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ÉCLAIRCISSEMENTS AU SEIN DE LA FAUSSE RÉSISTANCE :
Mgr Williamson a parlé …

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Éclaircissements Au Sein De La Fausse Résistance :

Monseigneur Williamson A Parlé

Par Osko de Radio Cristiandad


Mgr Williamson a parlé …

 L'abbé Hugo Ruiz Vallejo (g), Mgr Richard Williamson et l'abbé François Chazal (d)

Une Plus Grande Clarté Dans La Fausse Résistance

 

« Romains, mes amis, mes concitoyens, écoutez-moi ! Je viens enterrer César, non le louer. »
William Shakespeare, « Jules César » ; discours de Marc-Antoine

« L’ironie exige un minimum de bagage culturel »
Lu sur la Toile…

« J’y vais en avion, pas en train… »
Charly Garcia  (1)

 

 

Aux impostures habituelles de certains prêtres de la fausse Résistance (comme celle – commentée par nos soins – de l’abbé Trincado, avec son grossier et ridicule panégyrique de la « naissance » de cette fausse résistance à Chihuahua) ; à l’habitude qu’ont les prêtres en question de ne pas considérer comme une farce ce qui s’est passé au sein de la FSSPX depuis la création du GREC ; au fait qui en découle, à savoir que la forteresse de Menzingen est aux mains de « ralliéristes » libéraux et doctrinalement déformés ; aux ingérences d’un sioniste tel que Maximilian Krah dans la gestion financière et la consultation juridique de la FSSPX ; à une série considérable d’autres affaires troubles, il faut ajouter à présent la dernière sortie de Monseigneur Williamson.

Les prêtres et les fidèles de la fausse Résistance pourront difficilement éviter de relier toutes ces questions à l’inexplicable leadership que Monseigneur Williamson exerce sur ledit secteur.

Mgr Williamson est l’un des QUATRE évêques auxquels Mgr Fellay faisait allusion en déclarant avec le plus grand sérieux : « Vous allez rire, mais au fond, nous sommes d’accord entre nous ».

 

Or pour autant qu’on sache, nul n’a eu l’idée de se poser la question suivante :

Au fait, sur quels sujets les quatre évêques seraient-ils d’accord entre eux ?

 

Voyons cela.

 

Celui qui écrit ces lignes ne saurait répondre à la question ci-dessus, et moins encore à celle de savoir si l’« accord » entre les QUATRE évêques est complet, ou bien s’il existe des nuances entre eux.

Sauf sur un point qui se trouve être crucial et que l’on ne saurait passer sous silence.

Nous savons que si Mgr Fellay se rendait en courant pour Rome, Mgr Williamson (pour paraphraser un chanteur argentin du genre facétieux) s’y rendrait en avion.

Il y a là une nuance, voire une différence qui est nettement à l’avantage de Mgr Fellay, ou plutôt au détriment de Mgr Williamson.

Comme on dit familièrement : « Il n’y courrait pas, il y volerait ».

L’explication est peut-être à chercher dans le fait que des deux, Mgr Fellay est de loin le plus proche de Rome sur les plans non seulement idéologique, mais aussi géographique, alors que Mgr Williamson est devenu nettement plus itinérant et qu’exiger de lui qu’il courre ou qu’il marche risquerait de passer pour un manque de respect de notre part vis-à-vis de son âge.

De mon côté, je n’aurais guère les moyens de lui offrir une montgolfière en guise de moyen de transport.

 

Mgr Williamson et Mgr Fellay n’en sont pas moins en parfaite communion d’idées quant au « pontificat » de Jorge Mario Bergoglio, qu’ils perçoivent exactement de la même manière.

J’irai jusqu’à dire qu’à un certain moment, Mgr Fellay s’est montré plus critique que son confrère anglais à l’égard de « François ».

Non seulement le chef résolu (ou félin ?) de la fausse Résistance (plus évidemment fausse que toute autre) persiste à dire qu’il n’a ni autorité, ni juridiction, mais il soutient que l’une et l’autre sont aux mains de Bergoglio et de ses acolytes, et – cerise sur le gâteau – il admet qu’il irait se soumette à l’hérétique contumace qui gouverne depuis Sainte-Marthe, à la seconde même où il recevrait le moindre signal d’amitié de sa part.

C’est un peu comme si saint Athanase était allé rendre une visite (tardive, bien sûr, faute d’avion) à Arianus après lui avoir reconnu un pouvoir Légitime sur l’Église du Christ.

Si je me souviens bien, le saint patriarche affirmait : « Ils ont les églises, mais nous avons la Foi », ce qui signifiait – me semble-t-il – Quelque Chose De Très Important.

Et ce ne serait pas pareil aujourd’hui ?

Ah, bien sûr que non ! L’Arianisme n’est pas du tout la même chose que le Modernisme qui règne à Rome depuis des décennies.

Bien sûr que n’est pas pareil, car le Modernisme est infiniment pire et plus pervers que l’arianisme !

En effet, si l’Arianisme plaçait Hors de l’Église ceux qui le professaient, tel est beaucoup plus le cas encore du Modernisme, dont saint Pie X a affirmé que c’était l’égout collecteur de toutes les hérésies, y compris le credo arien.

On est donc là en présence d’un exercice de logique, et du genre le plus élémentaire.

Nous sommes confrontés aux autorités de l’église Conciliaire, qu’il est impossible de qualifier de Catholique pour la simple raison qu’elle professe une foi qui n’est Pas Catholique. Bergoglio l’a d’ailleurs dit lui-même : « Dieu n’est pas catholique », ce que chacun peut entendre à sa manière, comme tout ce que dit Bergoglio, sauf les choses qu’il exprime en toute clarté, à savoir celles qui affirment la prédominance du pouvoir juif pour le compte duquel travaille ce sixième « pape » conciliaire.

On peut toujours s’obstiner à croire ce que l’on veut et parvenir à y croire, mais cela ne change rien aux faits, car les faits sont têtus, quand bien même ils nous déplaisent. Enfin…

 

 Mgr Fellay et Mgr Williamson

Mgrs Fellay et Williamson, deux des quatre évêques qui sont d’accord entre eux « au fond », le sont sur davantage de points qu’ils ne veulent bien l’admettre, mais on s’en tiendra ici aux deux points suivants :

a. L’un et l’autre croient que Bergoglio Est Pape et que l’église Conciliaire est l’Église Visible, donc qu’elle est l’Église Catholique.

b. L’un et l’autre iraient très vite s’agenouiller devant le Faux Pape François (faux pour bien des raisons, parmi lesquelles ses constantes incartades médiatiques relevant de la sensiblerie et de la farce, si peu seyantes à la fonction papale, les hérésies sortant à répétition de sa bouche « pontificale », ses multiples faits et gestes hérétiques, ses innombrables déclarations, écrits et actions hétérodoxes, etc.)

 

Par conséquent, et au-delà du débat concernant la vacance ou la non-vacance du siège pontifical, nous soutenons ce qui suit :

Eu égard à ce qui précède, outre tout ce que nous avons vu antérieurement, nous considérons comme vérifié et démontré sans le moindre doute que les deux évêques font le jeu de la Synagogue de Satan, qui est derrière Bergoglio comme elle était derrière tous les autres « papes » conciliaires.

Mgr Fellay est un libéral modéré, tourmenté par l’impression terriblement inconfortable d’être excommunié, ou du moins de n’être « pas en parfaite communion » avec celui qu’il considère comme un vrai Pape.

De son côté, Mgr Williamson, qui vient de l’anglicanisme et a été un libéral (deux choses qu’il reconnaît lui-même), ne ressent pas autant le fait d’être séparé de ce que lui aussi considère comme étant l’Église et le Pape. Néanmoins, sa position est deux fois plus périlleuse que celle de Mgr Fellay, pour cette raison justement, et elle est en outre plus ambiguë.

Enfin, force est de souligner qu’il y a là un tout, que les deux évêques, ou plutôt les Quatre évêques n’apportent pas la plus petite garantie d’agir en défense de la vraie foi.

 

Intéressons-nous maintenant aux suiveurs de Mgr Williamson.

On comprendra que nous soyons presque obligés de parler d’eux à propos de la fausse Résistance, parce qu’ils ont adopté l’étiquette « Résistance » en suivant un Faux Résistant (Mgr Williamson) et qu’il se trouve parmi eux des gens qui n’ont rien ou presque de Résistant, comme on l’a déjà dit.

Mais nous allons voir à présent que dans la mesure où Mgr Williamson a laissé entendre à travers tous ses propos, et sans le moindre doute possible, d’une part que Bergloglio est Pape à ses yeux et que ce dernier est donc celui qui exerce le pouvoir de Lier comme de Délier dans l’Église du Christ, d’autre part que de cet homme – moderniste corrompu et corrupteur de la foi et des âmes – émane (selon Mgr Williamson, manifestement) Toute Juridiction, ceux qui militent dans les rangs de la Fausse Résistance (laquelle – nous le redisons – se révèle Plus Fausse qu’Aucune Autre) ont le choix entre deux voies, et pas une de plus :

a. continuer à suivre l’évêque anglais sur le chemin de l’apostasie et se soumettre aux apostats romains qui détruisent la foi ;

b. ou bien se séparer sans hésitation de la Fausse Résistance en quittant le sillage de ces évêques et prêtres Fourvoyés.

Certes, ils ont aussi une option c. :

De même qu’il existe une médecine et des thérapies « alternatives », une architecture « alternative », une musique « alternative », des voies de circulation « alternatives », etc., il semble que certains prêtres, un peu combinards et amis de la « modération », qu’ils confondent sciemment avec la Prudence, sont enclins à adopter des positions « Alternatives ».

Nous voulons parler des curés qui « font de la politique », qui pratiquent une sorte de « prosélytisme » mal compris, c’est-à-dire sans essayer de faire de vrais Prosélytes, mais en se cherchant simplement des Alliés et des Sympathisants.

Peut-être est-ce pour cela qu’ils s’efforcent de ne pas « perdre de paroissiens » et se contentent d’être entourés d’un bon nombre de « sympathisants » et d’« alliés ».

Ils devraient pourtant savoir que les Alliés ne le sont que de circonstance et pour des motifs conjoncturels, mais ne sont pas attachés aux mêmes intérêts de fond ni n’agissent sous l’empire de la même charité, de la même foi, de la même espérance qu’eux.

Les Sympathisants sont certes une excellente chose dans les clubs de football, mais à fuir dans les domaines de la foi et de la religion.

C’est pourquoi, chers « résistants » regroupés au sein de la fausse Résistance, il est temps pour vous de donner un signal clair en vous écartant des évêques et des prêtres qui ne cessent de louvoyer dans cette ample marge d’ambiguïté et de modérantisme.

Il est facile d’exécrer Mgr Fellay pour sa trahison évidente de l’œuvre de la Tradition, et il nous semble non moins facile d’exécrer également Mgr Williamson, car celui-ci a laissé tomber l’énormité suivante, qui a peut-être échappé à des oreilles inattentives :

 

Si… si… si… par un miracle quelconque, le Pape François m’appelait la semaine prochaine et me disait :

« — Excellence, vous et moi avons eu nos divergences, mais je vous autorise maintenant à fonder une fraternité. Allez donc de l’avant pour le bien de l’Église.

« — Saint Père, verriez-vous un inconvénient à me mettre cela par écrit et à ce que je vienne à Rome pour y chercher le document signé de votre main ?

« — Mais pas du tout. »

Alors, je sauterais dans le prochain vol pour Rome. Je sauterais dans le prochain vol pour Rome !

Mais je n’ai pas autorité pour cela.

Monseigneur Williamson, conférence donnée à Post Falls, Idaho (États-Unis)

 

Il est temps que les fidèles s’expriment avec clarté et exigent de leurs prêtres des définitions non moins claires quant aux questions traitées dans le présent article, eu égard notamment aux déclarations de Mgr Williamson.

Il est temps qu’ils prennent position (nous faisons-nous des illusions ? Peut-être…)

Seuls les fidèles qui adhèrent fermement à la vraie foi peuvent faire en sorte que les prêtres timorés et excessivement « prudents » adoptent la position doctrinale et la pratique qu’appellent les moments historiques, voire méta-historiques que la Grâce de Dieu nous donne de vivre actuellement.

Se trouve-t-il, au sein de ce que nous appelons la « fausse résistance », des fidèles capables de comprendre la situation et d’agir dans le sens indiqué ci-dessus ?

 

 

 

***

 

Source : Osko: Mayor Claridad En La Falsa ResistenciaMons. Williamson Ha Hablado | Radio Cristiandad

 

Traduction Le CatholicaPedia.net
(Que notre traducteur soit encore une fois et toujours remercié pour son travail professionnel)

 

 


[1] Chanteur et musicien argentin contemporain.

 

Jérôme Bourbon dans RIVAROL : retour sur une exclusion

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Jérôme Bourbon dans le RIVAROL n° 3067 du 2 novembre, revient sur l’exclusion de Mgr Williamson de la F$$PX.

 

Ndlr du CatholicaPedia : Les accentuations sont de nous.

Rivarol n°3067 du 2/11/2012


FSSPX : retour sur une exclusion

 

Le 24 octobre la direction de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X annonçait dans un communiqué (voir RIV. du 26 octobre) l’exclusion de Mgr Williamson de l’œuvre fondée par Mgr Lefebvre. À 72 ans et demi celui qui était le doyen des quatre évêques de la FSSPX est en voie d’être expulsé du prieuré de Wimbledon où il résidait jusque-là et se trouve jeté à la rue, sans couverture sociale et sans argent. Depuis des années les relations étaient exécrables entre Mgr Fellay et Mgr Williamson, entre l’évêque le plus jeune et le prélat le plus âgé des quatre clercs sacrés le 30 juin 1988 par le fondateur d’Écône. En 2003, le supérieur général avait retiré au prélat britannique la direction du séminaire des États-Unis et en 2009, à la suite de ses déclarations sur les chambres à gaz et le nombre de juifs tués pendant la guerre, la maison générale de la FSSPX lui avait ôté la direction du séminaire de la Reja en Argentine, l’avait confiné, selon son expression dans une “mansarde” à Londres, lui interdisant tout ministère et toute prise de parole publique, bref voulant le transformer en mort vivant.

Le 4 octobre dernier, dans une ultime lettre Mgr Fellay enjoignait à son confrère sous « dix jours ouvrés » (sic !) de fermer définitivement son blog Dinoscopus, de supprimer ses commentaires Eleison hebdomadaires, de présenter des excuses publiques au supérieur général pour le mal qu’il aurait fait à la Fraternité et de réparer ses torts. Bref, Mgr Fellay demandait une capitulation sans conditions qu’il n’a évidemment pas obtenue. Dans la lettre que nous avons rendue publique dans notre dernière édition Mgr Williamson accuse le supérieur général de trahir l’héritage de Mgr Lefebvre en œuvrant à un ralliement graduel à la Rome moderniste. Et le prélat britannique d’indiquer que la politique de la FSSPX a changé depuis 2000 et le début des discussions avec les occupants du Vatican. À la fin de sa missive, il invite le supérieur général à présenter sa démission car il en va, écrit-il, « de la gloire de Dieu, du salut des âmes et de (son) salut éternel ». Autrement dit si Mgr Fellay poursuit ses menées actuelles, il s’engage sur un chemin de damnation et ceux qui le suivent également. Voilà ce qu’il faut comprendre. C’est dire que la querelle n’est pas secondaire.

On reproche à Mgr Williamson d’avoir désobéi à l’autorité légitime, Mgr Fellay. Mais le prélat britannique a beau jeu de répondre que son devoir est de désobéir puisque la foi est en jeu. Après tout la Fraternité ne s’est-elle pas fait connaître par sa désobéissance à une autorité qu’elle jugeait pourtant légitime mais dont elle estimait qu’elle mettait la foi en danger ?

La Centralité de la Question Juive

Au-delà de ce différend certes essentiel sur l’opportunité ou non de trouver un accord avec la Rome moderniste, c’est-à-dire dans les faits de se placer sous sa dépendance, l’exclusion de Mgr Williamson s’explique en grande partie par les propos révisionnistes qu’il a tenus en 2009 et qu’il n’a jamais rétractés depuis au grand dam de son supérieur qui a multiplié les pressions pour qu’il reconnaisse la réalité de la Shoah. Tout laisse à penser que l’exclusion du plus remuant des quatre évêques de la Fraternité a été une monnaie d’échange entre le Vatican et Mgr Fellay, les trente deniers de Judas en quelque sorte. Le Vatican soumis au sionisme international ne pouvait accepter de « normaliser canoniquement » une Fraternité qui comptait dans ses rangs un révisionniste notoire. En effet pour les occupants du Vatican mieux vaut un prêtre pédomane (il n’en manque pas dans l’église conciliaire !) qu’un prélat révisionniste. D’ailleurs, dès son exclusion, le Congrès juif mondial s’est « félicité » de cette nouvelle, regrettant seulement qu’elle vienne « trop tard » et appelant la Fraternité à se débarrasser de toute trace d’antisémitisme en son sein. Que le Congrès juif mondial se rassure : Bernard Fellay va y veiller personnellement. Ainsi que nous l’ont assuré des prêtres il ne fait pas bon nourrir quelque sympathies révisionnistes ou “fascisantes” dans la néo-FSSPX. Mieux vaut avoir des penchants modernistes. Pourtant la question du révisionnisme historique n’est pas secondaire, même d’un point de vue théologique. Ce n’est plus en effet le sacrifice et la mort du Christ au Golgotha qui sont l’élément central et le sommet de l’histoire, c’est l’ “Holocauste”. Les imbéciles et les pleutres ne mesurent pas à quel point la contre-religion de la Shoah est une machine de guerre contre la religion catholique, une arme de destruction massive de la foi chrétienne dont elle singe les rituels.

Trois jours seulement après l’annonce de l’exclusion définitive de Mgr Williamson, la « commission pontificale Ecclesia Dei » faisait paraître un communiqué, au ton très apaisant et conciliant, disant qu’elle accordait un délai supplémentaire à la Fraternité pour répondre à la déclaration doctrinale du 13 juin et à la proposition de régularisation canonique. Ainsi que l’indique le chroniqueur religieux du Figaro, Jean-Marie Guénois, « il est donc clair que ce communiqué, inédit dans son ton apaisant, est la réponse du Vatican à l’exclusion de Mgr Williamson ». D’ailleurs, le jour même de l’exclusion, le Vatican avait fait savoir, selon La Croix et Le Figaro, que l’exclusion de l’évêque révisionniste était reçue à Rome comme « une bonne nouvelle ».

Cette affaire montre une fois de plus la centralité de la question juive et du révisionnisme. On l’a vu au Front national où Marine Le Pen pour se faire accepter des media a exclu tout ce qui était plus ou moins révisionniste ou nationaliste dans le parti. On le voit aujourd’hui à la Fraternité où Mgr Fellay qui est manifestement prêt à tout pour obtenir sa prélature personnelle à vie chasse sans ménagement Mgr Williamson. Il faut dire que les méthodes du supérieur général de la FSSPX sont plutôt expéditives : en 2003 il avait renvoyé au moyen d’un simple fax l’abbé Paul Aulagnier qui fut pourtant dix-huit ans durant le supérieur du district de France de la FSSPX et quasiment le cofondateur de la Fraternité, en 2004 via le district de France il avait envoyé des vigiles et des chiens à l’abbé Philippe Laguérie au prieuré de Bruges, l’excluant de la cultuelle qui lui permettait de bénéficier d’une couverture sociale. Nous sommes là à des années-lumière du comportement traditionnel de l’Église catholique. Dans un diocèse lorsqu’un prêtre fautait voire défroquait l’évêque veillait à ce qu’il ne soit pas à la rue et lui donnait même discrètement un peu d’argent pour qu’il ne devienne pas un vagabond. Il faut croire que la charité s’est beaucoup refroidie à notre époque ! Homo homini lupus ; mulier mulieri lupior ; sacerdos sacerdoti lupissimus (l’homme est un loup pour l’homme, la femme est davantage loup pour la femme, le prêtre est le plus loup pour le prêtre). Jamais cet adage n’a été aussi vrai qu’aujourd’hui.

Après le Front National la Fraternité Saint-Pie X

Il se passe aujourd’hui dans la Fraternité ce que nous avons connu il y a quelques années au Front national : des dirigeants assoiffés de reconnaissance, de normalisation, d’honorabilité, de respectabilité, ne souffrant plus d’être diabolisés et marginalisés, trahissent les “fondamentaux”, se montre affables et faibles avec l’ennemi mais impitoyables avec ceux qui refusent cet aggiornamento. Car les déclarations plus qu’ambiguës de Mgr Fellay sur Vatican II, enthousiastes sur Benoît XVI n’ont pas manqué ces derniers mois. L’abbé Chazal qui a fondé avec quatre autres prêtres aux États-Unis une FSSPX de stricte observance pour s’opposer à ce processus ralliementiste a même pondu un texte, « J’excuse le concile », où sont recensées les déclarations les plus déconcertantes de Mgr Fellay ces derniers temps.

Des prêtres de la Fraternité, réfractaires à l’actuel processus de ralliement, nous ont confié que l’ambiance était exécrable dans nombre de prieurés à cause des désaccords entre “accordistes” et “anti-accordistes” ; des clercs ont discrètement déménagé leur adresse électronique du prieuré de crainte d’être espionnés par leurs confrères proches de Menzingen. Un prêtre français a reçu récemment une « monition canonique » pour avoir adressé en toute confiance un texte anti-ralliement à quelques confrères, l’un d’eux l’a dénoncé à Menzingen, siège de la maison généralice.

Feu sur l’Exclu !

Comme dans les procès staliniens Mgr Williamson n’a pas eu le droit de faire valoir sa défense, il n’y a pas non plus de droit d’appel et l’on demande aux supérieurs de district de dire tout le mal qu’ils pensent de l’évêque exclu. À moins que par zèle, pour se hausser du col, certains supérieurs ne prennent eux-mêmes l’initiative. À peine l’exclusion rendue officielle, le supérieur du district d’Italie, l’abbé Don Pierpaolo Maria Petrucci et, nous assure-t-on, « tous les prêtres du district d’Italie de la Fraternité Saint-Pie X » (pas un ne manquerait à l’appel !) ont pondu un communiqué dans lequel il est dit : « À l’occasion de la douloureuse exclusion de Mgr Williamson de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, le district italien confirme (sic ! Est-ce aux inférieurs de confirmer le bien-fondé de la décision d’un supérieur ?) que cette affaire est justifiée pour des raisons purement disciplinaires qui ont duré pendant plusieurs années. Vouloir relier ce triste évènement à une volonté de rupture doctrinale face à « l’Église conciliaire » est purement arbitraire, calomnieux et injustifié au regard de la dernière déclaration du chapitre général et des évènements récents, ainsi que l’avenir le montrera sans équivoque. » Manque de chance : trois jours plus tard la « commission Ecclesia Dei » publiait un communiqué très confiant sur la perspective d’un accord. Nous aurait-on menti ? On n’ose le croire !

Le supérieur du district d’Allemagne, l’abbé Franz Schmidberger, grand ami de Josef Ratzinger devant l’Éternel, y est allé également de son petit crachat sur Mgr Williamson accusé d’être un rebelle. Mais Mgr Lefebvre n’a-t-il pas lui-même été jugé un rebelle par beaucoup ? Notons pour l’anecdote que la lettre de renvoi de Mgr Williamson a été envoyée par Mgr Fellay le 22 octobre de Platte City et non pas de Menzingen. C’est donc au cours d’un voyage que le supérieur général a pris ce décret à l’instar d’un homme d’affaires qui renvoie dédaigneusement un laquais entre deux avions. Disons-le tout net au risque de nous faire des ennemis (nous en avons l’habitude !) cette inhumanité, cette sécheresse de cœur nous inspirent dégoût et révolte. Il ne suffit pas de parler avec des airs inspirés de spiritualité et de sainteté pour être estimable. Il y a plus de faux dévots que d’authentiques mystiques, de tartufes mitrés que de réels serviteurs de Dieu ! Sans doute y a-t-il aussi de la jalousie dans cette décision. Mgr Williamson avait été le professeur de théologie à Écône du jeune Bernard Fellay, il est diplômé de littérature de l’université de Cambridge, c’est un brillant intellectuel, drôle, à l’esprit délié. Cela ne pardonne pas dans certains milieux ecclésiastiques d’autant que Mgr Fellay fut économe de la Fraternité pendant douze ans, qu’il s’exprime laborieusement et qu’il ne brille pas par son érudition ni sa finesse d’esprit, même s’il est un manipulateur hors catégorie au point d’avoir enrégimenté la Mère de Dieu dans sa politique de ralliement-apostasie à la Rome moderniste. Depuis 2006 il a en effet multiplié des « croisades du Rosaire » où l’on a présenté sans rire comme des « miracles » de la Sainte Vierge le motu proprio de juillet 2007 réduisant la messe tridentine à une « forme extraordinaire du rite romain » et la levée (et non la déclaration de nullité du décret du 1er juillet 1988) des excommunications le 21 janvier 2009, levée qui ne s’appliquait d’ailleurs ni à Mgr Lefebvre ni à Mgr de Castro Mayer, les deux consécrateurs toujours considérés comme excommuniés.

Le Verrou qu’il Fallait Faire Sauter

À la suite de l’entrevue du 13 juin entre Mgr Fellay et les dirigeants de la “Congrégation de la doctrine de la foi” la Fraternité avait fait savoir que le préambule doctrinal retouché par le Vatican était “inacceptable” (circulaire Thouvenot du 25 juin), Mgr Fellay avait dit lors des ordinations à Écône que les relations entre Rome et la FSSPX étaient « au point mort » et lors d’une retraite sacerdotale le 7 septembre il redisait que le texte ne convenait pas, qu’il s’était trompé et qu’on l’avait trompé, bref que tout était fini. Or, voici qu’on apprend par le communiqué du 27 octobre de la « commission Ecclesia Dei » que non seulement Mgr Fellay n’a pas refusé le préambule doctrinal, contrairement à ce qui avait été dit, mais que dans une lettre du 6 septembre il demandait un délai d’étude et de réflexion supplémentaire avant de répondre. Tout laisse donc à penser que l’exclusion de Mgr Williamson était le verrou qu’il fallait faire sauter pour conduire à son terme la politique de ralliement à la Rome moderniste tout en utilisant sans cesse un double langage, en multipliant les ambiguïtés, à la manière des modernistes et des libéraux, afin de neutraliser toute opposition en interne. Cela a aussi permis de diviser les trois évêques qui avaient fait bloc contre la politique ralliériste du supérieur général dans leur lettre du 7 avril. En effet depuis le chapitre général Mgr de Galarreta a tourné casaque et défend désormais la politique de Menzingen. Dans son discours de clôture du pèlerinage annuel à Lourdes le 28 octobre il n’a pas eu de mot de compassion ou de sympathie pour son confrère dans l’épiscopat, disant seulement de manière allusive que son “départ” (sic !) n’était pas une tragédie ! Quant à Mgr Tissier de Mallerais, après avoir dénoncé au printemps toute forme de ralliement à Benoît XVI, il se mure dans le silence depuis le chapitre. Il a cependant conseillé à l’abbé Chazal, bien qu’il soit d’accord avec son analyse, de se soumettre à Mgr Fellay et nous savons de source sûre qu’il a également exhorté Mgr Williamson à trouver une solution à l’amiable avec Menzingen. En quelques mois la donne a donc changé : de trois évêques contre Mgr Fellay, il n’en reste plus qu’un. Le supérieur général n’a plus guère de souci à se faire : il pourra mener à son terme l’accord avec Benoît XVI.

Il se passe dans la Fraternité aujourd’hui ce qui s’est passé dans l’Église après Vatican II : on fait montre d’un autoritarisme impitoyable pour dissuader les récalcitrants de s’exprimer et d’agir. Au nom de l’obéissance on demande aux prêtres de cautionner la politique de rapprochement avec le modernisme. Or cette politique est suicidaire : chaque fois qu’elle a été tentée dans le passé, elle a affaibli le camp de la résistance traditionaliste à Vatican II. Les discussions entre Mgr Lefebvre et le cardinal Ratzinger en 1987-1988 ont certes échoué mais elles ont abouti à la création de la Fraternité Saint-Pierre, à la sécession du Barroux. Les discussions entre la FSSPX et le cardinal Castrillón Hoyos ont abouti au ralliement de Campos et de l’abbé Aulagnier. Aujourd’hui ces discussions entraînent l’éviction du doyen des quatre évêques, ce qui n’est pas rien, la Fraternité ayant souvent affirmé que l’une des preuves de son caractère providentiel était précisément l’union sans faille entre ses quatre évêques. Un argument désormais caduc.

Que va Faire Mgr Williamson ?

Reste à savoir ce que fera désormais Mgr Williamson. Dans son dernier commentaire Eleison intitulé « Décision capitale », il prévient qu’ « il n’entend pas prendre sa retraite ». Sa situation n’est cependant pas facile. Il ne dispose pour le moment d’aucun moyen véritable lui permettant de construire un séminaire, des chapelles, des prieurés, des écoles. De plus, il a 72 ans. Certes Mgr Lefebvre n’était guère plus jeune au moment de la fondation d’Écône. Mais en quatre décennies les choses ont radicalement changé. Il y a de moins en moins de catholiques. À l’époque des Trente glorieuses beaucoup de familles avaient encore du bien, ce qui est nettement moins vrai aujourd’hui. De plus, les prix de l’immobilier ont explosé et il faut des sommes colossales pour acheter quelque local que ce soit dans les métropoles occidentales. Par ailleurs, même dans le camp des catholiques hostiles au ralliement, la personnalité et certaines prises de position du prélat britannique ne font pas l’unanimité. D’aucuns lui reprochent d’avoir été sacré sans mandat, d’autres d’être “lefebvriste”, d’autres encore de croire à Garabandal et à Maria Valtorta, d’autres de reconnaître l’autorité de Benoît XVI tout en s’opposant à lui, d’autres encore (ou les mêmes) d’avoir approuvé le motu proprio faisant de la messe tridentine « la forme extraordinaire » du rite romain et la levée des excommunications. C’est dire que sa réussite s’annonce aléatoire. D’autant que l’on constate aujourd’hui une grande lassitude parmi les catholiques de tradition. Peu ont encore le feu sacré de ceux qui se sont vaillamment opposés aux réformes conciliaires dans les années 1970. Le confort (mais aussi les soucis) de la vie moderne, la paresse intellectuelle, l’absence ou le manque de vie d’oraison, la déchristianisation générale qui, à différents degrés, atteint les hommes de notre temps, les ravages du libéralisme et du relativisme suffisent à expliquer cette tiédeur.

La Visibilité de l’Église se Réduit à sa Domesticité

L’exclusion brutale de Mgr Williamson le montre de manière évidente, de nos jours toutes les résistances, vraies ou apparentes, cèdent, trahissent, s’estompent ou se diluent. C’est vrai en politique, c’est vrai en religion, c’est vrai dans tous les domaines. On ne peut vraiment faire confiance à aucune structure, à aucun chef. La visibilité de l’Église se réduit aujourd’hui essentiellement à sa domesticité. Nous vivons plus que jamais le Samedi Saint de l’Église militante. Et pourtant dans les ténèbres épaisses qui nous entourent, dans ce monde satanique et apocalyptique il nous faut tant bien que mal survivre. En gardant la foi et l’espérance. En conservant les pieds sur terre et les yeux levés au Ciel.

Jérôme BOURBON.

Pour joindre Mgr Richard Williamson, on peut lui écrire à : dino@dinoscopus.org


 

RIVAROL

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Written by Cave Ne Cadas

octobre 31st, 2012 at 9:20 pm

Mgr Williamson : DÉCISION CAPITALE

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Mgr Richard Williamson parle librement pour la première fois depuis son exclusion…

Accrochez-vous bien, mes amis. Ce sera la randonnée de notre vie. Faisons-en la randonnée qui nous mène au Paradis ! (Mgr Williamson in Commentaire Eleison N°276)

 

Ndlr du CatholicaPedia : Les accentuations sont de nous.

 

Numéro CCLXXVI (276)

27 octobre 2012


 

Décision Capitale

Ainsi, l’exclusion de la Fraternité Saint Pie X de l’un des quatre évêques consacrés pour son service par Mgr Lefebvre en 1988 est maintenant officielle. Il s’agit d’une décision importante de la part des dirigeants de la FSSPX, et non pour des raisons personnelles, mais en raison de la suppression de ce que beaucoup ont considéré être le plus grand obstacle au sein de la FSSPX à une fausse réconciliation entre la Tradition catholique et la Rome conciliaire. Maintenant qu’il est parti, la Fraternité peut plus facilement continuer sa glissade dans le libéralisme commode.

Si le problème était simplement sa personne, il pourrait ne pas y avoir de conséquences trop graves. Il a 72 ans (« il est plus ou moins gaga ») et il ne lui reste plus trop d’années actives devant lui. On pourrait l’ignorer complètement ou le discréditer encore plus, le cas échéant, et le laisser fulminer à son aise dans sa retraite isolée. Mais si de fait son exclusion signifie le rejet de l’opposition à Rome qu’il représentait, la FSSPX est alors en difficulté, et loin de résoudre ses tensions intérieures en ayant fait de lui un exemple, elle risque maintenant d’être déchirée par les dissensions silencieuses ou les contradictions ouvertes.

La raison en est que Mgr Lefebvre a fondé la Fraternité Saint Pie X pour résister à la destruction de l’Église : de la foi catholique par le Concile et ses 16 documents, de la pratique de cette foi par la nouvelle messe avant tout. Depuis le début de la Fraternité, la résistance au Concile fait partie intégrale de sa nature. Or, on ne peut pas défaire la nature d’une chose sans défaire la chose. Il s’ensuivrait que par cette exclusion la FSSPX de Mgr Lefebvre est en voie d’être défaite, et elle sera remplacée par quelque chose de tout à fait différent. En fait, on a pu observer cette transformation depuis de nombreuses années. L’exclusion n’est simplement qu’un coup final.

Non pas que Mgr. Lefebvre était principalement ou uniquement contre le Concile. Il était avant tout catholique, un évêque catholique, un vrai pasteur des âmes, comme il ressort de ses écrits d’avant le Concile. Mais une fois que cette catastrophe indicible pour l’Église eut lieu, il reconnut très vite que la tâche la plus urgente pour la défense de la Foi était de résister à la révolution de Vatican II qui s’emparait de millions de cœurs et d’esprits catholiques. D’où sa fondation en 1970 de la FSSPX qui permettrait d’utiliser exclusivement le rite tridentin de la messe. D’où sa fameuse Déclaration de novembre 1974, qui était comme une charte des principes catholiques qui inspirent la résistance de la FSSPX. Seuls la conversion et le retour des autorités de l’Église à la vraie foi peuvent justifier l’abandon de ces principes. Une telle conversion ou un tel retour ont-ils eu lieu ? En aucune façon. Bien au contraire.

Et l’avenir ? Pour combler le vide laissé par l’abandon des objectifs de Mgr. Lefebvre, il est probable que la FSSPX officielle va se précipiter bientôt dans les bras de Rome, en particulier si la conscience de Benoît XVI le pousse à mettre fin au « schisme » avant sa mort. L’exclusion de l’évêque peut ou non avoir été une condition préalable posée par Rome pour un accord entre Rome et la FSSPX, mais en tout cas elle en favorise certainement un. Les prêtres de la Fraternité qui voient clair pourraient se terrer pour le moment et attendre que le vent semé soit suivie par la tempête à récolter. Les laïcs de la FSSPX pourraient assister à des messes de la Fraternité, pour l’instant, quitte à surveiller le moment où la transformation mentionnée ci-dessus commence à menacer leur foi. Quant à l’évêque exclu, les dons pour lui ou sa cause devront attendre que tout soit arrangé pour les recevoir. Mais ne doutez pas d’une chose : il n’entend pas prendre sa retraite.

Accrochez-vous bien, mes amis. Ce sera la randonnée de notre vie. Faisons-en la randonnée qui nous mène au Paradis !

 

Kyrie eleison.

LE FIGARO : Mgr Williamson exclu à la demande de Rome !

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Le Figaro confirme ce que nous savions déjà : La mesure était souhaitée par Rome !

Mgr Williamson est exclu de la Fraternité Saint-Pie X

Par    Jean-Marie Guénois

Mis à jour le 24/10/2012 à 11:39 | publié le 24/10/2012 à 10:22                              Réactions (16)

SWITZERLAND-RELIGION-CATHOLICS-VATICAN-FUNDAMENTALISM

Bernard de Tissier de Mallerais (à gauche) et Richard Williamson (à droite) le 29 juin 2011, à Écône, en Suisse. Crédits photo : FABRICE COFFRINI/AFP

INFO LE FIGARO – Le plus réfractaire des quatre évêques lefebvristes, connu pour ses propos négationnistes sur la Shoah, est désormais « exclu » de la fraternité sacerdotale. La mesure était souhaitée par Rome.

La nouvelle couvait depuis des semaines, elle est désormais officielle : un communiqué de la Fraternité Saint-Pie X, daté du 24 octobre, indique que Mgr Richard Williamson, qui fut l’un des quatre évêques ordonnés par Mgr Lefebvre et qui acquit une renommée mondiale par ses propos négationnistes au sujet de la Shoah en janvier 2009, est « exclu » de cette fraternité sacerdotale.

La décision a été prise le 4 octobre par le supérieur général, Mgr Bernard Fellay, et par le conseil général de cette fraternité. Considérée comme « une décision douloureuse », elle est « rendue nécessaire », explique le communiqué, pour « le bon gouvernement » de cette organisation et par le « refus » de Mgr Williamson de « manifester le respect et l’obéissance dus à ses supérieurs légitimes ».

Cette exclusion intervient dans le contexte des négociations toujours en cours entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X qui pourrait être réintégrée au sein de l’Église catholique même si des obstacles majeurs demeurent.

La Fraternité Saint-Pie X compte encore trois évêques

Sans être une monnaie d’échange ((Tu parles, Charles !!! Les 30 deniers de Judas !!!)) dans ces négociations, il est clair que la mise à l’écart de Mgr Williamson sera perçue comme un signe positif au Vatican, qui n’avait pas du tout apprécié le scandale des propos négationnistes au moment même où le Pape – par mesure de conciliation et sans être informé de ces déclarations – levait les excommunications qui frappaient ces quatre évêques.

Cette décision clarifie également les rangs, et la position, de la Fraternité Saint-Pie X dans la mesure où Mgr Williamson était l’un des opposants les plus acharnés qui œuvraient contre le rapprochement avec Rome. Dans une lettre ouverte, il était allé jusqu’à demander à son supérieur, Mgr Fellay, « de démissionner ».

Il reste donc trois évêques dans la Fraternité Saint-Pie X. Si Mgr Lefebvre avait pris soin d’ordonner quatre évêques, c’était pour assurer la postérité de son mouvement, car seuls des évêques ont le pouvoir d’ordonner d’autres évêques, qui ont ensuite le pouvoir d’ordonner des prêtres.

Par Jean-Marie Guénois : http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/10/24/01016-20121024ARTFIG00379-mgr-williamson-est-exclu-de-la-fraternite-saint-pie-x.php


 

Sale temps pour Écône : La FSSPX menacée par Gerhard Ludwig Müller

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Le journal La Croix titrait hier, 2 juillet :

Mgr Müller à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi

« Benoît XVI a nommé lundi 2 juillet l’évêque de Ratisbonne (Allemagne) comme préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Il succède au cardinal américain Levada, atteint par la limite d’âge.

Mgr Gerhard Ludwig Müller, évêque de Ratisbonne (Allemagne), que Benoît XVI a nommé, lundi 2 juillet, à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF), serait-il, à une génération d’intervalle, un double de Joseph Ratzinger ? (…) »

http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-Orbi/Carnet/Mgr-Mueller-a-la-tete-de-la-Congregation-pour-la-doctrine-de-la-foi-_NG_-2012-07-02-825989

Or ce Monsieur Gerhard Ludwig Müller, pseudo-“évêque” de Ratisbonne – totalement invalide comme “prêtre” et comme “évêque”, voir son Pedigree sur www.catholic-hierarchy.orgest hérétique et s’est manifesté en mai 2009, pour la destruction de la FSSPX.

Cet hérétique Gerhard Müller, nie la virginité perpétuelle de Marie. Voici la citation hérétique de Müller, à propos de la façon dont, selon lui, il faut entendre la virginité de La Très Sainte Vierge Marie :

« Il ne s’agit nullement de phénomènes s’écartant des caractéristiques physiologiques naturelles dans le processus de la mise au monde (comme la non-ouverture du canal, la non-violation de l’hymen et l’absence des douleurs de l’enfantement). Il s’agit en revanche de l’influence salvifique de la grâce rédemptrice du Sauveur sur la nature humaine » – Müller, Gerhard Ludwig : Dogme catholique. Pour l’étude et la pratique de la théologie (“Katholische Dogmatik. Für Studium und Praxis der Theologie” (Freiburg. 5th Edition, 2003)).

Et il n’est pas à une hérésie près ; Muller a professé au moins 4 hérésies :

– Négation effective de la virginité perpétuelle de Notre-Dame ;
– Négation effective de la transsubstantiation dans l’Eucharistie ;
– Négation effective de l’unité de l’Église ;
– Négation effective de l’exclusion des protestants de l’Église.

Il est condamné par le IVe Concile du Latran, par le Concile de Trente, ainsi que par les enseignements pérennes de l’Église !

L’habit ne fait pas le moine…

Ce Monsieur, qui succède au cardinal Levada, s’est illustré en 2009, en déclarant – en autres – que « Les quatre évêques de la FSSPX doivent tous démissionner, et dans la politique ne plus s’exprimer sur les questions de politique ecclésiastique. Ils devraient mener une vie exemplaire en tant que simple prêtre et aumônier dans le cadre de la réparation pour les dommages que le schisme a causé. » Voici l’interview de l’époque parue sur Zeit Online :

L’évêque de Ratisbonne – « Tous les quatre évêques de la FSSPX devraient démissionner et le séminaire de la FSSPX doit fermer »

Katholische Kirche: Interview mit Bischof Gerhard Ludwig Müller Nachrichten auf Zeit Online (Église catholique : Entretien avec Mgr Gerhard Ludwig Müller Article sur Zeit Online)

“Les évêques de la FSSPX devraient démissionner”

L’Évêque de Ratisbonne, Mgr Gerhard Ludwig Mueller, sur l’interdiction du Négationniste Williamson, dans son diocèse, et ce qu’il veut de la Fraternité Saint Pie X.

Dans son diocèse, la Fraternité Saint Pie X détient un séminaire – Mgr Gerhard Ludwig Müller (de gauche) veut le fermer.

ZEIT ONLINE : La levée de l’excommunication de l’évêque Williamson et son négationniste continuera à provoquer des protestations. Sûrement le pape Benoît savait-il cela à l’avance ?

Mgr Gerhard Ludwig Müller : En apparence, le pape est responsabilité. Mais pour la levée d’une excommunication le processus est interne, le travail des comités est crucial. Le pape Benoît XVI, dans un geste généreux, a ouvert les bras.

ZEIT ONLINE : Comment a-t-il décidé de ce geste ?

Müller : Le Pape a reçu une demande urgente de la FSSPX pour que l’excommunication soit annulée. C’était pour lui un acte généreux de tendre la main à un groupe se tenant à la frontière de l’Église. Pour le pape, ce n’est en aucun cas le signe d’un accord avec l’antisémitisme de Williamson ou d’autres membres de la FSSPX. Leurs déclarations diffèrent des principes de l’Église catholique.

ZEIT ONLINE : Néanmoins, l’Église catholique et le pape sont dans une mauvaise position, car un négationniste de l’Holocauste semble être réhabilité.

Müller : Le Christ n’a pas racheté les personnes et fondé la communauté des chrétiens de sorte que nous fassions aujourd’hui une discrimination contre les autres religions. Les déclarations faites par Williamson sont insoutenables et n’ont pas le sens de ce qu’un vrai catholique peut représenter. Ces déclarations doivent être rejetées avec toute la détermination possible. De plus, on ne peut pas parler de réhabilitation…

L’évêque de Ratisbonne, Gerhard Ludwig Mueller, demande à la Fraternité Saint Pie X de suivre les procédures du droit canon.

ZEIT ONLINE : Pourquoi pas ?

Müller : Les évêques et les prêtres ne sont pas réhabilités, le Pape ne fait que réagir à leur désir de lever l’excommunication. Maintenant nous devons évaluer s’ils répondent aux mêmes exigences, que l’église catholique place sur ses prêtres.

ZEIT ONLINE : Est-ce que la censure de l’évêque Williamson qui a été publié par le Supérieur Général de la FSSPX est suffisante ?

Müller : Non, ce n’est pas suffisant. Après la levée de l’excommunication, Mgr Williamson est sous l’autorité du pape – pas de celle de ses supérieurs. Le Saint-Père décidera de ce qui se passe avec cet évêque. Je recommande à la FSSPX s’éloigner de ces personnes.

ZEIT ONLINE : Vous avez interdit Mgr Williamson dans votre diocèse. Comment se fait-il ?

Müller : Il s’agissait d’un geste plutôt symbolique, par lequel je voulais montrer que l’Église catholique n’a rien à voir avec les théories de Williamson et aussi avec l’antisémitisme. Il a nié l’Holocauste dans le séminaire de Zaitzkofen de la FSSPX, qui est situé près de Ratisbonne. Le diocèse de Ratisbonne prend ses distances.

ZEIT ONLINE : Comment est-il [le diocèse de Ratisbonne] avec le séminaire de Zaitzkofen et comment va la Fraternité Saint-Pie X en Allemagne ?

Müller : La FSSPX doit retourner complètement dans l’Église catholique et reconnaître l’autorité du pape, les décisions du Concile Vatican II et reconnaître le droit canonique en vigueur. S’ils le font, ils doivent accepter également que le séminaire de Zaitzkofen tombe sous l’autorité de l’évêché de Ratisbonne. Le séminaire devrait être fermé et les étudiants devraient aller dans des séminaires de leur pays d’origine – s’ils sont aptes à cette fin.

ZEIT ONLINE : Jusqu’à présent, la FSSPX s’est peu occupée des protestations des évêques réguliers. Pensez-vous que ceci est différent maintenant ?

Müller : Tout le reste serait une tromperie perfide. J’ai écrit une lettre au Vatican et j’ai demandé de revoir le statut juridique du séminaire de Zaitzkofen. Même la Constitution de la Fraternité Saint Pie X devrait être considérée par des canonistes.

ZEIT ONLINE : Qu’est-ce que cela signifie pour la FSSPX, si vraiment ils reconnaissent sans réserve l’autorité du pape ?

Müller : Les prêtres qui ont été consacrés illégalement, n’ont plus d’obligation d’obéir à leurs évêques, mais seulement pape. Un évêque français de la Fraternité Saint Pie X appelé à Rome pour suivre l’enseignement spécial de son groupe – c’est absurde. La fonction d’évêque ne doit pas être utilisée abusivement pour parler de ses opinions politiques personnelles au détriment de l’Église.

ZEIT ONLINE : Les représentants de la Fraternité Saint Pie X, après la levée de l’excommunication, ne se sont pas vraiment montrés reconnaissants – à côtés des déclarations antisémites étaient également demandé au Vatican de revenir sur les réformes du Concile Vatican II.

Müller : Il me semble qu’il y a au sein de la FSSPX des réserves encore fortes contre le Concile Vatican II. Si le groupe ne tient pas ses promesses de se soumettre au Pape, il travaille sous un faux prétexte.

ZEIT ONLINE : La FSSPX peut-elle être facilement intégré dans l’Église catholique ?

Müller : Les points de vue théologiques de la FSSPX diffère en partie de l’Église catholique. Et politiquement, ils sont pour des idées que nous rejetons. En France, il existe des liens de la FSSPX avec l’extrême droite. De ceux-ci le FSSPX doit clairement se dissocier.

ZEIT ONLINE : Qu’est-ce qui va maintenant arriver aux évêques de la FSSPX après la levée de l’excommunication ?

Müller : La consécration Épiscopale illégale ne doit pas entraîner à une réception officielle. L’évêque est un ministre d’unité. Les quatre évêques consacrés par l’Archevêque Lefebvre n’ont pas les qualifications pour ce poste.

ZEIT ONLINE : Qu’attendez-vous maintenant de les évêques de la FSSPX ?

Müller : Les quatre évêques de la FSSPX doivent tous démissionner, et dans la politique ne plus s’exprimer sur les questions de politique ecclésiastique. Ils devraient mener une vie exemplaire en tant que simple prêtre et aumônier dans le cadre de la réparation pour les dommages que le schisme a causé.

 

Questions posées par Hauke Friederichs.

http://cathcon.blogspot.co.uk/2009/02/regensburg-bishop-all-four-sspx-bishops.html

« Die Pius-Bischöfe sollten ihr Amt niederlegen »

  1. http://www.zeit.de/online/2009/06/bischof-mueller-pius/seite-1
  2. http://www.zeit.de/online/2009/06/bischof-mueller-pius/seite-2
  3. http://www.zeit.de/online/2009/06/bischof-mueller-pius/seite-3

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Mgr de Galaretta met en garde contre la nouvelle tête de la C.D.F.

Mgr Alfonso de Galarreta a ordonné deux prêtres dimanche 1er juillet à Zaitzkofen, il prêché en français qui a été traduit en allemand par le recteur du séminaire, l’abbé Frey.

L’évêque qui prêchait sur le sacerdoce, s’est plaint que l’ “évêque” de Ratisbonne, “Mgr” Müller, ait été nommé la veille (30 Juin) à la tête de la Congrégation de la Doctrine et la Foi, alors qu’il a nié la virginité perpétuelle de la Très Sainte Vierge Marie. Il n’est pas acceptable que le chef de la Congrégation professe une hérésie