique ». Vous pourriez croire que les théologiens ou les laïcs qui se réfèrent à l’orthodoxie sont destitués, purgés, expulsés des chaires pontificales et traités de « chauves-souris », parce qu’on les accuse d’utiliser la dogmatique bimillénaire « comme point de repère pour étouffer la liberté de pensée et comme arme pour surveiller et punir »…

Mais si vous pensiez cela, vous vous tromperiez, vous n’auriez pas encore compris la subtilité et la profondeur de la théologie bergoglienne. La caractéristique de cette théologie est de « ne pas donner d’explications ». Frapper, épurer, insulter, destituer, sans dire pourquoi. Ceci est la conséquence nécessaire du fait que l’Église bergoglienne se veut a-dogmatique. Comme elle a « dépassé » les dogmes, elle ne doit plus justifier les punitions qu’elle prononce en accusant la victime de quelque violation dogmatique ou doctrinale ; sinon, on revient au vieux système, où l’orthodoxie était utilisée comme arme pour surveiller et punir. Aujourd’hui on punit sans expliquer pourquoi – et la conséquence nécessaire du dépassement de la doctrine est que les punitions continuent de pleuvoir, mais dans le mutisme. On ne peut pas, on ne doit pas en donner la raison.

Et dans la nouvelle théologie a-dogmatique, toute pastorale et caritative, la bastonnade et la punition s’accordent admirablement, harmonieusement, avec la phrase « qui suis-je pour juger ? » Que le bastonné se réjouisse : personne ne le juge. On n’instruit plus de procès canonique, on ne soulève pas une accusation formelle et formulée par des paroles (dont l’accusé pourrait même chercher à se défendre, cette chauve-souris onctueuse et triste) – nous ne sommes plus aux temps de l’Inquisition, nous les avons dépassés ! – maintenant on donne des volées de coups de bâtons dans le noir, on bastonne et c’est tout. Que le bastonné ne demande pas pourquoi. On ne peut pas, on ne doit pas exprimer le pourquoi. C’est l’a-théologie a-dogmatique qui l’exige.

Cela rappelle un peu les procédures staliniennes, où la condamnation à 25 ans de goulag (un « petit quart » de siècle) ou à mort était prononcée non pas par un tribunal mais par une commission de trois fonctionnaires du Parti, la Troïka Administrative. Au citoyen tremblant que l’on avait traîné devant elle, la Troïka déclarait gaiement, pour l’éclairer : nous ne t’accusons pas d’avoir fait quoi que ce soit ; nous te flanquons au goulag parce que tu es un bourgeois. C’est pourquoi nous n’avons pas besoin de trouver chez toi une faute, il nous suffit de nous assurer de ton identité : tu es un bourgeois, donc un ennemi du prolétariat. En Sibérie ! Un petit quart de siècle ! Et c’était réglé.

Si bien que le chrétien de base, aujourd’hui, doit constamment demeurer « à l’écoute du Pape François », car il est clair qu’il n’écrira jamais une véritable encyclique, il ne mettra jamais noir sur blanc ce qu’il entend par « vérité », que nous devons suivre, et par « erreur », que nous devons fuir. Nous devons retirer sa doctrine – qui devient doctrine de l’Église – de ses confidences. Occasionnelles. Quelque fois en marge d’interventions officielles.

 

« Punir sévèrement »

 

Par exemple, après l’Assemblée Générale des évêques italiens, fin mai dernier, dans la partie la moins publique de la séance. À la fin du discours d’introduction, « le Pape a laissé le champ libre aux questions ». Très contents, les évêques italiens ont rivalisé de questions qui puissent plaire à François – en d’autres temps on aurait dit un concours d’adulation – en réalité pour lui faire expliciter sa théologie implicite, que les évêques brûlent d’appliquer dans leurs diocèses, pour instaurer la nouvelle Église selon ses desiderata. Et voici ce qu’a écrit le 23 mai le vaticaniste de La Stampa Marco Tosatti. Il enregistre « la question aux accents “désespérés” d’un évêque d’un petit diocèse (quarante mille habitants) qui se lamente de ce qu’une partie du clergé est “conservatrice” et ne veut pas donner la communion dans la main. Le Pape lui a conseillé de prendre des mesures sévères, parce qu’« on ne peut pas défendre le corps du christ en offensant le corps social du christ ». »

Appréciez donc chaque phrase, chaque mot. Tout d’abord nous avons un évêque qui, au Pape, dit du mal de son clergé. Il est désespéré, dit-il, parce qu’il a un clergé « conservateur », tellement conservateur – oyez, oyez – qu’il veut donner la communion sur la langue, comme cela se faisait dans les siècles passés. Cela pourrait vous sembler une question de peu d’importance, par les temps qui courent. Et bien non, le Pape en a saisi toute la gravité. Et il prescrit :

de punir ces prêtres (au diable le « qui suis-je pour juger ? »)

sévèrement (comment ? Nous attendons anxieusement : la suspens a divinis suffira-t-elle ? Ou bien les « fers » reviendront-ils à la mode ? Les cachots du Vatican ?).

Mais surtout appréciez chaque mot de la justification, car nous sommes ici au sommet de la doctrine a-théologique, du « dépassement des dogmes » :

« Parce qu’on ne peut pas défendre le Corps du Christ en offensant le Corps social du Christ ».

Il existe donc – maintenant c’est clair – deux corps du Christ : la Présence Réelle, le Christ lui-même, et les fidèles, « Corps social du christ ». Si le Second reçoit le Premier sur la langue et non dans la main, il est offensé. Ou il se sent offensé. Et il ne faut surtout pas l’offenser ; il vaut mieux offenser la Présence Réelle, en la mettant dans les mains d’inconnus, et pourquoi pas de satanistes. La conclusion qui en découle est éblouissante : « le Corps Réel du Christ a moins de droits que le corps social », c’est-à-dire les fidèles. Eux, et non pas Lui, sont le Christ vrai et suprême (cette « substitution » est annoncée et expliquée dans toute sa portée par le texte Mystère d’iniquité).

D’accord, cette herméneutique éblouissante laisse en suspens plus d’une question. Par exemple : il ne nous semble pas voir des foules de fidèles qui exigent de pouvoir prendre l’hostie dans leurs mains, sinon ils se sentiraient offensés en tant que Messie social. Où sont-ils ? Autre question : ces chrétiens qui, contents de recevoir la communion sur la langue, ne s’en sentent pas offensés, ne font-ils pas partie du Corps social du Christ ? Sont-ils « tristes » et « effrayés par la joie » ? En sont-ils exclus ? Le Corps social du Christ est-il uniquement composé de ceux qui veulent l’hostie dans la main, la communion aux divorcés vivant more uxorio, le non jugement des invertis ? Nous sommes certains que le Saint Père clarifiera ces points obscurs grâce à des phrases jetées çà et là, dans quelque homélie ou audience – et qui sera rapidement explicitée, développée et complétée par Concilium. Et par les autres exégètes autorisés.

 

Ils voulaient la collégialité ? Les voilà servis

 

La collégialité a été le cheval de bataille des novateurs du Concile : ils voulaient réduire le magistère monocratique du Pape (le primat pétrinien, trop autoritaire) en le diluant dans la « collégialité », en l’obligeant à décider avec les évêques, comme un primus inter pares. À peine François élu, les jésuites américains se disaient certains que leur confrère devenu Pape mettrait un « accent renouvelé sur la collégialité, la collaboration et le leadership partagé avec l’épiscopat dans le gouvernement de l’Église ». C’est pour cela qu’ont été voulues les Conférences Épiscopales nationales, instrument qui – par une étrange hétérogénèse des fins – devait donner un status de parité aux évêques à l’égard du Pape, mais qui a au contraire réussi à rendre les évêques – dont chacun est un successeur des apôtres – anonymes dans un groupe bureaucratique… mais cela est une autre histoire. Revenons à la collégialité comme l’a appliquée, François, tout d’abord, avec la Conférence Épiscopale Italienne, la CEI. Rappelons que pendant des années, c’est le président de la CEI qui a prononcé le discours inaugural au début de l’assemblée annuelle des évêques. Mais donnons la parole à Sandro Magister : cette année, « le cardinal Angelo Bagnasco, qui est encore président de la conférence épiscopale italienne [bien que François l’ait privé d’autorité en lui imposant un secrétaire général, le comique Galantino], a demandé à François que ce soit lui, le Pape, qui prononce le discours inaugural à l’assemblée plénière des évêques convoquée en mai, ce qu’aucun pontife n’a jamais fait. La demande du cardinal, a-t-on lu dans le communiqué officiel, « a rencontré la disponibilité immédiate du Pape, qui a confié avoir eu en tête la même intention ». En effet. On savait depuis au moins un mois que François en avait décidé ainsi ».

Qu’en pensez-vous ? Moi, qui suis vieux et connais un peu d’histoire, cela me rappelle un peu les séances du Soviet Suprême sous Staline : quand tous les délégués du Soviet (qui aurait été le pouvoir législatif), frénétiquement, spontanément, à l’unanimité se levaient pour demander, implorer, prier « le camarade Staline » de leur suggérer les décisions à prendre. Le camarade Staline était d’abord surpris ; tout de suite après, reconnaissant que la demande du Soviet Suprême venait vraiment du cœur, il daignait « bien volontiers » prendre la direction de l’assemblée. Alors, il improvisait un discours qu’il avait préparé quelques semaines plus tôt : il lançait peut-être une campagne de répression contre les « saboteurs nichés dans le parti » ? Voici la centaine de membres du Soviet Suprême se levant et applaudissant frénétiquement, soulevés par leur enthousiasme sincère, longtemps, très longtemps. Dans l’URSS de Staline, le Soviet pouvait même applaudir pendant des heures, sans s’arrêter ; parce que le camarade Staline les observait et prenait note du premier qui – en se donnant un air occupé de membre qui a des documents à lire – s’asseyait et arrêtait de battre des mains. Le lendemain, il avait disparu.

Vous pensez que j’exagère ? Que la foule des évêques ne peut pas être terrorisée par le doux, non jugeant, sympathique et bienveillant Pape François comme s’il était Josip Vissariononvic Stalin ? Lisez encore Magister :

« Depuis qu’il est Pape, la CEI est comme anéantie. François a demandé aux évêques italiens de lui dire comment ils préfèreraient que se passe la nomination de leur président et de leur secrétaire : par le Pape, comme cela a toujours été le cas en Italie, ou par des votes libres comme cela se passe dans tous les autres pays. Ayant compris le message, tous les évêques tombent d’accord pour laisser le Pape faire les nominations. Et s’il veut qu’il y ait tout d’abord un vote consultatif, on le fera, mais en secret et sans dépouillement des bulletins. Ceux-ci seront remis au Pape encore sous enveloppe, et il en fera ce qu’il voudra. La CEI est le démenti vivant des propos de décentralisation et de « démocratisation » de l’Église attribués à Jorge Mario Bergoglio : le seul qui soit doté aujourd’hui d’une autorité effective est le secrétaire général Nunzio Galantino, évêque de Cassano all’Jonio. Mais son autorité est le pur reflet de celle du Pape, qui l’a intronisé. »

 

Théologie de la mauvaise éducation

 

Certains journaux se sont interrogés sur l’état de santé du bien-aimé Saint Père. Il a en effet décommandé plusieurs rencontres et rendez-vous, dont certains importants, sans préavis et sans explications. Comme vous vous en souvenez peut-être, il a été attendu en vain le 22 juin 2013 à un concert en son honneur organisé à l’occasion de l’Année de la Foi. Puis le 4 décembre, François a annulé brusquement l’audience avec le cardinal Angelo Scola et les représentants d’Expo-Milano qui voulaient l’inviter à cet événement. Et encore : le 28 février, quelques minutes avant l’événement, François reporte sa visite au Séminaire romain ; une semaine avant de partir en Terre Sainte, il annule le pèlerinage au Sanctuaire du Divin Amour prévu pour le 18 mai ; 9 juin : il annule à l’improviste quelques audiences, dont celle avec le Conseil supérieur de la magistrature italienne. Enfin, il a déçu la foule nombreuse qui l’attendait à la clinique Gemelli. Les journaux rapportent qu’il a fait un pied de nez aux fidèles, aux médecins et même à ses collaborateurs : « La déception a été grande pour les personnes qui attendaient le Pontife au moment de l’annonce sur la place. Le staff du Pape était déjà sur le lieu de la visite : le cérémoniaire pontifical, Mgr Guido Marini, à la question posée sur les raisons de ce forfait, a répondu : « Si vous ne le savez pas… » L’annonce a été donnée par l’évêque Claudio Giuliodori, assistant ecclésiastique à l’Université catholique, expliquant que la visite a été reportée. Giuliodori n’a rien ajouté d’autre sur les raisons de l’annulation ». Parce que, on l’aura compris, personne ne savait rien, pas même le staff du Pape. C’est le cardinal Angelo Scola qui a célébré la messe et lu l’homélie que devait prononcer François…

Or tous ces rendez-vous annulés, ces rencontres prévues et sabotées sans préavis et sans la moindre explication, ont conduit certains media à prendre pour argent comptant l’excuse maladroitement avancée a posteriori par le staff papal (« légère indisposition ») et à se demander si le pontife ne serait pas gravement malade. Je suis en mesure de rassurer les lecteurs sur la santé du bien-aimé Pape : quand il s’absente, c’est parce qu’il lui en prend l’envie. On m’a dit à la curie de Buenos Aires qu’il faisait la même chose lorsqu’il y résidait comme cardinal : une paroisse l’invitait, prêtres et fidèles préparaient l’événement pendant des mois, de pieuses dames préparaient un repas de fête – et lui, il arrivait en vitesse, disait la Messe en vitesse, et s’échappait en vitesse, pratiquement sans dire au revoir, sans dire un mot, laissant tout le monde autour de la table tristement parée. À la curie de Buenos Aires, nombreux sont ceux qui s’étonnent sincèrement de revoir à la télévision un Bergoglio, élu Pape, qui « sourit ! Et qui embrasse les enfants ! ? » Beaucoup me l’avaient décrit comme un homme revêche, grincheux et désagréable, un autoritaire arbitraire qui inspirait plus de peur que de sympathie ; en particulier à la curie, où il pouvait briser des carrières, il avait instauré un climat de terreur. On me l’a décrit comme un homme fruste, mal élevé ; quelqu’un de rancunier ; quelqu’un qui – fait plus grave – est soumis à des passions et des détestations très fortes, sans motifs, envers les gens. Ceux qu’il aime, il les défend contre toute évidence et les promeut contre tout mérite ; envers ses préférés il adopte même des attitudes serviles (« il leur sert la Messe ») ; de ceux qu’il déteste, il se venge même après plusieurs années.

Dès les premières actions de son pontificat, le Saint Père a montré qu’il se laissait entraîner par ces sympathies et ces antipathies arbitraires. Chacun se rappelle comment il s’est entiché du directeur de l’hôtel Sainte Marthe où il habite, Mgr Battista Ricca, au point de le nommer au sommet de l’IOR, la banque du Vatican. Magister se souvient : « Quand en juin dernier il l’a promu à ce poste, le Pape François était dans l’ignorance du parcours scandaleux de Ricca, dans les années où celui-ci était conseiller de nonciature à Alger, à Bern et surtout à Montevideo, où il vivait avec son amant, au siège même de la Nonciature. L’intimité des rapports entre Ricca et Haari était tellement notoire qu’elle scandalisait de nombreux évêques, prêtres et laïcs de ce petit pays sud-américain, et aussi les sœurs qui l’assistaient à la nonciature. » Informé par des personnes de confiance des antécédents de Ricca, François remercia, se renseigna et promit qu’il prendrait une décision en conséquence. Mais dix mois plus tard Ricca est encore prélat de l’IOR.

En revanche il a de l’antipathie pour le nonce apostolique pour l’Italie, Adriano Bernardini : « Jorge Maria Bergoglio le connaît bien et ne lui a pas pardonné. Quand Bemardini était nonce en Argentine, entre 2003 et 2011, il était tête de file de l’opposition à celui qui était alors archevêque de Buenos Aires. » Bernardin s’opposait à Bergoglio sur « des valeurs non négociables » (« Je n’ai jamais compris l’expression valeurs non négociables », a dit le Pape dans l’une de ses dernières interviews). Il ne supporte pas le cardinal de Milan Angelo Scola, son concurrent sérieux au conclave. Ce n’est pas par hasard qu’il multiplie les impolitesses à son égard, qu’il ne se rend pas aux rendez-vous, qu’il annule les rencontres officielles prévues avec lui au Vatican. Le président de la CEI, Mgr Bagnasco, ne lui plaît pas non plus ; et de fait il l’a mis sous le contrôle du commissaire Galantino, évêque d’un diocèse secondaire, phraseur et ventriloque du Pape. L’erreur impardonnable de Bagnasco a été d’avoir voulu être le premier, à la sortie du conclave, à féliciter Scola, qu’il croyait élu pontife. Sympathie publique, en revanche, envers le cardinal Kasper, qu’il a loué dans son premier Angelus depuis Saint Pierre, urbi et orbi : « un théologien habile, un bon théologien. » Ceux qui connaissaient les idées de Kasper eurent ainsi une annonce de ce qu’était, implicitement et non encore pleinement exprimée, la théologie bergoglienne. La résolution d’accorder la communion aux divorcés remariés vient de là. Et c’est de là que, face aux résistances et argumentations de nombreux et sérieux opposants à cette résolution, est sortie la célèbre réplique : « Supposons que demain arrive sur terre une expédition de martiens, par exemple, et que certains d’entre eux viennent chez nous, voilà… des martiens, vous voyez ? Tout verts, avec un long nez et de grandes oreilles, comme quand ils sont dessinés par les enfants… Et si l’un deux déclarait : « Mais moi, je veux le Baptême ! ». Que se passerait-il ? »

La réponse est plus simple qu’elle ne le semble. Cela fait des millénaires que l’Église baptise des « martiens », aztèques, chinois, cannibales, ex chasseurs de têtes… mais elle le fait après les avoir instruits sur le sens du Sacrement, en somme après avoir transmis la doctrine catholique. Mais avec l’histoire des martiens, c’est précisément la doctrine catholique qu’on veut déclarer inutile – en faisant allusion non pas aux martiens, mais aux divorcés qui exigent la communion parce qu’ils souffrent d’être discriminés. En effet, tout de suite après, le Pape explique : « L’Esprit souffle où il veut, mais une des tentations les plus récurrentes de ceux qui ont la foi est de lui barrer la route et de le piloter dans une direction plutôt qu’une autre. » Avez-vous compris l’allusion ? Compris : il est certain que la Communion aux divorcés passera, et le Corps du Christ sera donné aux pécheurs habituels et non repentis, qui sont censés être aujourd’hui le Corps social du Christ, sous les applaudissements des évêques.

En effet l’évêque de Novara s’est déjà déchaîné contre l’un de ses prêtres (cela devient une habitude) qui avait expliqué que les couples cohabitant hors de l’état de mariage ne peuvent pas recevoir la communion, car c’est une « infidélité durable. Il ne s’agit pas d’un péché occasionnel (par exemple un homicide) », il manque dans ce cas « le devoir de s’amender par un repentir sincère et le ferme propos de s’éloigner du péché et des occasions qui y conduisent ». Comme c’était prévisible, La Repubblica (du cher Scalfari) interprète : « Pour le curé de Cameri, vivre ensemble sans être marié est pire que tuer » et crie au scandale. Immédiatement, l’évêque du pauvre curé, Mgr Giulio Brambilla, se précipite pour dicter aux agences de presse « une nette prise de distance tant par rapport au ton que par rapport au contenu du texte à cause d’une inacceptable égalisation vie commune / situations irrégulières et homicide ». Mais que dis-je ? Même un cardinal Baldisseri intervient, rien moins que le Secrétaire du Synode pour la Famille. Lequel, pour exprimer tout son mépris pour le pauvre curé de Novara, déclare aux agences de presse : « C’est une folie. Il s’agit d’une opinion strictement personnelle d’un curé qui ne représente personne, même pas lui-même. »

Comment le cardinal se permet-il de parler ainsi ? Mais on ne peut pas en douter: quand des évêques et même des cardinaux se mettent à insulter, avec la bave aux lèvres, un pauvre curé coupable d’avoir dit une chose vraie, ils le font parce qu’ils sentent que cela est agréable au Pape, que c’est cohérent avec le système a-dogmatique et a-théologique implicite et in fieri avec lequel il entend rénover les vieilleries de l’Église. Ils sentent qu’ils peuvent faire cette chose abjecte parce que le pauvre curé est l’un de ceux que Bergoglio accuse de « tendre de façon exagérée vers la « sécurité doctrinale », dans une vision statique et régressive ». Eux aussi se font les ventriloques du Pape, sachant qu’attaquer un faible peut même être bon pour la carrière, dans ce nouveau climat.

Il est certain que cette grande passion et bienveillance pour les lointains, le refus de juger et de punir, toute la bonhomie et la compréhension pour les Eugenio Scalfari, toute la chaude miséricorde pour les gays et les divorcés, la belle et sainte disposition à mettre l’orthodoxie entre parenthèses pour ne pas irriter les non croyants (Galantino a demandé pardon aux « non croyants parce que souvent la façon dont nous vivons notre expérience religieuse ignore complètement [leur] sensibilité […], si bien que nous faisons et disons des choses qui très souvent ne les touchent pas, et même les gênent »), enfin toute cette délicatesse, a aussi des conséquences violentes, vilement répressives et répugnantes : les évêques se sentent en droit d’insulter et vilipender leurs prêtres fidèles, des ordres religieux tout entiers sont étouffés et leur charisme avec eux, et en général le résultat est que toute une formidable volonté de haine, de persécution, de censure et d’éreintement s’exerce au sein de l’Église et contre une partie du peuple fidèle.

Étranges résultats de la théologie progressiste et qui ne se veut pas « statique et régressive », détachée de la « sécurité doctrinale excessive », mais ouverte et dynamique, pastorale et charitable sans limites. Et tant pis si, à ce prix, on attire des foules de nouveaux chrétiens venus de l’extérieur, de l’incroyance et des périphéries existentielles, attirés par la réforme a-dogmatique, par le « qui suis-je pour juger ? » (les homosexuels). Mais voici en revanche ce qui arrive : la fermeture de Ad Gentes, revue missionnaire historique, faute de lecteurs, et parce que, comme l’écrit le cher père Gheddo dans le dernier numéro,

« la mission envers les peuples (ad gentes) est en train de perdre son identité et intéresse de moins en moins, du moins en Italie : paroisses, diocèses, séminaires et le peuple de Dieu. Il est difficile de trouver un séminaire qui accueille volontiers un missionnaire et le fasse parler aux séminaristes. Les séminaristes sont peu nombreux, très occupés, et les missions intéressent de moins en moins. Jusqu’au Concile Vatican II, il y avait la claire affirmation de notre identité : aller vers les peuples non chrétiens, là où le Saint Siège nous envoyait, annoncer et témoigner du Christ et de son Évangile, dont tous ont besoin. Bien sûr on parlait aussi des œuvres de charité, d’instruction, de santé, de promotion, de droits et d’œuvres de justice pour les pauvres et les exploités. Mais par-dessus tout il y avait l’enthousiasme d’avoir été appelés par Jésus pour le porter aux peuples qui vivent sans connaître le Dieu de l’amour et du pardon. Il y avait l’enthousiasme de la vocation missionnaire joyeusement manifesté, et donc on parlait souvent de catéchèse, de catéchuménat, de conversions au Christ, de prières et de souffrances pour les missions, des raisons pour lesquelles les peuples ont besoin du Christ, etc. Surtout, on parlait de vocations missionnaires, parce que le missionnaire est un privilégié qui va jusqu’aux confins de la terre pour réaliser le testament de Jésus montant au ciel. »

Tout cela a disparu après le Concile. Aujourd’hui, instruits par l’a-théologie et l’a-dogmatique, par les ventriloques et par les exégètes de Bergoglio, nous pouvons mieux comprendre pourquoi. Si l’affirmation de l’orthodoxie est déjà une « violence métaphysique » contre le prochain non croyant, alors que sera la prétention de convertir un païen ? Et puis : le convertir à quoi, précisément ? À quels contenus ?

Maurizio Blondet

 

Traduit du site Effedieffe du 1er juillet 2014 :

« La teologia papale. Tentativo di ricostruzione congetturale »

http://www.effedieffe.com/index.php?option=com_content&task=view&id=302462&Itemid=100021

 

27 réponses
  1. Charles
    Charles lien permanent
    octobre 15, 2014

    Tout s’enchaine dans une logique proprement infernale !

    Avec un « pape athée » comment s’étonner d’avoir une « église » (secte) a-dogmatique et a-théologique ?

    Nous sommes en vérité dans une totale et radicale apostasie générale !

    Qui osera encore confondre cette succursale de l’Enfer avec la Sainte Église Catholique ???

    Parce Domine……
     

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 15, 2014

      Mais mon cher Charles… La F$$PX et ses satellites…
       
      Osent encore confondre cette succursale de l’Enfer avec la Sainte Église Catholique !!!
       

  2. Louis-Hubert Remy
    octobre 15, 2014

    Deuxième étape :

    On passe de : Rome a perdu la Foi

    à : deviendra le Siège de l’Antéchrist.

    Après les démons menteurs les démons tueurs !
     

  3. Avatar
    François lien permanent
    octobre 15, 2014

    L’énergumène déguisé en pape qui occupe la maison Sainte-Marthe montre tous les jours un peu plus sa vraie nature. Jusqu’où et jusqu’à quand, la dégringolade ?…
     

  4. Avatar
    Joseph-Marie lien permanent
    octobre 15, 2014

     
    L’Excommunication pour les péchés graves contre-nature…

    L’excommunication est l’une des sanctions réclamées par saint Thomas contre le schisme et l’hérésie et autres péchés graves ; elle peut aussi s’appliquer à d’autres crimes. L’excommunication, d’après le saint Docteur (1), est une séparation de la communion de l’Église quant aux fruits et aux suffrages communs ; elle exclut le chrétiens de la société des fidèles et le prive des biens spirituels dont l’Église a le dépôt. Par le Baptême, l’homme entre dans le Corps Mystique du Christ, et se trouve ainsi associé et à l’assemblée des fidèles, membres de ce Corps, et à la participation des sacrements. En conséquence, l’excommunication peut avoir un double effet ; ou bien interdire l’accès des sacrements, ce qui constitue l’excommunication mineure ; ou bien exclure et des sacrements, et de la communion des fidèles, et c’est alors l’excommunication majeure définie plus haut. Il n’y a pas de place à une troisième hypothèse : on ne peut être écarté de la communion des fidèles sans l’être de la participation des sacrements : c’est qu’en effet, en recevant les sacrements, surtout l’Eucharistie, centre de tous les autres et agent par excellence de l’unité ecclésiastique, les fidèles communient entre eux ; en recevant l’Eucharistie, vous communiez à Jésus-Christ en personne, mais aussi à tout le Corps Mystique : celui donc à qui l’excommunication interdit la communion des fidèles se trouve, par-là même, exclu des sacrements et surtout de l’Eucharistie.
     
    Or, les fidèles communiquent entre eux de diverses manières : l’une, tout intime, tout intérieure, par la grâce et la charité ; l’excommunication ne prive pas de ce lien, elle le suppose rompu par le schisme, l’hérésie, ou quelque autre faute d’une gravité spéciale ; — l’autre est à la fois interne et externe ; elle consiste dans les prières, le sacrifice, les sacrements, etc. qui sont des choses extérieures dont le fruit est intérieur ; — enfin une troisième manière, purement extérieure, consiste dans les actes quotidiens de la vie sociale.
     
    Ce bref exposé montre de quelles richesses le chrétien se prive en attirant sur lui l’excommunication majeure dont parle ici saint Thomas : Tout le trésor de la communion des saints, dont nous avons fait plus haut l’inventaire, est désormais fermé pour lui. Plus de sacrements, plus de participation à la messe ; plus de part non plus aux suffrages faits dans l’Église par les membres fidèles, à leurs prières et à leurs mérites ; car, pareille communication, nous l’avons vu, ne peut se faire que par la charité d’une part, et d’autre part par l’intention de celui qui prie ou mérite ; or, ces deux moyens restent impuissants : la charité, parce qu’elle n’existe plus, l’excommunication n’étant motivée que par une faute grave ; l’intention, parce que l’excommunication en arrête l’effet (2).
     
    Pourtant, toute relation n’est pas interceptée : en châtiant, l’Église, comme Dieu lui-même, vise à ramener le pécheur au repentir et à la conversion (3) ; si elle éloigne le coupable de la communion de ses enfants, et si elle l’abandonne à ses seules forces, c’est sans doute, afin de préserver les fidèles de toute contagion, mais c’est aussi pour que le pécheur reconnaisse sa faute et sa faiblesse, et elle n’aura pas de plus grande joie que de le recevoir à nouveau dans la, société du Corps Mystique et à la participation de tous ses biens. Aussi prie-t-elle dans ce but le Vendredi-Saint, comme elle prie ce jour-là pour les Juifs et les Païens ; son sacrifice leur profite d’une manière indirecte, comme il profite à tout l’univers ; et les fidèles en leur particulier peuvent imiter l’Église : dans ce cas, les suffrages ne profite pas aux excommuniés comme étant communiqués par des membres de l’Église à d’autres membres, mais seulement « afin que leur soit accordé l’esprit de pénitence, que leur excommunication soit levée », et qu’ainsi ils soient de nouveau incorporés (4).
     

     


    [1] S. Thom., suppl. 3 P., q. 21, art. 1 et 2.
     
    [2] S. Thom., suppl. 3 P., q. 21, art. 2 Corp.
     
    [3] Ibid., art. 2 ; corp.
     
    [4] Ibid., art. 1, ad 1.

     

  5. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    octobre 15, 2014

    Très bonne analyse de Maurizio Blondet (et non Blondel). Le primat de la praxis sur la doctrine, c’est tout « le brigandage », l’épuration  et les sanctions envers tout ce qui est la Tradition de l’Église selon le bon plaisir et par delà le droit canon, cela fait déjà cinquante années que cela existe. On se souvient qu’il n’y a pas plus sectaire qu’un libéral.

    Mais François pousse à l’extrême tous ses principes avec une violence non dissimulée pour balayer ce qui pourrait encore rester de catholique, après la tempête.

    L’évolutionnisme et l’adaptation au monde ont pour conséquences inéluctables l’a-théologie et l’a-dogmatique pour faire table rase du passé, qui en tant que tel est une non-valeur.

    Il est plus que jamais nécessaire de prier POUR sa conversion et ne n’être surtout pas UNA CUM cet antichrist.

    Si le corps épiscopal était encore sain, vraiment catholique, il ne pourrait que se lever comme un seul homme pour jeter l’intrus dans le Tibre, mais visiblement il est bien malade et contaminé.
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 15, 2014

      Cher Ludovicus,

      Vous nous dites « Il est plus que jamais nécessaire de prier POUR sa conversion et de n’être surtout pas UNA CUM cet antichrist. ».

      Vous me permettrez, sans vouloir jouer les coupeurs de cheveux en quatre, d’inverser l’ordre de vos deux propositions.

      Pourquoi ? Voyons un peu l’état mental et psychologique des traditionalistes : leur réflexe commun, fort catholique dans une Église en ordre, est en effet de prier pour la conversion des pécheurs et des hérétiques. Ce faisant, ils partageraient avec nous ce mouvement naturel propre au christianisme de prier non seulement pour ceux qu’on aime mais aussi pour ses ennemis…qui souvent  aussi le sont de Dieu !

      Mais nos bons tradis sont, de gré ou de force, dans leur ensemble, una cum avec cette secte dont ils reconnaissent l’autorité de ses faux pontifes et hiérarques. Quant à nous, nous savons qu’il ne sert à rien de prier de cette manière là si l’on n’a pas d’abord mis en dehors de l’Église (avec un bon coup de pied dans le c–!) ceux qui s’acharnent à l’occuper indûment.

      Ainsi me parait-il crucial d’obtenir des catholiques, avant même que de prier, qu’ils revoient gravement leurs positions quant à la reconnaissance de la secte comme la véritable Église. D’ailleurs votre « surtout » laisse penser, cher Ludovicus, que c’est aussi pour vous la même priorité.

      Lorsque vous parlez de « jeter l’intrus dans le Tibre » vous parlez d’or en ce sens que, si nous avions encore des évêques (et des cardinaux-évêques)  vraiment  catholiques, il serait pratiquement impossible qu’ils ne le fissent point selon les grâces insignes de leur sacerdoce plénier. (L’habit rouge des cardinaux symbolise le martyr…)

      Il n’y a donc plus de foi dans l’Église et ce qui reste de clercs consacrés validement n’offrent plus les garanties qu’avaient ces prélats dans l’Église antéconciliaire.

      Prier est certes nécessaire (encore qu’on peut s’interroger sur le profit que peuvent en tirer ceux qui ont combattu la vérité connue…) dans l’ordre surnaturel, mais combattre, par tous moyens d’Église, ceux qui prennent indifféremment la peau de brebis ou la peau du loup, ma parait être la première des priorités, car « en châtiant, l’Église, comme Dieu lui-même, vise à ramener le pécheur au repentir et à la conversion. » comme nous le rappelle Joseph-Marie.

      Avec justesse et son sens de la formule laconique, Louis-Hubert nous rappelle qu’après les démons menteurs vont venir les démons tueurs. Nous changeons encore de paradigme !!! (il va donc falloir revoir entièrement nos stratégies et projets d’attaque et de défense !!!)

      Lorsque vous êtes directement menacé dans votre vie par un tueur féroce, qui vous attaque sans pitié…que faites-vous ? Vous vous mettez en prière ? NON ! Vous tirez le premier ! C’est ce qu’on appelle de la légitime défense…

      Depuis cinquante ans, les tradis prient pour les apostats de Rome et d’ailleurs ! A-t-on vu quelque progrès de leur part vers la conversion ? Il me semble que non! Malgré toutes ses prières et les jolis bouquets de certains, nos ennemis ne renoncent pas et éclipsent de plus belle notre Sainte Église !

      Alors !? Allons-nous rester encore longtemps les bras ballants, désarmés et penauds ? C’est par nos évêques catholiques qu’il faudra commencer !! Je m’explique : s’il y a bien une priorité de notre prière et de nos supplications, c’est bien pour nos clercs et nos évêques validement sacrés et ordonnés. Voulons-nous oui ou non leur éviter une éternité de souffrance ou, à tout le moins, le Purgatoire jusqu’au jugement dernier ? Alors c’est pour eux d’abord qu’il faut prier et non pas, d’abord,  pour les autres qu’il faut avant toute chose combattre et les empêcher de TUER les âmes en TIRANT LES PREMIERS (ce que nous serons peut-être un jour obligés d’envisager face aux barbares de la charia !). Ensuite, il conviendra, afin qu’ils comprennent mieux, nos évêques, prendre notre épée et leur faire goûter les délices de sa pointe acérée dans leurs petites fesses épiscopales !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      Si j’osais (de peur de blesser les âmes « sensibles ») je dirai que nous avons les prêtres et les évêques que nous méritons !!!Nous devons regarder la triste réalité de nous-même en face : nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux !

      Les plus grandes conversions à attendre sont sans doute celles de notre propre camp (au sens très large s’entend !). Sinon, à quoi servirait cette communion dans la charité de tous les fidèles catholiques, tant externe qu’interne, comme nous le rappelle Joseph…?

      Évidemment je sais bien que l’Église est éclipsée et que la confusion règne partout…le châtiment de l’aveuglement ayant fait son œuvre de décomposition. Il faut donc que le démon parvienne au sommet de sa gloire pour être mieux précipité par Dieu dans la géhenne éternelle… L’antichrist se nourrit de nos peurs, de nos angoisses, de nos faiblesse et de notre affect désordonné…

      Vous comprendrez bien, cher Ludovicus, que je n’ai pas voulu vous contredire mais juste apporter quelques nuances et  quelques réflexions supplémentaires sur la situation de plus angoissante et délétère que nous vivons.

      D’aucuns diront que je fais mon petit Omnibus, sans en avoir les talents !!! je suis bien d’accord pour les talents mais pour le reste…c’est leur problème !   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

       

      • Ludovicus
        Ludovicus lien permanent
        octobre 15, 2014

        Cher Charles vous avez tout à fait raison et votre sens de la nuance vous honore.

        Vous me pardonnerez je ne suis pas très intelligent, je n’ai pas fait de longues études, je n’ai pas un style littéraire digne de ce site, j’essaye seulement de garder la foi et la charité, en bref de rester catholique.

        Bergoglio n’est pas pire que Montini, il est du même tonneau, si vous me permettez cette expression quelque peu triviale, il est 100% casher, il pousse à l’extrême les principes posés avant lui, je ne pense pas que nous changions de paradigme, mais plutôt de marionnette.

        Le POUR et le EN COMMUNION est une vieille querelle avec le Père Pierre-Marie qui ne veut pas démordre de son absurde position. Je vous rassure je n’ai jamais été un adepte des « bouquets spirituels » si ce n’est genre Lépante, mais les temps sont différents et les ennemis partout autour et dans la place.

        Peut-être reste-t-il 0,5 % des français ayant la foi catholique, il faut donc se préparer à la bonne mort pour remporte la palme.

        Je vous rassure, aussi, je ne suis nullement de ce qu’on appelle « nos milieux », ni tradi.

        Nous avons tous à nous convertir chaque jour et nous avons évidemment les évêques que nous méritons, sortons les disciplines, la cendre et les sacs.

        Par ailleurs j’accepte volontiers toute contradiction, surtout si c’est pour faire avancer la connaissance de la vérité.

        Je suis aussi parfaitement d’accord avec vous, depuis cinquante ans pas une ombre de conversion, ils ont changé mais en pire, comme dirait un évêque qu’il ne faut pas nommer pour ne pas s’attirer les foudres, mais s’il n’y aucun changement cela ne nous permet pas, cependant, de désespérer, comme d’ailleurs pour nous-mêmes.

        La vraie charité, consiste à prier pour ses ennemis, même ceux qui vous crucifient, c’est l’exemple que nous a laissé NSJC, essayons d’être avec son secours à la hauteur.
         

        • Edouard-Marie Laugier
          Edouard-Marie Laugier lien permanent
          octobre 15, 2014

          « Le POUR et le EN COMMUNION est une vieille querelle avec le Père Pierre-Marie qui ne veut pas démordre de son absurde position »
           
          D’ailleurs « ils » assurent que non ils n’ont rien à voir avec Rome, que non ce n’est pas l’Église Catholique, mais ils prient quand même « pour lui » et  » en tant que pape ».

          Il y a quelques jours j’ai même eu une discussion avec un père qui employa pour un autre domaine que le Canon de la Messe, pour une autre utilisation, l’expression Una Cum en la traduisant par « et avec ». Tout en voulant m’expliquer qu’il s’agissait bien de « prier pour » (selon eux bien sur).

          En d’autres termes soit ils ne savent plus ce qu’ils disent (perte de la raison), soit ils se moquent sciemment de nous. Il doit y avoir une répartition des taches …

          Il nous faut demeurer radicalement Non Una Cum, refuser de reconnaitre cette misérable « église » et de prier en communion avec eux.

          • Edouard-Marie Laugier
            Edouard-Marie Laugier lien permanent
            octobre 15, 2014

            Pour beaucoup, il est parfaitement évident qu’ils savent, qu’ils comprennent mais qu’ils ne peuvent pas / veulent pas (c’est selon) le dire et en tirer les conclusions.

            Ils s’arrêtent au constat !

            Est ce un effet de leur serment diabolique fait à l’ordination ?
            Le fait de devoir se renier, et renier leurs erreurs ?

            Je parle des pères Dominicains, pas de la Fraternité.
             

            • Charles
              Charles lien permanent
              octobre 15, 2014

              Cher Édouard,

              je suis parfaitement d’accord avec vous et avec  votre constat : il y a un grave obex dû, je pense, au mystère d’iniquité qui aveugle tous ces clercs et en particulier ces dominicains. C’est bien humain, ils ont peur…ils craignent de devoir se mettre pour de bon sur la Croix ! De ce point de vue, nous sommes aussi tous coupables dans une certaine mesure… Car pour cela il faut des grâces, et notamment la grâce sanctifiante dont je crains qu’elle  soit de plus en plus absente de nos jours…

              Alors ne nous perdons pas trop en conjectures (serment, reniement , etc…) et contentons-nous de constater les mauvais fruits,  tout en cherchant les remèdes…ce que eux ne font pas !!! (« ils s’arrêtent au constat »)

              Perdent-ils la raison ? Se moquent-ils de nous ?

              Sans doute un peu des deux Votre Honneur !!!   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

              Pour le pourcentage de la répartition, je m’en remets à plus compétents que moi !!! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif
               

          • Ludovicus
            Ludovicus lien permanent
            octobre 16, 2014

            Je pense qu’ils ne savent même pas ce qu’ils sont, dominicains auto-proclamés, auto-référencés, auto-gérés…Le Père P-M m’a assuré tenir la ligne de Mgr L. en me donnant une citation ou celui-ci dit qu’il a toujours fait COMME SI le pape était pape. Je lui ai fait remarqué qu’il avait fait exactement le contraire, pour preuve, il a demandé à ses fils de faire confirmer leur épiscopat (pour juridiction) par un pape parfaitement catholique. J’ai posé la question : qu’est-ce qu’un pape imparfaitement catholique ? Silence radio. Cela fait aussi un certain nombre d’années que je leur signale que ceux qui ne dénoncent pas les faux-monnayeurs se font leurs complices……

            Saint Dominique, St Thomas d’Aquin OPN
             

  6. Avatar
    hagetmau lien permanent
    octobre 15, 2014

    Je suis surpris qu’on qualifie Maurizio Blondet, directeur des Éditions « Effedieffe », de spécialiste de l’ufologie. Son créneau, c’est le Mondialisme ! Ses ouvrages contre ce fléau sont particulièrement intéressants et méritent d’être lus… en italien car aucun de ses livres n’est, bien entendu, traduit en français !

    Pour ceux qui lisent l’italien je recommande vivement la lecture de ses livres et d’autres auteurs en se rendant sur le site Effedieffe. Sans compter les articles sur le Mondialisme et l’actualité tout aussi intéressants (pour avoir des informations non censurées, dans notre France Stalinienne, il faut aller sur les sites étrangers !).

    Pierre Virion, Yann Moncomble, etc., sont traduits en italien. En revanche, la France brille par son absence dans la traduction d’ouvrages essentiels, que ce soit en italien mais aussi en anglais, en allemand et en espagnol. Il faudrait recruter des professeurs dans ces langues (à la retraite)  et les mettre au travail pour la « cause ». Là aussi, il y a peu d’ouvriers à la vigne, hélas !

    • Cave Ne Cadas
      Cave Ne Cadas lien permanent*
      octobre 15, 2014

      Mon cher Hagetmau,
      vous allez un peu vite en disant (deux bêtises) que nous qualifions « Maurizio Blondet, directeur des Éditions « Effedieffe », de spécialiste de l’ufologie. »

      Nous disons :

      1. « Il dirige le journal en ligne Effedieffe.com »
      2. « …connu pour ses théories du complot et ses écrits sur l’ufologie. »

       
      Les mots ont un sens précis !!!
       

    • Avatar
      François lien permanent
      octobre 16, 2014

      Et puis, « objection, Votre Honneur », mais des traducteurs à la retraite, j’en connais… Et ils n’arrêtent pas de bosser ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  7. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    octobre 15, 2014

    C’est très éclairant sur le personnage, notamment le passage sur ses absences non fortuites.

  8. Wiking
    octobre 15, 2014

    À propos de ce « Synode », nous assistons à la même tactique qui fut utilisée lors du Conciliabule Vatican d’Eux pour la rédaction de Nostra Ætate.

    Plusieurs schémas successifs furent rédigés… L’un d’eux allait particulièrement à l’encontre de l’enseignement traditionnel de l’Église. Ceci entraîna alors une réaction de ce qui restait alors des forces traditionnelles de l’Église.

    On finit par accoucher d’un texte, pas aussi révolutionnaire que certains l’auraient souhaité (d’où la déception des juifs pour qui ce texte n’allait pas assez loin) mais qui néanmoins contredisait quand même l’enseignement traditionnel.

    Nous allons assister à la même chose avec ce « Synode ».

    On nous a pondu un rapport franchement révolutionnaire. On va assister à une réaction d’une certaine frange de l’église Conciliaire… même parmi ceux qui sont classifiés comme ultra-modernistes. Par ex, le « cardinal » Muller, nouveau préfet du Saint Office (excusez-moi d’employer les termes du passé) vient de réagir contre ce rapport !!!

    Tout ceci n’est qu’un écran de fumée pour nous occuper jusqu’à l’année prochaine et rassurer le catholique lambda.

    L’année prochaine, la « curie » nous rédigera un texte qui sera moins révolutionnaire que le présent texte mais qui ira néanmoins contre l’enseignement de l’Église… certes, les allusions seront certainement beaucoup plus feutrées… mais elles seront bien là.

    C’est la tactique du deux pas en avant et un pas en arrière… Le but est de faire un pas en avant !
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 15, 2014

      Vous avez tout compris, Viking !! Les ruses du démon sont vieilles comme le monde…et c’est grande pitié que ceux qui se prétendent catholiques de tradition ne comprennent pas ça !

      La Révolution dans ses œuvres……

  9. Avatar
    octobre 15, 2014

    Bravo Bergo, plus tu feras des « bêtises » et plus le commun des mortels verra ta dangerosité,

    et s’en préservera……

    Une question : y a t il un entarteur pour entarter ce bouffon ?
     

    • Charles
      Charles lien permanent
      octobre 15, 2014

      Pas si sûr…chère Isabelle !!!

      Oublieriez-vous la puissance d’égarement due au châtiment de l’aveuglement ?   http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

      Pour l’entartage, faut-il de la crème allégée ou non ? bio ou pas bio ? Merci d’éclairer ma lanterne pâtissière ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_heart.gifhttp://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_mail.gif
       

    • Avatar
      octobre 15, 2014

      Faire des bêtises me semble être le but de la manœuvre.

      Bergoglio comme Hollande se comportent comme des bouffons afin de se faire haïr pour créer des remous et des divisions conduisant in fine à une révolution.

      En politique le but est de supprimer le chef de l’état et l’état lui même pour favoriser l’émergence d’une gouvernance mondiale.

      Avec la religion il faut supprimer le (pape) afin que la catholicité, ou ce qu’il en reste, soit miscible avec les autres religions pour obtenir à terme une religion mondiale.

      Sachant que pour obtenir un gouvernement mondial ils ont besoin d’une religion mondiale, la foi des gogos transporte les montagnes.

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 15, 2014

        Cher Ludovicus,

        Je vous remercie de me répondre si gentiment, d’autant que nous sommes en accord pratiquement sur tout !

        Vous m’avez fait  sourire lorsque vous prenez le parti de vous dénigrer un peu : « je ne suis pas très intelligent, je n’ai pas fait de longues études, je n’ai pas un style littéraire digne de ce site, j’essaye seulement de garder la foi et la charité, en bref de rester catholique. » Mais alors qu’est-ce que je vais dire moi ? J’ai presque honte de vous avoir fait supporter mes nuances…

        Pour ce qui concerne les 0,5 %, je vous trouve encore bien généreux…mais ce n’est que mon avis personnel ! Quant aux foudres qu’il ne faut pas s’attirer, permettez-moi de vous livrer une sensibilité légèrement différente en ce sens qu’il nous faudra très prochainement dégainer les premiers si nous ne voulons pas nous retrouver raide mort avant même que d’avoir pu solliciter un prêtre.

        À chaque catholique de trouver son terrain « d’isolation » afin de ne pas avoir perpétuellement les pieds dans l’eau marécageuse des craintes et compromissions de toutes sortes et donc de ne pas craindre cette foudre encore tant redoutée !!! Lorsque nous serons dans l’obligation de piquer au vif (au sens propre !) la partie charnue de nos évêques, pour, dans un dernier sursaut d’espérance, les réveiller de leur torpeur et surtout de leurs illusions, nous aurons largement dépassé le stade de nous attirer les foudres des uns ou des autres, puisque nous aurons pris, avec la grâce de Dieu, la sage précaution de nous mettre en état d’isolement (cage de Faraday spirituelle), sans pour autant camper nuit et jour dans notre véhicule !!!

        Balayons devant notre porte toutes ces scories et craintes d’un passé révolu et nous ne craindrons pas/plus  alors de manquer ni à l’Espérance ni à la Charité !

        « mais s’il n’y aucun changement cela ne nous permet pas, cependant, de désespérer, comme d’ailleurs pour nous-mêmes. »

        Votre conclusion, cher Ludovicus, sera aussi la mienne !!

         

      • Charles
        Charles lien permanent
        octobre 15, 2014

        Bien vu, Morin !

  10. Jean-Marie de la Salle
    Jean-Marie de la Salle lien permanent
    octobre 15, 2014

    Je ne peux résister à la tentation de vous faire partager ce billet on ne peut plus clair du sieur Daoudal qui l’a mauvaise que certains « sédévacantistes » dont moi se répandent sur son blog.

    Ou l’aveuglement des ralliés ou tradi conciliaires.

     
    Avis à la population
     

    La tourmente qui secoue l’Église depuis l’élection du pape François excite, comme c’est naturel, les sédévacantistes historiques et, désormais, de néo-sédévacantistes,  ou franscisco-vacantistes.

    Lesquels avaient déjà la propension de se répandre sur la toile d’une façon totalement disproportionnée à ce qu’ils représentent.

    Toute critique de François les attirant comme des mouches, mon blog est la cible de leurs attaques. Comme des mouches les jours d’orage, ils bourdonnent, ils collent, et même ils piquent.

    Je ne les ai pas attendus pour évoquer l’hypothèse que François ne soit pas pape. Mais tant que ce ne sera pas prouvé, sous le règne d’un de ses successeurs, je le tiens pour le pape légitime. Il n’y a en effet aucune raison de suspecter la légitimité de son élection, même si son prédécesseur a été poussé vers la sortie. On a vu bien pire au moyen âge et à la Renaissance, où le pape était tout simplement un représentant de la famille princière italienne la plus influente du moment, celle qui pouvait acheter le plus grand nombre de cardinaux (voire de troupes…).

    Quant à l’argument selon lequel un pape hérétique ne peut pas être le pape, il ne tient pas une seconde, car il n’y a pas un seul propos de François, en tant que pape, qui puisse être sérieusement qualifié d’hérétique.

    De ce fait, je préviens mes lecteurs que tout commentaire sédévacantiste sera désormais supprimé dès que j’en aurai connaissance (et donc aussi toute éventuelle réponse qui aurait été faite à ce commentaire).

     
    http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2014/10/15/avis-a-la-population-5469040.html
     

    • Cave Ne Cadas
      octobre 16, 2014

      Ben dit dont mon Da-hou,dal !
      …ch’é pas s’qui t’faut !!!

      • Cave Ne Cadas
        Cave Ne Cadas lien permanent*
        octobre 16, 2014

         

         

         

      • Edouard-Marie Laugier
        Edouard-Marie Laugier lien permanent
        octobre 16, 2014

        Une déclaration et bonn-et (d’âne) et due forme de la part de ces gens là (benny, francis) comme quoi ils adhérent à telle hérésie, ou comme quoi ils apostasient formellement (cassiciacum attitude)

         

        Bref ils jouent sur les mots pour continuer à dire que non rien de formel, donc tout va bien.
         

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