Aller au contenu

Annonce : Nouveau titre aux ESR :
ILS ONT TOUT DÉTRUIT, LE SÉDÉVACANTISME, LE PROBLÈME DE L’UNA CUM, PROBLÈME DE L’HEURE PRÉSENTE

2014 mai 4

 

Réunis en un même ouvrage de 185 pages, trois textes importants de Louis-Hubert REMY :

Ils ont tout Détruit,
Le Sédévacantisme,
Le Problème de L’Una Cum, Problème de l’Heure Présente

 

REMY" width="400" height="533" srcset="https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/05/G2-8162-0260-1.jpg?w=586 586w, https://i2.wp.com/wordpress.catholicapedia.net/wp-content/uploads/2014/05/G2-8162-0260-1.jpg?resize=225%2C300 225w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" />

 

M. Louis-Hubert REMY
Volume : 1
Nombre de pages : 185
Format : 14,5×20,5
Qualité : 3
Langue : Français

ESR : Édition Saint Remi : http://www.saint-remi.fr/details-catalogues.php?id=1497&PSRC=%2Findex.php

Résumé
En 2005 (début avril, la semaine de la mort de Jean-Paul II), à l’initiative d’Hutton Gibson, père de Mel Gibson, Louis-Hubert Remy fut invité à un colloque d’une semaine organisé par eux à New-York. Lors de sa présentation à cette réunion, il a commencé par déclarer : – je ne suis pas sédévacantiste. Surprise de Mel et de son père Hutton ! Mais il a de suite précisé : – car ce n’est pas le problème du Siège, vacant ou occupé ; ce n’est pas le problème du pape hérétique ; ce n’est pas le problème du pape infaillible ; ce n’est pas le problème de l’autorité ; c’est un problème beaucoup plus grave et important ; une nouvelle religion s’est installée en lieu et place de la sainte religion catholique. L’Église a été éclipsée.

 

 

11 réponses
  1. Omnibus Orthodoxis atque Catholicae, et Apostolicae Fidei Cultoribus.
    Omnibus Orthodoxis atque Catholicae, et Apostolicae Fidei Cultoribus. lien permanent
    mai 4, 2014

     

     

     
    Droit de réponse faisant suite à…

    Cave Ne Cadas dit : 03/05/2014 à 12 h 11 min

    “Omnibus Orthodoxis etc…” N’EST PAS “membre du catholica pedia”… !!!

    Il est intervenu plusieurs fois sur le CatholicaPedia Blog avant d’en repartir “fâché” suite à une série d’échange par eMail que nous avons eus lui et moi…

    PS: sont attaque contre M. l’abbé est inqualifiable…mais bien dans l’ordre de sa pensée.
    Le site “LA FOI.fr” est très nocif… Ce sont les Pharisiens du XXIè siècle…
    …ils mélangent “le vrai” & “le faut”…et ensuite mélangent tous !!! “Hors de MHSF, point de salut !”

    sur « Sédévacantisme.wordpress.com »
     

    Voilà !
    INCREDIBILE MA VERO !

    ce qui arrive lorsqu’il n’y a plus de pape, chacun veut se guider par lui-même, clerc comme laïc, être en énervant (sans nerfs) le Magistère, l’interprète en son particulier de son propre magistère, et en l’invoquant vouloir faire autorité en commandant superbement aux autres :

    « La sainte Foi de Dieu étant oubliée, chaque individu voudra se guider par lui-même et être supérieur à ses semblables. »

    La Salette, Message marial pour notre Temps des Ténèbres, Message du Ciel que méprisent les ricossaniens, impiété dénoncée en son temps par Virgo Maria, INCREDIBILE MA VERO !

    http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2010/003_2010/VM-2010-03-15/VM-2010-03-15-B-00-Abbe_Ricossa_rejette_La_Salette.html

    Les Lefebvro-fellayistes, les Guérardo-ricossanistes sont hérétiques, ce n’est pas une opinion, c’est un fait, et quand on est hérétique, on est plus catholique ! INCREDIBILE MA VERO !

    Attendu que ces clercs en vertu de la Loi SONT DÉGRADÉS, ils sont  réduits à l’état laïc en vertu d’une renonciation tacite admise par le droit lui-même en adhérant publiquement à la communion soit in sacris soit in juris à l’autorité usurpée du talmudiste Bergoglio et de sa clique sodomite-maçonnique pharisienne qui occupent présentement le Vatican.

    CES CLERS SONT DÉGRADÉS ET RÉDUITS À LA COMMUNION LAÎQUE.
    http://www.virgo-maria.org/mystere-iniquite/documents/chapters/documents_published/doc6/node96.html
    Le Droit les écarte de tout exercice des fonctions sacrées.
    INCREDIBILE MA VERO !

    Dans leur (choix) hérésie, les uns et les autres – outre de reconnaître la validité de l’élection de Bergoglio par le « conclave maçonnique » de l’honorer comme légitime
    « pape catholique formaliter et materialiter ou seulement materialiter » et de lui désobéir dans Vatican « 2 » que Bergoglio professe – leur hérésie ne diffère qu’à la messe, de lui être « una cum » ou pas.
    C’est tout… INCREDIBILE MA VERO !

    C’est par le Président Directeur Général de ce blog « Sédévac » que j’ai découvert les bénédictins de New York dont j’ignorais jusqu’alors l’existence.
    Cinéaste, il donne beaucoup dans la vidéo, il y en a pour des heures et des heures de visionnage. Je n’ai jamais eu la patience ni le temps matériel voire l’intérêt de les consulter jusqu’au bout sauf quelques unes dont j’apprécie la didactique illustrée comme les belles images de « La Question » foireuse. INCREDIBILE MA VERO !

    J’ai appris par notre ami sédévac que ces bénédictins aux antipodes du Barroux, c’est le moins que l’on puisse dire, bien que j’apprécie la pugnacité de leur combativité, sont bien évidemment dans l’erreur manifeste, surtout à notre époque, de rejeter le baptême de désir, de sang et les limbes pour les âmes innocentes des enfants et celles consciencieuses des adultes qui meurent ignorantes sans baptême ; l’Église est éclipsée, l’Église Missionnaire s’est interrompue avec la mort de Pie XII.

    De cette outrance hétérodoxe qui les disqualifie, d’un contrat léonin belliqueux, ces bénédictins benoîtement en font toujours leur fond de commerce d’icônes tout comme d’autres cultivent le culte lefebvrien ou guérardien et de leur cheval (ana-baptismal) de bataille atypique, tout le monde en prend pour son grade, personne n’y échappe, même cave ne cadas, l’indiscret, a eu droit à des flagellations, peuchère !!! (toujours accompagné de trois points d’exclamation pour les malentendants)

    À présent, de leur citadelle inviolable de New York, du haut de leur tour néo-vaticane, l’erreur américaniste de ses bénédictins torquemadesques tourne frénétiquement à l’hérésie offensive et militante qui n’a rien à envier du reste aux lefebvro-ricossanistes. Ils s’érigent en inquisiteurs médiatiques universels pour condamner à la cantonade tout le monde d’une voix aussi véhémente que votre domini canes aboyeur et aimant mordre au sang les mollets des hérétiques…

    Cependant, le Traité du Baptême est explicite et suffisamment univoque :

    « un désir implicite qui se trouve dans toute contrition parfaite, suffit. »

    C’est le principe suréminent qui vaut aussi pour le sacrement de pénitence en l’absence d’un vrai prêtre catholique.

    Le désir du Sacrement avec la contrition parfaite justifie, c’est certain : « Si quelqu’un m’aime dit Notre Seigneur, il sera aimé de Mon Père. Saint Jean XIV. 23
    Aussi l’Église a-t-elle condamné la proposition suivante de Baïus : la charité n’est pas toujours jointe avec la rémission des péchés.
    Mais ajoute le Traité, cette sorte de baptême n’enlève pas régulièrement toute la peine due au péché. Le simple désir du baptême ne suffirait pas, sans la contrition parfaite, pour être justifié… sauf qu’il n’imprime pas comme le baptême de sang de caractère. Mais ni le baptême de désir ni le baptême de sang ne dispensent de recevoir, s’il est possible,  le Sacrement lui-même.
    Bien évidemment, HORS DU CORPS MYSTIQUE DU CHRIST, QUI EST L’ÉGLISE, POINT DE SALUT !
    Il faut le Baptême, la Profession de la Vraie Foi pour demeurer dans Son Corps et la Grâce sanctifiante pour être de Son Âme.

    Alors, INCREDIBILE MA VERO  me dira, mais où est donc l’Église !???

    Nicodème, Elle est chez les clercs et laïcs qui ne sont ni Lefebvro-fellayistes ni Guérardo-ricossanistes.
    Quant aux ralliés aux ricossaniens (brousse avariée) Mgr Dolan, Abbé Cekada, Abbé Grossin, Guepin et tutti quanti, ils sont schismatiques car comme les ralliés lefebvristes (pierristes) ils ne combattent ni condamnent la thèse absurde mais muselés en chiens muets se taisent complaisamment. INCREDIBILE MA VERO !

    Par ailleurs, je reconnais à Monsieur Louis-Hubert Remy, les qualités éminentes de la pourpre cardinalice, il a fait plus que Mgr Lefebvre, ce dernier nous a trompé et égaré dans une impasse ténébreuse qui n’est qu’une pente glissante traîtresse… et mortelle dans la gueule de Bergoglio.

    Monsieur le Cardinal laïc Remy nous en sort et les grâces insignes des lumières du Saint Esprit n’ont pas été vaines en lui.
    DEO GRATIAS !

    Monsieur Remy avec Monsieur Bourbon, chacun dans son domaine, ce dernier plus politique que le premier plus mystique, sont à ma connaissance dans le monde francophone, les seuls Catholiques dont l’Orthodoxie irréprochable fait vraiment autorité.
    Ils représentent sans disconvenir l’Église militante actuelle !

    Monsieur Remy a juste raison de dire que les querelles dites « sédévacantistes » sont dépassées comme les bilboquets Écône et Verrua.

    À présent, les enjeux sont évidemment d’une tout autre dimension après la mort du dernier des cardinaux créé par Pie XII.
    Selon la mystique de Léon XIII, la Synagogue pharisienne talmudiste s’est emparée il y a maintenant plus de cinquante ans du Vatican, le gouverne et a détruit totalement le Royaume du Christ, c’est-à-dire l’ensemble constitué de la Société ecclésiastique mais l’Église « absconditus », Corps Mystique demeure nonobstant cachée Corps et Âme dans tous ceux, clercs comme laïcs, qui professent la Vraie Foi et demeurent, plaise à Dieu, en état de grâce.

    Une fausse religion à l’imitation du luthéranisme ou anglicanisme s’est substituée à la Vraie Religion au profit du projet « illuminati » de la réunification babélienne du Genre humain sous l’autorité larvée et future d’un gouvernement mondial dans le cadre d’un nouvel ordre planétaire, précurseur de la manifestation de l’Antichrist, dessein que la Divine Providence contrariera à la suite des 25 ans de Pax Christiana à l’issue desquelles le monde sera divisé alors entre les Catholiques et les partisans de l’Antichrist qui vaincra et s’emparera ainsi du gouvernement du Monde catholique…mais cela est une digression.

    Cher Monsieur Remy, vous nous dites que : « c’est un problème beaucoup plus grave et important ; une nouvelle religion s’est installée en lieu et place de la sainte religion catholique ».

    Certes ! Mais les sièges épiscopaux d’origine apostolique dont le Siège de Pierre, demeurent en lieu et place souillés du fondement des pharisiens talmudiques, sièges privés de l’Église enseignante et non pourvus par le Christ, par conséquent, « tant va la cruche (Écône et Verrua) à l’eau qu’à la fin elle se casse » si bien que ces derniers irresponsables, jouets du diable, nous privent toujours des Sacrements, donc, le problème de « l’una cum » sacris et juris, d’Écône et de Verrua, persiste hélas, aux dépens de la Gloire de Dieu et du Salut des âmes, il me semble. !?
     

  2. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mai 5, 2014

    Le problème du pape ne peut être évacué. Si le Siège est vacant depuis la mort de Pie XII, nul n’a autorité pour reprendre la Liturgie antérieure, par exemple en ce qui concerne la Semaine Sainte, bien qu’évidemment ce changement fut le début de la révolution qui allait suivre. Il y a une très bonne étude  de Don Carusi qui avait été signalée ici-même. Le Siège étant vacant ne permet pas à chacun de faire sa petite cuisine, de même pour le droit canon.

    Si tout est détruit, les portes de l’Enfer ont prévalue ; l’Église a disparu.

    La mise en place de la nouvelle religion a été signalé par Mgr Lefebvre et par l’abbé Berto qui ajoutait : “ceux qui ne veulent pas le voir, c’est qu’ils le veulent”. Il est vrai que cela n’est pas vrai pour les plus jeunes qui n’ont jamais connu l’Église en ordre.

    On peut résumer le problème de l’infaillibilité, en disant brièvement que le Pape et l’Église sont infaillibles en tout ce qui concerne la foi et les mœurs. L’Église ne peut ni se tromper, ni nous tromper, ni se contredire.

    Le problème de « l’una cum » est, que pour être catholique, il faut être en communion de foi et de charité avec le Souverain Pontife, et plus particulièrement au Saint Sacrifice de la Messe ; de même il faut être en communion de foi et de charité avec son évêque, successeur des Apôtres, et sans cette communion avec la hiérarchie légitime on n’est pas à proprement parlé catholique. Voilà pourquoi le problème du Pape ne peut pas être mis de côté, n’est pas accessoire, et qu’il nous faut discerner et juger, alors que normalement ce n’est pas réellement notre rôle.

    Pendant cette “éclipse” il nous faut garder les sacrements certainement valides, garder la doctrine intégrale et inchangée, garder la vie de la grâce, et aussi, ce qui est particulièrement difficile dans ce temps d’épreuve, le sens de l’Église, société hiérarchique, monarchique, société parfaite et surnaturelle, Corps Mystique du Christ dont Il est la Tête, dans lequel nous avons été incorporé au Baptême (y compris celui de désir et de sang).
     

  3. Louis-Hubert REMY
    mai 5, 2014

    Cher Ludovicus,

    “Prévaloir” veut dire : remporter la dernière bataille.

    On en est loin et donc les portes de l’enfer n’ont pas prévalu.

    Le chef de l’Église est Notre-Seigneur Jésus-Christ. Le Pape n’est que le Vicaire, le LieuTenant.

    Il est évident que tous les “Papes” depuis Jean XXIII  ne peuvent être Vicaires de la sainte Église.

    Alors il est évident que nous n’avons pas de vrais Papes. C’est factuel et l’on n’y peut rien.

    En parlant d’éclipse la très Sainte Vierge Marie nous a donné la seule solution. Il suffit d’attendre la fin de l’éclipse, car une éclipse est toujours temporaire.

    Seul Dieu, jaloux de Sa gloire peut intervenir.

    Il nous demande d’attendre, comme les vierges sages, avec tout ce qu’il faut pour l’arrivée de l’époux : une âme en état de grâce, de l’huile pour tenir, c’est-à-dire les œuvres de charité, utilisant et faisant fructifier nos talents, appuyés sur des prêtres partageant nos soucis, eux aussi en état de grâce (grave question et d’une exigence absolue, surtout si l’on médite sur les huit péchés des prêtres, rappelés par La Salette).

    à suivre…
     

  4. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mai 5, 2014

    Cher Monsieur Rémy,

    Tout à fait d’accord sur le terme prévaloir, seulement comme pour l’éclipse, une éclipse ne détruit pas et ne remplace pas l’astre qu’elle cache momentanément.

    Ils ont tout détruit, il n’y a plus un évêque digne de ce nom, c’est-à-dire avec une juridiction donnée par un vrai pape, avec une autorité véritable et une doctrine intégrale.

    Si nous attendons l’arrivée de l’Époux cela s’appelle le Jugement dernier.

    Ce que je désirais souligner c’est que le Siège étant vacant depuis 1958, nous sommes tenus d’en rester là. Certains sont de leur propre autorité aimerait bien, même, revenir sur le Concordat…….chacun y va de sa petite invention et c’est le début de la protestantisation.

    Peut-être faudra-t-il attendre comme pour Lazare, que la décomposition murisse encore un peu.

    In Domino confido non erubescam
     

  5. Laugier Edouard Marie
    Laugier Edouard Marie lien permanent
    mai 5, 2014

    “Peut-être faudra-t-il attendre comme pour Lazare, que la décomposition murisse encore un peu.”

    Peut être faudra t-il attendre que la décomposition aille jusqu’au pourrissement, que nous tombions encore plus bas, mais surtout … que nous demandions à Dieu Sa Solution.

    Et que nous comblions la mesure des pénitences requises par Dieu pour les péchés de nos ancêtres.
     

  6. charles
    charles lien permanent
    mai 5, 2014

    Chers lecteurs, je ne voudrai pas avoir la prétention de mettre tout le monde d’accord ou l’air de renvoyer chacun dos à dos, mais il me semble qu’au point où nous en sommes, nous devons nous recentrer sur l’essentiel et nous reposer sans cesse la même question : pourquoi en sommes-nous là dans la tradition ? Je vous soumets pour commencer ce petit texte que vous lirez, je pense, avec intérêt :
     

    Un Principe divin incontournable… ou comment ne pas mettre, comme les traditionalistes, depuis 50 ans, la charrue avant les boeufs…..et le pragmatisme à la place des principes !
     

    Un principe divin, une règle de conduite valable pour tous en tous temps et en tous lieux.

    “Le principe du pragmatisme, c’est de n’avoir pas de principes”

    “Seuls les principes peuvent sauver les nations”

    (Comte de Chambord)

    Mgr Freppel remarquait avec raison que l’abandon des principes conduit inéluctablement aux catastrophes. On ne peut que craindre l’avertissement de saint Pie X : « Si la règle semble un obstacle à l’action, on se dit que dissimuler et transiger facilitent le succès : on oublie alors les règles sûres, on obscurcit les principes, sous prétexte d’un bien qui n’est qu’apparent. Que restera-t-il de cette construction sans fondations, bâtie sur le sable ? »

    Le but de cette étude est de démontrer, que le principe sus-dit est absolument catholique, et ne peut souffrir ni abandon, ni exception, étant voulu de Dieu Lui-même.

    I – La Révélation

    Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, c’est la volonté très ferme et explicite de Dieu, que les hommes qu’Il daigne gratifier de Sa pure et vraie doctrine se gardent absolument de frayer avec ceux qui en professent une autre différente, au risque de rentrer en collusion avec la partie adverse et de manquer ainsi aux devoirs de sa charge. C’est ce qu’on appelle la prévarication. C’est la toute première recommandation qu’Il tient à faire à Moïse, lorsqu’Il conclut l’alliance avec lui : « Garde-toi de t’allier aux habitants des pays où tu vas, de peur qu’ils ne soient pour toi un piège. Mais vous renverserez leurs autels et briserez leurs idoles … » (Ex. 34, 11) Notre Seigneur, à son tour, mettra souvent en garde Ses disciples contre le levain de la doctrine des Pharisiens et des Saducéens (Mt 16, 6 ; Mc 8, 15), contre les faux prophètes revêtus de peaux de brebis (Mt 7, 15) qui induiront beaucoup de gens en erreurs (Mt 24, 11) et même les élus si possible (Mt 24, 24). Les Apôtres seront si marqués par ces avertissements du divin Maître, qu’ils les transmettent avec force à leurs propres disciples : — « Je vous en prie, Frères, gardez-vous de ces scandaleux qui vont à l’encontre de la doctrine que vous avez reçue : évitez-les, car ces gens-là ne servent pas le Christ » (Rm. 16, 17). — « Je le répète : si quelqu’un vous prêche un évangile différent que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! » (Gal. 1, 9). — « Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » (2 Jn 10).

    On pourrait ajouter d’autres passages de l’Écriture encore, ceux-là suffisent amplement, étant dictés par le Saint Esprit, pour nous convaincre que le devoir de nous garder des fauteurs d’hérésie (ou de religions fausses)est bien de droit divin.

    II – La Tradition

    Les premiers Pères de l’Église ne pouvaient pas oublier ces anathèmes doctrinaux, et ne purent que répéter sur tous les tons l’exhortation de saint Paul : « Fuis l’hérétique ! » (Tit. 3, 10). — « Fuyez les hérétiques, ce sont des successeurs du diable qui a réussi à séduire la première femme. » (St Ignace d’Antioche). — « Fuis tout hérétique ! » (St Irénée). — « Fuyez le venin des hérétiques ! » (St Antoine du désert). — « Ne t’assied pas avec des hérétiques ! » (St Ephrem). Et saint Vincent de Lérins tient à nous préciser : — « L’Apôtre commande cette intransigeance à toutes les générations : il faudra toujours anathématiser ceux qui ont une doctrine contraire à celle reçue ».

    C’est pourquoi, au XIXe siècle, un Dom Guéranger écrira à Mgr d’Astros : « Un des moyens de conserver la foi, une des premières marques de l’unité, c’est la fuite des hérétiques. ». En effet, cette « première marque de l’unité » concerne évidemment l’unité de foi, la première note caractéristique de l’Église catholique, (une, sainte, catholique et apostolique) qui ne peut avoir « qu’un seul Seigneur et une seule foi » (Eph. 4, 5). Cette même Église, qui avertit solennellement les futurs sous-diacres ainsi : « Restez fermes dans la vraie foi catholique, car selon l’Apôtre, tout ce qui ne provient pas de la foi est péché (Ro. 14, 23), schisme, étranger à l’unité de l’Église ». Aussi pour mieux comprendre non seulement l’ancienneté, mais surtout le caractère absolu de notre principe, il nous faut garder bien gravé dans l’esprit que durant plus de mille ans de schisme entre les byzantins et Rome on n’a jamais, sans aucune exception, conclu un seul accord canonique avec des Uniates avant que ceux-ci n’aient pleinement reconnu la doctrine catholique sur les dogmes controversés (Filioque, Primat du Pape etc…).

     
    À présent mon modeste commentaire : Ne serait-ce pas là en réalité le péché originel du traditionalisme, que de n’avoir pas voulu ou ne pas  s’être donné les moyens de rejeter doctrinalement par la puissance de l’anathème tous ceux qui ne professaient plus la pure doctrine catholique ? En fait, par cette défection des meilleurs et de ceux qui au sein de l’Église étaient investi du sacerdoce plénier, le châtiment était déjà à l’œuvre puisque les vrais moyens de réagir se sont trouvés gravement en défaut… Lorsque les catholiques semper idem et antilibéraux rejettent absolument toute cette fausse église conciliaire, ses “pontifes”, prélats, rites, sacrements, etc…ils rejettent par là-même toute velléité de pragmatisme et œuvrent indubitablement pour la véritable UNITÉ de l’Église en restant fermes sur les principes et résolument  fermés à toutes les formes d’hérésie et d’erreur… Eux seuls semblent avoir compris la véritable signification du “nullam partem” ! En refusant de mettre cette priorité absolue au calendrier et à la source de sa réaction légitime contre la révolution en chape et en tiare, en adoptant tant dans les faits que dans les postures un pragmatisme et un attentisme  dissolvants et blasphématoires, le traditionalisme, presque toutes tendances confondues, s’est volontairement (aveuglement-châtiment) privé des MOYENS SURNATURELS EXCLUSIVEMENT CATHOLIQUES de combattre réellement l’apostasie des antichrists de Rome et d’ailleurs…et, par le fait même, s’est coupé des canaux de la Grâce qui seule permet de voir clair et de marcher droit !
     
    Sans cette intransigeance surnaturelle et de droit divin, le traditionalisme s’est retrouvé comme mort-né, sans fruits http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif,  balloté de chapelle en chapelle entre les mains du Diable, tout juste bon à faire le perroquet http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif d’une foi mondaine et “libérale” et à n’être que le distributeur d’une liturgie et  de sacrements, devenus au fil du temps et de l’extinction du sacerdoce valide, de plus en plus  des leurres diaboliques……. http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
     
    Comme toujours vos réactions et commentaires seront les bienvenus. Merci ! http://wordpress.catholicapedia.net/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

     

  7. Ludovicus
    Ludovicus lien permanent
    mai 6, 2014

    La vigilance et l’intransigeance doit être le fait de l’autorité et de celui qui a la mission de conserver et transmettre le dépôt, or c’est justement celui-ci qui fait défaut. L’intransigeance de l’inférieur ne peut être du même type, elle n’est que conservatoire de ce qui a été reçu et qui est nécessaire pour le salut.

    Le combat consiste à maintenir d’une part ce qui a toujours été fait, sans ajout personnel, et d’autre part, de dénoncer sans relâche,  de démasquer les intrus qui cherchent à se faire passer pour légitime, et cela pour la perte du plus grand nombre.

    Un évêque, un prêtre, sans juridiction et quasiment condamné à être un distributeur de sacrements valides, mais c’est déjà une grande grâce, puisque l’Eucharistie contient l’Auteur  de tous les sacrements, la Vie qui nous fait participant de sa divinité.

  8. Laugier Edouard Marie
    Laugier Edouard Marie lien permanent
    mai 6, 2014

    “Un évêque, un prêtre, sans juridiction est quasiment condamné à être un distributeur de sacrements valides, mais c’est déjà une grande grâce, puisque l’Eucharistie contient l’Auteur  de tous les sacrements, la Vie qui nous fait participant de sa divinité.”

     

    Que leur défaut de juridiction fasse qu’ils ne peuvent pas être des clercs à part entière, avec l’autorité de l’évêque, du curé, du vicaire, sur les âmes comme dans une Église organisée c’est entendu. C’est parfaitement normal.
    Mais entre cela, et le rôle de “simple” distributeur de Sacrement, il y a une marge.

     

    • Ludovicus
      Ludovicus lien permanent
      mai 7, 2014

      Oui, vous avez raison mon raccourci est un peu rapide.

      « Comme dans une Église organisée », comme dans la Sainte Église en ordre.

    • Laugier Edouard Marie
      Laugier Edouard Marie lien permanent
      mai 8, 2014

      Non vous n’étiez pas mis en cause.

      Le fait est que le clergé n’est pas capable de se situer dans cette marge entre un rôle impossible à tenir, de clerc dans l’Église en ordre, et le simple rôle de distributeur de sacrements dont ils ne sortent pas.

       

  9. charles
    charles lien permanent
    mai 6, 2014

    51 – Dieu n’abandonne jamais ni d’aucune manière son Église. Celle-ci n’a donc rien à redouter des attentats des hommes, mais les peuples qui ont dégénéré de la vertu chrétienne ne sauraient avoir la même garantie. Le péché rend les peuples misérables. Si les âges passés ont éprouvé la force expérimentale de cette vérité, de quel droit le nôtre serait-il l’objet d’une exception ? On peut reconnaître à bien des signes que nous commençons à subir les châtiments mérités par nos fautes. Que l’on examine l’état des sociétés modernes : un mal domestique en consume plusieurs ; nous n’en voyons aucune qui soit parfaitement en sûreté. Si les factions des méchants devaient poursuivre leur marche audacieuse, s’il leur réussissait de grandir en influence et en puissance, comme ils progressent en méchanceté et en inventions artificieuses, il serait à craindre qu’ils ne vinssent à démolir les fondements mêmes que la nature a donnés à l’édifice social. Les seules ressources humaines seront impuissantes à prévenir de si formidables dangers, surtout à l’heure présente, où un grand nombre d’hommes ont rejeté la foi chrétienne et subissent la juste peine de leur orgueil.” (lettre encyclique Sapientae Christianae de SS Léon XIII – 1890)
     

Les commentaires sont fermés.